Chine - Shishou

Re: Chine - Shishou

Messagede ivo » 23 Sep 2012, 19:57

Chine / Scandale : des mendiants enfermés dans des cages en plein air
http://www.chine-informations.com/actua ... 47241.html
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Des mendiants de la ville de Nanchang, dans la province du Jiangxi, on été mis en cage le long des rues afin de ne pas perturber les visiteurs venus assister à un festival religieux.

Les organisateurs de la "foire du temple" ont demandé aux mendiants de rester dans ces cages durant le festival.

« Les mendiants ne peuvent quitter quand ils le veulent, mais ils doivent quitter la ville aussi.», explique un organisateur.


« Au cours des dernières années, nous avons constaté un nombre croissant de mendiants venir au festival. Nos visiteurs se sentaient harcelés et n'étaient pas à l'aise. Nos clients viennent ici pour s'amuser et c'est notre priorité absolue.
Nous n'avions pas eu d'autre choix que de les éloigner et avons eu l'idée des cages ; une bonne solution pour tout le monde.
Les gens peuvent toujours leur faire des dons s'ils le désirent, mais ils ne sont plus trop harcelés.
Les mendiants sont très à l'aise dans leurs cages, les gens leur offrent de la nourriture et de l'eau comme cadeaux. D'une certaine façon, c'est mieux pour eux que d'avoir à trouver une place dans les rues animées. », ajoute t-il.

Ce « zoo humain » a rendu furieux les défenseurs des droits de l'homme en Chine :

«Ils les traitent comme des animaux de zoo. Que vont-ils devoir faire ensuite ? Des acrobaties pour obtenir leur nourriture ? Ce n'est rien de moins que l'humiliation publique », s'exclame l'un d'entre eux.

«Ces personnes ont besoin d'aide. Nous ne devrions pas permettre qu'ils soient enfermés dans des cages. Ces gens sont des êtres humains ! », dit un autre.

Les visiteurs ne sont également pas restés insensibles à ce traitement infligé aux mendiants.

« J'ai été horrifié de voir ces pauvres gens dans des cages. Nous sommes venus pour une belle journée en famille, mais il était pénible de voir nos compatriotes comme des animaux en cage », témoigne un visiteur.

Chaque année ce festival attire de nombreux touristes venus offrir leurs sacrifices aux dieux bouddhistes, déambuler sur le marché traditionnel et participer aux différents spectacles folkloriques.


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Re: Chine - Shishou

Messagede ivo » 25 Sep 2012, 10:12

Mer de Chine : la guerre menace
http://www.lemonde.fr/idees/article/201 ... picks=true
Le 10 septembre, répondant à la décision de rachat des îles Senkaku à leur propriétaire privé par le gouvernement japonais, le ministère chinois des affaires étrangères a publié un communiqué en forme d'ultimatum faisant porter à Tokyo la responsabilité de "toutes les conséquences qui pourront s'ensuivre". Pékin rappelle que la Chine n'acceptera plus d'être "intimidée" et défendra le territoire "sacré" de la patrie. Le risque est désormais de voir le piège d'un engrenage incontrôlable se refermer en mer de Chine.

Condamnées à agir face à une opinion publique chauffée à blanc, les autorités chinoises ont dépêché une dizaine de bâtiments de surveillance et levé le moratoire sur la pêche dans la zone revendiquée par Pékin. Des centaines de bateaux pourraient se diriger vers les eaux territoriales japonaises, dans une exploitation des moyens civils au service d'un objectif militaire, selon les principes de la stratégie chinoise qui prône une "guerre sans limite". D'ores et déjà, les menaces de rétorsions économiques et de boycottage des produits japonais ont été utilisées sur Internet ou dans la presse chinoise. On se souvient qu'en 2010 la Chine avait utilisé l'arme du contrôle des exportations des terres rares - vitales pour l'industrie nippone de haute technologie - pour faire pression sur Tokyo alors que les tensions s'accumulaient en mer de Chine orientale.

Dans le même temps, des manifestations violentes accompagnées de pillages, autorisées, si ce n'est organisées par les autorités chinoises, se sont produites sur le territoire. Les biens et les personnes originaires de l'Archipel sont menacés et de grandes entreprises japonaises parlent à nouveau de quitter un territoire chinois où l'instabilité et les risques deviendraient trop élevés.

