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Messagede Pïérô » 30 Déc 2010, 14:36

Halte à la répression en Tunisie

Soyons nombreux et nombreuses.

Rendez vous Fontaine des Innocents Place Joachim du Bellay Métro Les Halles (Porte Lescot) jeudi 30 décembre 2010 à 18h

Le vendredi 17 décembre 2010 a démarré un mouvement de protestation à Sidi Bouzid dont le déclenchement fut un évènement grave : un jeune chômeur qui a eu recours pour faire vivre sa famille à la vente ambulante de fruits et légumes s’est vu interdire cette activité par les autorités et s’est immolé par le feu.

Par cet acte de désespoir, il voulait signifier qu’il ne restait aucun espoir pour vivre dans la Tunisie des « miracles » économiques, dont le résultat est un chômage endémique qui touche aujourd’hui en particulier la jeunesse, sans épargner aucunement les titulaires d’un diplôme supérieur.

A partir de ce moment, ce sont d’importantes manifestations de jeunes chômeurs, de précaires et de travailleurs qui sont descenduEs dans la rue. De nombreuses villes des alentours de Sidi Bouzid ont rejoint le mouvement dans un premier temps, puis des villes du nord au sud du pays jusque la capitale, Tunis, ont donné à ce mouvement un caractère de ras-le-bol généralisé contre le chômage, la cherté de la vie, la corruption, l’injustice des politiques sociales et économiques qui se sont étendue à toutes les régions de la Tunisie. Les slogans les plus répandus y mettent en cause directement la légitimité du pouvoir et de l’administration.

Le régime tunisien dans une attitude caractérisée par l’autisme a refusé d’entendre ces cris de désespoir. Sa seule réponse à ce mouvement pacifique dans un premier temps a été l’utilisation des forces de répression. Il en est résulté la mort par balles d’un jeune de 18 ans, et de nombreux blessés.

Le président Ben Ali s’est adressé à la population, ce mardi 28 décembre, reconnaissant pour la première fois la gravité de la crise et des souffrances qui frappent les couches les plus larges de la population. La manière inédite qu’il a choisi pour répondre aux évènement montre clairement que l’ampleur du mouvement ébranle sérieusement le pouvoir. Pourtant, aucune mesure concrète et crédible n’y est annoncée, et —surtout— le Président y formule des mises en garde claires contre les "manipulateurs", les "mercenaires" et les "media étrangers" qui seraient à l’origine des troubles. L’élément le plus concret de son discours est une menace inquiétante et à peine voilée aux journalistes et à la presse indépendante, aux associatifs, syndicalistes et militants politiques autonomes engagées dans le soutien à la population.

Les arrestations se sont ensuite multipliées. A l’issue d’un sit-in des avocats à Tunis, maîtres Raouf El Ayadi et Choukri Belaïd ont été arrêtés, dans la soirée du mardi 28 décembre avant d’être libérés ce mercredi matin. Ammar Amroussia, porte parole du PCOT et correspondant du site albadil.org, a été arrêté ce matin à Gafsa pour ses publications et ses déclarations dès le début de ce mouvement de colère des déshérités ; ainsi qu’Attia Athmouni, porte parole du comité de soutien de sidi bouzid et membre du pdp et le journaliste Mouldi Zouabi.Les autorités tunisiennes n’ont pas hésité comme à l’accoutumée à fermer les derniers espaces de liberté de la presse en empêchant la distribution des seuls journaux indépendant : El Tarik el Jadid et El Mawkef et en menant une campagne de dénigrement contre la chaine d’El Jazira qui a couvert les évènements et organisé des débats contradictoires incluant un ministre en exercice. Ce mouvement contestataire est soutenu par de nombreux tunisiennes et tunisiens, par les partis politiques indépendants du pouvoir par les associations démocratiques ; les avocats ont organisé des rassemblements de soutien dans plusieurs villes. Nous soutenons ce mouvement populaire contestataire et autonome auquel la jeunesse participe en très grand nombre.

. Nous dénonçons cette attitude qui ne répond pas à la dégradation sans précédent des conditions de vie dans le pays bien loin des « miracles » tant vantés par les officines de la propagande du régime.

. Nous appelons à la libération de tous les emprisonnés de ce mouvement et de ceux qui l’ont précédé

. Nous appelons à une réelle prise en compte de la précarité qui touche des pans entiers de la société.

. Nous réclamons que les responsables de la répression soient traduits en justice.

. Nous demandons aux autorités exécutives françaises et européennes de prendre position et de s’exprimer publiquement et promptement sur la répression en cours en Tunisie et de recevoir une délégation du collectif. Leur silence vaudrait complicité voire approbation et chacun saurait s’en souvenir.

. Nous réclamons comme ce fut scandé dans les manifestations : « du travail pour tous », « une répartition des richesses entre tous et toutes », « l’arrêt de la corruption et du népotisme ». Solidarité totale avec les populations en lutte pour la satisfaction de leurs revendications.

Premiers signataires : AC ! - ACHR - ACORT - AFASPA - AMF - ASDHOM - ATF- ATF Paris - ATMF - ATTAC - CEDETIM - CISA - CNT - Comité National de Soutien au Mouvement du Bassin minier - Courant Nationaliste Progressiste - CORELSO - CPR - CRLDHT - Etoile Nord Africaine - Europe Ecologie Les Verts - FASE (Fédération pour une alternative Sociale et Ecologique) - FDLT (Forum démocratique pour la liberté et le Travail) - FTCR - Les Alternatifs - LUTTE OUVRIERE -Manifeste des Libertés - Mouvement Nahdha - Mouvement Tajdid France - MRAP - NO-VOX - NPA - PCF - PCOF - PCOT - PDP - PG - SOLIDAIRES - Solidarité Tunisienne - UTIT - Voie Démocratique Maroc - Voix Libre

Collectif de Solidarité avec les Luttes des Habitants de Sidi Bouzid

C/o FTCR- 5 Rue de Nantes 75019 Paris - tel 00 33 1 40 34 18 15 - ftcr@ftrcr.eu


communiqués de la FIDH :
dégradation de la situation en tunisie suite aux évènements de sidi bouzid
La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) est vivement préoccupée par la dégradation de la situation en Tunisie, où les émeutes survenues dans la région de Sidi Bouzid suite à la tentative de suicide de Mohamed Bouazizi (1) (voir le dernier communiqué de la FIDH : Emeutes dans la région de Sidi Bouzid) ont déjà causé la mort de deux personnes, fait plus de dix blessés et conduit à plusieurs arrestations. Ce mardi 28 décembre, le jeune Aïmen Miri s’est également immolé par le feu à Sidi Ben Aoun. Ces événements dramatiques ont engendré plusieurs mouvements de protestation sociale qui se sont étendus à plusieurs localités du gouvernorat de Sidi Bouzid, ainsi qu’à la capitale. Le 22 décembre 2010, Houcine Falhi, s’est suicidé en s’électrocutant après être monté en haut d’un pylône à Sidi Bouzid. Le 24 décembre lors d’une manifestation de protestation sociale à Menzel Bouzaiene, le jeune diplômé Mohammed Amari a été tué par balles par des agents de police. Dix autres personnes ont été blessées, deux d’entre elles sont dans un état grave.

Une grande manifestation s’est tenue le 28 décembre à Tunis devant le siège de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT). Les forces de l’ordre ont empêché le déroulement d’une marche pacifique à travers les grandes artères de la capitale. Les échauffourées entre la police et les manifestants auraient fait des blessés. D’autre part, des avocats ont manifesté devant les palais de justice de Sidi Bouzid et de Tunis afin d’exprimer leur soutien à la population. D’importantes manifestations de soutien se tiennent encore dans les grandes villes tunisiennes.

Par ailleurs, des journalistes se trouvent empêchés de couvrir les évènements et sont même agressés physiquement. Moez El Bey, correspondant de Radio Kalima a ainsi été brutalisé à son domicile le 24 décembre 2010 alors qu’il commentait en direct à la radio les événements survenus à Sidi Bouzid.

