luttes peuples indigènes, Amérique centrale et du sud

Re: Révolte des indiens d'Amazonie

Messagede altersocial » 23 Fév 2013, 10:46

LETTRE OUVERTE DE LA CONFEDERATION DES NATIONALITES INDIGENES DE L’AMAZONIE EQUATORIENNE A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE ET AUX ENTREPRISES PETROLIERES PUBLIQUES ET PRIVEES

La Conféderation des Nationalités Indigènes de l’ Amazonie Equatorienne (CONFENIAE) et nos alliés de la Nation Achuar d’Equateur (NAE), la Nation Shiwiar, Sapara, Shuar, le peuple ancestral de Huito, le peuple originaire Kichwa de Saraku- TAYJASARUTA, l’association des Femmes Waorani d’Equateur, exprimons notre refus catégorique du processus de promotion internationale du 11ème appel d’offre pétrolier, qui concerne le centre-sud de l’Amazonie équatorienne, qui affectera nos territoires ancestraux.

Lors de nos déclarations antérieures, nous avons exigé l’annulation de l’appel d’offre pétrolier car il représente une atteinte à nos droits collectifs garantis par la Constitution et les Traités Internationaux relatifs aux Droits Humains.

Nous demandons aux entreprises pétrolières publiques et privées du monde entier de NE PAS PARTICIPER au 11ème appel d’offre pétrolier. Ce projet pétrolier affecte les territoires ancestraux indigènes, ce qui constitue une violation des droits de sept nationalités indigènes d’Equateur.

La « socialisation » du projet pétrolier réalisée dans les communautés, qui se veut être une Consultation Préalable aux peuples et nationalités concernées, ne respecte pas les standards internationaux relatifs à la Consultation Préalable, Libre et Informée, établis para la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme lors de la sentence du « Cas Sarayaku », sentence qui n’a pas encore été prise en compte par l’Etat Equatorien. Ce qui démontre bien que les projets pétroliers ne respectent pas les droits des communautés indigènes. L’histoire se répète...

Nous appelons la communauté internationale à nous soutenir et à rester vigilante en se solidarisant avec les Peuples et Nationalités Indigènes de l’Amazonie Equatorienne afin que notre cosmovision, nos forêts tropicales et nos espaces de vie, qui sont en danger à cause du 11ème appel d’offre pétrolier, soient préservés et respectés.

Cordialement,

_Franco Viteri, Président de la Confederation de Nacionalités Indigènes de l’Amazonie Equatorienne (CONFENIAE)

_Jaime Vargas, Président de la Nacionalité Achuar del Ecuador (NAE)

_Fernando Santi, Président de la NacionalitéShiwiar del Ecuador (NASHIE)

_Manari Ushigua, Président de Fédération Binacional Zapara Ecuador – Perú (FEBZEP),

_Manuel Maiche, Président de la Nation Shuar del Ecuador (NASHE)

_Darío Jaramillo, Président du Peuple Ancestral de Huito

_José Gualinga, Président du Peuple Originaire Kichwa de Sarayaku

_Manuela Ima, Présidente de l’Association de Femmes Waorani d’Equateur(AMWAE)

_Francisco Shiki, Président de la Fédération Interprovinciale de Centres Shuar (FICSH)

_Cristóbal Jimpikit, Fédération de la Nation Shuar de Pastaza (FENASHP)

Retrouvez cette lettre sur les sites suivants :
http://pachamama.org.ec/?p=4715
http://www.coica.org.ec/index.php/es/no ... suroriente

Et en PDF http://www.coica.org.ec/images/CARTACONFENIAE.pdf
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Re: Equateur : mobilisations amérindiennes

Messagede ivo » 25 Fév 2013, 09:57

Rafael Correa annonce une intensification des exploitations minières en Equateur
http://www.rfi.fr/ameriques/20130224-ra ... -indigenes
Malgré de fortes tensions ces dernières années avec les communautés indigènes d'Equateur, suite à la création d'une mine de cuivre en Amazonie, le président réélu Rafael Correa a annoncé qu'il va lancer des projets d'exploitations minières à grande échelle pour sortir son pays de la pauvreté.

A l'occasion de son programme radiophonique hebdomadaire, le président Rafael Correa, qui est au pouvoir depuis 2007 et qui vient d'être réelu dimanche dernier pour un mandat de quatre ans, a annoncé que son objectif prioritaire sera la réduction de la pauvreté par l'exploitation de toutes les ressources minières et pétrolières du pays.

« Nous ne sommes pas du côté des multinationales, nous sommes avec les pauvres », affirme ce dirigeant socialiste de 49 ans, à la tête d'un pays de 15 millions d'habitants. Avant d'ajouter, pour reprendre son expression favorite : « Je refuse que les Equatoriens soient des mendiants assis sur un tas d'or ».

L'ambition se veut généreuse, mais elle lui vaut une forte opposition parmi les communautés indigènes, qui représentent un tiers de la population et qui luttent depuis de nombreuses années contre ces projets miniers, qu'ils estiment destructeurs.

Ces combats sont mondialement médiatisés. Le point d'orgue a été atteint l'année dernière à l'occasion d'une grande marche sur Quito, la capitale, pour dire « non » à l'installation pour 25 ans d'une mine de cuivre dans l'une des régions les plus riches en terme de biodiversité.

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Re: luttes peuples indigènes, Amérique centrale et du sud

Messagede bipbip » 20 Avr 2013, 11:06

1ère rencontre des peuples en résistance, Mexique, Oaxaca.

