Etats-unis d'Amerique

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Messagede bipbip » 24 Juin 2018, 17:08

Etats-Unis. Faisons-leur savoir: ¡Niños, no estan solos!

Ils lançaient des slogans, portaient des pancartes et chantaient des comptines mexicaines. Parfois, ils criaient aussi fort qu’ils le pouvaient: ¡Niños, no estan solos! (Les enfants, vous n’êtes pas seuls!), espérant que dans le dépôt transformé en prison ils pourraient les entendre.

Voici la scène qui s’est déroulée le jour de la fête des pères. Cent personnes se sont rassemblées d’urgence devant l’Ursula Immigration Processing Center de McAllen, au Texas, sur la frontière du Mexique, à environ une heure de route du golfe du Mexique.

Témoignant d’un élan enthousiasmant, des dizaines d’activistes venant d’endroits aussi éloignés que New York et la Caroline du Nord ont fait le trajet jusqu’à la vallée du Rio Grande et ont rejoint les animateurs et les membres des communautés locales, alors que des familles continuaient à être séparées à la frontière.

Au cours des derniers jours, l’indignation face à la politique de «tolérance zéro» de l’administration Trump s’est cristallisée en une série de protestations qui se sont répandues bien au-delà du lieu du cauchemar à la frontière.

Mercredi [20 juin] soir, des centaines de personnes se sont déplacées vers l’aéroport LaGuardia de New York en quelques heures afin d’accueillir des enfants séparés de force de leurs familles à mesure que les vols orchestrés par les autorités fédérales arrivaient. Ces vols effectuaient le transfert de jeunes détenus loin des installations situées à la frontière.

Des organisations de défense des migrants ont diffusé l’appel dans la soirée de mercredi pour accueillir les vols. Les gens ont répondu immédiatement, arrivant à l’aéroport avec des pancartes confectionnées à la main écrites en espagnol. On pouvait y lire: «No están solos» (Vous n’êtes pas seuls), «Ustedes son importantes» («Vous êtes importants») et «Los queremos y lucharemos por ustedes» («Nous vous voulons et nous nous battrons pour vous»). Les slogans se faisaient entendre dans le terminal plein à craquer alors que les gens tentaient de trouver chaque avion.

Le fait que les enfants arrivaient dans une ville située à plusieurs milliers de kilomètres de leurs parents mercredi soir est une preuve que l’ordre exécutif de Donald Trump – signé le matin du même jour supposément pour mettre un terme aux séparations – n’est pas même le début de la fin de ce cauchemar.

Même si les familles nouvellement détenues restent ensemble, l’ordre de Trump démontre que l’administration veut détenir indéfiniment autant les parents que les enfants; en violation des jugements des tribunaux. Personne au sein de cette administration qui déchire d’une manière aussi impitoyable des familles entières ne semble avoir la moindre idée de comment des enfants déjà séparés retrouveront leurs parents.

Les mobilisations doivent se poursuivre. Il n’y a aucun doute que cela sera le cas, de manière plus forte qu’auparavant, maintenant que les yeux de millions de personnes se sont ouverts sur la réalité du cauchemar à la frontière.

... https://alencontre.org/ameriques/americ ... solos.html
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Messagede bipbip » 01 Juil 2018, 18:11

L’ordre exécutif de Trump est une escroquerie. Les protestations augmentent

En réponse à la protestation publique massive contre sa politique de séparation forcée des enfants de parents demandeurs d’asile, Trump a publié le 20 juin un décret exécutif pour mettre un terme à ces séparations.

Une victoire? Pas si vite

Dans son décret exécutif, Trump a également réaffirmé sa politique de «tolérance zéro» à l’égard des demandeurs d’asile qui traversent la frontière du Mexique pour se rendre immédiatement aux agents de la patrouille frontalière afin d’entamer la procédure d’obtention de l’asile.

Ces mères et ces pères, ces êtres humains ainsi que leurs enfants, fuient des situations de danger extrême en Amérique centrale. Les dangers dont ils cherchent à s’éloigner sont en grande partie le résultat de la politique et des actions états-uniennes, mais c’est une autre question.

