Syrie

Re: Syrie

Messagede bipbip » 03 Mar 2017, 22:53

Bataille d’Alep. les Syriens pris en étau entre deux barbaries

Une commission d’enquête indépendante commanditée par l’ONU, créée en août 2011, quelques mois après le début du conflit syrien, vient de rédiger un rapport mettant en lumière les conséquences désastreuses et meurtrières de la bataille d’Alep. Ce rapport met aussi bien en cause le gouvernement syrien et ses alliés, notamment la Russie, que les rebelles : « toutes les parties engagées dans la bataille d’Alep ont commis de sérieuses violations des lois humanitaires internationales constitutives de crimes de guerre ». Les faits sont lourds : bombardements, bombes au chlore et autres armes interdites, civils utilisés comme boucliers humains, déplacements forcés de population, frappes délibérées contre un convoi humanitaire de l’ONU... Et ce sont évidemment les populations civiles, étouffées par ces deux forces, celle du régime syrien et des rebelles, qui en payent le plus lourd tribut.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Bata ... -barbaries
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Re: Syrie

Messagede abel chemoul » 05 Mar 2017, 21:13

Et on applaudit bien fort les kurdes qui font alliance avec le dictateur Assad!
http://www.lemonde.fr/syrie/article/201 ... 18247.html
Y en a-t-il sur ce forum qui vont justifier l'acte en invoquant la realpolitik alors qu'en 2011 on m'expliquait que les frappes françaises c'était de l'impérialisme?
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Re: Syrie

Messagede bipbip » 18 Mar 2017, 17:55

«Les Syriens ont osé faire le printemps dans cette partie aride du monde»

Le 15 mars 2011, un rassemblement avait lieu à Damas. Trois jours après, les manifestations s’étendaient aux principales villes du pays, gagné par le «printemps arabe». Après six ans de guerre, des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés, un Aleppin réfugié en France se souvient du caractère inattendu et miraculeux de cette renaissance avortée.

Le parfum du printemps me parvient jusque dans mon asile alsacien. Je reconnais bien ces fragrances enivrantes. Elles n’émanent pas de l’étrange pays où je suis réfugié depuis dix-huit mois. Car qui vit sous le ciel de ce pays, surtout dans l’atmosphère de la campagne présidentielle, sait bien que rien n’annonce, hélas, un printemps. Ce parfum me vient de mon pays, la Syrie, à 4000 kilomètres de distance et six ans après.

Mais que reste-t-il du printemps syrien ? Il n’y a pas de réponse rapide à cette question qui vient comme un poignard se planter au fond du cœur. Beaucoup disent aujourd’hui, certains avec nostalgie ou regret, d’autres avec hargne et rancune, qu’il n’y a jamais eu véritablement de printemps en Syrie. Que notre pays était condamné à l’hiver dur et long des dictatures ou à l’été brûlant et fou de l’extrémisme musulman.

... http://alencontre.org/moyenorient/syrie ... monde.html
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Re: Syrie

Messagede bipbip » 17 Avr 2017, 14:44

Pourquoi l’Armée Syrienne Libre n’a-t-elle pas vaincu ?

Voilà maintenant six ans que la révolution syrienne a commencé. Elle n’a cependant pas fêté sa victoire ni la fin du régime comme ce fût le cas pour la Tunisie, l’Égypte ou la Libye. Mais, comme toutes les révolutions, elle n’a pas dit son dernier mot : les combats continuent et les armes n’ont pas été déposées. N’en déplaise à tous ceux qui voudraient la voir enterrer et malgré la fuite contrainte de beaucoup de ceux qui se sont soulevés.
Depuis leur exil forcé, ils vivent dans la douleur de voir leur révolution écrasée par les mots, les pressions géopolitiques et les bombardements.
Raconter cette révolution, c’est aussi faire le récit de son détournement. Comprendre qui tient encore le front, et comment certains en ont été écartés.
Il faut appréhender l’insurrection syrienne comme un univers fragmenté. Multiplicité de forces, d’histoires, de politiques, de structures et de réseaux.

Toutes ces forces ont le même ennemi : le régime de Bachar al-Assad, et un objectif partagé : la chute de ce régime.
Au sein de la fragmentation syrienne, au sein de la fragmentation de la rébellion syrienne, l’une de ses composantes peine aujourd’hui à garder sa place sur l’échiquier révolutionnaire : l’Armée Syrienne Libre (ASL). L’ASL constitue le prolongement en arme des premières manifestations de 2011 qui réclamaient la chute du régime. Le 29 juillet 2011, alors que les désertions au sein de l’armée du régime de Bachar al-Assad se multiplient pour rejoindre la révolution, l’ASL s’impose et se proclame « protecteur du peuple ». Derrière cet acronyme, de très nombreuses « brigades » constituées localement dans les quartiers et les villages qui résistent aux attaques du régime.
Incontournable au début du soulèvement, l’ASL a progressivement perdu de son influence dans le conflit mais elle survit.