Conséquence immédiate, la Bourse de Shanghaï s'est effondrée et certains, en Chine, commencent à redouter les effets sur la croissance de cette stratégie de la tension. Si la Chine est devenue le premier partenaire commercial du Japon, l'Archipel contrôle des technologies vitales pour l'économie chinoise et demeure l'un des principaux investisseurs étrangers en Chine devant les Etats-Unis et l'Union européenne.

Les tensions autour de l'archipel des Senkaku-Diaoyu en mer de Chine orientale, administré par le Japon mais revendiqué par Pékin depuis 1971, ne sont pas isolées. Elles s'inscrivent dans un triple phénomène de manipulation des sentiments nationalistes en Chine depuis le milieu des années 1990, d'émergence décomplexée d'une puissance chinoise qui a semblé triompher seule de la crise de 2008, mais aussi de développement d'un sentiment paradoxal de fragilité du régime chinois confronté à des tensions économiques, sociales et politiques. Ce sentiment de fragilité est encore accru par les incertitudes de la transition politique que le 18e congrès du Parti communiste devrait entériner au mois d'octobre.

Le nationalisme, qui contribue à la légitimité du Parti, a pour principal objet le Japon, ennemi d'hier, puissance rivale aujourd'hui, allié des Etats-Unis et catalyseur de toutes les frustrations d'une puissance chinoise qui cherche à s'imposer dans sa zone. Au lendemain du 36e anniversaire de la mort de Mao, le premier ministre, Wen Jiabao, rappelait - à nouveau - le "siècle d'humiliation " que la Chine a traversé il y a peu, nourrissant un peu plus un sentiment de revanche très présent dans la population. "L'éducation patriotique" et sa dimension antijaponaise ont pris une part croissante dans la jeunesse et ont accompagné la reprise en main idéologique qui a suivi les événements de Tiananmen dans les années 1990. Alors que des réformes politiques graduelles apparaissent comme la seule stratégie viable de survie à long terme du régime, la crainte d'une "évolution pacifique" qui viendrait limiter l'influence des réseaux qui contrôlent le pouvoir chinois pousse au contraire au repli idéologique et à l'exploitation des sentiments nationalistes les plus exacerbés.

De leur côté, depuis 2008, les Etats-Unis ont été très touchés par la crise et Pékin a cru avoir le champ libre en Asie pour "saisir les opportunités" et imposer son leadership de puissance "émergente" face à une puissance "en déclin".

Les avancées de Pékin en mer de Chine depuis 2009, la constante mise en avant des "intérêts vitaux" - dont la mer de Chine semble faire partie - que le régime doit être prêt à défendre, y compris par la force, témoignent de cette assurance nouvelle du régime chinois en Asie.

Dans ce contexte, la stratégie de réengagement des Etats-Unis dans la zone, confirmée par le secrétaire d'Etat américain Leon Panetta, à l'occasion du dialogue Shangri-La qui s'est tenu à Singapour en juin, constitue pour la Chine un autre motif de déception et de frustration. La tentation est grande à Pékin, alors que les Etats-Unis entrent dans la dernière phase de leur période électorale, et que la relation avec la Chine constitue aussi un enjeu de la rivalité entre le président Barack Obama et Mitt Romney, de tester la réalité de cette volonté de réengagement de la puissance américaine en Asie.

Mais dans le même temps, en dépit de cette assurance nouvelle, le pouvoir chinois est conscient de ses faiblesses et de ses divisions. L'affaire Bo Xilai a révélé la corruption profonde du système. Signe de ce très grand sentiment d'incertitude, la "disparition" du vice-président Xi Jinping, pendant plus de deux semaines, a donné lieu, sur Internet, aux spéculations les plus folles.

