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Equateur : mobilisations amérindiennes

MessagePosté: 03 Oct 2009, 15:33
de JPD
Equateur : mobilisations amérindiennes contre développement capitaliste


La CONAIE (Confédération des Nationalités Indiennes de l’Equateur), principale force organisée des populations amérindiennes du pays, a appelé à la révolte pour une durée indéterminée contre un projet de loi gouvernemental visant à modifier les conditions de gestion de l’eau et ouvrant la voie à sa privatisation (que la Constitution est sensé empêcher) et surtout permettant qu’elle soit fournie librement aux entreprises extractives (minières et pétrolières) activités que le gouvernement Correa a décrété de haute priorité contre l’avis des populations amérindiennes et de mouvements critiques du “développementisme”.
Cette mobilisation intervient dans un contexte extrêmement tendu, marqué par un conflit général sur la question de la défense des ressources naturelles. Depuis plus d’un an, les organisations des peuples autochtones du pays et un ensemble de forces sociales et écologistes citadines s’opposent aux projets gouvernementaux sur l’exploitation minière et pétrolière de leurs territoires : une mobilisation contre les mégas projets miniers est d’ailleurs prévue de longue date à Quito le 30 septembre à l’appel de la Coordination nationale pour la défense de la vie et de la souveraineté, point culminant d’une année de mobilisations, de répressions.
Tension avivée les derniers jours par la grève des enseignants (depuis le 15 septembre). Tension accrue enfin par les déclarations hostiles et provocatrices du président de gauche Rafael Correa vis-à-vis des organisations indiennes et de cette mobilisation annoncée.

Voir la suite de l'article de fond sur http://oclibertaire.free.fr/

Pérou : "le réveil de la jungle". Entretien avec l'USL

MessagePosté: 25 Jan 2010, 12:29
de Pïérô
Intéressant, d'une part pour les éléments sur la lutte qui se mène, mais aussi pour la présentation des mouvements sociaux et la présentation de l'Union Socialiste Libertaire du Pérou.
Anarkismo : http://www.anarkismo.net/article/15625

Pérou : "le réveil de la jungle". Entretien avec la USL

Rencontre avec un camarade péruvien de l’USL (Union Socialiste Libertaire). Entre révolte indigène et résistance sociale, découverte du Pérou de ceux et celles d’en bas.

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D’où vient la lutte actuelle des peuples indigènes ? Quelle forme prend-elle ?

À propos de la lutte actuelle des peuples de l’Amazonie (awajun-wampis, kichuas, arabels, huaronis, pananujuris, achuar, murunahus, o chitonahuas, cacataibos, matsés, candoshis, shawis, cocama-cocamillas, machiguengas, yines, ashaninkas, llanezas), il faut préciser que la lutte des peuples ne concerne pas seulement ceux de l’Amazonie.

Sont en effet aussi concernés les communautés de la sierra : quechuas et aymaras se sont aussi soulevés pour la défense de leurs terres et leur culture, nous pouvons dire que depuis l’an dernier nous avons assisté au réveil de notre « jungle » et de la région andine (que nous avons pu voir également au niveau international) pour faire face à la politique néolibérale (de privatisations, vente de terres originaires, soudoiement des cultures autochtones et de leurs droits humains) engagée par l’État péruvien, afin de remplir les mandats du grand marché capitaliste et de l’impérialisme.

Ce dernier souhaite implanter ses entreprises transnationales sur le territoire des peuples originaires.

Mais grâce à la contestation du peuple lui-même organisé, des organisations ou des collectifs populaires, politiques et corporatifs (nous y incluant pour la Campagne Internationale de Solidarité Libertaire que nous avons lancée, avec l’appui de plus de 50 organisations libertaires au niveau international), nous sommes arrivés à ce que le gouvernement péruvien recule par rapport à l’application des décrets législatifs (D. L.) 1090 et 1064, qui facilitaient la vente de la terre des communautés natives.

Cependant, il reste à lutter pour la non-privatisation de l’usage de l’eau, l’abrogation du reste des D. L. qui porte atteinte à la souveraineté et à la vie même des indigènes, pour l’expulsion des transnationales qui agissent dans ces régions, grâce à la protection du Traité de Libre Échange (TLC) signé avec les États-Unis, et pour l’usage des terres et des ressources par les communautés elles-mêmes.

D’un autre côté, nous nous devons de souligner que ces luttes ont mis en évidence que la société péruvienne continue d’être profondément raciste et hypocrite. La presse a mis en exergue la supposée férocité des tribus d’Amazonie en lutte.

De plus, elle a présenté les policiers assassinés en réponse au massacre de Bagua, en tant que victimes. Le gouvernement n’a eu de cesse de présenter des spots publicitaires, qui réaffirment cette supposée image négative des peuples originaires en lutte, dans le seul but de minimiser les crimes qu’il a commis à l’encontre des communautés.

Ce qui veut dire qu’aux yeux de l’opinion publique, s’est construite l’idée que les personnes provenant d’Amazonie sont des tribus de sauvages et d’assassins, et que le gouvernement avec l’aide des forces répressives est le symbole de l’ordre et du progrès, qui protège tout le pays de la « voracité et de l’anarchie ».

Sans la fermeté de la contestation des natifs d’Amazonie, il n’y aurait pas eu de débat national, et n’auraient pas éclaté à l’opinion publique leurs revendications contre l’oppression qu’ils subissent depuis des siècles, avec l’introduction violente de la société occidentale, qui prétend soumettre leur organisation sociale.

Celle-ci contient beaucoup d’éléments, qui s’approchent de notre positionnement libertaire. Par exemple leur relation à la terre et ses ressources (flore et faune) dont ils ne se réclament pas « propriétaires », car eux-mêmes se sentent comme enfants de la terre, et dans l’obligation de maintenir son équilibre.

De plus, l’organisation collective du travail dans les communautés natives et paysannes est un aspect à suivre qu’il nous paraît important de stimuler. Les communautés natives manient des niveaux de représentativité qui donnent une prépondérance à la décision des bases.

C’est-à-dire que c’est une organisation du bas vers le haut. Les représentants se présentent comme de simples porte-voix des décisions des communautés.

Nous croyons que ce type d’organisation est celle que l’État redoute le plus et cherche à détruire. En plus, de les expulser de leurs villages et laisser le champ libre, ou la terre clôturée, il permet aux entreprises transnationales impérialistes d’y planter leurs griffes et tentacules de fer, et ainsi de piller les ressources avant d’empoisonner complètement l’écosystème.

Quelle est la situation sociale au Pérou ?


Au Pérou, les licenciements et la précarisation des droits sociaux des travailleurs se poursuivent en toute impunité. Comme cela a eu lieu au cours de la décennie 90, sous le régime génocidaire d’Alberto Fujimori, au cours duquel, nous avons reculé en ce qui concerne toutes les conquêtes salariales - que ce soit le droit à la grève, à se syndiquer, à la stabilité salariale. Il y a quelques années, le gouvernement l’a confirmé cyniquement à travers une loi la journée de 8 heures de travail, alors que c’est une conquête obtenue en 1913 par le prolétariat d’ El Callao (principale ville portuaire du pays), et en 1919 par le reste du prolétariat, à travers le mouvement ouvrier anarcho-syndicaliste de l’époque, (avec des figures importantes comme Manuel C. Lévano et son fils Delfin Lévano, Carlos Barba, Nicolàs Gutarra, Adalberto Fonkén et beaucoup d’autres camarades libertaires).

La situation des allocataires est de plus déplorable. Ce sont, en particulier les sans-emplois et les retraités du système national de Pensions, des ex-travailleurs des entreprises privées, qui continuent à souffrir des pensions « de faim et de mort ». Des pensions gelées depuis plus de 8 ans, et dont le montant minimum est un montant qui n’arrive même pas à couvrir les 10% basiques du panier familial.

En plus, la grande majorité des bénéfices sociaux qu’ils auraient dû percevoir (les retraités) grâce aux normes établies au cours des dernières décennies, n’ont pas été appliqués. Ce qui veut dire que l’État lui-même s’est ingénié à contourner la mise en application des allocations légales. Ceci a provoqué une avalanche de demandes, sans précédent, des allocataires. Beaucoup de cas sont arrivés jusqu’aux sphères de la cour inter-américaine des droits de l’Homme.