En Route ! a décidé de retracer l’histoire de cette Armée Syrienne Libre, jusqu’à sa mise en échec par les autres forces en présence.

Comment le soulèvement de ces foules d’anonymes est il parvenu à s’organiser à une échelle plus grande que celle d’un quartier ou d’un village ? Comment est-il parvenu à faire face aux nécessités de la guerre ? Comment l’ASL s’est-elle fait mettre à l’écart du champ révolutionnaire ? Comment a-t-elle, petit à petit, perdu son autonomie et son indépendance ? Pourquoi s’est-elle rendue si vulnérables aux pressions géopolitiques étrangères ?

Nous essaierons de répondre à toutes ces questions au fil de deux articles. Cette semaine nous abordons la politique interne de l’ASL, c’est-à-dire ses formes d’organisation, de recrutement et de cohésion. La semaine prochaine, nous nous intéresseront aux facteurs extérieurs qui ont participé à son affaiblissement, en particulier l’arrivée de forces concurrentes et soi-disant alliées.

Notre travail de recherche s’appuie sur de nombreux entretiens menés avec des protagonistes de cette révolution au sein de l’ASL ainsi que sur la lecture de nombreuses publications portant sur l’organisation de la rébellion syrienne.

Décrire la complexité de ce soulèvement en un article serait impossible. Nous avons donc choisi de nous en tenir à la description des différents dynamiques à l’oeuvre et de leurs manières de s’organiser. Nous avons délibérément laissé de côté les enjeux confessionnels qui eux aussi sont vecteurs de clivages.

. Partie I : https://lundi.am/Pourquoi-l-Armee-Syrie ... u-Partie-I
. Partie II : https://lundi.am/Pourquoi-l-Armee-Syrie ... -Partie-II
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Re: Syrie

Messagede bipbip » 29 Avr 2017, 18:11

La Russie multiplie les crimes de guerre en Syrie. Que fait l’ONU face à ces attentats?

Il n’y a pas que les armes chimiques qui tuent les civils dans les zones libérées, mais aussi les différents types d’armes classiques.

La Russie, principal allié du régime syrien et sa complice dans la tuerie des Syriens et Syriennes, a annoncé après la frappe américaine de l’aéroport militaire syrien al-Choeirate [le jeudi 6 avril ] qu’elle continuerait son soutien militaire au régime. Effectivement, les raids aériens se sont intensifiés dans les zones libérées du nord depuis le 6 avril 2017, ciblant en particulier des installations médicales vitales et les organisations d’aide d’urgence, ceci pour empêcher les habitants d’accéder aux soins médicaux après que l’aviation a commis les pires massacres contre eux.

Pour punir les civils des zones libérées suite à la frappe américaine, la Russie a complété sa politique de destruction de toutes les structures sanitaires dans ces zones, pour ensuite massacrer les civils qui se trouvent alors sans aucun moyen pour tenter de sauver leurs blessés. Cette politique du pouvoir russe constitue ainsi l’une des plus graves violations du droit international et l’un des crimes de guerre les plus odieux. Apparemment ces crimes n’arrivent même pas à secouer la conscience ensommeillée de la communauté internationale !

... http://alencontre.org/moyenorient/syrie ... ntats.html
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Re: Syrie

Messagede Pïérô » 11 Juin 2017, 02:39

Syrie : les secrets de la production du gaz sarin

Chercheurs et représentants d'ONG reviennent sur les révélations de Mediapart à propos du complexe militaro-scientifique syrien.

Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Syrie

Messagede bipbip » 15 Juin 2017, 16:33

« La réalité n’est pas un principe » Entretien avec une jeune révolutionnaire syrienne

Être femme, alaouite et damascène aux débuts du soulèvement

La focale médiatique aujourd’hui concentrée sur la confessionnalisation de la révolution syrienne occulte largement la place que les alaouites ont pris dés les débuts du soulèvement. Elle enferme par ailleurs les femmes dans le rôle de victimes collatérales, subissant en silence la montée en puissance des groupes islamistes. Le rapport de force en faveur de ces groupes entrave considérablement les formes de participation des femmes au mouvement, mais cette seule lecture empêche de saisir le rôle déterminant qu’elles ont eu aux débuts de la révolution, et la manière dont elles sont venues bousculer les assignations sociales propres à leur sexe. Si l’arrivée des armes a semblé exclure du processus révolutionnaire toutes les personnes n’étant pas des hommes en bonne santé, la réalité est tout autre.
En Route ! est allé à la rencontre de R, jeune alaouite qui vivait dans le centre ville de Damas en mars 2011. Son témoignage apporte un éclairage singulier sur les débuts de la révolution et les débats parfois vifs qui ont accompagnés certains choix décisifs pour la suite du mouvement.