Ces demandeurs d’asile ne se «faufilent» pas de l’autre côté de la frontière avec leurs enfants. Par exemple, traverser le Rio Grande (qui marque la frontière entre le Mexique et le Texas) sur des pneus et d’autres radeaux bricolés sous les yeux des agents de la patrouille frontalière pour se rendre à ces mêmes agents n’a rien d’un subterfuge, étant donné les dangers

C’est la politique de «tolérance zéro» concernant l’immigration qui a conduit à arracher les enfants à leurs parents. En vertu de cette politique, quiconque traverse la frontière sans papiers, pour quelque raison que ce soit, est catalogué comme étant un «criminel», arrêté et emprisonné sans possibilité de verser une caution. Ceux qui ont des enfants en sont immédiatement séparés, puisque les enfants ne sont pas accusés d’un crime comme le sont leurs parents.

Mais les enfants sont envoyés dans différentes prisons, appelées «centres de détention», disséminées à travers tout le pays, souvent loin du lieu de détention de leurs parents. Certains ont été transportés par avion à New York, d’autres à Seattle, et dieu sait dans quelles autres localités entre ces deux villes.

L’administration Trump affirme que ces «contrevenants» auraient dû demander l’asile dans des sites situés à l’intérieur des Etats-Unis, juste après la frontière, mais les patrouilles frontalières ne leur permettent pas d’atteindre ces sites étant donné qu’ils n’ont pas les papiers leur permettant de traverser la frontière. Obtenir des visas dans les ambassades des Etats-Unis dans leur pays d’origine est presque impossible pour les familles ouvrières et paysannes, sans compter que dans ces pays il est peut-être dangereux de le tenter.

Il y a donc une contradiction flagrante entre la politique de «tolérance zéro» et la déclaration de Trump (le 20 juin) selon laquelle les enfants devraient être réunis avec leurs parents. Il n’est pas étonnant que les fonctionnaires chargés d’effectuer ces deux tâches tergiversent et émettent des affirmations discordantes, alors que la situation sur le terrain n’a guère changé depuis le décret de Trump.

Les quelques cas où les enfants ont été réunis avec les parents sont en grande partie le résultat des efforts d’un groupe d’avocats, de plus en plus nombreux, qui ont commencé à se battre en faveur de ces victimes de la «justice» états-unienne.

Dans ce décret, Trump propose une manière de résoudre la contradiction. Comme l’expliquent deux des avocats du groupe mentionné, Bred Karp et Gary Wingens, dans un éditorial paru dans le New York Times du 26 juin: «Le récent décret du président Trump mettant fin à la politique illégale et immorale qui consiste à séparer les enfants de leurs parents débouche sur une autre politique tout aussi illégale: celle de prolonger la détention des familles demandant l’asile.»

Pour ce faire, Trump propose de supprimer une décision de justice de 1997 selon laquelle les enfants ne peuvent être détenus durant plus de 20 jours. La seule manière de régler la question en cessant de séparer les enfants de leurs parents serait de garder les enfants avec leurs parents en prison, indéfiniment.

Le 24 juin, il a proposé une nouvelle solution: «Quand quelqu’un arrive, nous devons immédiatement, sans juges et sans tribunaux, les renvoyer d’où ils sont venus.»

Beaucoup ont souligné que ces deux «solutions» sont non constitutionnelles et violent le droit à une procédure normale (due process). Trump, qui n’en a rien à foutre de la Constitution ou de l’application régulière de la loi, va de l’avant.

... https://alencontre.org/ameriques/americ ... ntent.html
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Messagede bipbip » 04 Juil 2018, 22:11

Immigration. Le peuple américain se lève pour défendre son histoire

Des dizaines de milliers de personnes manifestent aux États-Unis contre la politique antimigratoire de Trump.

