Inde

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Messagede Lila » 20 Aoû 2017, 19:42

Les Indiennes veulent rentrer plus tard que Cendrillon

Les Indiennes sont montées au créneau après qu’un homme politique leur a demandé de ne pas rentrer après minuit pour ne pas tenter les agresseurs potentiels. La campagne #AintNoCinderella est devenue virale.

Varnike Kundu a eu la peur de sa vie samedi. Alors que cette habitante de Chandigarh rentrait chez elle dans la nuit, elle s’est faite suivre par deux hommes et a failli se faire enlever. Elle a porté plainte.

La faute trop souvent imputée à la victime

Les agressions envers les femmes en Inde sont souvent prises à la légère par les autorités. Depuis plusieurs années, plusieurs affaires de viols non résolues ont médiatisé ce silence sociétal à l’égard des violences faites aux femmes. La faute est souvent rejetée sur la victime et non sur l’agresseur.

Ce fut encore le cas cette fois avec l’affaire de Chandrigarh. Un homme politique du parti hindouiste au pouvoir BJP a reproché à la victime l’heure tardive à laquelle elle se trouvait en rue lors de son agression. « Une fille ne devrait pas être sortie à minuit. […] Pourquoi conduisait-elle si tard dans la nuit? L’atmosphère n’est pas bonne. Nous devons prendre de nous-mêmes », a ainsi commenté l’élu local Ramveer Bhatti.

Un buzz sur Twitter

Pour nombre d’Indiennes, ce commentaire témoigne du sexisme ambiant dans la société indienne. Encore une fois, la faute est celle de la victime féminine et non de l’agresseur masculin.

la suite : https://fr.metrotime.be/2017/08/11/actu ... endrillon/




En Inde, les vaches sacrées mieux protégées que les femmes

En quelques mois, Aranya Johar, 18 ans, est devenue une icône en Inde, avec un slam intitulé « A Brown Girl’s Guide to Gender« , filmé sur scène, posté sur Youtube et visionné plus d’un million de fois. Dans ce texte, la jeune poétesse et slameuse de Bombay dénonce la mentalité des hommes qui ne considèrent les femmes que comme des objets sexuels, dans une société patriarcale où les violences conjugales et sexuelles sont un fléau.

Chaque jour, 93 viols sont en effet enregistrés dans le pays, une statistique qui reflète mal la réalité, car le silence et la honte des victimes cachent un chiffre bien supérieur.

La notoriété croissante d’Aranya Johar n’est qu’une des nombreuses expressions d’une nouvelle vague de féminisme, qui a émergé il y a quelques années dans les villes et s’est renforcée après le viol meurtrier de la jeune Jyoti Singh en décembre 2012 à New Delhi. Un crime barbare qui a secoué l’Inde entière, provoqué des manifestations de centaines de milliers de personnes et entraîné une aggravation des peines contre les violeurs.

la suite : http://www.50-50magazine.fr/2017/08/16/ ... es-femmes/
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Messagede bipbip » 26 Mai 2018, 12:24

Dix personnes tuées dans une manifestation contre une usine polluante

Mardi 23 mai, dix personnes, dont une jeune femme de 17 ans, ont été tués par des tirs de la police lors d’un rassemblement massif exigeant la fermeture de la fonderie de cuivre Sterlite, une entité du groupe Vedantaui qui pollue air et eau dans la ville portuaire de Thoothukudi dans le sud du Tamil Nadu.

Le rassemblement du "mouvement anti Sterlite" a rassemblé des milliers de personnes. Des affrontements ont eu lieu avec la police et des voitures ont été incendiées, y compris celles appartenant à la police. Outre les dix tués, une soixantaine de personnes ont été blessées et admises au Government Medical College Hospital de Thoothukudi. Deux victimes des tirs de la police sont dans un état critique.

https://secoursrouge.org/Inde-Dix-perso ... -polluante
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Messagede bipbip » 26 Mai 2018, 22:24

La police indienne tue onze militants écolos

Dans le sud du pays, les forces de l’ordre ont tiré sur la foule exigeant la fermeture d’une filiale du géant minier britannique Vedanta accusée de polluer.