Mais même ainsi quand il s’agit d’appliquer les sentences de l’entité supranationale, l’État péruvien s’arrange aussi pour diluer le processus, et entre temps, les allocataires continuent à mourir sans arriver à voir à ce que justice soit faite.

Pouvez-vous nous présenter le mouvement syndical et social au Pérou et ses sensibilités ?

Pour ce qui concerne le panorama salarial et syndical, il faut signaler qu’il existe actuellement un grand contingent de travailleurs qui sont en train de se faire licencier à cause des mesures prises par le grand capital dans notre pays, afin de pouvoir « affronter l’actuelle crise mondiale » qu’ils ont eux-mêmes provoquée. Ce sont les ouvriers du textile et les mineurs qui ont été principalement affectés, et qui malgré leur combativité n’ont selon nous ni la force ni la capacité de pouvoir éviter les coups donnés par le patronat.

Au niveau du secteur du textile, il n’existe pas de fédération des Travailleurs du textile, qui les regroupent. Des avancées sont en train d’être réalisées vers une restructuration de cette entité, mais sur la base d’une dénommée « Coordination syndicale Textile », qui regroupe de jeunes syndicats, et est perçue avec défiance par les dirigeants traditionnels, vu que dans une certaine mesure ils ne se sont pas soumis aux diktats de la plus grande centrale syndicale bureaucratique de notre pays, la Confédération Générale des Travailleurs du Pérou (CGTP).

Il faut également souligné que la CGTP, depuis son origine, a été cooptée dans sa direction par des membres du Parti Communiste Péruvien - Unidad, qui a toujours maintenu une position stalinienne. Actuellement ses hauts dirigeants syndicaux, comme le secrétaire général de la CGTP Mario Huaman, fricotent avec le leader du Parti Nationaliste, Ollanta Humala. Malgré les ambitions présidentielles de chacun, il apparaît que les projections pour les élections de 2011, soient de faire une proposition présidentielle conjointe.

Dans le cas des mineurs, eux comptent sur une entité qui devrait leur permettre une cohésion : la Fédération Nationale des Travailleurs Miniers Métallurgiques et Sidérurgiques du Pérou. Celle-ci, au cours de la deuxième moitié de la décennie 80, et en particulier au cours du premier gouvernement d’Alan Garcia, fut l’actrice de grèves combatives, qui eurent comme conséquences une amélioration de leurs bénéfices sociaux et en particulier, ils réussirent à arracher à l’État une loi de retraite minière, avec des conditions assez favorables quant aux conditions de pensions et d’indemnisation. Malheureusement, à cette occasion, la vengeance de l’État frappa par le biais du commando Rodrigo Franco (paramilitaires), qui assassina Saul Cantoral, secrétaire générale de la Fédération Minière.

Actuellement, la direction de la Fédération Minière est gagnée par l’opportunisme. Les appels à la grève sont nombreux, mais en même temps, il se produit aussitôt des suspensions de ces mesures, à cause de promesses du parlement ou du gouvernement, afin d’évaluer leurs revendications. Cependant, jusqu’à présent il n’y a pas eu un seul des points revendiqués qui ait été conquis. Aussi incroyable qu’il soit, on mendie toujours l’application de la loi de retraite minière, qui a coûté la vie à beaucoup d’ouvriers, et qui n’a toujours pas été promulguée par le gouvernement apriste[1]. Le parlement n’ a pas voulu, non plus, ni réviser ni approuver la loi pour le paiement des utilités des mines en faveur des travailleurs.

Il existe aussi la Confédération des Travailleurs du Pérou (CTP), clairement et historiquement d’orientation apriste, c’est-à-dire en phase avec l’actuel gouvernement, et qui ne remplit que le rôle de « jaune » ou de syndicat pro-patronal, en créant des regroupement parallèles pour déstabiliser les autres secteurs en lutte. La CTP et la CGTP affichent des lignes opposées qui prétendent représenter la classe travailleuse au Pérou, mais ne sont que deux centrales bureaucratiques, qui maintiennent des accords sous la table et qui démobilisent leurs bases. Ce qui veut dire qu’ils maintiennent les travailleurs adhérents inertes et passifs.

Mais, même ainsi, nous croyons qu’un véritable travail syndical est possible dans notre pays. Nous avons eu des rapprochements organisationnels et de militantisme avec les secteurs textiles et avec d’autres secteurs de base pour construire une alternative syndicale de classe, autonome, de base, fédérative, horizontale, avec une démocratie directe et une capacité de combat.

Pouvez-vous nous présenter l’USL et de manière générale le mouvement libertaire ?

L’Union Socialiste Libertaire est le fruit de la maturité politique de ce qu’ont été des expériences collectives antérieures comme Qhispikay Llaqta et Etoile Noire -Estrella Negra- (2004 et 2007). Nous nous considérons comme une organisation anarchiste qui prétend construire une réelle proposition anti-autoritaire autour de nous et consolider la lutte libertaire là où ça nous soit possible.

En réalité le travail, en tant qu’organisation de tendance libertaire que nous sommes en train de réaliser, dans le champ de la lutte populaire et dans les mouvements de masses, commence tout juste, puisque ce mois-ci nous venons de fêter la première année de lutte et de travail libertaire.``

Néanmoins, nous avons déjà été immergés dans les luttes des peuples de l’Amazonie. Nous avons des contacts avec des organisations de base, de même qu’avec celles des classes ouvrières, et même avec des travailleurs licenciés et au chômage, auprès de qui nous sommes arrivés par le biais de nos bulletins Lutte Libertaire. Le malaise et le trop plein des directions opportunistes et bureaucratiques est généralisé, ce qui est en soi un champ fécond pour planter la graine libertaire, tâche à laquelle nous sommes en train de nous adonner.

A propos du mouvement libertaire péruvien, nous pouvons dire que l’anarchisme a bénéficié d’une très bonne santé, ici, jusqu’à la fin des années 30, avec des organisations ouvrières et populaires fortes et consolidées. Puis, avec les trahisons du Parti Socialiste et du Parti Apriste, tout a été réduit et quasiment éliminé. Actuellement on essaye d’amener l’anarchisme au camp populaire. Au cours de la décennie 80 et 90, il y a eut quelques expériences (collectifs, journaux, fanzines, etc.) mais ils ne se sont pas développés. Aujourd’hui à Lima, qui est la capitale, nous sommes le seul groupe organisé. Nous devons également mentionner que dans notre ville grâce aux discussions réalisées, dans certains ateliers de formation libertaire, s’est formé le Ciné-club libertaire « Fernando Ferran » qui prétend diffuser à travers l’image et l’art les propositions anarchistes. Il existe des publications libertaires mais pas de groupes. Dans d’autres villes, oui, il y existe un meilleur aspect où la proposition libertaire dans les universités et les quartiers s’y consolide.

En tant que militants de l’USL (étudiants et travailleurs), nous croyons qu’en général les idées libertaires sont entrain de prendre dans notre pays, et que les possibilités d’un travail de plus grande échelle est possible, puisque les travailleurs sont déjà bien fatigués des directions corrompues et que les communautés luttent pour maintenir leur forme de s’organiser qui contient clairement beaucoup de libertaire.

Pour poursuivre un peu plus sur le panorama du Pérou, sur les luttes des mouvements sociaux et populaires, ainsi que pour lire nos documents et textes, nous vous invitons à vous rendre sur notre site Internet.


Commission des Relations Internationales - Union Socialiste Libertaire (Pérou)

http://uslperu.blogspot.com/

(Propos recueillis par Pati et Bastien, S.I. de la CNT).


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[1] L’APRA, l’Alliance Populaire Révolutionnaire Américaine, créée au début des années 1920, est une organisation latino-américaine se donnant pour but de lutter contre l’impérialisme américain. Le PAP – Parti Apriste Péruvien – se veut être sa section péruvienne.