DÉCLARATION DE LA 1ÈRE RENCONTRE DES PEUPLES EN RÉSISTANCE
Santiago Xanica, Oax. (Mexique)

Les 6 et 7 avril de l’année en cours, dans le municipe de Santiago Xanica, Miahuatlán, Oaxaca, à l’occasion de la 1ère rencontre des peuples en résistance convoquée par les autorités agraires et municipales et les organisations Comité de défense des droits indigènes (CODEDI), Organisations indiennes pour les droits Humains à Oaxaca (OIDHO), Union paysanne indigène de Oaxaca - Emiliano Zapata (UCIO – EZ), Collectif autonome magoniste (CAMA), Alliance magoniste zapatiste (AMZ), plus de 1500 personnes se sont réunies, venant de 30 communautés indigènes, paysannes, étudiantes ou de quartiers, ainsi que de collectifs solidaires internationaux de France, d’Italie, d’Allemagne, de Suisse, de l’État espagnol. Les axes de travail suivant y ont été développés :

1 – méga-projets ;

2 – terre et territoire ;

3 – organisation, lutte et résistance.

Avec dix grandes tables de travail, comptant sur la participation de communautés des régions Sierra Sur Chatina, Sierra Sur Zapoteca, Costa, Mixteca et Valles Centrales, la situation des peuples de Oaxaca, dans le contexte national et international d’un monde globalisé, a été analysée pour en arriver aux conclusions et accords suivants.

1 – Les méga-projets, tels que mines, éoliennes, barrages hydroélectriques, grands projets touristiques, la sur-exploitation de nos eaux par les entreprises, les grandes routes et l’exploitation massive de nos bois ne bénéficient en rien à nos peuples et régions. Au contraire, ils servent les grands intérêts des entreprises transnationales et des différents gouvernements (fédéral, des États, municipaux et agraires) qui leur sont liés, pour saccager les richesse naturelles des peuples. La conséquence en est la destruction de notre environnement, la division de nos communautés, l’attaque contre notre identité culturelle et de fait le viol de nos droits fondamentaux. Tous les présents sont donc d’accord pour ne permettre l’entrée d’aucun méga-projet dans nos territoires.

2 – Défendre nos territoires, qui englobent nos terres, eaux, bois, airs, nos communautés mêmes et leurs coutumes, ainsi que toutes les richesses naturelles et minérales qui s’y trouvent, est notre décision, et elle est sans appel. Dans ce but, nous nous sommes mis d’accord pour surveiller nos autorités agraires et municipales afin qu’elles en signent pas de contrats corrompus avec les entreprises et/ou gouvernements impulsant quelque plan d’exploitation et de saccage de nos richesses que ce soit. En contrepoint, nous ferons l’effort de concrétiser nos projets alternatifs de production agricole en harmonie avec la nature, nous rejetterons fermement et l’utilisation de produits chimiques dans l’agriculture et l’introduction de maïs transgénique dans nos régions. Nous exigeons que cesse la sur-exploitation de nos eaux et le rejet des eaux usées non traitées dans nos fleuves et mers ; nous défendrons que la propriété sociale de la terre doit être communale ou ejidale.

3 – Nous nous engageons à fortifier nos communautés et organisations, résistant contre toute tentative de division de la part des partis politiques et contre l’achat-vente de consciences, parce que nous avons besoin d’unir nos forces pour affronter les grands intérêts qui nous menacent. Nous donnerons suite à ces rencontres, impulsant assemblées, ateliers d’information au niveau de la communauté ou de l’état, au niveau national ou international, tissant solidarité et alliances avec les luttes et résistances d’autres peuples du pays et du monde.

Reprenant le grand savoir de nos ancêtres qui ont su résister contre les impositions et expulsions de l’ennemi pendant des siècles, nous n’abandonnerons pas la construction de cette grande unité des peuples et organisations pour la défense de nos territoires et manières de vivre, les droits de nous tous et les générations futures.

Cette 1ère rencontre des peuples en résistance se prononce en outre pour :

. l’arrêt des persécutions des activistes du mouvement contre les éoliennes de l’Isthme de Tehuantepec ;
. l’arrêt de la criminalisation des lutteurs sociaux qui défendent territoires et ressources naturelles ;
. la liberté inconditionnelle pour les compagnons David Venegas Reyes et Feliciano Efrén Hernández Pablo ;
. la liberté pour tous les prisonniers politiques ;
. l’arrêt immédiat de la pollution par les eaux usées des fleuves et côtes de Oaxaca ;
. le refus des programmes PROCEDE et FANAR dans nos communautés ;
. la solidarité avec les mouvements de lutte européens contre les méga-projets, du TAV dans le nord de l’Italie et de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en France ;
. le refus des réformes néolibérales de privatisation de l’éducation, et celles de l’énergie et du travail.

POUR LA DÉFENSE DE NOS TERRITOIRES, NOUS RÉSISTERONS UNIS ET JAMAIS NOUS NE RECULERONS !


Santiago Xanica, Miahuatlán, Oaxaca, le 7 avril 2013.
http://paris.indymedia.org/spip.php?article13348
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Re: luttes peuples indigènes, Amérique centrale et du sud

Messagede altersocial » 10 Juin 2013, 18:14

La police brésilienne tire sur les Indiens – crainte d’un regain de violence

Au sud du Brésil, des policiers ont abattu un Indien terena et blessé plusieurs autres alors qu’ils procédaient violemment à leur expulsion. Des membres de ce groupe étaient retournés vivre sur une partie de leur territoire ancestral occupé par un éleveur qui est également un politicien local.

