Tunisie

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Messagede Lila » 16 Juil 2017, 20:28

Tunisie: un programme pour lutter contre les violences faites aux femmes

Les autorités tunisiennes ont décidé d’agir contre les violences faites aux femmes. Dans le pays, ce sont pas moins de sept Tunisiennes sur dix qui se sentent livrées à elles-mêmes en cas de violence.

à lire : http://geopolis.francetvinfo.fr/tunisie ... or=CS1-747
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Re: Tunisie

Messagede Lila » 23 Juil 2017, 18:55

«En Tunisie, une chasse aux sorcières s'est déclarée contre les homosexuels»

Monde Traqués, soumis de force à un «test anal», emprisonnés... Les membres de la communauté LGBT vivent un calvaire en Tunisie. Témoignages.

à lire : http://www.24heures.ch/monde/En-Tunisie ... y/15630865
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Messagede Lila » 30 Juil 2017, 19:36

Tunisie: L'article 227 bis du code pénal enfin amendé

Adopté avec 113 voix pour, 5 abstentions et 1 contre, le nouvel article 227 bis ne prévoit plus d'impunité pour le violeur. En effet, dans son ancienne version, l'article prévoyait une possibilité pour le violeur d'échapper à une peine de prison s'il épousait sa victime.

Selon le nouvel article 227 bis, est puni de 6 ans d'emprisonnement quiconque a des rapports sexuels avec une mineure de moins de 16 ans avec son consentement.

Est également puni de 5 ans d'emprisonnement quiconque a des rapports sexuels avec une fille de plus de 16 ans et de moins de 18 ans avec son consentement.

Les peines sont doublées si la personne est de l'entourage proche ou qu'elle exerce sur elle une influence.

la suite : http://www.huffpostmaghreb.com/2017/07/ ... 77742.html
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Messagede bipbip » 16 Sep 2017, 14:21

Répression d’une manifestation contre l’amnistie des corrompus

Un rassemblement a été réprimé ce mercredi, devant le siège de l’Assemblée des Représentants du Peuple (Parlement), suite à un appel lancé par le Collectif Manich Msameh, pour réclamer le retrait immédiat du projet de loi sur la "réconciliation administrative". Il s’agissait du deuxième mouvement de protestation en moins de 24 heures. Les forces de l’ordre sont intervenue contre les manifestants qui voulaient accéder à l’Assemblée. Des incidents s’en sont suivis, avec jets de bouteilles et de pierres, ont duré un bon moment.

L’Assemblée entamait l’examen du projet de loi, qui prévoit d’amnistier les faits de corruption sous le régime Ben Ali, alors que le Conseil supérieur de la magistrature n’a pas encore donné son avis consultatif, jugé jusque-là nécessaire. Tout cela indique la volonté du pouvoir de faire passer cette loi en force et de fait, la loi a été votée a une majorité écrasante des parlementaires.

https://secoursrouge.org/Tunisie-Repres ... -corrompus
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Messagede bipbip » 23 Nov 2017, 20:23

Tunisie : une ville en grève générale “contre la pauvreté”

Une grève générale pour protester contre la pauvreté a été observée mercredi à Sejnane, dans le nord de la Tunisie, où une femme a tenté de s’immoler par le feu après la suppression d’une aide sociale.

Ecoles, commerces et administrations étaient fermés dans la journée, à l’exception des pharmacies, des urgences de l’hôpital et des boulangeries, ont indiqué à l’AFP un responsable syndical et un militant associatif.

... https://www.tsa-algerie.com/tunisie-une ... -pauvrete/
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Re: Tunisie

Messagede bipbip » 22 Déc 2017, 22:16

Plusieurs personnalités lancent l' "Appel du 17 décembre 2017", un courant de vigilance civique et une mise en garde solennelle au pouvoir en place

De nombreuses personnalités académiques, du monde des médias, de la société civile et de nombreux citoyens ont signé samedi, date du septième anniversaire du déclenchement de la révolution, une lettre ouverte comme "mise en garde solennelle au pouvoir en place", pour la défense du pays, de la Constitution et des libertés contre une "offensive réactionnaire" du pouvoir.

