En Espagne, des militants d’extrême droite infiltrent la CGT
Sur Le Monde, http://droites-extremes.blog.lemonde.fr ... narchiste/ :
Ci-dessous article publié sur le site de la CGT d'Aragon sur l'infiltration de 4 nazis du groupuscule MSR dans le syndicat de la Banque de Madrid de la CGT espagnole.
Ces fachos avaient déjà infiltrés précédemment une section des Commissions ouvrières.
Les 4 fachos en questions ont été exclus de la CGT.
http://www.cgtaragon.org/spip.php?mot31
En Espagne, des militants d’extrême droite infiltrent un important syndicat anarchiste
Des militants du Movimiento social republicano (MSR) ont, pendant plusieurs mois, appartenu à la CGT espagnole. C’est ce qu’a révélé le quotidien de gauche Publico, dans son édition du 10 août . Dans l’article, il est en outre précisé qu’auparavant, un des “infiltrés”, Juan-Antonio Aguilar, avait été adhérent aux Commissions ouvrières (CCOO, ex-communistes) et qu’en 2009 certains adhérents des CCOO avaient invité des membres du MSR à participer à une manifestation des salariés de la société de sécurité Prosegur.
Parmi ces quatre militants d’extrême droite, Juan-Antonio Llopart, dirigeant du MSR, condamné, selon Publico, pour “apologie de crimes nazis” et “pour avoir distribué des livres sur Adolf Hitler”. Sur son blog, Juan-Antonio Llopart publie d’ailleurs la photo de sa carte de membre de la CGT.
“Nous nous en sommes rendu compte car l’un d’entre eux [Llopart] était très connu. A partir de là, on a trouvé les autres”, nous raconte Manuel Gomez de la CGT. En revanche, la CGT -syndicat anarchiste, né d’une scission d’avec la CNT et qui regroupe environ 60 000 adhérents- “ne s’explique pas” pourquoi ces militants d’extrême droite ont choisi de les infiltrer.
“Tolérance zéro”
Dans un communiqué publié sur son site, le syndicat - qui a exclu ces quatre personnes- rappelle qu’il “ne tolère pas de personnes d’idéologie fasciste en son sein” et que “la CGT conserve une attitude de totale intransigeance, de tolérance zéro, devant ce type de situations. […] Comme organisation anarcho-syndicaliste, la CGT maintient un engagement permanent de lutte contre le fascisme, la xénophobie, le racisme et contre tout type d’idéologie totalitaire”.
De son côté, le MSR, on feint l’innocence et on affirme “ne pas comprendre” le problème. “Les militants du MSR sont libres d’adhérer au syndicat qu’ils veulent”, nous déclare Carmen Martin qui nie toute tentative d’infiltration. Et va même plus loin en affirmant “que l’on peut adhérer au syndicat les plus proches de nos idées comme la CNT ou la CGT”.
Pour justifier cette assertion pour le moins étonnante -surtout en Espagne où l’une des principales forces d’opposition au fascisme était les anarchistes-, Carmen Martin réfute “l’étiquette d’extrême droite” et nous dit que “le MSR est pour un syndicalisme révolutionnaire et a pour référence Georges Sorel [entre autres un des inspirateurs de Mussolini, théoricien du syndicalisme révolutionnaire]“.
En fait, le MSR, à l’image de certains groupes néo-fascistes italiens, joue sur l’ambiguïté de leurs mots d’ordre sociaux pour s’accoler une image “révolutionnaire”. Le MSR est d’ailleurs issu d’une tendance de la Phalange espagnole plus proche du fascisme italien que du franquisme conservateur. Le MSR entend ainsi conserver l’aspect “national syndical” de cette organisation.
“Extrême droite subversive”
Carmen Martin a par ailleurs écrit la préface du livre de Michel Schneider - militant français d’extrême droite, animateur du site Tout sauf Sarkozy- “Principes de l’action fasciste” où elle déclare que “”Les principes de l’action fasciste” nous montrent le chemin à suivre et qui maintiennent vivante la possibilité d’une révolution, mais sans nostalgie.”
En France, le groupe dont le MSR est le plus proche, est VoxNR de Christian Bouchet. Ce dernier définit le MSR - ses “amis de trente ans”- comme “un groupe nationaliste révolutionnaire, de l’extrême droite subversive.”. Et s’ils ont mis “un peu d’eau dans leur vin pour pouvoir se présenter aux élections européennes”, M. Bouchet voit en eux “quelque chose d’approchant de ce que l’on faisait à Unité radicale “.
M. Bouchet rappelle que “dans les années 1990, avec Nouvelle résistance (NR), nos militants adhéraient à la CGT. On doit être là où le peuple est, pas dans les syndicats jaunes.” Nouvelle Résistance, qui ambitionnait au début des années 1990, de“créer un front uni antisystème”, s’était d’ailleurs fait une spécialité des tentatives d’infiltration.