Dans une autre partie du Brésil, un ordre d’expulsion a été émis contre les Indiens kayapó, arara, munduruku, xipaia et juruna qui occupent le barrage controversé de Belo Monte. La police armée a encerclé les manifestants, la tension monte et l’on craint de nouvelles violences.

Les Indiens munduruku protestent également contre la construction d’un barrage sur la rivière Tapajós. En novembre dernier, un Indien munduruku avait été tué d’une balle dans la tête par la police qui avait envahi sa communauté.

Paygomuyatpu, porte-parole munduruku a déclaré : ‘Le gouvernement s’apprête à provoquer une tragédie. Nous ne partirons pas d’ici. Le gouvernement nous a ignorés, offensés, humiliés et assassinés. S’il nous tue, c’est parce que nous nous opposons aux barrages’.

La Constitution brésilienne et la législation internationale garantissent le droit des peuples indigènes à être consultés sur tout projet qui les affecte. Mais une série de lois et d’amendements constitutionnels proposés par un puissant lobby minier et agricole risque d’affaiblir ces droits territoriaux. Les Indiens se sentent trahis par la présidente Dilma Rousseff qui, après deux ans de mandat, ne les a pas encore rencontrés.

Survival International appelle Dilma Rousseff à faire cesser l’expulsion des manifestants, à consulter les Indiens et à reconnaître de toute urgence les territoires terena.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘C’est malheureusement toujours la même histoire qui se répète au Brésil. Le rapport Figueiredo qui dénonçait le génocide des précédentes générations a été exhumé au moment même où ces nouvelles attaques sur les Indiens étaient perpétrées. Ce genre de crime ne devrait être toléré nulle part, encore moins dans un pays appelé à accueillir un événement sportif mondial’.
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Re: luttes peuples indigènes, Amérique centrale et du sud

Messagede bipbip » 09 Aoû 2013, 00:24

Mardi 6 août 2013 a été assassiné au Chili, à Ercilla, Rodrigo Melinao Lican, un jeune mapuche (peuple autochtone du Chili) de 26 ans. Cet assassinat a été perpétré sur un territoire en lutte pour sa liberté, pour la récupération de ses terres... C'est un territoire soumis à un intense harcèlement policier et militaire...

Manifestation de Mapuches à Santiago après le meurtre de l'un des leurs
http://www.citizenside.com/fr/photos/po ... f=0/760458

Le Sang Mapuche coule, une fois de plus, à ChiguaihueMartin Correa.

Historien, co-auteur du livre Las Razones del Illkun

Le 6 août 2013, Rodrigo Melinao Licán, jeune Mapuche de la Communauté Rayen Mapu, dans le Chiguaihue, commune de Ercilla, est mort assassiné dans une zone très militarisée, près du poste de contrôle des forces spéciales de police Pidima et, où la nuit, seuls les véhicules de police ont le droit de circuler, ainsi que l’ont déclaré les familles mapuches victimes des raids policiers quotidiens.

Rodrigo Melinao Licán a été condamné, le 24 juillet 2013, à 5 ans et un jour de prison pour le délit d’incendie de forêt, et de 541 jours pour dommages causés à deux bus et un camion-citerne. Des faits qui se sont déroulés en 2011, dans le secteur de Chiguaihue, pendant un procès mené par le procureur anti-mapuche Luis Chamorro, dans un procès que les communautés mapuche considèrent irrégulier et fondé sur un montage policier, raison pour laquelle Rodrigo Melinao a décidé de résister en clandestinité.

Cependant, la mort des « comuneros mapuches » et la militarisation des contreforts du mont Chiguaihue ne sont pas nouveaux. Selon l’histoire et la mémoire de la communauté, au milieu du XIXe siècle, il y avait dans les contreforts du mont Chiguaihue un important lof Mapuche qui s’étendait entre la rivière Malleco et Huequen. dont l’autorité principale était le Lonko Pillan. Ce territoire fut la porte d’entrée de l’armée d’occupation de l’Araucanie vers le sud du fleuve Malleco.

En 1865, le colonel Basil Urrutia, pour parer le soulèvement dirigé par le Lonko Kilapan, a dépêché une division de 800 hommes à Chiguaihue et Collico, sous le commandement du lieutenant-colonel Pedro Lagos qui déclara alors : « ... je me mets en route vers Malleco avec 800 hommes, qui représentent 150 d’infanterie de ligne, 28 grenadiers à cheval, des escadrons 3 et 4 de la section I5 et 6 de la Laja. Cette force est entrée dans les coins de Chiguaihue avec 200 hommes. Notre mission s’achève aujourd’hui, et nous avons, pendant tout ce temps, puni les indiens en détruisant leurs maisons et plantations ; j’ai pris leurs terres. Plusieurs vieilles femmes indiennes, prises dans les bois, ont été libérées afin qu’elles informent les réductions indigènes que le pouvoir est prêt à punir et poursuivre tous ceux qui commettent des déprédations parmi les populations et champs des chrétiens ».