Longtemps facteur de satisfaction pour le régime, le contexte économique est plus incertain alors que les effets de la crise mondiale se font sentir sur une économie très dépendante des exportations. Le rééquilibrage de la croissance est un échec. La consommation intérieure ne représente que 35 % du PIB, dix points de moins qu'en 2000, et l'indice Gini, indicateur des inégalités, est l'un des plus élevés au monde. Signe inquiétant pour le régime, comme à l'époque des Boxers lorsque la dynastie des Qing finissante tentait de manipuler le mécontentement populaire contre les étrangers, comme en 1919 lorsque le mouvement patriotique s'élevait contre une puissance japonaise à qui le traité de Versailles avait attribué les possessions allemandes du Shandong, certains des slogans utilisés dans les manifestations aujourd'hui dénoncent la corruption et l'inefficacité du pouvoir en place.

C'est dans ce contexte que, depuis 2009, les incidents et les provocations se multiplient en mer de Chine, face au Japon, mais aussi face aux Philippines, au Vietnam ou à l'Indonésie et même face aux Etats-Unis. Alors qu'en Asie du Sud-Est la Chine pouvait apparaître comme le moteur d'une régionalisation économique réussie, la multiplication des incidents sur mer, le caractère de moins en moins "pacifique" de l'émergence de la puissance chinoise la font apparaître aujourd'hui comme une menace fédérant dans une même inquiétude la quasi-totalité de l'Asie du Pacifique à l'océan Indien.

Face à cette menace, accrue par l'opacité du système politique chinois et les interrogations sur le rôle des éléments les plus radicaux - militaires ou civils - dans les prises de décision, la volonté de "retour vers l'Asie" des Etats-Unis a été très appréciée dans la région. Loin de la fin de l'histoire, ce sont des rapports de force proches de ceux de la guerre froide ou de l'Europe à la veille de la première guerre mondiale qui se mettent en place en Asie.

Aux Philippines, au Vietnam, des manifestations antichinoises sont organisées à chaque nouvelle crise, et Hanoï et Washington jettent les bases d'une coopération militaire. Au Japon, on veut croire aux déclarations de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton en 2010 plaçant l'archipel des Senkaku dans le périmètre couvert par l'accord de défense unissant Tokyo et Washington.

Dans la région, le développement des capacités militaires s'accélère. Alors que la Chine exhibe son nouveau porte-avions, le Vietnam achète des sous-marins à la Russie et les Etats-Unis annoncent l'élargissement de leur système de défense antimissile en Asie. Face à Pékin, Washington est confronté à un dilemme difficile à résoudre. Jouer l'apaisement et rester en marge serait donner carte blanche à un régime chinois qui ne raisonne qu'en termes de jeux à somme nulle. Ce retrait, en minant la confiance des alliés et partenaires des Etats-Unis, aurait des effets déstabilisateurs et pourrait précipiter une crise plus grave encore. A l'inverse, le jeu des alliances pourrait déclencher un conflit majeur dans la région.

D'ores et déjà, certains analystes en Chine tentent d'appeler les Etats-Unis "à la raison" et de persuader Tokyo de la fragilité de l'alliance de défense nippo-américaine. Il n'est pas certain que l'Europe ait pris la mesure de ces défis cruciaux dans une région qui voit transiter une part majeure du commerce mondial et concentre trois puissances nucléaires, sans compter les Etats-Unis et la Russie. Dans le contexte d'une crise économique, la tentation de la réduction des budgets de la défense est grande. Celle du retrait aussi. Pourtant, en dépit de l'éloignement géographique, les préoccupations des autres puissances asiatiques doivent être prises en compte face à une Chine dont les orientations stratégiques inquiètent. Dans un monde aussi globalisé, la montée des tensions en Asie aura des conséquences considérables sur nos propres équilibres et nos propres choix.

Spécialiste des relations internationales et des questions stratégiques en Asie, Valérie Niquet est depuis 2010 responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique. Elle est également membre de l'Académie des sciences d'outre-mer et rédactrice en chef de la revue "Monde chinois-Nouvelle Asie". On lui doit une traduction critique en français de "Deux commentaires de Sun Zi" (Economica, 1994). Parmi ses nombreux articles et ouvrages, "Chine-Japon : l'affrontement" a été publié en 2006 chez Perrin.

Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la FRS.