La FIDH appelle une nouvelle fois les autorités tunisiennes à procéder à la libération immédiate des personnes détenues, à mener une enquête impartiale pour faire toute la lumière sur ces événements, à juger les responsables et à garantir les libertés individuelles dont le droit à l’information et le droit de manifester pacifiquement.

(1) Selon nos dernières informations, Mohammed Bouazizi se trouve toujours dans un état très grave à l’hôpital de Ben Arous, au sud de Tunis.


FIDH : Enlèvements et mauvais traitements à l’égard de défenseurs des droits de l’homme

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante en Tunisie.

Description de la situation :

L’Observatoire a été informé de l’enlèvement dont ont été victimes les avocats Me Abderraouf Ayadi , responsable juridique du Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT), et Me Chokri Belaïd , ainsi que des violences commises à l’encontre du secrétaire général de cette même organisation, M. Abdelkader Ben Khemis .

Selon les informations reçues, le 28 décembre 2010, vers 17h, Me Abderraouf Ayadi a été brutalisé et enlevé devant son domicile. Alors qu’il se trouvait chez lui, six hommes en civil ont frappé à sa porte, prétextant un accident de circulation. Ils se sont ensuite rendus sur les lieux de « l’accident », et Me Ayadi a alors été frappé puis forcé à rentrer dans un véhicule par plusieurs individus. Ses deux jeunes fils, témoins de la scène, ont été violemment repoussés et aspergés de gaz lacrymogène alors qu’ils tentaient d’appeler à l’aide.

D’autre part, Me Chokri Belaïd a été arrêté dans la rue par des individus en civil alors qu’il rentrait chez lui.

Nous n’avons reçu aucune nouvelle des deux avocats depuis leur enlèvement.

Un peu plus tôt dans la journée, Me Ayadi et Me Belaïd avaient pris la parole dans le cadre d’une manifestation d’avocats, organisée devant le palais de justice de Tunis, en lien aux mouvements sociaux en cours dans le pays. Les avocats demandaient à ce que lumière soit faite sur les incidents qui ont entachés lesdits mouvements, au cours desquels plusieurs personnes ont trouvé la mort.

Par ailleurs, lors d’une manifestation au Kef, M. Abdelkader Ben Khemis, secrétaire général du CNLT, aurait été frappé par des policiers en civil.

L’Observatoire condamne fermement l’enlèvement de Me Ayadi et Me Belaïd, et considère que cela constitue une violation du droit d’expression et du droit à manifester, et appelle à ce qu’il soit relâché immédiatement. Ces événements sont préoccupants en ce qu’ils s’inscrivent dans un contexte de harcèlement systématique à l’encontre des voix critiques.

L’Observatoire demande aux autorités tunisiennes de :

Prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour localiser Me Abderraouf Ayadi et Me Chokri Belaïd et garantir leur libération immédiate ; Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de Me Abderraouf Ayadi et Me Chokri Belaïd ; Se conformer aux points 1 et 2 de l’article 12 de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, selon lesquels « Chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de participer à des activités pacifiques pour lutter contre les violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales » et que « l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration » ; Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la Tunisie. Adresses :

M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République, Palais de Carthage, 2016 Carthage, Tunisie, Fax : +216 71 744 721 ou +216 71 731 009 M. Mohamed Ghannouchi, Premier Ministre, Secrétariat Général du Gouvernement, Rue de la Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 562 378 M. Rafik Belhaj Kacem, Ministère de l’Intérieur et du Développement local, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Fax : ++ 216 71 340 888 ; M. Kamel Morjane, Ministère de la Défense Nationale, Avenue Bab Mnara, La Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 561 804 M. Bechir Tekkari, Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, 57, Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 568 106 ; Email : mju@ministeres.tn Ambassadeur de la Tunisie devant les Nations Unies à Genève, Mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, 58 Rue Moillebeau, Case postale 272, 1211 Genève 19, Suisse, Fax : +41 22 734 06 63 ; Email : mission.tunisia@ties.itu.int Ambassade de la Tunisie à Bruxelles, 278 avenue de Tervueren, 1150 Woluwe-Saint-Pierre, Belgique, Fax : + 32 2 771 94 33 ; ***

Paris-Genève, le 28 décembre 2010



communiqué de L’Union syndicale Solidaires :

Solidarité avec les mobilisations sociales en Tunisie

Depuis plusieurs jours, d’importantes manifestations se succèdent en Tunisie pour soutenir les mobilisations dans la région de Sidi Bouzid, située au centre du pays, où un jeune diplômé chômeur s’était immolé par le feu le 17 décembre dernier.

Alors que les véritables problèmes sont la misère et le chômage qui frappent particulièrement la jeunesse (dont des diplômés) et des régions entières, la seule réponse des autorités est la répression.

Cette dernière s’est traduite par :
. le quadrillage par la police qui n’hésite pas à tirer à balles réelles sur la foule, causant plusieurs morts et des dizaines de blessés,
. des arrestations massives et l’instauration du couvre-feu.

L’Union syndicale Solidaires réaffirme sa pleine solidarité avec les mobilisations en cours. Elle apporte son soutien sans réserve aux syndicalistes de l’UGTT qui ont notamment manifesté à Bizerte,Tunis, Nabeul, Sfax, Medenine, Kairouan et Siliana.

Avec ceux-ci, l’Union syndicale Solidaires exige :
. le retrait des forces de police,
. la libération des personnes arrêtées suite aux mobilisations et la fin de l’usage de la torture,
. des créations massives d’emplois décents et pérennes, en particulier dans les régions les plus déshéritées,
. la libération des militants emprisonnés suite aux mobilisations passées dans la région de Gafsa, comme Fahem Boukadous et Hassan Ben Abdallah,
. la réintégration dans leur emploi des militants du bassin minier de Gafsa ayant été emprisonnés.

L’Union syndicale Solidaires exige des autorités françaises qu’elles sortent enfin de leur silence complice et condamnent explicitement la politique répressive du gouvernement tunisien.

http://www.solidaires.org/
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Re: Tunisie

Messagede Pïérô » 02 Jan 2011, 14:30

Appel à rassemblement de solidarité, Lille, 6 janvier :

HALTE A LA REPRESSION EN TUNISIE
RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE
PLACE Général DE GAULLE LILLE
JEUDI 6 JANVIER 2011 à 18 h.


Le vendredi 17 décembre 2010 a démarré un mouvement de protestation à Sidi Bouzid dont le déclenchement fut un évènement grave : un jeune chômeur qui a eu recours pour faire vivre sa famille à la vente ambulante de fruits et légumes s’est vu interdire cette activité par les autorités et s’est immolé par le feu. Par cet acte de désespoir, il voulait signifier qu’il ne restait aucun espoir pour vivre dans la Tunisie des « miracles » économiques, dont le résultat est un chômage endémique qui touche aujourd’hui en particulier la jeunesse, sans épargner aucunement les titulaires d’un diplôme supérieur. A partir de ce moment, ce sont d’importantes manifestations de jeunes chômeurs, de précaires et de travailleurs qui sont descendues dans la rue. De nombreuses villes des alentours de Sidi Bouzid ont rejoint le mouvement dans un premier temps, puis des villes du nord au sud du pays jusque la capitale, Tunis, ont donné à ce mouvement un caractère de ras-le-bol généralisé contre le chômage, la cherté de la vie, la corruption, l’injustice des politiques sociales et économiques qui se sont étendues à toutes les régions de la Tunisie. Les slogans les plus répandus y mettent en cause directement la légitimité du pouvoir et de l’administration. Le régime tunisien dans une attitude caractérisée par l’autisme a refusé d’entendre ces cris de désespoir. Sa seule réponse à ce mouvement pacifique dans un premier temps a été l’utilisation des forces de répression. Il en est résulté la mort par balles d’un jeune de 18 ans, et de nombreux blessés. Le président Ben Ali s’est adressé à la population, ce mardi 28 décembre, reconnaissant pour la première fois la gravité de la crise et des souffrances qui frappent les couches les plus larges de la population. La manière inédite qu’il a choisie pour répondre aux évènements montre clairement que l’ampleur du mouvement ébranle sérieusement le pouvoir. Pourtant, aucune mesure concrète et crédible n’y est annoncée, et —surtout— le Président y formule des mises en garde claires contre les "manipulateurs", les "mercenaires" et les "media étrangers" qui seraient à l’origine des troubles. L’élément le plus concret de son discours est une menace inquiétante et à peine voilée aux journalistes et à la presse indépendante, aux associatifs, syndicalistes et militants politiques autonomes engagées dans le soutien à la population. Les arrestations se sont ensuite multipliées. Plusieurs militants de la société civile, des défenseurs des droits humains, des journalistes, des syndicalistes, des membres de partis politiques d’opposition et de simples manifestants ont été arrêtés, molestés et gardés à vue. Certains ont été libérés, d’autres non.Les autorités tunisiennes n’ont pas hésité comme à l’accoutumée à fermer les derniers espaces de liberté de la presse en empêchant la distribution des seuls journaux indépendants. Ce mouvement contestataire est soutenu par de nombreux tunisiennes et tunisiens, par les partis politiques indépendants du pouvoir par les associations démocratiques ; les avocats ont organisé des rassemblements de soutien dans plusieurs villes.