Related Link: http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article411

Rapport des luttes autochtones de Février 2010

MessagePosté: 03 Mar 2010, 02:00
de chaperon rouge
Traduit du blog Intercontinental Cry (http://intercontinentalcry.org/underrep ... uary-2010/) : Luttes sous-médiatisées #35, Février 2010

Dans les Luttes sous-médiatisées de ce mois: Les peuples autochtones en Équateur appelle à une "Mobilisation Permanente"; 5 000 Dongria Kondh protestent contre Vedanta Ressources; l'armée du Bangladesh ouvre le feu sur les autochtones Jumma; la Bande de l'Okanagan lance un blocage défensif contre l'exploitation forestière.

28 février – Les peuples autochtones d'Équateur lancent une "Mobilisation Permanente" – Des représentant-e-s autochtones et des chefs ont lancé un appel pour une "mobilisation permanente" pour protester contre les politiques de développement du gouvernement équatorien et pour faire pression pour un État plurinational. Durant plus de 8 semaines, une mobilisation similaire a occuré l'année dernière au Pérou.

26 février – Colombie: les communautés autochtones ciblées dans la guerre - encore – Les peuples autochtones sont encore pris au milieu des affrontements alors que l'armée colombienne lance une offensive majeure contre la guérilla des FARC dans le département du sud des Andes de Cauca.

26 février – Journée d'Action pour les Rivières, le 14 Mars 2010 – Avec la "Journée d'action pour les rivières" prévue débutter le 14 mars, l'organisation International Rivers donne un compte-rendu de ce qui va arriver cette journée. Jusqu'à maintenant, ils et elles disent que 23 actions sont schédulées dans 14 pays. Quelques actions de plus sont prévues.

26 février – Des autochtones d'Alaska restore leur culture qui était prohibée par les missionnaires – Après des années de stigmates amenées par les missionnaires Quaker qui avaient banni la danse traditionnelle, le village éloigné d'Alaska de Noorvik est en train de ressusciter les vieilles danses et chansons—réveillant ce qui était honteusement opprimée par l'imposture religieuse.

26 février – Les Yanomamis craignent pour leur vie alors que des mineurs envahissent leurs terres – Le shaman Yanomami et porte-parole Davi Kopenawa a lancé un appel urgent au support alors que le territoire de son peuple dans le nord du Brésil est envahi par des mineurs d'or. Davi a affirmé: "L'arrivée de mineurs va en augmentant, et les Yanomamis sont très inquiets... Bientôt il y aura des conflits entre les mineurs et les Yanomamis…

26 février – Pérou: des organisations autochtones demandent de la protection pour les "peuples isolés" – Des représentant-e-s de l'alliance des autochtones amazonien-ne-s du Pérou AIDESEP et des groupes affiliés appellent pour la protection des peuples autochtones en isolation volontaire et en premier contact". Le 4 février, le président Alan García a introduit un projet de loi qui permettrait le déménagement forcé des populations locales des terres où sont prévus des projets de développement considérés dans "l'intérêt public".

24 février – Les Olympiques ne peuvent masquer les violations des droits humains des peuples autochtones du pays – Toujours sensible à propos de leur réputation, les planificateurs-trices des Olympiques du Canada ont travaillé fort pour mettre en vitrine le respect de la nation canadienne pour les autochtones. Toutefois, ce n'est pas vraiment plus qu'une couverture pour cacher les véritables conditions des peuples autochtones au Canada.

23 février – Urgeons le Kenya à retirer ses forces de police des territoires Samburu – L'organisation Cultural Survival appelle les autorités du gouvernement kenyan à mettre fin aux opérations policières dans le nord du Kenya, où les villages autochtones Samburu ont souffert d'attaques brutales des forces de police l'année dernière. Dans l'attaque la plus récente, la police a envahi 2 villages Samburu, a violé 8 femmes, a brulé une maison et a battu des femmes, des enfants et des hommes avec des bâtons.

23 février – 5 000 autochtones Dongria Kondh protestent contre Vedanta – Lorsque 5 000 autochtones Dongria Kondh ont marché dimanche à la colline Niyam Dongar, et l'ont désigné comme inviolable, cela a signifié qu'ils et elles renforçaient d'un cran leur résistance à un projet controversé de raffinerie d'oxyde d'aluminium et de mine de bauxite à cette endroit.

23 février – La Nation de l'Okanagan lance un blocage contre l'exploitation forestière – La Bande autochtone d'Okanagan (OIB) a lancé un “blocage de préventif” ce matin, 23 février, au campement Okanagan près de Bouleau Lake dans le sud de la Colombie-Britannique. Un membre de la grande Nation Okanagan a affirmé qu'ils et elles avaient été laissé-e-s sans d'autres choix que d'arrêter la compagnie forestière Tolko Industries de mettre en danger leur réserve d'eau potable.

23 février – L'exploitation minière d'uranium commence près du Grand Canyon – En défiance des contestations juridiques et du moratoire du gouvernement américain, la compagnie canadienne Denison Mines a commencé l'exploitation minière de l'uranium du bord nord du Grand Canyon. Selon l'Arizona Daily Sun, la mine est en opération depuis Décembre 2009.

22 février – Des autochtones Jumma massacré-e-s au Bangladesh – 8 personnes sont mortes et plus de deux douzaines ont été blessé-e-s après que les militaires du Bangladesh, le 20 février 2010, aient ouvert le feu sur un groupe villageois-e-s autochtones Jumma dans les Chittagong Hill Tracts (CHT), au Bangladesh. 4 villages, recevant de l'aide des Nations Unies, ont aussi été brulés.

20 février – Les activités de la compagnie sont suspendues sur les territoires sacrés Ajwun et Wampis – Le ministre péruvien de l'Énergie et des Mines a annoncé cette semaine que les activités d'exploration de la Minera Afrodita seraient "temporairement suspendues" dans la région de la Cordillera del Condor, au Pérou. Comme l'a rapporté Servindi, l'annonce suit une recommandation par OSINERGIN, qui a récemment découvert qu'Afrodita, un subsidiaire de la compagnie Dorato basée à Vancouver, n'a pas de droits de concession dans la région de la Cordillera del Condor.

19 février – Honduras: des projets autorisés menacent des zones humides et des communautés – Peu après que Porfirio ait pris le pouvoir, son administration octroyait déjà de nouveaux permis environnementaux pour des projets situés sur des zones humides qui font parties de la richesse environnementale du Honduras, menaçant plusieurs espèces et communautés.

18 février – Violation en cours des Droits des peuples Naso et Ngobe – Un rapport a été soumis au Comité des Nations Unies sur l'Élimination de la Discrimination Raciale (CERD) détaillant les violations en cours du Panama de ses obligations envers les peuples autochtones Naso et Ngobe.

18 février – Campagne internationale d'envoi de lettre en appui des "autochtones sans contact" - Une campagne internationale d'envoi de lettre est en cours pour aider à protéger les vies des peuples autochtones isolés du Paraguay. Une compagnie brésilienne d'exploitation de ranch, Yaguarete Porá, a annoncé des plans d'éclaircissement d'une large partie de leurs terres de 78,000 hectares. Signez la lettre ici.

15 février – Joignez la Campagne en Défense de la rivière Xingu – Une campagne d'envoi de lettre a été lancée pour demander au président Luiz Inacio Lula Da Silva et aux autorités brésiliennes de mettre fin au projet controversé de barrage hydro-électrique Belo Monte. Une fois complété, le barrage Belo Monte dévasterait une portion massive de la forêt tropicale humide amazonienne, détournerait la rivière Xingu et détruirait les moyens d'existence de plus de 12 000 autochtones.

14 février – Une firme minière blamée pour l'éruption volcan Lusi (volcan de boue de Sidoarjo) – Des scientifiques britannique ont révélé des preuves qu'une compagnie minière forant pour du gaz était responsable de l'éruption d'un volcan de boue en Indonésie, qui a tuée 14 personnes et a laissé des dizaines de milliers de personnes sans abri.

4 février – La cour donne raison des autochtones papous – La cour constitutionnelle de Papouasie a émis une importante décision accordant une meilleure représentation des peuples autochtones dans le gouvernement local. Le Conseil Législatif de Papouasie doit maintenant mandater 11 nouveaux membres, tou-te-s autochtones.