L'instabilité des relations sino-japonaises
La qualité des relationss entre la Chine et le Japon dépend du contexte géostratégique et de l'analyse que le régime chinois peut en faire. Le 29 septembre marque le 40e anniversaire de l'établissement de leurs relations diplomatiques. Si le rappel constant de la guerre sino-japonaise et de ses atrocités est au coeur de l'éducation patriotique en Chine, à cette époque, Mao, recevant une délégation de parlementaires japonais, remerciait le Japon pour un conflit qui avait permis au Parti communiste d'arriver au pouvoir.
L'établissement des relations diplomatiques s'inscrivait dans un contexte stratégique qui - pour Pékin - était dominé par la menace "principale" soviétique alors que des incidents armés entre les deux ex-pays frères s'étaient produits en 1969. La Chine décidait de se rapprocher des Etats-Unis - menace "secondaire" - dans un basculement stratégique marqué par la visite de Richard Nixon en février 1972. Surpris par ces évolutions dont il n'aurait pas été informé, le Japon décidait d'accélérer son propre rapprochement avec Pékin.
Pour la Chine, l'établissement des relations diplomatiques avec une puissance japonaise en plein élan lui permettait de sortir de l'isolement et de bénéficier - alors que la révolution culturelle avait laissé l'économie du pays exsangue - d'une aide considérable.
Pour Tokyo, l'établissement rapide des relations diplomatiques avec une Chine qui ne pouvait l'inquiéter apparaissait aussi comme une source d'opportunités nouvelles et le moyen de démontrer à Washington que, désormais, ce sont aussi les intérêts propres du Japon qui présideraient à ses choix diplomatiques.
Si la Chine - et Taïwan - avaient pour la première fois revendiqué l'archipel des Senkaku-Diaoyu en 1971, cette question de souveraineté ne constituait pas un enjeu majeur avec Tokyo. L'heure n'était pas à Pékin aux tensions avec le Japon devenu le premier pourvoyeur d'aide au régime. En 1992, Pékin pourra aussi se féliciter de la bonne volonté japonaise lorsque Tokyo sera la première puissance à rompre l'ostracisme imposé à la Chine par les puissances occidentales après les événements de Tiananmen en juin 1989. La visite de l'empereur du Japon en Chine, la même année, marquera l'apogée de ces relations.
Le contexte est bien différent. La menace soviétique a disparu et la Chine s'est hissée au deuxième rang mondial mais le régime continue d'analyser la situation internationale comme "incertaine". Cette fois, ce sont les Etats-Unis et leurs alliés en Asie qui suscitent son inquiétude.
Si les relations économiques entre Tokyo et Pékin sont marquées par une forte complémentarité, le Japon est aussi redevenu pour le régime chinois l'exutoire des frustrations accumulées dans la population. Cette stratégie de la tension, mise en oeuvre depuis la fin des années 1990 et la désastreuse visite du président Jiang Zemin à Tokyo, alimente en retour la radicalisation d'une partie de l'opinion publique japonaise face à une Chine qui déçoit et inquiète.
La question territoriale dans ce contexte n'est qu'un prétexte, ou le marqueur de l'état des relations entre les deux puissances asiatiques. En 1978, Deng Xiaoping, à la veille de lancer la politique de réformes et d'ouverture qui allait transformer le pays, déclarera que la question des Senkaku-Diaoyu devait être "mise de côté" pour laisser la voie libre à une fructueuse coopération entre les deux pays. L'archipel semble faire partie de ces "intérêts vitaux" pour la défense desquels les autorités chinoises multiplient les gesticulations martiales. Ainsi, le degré de tension entre Tokyo et Pékin, quel qu'en soit l'objet apparent, constitue un baromètre précis du degré d'ouverture et d'intégration au système mondial voulu par Pékin.


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Messagede ivo » 06 Oct 2012, 09:20

Chine : des milliers de grévistes chez un sous-traitant d'Apple
http://www.leparisien.fr/economie/chine ... 209589.php
Ce n'est pas la première fois que Foxconn, le géant taïwanais de l'électronique qui fabrique des composants pour l'iPhone 5 d'Apple, fait parler de lui en termes peu élogieux en matière de conditions de travail des ouvriers. Vendredi, des milliers de salariés d'une usine chinoise du groupe se sont mis en grève, selon une organisation de défense des droits sociaux.