. Nous soutenons ce mouvement populaire contestataire et autonome auquel la jeunesse participe en très grand nombre.
. Nous dénonçons cette attitude qui ne répond pas à la dégradation sans précédent des conditions de vie dans le pays bien loin des « miracles » tant vantés par les officines de la propagande du régime.
. Nous appelons à la libération de tous les emprisonnés de ce mouvement et de ceux qui l’ont précédé
. Nous appelons à une réelle prise en compte de la précarité qui touche des pans entiers de la société.
. Nous réclamons que les responsables de la répression soient traduits en justice.
. Nous demandons aux autorités exécutives françaises et européennes de prendre position et de s’exprimer publiquement et promptement sur la répression en cours en Tunisie et de recevoir une délégation du collectif. Leur silence vaudrait complicité voire approbation et chacun saurait s’en souvenir.
. Nous réclamons comme ce fut scandé dans les manifestations : « du travail pour tous », « une répartition des richesses entre tous et toutes », « l’arrêt de la corruption et du népotisme ».

Solidarité totale avec les populations en lutte pour la satisfaction de leurs revendications.

Premiers signataires : ATNF, FTCR, CSP 59, Collectif Afrique(CA), Cordillera
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Re: Tunisie

Messagede Pïérô » 04 Jan 2011, 09:56

appel à rassemblement de solidarité, Nantes :

Jeudi 6 janvier a été décrétée journée internationale de soutien au peuple tunisien en lutte pour le pain et la dignité. Le Collectif Nantais de Soutien aux Tunisien-ne-s de Redeyef invite toutes les personnes et les organisations attachées à la défense des droits humains, à se rassembler

JEUDI 6 JANVIER A 18 HEURES devant la préfecture de Nantes

Pour témoigner de leur solidarité avec le peuple tunisien et exiger de notre gouvernement qu'il condamne la dictature du président Ben Ali.

Pour que vive la solidarité entre les peuples !

HALTE A LA REPRESSION EN TUNISIE !

Le 17 décembre, un jeune diplômé au chômage, Mohamed Bouazizi, s'est immolé par le feu à Sidi Bouzid dans le centre-ouest de la Tunisie après s'être fait confisquer, faute d'autorisations, les fruits et légumes qu'il voulait vendre au marché pour faire vivre sa famille.

Son désespoir est celui du peuple Tunisien tout entier. Un mouvement de solidarité et de protestation pacifique s'est spontanément organisé à Sidi Bouzid et le pouvoir tunisien, comme à Redeyef en 2008, a déclenché une répression sauvage : arrestations de manifestants, de militants, de journalistes, d'avocats..., siège de la ville, pillages et brutalités.

Mais, cette fois, le mouvement de colère s'est étendu à d'autres villes, d'abord aux alentours de Sidi Bouzid, puis à de nombreuses villes comme Gabès, Kasserine, Sfax, Sousse, Meknassy, Kerouan, Bizerte, Gafsa et même Tunis.

Partout des affrontements très violents ont eu lieu avec les forces de l'ordre. A Menzel Bouzaïene, près de Sidi Bouzid, un jeune diplômé, Mohamed Amari, a été tué par balles car la police a tiré sur la foule faisant de nombreux blessés parmi les manifestants. Un autre jeune, Houcine Falahnaji s'est donné la mort par électrocution....

Semer la terreur et la mort dans son pays, voilà la réponse du pouvoir tunisien aux cris de désespoir et de colère de son peuple.

Face à l'ampleur de la protestation qui gagne peu à peu tout le pays, Ben Ali a pourtant fait une prise de parole télévisée le 28 décembre. Il reconnaît la gravité de la crise et les souffrances qu'endure son peuple mais c'est pour le mettre en garde contre les « manipulateurs », les « mercenaires » et les « medias étrangers » qui seraient à l'origine des troubles.

Cette fois, l'UGTT (Union Générale des Travailleurs Tunisiens) a organisé une marche pacifique à Tunis dès samedi 25 décembre. Un rassemblement de soutien a eu également lieu à Paris le 30 décembre...

Le peuple tunisien n'en peut plus de voir sa jeunesse condamnée au chômage. Un fléau qui avec l'enrichissement frauduleux des familles régnantes et la pauvreté galopante du plus grand nombre, avec la corruption et la privation de libertés domine tous les pays du Maghreb et, particulièrement la Tunisie.

Mais partout la révolte gronde. La colère l'emporte sur le désespoir.

Le Collectif de Soutien aux Tunisien-ne-s de Redeyef salue ce magnifique soulèvement populaire et exige :

- le retrait des forces de police
- la libération de tous les emprisonnés
- la création massive d'emplois décents et pérennes
- la libération de tous les emprisonnés de mouvements précédents comme F. Boukadous et Ben Abdallah à Gafsa
- la réintégration dans leur emploi de tou-te-s les militant-e-s révoqué-e-s

Nous exigeons également que les autorités françaises sortent enfin de leur silence complice et condamnent clairement la politique dictatoriale du gouvernement tunisien.

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Re: Tunisie

Messagede Pïérô » 05 Jan 2011, 00:30

Jeudi 6 janvier 2011, Journée internationale de soutien aux luttes populaires tunisiennes

appel commun rassemblement Paris :

RASSEMBLEMENT A PARIS 18 HEURES
PLACE de la FONTAINE DES INNOCENTS

(Près du métro Châtelet / les Halles, ligne 4 ou RER A)

* Nous affirmons notre solidarité sans faille avec le formidable mouvement de contestation que connait la Tunisie ainsi qu’avec les mots d’ordre de la révolte initiée à Sidi Bouzid ;

* Nous dénonçons l’attitude du pouvoir qui répond aux Tunisiennes et aux Tunisiens par les balles, les arrestations, l’intimidation et la répression.

* Nous appelons à la libération immédiate et à l’arrêt des poursuites à l’encontre de tous les emprisonnés de ce mouvement comme de ceux qui l’ont précédé, notamment celui des révoltés du bassin minier de Gafsa, ainsi que les étudiants emprisonnés en raison de leur activité syndicale.

* Nous réclamons que les responsables de la répression, des violences à l’encontre de la population qui ont causé la mort et des blessures graves parmi les manifestants soient traduits en justice.

* Nous appelons à une mobilisation nationale et internationale d’ampleur en soutien à la révolte du peuple tunisien initiée par les habitants de Sidi Bouzid.

* Nous faisons nôtres les mots d’ordre scandés dans les manifestations à travers toute la Tunisie : Pour le droit au travail et le droit de gagner sa vie dignement ; Pour une juste répartition des richesses ; contre la corruption et le népotisme.

* Nous maintiendrons une mobilisation vigilante pour soutenir toutes les victimes de la répression, pour faire échec à l’entreprise de criminalisation de la contestation, pour répondre aux agressions qui visent les syndicalistes, les avocats, les média indépendants du pouvoir, les associations et partis solidaires de la révolte tunisienne.