En 1962, Carlos Collio est tué par les tirs de Ignacio Silva Correa, l’ancien propriétaire du « fundo » Chiguaihue, qui est arrêté quatre jours seulement. Toutefois, les Mapuches, décidés à récupérer leur terre, encore et encore, occupent le terrain. Ce sera le coup d’envoi d’une mobilisation mapuche longue et soutenue dans le processus de récupération de leur territoire.

Puis le 7 novembre 2002, Alex Lemun est tué par le major Marco Aurelio Treuer Heysen, alors qu’environ 40 personnes de la communauté Montitui Mapu (dont la moitié composée de vieillards, de femmes et d’enfants) occupent la ferme de Santa Alicia, une partie de l’ancienne ferme Chiguaihue.

Le 12 août 2009, Jaime Facundo Mendoza Collio, 24 ans, est tué d’une balle dans le dos par Patricio Jara Muñoz, membre des forces spéciales de police de Santiago, alors que la police repousse une action d’occupation d’un groupe de familles de la communauté Pillán Rekem sur la ferme San Sebastian, également partie de l’ancien Lof agricole Chiguaihue. Les deux policiers sont actuellement libres.

Aujourd’hui, les familles mapuches de Chiguaihue ont perdu Rodrigo Melinao Lican, un autre de leurs frères, dans une histoire qui se répète et qui est le résultat de la répression et de la militarisation du territoire.

Vers elles, j’adresse mes sentiments de douleur et de solidarité, et mes plus profonds respects.

Martin Correa

http://bxl.indymedia.org/spip.php?article1710


Un rassemblement de protestation est organisé samedi 10 août à Paris devant la Fontaine St Michel de 15 h à 17h30.
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Re: luttes peuples indigènes, Amérique centrale et du sud

Messagede altersocial » 17 Aoû 2013, 10:15

Célébrations des journées autochtones

Célébrée chaque 9 août depuis 1994 par plus de 70 pays, la journée Internationale des Peuples Autochtones mettra à l’honneur les populations amérindiennes de Guyane. “Il s’agit, à travers cette manifestation, de rendre hommage aux Peuples premiers de Guyane, et de mettre en valeur leur culture et leurs traditions” indique le Conseil Régional, organisateur de l’événement et qui a confié la réalisation des carbets traditionnels qui seront érigés sur la Place des Palmistes à Théolade Pascal, Président de l’association « Ashabanon » du village amérindien de Bellevue à Iracoubo.

Néanmoins en marge de cette journée du 9 août, l’organisation des nations autochtones de Guyane (ONAG) à travers un communiqué soulève différentes observations notamment ” l’attente du compte-rendu et du bilan financier de la journée autochtone des éditions précédentes “, et fait savoir sa “non-participation à la célébration du chaman, la non consultation des différents Chamans a permis la réalisation d’un monument qui ne correspond pas à la représentation de la réalité “.

Différents temps forts marqueront ces Journées :

Vendredi 9 Août 2013 :
08h00 : Cérémonie chamanique au Giratoire Califourchon
16h30 : Cérémonie d’ouverture du festival sur la Place des Palmistes
19h00-24h00 : Soirée culturelle Amérindienne sur la Place des Palmistes

Samedi 10 Août 2013 :
09h00 : Conférence sur les langues Amérindiennes à la CCIG
15h00 : Conférence de presse suite à une réunion à huis clos entre les Chefs
coutumiers au sujet de leur statut, leur représentativité dans la mise en place des politiques publiques, et la complexité des relations entre les différentes communautés amérindiennes.
15h30 : Conférence sur le phénomène de suicide chez les Amérindiens à la CCIG 16h30-24h00 : Grande scène interculturelle sur la Place des Palmistes


Donc voilà c'était le week end dernier en Guyane occupée, on regrettera les habituelles divergences de chapelle entre protagonistes mais l'ensemble a permis une fois de plus de poser la question de l'augmentation dramatique du taux de suicide chez les amérindiens -dans l'indifférence générale de la métropole- en Guyane occupée. En revanche je m'interroge toujours sur l'absence de la question écolo alors que Camopi -entre autres villages- est victime du sur-orpaillage clandestin.

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Re: luttes peuples indigènes, Amérique centrale et du sud

Messagede bipbip » 18 Aoû 2013, 10:34

17 et 18 aout, Congrès National Indigène "Catedra Tata Juan Chavez" convoqué par les organisations indigènes et l´Armée Zapatiste de Libération Nationale, EZLN.

Création de la Chaire « Tata Juan Chávez Alonso » par des organisations indigènes du Mexique et l’EZLN

Chaire itinérante « Tata Juan Chávez Alonso »
Juin 2013.

« Nous sommes les Indiens que nous sommes, nous sommes des peuples, nous sommes des Indiens. Nous voulons continuer à être les Indiens que nous sommes ; nous voulons continuer à être les peuples que nous sommes ; nous voulons continuer à parler la langue que nous nous parlons ; nous voulons continuer à penser la parole que nous pensons ; nous voulons continuer à rêver les rêves que nous rêvons ; nous voulons continuer à aimer les amours que nous nous donnons ; nous voulons maintenant être ce que nous sommes ; nous voulons maintenant notre place ; nous voulons maintenant notre histoire, nous voulons maintenant la vérité. »
Juan Chávez Alonso
Paroles au Congrès de l’Union,
mars 2001, Mexico.

Frères et sœurs,
Compañeras et compañeros,

Ceci est la parole d’un groupe d’organisations indigènes, de peuples originaires et de l’EZLN. Grâce à elle, nous voulons ramener à notre côté la mémoire d’un compañero.