«Les familles doivent rester ensemble ! », « le seul bébé qui mérite d’être en cage c’est Trump ! », « fasciste ! »… Dix jours après que le président états-unien a annulé son projet de politique d’immigration basé sur la séparation des familles, les slogans anti-Trump ont émaillé les centaines de manifestations

... https://www.humanite.fr/immigration-le- ... ire-657582
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Messagede bipbip » 05 Juil 2018, 17:21

Etats-Unis : des manifestations massives contre la politique xénophobe de Trump

Samedi 2 juillet, des manifestations se sont déroulées simultanément dans une cinquantaine de villes des États-Unis pour dénoncer la sépération forcée des familles migrantes. Jimena Vergara, correspondante pour Left Voice et la Izquierda Diario nous informe depuis New York.



http://www.revolutionpermanente.fr/VIDE ... e-de-Trump
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Messagede Pïérô » 08 Juil 2018, 13:33

Aux Etats-Unis, le nombre de travailleurs de plus de 85 ans atteint un record

Aux Etats-Unis, le nombre de personnes à travailler au-delà de 85 ans ne cesse d'augmenter. Elles sont désormais 255 000.

On les voit rendre la monnaie dans les petites cabines de péage d'autoroute, animer des stands dans les supermarchés, ou faire le ménage dans les bureaux. Ils ont pourtant dépassé depuis longtemps l'âge de la retraite. Le nombre de personnes de plus de 85 ans qui occupent un emploi n'a cessé d'augmenter depuis dix ans aux Etats-Unis. Ils sont désormais 4,4 % de cette classe d'âge à travailler, contre 2,6 % en 2006, rapporte un article du Washington Post.

Le phénomène qui touche de manière égale Blancs, Noirs et Latinos, et toutes les régions des Etats-Unis, a commencé juste après la crise majeure de 2008 qui a frappé de plein fouet les plans épargne retraite des Américains. C'est dans le secteur agricole que la proportion de travailleurs très âgés est la plus importante. Mais ils occupent aussi un nombre significatif d'emplois dans la vente, l'administration, et le secteur immobilier.

La plupart le font par nécessité : le coût des soins de santé a augmenté très rapidement ces dernières années et les petites retraites n'ont pas suivi.

... http://www.rfi.fr/ameriques/20180707-et ... ord?ref=fb
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Messagede bipbip » 31 Juil 2018, 21:18

Bientôt jusqu’à 15 ans de prison pour les antifas aux Etats-Unis ?

Une proposition de loi a été déposée le 11 juillet 2018 par un membre du congrès américain proposant l’emprisonnement jusqu’à 15 ans pour quiconque « blesse, opprime, menace ou intimide » en dissimulant son visage. Cette loi intitulée « The unmasking Antifa of 2018 » vise directement les antifascistes américains qui opposent une résistance à la politique menée par le gouvernement américain et les agissements des groupes d’extrême droite.

... https://a-louest.info/Bientot-jusqu-a-1 ... ux-USA-486
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Messagede bipbip » 10 Aoû 2018, 11:54

Etats-Unis : La police de Berkeley publie les noms et photos des antifascistes sur twitter

Dimanche 4 août, se tenait un rassemblement de l’ALT-Right contre le marxisme. Des militants antifascistes bien plus nombreux s’étaient mobilisés. La police de Berkeley (Californie) a alors arrêté 20 militants antifascistes. Elle a ensuite posté sur son compte twitter les noms, photos et villes de résidence d’une grande partie des arrêtés.

Cette manoeuvre facilite grandement l’actions de fascistes qui voudraient mener des attaques contre ces militants. Les agences de polices en Californie collaborent régulièrement avec les groupes de néo-nazis en les protégeant des militants antifascistes qui eux sont arrêtés et poursuivis en justice.

https://secoursrouge.org/Etats-Unis-La- ... ifascistes
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Messagede bipbip » 11 Aoû 2018, 18:02

Etats-Unis. Lutter pour le droit d’exister. Rendre invisibles «les indésirables», les mendiants, les SDF

Greensboro [environ 290’000 habitant·e·s, c’est dans cette ville que s’est déroulé, en 1960, un sit-in non-violent contre la ségrégation, très connu] est réputée comme étant l’une des villes les plus progressistes de Caroline du Nord, son conseil communal et le bureau du maire sont entièrement dominés par les Démocrates.

Loin de cette réputation, le traitement que Greensboro réserve aux communautés les plus vulnérables de la ville est loin d’être progressiste. Alors que la ville bâtit des parkings coûtant plusieurs millions et s’engage dans des partenariats avec des entreprises, les sans-abri ou ceux et celles qui sont plongés dans une pauvreté extrême sont criminalisés et invisibilisés.