Morts pour s’être opposés à une usine polluante : au moins onze personnes ont été tuées par la police dans l’État du Tamil Nadu, au sud de l’Inde, alors qu’elles manifestaient contre les exactions environnementales d’une fonderie de cuivre. Le drame s’est déroulé mardi et mercredi, dans la ville de Tuticorin, où près de 20 000 personnes étaient venues exiger la fermeture de Sterlite Copper, filiale de la multinationale britannique Vedanta. Largement implantée en Inde, celle-ci est depuis longtemps l’objet de polémiques, tant pour la pollution engendrée par ses usines que pour les conditions de sécurité au travail. Le site de Tuticorin, singulièrement, est la cible d’une bataille vieille de plus de vingt ans, laquelle s’est intensifiée récemment, alors que Sterlite tente d’obtenir le droit de doubler ses capacités de production.

Selon la police de Tuticorin, les contestataires rassemblés cette semaine auraient agi tels des émeutiers, ne laissant d’autre choix que le recours à la force.

« Nous avons tiré en l’air à balles réelles pour (les) disperser. Mais (ils) ont continué à lancer des bombes et des engins incendiaires », expliquait, mercredi, un responsable des forces de l’ordre à l’AFP. « Nous avons été forcés de tirer des balles en caoutchouc, qui ont malheureusement touché un homme à la colonne vertébrale, et il est mort. » Dix autres personnes avaient déjà été abattues la veille.

La version de l’enchaînement des faits est loin de faire l’unanimité. S’ils témoignent de leur détermination à venir à bout de l’usine, les militants réfutent toute volonté insurrectionnelle. « Cela fait vingt-trois ans que nous luttons », explique ainsi Fathima Babu, dont les paroles écrites sont relayées par les réseaux citoyens. « Nous devions nous assurer que Sterlite soit sortie de notre ville, à cause de tous ces morts (qui lui sont imputés) partout. Il n’y avait aucune intention de violence. »

... https://www.humanite.fr/la-police-indie ... los-655855
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Messagede bipbip » 15 Aoû 2018, 18:31

Droit dans le mur : un exemple de privatisation des infrastructures publiques en Inde

La plupart des projets de construction de routes paraissent anodins, et sont souvent souhaitables. Pourtant, à y regarder de plus près, le projet d’autoroute Mumbai-Vadodara incarne parfaitement la violence inhérente aux rouages complexes du capitalisme moderne. Cette autoroute, qui doit sectionner des paysages verdoyants, menace de bouleverser le rapport traditionnel à la terre et les activités professionnelles des communautés rurales, agraires, tribales et pastorales, dans l’unique but de satisfaire les exigences du capitalisme néolibéral mondial.

... http://www.cadtm.org/Droit-dans-le-mur- ... bliques-en
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Messagede bipbip » 06 Sep 2018, 17:48

Tribune
L’antifascisme, un crime en Inde

Après l’arrestation de plusieurs intellectuels et militants pour les droits de l’homme, deux philosophes indiens dénoncent la dérive autoritaire du gouvernement nationaliste de Narendra Modi.

Il y a quelques jours, en Inde, la police a perquisitionné les domiciles de cinq militants, confisqué leurs ordinateurs et téléphones portables, les a contraints à donner les mots de passe de leurs mails et a placé un certain nombre d’entre eux en garde à vue. Il s’agit d’Anand Teltumbde (universitaire et intellectuel dalit), Sudha Bharadwaj (universitaire et avocate), Varavara Rao (professeur à la retraite et poète), Arun Ferreira (avocat spécialiste des droits de l’homme), Vernon Gonsalves (universitaire et écrivain) et Gautam Navlakha (écrivain, journaliste et militant des droits de l’homme). Ces arrestations font partie d’une série de persécutions d’intellectuels et de militants par les forces de l’extrême droite hindoue, analysée dans le tout récent numéro de la Revue des femmes philosophes de l’Unesco, «Intellectuels, philosophes, femmes en Inde : des espèces en danger», auquel le professeur Teltumbde a contribué.