Au bout d’un an de son absence, avec son souvenir pour compagnie, nous faisons un pas de plus dans la longue lutte pour notre place dans le monde.

Juan Chávez Alonso est son nom.

De son pas nous avons été et nous sommes chemin.

Avec lui, le Purhépecha s’est fait l’itinérant des peuples qui ont donné leur origine à ces terres et les maintiennent.

Tata a été, et il est, parmi les ponts que nous avons bâtis avec d’autres pour nous voir et nous reconnaître en ce que nous sommes et là où nous sommes.

Son cœur a été, et il est, le haut siège d’où nous, peuples originaires du Mexique, nous regardons bien que nous ne soyons pas regardés, d’où nous parlons bien que nous ne soyons pas écoutés, et d’où nous résistons, ce qui est notre façon de cheminer la vie.

Son pas et sa parole ont toujours cherché à se faire l’écho et la haute voix des douleurs et des offenses du Mexique de la cave.

Le Congrès national indigène (CNI) est une des grandes maisons que ses mains ont aidé à construire.

La lutte pour la reconnaissance des droits et de la culture indigènes a en lui, en sa mémoire, la raison et le moteur pour persévérer.

Loin des condoléances passagères et du prompt oubli face à son absence, un groupe d’organisations et de peuples indigènes a cherché la façon de prolonger son pas à nos côtés, d’élever sa voix avec la nôtre, d’agrandir le cœur que nous sommes avec lui.

Nous, le collectif couleur de la terre que nous sommes, sommes convenus dans notre cœur et dans notre pensée, de bâtir, uni avec le nom et l’histoire de ce frère et compañero, un espace dans lequel serait écoutée, sans intermédiaires, la parole des peuples originaires du Mexique et de ce continent qu’ils appellent « américain ».

Et nous avons pensé à nommer cet espace « Chaire Tata Juan Chávez Alonso », pour souligner tout ce qu’ont à enseigner nos peuples originaires dans les calendriers de douleur qui secouent toutes les géographies du monde. Là nous pourrons écouter les leçons de dignité et de résistance des peuples originaires d’Amérique.

Pensée comme un effort de continuation de la Première Rencontre des peuples indigènes d’Amérique, tenue au mois d’octobre 2007 à Vícam (Sonora), sur le territoire de la Tribu yaqui, la Chaire « Tata Juan Chávez Alonso » tiendra ses sessions en différents points de l’Amérique originaire sur tout le continent, selon la géographie et le calendrier dont conviendront ceux qui invitent et ceux qui adhèrent à l’occasion.

Son objectif n’est autre que de bâtir une tribune d’où les peuples originaires du continent soient écoutés par qui a l’oreille attentive et respectueuse de leur parole, de leur histoire et de leur lutte de résistance.

Ceux qui y prendront la parole seront les organisations indigènes, les représentants et délégués des peuples, des communautés et des quartiers originaires.

Pour inaugurer cette tribune sera réalisée la première session de la Chaire itinérante « Tata Juan Chávez Alonso » lors de laquelle différentes organisations, communautés et peuples originaires parleront de leur propre voix de leurs histoires, douleurs, espérances et surtout de leur lutte de résistance.

Cela sur les bases suivantes :

1. La première session de la Chaire « Tata Juan Chávez Alonso » se déroulera à partir des samedi 17 et dimanche 18 août 2013, dans les installations du Cideci à San Cristóbal de Las Casas (Chiapas, Mexique).

2. Les organisations qui appellent se constituent dès à présent en commission d’organisation pour inviter à participer davantage de peuples originaires et pour convenir de tout ce qui concerne la méthode de cette première session.

3. La commission d’organisation invitera particulièrement les organisations, groupes et personnes qui ont accompagné la lutte des peuples originaires de façon constante.

4. À cette première session participeront par leur parole ceux qui appellent à présent et les organisations et peuples originaires du Mexique et du continent américain invités par la commission d’organisation.

5. Les sessions sont ouvertes au public en général.

6. La commission d’organisation donnera en son temps davantage d’information sur le calendrier et l’horaire des participations.

Dans le même cadre de la Chaire « Tata Juan Chávez Alonso », et avec son regard pour horizon, les organisations indigènes et peuples originaires participants se réuniront à part pour proposer, avec un appel plus large encore, de relancer le Congrès national indigène au Mexique, et de lancer un appel conjoint aux peuples originaires du continent pour reprendre nos rencontres.

Pour la reconnaissance et le respect des droits et de la culture indigènes.

Appellent :