... https://alencontre.org/ameriques/americ ... s-sdf.html
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Messagede bipbip » 13 Aoû 2018, 23:16

À Washington, le rassemblement de suprémacistes fait flop, éclipsé par les contre-manifestations
Une poignée seulement de manifestants d'extrême droite étaient présents, et moins longtemps que prévu.
ÉTATS-UNIS - Si le leader nationaliste Jason Kessler s'attendait à ce que le rassemblement "Unite the right 2" prévu dimanche 12 août à Washington attire moins de monde que celui de Charlottesville l'an passé, le spectacle que les suprémacistes ont donné à voir (entre 20 et 40 personnes selon les sources) peut satisfaire les contre-manifestants venus en bien plus grand nombre s'opposer à ce défilé d'extrême droite.
Les quelques manifestants racistes ont rapidement tourné les talons, et sont restés sur place moins longtemps que prévu. La ville de Washington avait en effet accordé aux organisateurs un créneau de 17h30 à 19H30, mais le petit groupe a quitté les lieux aux environs de 18H00.
Ceux-ci ont été accueillis par au moins 300 militants antiracistes qui leur ont crié "Honte à vous" et "Partez de ma ville". "La manifestation Unite Right 2 a été reportée à plus tard, avant même que celle-ci ne commence", ironise le site américain Vox. "Les manifestants de Unite Right ont été éclipsés par les contre-manifestants", rapporte de son côté ABC News.
... https://www.huffingtonpost.fr/2018/08/1 ... _23500883/

Washington: les images des contre-manifestations antiracistes
Plusieurs centaines de militants anti-racistes ont éclipsé le rassemblement des suprémacistes à Washington.
... https://www.huffingtonpost.fr/2018/08/1 ... _23500917/
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Messagede bipbip » 18 Aoû 2018, 16:53

Etats-Unis. Une mobilisation de masse déborde l’alt-right

Les organisateurs ont appelé leur manifestation «Union de la droite, épisode 2». Comme il arrive souvent avec les films d’horreur, la suite, le dimanche [12 août], de l’affrontement mortel de Charlottesville, dans l’Etat de Virginie, qui s’est déroulé il y a un an (voir l’article publié sur ce site en date du 15 août 2017), n’était pas aussi terrifiante que l’original – excepté pour les nationalistes eux-mêmes.

Seule une poignée d’entre eux se sont présentés au rassemblement à Lafayette Square, en face de la Maison Blanche. Encouragés par l’agenda réactionnaire de Trump et ses efforts de nettoyage ethnique par le biais de l’ICE [l’agence responsable des douanes et du contrôle des frontières], ils ont prononcé des discours qui n’étaient écoutés que par eux.

En revanche, les manifestant·e·s antiracistes et antifascistes qui ont défilé dans le centre de la capitale, Washington, étaient plusieurs milliers. Leurs slogans – tels que «Non à Trump, non au KKK [Ku Klux Klan], non à des Etats-Unis fascistes» et «A qui sont les rues? Nos rues!» – pouvaient être entendus loin dans la ville.

Tout au long du rassemblement, l’alt-right [1] était sous haute protection de la police. Cela a dû représenter pour eux un soulagement vu le faible nombre de participants.

Les rangs nombreux et très divers des protestataires étaient disciplinés et combatifs. Ils ont tiré les leçons des mobilisations contre le rassemblement de la droite à Boston, il y a près d’un an, où le ratio entre manifestants antiracistes et participants au rassemblement de l’extrême droite était estimé à 800 contre 1.

Près d’un mois après la violence meurtrière de Charlottesville, la contre-manifestation de Boston et les mobilisations qui ont suivi sont parvenues à réduire l’écho de l’alt-right pour plusieurs mois.