Solidarité totale avec les luttes du peuple tunisien.

Premiers signataires :

AC ! - ACHR - ACORT - AFASPA - AMF - ASDHOM -ATF- ATF Paris - ATMF - ATTAC - CAPJPO-EuroPalestine - CEDETIM - CISA - CNT - Comité National de Soutien au Mouvement du Bassin minier - Courant Nationaliste Progressiste - CORELSO - CPR – CRLDHT - DAL - Etoile Nord Africaine - Europe Écologie Les Verts - La pelle et la pioche - FASE (Fédération pour une alternative Sociale et Écologique) - FDLT (Forum démocratique pour la liberté et le Travail) - FTCR - Les Alternatifs - Le MOUVEMENT POUR UNE ALTERNATIVE SOCIALE ÉCOLOGIQUE ET DÉMOCRATIQUE - LUTTE OUVRIÈRE -Manifeste des Libertés - Mouvement Nahdha - Mouvement Tajdid France - MRAP - NO-VOX - NPA - PCF - PCOF - PCOT - PDP - PG – Réseau Stop la Précarité - SOLIDAIRES - Solidarité Tunisienne – SORTIR DU COLONIALISME - UTIT - Voie Démocratique Maroc - Voix Librea


Appel Genève :

HALTE A LA REPRESSION EN TUNISIE

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE
PLACE MOLARD - GENEVE
JEUDI 6 JANVIER 2011 à 18 h.


Soyons nombreux et nombreuses. Le vendredi 17 décembre 2010 a démarré un mouvement de protestation à Sidi Bouzid dont le déclenchement fut un événement grave : un jeune chômeur qui a eu recours pour faire vivre sa famille à la vente ambulante de fruits et légumes s’est vu interdire cette activité par les autorités et s’est immolé par le feu. Par cet acte de désespoir, il voulait signifier qu’il ne restait aucun espoir pour vivre dans la Tunisie des « miracles » économiques, dont le résultat est un chômage endémique qui touche aujourd’hui en particulier la jeunesse, sans épargner aucunement les titulaires d’un diplôme supérieur. A partir de ce moment, ce sont d’importantes manifestations de jeunes chômeurs, de précaires et de travailleurs qui sont descendues dans la rue. De nombreuses villes des alentours de Sidi Bouzid ont rejoint le mouvement dans un premier temps, puis des villes du nord au sud du pays jusque la capitale, Tunis, ont donné à ce mouvement un caractère de ras-le-bol généralisé contre le chômage, la cherté de la vie, la corruption, l’injustice des politiques sociales et économiques qui se sont étendues à toutes les régions de la Tunisie. Les slogans les plus répandus y mettent en cause directement la légitimité du pouvoir et de l’administration. Le régime tunisien dans une attitude caractérisée par l’autisme a refusé d’entendre ces cris de désespoir. Sa seule réponse à ce mouvement pacifique dans un premier temps a été l’utilisation des forces de répression. Il en est résulté la mort par balles d’un jeune de 18 ans, et de nombreux blessés. Le président Ben Ali s’est adressé à la population, ce mardi 28 décembre, reconnaissant pour la première fois la gravité de la crise et des souffrances qui frappent les couches les plus larges de la population. La manière inédite qu’il a choisie pour répondre aux évènements montre clairement que l’ampleur du mouvement ébranle sérieusement le pouvoir. Pourtant, aucune mesure concrète et crédible n’y est annoncée, et —surtout— le Président y formule des mises en garde claires contre les "manipulateurs", les "mercenaires" et les "media étrangers" qui seraient à l’origine des troubles. L’élément le plus concret de son discours est une menace inquiétante et à peine voilée aux journalistes et à la presse indépendante, aux associatifs, syndicalistes et militants politiques autonomes engagées dans le soutien à la population. Les arrestations se sont ensuite multipliées. Plusieurs militants de la société civile, des défenseurs des droits humains, des journalistes, des syndicalistes, des membres de partis politiques d’opposition et de simples manifestants ont été arrêtés, molestés et gardés à vue. Certains ont été libérés, d’autres non.

Les autorités tunisiennes n’ont pas hésité comme à l’accoutumée à fermer les derniers espaces de liberté de la presse en empêchant la distribution des seuls journaux indépendants.

Ce mouvement contestataire est soutenu par de nombreux tunisiennes et tunisiens, par les partis politiques indépendants du pouvoir par les associations démocratiques ; les avocats ont organisé des rassemblements de soutien dans plusieurs villes.

> Nous soutenons ce mouvement populaire contestataire et autonome auquel la jeunesse participe en très grand nombre.

Ø Nous dénonçons cette attitude qui ne répond pas à la dégradation sans précédent des conditions de vie dans le pays bien loin des « miracles » tant vantés par les officines de la propagande du régime.

Ø Nous appelons à la libération de tous les emprisonnés de ce mouvement et de ceux qui l’ont précédé

Ø Nous appelons à une réelle prise en compte de la précarité qui touche des pans entiers de la société.

Ø Nous réclamons que les responsables de la répression soient traduits en justice.

Ø Nous demandons aux autorités suisses et européennes de prendre position et de s’exprimer publiquement et promptement sur la répression en cours en Tunisie et de recevoir une délégation du collectif. Leur silence vaudrait complicité voire approbation et chacun saurait s’en souvenir.

Ø Nous réclamons comme ce fut scandé dans les manifestations : « du travail pour tous », « une répartition des richesses entre tous et toutes », « l’arrêt de la corruption et du népotisme ».

Comité de soutien aux manifestants en Tunisie



appel Toulouse :

JOURNÉE INTERNATIONALE DE SOUTIEN AUX LUTTES POPULAIRES TUNISIENNES

Rassemblement 18h devant le Consulat de Tunisie 19 allées Jean Jaurès, TOULOUSE

* Nous affirmons notre solidarité sans faille avec le formidable mouvement de contestation que connaît la Tunisie ainsi qu’avec les mots d’ordre de la révolte initiée à Sidi Bouzid.

* Nous dénonçons l’attitude du pouvoir qui répond aux Tunisiennes et aux Tunisiens par les balles, les arrestations, l’intimidation et la répression.

* Nous appelons à la libération immédiate et à l’arrêt des poursuites à l’encontre de tous les emprisonnés de ce mouvement comme de ceux qui l’ont précédé, notamment celui des révoltés du bassin minier de Gafsa, ainsi que les étudiants emprisonnés en raison de leur activité syndicale.

* Nous réclamons que les responsables de la répression, des violences à l’encontre de la population qui ont causé la mort et des blessures graves parmi les manifestants soient traduits en justice.

* Nous appelons à une mobilisation nationale et internationale d’ampleur en soutien à la révolte du peuple tunisien initiée par les habitants de Sidi Bouzid.

* Nous faisons nôtres les mots d’ordre scandés dans les manifestations à travers toute la Tunisie : Pour le droit au travail et le droit de gagner sa vie dignement ; Pour une juste répartition des richesses ; Contre la corruption et le népotisme.

* Nous maintiendrons une mobilisation vigilante pour soutenir toutes les victimes de la répression, pour faire échec à l’entreprise de criminalisation de la contestation, pour répondre aux agressions qui visent les syndicalistes, les avocats, les médias indépendants du pouvoir, les associations et partis solidaires de la révolte tunisienne.