Nation kumiai.
Autorités traditionnelles de la Tribu yaqui.
Tribu mayo de Huirachaca (Sonora).
Conseil régional wixárika pour la défense de Wirikuta.
Communauté coca de Mezcala.
Radio Ñomndaa de Xochistlahuaca (peuple amuzgo, Guerrero).
Communauté zoque de Jalisco.
Organisation des communautés indigènes et paysannes de Tuxpan (peuple nahua, Jalisco).
Communauté nahua en résistance de La Yerbabuena (Colima).
Collectif journalier de Tikul (peuple maya péninsulaire, Yucatán).
Communautés purhépechas de Nurío, Arantepacua, Comachuén, Urapicho, Paracho, Uruapan, Caltzontzin, Ocumicho.
Comuneros nahuas d’Ostula.
Communauté nahua indigène de Chimalco (San Luis Potosí).
La Otra indigène Xilitla (peuple nahua).
Communauté mazahua de San Antonio Pueblo Nuevo (État de Mexico).
Communauté ñahñu de San Pedro Atlapulco (État de Mexico).
Centre de production radiophonique et de documentation communale de San Pedro Atlapulco (peuple ñahñu, État de Mexico).
Communauté nahua de San Nicolás Coatepec (État de Mexico).
Ejido nahua de San Nicolás Totolapan (District fédéral).
Comuneros nahuas de San Pedro Atocpan (DF).
Femmes et enfants nahuas de Santa Cruz Acalpixca (DF).
Mazahuas du District fédéral.
Centre de droits humains Rafael Ayala y Ayala (peuples nahua et popoluca) de Tehuacán (Puebla).
Assemblée populaire de Juchitán (peuple zapotèque, Oaxaca).
Force indigène chinantèque « KiaNan ».
Conseil indigène populaire d’Oaxaca – Ricardo Flores Magón (peuples zapotèque, nahua, mixtèque et cuicatèque, Oaxaca).
Comité des bien communaux d’Unión Hidalgo (peuple zapotèque, Oaxaca).
Union paysanne indigène autonome de Río Grande (peuples chatino et afrométis, Oaxaca).
La Voix des Zapotèques xichés en prison (Oaxaca).
Temazcal Tlacuache Tortuga de la communauté de Zaachilá (peuple zapotèque, Oaxaca).
Lotissement écologique La Minzita (peuple purhépecha), Morelia (Michoacán).
Collectif Cortamortaja de Jalapa del Marqués (peuple zapotèque, Oaxaca).
Radio communautaire Totopo de Juchitán (peuple zapotèque, Oaxaca).
Cideci-Unitierra (Chiapas).
CCRI-CG de l’Armée zapatiste de libération nationale, EZLN (peuples tzeltal, tzotzil, chol, tojolabal, zoque, mame et métis, Chiapas).

Mexico, 2 juin 2013.

http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2013 ... -et-lezln/


Le CNI convoque a la catedra tata juan chavez alonso

L´Initiative zapatiste arrive à réunir les peuples indigenes du Mexique.

L´un des faits les plus marquants qui a marqué la vie du Congrès National Indigène fut la trahison en 2001, que l´état Mexicain a fait durant les accords de San Andrés signés avec l´EZLN en février 1996.

La défense autonome des territoires et culturel ancestraux face à leurs principales menaces (mines, tourismes, barrages, gazoducs, projets éoliennes, routes, entre autre mégaprojets...) la construction et exercice de l´autonomie, et son renforcement interne, sont les préoccupations et demandes des peuples, nations, tribus et colonies indiennes du Mexique, qui conforment le Congrès National Indigène (CNI), instance en réseau qui sera "relancée" dans la récemment annoncée " Catedra Juan Chavez Alonso", qui se fêtera ce week end à San Cristobal de Las Casas.

Le cni a été convoqué en janvier 1996 et conformé en octobre de cette même année par initiative de l´Armée Zapatiste de Libération Nationale" (EZLN). Au cours de ces 17 ans, les peuples indigènes ont affronté diverses offensives gouvernementales, mais aujourd´hui comme l´ont dit dans la communauté Wixarika de Bancos de San Hipolito, " comme jamais il existe une attaque intégral avec de multiples fronts contre nous, et les saccages aux territoires de la part des caciques, entreprises et les mauvais gouvernements sont devenus plus agressifs dans leur guerre d´extermination qui a commencé il y a plus de 500 ans".

A un an de la mort accidentelle de Don Juan Chavez Alonso, purhépecha de Nurio Michoacan, fondateur et leadeur moral du CNI, l´ezln et plusieurs peuples indigènes de tout le pays, ont annoncé qu´avec "leur regard comme horizon", les organisations indigènes se réuniront en aout pour "soulever une tribune la ou les peuples originaires du continent seraient écouter par ceux qui auraient une oreille attentive et respectueuse de leur parole, leur histoire, leur lutte de résistance."

Ouverte au public et pensé pour donner continuité a la première rencontre des peuples indigènes d´Amérique, célébré en octobre en 2007, au Vicam, Sonora, dans le territoire de la tribu yaqui, la Catedra Tata Juan Chavez Alonso, prévoit aussi "avec une convocation plus large" le renouveau de la CNI pour lequel se fera "un appel commun avec les peuples originaires du continent."

Le premier évènement de la catedra sera les journées 17 et 18 aout de 2013, mais on prévoit, dut a son caractère itinérant la réalisation d´autres cessions dans "divers points de l´Amérique originaire dans tout le continent, conformément a la géographie et le calendrier qui seront prise en accord avec leurs convoquant et ceux qui adhéreront à cette opportunité".

Dans la catedra seront les organisations indigènes, des représentants, et délégués de villages, communauté et quartiers originaires, qui prendront la parole et raconteront "avec leur propre voix leurs histoires, douleurs, espoirs, et surtout leur lutte de résistance."