"Une réaction citoyenne" contre un risque de voir la "démocratie vidée de son sens" affirme l'universitaire Naïla Silini au HuffPost Tunisie. (Retrouvez sa réaction complète juste après le texte de l'Appel du 17 décembre 2017)

Voici le texte complet et le nom des signataire de cet "Appel du 17 décembre 2017":

DEFENDRE LE PAYS, LA CONSTITUTION ET LES LIBERTES

Sept ans après le déclenchement de la révolution, ce sont les groupes affairistes et mafieux qui apparaissent comme les principaux bénéficiaires du renversement de l’ancien régime. Aucune des revendications essentielles de la population n’a reçu le moindre début de satisfaction. Le fossé séparant la Tunisie de l’intérieur de la Tunisie du littoral ne s’est pas réduit ; la société rurale continue de souffrir d’un rapport structurellement inégal avec la société urbaine. Les habitants des ceintures des grandes villes restent enfoncés dans leur marginalisation ; nulle stratégie n’a été conçue pour intégrer les activités informelles dans l’économie structurée. Les travailleurs et les fonctionnaires sont encore soumis à la politique des très bas salaires, les augmentations arrachées depuis 2011 ayant été gommées par une inflation galopante. Les jeunes diplômés souffrent plus que jamais d’un chômage massif, lié à un système productif peu évolué. La classe moyenne, en particulier les patrons de PME, est toujours pressurée par l’Etat et toujours prise en tenailles entre l’économie informelle et l’oligarchie rentière.

La chute de Ben Ali n’a pas entraîné la chute de son système économique. Les anciens réseaux se sont réorganisés, puis repris leur expansion, gangrénant l’administration, la justice et les médias, sans oublier les partis politiques. Les gouvernements qui se sont succédé depuis 2011 se sont tous dérobés devant la nécessité d’engager un combat frontal contre la corruption et les privilèges.

Le soulèvement populaire a renversé la dictature et instauré un climat de liberté, couronné en 2014 par l’adoption d’une Constitution démocratique. D’essence parlementaire, celle-ci établit un régime civil (madani), qui protège les droits des citoyens ainsi que les libertés publiques et individuelles. Tout cela n’était pas de nature à répondre aux besoins pressants des citoyens, mais constituait un progrès, ouvrant la voie à une nouvelle étape de luttes pour accomplir les changements économiques et sociaux exigés par le pays. Ce qui aurait permis de transformer le soulèvement en une authentique révolution, c’est-à-dire en une mutation d’ensemble, ne se limitant pas à la seule sphère politique, mais englobant toutes les dimensions de la vie nationale.

La nouvelle Constitution et les nouvelles marges de liberté représentaient des acquis précieux, un tremplin pour passer à la démocratie réelle. Ce sont ces acquis qui sont aujourd’hui gravement menacés par Béji Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi, son allié direct dans les mauvais coups qui se préparent contre la Tunisie et sa démocratie naissante.

L’offensive antidémocratique s’est accélérée à la fin de l’été 2017. Dans un entretien accordé le 7 septembre à la presse locale, reniant sa prestation de serment, le président de la République s’en est pris violemment à la Constitution et au régime parlementaire, a mis en cause les institutions indépendantes et s’est livré à un véritable plaidoyer pour le retour du présidentialisme et l’obtention des pleins pouvoirs. Au passage, il a qualifié la révolution de « parenthèse de haine et de ressentiment » et annoncé le report des élections municipales. La composition du gouvernement Youssef Chahed II est venue de suite confirmer cette volonté de refermer la parenthèse : plus de la moitié des ministres nommés sont issus de l’ancien RCD, tandis que les principaux portefeuilles sont attribués à des proches de Caïd Essebsi. Dans la foulée, une tentative avortée a failli donner un siège à l’ARP au fils du chef de l’Etat. Point d’orgue de l’offensive, le 13 septembre, les élus Nidaa Tounès et Ennahdha ont voté la loi dite de réconciliation administrative, qui arrête les poursuites pour cause de corruption impliquant des responsables de l’époque Ben Ali.

Le président de la République n’a pu agir comme il l’a fait que parce qu’il pouvait compter sur la connivence intéressée de Rached Ghannouchi, qui l’a soutenu dans chacune de ses initiatives, y compris dans son népotisme. Les deux hommes et leurs partis sont ensemble à la manœuvre depuis des années. Pour faire avancer leurs intérêts, ils s’étaient contentés jusque-là d’une forme insidieuse de restauration. Désormais, l’entreprise s’affiche au grand jour et se donne à voir telle qu’elle est.
Nous disposons à présent dorénavant d’adversaires précisément identifiés, sur lesquels plus personne de bonne foi ne peut plus nourrir la moindre illusion. Nous pouvons par conséquent nous rassembler contre eux, combattre leur projet rétrograde et le mettre en échec. Le devoir de résistance ne relève pas des seuls partis d’opposition, il concerne toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens attachés à leur pays et à leurs libertés, conquises au prix du sang des jeunes générations.