Christian Bouchet,à l’époque, est relativement fasciné par les courants d’extrême gauche qui pratiquaient l’entrisme et/ou l’infiltration. Nouvelle Résistance s’y essaie.Des militants de Nouvelle Résistance se feront ainsi débusquer en 1990-1991 : quelques-uns dans le milieu libertaire, d’autres au sein du groupuscule trotskiste Socialisme International; plus massivement au sein d’Ecolo-J, une association très proche des Verts, où des militants de NR étaient parvenus à contrôler des comités départementaux.
Ci-dessous article publié sur le site de la CGT d'Aragon sur l'infiltration de 4 nazis du groupuscule MSR dans le syndicat de la Banque de Madrid de la CGT espagnole.
Ces fachos avaient déjà infiltrés précédemment une section des Commissions ouvrières.
Les 4 fachos en questions ont été exclus de la CGT.
http://www.cgtaragon.org/spip.php?mot31
Nazis infiltrados en CGT
En el mes de marzo, un compañero de CGT Madrid, (administrador de la lista de correo de la coordinadora informática), detectó y denuncio la presencia de varios dirigentes del MSR (entre ellos Juan Antonio Aguilar), que tras ser expulsados del comite de empresa de CCOO en Tecnocom pasaron a CGT. El mismo día en que se denunció su presencia, fueron expulsados de la lista de correo a la que pertenecían como trabajadores del sector de informática. Ésta información llegó incluso a la Coordinadora Antifascista de Zaragoza a través de un afiliado de CGT Zaragoza, que también pertenece a la Antifa .
Una vez informado el sindicato de Banca de Madrid, al que pertenece esta sección, y verificada la denuncia se anunció la convocatoria de una asamblea (siguiendo los mecanismo de funcionamiento interno del sindicato) para expulsar a estas personas, las cuales una vez enteradas de dicha asamblea se dieron de baja antes de que se llegase a celebrar. De los 8 delegados que pasaron de CCOO a CGT, son expulsados los 4 que tenemos constancia que pertenecen al MSR. (por lo que es falso la notica de Público en la que se expecifica que CGT no hizo nada hasta el día de ayer)
El problema parece ir más allá,un periodista denuncia que en la seccion de Tecnocom de CGT pudiera algún afiliado o simpatizante del MSR, algo que CGT está intentando verificar y de lo que no tiene constancia, así mismo denuncia que dicha sección trabaja en conjunto con la gente expulsada en el comite de empresa, algo de lo que el Secretariado Permanente de CGT no tiene constancia. En el caso de que sean ciertas las acusaciones, se pondrán en marcha los mecanismos internos para expulsar del sindicato a todas aquellas personas que hayan hecho la vista gorda o hayan convivido con esta gente, incluido si es necesario, la expulsión de la Sección completa de Tecnocom.
El periodista en cuestión, nos ha hecho llegar la información de que, además, pudiera haber afiliados de base del MSR infiltrados en CGT en varias ciudades del Estado, sin que hasta el momento nos haya desvelado sus identidades y no podamos actuar en consecuencia.En estos momentos desde CGT hemos abierto una investigación a nivel estatal para intentar descubrir la posibilidad de que haya más inflitrados, a sabiendas de la dificultad de identificar a nazis que no sean conocidos.
Desde hace años, dirigentes de movimientos nazis se infiltran en sindicatos, partidos, asociaciones culturales, colectivos...Dentro del mundo sindical, teníamos constancia de la presencia de nazis, por ejemplo en Zaragoza, tanto en UGT como en CCOO. La razón de estos movimientos, no está muy clara, si es destrozar el colectivo desde dentro o simplemente espiar. En nuestro caso, fuese la razón que fuese, lo que esta apunto de conseguir el MSR (cuando dicho periodista publique la noticia en Interviú y Diagonal) es su mayor triunfo hasta ahora. En un momento laboral y social como el actual, en el que CGT se está convirtiendo en un referente frente al sindicalismo aburguesado, una acusación pública de "convivencia" con los nazis va a hacer muchísimo daño. El único perjudicado va a ser CGT, mientras la gente del MSR se va a jactar de habernos destrozado y además se va a llevar una publicidad impensable para un grupúsculo como el que realmente es.
CGT está trabajando en todo el Estado español en los distintos movimientos Sociales y plataformas antifascistas, dando la cara junto a la gente de otros colectivos que luchan contra el mismo fin. La denuncia de convivencia de unos delegados de una sección, o de personas individuales de dicha sección, con delegados que no pertenecen a CGT, no debería empañar ni dañar el trabajo que la práctica totalidad de los militantes y afiliados de CGT llevamos a cabo contra el fascismo.
También somos conscientes del momento en que se va a publicar dicho artículo, a un mes de una Huelga General, y tras haber sido referente en la anterior, y a dos meses de unas elecciones sindicales, que tras publicarse la noticia por un grupo empresarial con relaciones con uno de los sindicatos burgueses, será el otro beneficiado de la noticia. No nos sorprende de donde vienen los ataques contra CGT, del periódico de Mediapro (simpatizante del PSOE) y de una revista en la que tiene participación el grupo Prysa, y el momento en que vienen, a 1 mes de una huelga general. Algo debemos estar haciendo bien cuando el gobierno se ve en la obligación de poner en marcha su maquinaria "sucia" contra nosotros.