L'arrêt de travail à l'usine de Zhengzhou est intervenu après que la direction a augmenté les niveaux de qualité des produits et demandé aux salariés de travailler un jour férié, a indiqué ce samedi l'organisation China Labour Watch dont le siège se trouve à New York. «Cette grève résulte du fait que les ouvriers subissent trop de pression», a déclaré le directeur de China Labour Watch, Li Qiang, dans un communiqué. «Selon les salariés, de nombreuses lignes de production de l'iPhone ont été paralysées toute la journée dans plusieurs bâtiments de l'usine», précise l'organisation.

Les responsables de l'usine n'étaient pas joignables dans l'immédiat, et aucun porte-parole de la maison-mère de Foxconn à Taïwan, Hon Hai, ni d'Apple en Chine n'a pu être joint. Foxconn, le numéro un mondial des composants pour ordinateurs, assemble notamment des produits pour Apple, Sony et Nokia et emploie un million de personnes en Chine, dont la moitié à Shenzhen, dans le sud du pays.

En 2010, au moins 13 salariés de Foxconn sont morts, apparemment à la suite de suicides, dus, selon les militants, aux dures conditions de travail. Le mois dernier, un site avait été fermé après une bagarre générale opposant des vigiles et des ouvriers, et impliquant 2 000 salariés ainsi que 5 000 policiers.
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Messagede ivo » 16 Oct 2012, 09:45

Des navires militaires chinois à proximité des îles disputées avec Tokyo
http://www.lemonde.fr/japon/article/201 ... picks=true
Sept navires militaires chinois ont été aperçus mardi 16 octobre à proximité d'îles de l'extrême sud du Japon, en plein conflit diplomatique à propos de la souveraineté sur d'autres îles de mer de Chine orientale, a annoncé le ministère de la défense japonais.

"Un avion japonais a repéré sept navires militaires chinois dans des eaux situées à 49 km au sud-sud-est de l'île de Yonaguni à 7 heures du matin [heure locale, minuit lundi heure de Paris], a expliqué un responsable du ministère. Ils se déplaçaient vers le nord, depuis l'océan Pacifique en direction de la mer de Chine orientale."

Parmi ces sept navires chinois, le ministère nippon a dénombré un destroyer lance-missile, un destroyer, deux frégates, deux navires de secours pour sous-marins et un navire de ravitaillement.

INCURSIONS FRÉQUENTES DANS LES EAUX TERRITORIALES

Ce passage de bateaux militaires chinois intervient en pleine tension bilatérale à propos de la souveraineté sur les îles Senkaku-Diaoyu, situées un peu plus au nord en mer de Chine orientale. Ces petites îles inhabitées sont administrées par Tokyo mais revendiquées avec force par Pékin. La tension entre les deux voisins est montée au début du mois de septembre lorsque le gouvernement japonais a décidé de nationaliser plusieurs de ces îles, qui appartenaient jusque-là à un propriétaire privé nippon.

Des navires de surveillance maritime et de l'administration des pêches chinoises sont depuis entrés plusieurs fois dans les eaux territoriales de ces îles – soit à moins de 22 km de leurs rivages –, tout comme des bateaux des gardes-côtes de Taïwan, qui les juge siennes également.

Lire la chronique : Chine et Japon, "Lost in Translation"

Toyota va suspendre la production de sa principale usine chinoise

Toyota prévoit de stopper la production dans sa principale usine chinoise la semaine prochaine, a affirmé mardi le journal japonais Asahi Shimbun, au moment où les ventes de voitures nippones chutent en Chine à cause du conflit territorial sur les îles Senkaku-Diaoyu. Cette gigantesque usine d'assemblage de Tianjin, dans la région de Pékin, emploit près de 13 000 personnes et a produit quelque 500 000 véhicules l'an passé, sur les 800 000 assemblés par Toyota en Chine. Un porte-parole du groupe, premier constructeur d'automobiles mondial au premier semestre, s'est borné à dire que "les ajustements de production font partie des pratiques normales de l'entreprise, qui n'en dévoile pas les détails". Toyota a dû abaisser le rythme de production de ses usines chinoises ces dernières semaines, comme ses grands concurrents japonais Nissan et Honda, en raison d'une chute des ventes de voitures nippones en Chine consécutives au conflit autour de l'archipel de mer de Chine orientale. – (avec AFP)
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Messagede altersocial » 28 Oct 2012, 15:54