4 février – Extinction: l'extermination de la tribue Andaman est complétée alors que son dernier membre décède – Le dernier membre d'une tribue unique est décédé sur les Îles Andaman, en Inde. Boa Sr, qui est mort la semaine dernière à l'âge de 85 ans, était la dernière personne à parler la langue "Bo", l'une des dix langues grandes andamanaises. Les Bo sont sensé-e-s avoir vécu sur les Îles Andaman depuis autant que 65 000 ans.

2 février – Les gens de Alice gagne la première ronde contre Schwabe Pharmaceuticals – La petite communauté sud africaine de Alice a gagné la première partie de leur bataille judiciaire contre le géant allemand de l'homéopathie Schwabe Pharmaceuticals. La compagnie est en train de tenter de breveter un remède fait à partir des racines de plantes autochtones locales.

2 février – Amer Sucré ou Toxique? Les peuples autochtones, le diabète et le fardeau de la pollution – Le diabète est maintenant vu comme l'épidémie du 21ième siècle. Avec près de 284 millions de personnes présentement diagnostiquées avec la maladie, la maladie est largement répendue dans les communautés autochtones.

Sources en lien sur le blog
Une traduction du blog du Collectif Emma Goldman (UCL-Saguenay) http://ucl-saguenay.blogspot.com/

Re: Révolte des indiens d'Amazonie

MessagePosté: 29 Mai 2010, 08:17
de Antigone
AFP, Le Point - 27 mai 2010
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/ ... 4/0/459503

Le principal dirigeant indigène arrêté à son retour d'exil

LIMA - Le principal dirigeant indigène du Pérou, Alberto Pizango, "a été arrêté au contrôle d'immigration de l'aéroport" de Lima, et transféré en fin d'après-midi à un poste de police de la capitale, a précisé à l'AFP son avocat Marco Barreto. Il devrait être déféré jeudi devant un magistrat.

La justice recherchait Pizango depuis un an pour appel à la "sédition" et à la "mutinerie". Les autorités l'estiment coresponsable des heurts qui ont fait 34 morts -dont 24 policiers- et 200 blessés en juin 2009, autour d'un barrage routier à Bagua (nord), les pires violences au Pérou en 17 ans.
Les indiens protestaient contre des décrets-lois sur l'exploitation des ressources d'Amazonie, révoqués depuis.

Pizango, 45 ans, était avant son exil au Nicaragua le numéro un du principal collectif d'indiens d'Amazonie du Pérou, l'Aidesep, représentant environ 400.000 personnes appartenant à plus de 60 ethnies différentes.
Le leader indien est revenu "parce que les Apus (chefs coutumiers) le lui ont demandé, cela a été une décision concertée des dirigeants indigènes. Ils lui ont demandé de se rendre car il ne peut rester plus longtemps hors du Pérou", a expliqué son avocat.

Barreto espérait qu'un recours transforme le mandat d'arrêt contre Pizango en convocation judiciaire. Mais le leader indien de l'ethnie Shawi, originaire de la région de Loreto (nord), avait dit s'attendre à être arrêté avant son départ de Managua.

Le retour de Pizango intervient sur fond de détente entre l'Etat et les communautés indiennes d'Amazonie, et a sans doute été encouragé par ce nouveau climat.

L'Aidesep a chaleureusement salué il y a une semaine l'adoption par le Parlement d'une loi qui oblige l'Etat à consulter les communautés indigènes sur des projets les touchant directement.
Ce texte met en conformité le Pérou avec la Convention 169 de l'Organisation internationale du Travail (OIT), le texte international de référence sur les droits des peuples indigènes.
Il doit servir de cadre pour l'exploitation du sous-sol péruvien, que le gouvernement est bien résolu à accélérer. Le Pérou est effectivement devenu en 2009 la 3e destination au monde pour les investissements de prospection minière.

Reste que Pizango, qui avait été diabolisé l'an passé par les autorités après la tragédie de Bagua, doit répondre d'accusations graves.
"Nous sommes dans un pays démocratique, où les citoyens sont égaux devant la loi", a déclaré mercredi le chef de la diplomatie José Antonio Garcia Belaunde. "M. Pizango devra répondre devant la justice comme n'importe quel citoyen".

La justice a toutefois assoupli fin 2009 sa position dans le dossier de deux autres dirigeants de l'Aidesep, revenus d'exil et laissés en liberté malgré des poursuites judiciaires. Un scénario similaire permettrait à Pizango de récupérer un leadership, cette fois dans un climat apaisé.

Pizango est arrivé à Lima flanqué de Daisy Zapata, dirigeante intérimaire de l'Aidesep, et de l'actrice germano-péruvienne d'Hollywood Q'Orianka Kilcher ("Pocahontas", 2006), militante des droits indigènes.


Alberto Pizango a été libéré 24 heures (seulement) après son arrestation. Il a été laissé en liberté conditionnelle.
Par ailleurs, le Parlement vient d'adopter une loi qui oblige l'Etat à consulter les communautés indigènes sur des projets qui les affectent directement. C'est cette loi-cadre qui servira de référence aux futurs projets d'exploitation des minerais et des hydrocarbures en Amazonie. Mais pour hâter leur mise en oeuvre, le Pérou a besoin d'un interlocuteur. Pizango pourrait faire l'affaire.
Je ne serai pas surpris d'apprendre que son retour a été négocié avec le gouvernement, et que les 24 dernières heures ont servi à lui rappeler ce que les autorités attendent désormais de lui...

Que cette info fasse le tour du monde.

MessagePosté: 20 Mar 2012, 00:05
de Femto
Pendant que les magazines et les chaînes de télévision parlent de la vie des célébrités, le Chef de la Tribu des Kayapo a reçu la pire nouvelle de sa vie : Dilma, la présidente du Brésil, a donné son approbation pour la construction d'une énorme centrale hydroélectrique (la 3ème plus grandes au monde).

C'est la sentence de mort pour tous les peuples vivant prêt du fleuve, car le barrage inondera environ 400 000 hectares de forêt. Plus de 40 000 Indiens devront trouver de nouveaux endroits où vivre. La destruction de l'habitat naturel, la déforestation et la disparition de plusieurs espèces sont des faits !


Nous savons qu'une image vaut mille mots, et montre le véritable prix à payer pour la "qualité de vie" de nos bourgeois.

Lien du site officiel Raoni se bat: http://raoni.fr/signature-petition-1.php


Il n'y a plus dans notre monde de place pour ceux qui vivent différemment, que tout doit être aplani, que chacun, au nom de la mondialisation, doit perdre son identité, sa façon de vivre.

Je vous en prie, si cela vous indigne, copiez le texte ci-dessus et faites-le parvenir à tous ceux que vous connaissez ou cliquer sur le lien.

rencontre avec Jaime Huenchullan, porte-parole mapuche de l

MessagePosté: 30 Juin 2012, 14:11
de indignados
rencontre avec Jaime Huenchullan, porte-parole mapuche de la communauté autonome de Temucuicui

http://l-indigne.skyrock.com/3099443295 ... naute.html

Introduction :



MOUVEMENT TIERRA Y LIBERTA PEROU



L EAU C EST LA VIE

CONGA NO VA







TIERRA Y LIBERTA, né en 2009, est un projet de construction politique alternatif doté d’une plateforme pour la construction d’une société démocratique socialiste, contre l’autoritarisme et en faveur des plus pauvres, pour l’équité sociale, la diversité culturelle et sociale, pour la protection de l’environnement et de notre mère terre, la « Pachamama », pour la défense de nos ressources naturelles et la souveraineté de notre pays



TIERRA Y LIBERTA, coorganisateur de la glorieuse Marcha del Agua en février 2012 lutte entre autre, pour :

- Le droit a la consultation préalable des peuples avant tout projet d’extraction minière ou pétrolière qui serait un danger pour l’environnement ou la santé des peuples

- Contre le projet minier Conga et tout autre qui porte atteinte aux écosystèmes fragiles et le Droit de l’Eau. Le droit de l’eau potablr reconnu par l’Onu et notre TC



Plus d’infos : http://tierralibertad.pe/wiki/manifeste



RENCONTRE DE JAIME HUENCHULLAN CAYUL

Porte-parole Mapuche de la communauté autonome dc Temucuicui



samedi 30 juin de 14 h30 à 18 heures



Café de Paris - 158 rue Oberkampf Paris 11e







Jaime Huenchullan, porte-parole de la communauté autonome de Temucuicui, est de passage en Europe pour témoigner devant la 20e session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies de la violence policière permanente qui affecte les communautés mapuche du Sud du Chili.