L’offensive réactionnaire déclenchée en septembre dernier est minée de l’intérieur, parce qu’elle est dirigée par deux hommes et deux partis. Ce genre d’attelage est incertain. Mais il ne tombera pas de lui-même. Pour mener le combat de façon efficace, il faut un plan et une stratégie.

- Informer le plus largement possible sur la gravité réelle des buts que Béji Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi cherchent à atteindre. Le retrait de la candidature de Hafedh Caïd Essebsi à la députation, suite aux protestations soulevées, a constitué une première victoire.
- Dénoncer simultanément les deux pôles du système. Cibler uniquement Caïd Essebsi servirait directement les islamistes ; cibler uniquement Ghannouchi servirait directement Nidaa Tounès – et le RCD qui se cache derrière lui.
- Lutter dans le cadre unitaire le plus vaste. Toutes les forces – politiques, syndicales, associatives, intellectuelles, artistiques, les mouvements de femmes et la jeunesse –, toutes les forces de la société civile doivent y participer et prendre leur part dans le combat. Les clivages du passé doivent être surmontés. Nous devons réapprendre à nous parler, à nous faire mutuellement confiance et à agir en parfait accord.
- Mener le combat contre la corruption. Ce combat est actuellement conduit par de nombreuses structures, institutionnelles et associatives. Il convient de renforcer leur action en les rejoignant, en faisant connaître leurs activités ou encore en les aidant à développer leur implantation régionale et locale. La corruption, qui ruine l’économie, est aussi le talon d’Achille de la coalition dirigeante. Il ne faut pas lui laisser de répit sur ce terrain.
- Lutter pied à pied pour sauvegarder les espaces de liberté conquis après 2011. Pour faire avancer ses projets, la coalition dirigeante a besoin de réduire ces espaces, puis de les supprimer. Pour faire avancer nos propres projets, nous avons besoin de les protéger et de les renforcer.
- Jeter un maximum de ponts entre le combat pour les libertés et le combat pour les revendications économiques. Pareille jonction donnerait aux luttes sociales la résonnance nationale qui leur manque encore et aux luttes politiques la profondeur démographique qui leur fait encore défaut.
- Se mobiliser largement pour imposer la tenue d’élections municipales au premier trimestre 2018. Et entrer en campagne avec des listes citoyennes unitaires, condition indispensable du succès.

Ces propositions ne sont pas un programme de parti. Notre Appel s’adresse aux Tunisiennes et aux Tunisiens, sans distinction ni exclusive. En le signant et en le faisant signer massivement, nous affirmerons l’existence d’un puissant courant de vigilance civique et nous adresserons une mise en garde solennelle au pouvoir en place.

Nous ne laisserons pas voler nos libertés !
Nous ne laisserons pas voler notre révolution !
Nous ne laisserons pas voler notre pays !

Tunis, le 17 décembre 2017


signataires... http://www.huffpostmaghreb.com/2017/12/ ... 41802.html
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Re: Tunisie