... https://lundi.am/La-realite-n-est-pas-u ... utionnaire
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Re: Syrie

Messagede bipbip » 06 Juil 2017, 16:32

Syrie. Résister à Hatsh; manifester comme acte de résistance…

Par le Collectif «Résister avec la révolution syrienne»

Le 4 juillet 2017, la presse indiquait la nomination de la magistrate Catherine Marchi-Uhel à la tête d’un organisme chargé de préparer des actes d’accusation contre les auteurs de crimes en Syrie. Le quotidien Le Monde soulignait (4 juillet 2017): «Les centaines de milliers de pièces à conviction récoltées depuis le début de la guerre en Syrie par des ONG et des organisations internationales vont désormais être centralisées à Genève […].

De son côté, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) enquête avec l’ONU sur les attaques chimiques en Syrie. A toutes ces preuves s’ajoutent celles collectées par les organisations de défense des droits de l’homme. Dans un rapport diffusé début février, Amnesty International détaille ainsi «l’extermination de masse» de quelque 13’000 Syriens pendus dans la prison de Saidnaya, au nord de Damas, en plus des 17’000 morts des suites de la torture ou de mauvais traitements, selon un autre rapport de l’ONG datant d’août 2016. Ce rapport s’ajoute au terrifiant dossier César, une expertise de photos de 11’000 victimes des geôles de Damas, prises par un photographe de l’armée syrienne qui a fait défection en août 2013. D’autres organisations ont aussi récolté des preuves, comme la Commission internationale pour la justice et la responsabilité, composée d’enquêteurs syriens et d’analystes chevronnés. Depuis 2012, ils sont parvenus à sortir du pays des milliers de documents, notamment des ordres militaires […]. Jamais un conflit n’aura été autant documenté, mais on est loin, pour autant, d’un Nuremberg pour la Syrie. Le Mécanisme créé par l’ONU n’est pas un tribunal et ne pourra donc pas conduire de procès. Mais, après avoir centralisé les pièces, il pourra transmettre des actes d’accusation clé en main, soit à la Cour pénale internationale (CPI), soit à un tribunal spécial sur la Syrie ou aux juges d’instruction de pays européens qui ont lancé des enquêtes. […] Des juristes ont planché sur la création d’un tribunal spécial, mais il implique l’accord du régime syrien et son avenir [sic!] est pour l’heure bouché. […] Faute de tribunal ad hoc et face à l’impuissance de la CPI, victimes et ONG se tournent vers les juridictions européennes. Des dossiers sont ouverts en France, en Allemagne, en Suède, en Autriche, aux Pays-Bas et en Espagne. Début février, une plaignante espagnole d’origine syrienne a ainsi déposé plainte contre les forces de sécurité et de renseignement syriens pour « terrorisme d’Etat », après avoir identifié, dans le rapport César, le cadavre de son frère, mort en prison à Damas en 2013.»

La dite Communauté internationale, au nom du refus d’une situation «d’Etat failli» qui «déstabiliserait» encore plus la région, se dirige vers une reconnaissance ouverte et assumée – déjà existante de facto ou même proclamée pour certains – de la dictature du clan Assad. Une question: sans la Russie, l’Iran et le Hezbollah, «l’Etat des Assad et de leurs mafias» existerait-il encore? En outre, quels seront les «éléments de stabilité» qui se dégageront d’une option où «Bachar serait au centre» – apparemment – d’une transition? Rien d’autre qu’une guerre contre un peuple…

Toutefois, au-delà de ces considérations, accumuler des témoignages, des récits, des preuves dites matérielles, etc. est une tâche importante. Au même titre où continuer à informer sur ce qui se passe en Syrie, donc sur une résistance de survie qui s’exprime de diverses façons, participe d’une solidarité dont la continuité relève d’options politiques et éthiques. Elles traduisent le refus actif d’accepter une dite «situation de fait». Et, dès lors, de se vautrer dans une académique «remémoration des vaincu·e·s», propre aux déserteurs. Une «mode intellectuelle» reprise par ceux et celles qui n’ont aucune connaissance substantielle du contexte réel dans lequel Walter Benjamin a fait usage de cette «formule».