Alors que les organisateurs du rassemblement «Union de la droite, épisode 2» ont déclaré aux autorités qu’ils s’attendaient à au moins 400 personnes, les événements de dimanche vont encore plus les démoraliser. Le rassemblement a duré un peu plus d’une heure avant que les guerriers de la suprématie blanche soient évacués à grande vitesse dans deux camionnettes aux fenêtres teintées. Un observateur a fait remarquer avec humour qu’ils «sont partis au troisième quart pour éviter les embouteillages» [allusion à l’équipe de basketball The Warriors, réputés pour gagner le match au cours du troisième quart d’une partie].

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Messagede bipbip » 23 Aoû 2018, 18:52

Etats-Unis. Les détenus engagent une grève contre «l’esclavage moderne»

Les cuisines seront sans doute la première partie des prisons à être touchées par la grève: les fourneaux restant éteints, les plats préparés non chauffés et des milliers de petits-déjeuners pas cuits.

L’impact s’étendra. Les buanderies inactives, les couloirs des prisons ne seront pas nettoyés à la serpillière et les gazons à l’extérieur des grillages faits de barbelés ne seront pas tondus.

Ce mardi [21 août], l’énorme armée américaine d’hommes et de femmes emprisonnés – totalisant 2,3 millions de personnes, de loin la plus importante population carcérale du monde – se lancera dans ce qui sera peut-être la plus grande grève des prisons de l’histoire des États-Unis.

Le Jailhouse Lawyers Speak, un groupe de détenus jouant le rôle d’assistance mutuelle et fournissant une formation juridique à d’autres prisonniers [une sorte de cabinet d’avocats], est à la tête de la grève [1]. Il y a quelques jours, le groupe a publié une déclaration anonyme exposant les raisons qui le poussent à appeler à un mouvement de protestations qui comporte un risque substantiel de représailles pénales.

«Il s’agit fondamentalement d’une question de droits humains», indique le communiqué. «Les prisonniers considèrent qu’ils sont traités comme des animaux. Les prisons américaines sont une zone de guerre. Chaque jour, des prisonniers sont blessés en raison des conditions d’incarcération. Pour certains d’entre nous, c’est comme si nous étions déjà morts, qu’avons-nous donc à perdre?»

Les organisateurs ont élaboré une liste de 10 revendications à l’échelle nationale. Parmi celles-ci: l’amélioration des conditions de détention; la suppression des peines de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle, ce qu’ils appellent une «peine de mort par l’incarcération»; un renforcement des financements destinés aux services de réhabilitations ainsi que l’abolition de la privation des droits (disenfranchisement) de quelque 6 millions d’Américains condamnés pour crime privé du droit de vote [ainsi qu’à l’accès à certaines allocations sociales, y compris l’accès à un logement subventionné].

L’une des revendications qui est soutenue le plus fortement est celle de l’abolition immédiate du travail contraint en échange de salaires dérisoires, une pratique répandue dans les prisons des Etats-Unis que les organisateurs du mouvement considèrent comme relevant d’une forme moderne d’esclavage. Plus de 800’000 détenus travaillent tous les jours, dans certains Etats le travail est une obligation, pour des tâches telles que le nettoyage, la cuisine et la coupe du gazon.

Les salaires peuvent atteindre le chiffre consternant de 4 cents par heure, comme c’est le cas dans l’Etat de Louisiane [1 dollar = 0,99 CHF].

... https://alencontre.org/ameriques/americ ... derne.html
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Re: Etats-unis d'Amerique

Messagede bipbip » 06 Sep 2018, 18:00

Une tribune anonyme explosive du New York Times fait trembler la Maison-Blanche

Un haut responsable de l’administration Trump témoigne mercredi, sous le sceau de l’anonymat, de l’instabilité du président américain. Il affirme que des conseillers de la Maison-Blanche ont envisagé d’invoquer le 25e amendement qui prévoit d’engager une procédure de destitution du chef de l’Etat. Mais tous y auraient renoncé pour éviter une “crise constitutionnelle”.

C’est une véritable bombe qui vient d’exploser en plein cœur de l’administration Trump. Mercredi, le New York Times a créé la stupeur en publiant le témoignage anonyme d’un haut responsable de la Maison-Blanche qui dénonce “l’amoralité” du président américain.