Messagede bipbip » 11 Jan 2018, 19:05

Tunisie. Sept ans après la révolution, toujours une soif inextinguible de justice sociale
Une vague de protestations secoue le pays, après l’entrée en vigueur de nouvelles mesures d’austérité. Dans la nuit de lundi à mardi, un homme est mort à Tebourba au cours d’affrontements avec la police. Le chômage reste une bombe sociale.
Drôle de commémoration. La Tunisie s’apprête à célébrer, ce 14 janvier, dans un climat de fortes turbulences sociales, le septième anniversaire de la chute du dictateur Zine El Abidine Ben Ali. Dans cette fragile transition démocratique, une question reste entière, lancinante, impossible à refouler : celle de la justice sociale, qui irriguait déjà le soulèvement populaire de 2011. Dans la nuit de lundi à mardi, un homme de 43 ans est mort à Tebourba, à quelques dizaines de kilomètres au sud de Tunis, dans des affrontements qui opposaient la police aux manifestants protestant contre le budget 2018, marqué du sceau de l’austérité. Une autopsie devait être réalisée hier mais le ministère de l’Intérieur a aussitôt démenti toute implication de la police, assurant que le défunt souffrait de « problèmes respiratoires ».
Depuis plusieurs jours, une vague de protestations secoue le pays. La mèche a été allumée par la hausse de la TVA et des contributions sociales entrée en vigueur au 1er janvier, alors que l’inflation et la chute du dinar grèvent déjà lourdement le pouvoir d’achat des Tunisiens. Mais c’est un malaise plus profond qui s’exprime, surtout dans les régions du Centre-ouest toujours marginalisées, plombées par le chômage massif des jeunes diplômés. La contestation se cristallise d’ailleurs dans les zones qui s’étaient soulevées les premières en 2011. Des affrontements ont éclaté à Feriana, Thala, Sbeïtla. À Sidi Bouzid, épicentre du soulèvement de 2011, les protestataires, au terme d’une marche pacifique, ont bloqué les routes en érigeant des barrages de pierres et de pneus. À Kasserine, des tirs de gaz lacrymogène répondaient aux incendies de pneus et aux jets de pierres. Tunis n’a pas été épargnée par les violences. Des heurts ont éclaté dans le quartier déshérité d’Ettadhamen, tandis que les jeunes militants du mouvement Fech Nestannew (Qu’est-ce qu’on attend ?), rassemblés sur l’avenue Habib-Bourguiba, aux abords du ministère de l’Intérieur, pour exiger l’annulation de l’augmentation des prix, ont été dispersés sans ménagement. Ils réclamaient la libération de leurs camarades interpellés, d’après eux, pour avoir distribué des tracts appelant à manifester et tracé des graffitis dénonçant les mesures d’austérité. À l’échelle du pays, plusieurs dizaines de personnes ont été interpellées, onze policiers ont été blessés et plusieurs édifices publics ont été endommagés.
... https://humanite.fr/tunisie-sept-ans-ap ... ale-648518

Nouvelle poussée de fièvre sociale en Tunisie
Un homme est mort lors de heurts avec la police à l’occasion de manifestations contre l’austérité. Plus de 200 personnes ont été arrêtées dans tout le pays.
La Tunisie est entrée dans une phase de turbulences sociales. Dans plusieurs villes du pays et dans certains quartiers de Tunis, des heurts ont opposé manifestants et forces de l’ordre, mardi 9 janvier, pour la deuxième journée consécutive. Un homme a été tué lundi à Tebourba, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, en marge d’un rassemblement contre la vie chère, alors que grandit une grogne générale contre le budget d’austérité adopté fin 2017. Et selon le porte-parole du ministère de l’intérieur, Khlifa Chibani, plus de 200 personnes ont été arrêtées dans tout le pays et près de 50 policiers ont été blessés lors des affrontements.
Les manifestations, émaillées dans certains cas de scènes de pillage de magasins, surviennent dans un contexte social dégradé, où le rebond de l’inflation – 6,4 % en glissement annuel – ajoute aux effets délétères d’un taux de chômage de 15 % (30 % pour la catégorie des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur).
... http://www.lemonde.fr/afrique/article/2 ... pHpBuWx.99
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Re: Tunisie

Messagede bipbip » 13 Jan 2018, 17:54

Troisième jour de fronde sociale en Tunisie
Un mouvement contre les mesures d’austérité a gagné les principales villes tunisiennes. Les manifestants fustigent la hausse des prix.
Tunis, Siliana, Kasserine, Tebourba, Sidi Bouzid, Gafsa, Jedaida… Le mouvement de protestation sociale contre la vie chère a gagné dix gouvernorats de la Tunisie. Une semaine après le début des manifestations, il s’est renforcé lors de puissants rassemblements pacifiques qui ont, parfois, dégénéré, faisant au moins une victime mortelle. Dans la nuit de mercredi à jeudi, pour la troisième nuit consécutive, des affrontements ont opposé des manifestants aux forces de sécurité, qui ont procédé à 328 arrestations pour vols, pillages, incendies volontaires et blocages de route, a indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khalifa Chibani. En guise de dialogue, plus de 600 Tunisiens ont été arrêtés. Mais l’important dispositif policier et militaire déployé par les autorités, qui opposent jusqu’à présent aux revendications une fin de non-recevoir, ne dissuade pas la fronde sociale. Le collectif « Fech Nestannew » (Qu’est-ce qu’on attend ?) exige une révision des mesures d’austérité contenues dans la loi de finances 2018 et appelle vendredi à un nouveau rassemblement contre l’inflation, la hausse de la TVA (1 %) et des produits de première nécessité. À l’heure où le pays s’apprête à commémorer le puissant mouvement populaire qui avait balayé le dictateur Zine El Abidine Ben Ali du pouvoir, sept ans après ce symbolique 14 janvier 2011, la fracture sociale reste béante. Le chômage côtoie une corruption endémique qui exaspère une majorité de Tunisiens qui voit son pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil avec la hausse des prix et la dépréciation du dinar tunisien, qui a perdu 49 % de sa valeur face au dollar ces quatre dernières années. L’UGTT, la puissante confédération syndicale, a enjoint le gouvernement du premier ministre, Youssef Chahed, à augmenter dès à présent le salaire minimum et les aides en direction des victimes de l’austérité.
... https://humanite.fr/luttes-troisieme-jo ... sie-648617