Ils sont accusés de faire partie d’un «front antifasciste» qui tente d’affaiblir le gouvernement dirigé par le nationaliste hindou Narendra Modi. Etre antifasciste serait donc un crime… la police accuse ces intellectuels de «lire trop de livres» et de «corrompre les étudiants»; elle les accuse aussi de vouloir soulever les Dalits (ou intouchables), notamment en commémorant une victoire dalit contre un royaume bramhan d’Inde centrale en 1818. Des militants dalits et des manifestants, qualifiés de «maoïstes» et de «naxalites urbains» (du nom d’un village du Bengale, lié à des émeutes pour une réforme agraire en 1967), ont été inculpés en vertu de la loi antiterroriste (UAPA Unlawful Activities Prevention Act), et la Cour suprême les a placés en résidence surveillée.

... http://www.liberation.fr/debats/2018/09 ... de_1676515
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Re: Inde

Messagede Pïérô » 07 Sep 2018, 12:02

Inde : la Cour suprême dépénalise l’homosexualité, une décision historique

Les juges de la Cour suprême de Delhi ont jugé illégal un vieil article du code pénal sur le « sexe contre nature ». L’homosexualité reste criminalisée dans 71 pays de la planète.

Autorisée en 2009 seulement, puis à nouveau interdite en 2013, l’homosexualité a été dépénalisée en Inde jeudi 6 septembre, une décision historique pour la deuxième nation la plus peuplée de la planète. Les juges de la Cour suprême de Delhi ont jugé illégal l’article 377 du code pénal, datant de l’ère coloniale britannique, condamnant les relations sexuelles entre personnes de même sexe, qualifiées de « sexe contre nature ».

« La loi était devenue une arme de harcèlement contre la communauté LGBT », a déclaré le président de la Cour suprême, Dipak Misra. La plus haute instance judiciaire du pays avait entendu en juillet les arguments de plaignants homosexuels, parmi lesquels plusieurs célébrités, qui soutenaient que cet article est contraire à la Constitution indienne.

... https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/a ... _3216.html
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Inde

Messagede bipbip » 14 Oct 2018, 15:03

L'Inde gagnée par le mouvement #MeToo

Considérée comme l'un des pays les plus dangereux au monde pour les femmes, l'Inde avait jusqu'à présent était relativement épargnée par la vague #MeToo, mouvement de dénonciations d'agressions sexuelles, qui a commencé aux États-Unis il y a un an et s'est peu à peu propagée à travers le monde via les réseaux sociaux. Mais depuis quelques temps, les dénonciations se multiplient dans les milieux de la politique, du cinéma et des médias. Précisions avec Ingrid Therwath, de Courrier international.

vidéo https://www.youtube.com/watch?time_cont ... K97Q7gCT3o
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Re: Inde

Messagede bipbip » 21 Jan 2019, 17:40

Inde : les syndicats et la classe ouvrière face aux nationalistes et aux patrons

En organisant deux journées de grève dite générale les 8 et 9 janvier, les syndicats indiens, notamment ceux liés aux partis communistes, ont marqué la scène politique indienne et fait l’actualité internationale. Les organisateurs ont pu annoncer 200 millions de participantEs. Une ampleur significative de la démonstration de force que l’opposition politique et ses syndicats ont tenu à faire alors que la mandature du nationaliste hindou Modi touche à sa fin et que les élections générales sont dans quelques mois.