La communauté dont est issu Jaime Huenchullan est considérée par les autorités chiliennes comme un « repère de terroristes indiens » en raison de la lutte que mène la communauté depuis de nombreuses années pour récupérer les terres usurpées par l’Etat chilien à la fin du XIXe siècle et aujourd’hui occupées par de grandes multinationales forestières.



Temucuicui, depuis le « retour à la démocratie », a connu plus d’une centaine de perquisitions violentes et a vu la plupart de ses dirigeants blessés par les balles de la police, emprisonnés et accusés devant les tribunaux chiliens par la loi anti-terroriste,

sinistre héritage législatif de la dictature militaire.



Jaime Huenchullan a quant à lui été emprisonné à plusieurs reprises durant ces dix dernières années, il a vécu dans la clandestinité pour échapper à la persécution judiciaire et a même été victime d’une tentative d’assassinat par un groupe paramilitaire anonyme sévissant dans la région.



Malgré cette réalité, faite de violence policière et de répression judiciaire, la volonté des communautés mapuche pour la restitution de leurs terres ancestrales demeure intacte.



C’est de cette réalité, entre exigence de justice et répression, que Jaime Huenchullan vient parler en Europe, à la recherche de la solidarité des défenseurs des droits humains et des partisans de la justice sociale, pour que cesse la « militarisation » du territoire mapuche.





Association invitante :

Terre et Liberté pour Arauco

2 rue Monge

94110 Arcueil

libertadarauco@gmail.com

Tél. 01 49 12 90 09



reportages vidéo

groupe de musique à partir de 17 heures



CAFÉ DE PARIS

158, rue Oberkampf 75011 Paris (Mo Ménilmontant)



PAF : 3 €



Source [PDF] TERRE ET LIBERTE POUR ARAUCO

TYLPA ( durée 19 min)
http://www.dailymotion.com/TYLPA#video=x41wo5

Site web:http://www.ifrance.com/libertadarauco/

TYLPA (Terre et Liberté pour Arauco) association 1901 née en 2002 a pour objectif de faire connaître et soutenir les revendications du peuple Mapuche (peuple originaire du Chili et d'Argentine), défendre ses droits territoriaux et culturels et son autonomie en tant que peuple.

Nos actions menées en France (concerts, journées culturelles de solidarité, conférences et projections de films) permettent de soutenir la défense de ce peuple originaire.

Contact : Terre et Liberté pour Arauco
E-mail : libertadarauco@gmail.com
Tél. 01 49 12 90 09



MARCHA POR AGUA EN FONDO NEGRO - YouTube







AGUA DE LUMA : ( durée 25 min)

http://www.youtube.com/watch?v=byLR2SCe ... re=related

Documental que relata cómo la expansión de la industria forestal en la Comuna de Lumaco, Región de La Araucanía, ha originado la desaparición de numerosos cauces de agua y prolongados meses de sequía que afectan, sin discriminación, a diversas comunidades de mapuches y campesinos.

Estudio Diagnostico de la cultura mapuche IX Región :

Este documental trabajó la idea de buscar el patrimonio cultural mapuche en riesgo. A lo largo del recorrido por la IX Región y sus comunas, las personas identificaron mayormente el Mapuzugun como un patrimonio fundamental en riesgo. Esto se repitió a lo largo y ancho del territorio mapuche, en el marco de esta región, donde tanto la gente pewenche, wenteche, nagche y lafkenche coincidió en lo mismo: El Mapuzugun debe revitalizarce



Documentaires sur les mapuches

NACION MAPUCHE: Donde se cultiva la palabra profunda. ( durée 46 min)

"LUGAR DONDE SE CULTIVA LA PALABRA PROFUNDA o wallmapu, en la Nación Mapuche, es el sitial de la vida y el verbo que la enraíza... se nos explica en el documental de Salvador Díaz, hecho en el país que posee cinturita de doncella erguida, en paráfrasis a la Mistral. Las analogías que causa el filme brotan instantáneas, como libertaria flor de manzanilla que habla desde la virtud de todos los aromas... En la película un mapuche comparte la palabra: "Nosotros les podemos dar clases de humanidad a los cristianos", expresa con la profundidad aquélla. No sólo a los cristianos, asimismo a cualquier creyente o descreído. Su estereotipo es mestizo, lo cual equivale a que no radica en el matiz de la piel la descrita raíz apalabrada, sino en la colectiva tonalidad por la defensa de la tierra... Lo que conduce hacia otra similitud, a San Salvador Atenco, a la represión más descarnada que un esqueleto, con la participación de tres gobiernos distintos e idéntica podredumbre desenraizada

Mapuche (Documental Wallmapu)6/6

Docmental que denuncia como se desarrolla el despojo a lo largo de la historia de nuestros hermanos mapuche,situacion que no ha sufrido alteraciones ya que las USURPACIONES,VIOLACIONES VARIAS,(TORTURAS,ENARCELAMIENTOS SIN CAUSAL) continuan.

Online Mapuche Radio:::Mapuche news,music,culture and politics.

http://radio.mapuche.nl/

L’AMARC demande une intervention urgente des rapporteurs pour la liberté d’expression et des peuples autochtones en défense des radios mapuches : Santiago de Chile, 2 avril 2012. AMARC Chili a réalisé une mission d’observation sur la liberté d’expression des médias et des radios communautaires mapuches, réalisée dans les régions d’Araucania et de Los Rios, au Chili, du 25 au 27 janvier 2012



Liens - Réseau d'Information et de Soutien au Peuple Mapuche - Free

ETEC 521: Indigeneity, Technology and Education (May 2011) : Traduire cette page ,



Radio Mapuche is a site where we can find podcasts about different topics related to the current situation between Chilean state and Mapuche people. Radio Mapuche presents different interviews to Mapuche people and academics that analyze the current situation of this culture, news and music. The podcasts are presented in different languages (e.g. German, English, and Spanish). The issues presented in the podcasts are linked to Mapuche demands for self-determination and protection of their rights.



Enjeux alimentaires et profits :

Histoire de l'Amérique latine - Wikipédia :

The Take (La Toma) English subtitles (1/9) -

Même la pluie : La révolte de la conscience, LE RÊVE AMÉRICAIN - LE FILM SUR LE PILLAGE LE PLUS GRAND : Au Chili, des villageois affrontent l'une des plus grandes ... - Basta : Gestion de l'eau - Basta !, [PDF] , Nations Unies( format PDF de terre et liberté)



Au Chili, des villageois affrontent l'une des plus grandes ... - Basta : , C’est l’histoire de villageois qui osent s’opposer à la plus riche famille du Chili. Après avoir asséché une vallée avec la construction d’une mégadécharge, le consortium minier Antofagasta, domicilié à Londres mais appartenant à la famille chilienne Luksic, intente un procès contre le comité de défense du village des Caimanes. Les villageois sont accusés d’ « association illicite » pour s’être opposés à la dévastation environnementale. Le procès débute le 7 juin.

Notes
[3] Voir à ce sujet « Témoignages de Caimanes »

[4] Voir à ce sujet « Caimanes testimonios ».

En savoir plus
Pillage des ressources : le Chili commence à dire « basta ! »

Pour manifester votre solidarité aux défenseurs de Caimanes, télécharger la déclaration de soutien, faites-la circuler dans vos réseaux, et envoyez vos signatures à cette adresse mail

Lire aussi :
Pillage des ressources : le Chili commence à dire « basta ! »
Quand les multinationales minières recolonisent l’Argentine
Au Chili, le mouvement écologiste rejoint les étudiants

DE Christian Coulmain
"Bin voyons ! Vous mélangez un peu de lobbys, de politiciens corrompus, et vous obtenez au détriment de la population illettrée, un crime contre l'humanité par la privatisation du vivant en lieu et place de la nourriture vivrière agro-écologique !!!"