Nous reproduisons ci-dessous des «flashs» du dernier bulletin du Collectif Avec la révolution syrienne. Il rejette l’indifférence et la désaffection adoptées par des «révolutionnaires» qui ont proféré des «analyses» frisant l’escroquerie intellectuelle et politique sur la permanence d’un processus révolutionnaire de masse en Syrie. Ce qui est différent de la référence historicisée faite par ce bulletin de soutien à la «révolution syrienne» et qui tente, au mieux, de donner à voir et à comprendre le sort tragique dans lequel est plongé l’essentiel d’un peuple en Syrie et dans des camps de déportés, parfois emportés par les flammes, comme ce fut le cas au Liban – il y a trois jours – pour le camp situé à la marge du village de Qab Elias, dans la vallée de la Beeka. (Rédaction A l’Encontre)

... https://alencontre.org/moyenorient/syri ... tance.html
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Re: Syrie

Messagede bipbip » 27 Juil 2017, 17:27

Prison de Hama : les détenus prennent le contrôle - Entretien avec deux mutins depuis leur prison de Sijin hama al-Markazi en Syrie

Depuis mai 2016, la prison centrale de Sijin hama al-Markazi à Hama, en Syrie, est entièrement passée sous le contrôle des prisonniers.
En Route ! a pu entrer en contact par téléphone avec deux mutins, Hamid et Urwa, prisonniers politiques actuellement encore détenus.
Le site "lundi matin" retranscrit ici le fruit de plusieurs entretiens téléphoniques avec eux. Ils racontent comment ils ont pris le contrôle de la prison, comment ils s’organisent à l’intérieur, les négociations avec les autorités...

... https://mars-infos.org/prison-de-hama-les-detenus-2490
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Re: Syrie

Messagede bipbip » 02 Sep 2017, 14:33

«Violée sous une photo d’Assad»: des femmes décrivent les atrocités subies en Syrie

Ce 30 août 2017 s’est tenue sur la place des Nations, à Genève, une manifestation de solidarité avec le peuple syrien brisé par la dictature et toutefois résistant sous diverses formes. Il s’agissait non seulement de dénoncer le terrorisme de la dictature de Bachar al-Assad et de ses divers alliés, mais aussi d’expliciter le sens de «négociations sans fin» – à Astana et à Genève – qui s’inscrivent dans l’option politique d’assurer que le régime du clan Bachar reste en place, cela au nom d’une «transition démocratique». Une option conforme aux intérêts des mafias en place et des puissances «intervenant ouvertement» en Syrie depuis septembre 2013 (accord fallacieux entre les Etats-Unis et la Russie sur le retrait puis l’interdiction des armes chimiques en Syrie), suivie de l’agression aérienne et militaire de la Russie de Poutine, depuis le printemps 2015. Cela en collaboration avec des milices iraniennes et le Hezbollah du Liban.

La manifestation a été organisée par les FemmeS pour la démocratie (Suisse), avec le soutien de l’organisation Solidarité Syrie ainsi que du site A l’Encontre, du MPS (Mouvement pour le socialisme), du Cercle La Brèche. A remarquer l’étonnante (ou plus exactement l’ordinaire) absence des forces qui s’auto-qualifient «Ensemble à Gauche». A cette occasion ont été lus (ou mentionnés) des témoignages que nous reproduisons ci-dessous. Le premier a trait aus «viols à répétition, aux violences sexuelles extrêmes et à la torture dont les femmes ont été victimes dans les prisons syriennes»; le second se fait le témoin de ce qu’a vécu et ressent encore une victime des bombardements chimiques de 2013. (Rédaction A l’Encontre)

... https://alencontre.org/moyenorient/syri ... syrie.html
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Re: Syrie

Messagede bipbip » 30 Sep 2017, 14:10

Après Alep-Est: Idlib; le massacre des civils continue!

Il y a environ une année le régime syrien et la Russie intensifiaient les bombardements sur Alep-Est, ce qui a conduit quelques mois plus tard à la chute de cette ville, suite sans doute à un accord non révélé avec la Turquie. Depuis, les Syriens dénoncent le déplacement forcé des populations en révolte de plusieurs régions de la Syrie vers Idlib (Homs, Darayya, al-Muaaddamyat, Zabadani, Alep-Est, Wadi Barada, al-Waer, etc.) et craignent leur extermination prochaine.