SOLIDARITÉ TOTALE AVEC LES LUTTES DU PEUPLE TUNISIEN

Premiers signataires : AC ! - ACHR - ACORT - AFASPA - AMF - ASDHOM - ATF - ATF Paris - ATMF - ATTAC - CAPJPO-EuroPalestine - CEDETIM - CISA - CNT - Comité National de Soutien au Mouvement du Bassin minier - Courant Nationaliste Progressiste - CORELSO - CPR - CRLDHT - DAL - Etoile Nord Africaine - Europe Écologie Les Verts - La pelle et la pioche - FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique) - FDLT (Forum démocratique pour la liberté et le Travail) - FTCR - Les Alternatifs - Le Mouvement pour une alternative sociale écologique et démocratique - Lutte Ouvrière -Manifeste des Libertés - Mouvement Nahdha - Mouvement Tajdid France - MRAP - NO-VOX - NPA - PCF - PCOF - PCOT - PDP - PG - Réseau Stop la Précarité - Solidaires - Solidarité Tunisienne – Sortir du colonialisme - UTIT - Voie Démocratique Maroc - Voix Libre



récapitulatif :

· Lille : Rassemblement le 6 janvier à 18h, Place du Général De Gaulle

. Nantes : à 18h devant la préfecture de Nantes

. Paris : à 18h, Place de la Fontaine des Innocents (près du métro Châtelet / les Halles, ligne 4 ou RER A)

. Toulouse : Rassemblement 18h devant le Consulat de Tunisie 19 allées Jean Jaurès

. Genève : à 18H, Place Molard
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Re: Tunisie

Messagede Pïérô » 06 Jan 2011, 00:34

http://www.citoyensdesdeuxrives.eu/bett ... Itemid=149

Décès du jeune Mohamed Bouazizi

Nous venons d'apprendre le décès du jeune Mohamed Bouazizi à l’hôpital des grand brûles de Ben Arous en Tunisie. Le jeune chômeur Mohamed Bouazizi, 26 ans, s'est immolé le vendredi 17 décembre 2010 devant le gouvernorat de Sidi Bouzid pour protester contre sa situation sociale et la confiscation de sa marchandise par des agents municipaux. Cet incident a déclenché une vague de protestations sociales qui s'est élargie à de nombreuses régions en Tunisie.

Paris, le 05 Janvier 2011


Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

Membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme

21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34

crldht@gmail.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. / http://www.crldht.org
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Re: Tunisie

Messagede Kzimir » 06 Jan 2011, 23:48

On était une très petite centaine (ou une grosse cinquantaine) à Toulouse devant le consulat de Tunisie.
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Re: Tunisie

Messagede Pïérô » 08 Jan 2011, 00:39

Appel collectif rassemblement Nantes 8 janvier :

Solidarité avec le peuple Tunisien

Samedi 8 janvier à 15 heures, place Royale, Nantes

La journée internationale de solidarité avec les luttes en Tunisie, le 6 janvier 2011 a vu se rassembler des personnes et des organisations à Paris, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Strasbourg, Toulouse..., au Maghreb (Alger, Rabat, Nouakchott), au Liban, en Belgique, en Suisse, en Allemagne, en Italie, en Grande Bretagne, au Canada...

A Nantes, soyons nombreuses et nombreux pour exiger :

▪ la libération de tous les emprisonnés de ce mouvement et de ceux qui l’ont précédé,

▪ que les responsables de la répression soient traduits en justice.

▪ une réelle prise en compte de la pauvreté qui touche des pans entiers de la société.

▪ du travail pour tou-te-s, une juste répartition des richesses,

▪ l’arrêt de la corruption et du népotisme . Aux autorités françaises et européennes nous demandons de prendre position et de s’exprimer publiquement et promptement contre la répression en cours en Tunisie. Leur silence vaudrait complicité voire approbation !!!
Le vendredi 17 décembre 2010 a démarré à Sidi Bouzid un mouvement de protestation dont le déclenchement fut un évènement grave : un jeune diplômé chômeur s’est immolé par le feu après que la police lui ait confisqué les fruits et légumes qu’il allait vendre au marché pour faire vivre sa famille. Par cet acte il voulait signifier qu’il ne restait aucun espoir pour vivre dans la Tunisie des « miracles économiques ». Car, en fait, les jeunes Tunisien-ne-s connaissent un chômage endémique qu’ils ou elles aient ou non obtenu un diplôme..

Un mouvement de solidarité et de protestation s’est spontanément organisé à Sidi Bouzid.

Comme à Redeyef en 2008, comme à Sfax ou Ben Gardane en 2010, la réponse du pouvoir tunisien a été la répression. Une répression sanglante qui a déjà coûté au peuple tunisien au moins trois jeunes vies et de nombreux blessé-e-s. Mais, cette fois, le mouvement de révolte s’est étendu à d’autres villes de Menzel Bouzaïne , Gabès, Sfax, Sousse, Meknassy, Kerouan, Bizerte, Gafsa, Redeyef, Tala... et Tunis même.

Ces manifestations ont donné au mouvement un caractère de ras-le-bol généralisé contre le chômage, la vie chère, la corruption, l’injustice des politiques sociales et économiques.

Les slogans les plus répandus y mettent en cause directement la légitimité du pouvoir et de l’administration.

Le président Ben Ali s’est adressé à la population mardi 28 décembre. Il a annoncé un remaniement ministériel et fait quelques promesses financières, mais aucune mesure concrète et crédible. L’essentiel de son discours visait à mettre en garde le peuple contre les "manipulateurs", les "mercenaires" et les "media étrangers" qui seraient à l’origine des troubles. La seule annonce concrète est une menace inquiétante aux journalistes et à la presse indépendante, aux avocats, aux associatifs, syndicalistes et aux citoyens engagé-e-s dans le soutien à la population.

Les arrestations se sont ensuite multipliées. Des défenseurs des droits humains, des journalistes, des syndicalistes, des militant-e-s de partis politiques d’opposition, de simples manifestant-e-s ont été arrêté-e-s, frappé-e-s, gardé-e-s à vue, torturé-e-s... Certains sont encore retenus au secret. Les autorités tunisiennes n’ont pas hésité, comme à l’accoutumée, à fermer les derniers espaces de liberté de la presse en empêchant la distribution des seuls journaux indépendants.

Partout le mouvement s’organise. A Redeyef, ville tête de pont de la résistance populaire, les ex-prisonniers occupent le siège du syndicat UGTT : occupation illimitée jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

L’ampleur du mouvement, l’intervention inédite du président Ben Ali, l’écho international donné à ce soulèvement spontané du peuple tunisien, tout indique que le pouvoir est ébranlé.

Avec le peuple tunisien nous crions :

« Travail, liberté, dignité ! »

« Le travail est un droit, bande de voleurs ! »

« A bas le parti de Ben Ali, à bas les bourreaux du peuple ! »


« Collectif Nantais de Soutien aux Tunisien-ne-s de Redeyef », Gasprom, LDH, « Collectif enfants étrangers citoyen-ne-s solidaires-RESF44 », UCIJ, AC !, CFDT, CGT, Union Syndicale Solidaires, Les Alternatifs, Alternative Libertaire, les Alternatifs, MRAP, NPA, PCF....liste en cours



Appel collectif rassemblement Marseille 12 janvier :

Mercredi 12 janvier, 18 heures aux Mobiles en haut de la Canebière, Marseille

Rassemblement de soutien aux luttes populaires tunisiennes

Nous affirmons notre solidarité sans faille avec le formidable mouvement de contestation que connait la Tunisie ainsi qu’avec les mots d’ordre de la révolte initiée à Sidi Bouzid.

Nous dénonçons l’attitude du pouvoir qui répond aux Tunisiennes et aux Tunisiens par les balles, les arrestations, l’intimidation et la répression.

Nous appelons à la libération immédiate et à l’arrêt des poursuites à l’encontre de tous les emprisonnés de ce mouvement comme de ceux qui l’ont précédé, notamment celui des révoltés du bassin minier de Gafsa, ainsi que les étudiants emprisonnés en raison de leur activité syndicale.

Nous réclamons que les responsables de la répression, des violences à l’encontre de la population qui ont causé la mort et des blessures graves parmi les manifestants soient traduits en justice.

Nous appelons à une mobilisation nationale et internationale d’ampleur en soutien à la révolte du peuple tunisien initiée par les habitants de Sidi Bouzid.

Nous faisons nôtres les mots d’ordre scandés dans les manifestations à travers toute la Tunisie :

Pour le droit au travail et le droit de gagner sa vie dignement ;
Pour une juste répartition des richesses ;
Contre la corruption et le népotisme.


Nous maintiendrons une mobilisation vigilante pour soutenir toutes les victimes de la répression, pour faire échec à l’entreprise de criminalisation de la contestation, pour répondre aux agressions qui visent les syndicalistes, les avocats, les média indépendants du pouvoir, les associations et partis solidaires de la révolte tunisienne.