La tribu Yaqui de lutte contre l´aqueduc Indépendancia avec lequel ils comptent couper l´accès a l´eau, le peuple wixarica qui défend le site sacré de Wirikuta, et le reste de leur territoire contre les mines, la communauté coca de Mezcala qui ne se rend face à la défense de leur ile, et de son patrimoine culturel, l´assemblée populaire Juchiteca en pleine résistance contre les projets éoliens, le peuple ñahñu de Atlapulco qui continue la défense de leur territoire contre un projet routier, font parties des convoquant qui signent en dessous de la comandancia générale de L´EZLN

http://espoirchiapas.blogspot.mx/2013/0 ... -juan.html


Ce dimanche 18 aout, diffusion en Simultané du Congres National Indigene convoqué par l´EZLN, en Espagnol, en Francais et en Anglais, de 16h à 2h du matin heure française sur seminariocideci.org
http://www.livestream.com/komanileltv
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Re: luttes peuples indigènes, Amérique centrale et du sud

Messagede altersocial » 18 Aoû 2013, 11:25

Orpaillage toujours et encore ...

Vingt ans après, les Yanomami commémorent le massacre de Haximu

Les survivants d’un horrible massacre qui coûta la vie à seize Indiens yanomami tués par des orpailleurs clandestins dénoncent ce crime vingt ans après, alors que les orpailleurs continuent d’envahir leur territoire.

Le massacre de la communauté yanomami de Haximu en Amazonie vénézuélienne a été perpétré par 22 chercheurs d’or brésiliens en 1993. Dans cette violente attaque, les orpailleurs ont abattu des femmes, des enfants et des personnes âgées et démembré un bébé à la machette.

Dans un rare entretien, Marisa et Leyde Yanomami, deux survivantes du massacre, ont déclaré : ‘Les orpailleurs ont abattu nos frères et nos sœurs, certains au fusil, ils ont tué notre père à coups de machette… Il nous est difficile d’en parler beaucoup parce que cela nous rend très tristes. Lorsque nous parlons de ce massacre, nous pensons à notre père’.

Vingt ans plus tard, les territoires yanomami, tant au Brésil qu’au Venezuela, continuent d’être envahis par les orpailleurs clandestins qui polluent les rivières au mercure et détruisent la forêt. Les attaques continuent malgré une opération d’expulsion des orpailleurs du territoire yanomami lancée par les autorités brésiliennes.

Au Venezuela, les Yanomami craignent une invasion à grande échelle de leur territoire, alors que la compagnie d’Etat chinoise CITIC a été contractée pour explorer, cartographier et recenser les réserves minérales du Venezuela, dont beaucoup se trouvent dans les territoires indigènes.

La COIAM, une fédération d’organisations indigènes d’Amazonie, a condamné les projets de CITIC : ‘Nous appelons le gouvernement national à reconsidérer d’urgence ce plan et ne pas permettre à cette compagnie de pénétrer dans les territoires et les communautés indigènes, compte tenu de ses impacts environnementaux et socio-culturels potentiellement destructeurs. Les vies et la survie physique et culturelle de nos générations futures dépendent de la protection appropriée de leur habitat et de leurs territoires’.

Au Brésil, les Yanomami s’opposent avec véhémence à un projet de loi sur l’exploitation minière actuellement débattu au Congrès brésilien qui, s’il est approuvé, ouvrira le territoire yanomami et d’autres territoires indigènes à l’exploitation minière à grande échelle et entraînera l’afflux d’autres envahisseurs sur leurs territoires.

Cinq des auteurs du massacre de Haximu ont été reconnus coupables de génocide, une décision qui fut alors considérée comme historique et sans précédent. Toutefois, un seul orpailleur reste aujourd’hui en prison. L’un d’entre eux, qui avait purgé une partie de sa peine, est retourné exploiter illégalement l’or sur le territoire yanomami. Il a été capturé à nouveau l’an dernier au cours d’une opération policière visant à expulser les orpailleurs du territoire.

Davi Kopenawa, chamane et porte-parole yanomami, a déclaré à Survival : ‘Je n’ai jamais oublié Haximu. Les orpailleurs ont tué seize Yanomami et ces mêmes orpailleurs sont revenus… Nous sommes scandalisés parce que ces orpailleurs n’ont jamais été punis et qu’ils n’ont pas souffert comme nous avons souffert’.

Dans le sillage du massacre, plusieurs commissions bi-nationales ont été constituées, dont une pour surveiller et lutter contre l’exploitation minière clandestine qui semble toutefois être inactive depuis des années. Survival a écrit aux deux gouvernements leur demandant de respecter leurs accords pour lutter contre l’exploitation minière illégale et protéger les territoires yanomami.

Les Yanomami, qui représentent une population de plus de 30 000 personnes vivant de part et d’autre de la frontière entre le Venezuela et le Brésil, sont le plus grand groupe relativement isolé d’Amérique du Sud. Une invasion d’orpailleurs clandestins au Brésil a décimé la tribu dans les années 1980, un Yanomami sur cinq a succombé aux attaques violentes ou aux maladies introduites par les étrangers.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Le Brésil et le Venezuela continuent de tolérer l’orpaillage clandestin dans les territoires yanomami, malgré les atrocités qui y ont été commises. Tandis que le Brésil s’apprête à accueillir la Coupe du Monde et les Jeux Olympiques son gouvernement a-t-il la capacité de faire appliquer la loi à l’intérieur de ses propres frontières?
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Re: luttes peuples indigènes, Amérique centrale et du sud

Messagede bipbip » 23 Aoû 2013, 00:45

Solidarité avec la lutte du peuple guarani

Solidarité avec la lutte du peuple guarani dans le Santa Catarina

"Cette terre libre, indépendant et souverain doit être fondée les principes fondamentaux autochtones. Principes qui l'emportent intérêts personnels et de transcender et d'embrasser les sphères de la vie économique sociale, culturelle et politique. ---- Ces principes sont l'essence fondamentale de l'être Guarani, le Land de No Hommes et de liberté. Notre essence est d'être sans maître ... ---- Principes qui envahissent l'être social, le respect, la solidarité exprimées lors de la prochaine sentiment qui surmonte et lâcher d'être avare et individualiste" -- Wilson Changaray --- Président de l'Assemblée de Peuple Guarani de Bolivie ---- Le collectif anarchiste BLACK FLAG par la présente exprimer notre solidarité avec le peuple Guarani Mbya cette Août, les dates lutte internationale dirigée contre l'expropriation de leurs terres et à la défense de son peuple.