La police chinoise stoppe une semaine de manifestations contre une usine pétrochimique

vidéo

La police a mis fin samedi à une semaine de manifestations dans la ville portuaire de Ningbo, dans le nord-est de la Chine. Et ce, sans ménagement, en procédant à des interpellations. Ces rassemblements visaient un projet d’agrandissement d’une usine pétrochimique. Les opposants dénoncent les risques pour la population d’une installation recourant à des substances dangereuses, qu’ils jugent cancérigènes.

Les mouvements de protestation contre un développement économique effréné peu respectueux de l’environnement se multiplient en Chine. En juillet, déjà dans l’est du pays, le gouvernement a même dû renoncer à un projet de déchetterie industrielle face à l’opposition des riverains.

Les manifestations en faveur de l’environnement ne sont pas censurées par les autorités, contrairement à la contestation politique. Mais au bout donc d’une semaine, elles ont décidé d’y mettre le holà…
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Messagede ivo » 28 Oct 2012, 20:21

?? >>>

Chine: les autorités renoncent à la construction d'une raffinerie devant la colère des riverains
fr info
Des milliers d'habitants de Ningbo, une ville de l'est de la Chine, ont manifesté pendant six jours pour obtenir l'arrêt de la construction d'une raffinerie de pétrole près de chez eux. Après avoir utilisé la force, les autorités chinoises ont fini par jeter l'éponge...

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Une photo d'émeutes publiée par le site Molihua.org

"A la suite de consultations avec les investisseurs, la ville de Ningbo a décidé de renoncer au projet et d'en stopper la construction". Ce communiqué des autorités de l'arrondissement de Zhenhai était attendu par les habitants depuis une semaine. Depuis qu'ils ont commencé à manifester contre ce projet de raffinerie évalué à environ 7 milliards d'euros.

Selon la presse chinoise qui a parlé de cette mobilisation, les riverains du site concerné par ce projet, s'inquiétaient des effets sur leur santé de la raffinerie, qui produira également de l'éthylène. Ils protestaient aussi contre des évictions forcées de plusieurs milliers d'entre eux pour faire place à l'usine.

Les médias de Hong Kong ont décrit de nombreuses voitures de police renversés. Ils ont aussi parlé de plusieurs policiers blessés lorsque des manifestants ont attaqué un poste de police à coups de pierres et de briques.

Le site www.molihua.org a publié des photos montrant des manifestants face à des milliers de policiers anti-émeutes.

Ce dimanche matin encore, les autorités locales avaient donné l'ordre à la police de "maintenir la stabilité conformément à la loi", une façon d'appeler à une répression musclée contre les fauteurs de troubles.

Début juillet, des centaines de manifestants avaient réussi a bloqué un projet d'usine métallurgique dans la ville de Shifang de la province du Sichuan.


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http://www.molihua.org/2012/10/32.html
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Messagede ivo » 29 Oct 2012, 12:03

Tibet : les immolations par le feu touchent le grand monastère de Labrang
La recrudescence de cas d'immolations par le feu dans les régions tibétaines de la province chinoise du Gansu, fait l'objet d'une large couverture dans les médias tibétains en exil qui ont publié des clichés du corps en flammes de Dorje Rinchen. L'organisation International Campaign for Tibet (ICT), liée au gouvernement en exil, a mis en ligne de nouvelles photos (qui peuvent choquer).

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http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/ar ... _3216.html

Un appel à dénoncer les suicides, contre rétribution
Les habitants de certaines préfectures tibétaines de la province chinoise du Gansu sont invités à dénoncer à la police quiconque préparerait une immolation, ou aurait aidé quelqu'un à s'immoler par le feu. La police promet une forte récompense, selon une affiche en tibétain dont la photo est parvenue à la rédaction du Tibet Times, basé à Dharamsala, en Inde.

Depuis février 2012, près de 60 personnes se sont immolées par le feu dans les régions tibétaines du Sichuan et du Gansu, la plupart des moines et des nonnes d'une vingtaine d'années. Un grand nombre d'images de ces suicides circule sur internet.