Depuis le 19 septembre, et malgré les accords d’Astana mi-septembre 2017, l’aviation russe mène une offensive contre la région d’Idlib et le nord de la région de Hama. Tout comme l’offensive à Alep-Est, l’aviation cible les civils, les hôpitaux (5 sont détruits), les écoles (4 sont détruites), les boulangeries, les centres des Casques blancs (3 sont détruits)! Le Syrian Press Center documente depuis 117 morts dont 22 enfants et 22 femmes.

Avec la fermeture de la frontière avec la Turquie, les habitants de Jisr-Alshugur à Idlib, qui tentent de fuir les bombardements, n’ont aucune échappatoire. Ils en sont réduits à s’abriter comme ils le peuvent dans les rues des régions moins exposées (de sources privées).

Après Alep-Est, c’est bien Idlib, où est réunie aujourd’hui toute la population en révolte venant de toute la Syrie, qui subit la foudre d’Assad et de la Russie… Le massacre des civils continue et le silence de la communauté internationale aussi!

... https://alencontre.org/moyenorient/syri ... tinue.html
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Re: Syrie

Messagede bipbip » 19 Oct 2017, 17:17

Syrie. Rakka broyée, mais libérée des djihadistes

Les drapeaux noirs ont été décrochés. Ce sont des étendards jaunes et verts, aux couleurs des Forces démocratiques syriennes (FDS) et des Unités de protection du peuple (YPG) kurdes, qui flottent désormais aux carrefours de Rakka. Ou ce qu’il en reste: un champ de ruines, une ville anéantie après quatre ans d’occupation de l’organisation Etat islamique (EI). Mardi 17 octobre, la coalition arabo-kurde qui menait l’assaut contre l’ancienne «capitale» syrienne du «califat» de l’EI a annoncé avoir «chassé définitivement» les djihadistes de la ville.

Il aura fallu cinq mois de combats, plusieurs milliers de frappes aériennes de la coalition internationales qui soutient les forces arabo-kurdes, et des corps-à-corps meurtriers dans les rues et les habitations pour venir à bout de l’EI. La bataille, l’une des plus violentes qu’a connue la Syrie en guerre, a fait 3000 morts, dont plus d’un millier de civils.

... https://alencontre.org/moyenorient/syri ... istes.html
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Re: Syrie

Messagede bipbip » 16 Nov 2017, 20:18

Rakka, l’accord qui fait jaser…

“Colère de la Turquie après l’annonce du départ des combattants de l’EI de Rakka” titrait le journal Le Monde.
Il commentait ainsi un reportage plus conséquent de la BBC, qui a, selon la chaîne, enquêté sur l’accord passé entre la coalition et les derniers occupants de Daech à Rakka, pour accélérer la fin des combats et permettre aux civils d’évacuer.

D’autres médias parlent d’un accord visant à accélérer la libération d’une zone “pétrolifère”, en reprenant une dépêche AFP.
Signalons tout d’abord que les gisements de Wahab, al Fahd, Dbaysan, al Kassir, Abou al Katat et Abou Katach se situent en zone désertique. Les puits de pétrole existants se situent au sud de la ville de Rasafa et de ses gisements, dont l’armée du régime syrien a déjà pris le contrôle en juin, avec l’aide russe et iranienne. Pour les autres, les FDS les reprennent à Daech ces jours-ci, avec des combats toujours aussi meurtriers.

Alors, bien sûr, si la ville de Rakka était aussi un noeud pour l’accès aux énergies fossiles, faire ce rapprochement, c’est vouloir faire sonner le nom de Kirkouk dans la tête du lecteur ou de la lectrice. Vous savez, cette ville et région d’Irak riche en pétrole que les Kurdes avaient colonisée paraît-il, et qui a été reprise par le gouvernement central irakien… permettant ainsi l’accord d’exploitation prochaine par un grand groupe russe à capitaux internationaux, que Barzani avait commencé à négocier ces mois derniers, avant que la région autonome du Kurdistan irakien ne se retrouve à nouveau réduite à ses frontières antérieures et quasi sous embargo.

Quelle est donc cette volonté de présenter les Kurdes de Syrie, et bien plus largement les Forces démocratiques Syriennes, comme des colonisateurs prêts à tout, y compris à passer des accords avec Daech, pour élargir richesses et territoire ? La campagne médiatique qui s’annonce est non seulement ignoble, mais issue en partie des déclarations du régime turc.

... http://www.kedistan.net/2017/11/16/syri ... fantasmer/
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