L’auteur de ce texte, intitulé “Je fais partie de la résistance au sein de l’administration Trump”, explique notamment que plusieurs de ses conseillers ont envisagé d’invoquer le 25e amendement, qui comme le précise le magazine Newsweek, prévoit d’engager une procédure de destitution du président.

Les hauts responsables y auraient finalement renoncé pour éviter de jeter le pays dans une crise constitutionnelle. “C’est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à faire ce que nous pouvons pour préserver nos institutions démocratiques tout en contrecarrant les impulsions les plus malencontreuses de M. Trump jusqu’à ce qu’il ait quitté son poste” souligne l’auteur de la tribune.

... https://www.courrierinternational.com/r ... -la-maison
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Re: Etats-unis d'Amerique

Messagede bipbip » 20 Sep 2018, 15:07

Enchaînés à l’histoire esclavagiste

États-Unis : Enchaînés à l’histoire esclavagiste

Aux États-Unis, politiques pénales et prisons continuent à entonner l’air esclavagiste. Justifié légalement et moralement, avec ses sources d’approvisionnement, ses négriers modernes, ses défenseurs et détracteurs, l’esclavage moderne états-unien est un commerce circulaire, privé, qui commence avec la relégation et culmine avec la prison comme lieu de production.

Les formes et représentations sociales d’une culture se cristallisent généralement dès ses instants fondateurs. Un paradigme, c’est une vision du monde qui détermine les décisions, les goûts et critères d’une société et forme un pli dans le tissu culturel qui s’imprime jusque dans les mentalités, dans les inconscients. L’esclavage aux États-Unis est un tel paradigme : économiquement et historiquement fondés sur l’exploitation ultime de la force de travail, socialement organisés sur une division Blancs-Noirs, psychologiquement ancrés dans la crainte et la méfiance communautaires, les États-Unis demeurent cet endroit du monde où l’esclavage s’actualise, quoique sous des formes déguisées.
La guerre de Sécession et le 13e amendement

Pli fatal et structurant, peut-être sociologiquement indépassable malgré les luttes passées et les horreurs policières récentes, les États-Unis maintiennent l’esclavage productif – sous de nouvelles formes – parce qu’il traverse aujourd’hui encore les logiques politiques, policières et économiques.

On pourrait se croire à la veille de la guerre de Sécession. Nous sommes en 2018. Quatre millions d’esclaves ont été « libérés » à l’issue de la guerre de Sécession, en 1865. Pourtant, les mêmes schémas psycho-sociologiques demeurent, et nul modèle ne remplace le couple puritanisme-capitalisme, ou la perception d’une « différence de nature » des Afro-Américains. Comment résoudre la contradiction d’un État fondé sur des principes de liberté et d’égalité avec une réalité de lynchages et de misère, fondamentalement divisé socialement ?

Les Noirs doivent rester des esclaves pour permettre au système de se maintenir. Or le 13e amendement de la Constitution prévoit que l’esclavage et la servitude involontaire ne peuvent exister… sauf pour les criminels. Paradigme encore : il ne s’agit pas de priver de liberté seulement, mais de faire produire, de faire travailler – l’empreinte capitaliste remet « le Noir » à sa place d’esclave qui ne s’appartient pas [1]. Le tour est joué. Il suffit de criminaliser les Afro-Américains sous les prétextes les plus minces (vagabondage, musardage…) pour peupler les bagnes et « fermes d’État » d’une main d’œuvre inépuisable [2]. Cela s’effectue par les moyens législatifs et policiers habituels, mais aussi par une propagande lancinante et quotidienne, distillant l’image de personnes noires menottées, arrêtées : coupables. Aujourd’hui, la population carcérale états-unienne est la plus importante de la planète : 2,3 millions, soit un prisonnier sur quatre dans le monde.
Répression et acteurs privés

Dès 1975, Nixon puis Reagan déclarent la « guerre à la drogue », visant les activistes antisystème d’un côté, la population noire de l’autre. L’équation « Noir = drogue = criminel » est symétrique à l’addition « judiciarisation + répression + privatisation » : les deux s’équilibrent parfaitement. Le couple « surveiller-punir » de Foucault devient aux États-Unis « enfermer et produire ».