Une révolte sociale ancrée dans le processus révolutionnaire
L’incandescence protestataire que nous connaissons depuis une semaine n’est pas fortuite. Elle n’est pas un simple mouvement revendicatif suscité par les récentes hausses de prix. Elle n’est pas comparable aux grandes mobilisations sectorielles du printemps dernier. Elle a peu à voir également avec les mouvements de grèves impulsés par les syndicats. Ce qui s’exprime actuellement dans la rue, c’est toute la colère accumulée depuis la révolution.
... https://nawaat.org/portail/2018/01/11/u ... tionnaire/
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Re: Tunisie

Messagede bipbip » 14 Jan 2018, 22:08

Tunisie (1) : Explosion sociale de janvier 2018 - Manifestations et émeutes.
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article42860

Tunisie (2) : Hausse des prix, chômage, privatisations, etc.
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article42859

Tunisie (3) : Le collectif « Fech nistanaw » = Qu’est-ce qu’on attend ?
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article42855

Tunisie (4) : Le Front populaire et les mobilisations sociales de janvier 2018
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article42853

Tunisie (5) : les mobilisations sociales de janvier 2018 vues par la presse française
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article42852
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Re: Tunisie

Messagede bipbip » 15 Jan 2018, 21:49

Face aux aspirations pour plus de justice sociale, le pouvoir tunisien tenté par une restauration autoritaire
La Tunisie vient de fêter l’anniversaire de sa « révolution de jasmin », qui a vu le départ du dictateur Ben Ali il y a sept ans, par une semaine de manifestations marquées par la répression et des centaines d’arrestations. A l’opposition aux mesures d’austérité qui s’accumulent, et aux revendications de justice sociale de la révolution qui n’ont jamais été satisfaites, s’ajoute un nouveau péril : celui d’une tentative de restauration d’un pouvoir autoritaire par le gouvernement actuel, qui n’a toujours pas mis en œuvre la Constitution plus démocratique adoptée en 2014.
... https://www.bastamag.net/Face-aux-aspir ... -tente-par

En Tunisie, les victimes des "émeutes du pain" témoignent, 34 ans après
À la fin de l’année 1983, la hausse du prix du pain et des céréales a conduit à l'une des plus grandes révoltes populaires de la Tunisie. Les contestations avaient fait plusieurs dizaines de morts.
"Ce moment est historique pour moi car il me ramène 34 ans en arrière." En Tunisie, les victimes des "émeutes du pain" ont été auditionnées publiquement par l’Instance Vérité & Dignité (IVD), le 4 janvier dernier. L’IVD est chargée depuis 2014 de recenser les violations des droits humains commises sous les régimes des dictateurs Bourguiba puis Ben Ali. Ses travaux doivent permettre aux victimes d’être réhabilitées et d’obtenir réparation.
... https://www.francetvinfo.fr/monde/tunis ... 63103.html

En Tunisie, l’anniversaire de la révolution marqué par des manifestations
Au terme d’une semaine de troubles sociaux, les Tunisiens ont manifesté dimanche 14 janvier à l’occasion du 7e anniversaire de la révolution.
vidéo http://www.lemonde.fr/afrique/video/201 ... vJCOfpQ.99
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Re: Tunisie

Messagede bipbip » 28 Jan 2018, 13:55

Tunisie : Trois nuits d’affrontement

De nouveaux heurts ont éclaté mercredi soir entre manifestants et policiers dans plusieurs villes de Tunisie, au troisième jour d’une contestation provoquée par des mesures d’austérité. A Siliana, dans le nord-ouest, des jeunes ont jeté des pierres et des cocktails molotov sur des agents sécuritaires et tenté de s’introduire dans un tribunal dans le centre de cette ville. La police a riposté par des tirs lacrymogènes.