DuPont et Monsanto se partagent le marché sud-africain des semences - OGM - Environnement - écologie



Un monde est il possible ?, 3 e tour social, la Foire à l’autogestion
L'eau, un enjeu du XXIe siècle, Batailles pour l'énergie
CCFD - Terre Solidaire - Gestion citoyenne de l'eau au Mexique , Le bien commun de l'eau au cœur des enjeux actuels

Re: Révolte des indiens d'Amazonie

MessagePosté: 09 Nov 2012, 16:21
de altersocial
Survival a écrit:‘Tuez-nous et enterrez-nous ici’ : un appel désespéré d’Indiens menacés d’expulsion

Un juge a statué que les Guarani pouvaient rester sur cette petite parcelle de leur territoire ancestral jusqu’à ce que la démarcation soit effectuée et qu’ils puissent en réoccuper la totalité.

Des Indiens brésiliens, qui ont été confrontés à la violence et à la mort pour pouvoir retourner sur leur terre, ont lancé un appel désespéré au gouvernement après avoir appris qu’ils risquaient d’être à nouveau expulsés.

Ce groupe de 170 Indiens guarani (dont la population représente 46 000 personnes au Brésil), a été victime de plusieurs attaques brutales depuis qu’il a réoccupé une petite partie de son territoire ancestral, connu sous le nom de Pyelito Kuê/M’barakai. Celui-ci est actuellement occupé par une ferme dont les hommes de main encerclent les Indiens qui n’ont qu’un accès limité à la nourriture ou aux soins de santé.

Le mois dernier, un juge avait ordonné leur éviction. Aujourd’hui, les Indiens déclarent dans une lettre : ‘Ce jugement s’inscrit dans l’histoire de l’extermination des Indiens du Brésil. Nous avons perdu tout espoir de survivre dans la dignité, sans violence, sur notre terre ancestrale… Nous mourrons tous bientôt’.

‘Nous voulons mourir et être enterrés avec nos ancêtres ici-même, c’est pourquoi nous demandons au gouvernement et au système judiciaire de ne pas ordonner notre éviction, mais d’ordonner notre mort collective et notre inhumation ici. Nous demandons, une fois pour toutes, que notre massacre soit ordonné et que les tracteurs creusent de grands trous pour ensevelir nos corps’.

‘Nous avons pris tous ensemble la décision de ne pas partir d’ici, morts ou vivants’.

Quatre membres de cette communauté sont déjà morts depuis le début de la réoccupation : deux se sont suicidé et deux sont morts à la suite d’attaques des hommes de main du fermier.

La FUNAI, le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien, responsable de la démarcation du territoire guarani, a affirmé qu’elle s’employait à renverser l’ordre d’expulsion.

Le long retard pris par la FUNAI dans la réalisation de son programme de démarcation a pour conséquence que des milliers de Guarani sont contraints de vivre dans des réserves surpeuplées ou bien dans des campements improvisés au bord des routes, avec peu d’accès à la nourriture, à l’eau potable ou aux soins de santé. Ils connaissent l’un des plus hauts taux de suicide au monde : de récentes statistiques gouvernementales révèlent une moyenne d’un suicide par semaine chez les Guarani durant ces dix dernières années.

L’anthropologue guarani Tonico Benites s’est alarmé : ‘Le suicide qui frappe de plus en plus les Guarani est dû au retard pris par les autorités dans la démarcation de notre territoire ancestral’.

Survival demande que les Guarani puissent vivre sur leurs terres et que tous leurs territoires soient démarqués avant que d’autres vies ne soient perdues.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘L’histoire du Brésil est marquée d’une tâche indélébile : l’extinction des Indiens du Brésil; il est révoltant de constater que les mêmes abus qui ont été commis durant l’époque coloniale soient cautionnés par le système judiciaire brésilien actuel. L’appel déchirant des Guarani de Pyelito ne peut être plus clair : la vie sans leur terre est emplie de tant de misère et de souffrance qu’il ne sert à rien de vivre. Le Brésil doit agir avant qu’un autre de ses peuples ne soit anéanti’.

Re: Révolte des indiens d'Amazonie

MessagePosté: 18 Nov 2012, 17:04
de altersocial
Un géant nord-américain de l’agroalimentaire impliqué dans les agrocarburants ‘tachés du sang des Indiens’

Au Brésil, un géant nord-américain de l’agroalimentaire est compromis dans un scandale de la canne à sucre qui a entraîné l’expulsion d’une communauté guarani, pollué les cours d’eau et amené la maladie et la mort.

Bunge, une multinationale céréalière basée au Etats-Unis, fortement impliquée dans le marché florissant des agrocarburants au Brésil, achète la canne à sucre aux propriétaires terriens qui ont accaparé les territoires guarani.

Une communauté de 225 Guarani de l’Etat du Mato Grosso do Sul dont les terres ont été spoliées pour faire place aux plantations, dénonce que l’invasion de la canne à sucre, associée à l’utilisation de machines et de pesticides, ruine leur vie depuis quatre ans.

Déjà, deux jeunes Guarani de la communauté de Jata Yvary se sont suicidé cette année. Les garçons, âgés de 16 et 13 ans, ont été retrouvés pendus à un arbre. De plus, un homme a été écrasé et tué par un camion utilisé par Bunge pour transporter la canne à sucre.

Des porte-parole de la communauté ont lancé ce message à Survival International : ‘Nous, Guarani, ne voulons plus de plantations de canne à sucre sur notre terre; elles détruisent notre santé, celle de nos enfants et de nos aînés, et le poison contamine l’eau’.

Les Guarani disent que les pesticides pulvérisés par avion se déversent sur leur communauté et que les machines usagées et les résidus de canne à sucre pourrissent dans les cours d’eau dont ils dépendent.

Ils appellent à la démarcation de leur territoire et à l’expulsion de tous les Blancs de la région, car, disent-ils, ‘à cause d’eux, nous ne pouvons plus ni chasser, ni pêcher, ni maintenir nos traditions. Nous voulons préserver la forêt mais ils la détruisent et s’enrichissent illégalement avec’.
Bunge achète la canne à sucre cultivée sur les terres revendiquées par les Guarani.
Bunge achète la canne à sucre cultivée sur les terres revendiquées par les Guarani.

Selon la Constitution brésilienne et un accord signé entre les autorités et les Guarani, le gouvernement a l’obligation de cartographier et de protéger tous les territoires guarani. Mais ce processus n’a toujours pas été mis en œuvre et, en attendant leur restitution, les Guarani assistent impuissants à leur dévastation.

Survival a écrit à Bunge, mais la compagnie ne s’est pas embarrassée de scrupules, soutenant qu’elle continuerait à acheter la canne à sucre cultivée sur le territoire ancestral des Guarani tant que les autorités brésiliennes ne l’auront pas homologué.

Plus tôt cette année, Raizen, une compagnie joint-venture d’agrocarburants entre Shell et COSAN, avait renoncé à un projet controversé d’achat de canne à sucre cultivée sur un territoire guarani après une campagne d’envergure menée par les Indiens et Survival.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui, ‘La majorité des agrocarburants du Brésil est tachée du sang des Indiens. Ceux qui l’utilisent devraient savoir que leur choix soi-disant ‘éthique’ contribue à la mort et à la destitution totale des Indiens guarani. Bunge devrait suivre l’exemple de Shell et laisser la terre aux Guarani sans se cacher derrière l’excuse d’attendre la reconnaissance officielle du territoire qui peut prendre encore plusieurs décennies’.

Re: Révolte des indiens d'Amazonie

MessagePosté: 01 Déc 2012, 19:05
de altersocial
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Rencontres amérindiennes (Suriname, Guyane, Brésil)

MessagePosté: 21 Déc 2012, 19:35
de altersocial
Rencontres amérindiennes au Suriname

La 5ème rencontre transfrontalière des peuples amérindiens du Brésil, du Surinam et de la Guyane Française, a lieu à Galibi (Surinam), du 26 au 28 novembre 2012.

La FOAG (Fédération des Organisations Autochtones de Guyane), y participe pleinement pour débattre et proposer des réponses sur les structures de gouvernance autochtones à l’intérieur et l’extérieur des communautés, ainsi que la gouvernance de leurs territoires.


Au-delà de la zone amazonienne stricte, stigmatisation des peuples colonisés, racisme et discrimination :

Ere maya: des indigènes dénoncent une célébration « raciste » au Guatemala

Environ 200 indigènes guatémaltèques ont protesté dans la nuit de jeudi à vendredi sur les majestueuses ruines précolombiennes de Tikal, dans le nord du pays, contre les célébrations officielles de la fin de l’ère maya dont ils se disent exclus, a constaté l’AFP.