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http://www.courrierinternational.com/br ... etribution

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Messagede ivo » 05 Nov 2012, 10:36

La tourmente des Bourbons chinois
LE CERCLE. Parfois, les lectures des hauts dirigeants d’un pays sont tout à fait révélatrices de ce qu’ils pensent. L’un des ouvrages récemment lus par plusieurs nouveaux membres du Comité permanent du Politburo du Parti communiste chinois (PCC), le plus important organe décisionnel du pays, apparaît ainsi surprenant. Il s’agit en effet de L’Ancien régime et la Révolution, d’Alexis de Tocqueville.

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http://lecercle.lesechos.fr/economistes ... ns-chinois


En panne politique, les communistes chinois caressent le nationalisme
PEKIN, 5 nov 2012 - - Dernier géant d'un monde communiste disparu au siècle dernier, le Parti communiste chinois (PCC) ne survit plus qu'au prix d'une schizophrénie acrobatique : mener d'une main de fer une société désormais ouvertement capitaliste, tout en cultivant un nationalisme ombrageux, comme un dernier rempart à son propre pouvoir.

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http://lexpansion.lexpress.fr/economie/ ... 57696.html
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Messagede ivo » 11 Déc 2012, 09:21

Les "fermes d'organes" dans les prisons chinoises : une pratique particulièrement révoltante que la Chine promet de faire disparaître d'ici deux ans
fr info
La Chine s'apprête à faire un grand bond en avant en matière d'éthique médicale : elle s'engage à cesser d'ici deux ans la pratique du prélèvement d'organes sur des condamnés à mort. Pratique chinoise bien connue et dénoncée par les organisations de défense des droits de l'homme.

Mais cette promesse d'en finir est aussi l'occasion pour Philippe Grangereau, le correspondant de Libération à Pékin, de raconter comment fonctionne ce système qui fait froid dans le dos. Pour l'heure, et donc pour encore au moins deux ans, les condamnés à mort plus ou moins consentants restent la source principale des hôpitaux chinois pour trouver des organes à transplanter.

Les suppliciés seraient exécutés au rythme d'au moins 11 par jour selon une ONG américaine. Des condamnés souvent tués d'une balle dans la tête ou d'une piqûre mortelle administrée dans des camionnettes d'exécution itinérante des tribunaux populaires.

Précision encore plus sordide : les autres condamnés, sans doute la majorité, sont exécutés à la demande par les chirurgiens des hôpitaux publics, pour récupérer des foies, des coeurs, des reins ou des cornées. Ce qui amène Libération à parler des couloirs de la mort des prisons chinoises comme de véritables fermes d'organes. La police propose dans certains cas une prime versée aux enfants des condamnés à mort s'ils acceptent formellement de donner leurs organes avant leur exécution. Prime dont une bonne partie va semble-t-il non pas aux enfants concernés mais directement dans les poches des policiers.

La Chine a longtemps nié cette pratique du prélèvement des organes sur les condamnés à mort, avant de la reconnaître assez récemment. Et aujourd'hui, si elle affiche sa volonté d'en finir avec ces pratiques infâmes, c'est par réalisme : le système ne permet plus d'alimenter le marché de la transplantation. C'est donc un nouveau système basé sur le volontariat qui est censé faire oublier un jour les fermes d'organes des prisons chinoises.
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Messagede ivo » 20 Fév 2013, 11:42

les 108 raretés de Songshan
Les 108 spécialités locales se révèlent être des sévices et autres tortures infligés aux prisonniers nouveaux venus par les vétérans du camp.
...
Quand le chef de la cellule décide de «commander un plat», toute la cellule s’exécute, liguée contre le fautif. «La raison de cette déshumanisation, explique Liao Yiwu, c’est l’Etat lui-même qui emploie des détenus pour administrer d’autres détenus»

>>>
http://www.marianne.net/De-la-torture-a ... 26770.html
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Messagede ivo » 25 Fév 2013, 11:07

En Chine, 400 «villages du cancer» recensés
Pour une fois, c'est la propagande qui noircit le tableau. Le ministère chinois de l'Environnement a publié, pour la première fois, la liste de «villages du cancer», des bourgs où le niveau de pollution est tel que la proportion de personnes atteintes de cancer franchit des niveaux alarmants. La Chine compterait, selon les chiffres désormais officiels, plus de 400 de ces villages à la sinistre réputation, contre une centaine recensés jusqu'ici par les écologistes.