Des échauffourées ont également repris à Kasserine, dans le centre défavorisée du pays où des jeunes de moins de 20 ans tentent de bloquer les routes par des pneus en feu et jettent des pierres sur des agents sécuritaires. Plusieurs dizaines de manifestants sont descendus aussi à Tebourba, à 30 km à l’ouest de Tunis où a été enterré mardi l’homme décédé lors de heurts dans la nuit de lundi. La police a riposté par des tirs massifs de lacrymogène, a indiqué un habitant. Des scènes similaires ont eu lieu dans des quartiers près de Tunis. Selon un nouveau bilan du ministère de l’Intérieur quelque 237 personnes ont été arrêtées.

... https://secoursrouge.org/Tunisie-Trois- ... frontement
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Re: Tunisie

Messagede bipbip » 04 Fév 2018, 00:03

Journée de colère de la presse tunisienne

Une centaine de journalistes s’est rassemblée vendredi pour dénoncer les pressions policières et gouvernementales.

« En 2012, les menaces se faisaient sous couvert de la religion. Aujourd’hui, en 2018, c’est sous couvert de la sécurité. » Brassard rouge au bras, Néji Bghouri, président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) sonne l’alarme d’un « retour de l’état policier : les écoutes, les attaques contre les journalistes ». Vendredi 2 février a été décrété « jour de colère pour la presse tunisienne ». Une centaine de journalistes et correspondants de médias étrangers s’est rassemblée devant le syndicat.

... http://www.lemonde.fr/afrique/article/2 ... OG91k6U.99
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Re: Tunisie

Messagede bipbip » 18 Mar 2018, 17:37

Tunisie : Aux origines de l’embrasement social de janvier 2018

La Tunisie a connu, durant la semaine du 8 janvier, un nouvel embrasement en réponse aux mesures antisociales contenues dans la loi de finances 2018. Après une semaine de contestation, et parfois de heurts très violents avec la police [1], un calme précaire règne de nouveau sur l’ensemble du pays.

La crise sociale, qui se poursuit en s’aggravant, continue de nourrir les frustrations et le mécontentement parmi de larges couches de la population. A tout moment, la colère peut resurgir à la surface.

... http://www.cadtm.org/Tunisie-Aux-origines-de-l
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Re: Tunisie

Messagede bipbip » 05 Avr 2018, 16:59

Tunisie : manifestations contre l’austérité et pour la souveraineté

Les récentes manifestations montrent que la Tunisie constitue toujours un foyer de résistance populaire contre les attaques néolibérales et néo-colonialistes sur la souveraineté du pays.

Près de 800 personnes ont été arrêtées, des dizaines ont été blessées et une au moins a été tuée au cours d’une violente répression de la police contre les manifestations qui ont secoué la Tunisie pendant plus de deux semaines en janvier. Les manifestants, issus de tous milieux sociaux et économiques, sont descendus dans la rue pour réagir à l’annonce, par le gouvernement, du budget 2018. Il est à prévoir que la nouvelle série de sévères mesures d’austérité aura pour effet une hausse de prix des aliments de base, du carburant et de l’énergie et ne fera qu’affaiblir davantage des services publics essentiels, tels que la santé et l’éducation.

Par rapport à d’autres mobilisations qui se sont produites en Tunisie dans la foulée de 2010, l’ampleur géographique de ces récents événements s’est révélée bien plus importante, puisque les gens sont descendus dans la rue dans seize des vingt-quatre gouvernorats. Les manifestations de janvier ont rassemblé un vaste éventail de groupes sociaux, allant des classes moyennes précarisées aux groupes les plus marginalisés au bas de l’échelle sociale. Les manifestations ont été amorcées par le mouvement de jeunesse Fech Nestennaw ? (« Qu’attendons-nous ? ») lié à la coalition de gauche du Front populaire auquel se sont joints de nombreux autres jeunes vivant dans les régions négligées de l’intérieur et dans les quartiers pauvres en marge des centres urbains de la Tunisie, là où les manifestations ont été le plus violemment réprimées.

Quels sont donc les facteurs directs qui ont déclenché la révolte de la population ? Quelles sont les causes sous-jacentes de ce soulèvement éphémère ? Quel schéma devons-nous adopter pour analyser la multiplication des manifestations, des mouvements sociaux, des mesures d’occupations, et l’aggravation du mécontentement et de la résistance ces dernières années en Tunisie ? Devons-nous nous contenter de déplorer le sort de la révolution de 2010 et de regretter le fait que les élites aient géré avec perfidie cette « transition » tant encensée vers des jours meilleurs pour la « démocratie »” et la « bonne gouvernance » ? Qu’est-il vraiment advenu des promesses du Printemps arabe ?

... http://www.cadtm.org/Tunisie-manifestations-contre-l
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