Solidarité totale avec les luttes du peuple tunisien.


Premiers signataires : Alternative Libertaire-Marseille – L.D.H.13 – N.P.A.13 – Parti des Indigènes de la République-Marseille – Rassemblement pour une Algérie Progressiste-Marseille – Radio Kalima - ....
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Re: Tunisie

Messagede Pïérô » 09 Jan 2011, 10:54

comunication du crldht, http://www.citoyensdesdeuxrives.eu/bett ... Itemid=149 :


Tunisie : une nouvelle immolation à Sidi Bouzid ; l’armée dans les rues de Kasserine

Un homme s’est immolé, ce matin, en plein centre ville de Sidi Bouzid. Une ambulance l’a transféré à l’hôpital dans un état grave.

Les affrontements continuent à Kasserine

Les affrontements continuent en ce moment à Kasserine. Les force de l’ordre ont repoussé une tentative d’occupation du tribunal de première instance à Kasserine. L’armée encercle d’autres lieux publics et des établissements bancaires.

Affrontements violents à Sbitla

Des sources locales confirment des affrontements violents entre la population et la police à Sbitla (région de Kasserine).

L’armée dans les rues de Kasserine

Des sources locales affirment que des affrontements violents ont eu lieu dans la nuit du 07 au 08 janvier à Kasserine. Deux locaux du RCD (Parti au pouvoir) ont été brûlés, ainsi qu’un local municipal. Tôt ce matin, l’armée a investi les rues de la ville avec véhicules blindés, fils barbelés etc. Nos sources confirment que les forces de l’armée sont positionnées sur les principaux axes de la ville, en particulier autour des agences bancaires.

Rassemblement de protestation à Tunis

L’Union régional de l’UGTT de Tunis appelle aujourd’hui à un rassemblement de protestation à 13h à Place Mohammed Ali devant le siège central de l’UGTT.

Affrontements à Sidi Bourouis

Des affrontements ont eu lieu hier 07 janvier à Sidi Bourouis (Région de Siliana). Le local de l’Union locale des agriculteurs a été incendié. Un portrait du Président ben Ali a été détruit en public (vidéo facebook ci-joint)
http://www.facebook.com/video/video...


Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

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Re: Tunisie

Messagede barcelone 36 » 10 Jan 2011, 00:17

http://www.cnt-f.org/international/
Tunisie : retour sur les luttes et la repression

Après les mobilisations à Gafsa en 2008 et Bengardane en 2010, la Tunisie connaît, depuis plusieurs semaines , un fort mouvement de contestation,premier mouvement de cette ampleur depuis 23 ans et le début du régime deBen Ali.

La réaction immédiate des habitants de Sidi Bouzid suite à la mort d’un jeune diplômé qui s’est immolé en décembre 2010, acte de désespoir face au harcellement policier et à la précarité, a été relayée dans plusieurs villes.

Sur l’ensemble du territoire, le peuple tunisien est rapidement descendu dans la rue, en soutien ; pour défendre leurs condition de travail, la liberté d’expression, et contre la précarité, la répression et la terreur installée par ce régime policier.

Depuis la rentrée scolaire et universitaire début janvier 2011, ce sont les collégiens, les lycéens, certains enseignants et les étudiants qui ont rejoint la mobilisation des travailleurs, chômeurs et de la jeunesse.

Malgré le silence et la désinformation des médias internationaux, la mobilisation spontannée de la population, soutenue et rejointe par les syndicalistes ne fait que se renforcer et s’étendre. Les Tunisiens sont déterminés à faire entendre leurs revendications concernant leurs conditions de vie et de travail par tous les moyens.

Si la répression des manifestants et des syndicalistes, ainsi que la censure et la désinformation, sont depuis longtemps les méthodes du pouvoir tunisien, Ben Ali et ses sbires ont franchi une nouvelle étape dans la violence de la repression pour étouffer ce mouvement. Les policiers ont dès le début été très présents et l’armée a été très rapidement envoyée dans la rue. Dès le début de la mobilisation des gazes lacrymogènes très forts ( qui en temps normal sont utilisés contre des animaux ou en situation de guerre) ont été massivement utilisés. Les agressions physiques sur des manifestants et des journalistes, les enlèvements et disparitions se sont multipliés.

Depuis plusieurs semaines la police tire à balles réelles sur les manifestants, faisant un premier blessé grave le 23 décembre 2010, puis de nombreux autres par la suite.

Certaines villes subissent un état de siège comme à Feriana, Tela, et la population est entrée dans une résistance continue depuis plusieurs jours.

Mais depuis la nuit du 7 janvier 2011, c’est un épisode sanglant que vivent les habitants de la région de Kasserine (Tela, Kasserine, Feriana...) et de la ville de Meknessi (région de Sidi Bouzid). Ainsi dans la nuit du 7 janvier 5 personnes ont été tuées par balles et 5 autres ont été grièvement blessées à Kasserine. Dans la nuit du 8 au 9 janvier, les affrontements dans ces villes ont fait au moins 10 morts suite aux tirs à balles réelles des forces de l’ordre, 9 de source officielle, une vingtaine minimum de sources syndicales et selon la population. Un jeune de 17 ans s’est suicidé en s’immolant à Kasserine.

La Confédération Nationale du Travail – France condamne la violence que subit depuis des semaines le peuple tunisien. Nous dénonçons la politique du gouvernement, qui répond au mouvement des travailleurs par la terreur. Nous exigeons l’arrêt immédiat des violences et des tueries orchestrées par des forces de l’ordre, la libération immédiate des personnes emprisonnées ainsi que l’arrêt des poursuites entamées à leur encontre, en raison de leur participation à ce mouvement.

Par ailleurs, il est temps que l’Etat français condamne clairement la dictature de Ben Ali et qu’il arrête de présenter la Tunisie comme un espace "où les liberté progressent", comme un pays dont la stabilité politique et économique serait un moteur pour le Maghreb. Les intérêts économiques néocolonialistes de la France ou les arrangements entre les amis Sarkozy et Ben Ali sur la "gestion des flux migratoires" doivent cesser, et l’Etat français définitvement arrêter son soutien à cette dictature.

La CNT soutient les travailleurs tunisiens dans leur lutte et condamne la répression violente qu’utilise l’Etat tunisien pour faire taire le peuple, et ceci avec le soutien de l’Etat français.

Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre tous !

Vive la solidarité internationale !

dimanche 9 janvier 2011
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Re: Tunisie

Messagede Pïérô » 11 Jan 2011, 00:08

Maroc - 10 janvier 2011 : Sit-in de solidarité avec le mouvement de revendications et de contestation que connait la Tunisie

APPEL DE SOLIDARITE

La révolte en Tunisie s’élargit sur le plan social, géographique et politique témoignant d’un fait irréfutable, c’est qu’on ne peut pas tenir un peuple sous l’oppression et la marginalisation indéfiniment. Depuis le 17 décembre 2010, de jeunes chômeurs, des ouvriers, des syndicats des avocats, des étudiants..., manifestent contre la cherté de la vie, la corruption, l’injustice des politiques sociales et économiques et remettent en cause directement la légitimité du pouvoir qui n’ a pas lésiné sur l’emploi de la force et de la répression pour faire taire un peuple qui aspire à ses droits. Nous, organisations signataires : Affirmons notre entière solidarité avec le mouvement de revendications et de contestation que connait la Tunisie. Dénonçons l’usage de la violence et les recours à la répression et à l’intimidation par le pouvoir tunisien contre des populations qui manifestent de manière pacifique contre l’injustice sociale et pour l’emploi. Appelons à la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées, ainsi que toutes et tous ceux qui ont été arrêtées et condamnées lors des évènements du bassin minier de Gafsa. Réclamons que les responsables de la répression, des violences à l’encontre de la population qui ont causé la mort et des blessures graves parmi les manifestants soient traduits en justice. Dénonçons les agressions qui visent les syndicalistes, les avocats, les média indépendants, les associations et partis solidaires de la révolte tunisienne. Nous appelons tous les démocrates et les épris de justice à manifester leur solidarité avec le peuple tunisien dans ses luttes pour la justice sociale et la démocratie en participant au sit-in de solidarité le lundi 10 Janvier à 17h devant l’Ambassade de Tunisie.