Dans les années 1980, 1990 entrent en scène les grands groupes privés de gestion carcérale. Corrections Corporation of America, par exemple, membre du puissant lobby American Legislative Exchange Council (Alec), met à la disposition des entreprises (Walmart, Boeing, AT&T) une force de travail esclave, dont l’approvisionnement est garanti par les États, chargés de garder les prisons bien remplies. Les lobbies préparent les lois pour le législateur et les font soutenir par les politiques. L’ingérence privée dans la production juridique va jusqu’à la conception de la libération sous caution, de manière à empêcher les pauvres de sortir de l’incarcération probatoire et de se défendre.

La pression sur les populations qui alimentent cet esclavage moderne est constante. Et la pression ne s’arrête pas à la sortie de prison, tous leurs droits civiques n’étant pas restitués aux anciens et anciennes détenues, qui demeurent administrativement et socialement stigmatisé.es – droits de vote, parentaux, accès à l’éducation…

Le coût est moral et psychologique : il en résulte une société structurellement fracturée, méfiante, où l’apartheid est inscrit dans les schémas mentaux et continûment actualisé. Des cellules familiales massivement privées du conjoint masculin marqué comme criminel, aux revenus de ce fait réduits, n’ayant plus accès qu’à des écoles, à des hôpitaux et à des boulots de seconde zone, et où les troubles mentaux sont 20 % plus fréquents que pour le reste du pays, notamment en lien avec la violence – urbaine, policière, conjugale. Statistiquement, une personne afro-américaine sur trois ira en prison dans sa vie.

Foncièrement prédatrice, la société états-unienne veut faire de tout le champ social une occasion de profit, Les prochaines étapes ? Peut-être l’incarcération à domicile avec géolocalisation, de manière à ne pas couper les prisonniers des circuits de consommation. Mais dans ce cas, comment conserver le potentiel de production de masse des millions de travailleuses et travailleurs incarcérés, cet autre nom de l’esclave ?

Cuervo (AL Marseille)

1] Voir le documentaire d’Ava DuVernay, 13th (100 min., 2016), ainsi que le rapport de l’American Civil Liberties Union sur l’incarcération de masse : « Banking on Bondage : Private Prisons and Mass Incarceration », sur www.aclu.org.

[2] Le 13e amendement stipule : « Ni esclavage ni servitude involontaire, si ce n’est en punition d’un crime dont le coupable aura été dûment condamné, n’existeront aux États-Unis ni dans aucun des lieux soumis à leur juridiction. »


LES TROIS STRATES DE L’HÉRITAGE

La guerre de Sécession (1861-1865) oppose le modèle du Sud agricole, esclavagiste et néo-aristocratique, à celui du Nord, industriel, urbain, bourgeois, où c’est le prolétariat immigré d’Europe qu’on exploite. Au lendemain de la guerre se pose la question : « que faire des esclaves affranchis ? »

Dans un premier temps, les Noir.es restent « caché.es », relégué.es par mépris et vexations, par une mythologie puritaine fondatrice (l’homme noir violeur de femmes blanches) les tenant à l’écart de tout commerce avec le reste de la société, et évidemment par la terreur (exercée notamment par le Ku Klux Klan).

Dans un deuxième temps, de la fin du XIXe siècle aux années 1940-1950, la pression démographique et l’attraction des États du Nord font déborder la population afro-américaine de sa ruralité miséreuse du Sud. C’est le grand exode vers le nord, de l’agriculture aux usines, des champs aux grandes villes. L’exode concerne quatre millions d’anciens esclaves, et s’apparente à une fuite ; les Afro-Américains, à l’époque, sont véritablement des réfugiés intérieurs.

Dans un troisième temps, de 1873 à 1964, la mise en place de la ségrégation par les lois Jim Crow fonde en droit une société divisée en deux parties juxtaposées « par nature ».


https://www.alternativelibertaire.org/? ... clavagiste
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Messagede bipbip » 20 Sep 2018, 22:17

Etats-Unis. Réflexions sur la grève nationale des prisonniers contre l’esclavage

Les prisonniers de nombreux Etats américains ont entamé une grève nationale coordonnée le 21 août, jour anniversaire du meurtre de George Jackson – membre des Black Panthers et militant au sein de la prison – par des gardiens lors d’une tentative d’évasion, en 1971, à la prison de San Quentin, prison d’Etat en Californie, au nord de San Francisco. Dans le contexte de l’époque, marquée par une radicalisation massive des Noirs et de la jeunesse, l’incident est devenu une cause célèbre.