« Le peuple maya ne participe pas à cet événement. C’est une célébration raciste et discriminatoire, la même histoire que ce que nous, les Mayas, vivons depuis toujours », a dit à l’AFP le dirigeant du Consortium des Organisations Indigènes de Petén, José Cac.

Portant des pancartes dénonçant les célébrations officielles ainsi que les projets miniers et hydro-électriques impulsés par le gouvernement, les indigènes ont essayé d’entrer sur le site, fermé pour la cérémonie, qui doit accueillir notamment le président Otto Peres.

Le meneur indigène a expliqué que les manifestants souhaitaient déposer une offrande devant le temple principal de Tikal pour dire adieu à l’ère actuelle, 13 Baktun, et accueillir, à l’aube, la nouvelle ère.

Le parc archéologique de Tikal fait partie de plusieurs sites mayas au Guatemala, au Mexique, au Belize, au Salvador et au Honduras, où des célébrations sont prévues ce 21 décembre pour fêter la fin d’un cycle calendaire de 5.200 ans.

Re: Révolte des indiens d'Amazonie

MessagePosté: 23 Déc 2012, 09:51
de altersocial
Loin de l'Amazonie, les mêmes difficultés discriminatoires pour les "amérindiens" du Nord.

Au Canada, une chef amérindienne en grève de la faim pour sauver les siens

Elle dort dans un tipi, se chauffe avec un petit feu et boit du bouillon de poisson pour garder des forces: la chef Theresa Spence campe devant le parlement canadien à Ottawa et observe une grève de la faim depuis le 10 décembre, inspirant une vaste contestation chez les autochtones.

Elle refuse de s'alimenter tant que le Premier ministre Stephen Harper ou le Gouverneur général David Johnston - qui représente la reine Elizabeth II dans cette ancienne colonie britannique - n'accepte pas de la rencontrer.

Chef de la tribu des Attawapiskat, dans le nord de la province de l'Ontario, Mme Spence s'est installée sur une petite île sise au milieu de la rivière qui traverse Ottawa pour dénoncer les conditions de vie des 1,2 million d'autochtones du pays (Amérindiens, Métis et Inuits).

Son combat est rapidement devenu l'emblème du mouvement de défense des droits indigènes "Idle No More" lancé il y a un mois par quatre jeunes Amérindiennes.

A l'image des manifestations organisées à travers le Canada vendredi, mais aussi à Londres, en Egypte, et aux Etats-Unis, Theresa Spence a inspiré des dizaines d'autochtones canadiens réclamant le respect des traités signés par leurs ancêtres avec les envahisseurs britanniques.

"La chef Theresa Spence n'est pas seule", lance le Grand Chef de la Nation Nishnawbe Askim Harvey Yesno. "Les indigènes de tout le pays soutiennent ses efforts pour ramener autour de la table de discussion les partenaires des traités."

Les trois partis d'opposition à la Chambres des communes, Greenpeace, mais aussi le syndicat des postes ont officiellement affiché leur soutien à la grève de la faim de Mme Spence.

La fronde a été déclenchée par l'adoption récente d'une loi permettant aux Amérindiens, Inuits et Métis de vendre certains de leurs territoires à des non-autochtones, explique Tanya Kappo, l'une des fondatrices d'"Idle No more", estimant qu'un tel développement pourrait signer la fin du mode de vie traditionnel des premiers peuples d'Amérique du Nord.

"Fin d'une manière de vivre"

"Ce sera la fin (...) d'une manière de vivre possible uniquement dans les réserves", explique-t-elle à l'AFP. "Par exemple, les langues indigènes ne sont parlées que dans les communautés autochtones et si ces dernières disparaissent, ces langues disparaîtront", avertit cette étudiante en droit.

Selon Mme Kappo, il ne fait aucun doute: "le gouvernement essaie d'assimiler les Indiens" dans la société canadienne. "On essaie de nous enlever le peu qui nous reste", assène-t-elle.

Le Canada compte plus de 600 réserves, créées par sanction royale en 1763. Les règles entourant la vie de société ou le droit du sol dans ces territoires autonomes découlent de la Loi sur les Indiens de 1876. Mais beaucoup estiment que cette loi, jugée paternaliste, est à l'origine de nombre de problèmes dans les réserves.

En réponse, Ottawa a assoupli les règles pour permettre aux tribus de louer une partie de leurs terres. La loi amendée apporte ainsi plus de flexibilité aux Premières Nations "pour tirer profit des opportunités de développement économique".

Mais, s'inquiète Tanya Kappo, "comment pouvons-nous lutter contre le développement dans nos communautés quand nous sommes si pauvres ?"

Le ministre fédéral des Affaires autochtones John Duncan, qui a exprimé ses craintes pour la santé de Mme Spence, a déjà proposé de la rencontrer. En vain. Le gouvernement canadien insiste: ce sont les autochtones eux-mêmes qui ont demandé un tel amendement.

Quant au Gouverneur général David Johnston, il a refusé de la rencontrer, arguant que l'affaire était trop politique.

En attendant un signe de M. Harper, elle assure qu'elle est prête à mourir pour sa cause. Et Mme Kappo s'inquiète: si la chef décède, "je suis très inquiète de voir comment les Premières Nations réagiront".


A lire également :

:arrow: Les Premières Nations marchent pour dénoncer le budget conservateur
:arrow: Manifestation Idle No More

Re: Révolte des indiens d'Amazonie

MessagePosté: 30 Déc 2012, 10:54
de altersocial
Les Indiens d’Amazonie poursuivent le Pérou en justice

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Les Nanti sont l'un des nombreux groupes d'Indiens isolés vivant dans une réserve gravement menacée par des projets d'exploration gazière.


Au Pérou, les grandes organisations indigènes s’en prennent au gouvernement et aux puissantes compagnies pétrolières pour empêcher l’exploration gazière qui menace gravement les groupes isolés.

Les organisations indiennes d’Amazonie (AIDESEP, FENAMAD, ORAU et COMARU) ont l’intention de poursuivre le gouvernement et les compagnies pétrolières en justice en raison d’un projet d’expansion des champs de gaz Camisea dans un territoire habité par plusieurs groupes d’Indiens isolés.

Le consortium qui a obtenu la concession – dont les compagnies Hunt Oil (nord-américaine), Repsol (espagnole) et Pluspetrol (argentine) – projette de raser la forêt pour installer un réseau de layons de prospection sismique, faire exploser des milliers de charges et forer des puits d’exploration.

75% de la concession de Camisea, dite bloc 88, est située au cœur de la réserve Nahua-Nanti qui avait été créée pour protéger les Indiens isolés de la région extrêmement vulnérables aux contacts avec le monde extérieur.

En 2003, un décret suprême avait été adopté interdisant toute exploration afin de protéger les Indiens de la réserve. Il établissait explicitement l’interdiction ’d’accorder de nouveaux droits d’exploitation des ressources naturelles [dans la réserve]’.

Cette interdiction était l’une des conditions exigées par la Banque interaméricaine de développement avant d’accorder un prêt au gouvernement péruvien pour la mise en place du projet Camisea.

Survival a appelé le gouvernement péruvien à cesser toute exploitation des territoires habités par des Indiens isolés et à respecter son engagement de ne pas effectuer de nouveaux projets d’exploration dans la région.

Dans une déclaration publiée la semaine dernière, les organisations indigènes ont indiqué que toute nouvelle opération d’exploration entraînerait ‘l’extinction’ des Indiens qui vivent dans la région : ‘La politique extractive du gouvernement péruvien donne la priorité au profit, au détriment de la vie des peuples indigènes…nous avons donc décidé de poursuivre l’Etat et les compagnies pétrolières en justice… pour protéger les tribus isolées de l’extinction et de la destruction de leur environnement’.

Re: Révolte des indiens d'Amazonie

MessagePosté: 11 Fév 2013, 18:29
de altersocial
Le Brésil va enquêter sur les Awá isolés

La FUNAI, le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien, a annoncé qu’elle enverrait une équipe de spécialistes pour enquêter sur la situation des Awá isolés, la tribu la plus menacée au monde.

