Brésil & plateformisme
Salut à tous
J'ai traduit du portugais une interview de la FAG – Federação Anarquista Gaúcha –
faite par la NEFAC, intitulée
« L’influence globale du plateformisme aujourd’hui : Le Brésil »
Pour ceux que ça intéresse, voir :
http://monde-nouveau.net/ecrire/?exec=a ... rticle=370
Je vous livre les premiers paragraphes
La Federação Anarquista Gaúcha existe depuis 1995, et tient son
nom de la région « gaucho », région du sud du Brésil, notamment
dans l’Etat de Rio Grande do Sur, d’où cette organisation est originaire.
La capitale, Porto Alegre, est bien connue pour son hébergement
annuel du Forum social mondial (FSM). J’étais au Brésil au
FSM de l’année dernière et j’ai rencontré quelques membres de la
FAG, et dans ce court laps de temps j’ai été très impressionné par le
travail d’organisation et l’implication du groupe, qui accueille simultanément
la Conférence des journées anarchistes (Jornadas
Anarquistas) pendant le FSM, et poursuivit ses propres activités. Cidessous
un entretien avec Luciana, secrétaire internationale de la
FAG. Traduction par Tony. -
Propos recueillis par Red Sonja (NEFAC-Boston.)
NEFAC : La FAG, dans sa formation, a été influencée par la
FAU uruguayenne, et constitue actuellement une partie de la SIL
(Solidarité internationale libertaire) 1. Avec quels groupes anarchistes
travaillez-vous en Amérique du Sud ? La SIL a-t-elle été un réseau
international bénéfique pour les groupes dans l’hémisphère sud ?
Quel genre de travail de solidarité est nécessaire de la part des groupes
anarchistes en Amérique du Nord et en Europe ?
FAG : La FAG entretient des relations avec divers groupes brésiliens
et latino-américains à travers l’Internet et le courrier régulier
avec des périodiques et des bulletins. En Amérique latine, nous
entretenons des relations plus fréquentes avec l’OSL d’Argentine, le
CUAC du Chili, les Jeunesses libertaires de Bolivie, le Consejo Indígena
Popular de Oaxaca - Ricardo Flores Magon en provenance du
Mexique, Quilombo Libertaria de Bolivie, et bien sûr la FAU en
Uruguay, avec laquelle nous avons une relation organique. Au Brésil,
nous avons une relation directe avec la Fédération Anarchiste Cabocla
de Belem do Para (Nord du Brésil-Amazonie), Lutte Libertaire de
São Paulo, Mouvement des étudiants du Mato Grosso do Sul, construction
libertaire de Goiana, Quilombo Cecilia de Bahia et bien plus.
Tous les groupes brésiliens mentionnés ici adhèrent au
« spécifisme ».
Pour la FAG, SIL a été un jalon important pour surmonter le sectarisme
et commencer à construire la solidarité à travers quelques
principes de base partagés à la fois par le « specifisme » et l’anarchosyndicalisme,
ou par d’autres anarchistes et révolutionnaires qui font
partie de SIL. La solidarité de classe, la lutte directe et l’intervention
dans les mouvements sociaux représentent présentent de grandes
lacunes grâce auxquelles la classe dominante mondiale tente de diviser
la volonté révolutionnaire. Nous avons reçu la solidarité
d’organisations telles que la SAC (Suède), Apoyo Mutuo (Espagne),
la section française de l’ILS (Alternative libertaire, No Pasaran,
OCL), l’OSL en provenance de Suisse, et la FAU elle-même.
Nous pensons que le type de soutien dont les organisations latinoaméricaines
ont le plus besoin est une bonne structure et un soutien
politique dans leurs campagnes pour la libération des prisonniers
politiques et d’autres campagnes, où nous pouvons compter sur la
solidarité internationale. Structurellement, chaque organisation dans
les pays périphériques a des problèmes : faire un simple bulletin
représente un grand effort. Ici au Brésil, notre grand besoin est sans
doute une imprimerie.
NEFAC : Est-ce que la FAG adhère au « specifisme », comme la
FAU en Uruguay ? Cela semble être une forme de plateformisme
particulière au cône sud de l’Amérique. Pourriez-vous expliquer les
différences et dire quelle influence chacun a dans les principes de
FAG ?