SIGNATAIRES :
Action Jeunesse(AJ)
Association Beniznassen pour la Culture, le Développement et la Solidarité
Association Chouala pour l’Education et la Culture
Association Eau et Energie pour Tous(ASEET)
Association femmes pour l’égalité et la démocratie
Association Marocaine des Droits Humains(AMDH)
Association pour le Contrat Mondial de l’Eau/ Maroc (ACME/Maroc)
Association Troisième Millénaire pour le Développement et l’Action Associatif
Attac/Cadtm Maroc
Espace des Jeunes Animateurs Marrakech
Fédération de la Ligue Démocratique des Droits de la Femme(FLDDF)
Fédération Démocratique Du Travail(FDT)
Forum Beni Zouli pour le Développement et la Communication
Forum des Alternatives Maroc(FMAS)
Forum pour le Droit à l’eau dans la région Arabe
Groupe Antiraciste de défense et d’accompagnement des étrangers et migrants(GADEM)
Instance National de Protection des Biens Publics
Instance National de Protection des Biens Publics au Maroc(INPBPM)
Association La vallée verte
Mouvement Alternatives Citoyenne(ALCI)
Observatoire Marocain des Libertés Publiques(OMLP)
Observatoire Marocain des Prisons
Organisation Démocratique Du Travail(ODT)
Organisation pour les libertés d’information et d’expression(OLE)
Réseau Amazigh pour la Citoyenneté(Azetta)
Réseau des Associations de Développement des Oasis du Sud Est DU Maroc
Réseau des Associations de Quartier du Grand Casablanca(RESAQ)
Réseau Marocain Euromed des ONG
Union des Initiatives de Développement
Union Général des Travailleurs du Maroc(UGTM)

Source : e-Joussour



Appel collectif :

Solidarité avec les luttes du peuple tunisien

* Nous affir­mons notre soli­da­rité sans faille avec le for­mi­da­ble mou­ve­ment de contes­ta­tion que connait la Tunisie ainsi qu’avec les mots d’ordre de la révolte ini­tiée à Sidi Bouzid ;

* Nous dénon­çons l’atti­tude du pou­voir qui répond aux Tunisiennes et aux Tunisiens par les balles, les arres­ta­tions, l’inti­mi­da­tion et la répres­sion.

* Nous appe­lons à la libé­ra­tion immé­diate et à l’arrêt des pour­sui­tes à l’encontre de tous les empri­son­nés de ce mou­ve­ment comme de ceux qui l’ont pré­cédé, notam­ment celui des révol­tés du bassin minier de Gafsa, ainsi que les étudiants empri­son­nés en raison de leur acti­vité syn­di­cale.

* Nous récla­mons que les res­pon­sa­bles de la répres­sion, des vio­len­ces à l’encontre de la popu­la­tion qui ont causé la mort et des bles­su­res graves parmi les mani­fes­tants soient tra­duits en jus­tice.

* Nous appe­lons à une mobi­li­sa­tion natio­nale et inter­na­tio­nale d’ampleur en sou­tien à la révolte du peuple tuni­sien ini­tiée par les habi­tants de Sidi Bouzid.

* Nous fai­sons nôtres les mots d’ordre scan­dés dans les mani­fes­ta­tions à tra­vers toute la Tunisie : Pour le droit au tra­vail et le droit de gagner sa vie digne­ment ; Pour une juste répar­ti­tion des riches­ses ; contre la cor­rup­tion et le népo­tisme.

* Nous main­tien­drons une mobi­li­sa­tion vigi­lante pour sou­te­nir toutes les vic­ti­mes de la répres­sion, pour faire échec à l’entre­prise de cri­mi­na­li­sa­tion de la contes­ta­tion, pour répon­dre aux agres­sions qui visent les syn­di­ca­lis­tes, les avo­cats, les média indé­pen­dants du pou­voir, les asso­cia­tions et partis soli­dai­res de la révolte tuni­sienne.

Solidarité totale avec les luttes du peuple tuni­sien.

Premiers signa­tai­res : AC ! - ACHR - ACORT - AFASPA - AMF - ASDHOM - ATF - ATMF - ATTAC - CAPJPO - EuroPalestine - CEDETIM - CISA - CNT - Comité National de Soutien au Mouvement du Bassin minier - Courant Nationaliste Progressiste - CORELSO- CPR – CRLDHT - DAL - Etoile Nord-Africaine - Europe Écologie Les Verts - La pelle et la pioche - FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique) - FDLT (Forum démo­cra­ti­que pour la liberté et le Travail) - FTCR - Les Alternatifs - Le Mouvement pour une Alternative Sociale Écologique et Démocratique - Lutte Ouvrière - Manifeste des Libertés - Mouvement Nahdha - Mouvement Tajdid France - MRAP - NO-VOX - NPA - PCF - PCOF - PCOT - PDP - PG– Réseau Stop la Précarité - Solidaires - Solidarité Tunisienne – Sortir du Colonialisme - UTIT - Voie Démocratique Maroc - Voix Libre…
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Re: Tunisie

Messagede Pïérô » 11 Jan 2011, 12:27

Communiqué d'Alternative libertaire :

Soutien à la révolte des peuples d'Algérie et de Tunisie

Depuis l'immolation par le feu de Mohamed Bouazizi le 17 décembre à Sidi Bouzid, des manifestations fleurissent dans toute la Tunisie pour protester contre le chômage qui maintient dans la misère une grande partie de la jeunesse. En Algérie également, les classes populaires se révoltent contre une classe politique complètement indifférente aux injustices et aux inégalités.

Si les préoccupations économiques sont au fondement de la révolte, les peuples tunisiens et algériens en ont également assez des pouvoirs autoritaires qui les maintiennent dans la pauvreté et les empêchent de s'exprimer librement, comme le montre la répression sans borne qu'ont connue les manifestant-e-s dans les deux pays, et qui a occasionné de nombreux décès.

Le refus de redistribuer les richesses pour garantir un minimum à la population, par exemple grâce à la manne pétrolière en Algérie, est perçu comme une injustice inacceptable à l'heure où le prix des denrées de base s'envole. Les manifestant-e-s veulent aussi faire entendre que l'absence de libertés, la répression, le népotisme et la corruption ont fait leur temps. Le mouvement des avocats tunisiens est emblématique du refus d'un pouvoir corrompu et refusant toute liberté d'expression.

La France de son côté s'est contentée, après un long silence, d'appeler lundi 10 janvier « à l'apaisement » : Nicolas Sarkozy n'a pas envie de critiquer son ami Ben Ali. Le pouvoir français montre une fois de plus l'indulgence qu'elle peut avoir pour les régimes dictatoriaux. Alternative libertaire condamne cette attitude et plus généralement la politique de la France en Afrique.

Alternative libertaire affirme son entière solidarité avec les luttes des peuples tunisiens et algériens. Non à la répression ! En lutte jusqu'à la chute des dictatures !

Alternative libertaire, le 11 janvier 2011
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Re: Tunisie

Messagede barcelone 36 » 11 Jan 2011, 22:26

http://beton-arme.blogspot.com/2011/01/ ... siens.html
Solidarité avec les peuples tunisiens et algériens !


Depuis plusieurs semaines, le peuple tunisien lutte, de façon violente, contre son l'État, suite à la mort du jeune homme qui s'était immolé par le feu, en protestation à la police qui lui avait confisqué son étal de fruits et légumes. Il s'appelait Mohamed Bouazizi. Les affrontements on fait plusieurs dizaines de morts. Ce peuple lutte contre cet état qui les prive de perspective, contre ce capitalisme qui les maintient si pauvre dans un pays relativement riche.
Depuis quelques jours, les algériens ont rejoints une lutte similaire, là aussi les affrontements sont très violents.