Cette initiative est la première action concrète qu’entreprend le gouvernement suite à la pression exercée par les sympathisants de Survival pour qu’il expulse les bûcherons illégaux qui opèrent en territoire awá.

La FUNAI mènera trois expéditions dans la région où ont été trouvés des signes attestant de la présence des Awá isolés. Son but est de localiser et de suivre de près les groupes sans pour autant entrer en contact avec eux.

L’équipe enquêtera sur les menaces que représentent les bûcherons illégaux sur les Awá isolés. Son rapport devrait être rendu dans le courant du mois de mars.

On estime qu’il existe une centaine d’Awá isolés. Les Awá contactés trouvent de temps en temps des traces de leur existence lorsqu’ils chassent ou pêchent.

Wamaxua Awá, contacté en 2009, a déclaré à Survival : ‘Il y a encore d’autres Awá qui vivent dans la forêt. Ils restent cachés et chassent la nuit. Que vont devenir mes frères qui vivent là-bas?’

Les Awá isolés subissent la forte pression des bûcherons illégaux qui envahissent leurs terres et détruisent leurs forêts, les contraignant à fuir pour leur échapper.

Les restes d’un campement awá abandonné retrouvés il y a un an près d’un site d’exploitation forestière illégale font craindre que les bûcherons transmettent aux Indiens des maladies qui pourraient leur être fatales.

Un Awá a rapporté : ‘Ils sont en train d’abattre tous les arbres ! Ils attachent des chaînes à leurs tracteurs pour tout raser. Ils tuent tout sur leur passage. Ils détruisent tout !’


Une exposition sur les Indiens les plus menacés de Colombie

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L’organisation nationale des Indiens de Colombie – ONIC – vient d’inaugurer une exposition photographique internationale intitulée ‘Dignité’ sur les Indiens les plus vulnérables du pays.

L’ONIC estime qu’actuellement 36 groupes sont en danger imminent d’extinction et ce chiffre pourrait encore augmenter en raison de la violence incontrôlée qui se déploie sur leurs territoires.

Les Indiens sont la population la plus gravement affectée par la guerre civile qui sévit depuis plus de 50 ans en Colombie et qui a laissé des milliers de morts et un nombre encore plus élevé de déplacés.

Pris pour cibles par les groupes armés de la guérilla, les paramilitaires et les forces armées, de nombreux groupes indiens sont quotidiennement confrontés à une extrême violence qui rend leur survie impossible en tant que peuples.

Le photographe Juan Pablo Gutierrez, auteur des œuvres exposées, à déclaré à Survival : ‘Les attentats, le conflit armé et la militarisation consécutive des territoires indiens ont détruit l’équilibre et l’harmonie qui y régnaient… A ceci s’ajoutent les stratégies gouvernementales visant à promouvoir l’exploitation à outrance des ressources naturelles, cause principale de l’extinction de certains peuples indigènes de Colombie. C’est une situation d’urgence, extrêmement grave parce qu’invisible. La survie des peuples indigènes de Colombie est entre nos mains’.

Survival soutient la campagne de l’ONIC visant à endiguer l’extinction des Indiens et fait pression sur le gouvernement colombien pour faire cesser la violence qui sévit dans les territoires indiens.

Re: Révolte des indiens d'Amazonie

MessagePosté: 18 Fév 2013, 12:47
de altersocial
Succès : recul de l’exploration gazière à l’intérieur de la réserve Nahua-Nanti créée pour protéger les Indiens isolés qui y vivent.

Les tribus isolées du parc national du Manu sont désormais à l'abri de l'exploration gazière de Pluspetrol, mais les Nanti continuent d'être menacés par l'expansion de Camisea.

Le géant gazier argentin Pluspetrol a publiquement fait marche arrière sur l’expansion du projet gazier Camisea, au sud-est du Pérou, dans l’une des régions les plus riches en biodiversité de la planète, suite au scandale médiatique soulevé cette semaine par le quotidien britannique The Guardian et Survival International.

La compagnie a publié une déclaration dans laquelle elle admet avoir planifié ce qu’elle décrit comme des ‘études géologiques superficielles… pour l’intérêt scientifique’ dans le parc national du Manu, mais assure avoir abandonné ce projet.

SERNANP, le service national péruvien des aires protégées, a également publié un communiqué suite à la tempête médiatique, confirmant qu’il avait rejeté la demande de Pluspetrol de travailler dans la région, au motif que le statut de protection du parc national du Manu ‘interdit expressément l’exploitation des ressources naturelles’.

Une fuite a déjà confirmé que Pluspetrol avait commandé un rapport à l’agence environnementale Quartz Services SA, qui établissait son intention ‘de poursuivre ses activités dans le bloc 88, mais aussi de les étendre dans la zone protégée du parc national du Manu’.

Le projet Camisea est l’un des plus grands projets d’exploitation de gaz naturel d’Amazonie et se trouve dans la concession dite bloc 88, dont la plus grande partie se trouve à l’intérieur de la réserve Nahua-Nanti créée pour protéger les Indiens isolés qui y vivent.

Toute expansion du projet Camisea est interdite par un décret suprême de 2003, mais l’an dernier le ministère péruvien de l’Énergie a autorisé la prospection gazière à l’intérieur du bloc 88, en violation flagrante de ce décret et du droit international.

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L’expansion du projet Camisea exposerait les Indiens isolés vivant à proximité de la concession d’exploration gazière à de graves dangers sanitaires et les forcerait à s’éloigner et abandonner leurs lieux de vie pour fuir l’agitation et la dévastation de leur territoire.

Jose Choro, un chef nahua, a déclaré à Survival: ‘Nous entendons tout le temps des hélicoptères. Notre gibier fuit et il n’y a plus de poisson’.

Les principales organisations indiennes d’Amazonie péruvienne, AIDESEP, ORAU, FENAMAD et COMARU, ont récemment lancé un appel aux Nations-Unies pour arrêter l’expansion de Camisea.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd’hui: ‘Il s’agit d’un succès retentissant pour les Indiens du parc national du Manu et leurs sympathisants du monde entier. Suite à la pression médiatique, une compagnie qui avait ouvertement planifié l’exploration gazière dans le parc a catégoriquement annoncé qu’elle y renonçait. Il est maintenant temps de concentrer notre attention sur la réserve Nahua-Nanti où l’exploration gazière se poursuit. Elle devrait également être soumise aux mêmes restrictions que le parc national du Manu’.

Re: Révolte des indiens d'Amazonie

MessagePosté: 22 Fév 2013, 22:42
de altersocial
Colombie : suspension sans précédent d’une mine dans un territoire indien

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Un juge colombien a suspendu des concessions minières dans une ‘initiative sans précédent’ visant à protéger le territoire des Indiens embera-katío, au nord-ouest de la Colombie.

Cette décision fait suite à une vague de violence à Alto Andágueda, dans le département du Chocó, qui a expulsé des centaines de familles indiennes de leurs terres ancestrales.

La violence qui est survenue entre les insurgés et l’armée a coïncidé avec l’expansion – en majorité illégale – de l’exploitation minière dans la région.

Le tribunal a ordonné l’évacuation du personnel minier et de son matériel jusqu’à ce que la légalité des concessions soit prouvée.

Un rapport du gouvernement colombien datant de 2011 établit que 63% des concessions minières du pays sont illégales et que ce taux atteint la proportion étonnante de 99,2% dans le département du Chocó.

Pourtant le président colombien Juan Manuel Santos a maintes fois annoncé que l’exploitation minière serait une priorité dans l’exercice de son mandat.

L’augmentation de la demande et de la valeur des métaux tels que l’or, le fer ou le coltan (utilisé dans la fabrication des équipements électroniques) a eu un impact considérable sur les Indiens de Colombie.

Des milliers d’entre eux ont été tués ou déplacés par les groupes armés qui précèdent souvent l’arrivée des compagnies minières.

‘[Cette décision] vise à faire obstacle aux menaces constantes sur les droits territoriaux des peuples indigènes, sur l’exploitation disproportionnée de leurs ressources par des étrangers et sur la violence évidente qui sévit dans la région’ a déclaré le juge.