(A suivre)
J'ai traduit du portugais une interview de la FAG – Federação Anarquista Gaúcha –
faite par la NEFAC, intitulée
« L’influence globale du plateformisme aujourd’hui : Le Brésil »
Pour ceux que ça intéresse, voir :
http://monde-nouveau.net/ecrire/?exec=a ... rticle=370
Je vous livre les premiers paragraphes
La Federação Anarquista Gaúcha existe depuis 1995, et tient son
nom de la région « gaucho », région du sud du Brésil, notamment
dans l’Etat de Rio Grande do Sur, d’où cette organisation est originaire.
La capitale, Porto Alegre, est bien connue pour son hébergement
annuel du Forum social mondial (FSM). J’étais au Brésil au
FSM de l’année dernière et j’ai rencontré quelques membres de la
FAG, et dans ce court laps de temps j’ai été très impressionné par le
travail d’organisation et l’implication du groupe, qui accueille simultanément
la Conférence des journées anarchistes (Jornadas
Anarquistas) pendant le FSM, et poursuivit ses propres activités. Cidessous
un entretien avec Luciana, secrétaire internationale de la
FAG. Traduction par Tony. -
Propos recueillis par Red Sonja (NEFAC-Boston.)
NEFAC : La FAG, dans sa formation, a été influencée par la
FAU uruguayenne, et constitue actuellement une partie de la SIL
(Solidarité internationale libertaire) 1. Avec quels groupes anarchistes
travaillez-vous en Amérique du Sud ? La SIL a-t-elle été un réseau
international bénéfique pour les groupes dans l’hémisphère sud ?
Quel genre de travail de solidarité est nécessaire de la part des groupes
anarchistes en Amérique du Nord et en Europe ?
FAG : La FAG entretient des relations avec divers groupes brésiliens
et latino-américains à travers l’Internet et le courrier régulier
avec des périodiques et des bulletins. En Amérique latine, nous
entretenons des relations plus fréquentes avec l’OSL d’Argentine, le
CUAC du Chili, les Jeunesses libertaires de Bolivie, le Consejo Indígena
Popular de Oaxaca - Ricardo Flores Magon en provenance du
Mexique, Quilombo Libertaria de Bolivie, et bien sûr la FAU en
Uruguay, avec laquelle nous avons une relation organique. Au Brésil,
nous avons une relation directe avec la Fédération Anarchiste Cabocla
de Belem do Para (Nord du Brésil-Amazonie), Lutte Libertaire de
São Paulo, Mouvement des étudiants du Mato Grosso do Sul, construction
libertaire de Goiana, Quilombo Cecilia de Bahia et bien plus.
Tous les groupes brésiliens mentionnés ici adhèrent au
« spécifisme ».
Pour la FAG, SIL a été un jalon important pour surmonter le sectarisme
et commencer à construire la solidarité à travers quelques
principes de base partagés à la fois par le « specifisme » et l’anarchosyndicalisme,
ou par d’autres anarchistes et révolutionnaires qui font
partie de SIL. La solidarité de classe, la lutte directe et l’intervention
dans les mouvements sociaux représentent présentent de grandes
lacunes grâce auxquelles la classe dominante mondiale tente de diviser
la volonté révolutionnaire. Nous avons reçu la solidarité
d’organisations telles que la SAC (Suède), Apoyo Mutuo (Espagne),
la section française de l’ILS (Alternative libertaire, No Pasaran,
OCL), l’OSL en provenance de Suisse, et la FAU elle-même.
Nous pensons que le type de soutien dont les organisations latinoaméricaines
ont le plus besoin est une bonne structure et un soutien
politique dans leurs campagnes pour la libération des prisonniers
politiques et d’autres campagnes, où nous pouvons compter sur la
solidarité internationale. Structurellement, chaque organisation dans
les pays périphériques a des problèmes : faire un simple bulletin
représente un grand effort. Ici au Brésil, notre grand besoin est sans
doute une imprimerie.
NEFAC : Est-ce que la FAG adhère au « specifisme », comme la
FAU en Uruguay ? Cela semble être une forme de plateformisme
particulière au cône sud de l’Amérique. Pourriez-vous expliquer les
différences et dire quelle influence chacun a dans les principes de
FAG ?
(A suivre)