La grève devait prendre fin le 9 septembre, jour anniversaire du grand soulèvement à la prison d’Attica à New York, également en 1971. La rébellion avait été écrasée dans le sang, lors d’une attaque massive ordonnée par le gouverneur Nelson Rockefeller, héritier milliardaire de la famille de l’industrie pétrolière. Cette intervention a encore accru la radicalisation de masse en mettant à la lumière les horreurs des prisons états-uniennes. [Voir sur ce site les articles publiés en date des 22, 24 et 25 août 2018 https://alencontre.org/ameriques/americ ... anada.html ]

La revendication centrale des mobilisations actuelles – qui vont d’arrêts de travail, à des grèves ainsi que des sit-downs (grèves sur le tas) et de grèves de la faim jusqu’aux boycotts des magasins des prisons – se concentre sur un objectif: mettre fin au travail esclavagiste en prison.

La plupart des habitants des Etats-Unis et d’ailleurs dans le monde ne savent pas que Constitution des Etats-Unis autorise l’esclavage dans les prisons. Le treizième amendement, qui a ratifié l’abolition de l’esclavage des Afro-Américains, gagnée lors de la Seconde révolution américaine (Guerre civile), contenait en effet une lacune funeste. Elle permettait l’esclavage des personnes condamnées pour un crime, c’est-à-dire des prisonniers, mais ne condamnait pas le fait de les réduire à l’esclavage.

... https://alencontre.org/ameriques/americ ... avage.html
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Re: Etats-unis d'Amerique

Messagede bipbip » 22 Sep 2018, 12:35

«Je ne suis pas au menu»: les travailleuses de McDonald’s en grève contre le harcèlement sexuel

Le mouvement #MeToo a encouragé les travailleuses à bas salaires à dénoncer le harcèlement sexuel qu’elles qualifient de systémique. Ainsi, le 18 septembre, des employées de McDonald’s et d’autres militant·e·s se sont rendus au siège social de l’entreprise à Chicago pour protester contre le harcèlement sexuel dans les restaurants de cette chaîne de restauration rapide.

Lors d’une journée de grève des travailleuses de McDonald’s, mardi 18 septembre, devant le siège social de la transnationale McDonald’s à Chicago, Teresa Cervantes a raconté en espagnol l’incident suivant: lorsqu’elle est entrée dans le bureau du gérant dans un McDonald’s de Chicago, un autre gérant lui a demandé ce qu’elle voulait et si elle était là pour «pito» – un terme désignant les organes génitaux masculins – car le patron de Teresa Cervantes était en effet connu pour faire pression sur les travailleuses afin qu’elles aient des rapports sexuels avec lui dans son bureau ou dans toilettes. Teresa Cervantes, qui travaillait dans le célèbre Rock’N’ Roll McDonald’s [ce McDo de Chicago était le fleuron de la chaîne et avait été conçu aussi pour servir des automobilistes] et ailleurs dans la ville, rapporte encore: «Je lui ai dit que je n’étais pas ce genre de travailleuse, que j’essayais juste d’être une travailleuse responsable.» Elle lui déclara qu’elle était là pour demander un changement d’horaire parce que deux de ses enfants commençaient leur scolarisation.

Les travailleuses qui ont pris la parole lors de ce rassemblement – présenté comme une initiative #MeToo visant McDonald’s – ont décrit les abus sexuels, la coercition et le harcèlement comme étant des actes perpétrés quotidiennement dans les restaurants. Selon elles, McDonald’s n’a pas fait grand-chose pour régler le problème, malgré les plaintes déposées auprès de la Commission fédérale de l’égalité d’accès à l’emploi (EEOC) au nom de 15 travailleuses en 2016 et 10 autres plaintes déposées plus tôt cette année.

... https://alencontre.org/ameriques/americ ... exuel.html
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