Et que fait l'état français ? Il propose son "savoir-faire" aux gouvernements de ces deux pays en matière de gestion de manifestation ! Une fois de plus (pour celles et ceux qui en doutaient encore) les états se soutiennent entre eux, contre le vent de révolte qui souffle sur le monde.
Nous soutenons les luttes des peuples tunisiens et algériens ! Nous soutenons les tunisienNEs et les algérienNEs en lutte contre leurs oppresseurs ! Les exploitéEs n'ont pas de patrie, notre solidarité est anti-nationale !

C'est pour cela que nous vous encourageons à venir au meeting de solidarité Jeudi 13 janvier à 18h30 meeting à la Bourse du travail (salle Eugène Varlin) 3 rue du Château d'Eau.
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Re: Tunisie

Messagede Pïérô » 13 Jan 2011, 11:56

appel à rassemblements le 15 janvier :

APPEL POUR FAIRE DU SAMEDI 15 JANVIER 2011 UNE JOURNÉE INTERNATIONALE DE SOLIDARITÉ DE SOUTIEN AUX LUTTES DES PEUPLES ALGÉRIE

La FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives) et le CRLDHT (Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie ) appellent toutes les forces démocratiques Françaises, Européennes, Arabes, Maghrébine et dans le monde à faire de ce samedi 15 janvier 2011 une journée internationale de soutien et de solidarité avec les luttes des peuples Algérien et Tunisien.

Les Algériens et les Tunisiens se soulèvent contre la misère et la corruption pour avoir un emploi et une vie digne et meilleure. Les gouvernements répondent par le mépris la répression et les éternelles promesses rarement suivies d’effets. La répression est féroce et sanglante. En Tunisie la police tire : plus de trente cinq morts, et des dizaines d’arrestations et toujours la même rengaine : le gouvernement parle de terroristes et de complots de l’étranger.

Les jeunes Algériens et Tunisiens refusent la misère et la corruption ils veulent pouvoir vivre chez eux dignement et librement comme les autres peuples. Vous savez bien que les régimes autoritaires et répressifs plient face à la solidarité internationale, alors manifestons et rassemblons nous toutes et tous partout. Faisons entendre nos voix et brisons le silence complice des gouvernements étrangers

samedi 15 janvier 2011 à 14h Place de la République à Paris


http://www.crldht.org/


appel rassemblement le 15 à Angers :

Pour soutenir les peuples tunisiens et algériens en quête de justice sociale et de liberté.

Pour condamner les répressions brutales envers les manifestants.

Pour exprimer notre solidarité avec les peuples tunisiens et algériens


L’association SOMOUD vous invite à un rassemblement pour soutenir les causes des peuples algériens et tunisiens.

L’association SOMOUD a pour objet d’apporter un soutien aux peuples et citoyens en lutte pour la défense de leurs droits. Cette association agit par des actions de sensibilisation et de mobilisation de l’opinion publique.

samedi 15 janvier 2011 à 15h - Devant le centre commercial Fleur d’eau rue Plantagenêt 49100 Angers

http://nantes.indymedia.org/article/22704


à Lyon :

À Lyon, manifestation de soutien aux luttes des peuples Tunisien et Algérien

Un mou­ve­ment social d’une grande ampleur secoue la Tunisie, depuis bien­tôt un mois, et l’Algérie depuis plus d’une semaine. Même si la situa­tion dans les deux pays dif­fère à plus d’un égard (struc­tu­res du pou­voir, poli­ti­que économique, étendue et durée du mou­ve­ment en cours, ampleur de la répres­sion et nombre incom­pa­ra­ble de ses vic­ti­mes, etc.), les causes du méconten­te­ment à l’ori­gine de ce mou­ve­ment sont simi­lai­res : échec des poli­ti­ques des pou­voirs en place depuis des décen­nies, chô­mage massif des jeunes, aug­men­ta­tion des prix, dégra­da­tion des condi­tions de vie, absence de liberté, refus de pren­dre en compte les aspi­ra­tions démo­cra­ti­ques de la société, cor­rup­tion, main basse sur les riches­ses natio­na­les acca­pa­rées par les clans et les famil­les pro­ches du pou­voir.

Ces maux qui ron­gent les deux pays sont la cible du mou­ve­ment social actuel. Au lieu de reconnaî­tre leur échec et d’enten­dre les reven­di­ca­tions légi­ti­mes de leurs popu­la­tions, les pou­voirs s’enfer­ment dans le dénie de la réa­lité et per­sis­tent dans la voie qui a conduit au sou­lè­ve­ment : cri­mi­na­li­sa­tion du mou­ve­ment social pour jus­ti­fier la répres­sion, pro­mes­ses déma­go­gi­ques que per­sonne ne prend au sérieux. Le régime tuni­sien va jusqu’à accu­ser les médias étrangers et d¹impu­ter à des « mou­ve­ments extré­mis­tes » des actes « ter­ro­ris­tes » pour jus­ti­fier la répres­sion les tirs à balles réel­les qui ont fait des dizai­nes de vic­ti­mes.

Malgré l’ampleur du mou­ve­ment social et la soli­da­rité natio­nale et inter­na­tio­nale, et malgré les appels de l’ONU, de la com­mu­nauté Européenne et de cer­tains pays « amis » habi­tuel­le­ment silen­cieux sur ce qui se passe au Maghreb, les régi­mes en place per­sis­tent dans leur aveu­gle­ment.

Dans le cadre de la jour­née de soli­da­rité inter­na­tio­nale, les orga­ni­sa­tions signa­tai­res de cet appel vous invi­tent à venir nom­breu­ses et nom­breux à la mani­fes­ta­tion qu’elles orga­ni­sent à Lyon ce samedi 15 jan­vier 2011 à partir de 10h30 de la Place Jules Ferry (en face de la gare des Brotteaux) à la Préfecture (150, Rue Molière), en pas­sant par les consu­lats d¹Algérie (126 rue Vauban) et de Tunisie (14 avenue Foch).


. Pour expri­mer notre soli­da­rité avec les luttes des peu­ples tuni­sien et algé­rien pour l’emploi, la liberté, la dignité et la démo­cra­tie

. Pour exiger des pou­voirs tuni­siens et algé­riens la prise en compte des reven­di­ca­tions légi­ti­mes de leurs popu­la­tions, une meilleure « répar­ti­tion des riches­ses », « la fin de la cor­rup­tion et du népo­tisme », la libé­ra­tion de toutes les per­son­nes arrê­tées dans le cadre de ce mou­ve­ment et la pour­suite des res­pon­sa­bles de la répres­sion

. Pour deman­der aux auto­ri­tés fran­çai­ses et euro­péen­nes d’exiger des gou­ver­ne­ments tuni­siens et algé­riens d’hono­rer leurs enga­ge­ments inter­na­tio­naux concer­nant le res­pect des droits humains et de tenir comp­tes des aspi­ra­tions légi­ti­mes de leurs socié­tés

AGIR ensem­ble pour les Droits de l’Homme, Ligue des Droits de l’Homme, Fédération des Tunisiens pour la Citoyenneté des deux Rives (FTCR), la Gauche Unitaire, Europe Ecologie-les Verts, les fédé­ra­tions du Rhône du PS et du PC, ATTAC-Rhône, le Parti de Gauche, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature à Lyon, le MAN, le mou­ve­ment des Jeunes Socialistes, le Mouvement des Jeunes Communistes, UJFP, Témoins, Union syn­di­cale Solidaires Rhône, Parti des Indigènes de la République, unef, CGT Educ’Action du Rhône…
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Manif soutien au peuple Tunisien

Messagede Femto » 13 Jan 2011, 23:38

Samedi 15 janvier 2011

10h30 place Jules Ferry Lyon 69006
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Rassemblement devant consulat Tunisien

Messagede Femto » 13 Jan 2011, 23:48

Le 13 janvier vers 12h 30 a eu lieu un rassemblement de soutien au peuple Tunisien. Environ 150 personnes, présence policière faible, relayé par leurs médias, FR 3 Lyon, le canard local, plus 2 autres (caméras)..... Puis au bout de 1h environ départ en manif sauvage dans les rues....(ras)
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