>>>
http://www.lefigaro.fr/international/20 ... censes.php
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Messagede ivo » 27 Fév 2013, 12:58

Vainqueur : le capitalisme d’Etat
La sinologue Marie-Claire Bergère a choisi de démonter un mythe qui a la peau dure : la Chine serait devenue capitaliste... Sous-entendu, comme chez nous.

Le titre de son livre donne la réponse : « Le nouveau capitalisme d’Etat ». Le mot-clé, ici, est « Etat », et donc le Parti communiste chinois (PCC), qui se confond avec l’Etat pour en contrôler les moindres rouages, y compris, donc, ceux de l’économie.

Certes, cette conclusion est donnée à voir à tous ceux qui prennent la peine d’observer. Mais le livre de Marie-Claire Bergère s’adresse à ceux qui ont tranché de manière superficielle que la Chine se serait convertie au capitalisme, en sous-entendant qu’elle finirait ainsi par évoluer vers la démocratie à l’occidentale.

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Re: Chine - Shishou

Messagede ivo » 02 Mar 2013, 11:11

Chine: les «assassins du Mekong» exhibés à la télévision avant leur exécution
http://www.rfi.fr/asie-pacifique/201303 ... -execution
Image
Les derniers instants du condamné à mort ont été filmés et diffusées par plusieurs chaînes de télévision.
Youtube/ CCTV

Quatre trafiquants de drogue ont été exécutés vendredi 1er mars en Chine. Ils avaient été condamnés à la peine capitale par un tribunal du sud du pays pour le meurtre de treize Chinois sur le fleuve Mékong en 2011. Les dernières minutes des condamnés ont été filmées. Avant de recevoir leur injection létale, les quatre hommes ont été en effet exhibés en direct devant les caméras de la télévision centrale de Chine.

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Les crépitements des appareils photos. Face caméra, le birman Naw Kham, 43 ans. Celui que les médias chinois ont surnommé le « baron de la drogue du triangle d’or » serre les lèvres, puis baisse la tête. Des policiers en gants blancs lui attachent alors les mains dans le dos à l’aide d’une cordelette. Les fers aux pieds, le chef de gang est ensuite conduit dans une camionnette vers son lieu d’exécution.

Ses trois complices, le Thaïlandais Hsang Kham, âgé de 61 ans, le Laotien Zha Xika, âgé de 28 ans, et Yi Lai, un apatride âgé de 55 ans, vont subir le même sort.

Une heure et demie de programme

C’est ici l’une des séquences de ce programme d’une heure et demie diffusée sur la télévision CCTV. Une émission où vont se succéder les intervenants et les commentateurs qui, sans cesse, rappellent que la loi est respectée et que les prévenus sont bien traités. « Il a bien mangé, il avait même l’air en meilleur forme que lorsqu’il a été arrêté », indique ainsi l’un des présentateurs, en parlant du chef du gang.

Les quatre hommes ont été condamnés l’année dernière pour le meurtre de treize Chinois lors de l’attaque de deux bateaux sur le fleuve Mékong en 2011. Sur les écrans de contrôles les minutes défilent. Un agent en blouse blanche demande alors aux condamnés de relever leurs manches. L’image est floutée, mais on devine qu’il s’agit de l’injection mortelle, administrée sous l’œil des procureurs du parquet populaire de Kunming et devant les objectifs de la télévision centrale de Chine.

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Re: Chine - Shishou

Messagede Pïérô » 18 Avr 2014, 01:19

Insubordination ouvrière en Chine
Des dizaines de milliers d’ouvriers chinois en grève
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Re: Chine - Shishou

Messagede bipbip » 19 Avr 2014, 15:44

[« La haine du patron est le début du salut » (Malatesta)] Des dizaines de milliers d’ouvriers en grève dans une usine géante de chaussures de sport
http://juralib.noblogs.org/2014/04/17/l ... -de-sport/
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