Très suivies dans les bastions « communistes » ou syndicaux, les secteurs organisés comme les mines de charbon, les banques et les transports mais également dans des secteurs informels, où est employée l’essentiel de la classe ouvrière indienne, et dans des localités industrielles et des entreprises où le poids de ces appareils est nettement plus réduit, ces grèves montrent la survie des forces politiques issues du stalinisme mais aussi la mobilisation d’une classe ouvrière indienne de plus en plus nombreuse et parfois très combative.

Un mouvement plus important que les précédents

Quasiment annuelles depuis les années 1990, ces grèves à l’échelle du pays sont organisées par en haut par des syndicats nationaux liés aux principaux partis politiques. Les revendications tournent autour des salaires, des prix, du droit du travail… dans le cadre de discours s’opposant aux politiques de libéralisation associées au tournant de 1991 menées sous l’égide de la Banque mondiale et du FMI après la chute de l’URSS. Spectaculaires et conçues comme telles, ces grèves n’ont pas permis d’infléchir les politiques pro-patronales portées par tous les gouvernements, et accentuées par les politiques de Modi. Depuis 2012, elles ont pourtant été plus importantes, plus fréquentes, se sont parfois étendues sur deux jours et sont appelées par l’essentiel des syndicats nationaux. Surtout elles mobilisent de plus en plus de monde : de 100 millions de participantEs revendiqués en février 2012 à 200 millions aujourd’hui.

L’échec des politiques économiques de Modi n’y est sans doute pas étranger. 11 millions d’emplois ont été détruits en Inde en 2018, alors que Modi promettait au moment de son élection d’en créer 20 millions par an. Les femmes sont les plus affectées, tout comme les zones rurales. Les mobilisations de paysanEs ont d’ailleurs été massives à l’automne dernier. Et en décembre, Modi subissait des revers électoraux dans des États ruraux, les plus importants depuis 2014.

face aux agendas politiciens et à la répression

Difficile de faire un bilan national, même simplement chiffré, d’une grève s’accompagnant de bandh, c’est-à-dire des actions de fermeture de commerces et de blocages, ou d’entreprises fermées par les patrons les jours de grève pour mieux être ouvertes durant les jours de repos des travailleurEs. Néanmoins, quelques exemples semblent significatifs de sa profondeur. Au Kerala, un État régional, dirigé alternativement par les « communistes » et le parti du Congrès depuis les années 1950, l’ensemble de l’activité économique a été stoppée, notamment par les militants du PCI-M, le parti au pouvoir au niveau de l’État, à l’exception de quelques secteurs porteurs comme le tourisme. Au Tamil Nadu, un État voisin dirigé par des alliés des nationalistes hindous, des milliers de travailleurEs en grève ont été arrêtés dans différentes villes alors qu’ils tentaient de bloquer des trains. À Bombay, la grève « générale » des syndicats nationaux a été le support pour le départ d’une grève sur les salaires dans la compagnie de bus de la ville, dont les lignes sont empruntées par 2,5 millions de passagerEs par jour. Une grève qui ne s’est pas arrêtée au bout de deux jours, et qui continue alors qu’elle a été déclarée « illégale » et que des milliers de bus privés ont été introduits dans la ville pour la briser.

Sur la zone industrielle de Neemrana au Rajasthan, dans le corridor industriel Delhi-Bombay, 2 000 travailleurEs, qui profitaient de la première journée de grève pour se rassembler et hisser un drapeau syndical sur l’usine Daikin, ont été attaqués par une milice patronale et la police. Le soir, des travailleurEs ont été arrêtés chez eux la nuit par la police accompagnée des ressources humaines de Daikin. Le crime des ouvriers de Daikin ? S’être battus depuis des années pour constituer un syndicat, notamment lors d’une grève de deux mois en 2013, avoir obtenu gain de cause devant la Haute Cour du Rajasthan en août dernier, et avoir élu un travailleur musulman comme président du syndicat. Un syndicat qui a appelé à continuer la grève le deuxième jour malgré la répression.

Kris Miclos


https://npa2009.org/actualite/internati ... tes-et-aux
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