L'histoire du Guarani sentir dans notre jour le jour et pourtant reste invisible pour la société et l'État, qui efface systématiquement la mémoire de l'histoire de la résistance de ce peuple guerrier. Dans tous les pays envahis par leurs ravisseurs, le Guarani se présenter comme un exemple de lutte contre la colonisation, le génocide, la destruction de la forêt et du racisme.

Journée mondiale des peuples autochtones, vendredi (09/08), la réserve Horse Hill dans Palhoça-SC, nous nous joignons au coude à coude dans la solidarité en accomplissant un acte qui a paralysé la BR 101. Etaient présents, avec d'autres forces, rouge foncé, étudiants, paysans sans terre, pour faire connaître l'opposition à la PEC 215 que le Congrès national.

Cette proposition d'amendement à la Constitution inclut parmi les compétences exclusives de l'approbation du Congrès de démarcation des terres traditionnellement occupées par les peuples autochtones et la ratification de la démarcations déjà approuvés, établissant les critères et procédures de démarcation sont réglementés par la loi. Cette mesure représente un recul en matière de réglementation, permettant secteurs conservateurs, en particulier le caucus, représentatifs de l'agro-industrie, logrem un coup politique, et peut même inverser cas des terres qui ont déjà été approuvés.
L'Etat, complice criminel dans cet échec, la priorité aux intérêts du capitalisme vert, menaçant et en condamnant des milliers de travailleurs autochtones et les Marrons (as) sans terre. La politique impérialiste du gouvernement et du développement vient seulement de démontrer la continuité des capitalistes et colonialistes projet il ya plusieurs décennies. Le gouvernement actuel a créé de nouveaux départements, a ouvert le débat, mais leurs politiques d'aide sociale, de longues et clientélistes entraver la lutte contre l'extermination. Une erreur après l'autre, l'omission de l'Etat révèle son caractère et défenseur des latifundia capitaliste. Les mouvements sociaux deviennent des ennemis difficiles à obtenir l'agroalimentaire du projet et les capitaux étrangers. Les vieilles oligarchies qui se relaient au pouvoir maintiennent développementalisme et imprimer la relation entre la bourgeoisie nationale avec l'extérieur, protégé par l'Etat qui cherche à juridiquement concentration de la richesse, le monopole de la violence et l'appartenance à une blessure de la pauvreté.

Nous croyons que l'organisation de la lutte et la solidarité par le bas, les peuples opprimés, peuvent accumulation de sédiments et de force sociale pour briser les structures de la bureaucratie et du capital. Notre histoire anarchiste actuel prétend aussi dans le scénario de la lutte des peuples autochtones et des formes d'organisation que Magonism et le mouvement indigène, avec la conquête de la démocratie directe, la propriété communale, l'entraide, la solidarité et l'autogestion dans la Révolution mexicaine. Part de l'influence directe de Magonism indigène ainsi que l'expression des peuples autochtones des missions qui ont légué un personnage de la rébellion coloniale contre les Etats-Unis.
Nous anarchistes défendent et se battent pour l'autodétermination des communautés indigènes, parce que nous comprenons que votre organisation est directement collé dans la construction du pouvoir populaire, dans l'action directe. Pour l'auto-organisation des peuples autochtones, en essayant de verser la levure idéale pour cette force, rien mendier à l'Etat, et entrer tout l'émancipation totale et révolutionnaire.

La solidarité dans le peuple guarani !
Contre PEC 215 et le coup politique !
S'organiser et à lutter pour les bases !
Contre la criminalisation des autochtones et les Marrons !


Collectif anarchiste Black Flag
Membre de la Coordination anarchiste brésilien

Août 2013

http://www.ainfos.ca/fr/ainfos10396.html
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Re: luttes peuples indigènes, Amérique centrale et du sud

Messagede altersocial » 17 Sep 2013, 17:13

Démantèlement d’une milice privée accusée d’assassinat d’Indiens guarani

Des procureurs publics brésiliens ont appelé au démantèlement de Gaspem, une compagnie de sécurité de triste notoriété, accusée d’avoir mené l’an dernier au moins huit attaques brutales envers des communautés guarani et d’avoir tué au moins deux de leurs leaders.

Des fermiers auraient versé à la compagnie la somme de 30 000 reais (environ 10 000 €) pour chaque expulsion violente des Indiens guarani de leurs terres ancestrales, aujourd’hui occupées par des fermes et des plantations de canne à sucre.

Les procureurs ont qualifié la compagnie de ‘milice privée, un groupe organisé qui fait usage de la violence contre les Guarani du sud de l’Etat du Mato Grosso do Sul en recrutant des hommes brutaux dits ‘gardes de sécurité’’. Ils ont appelé au démantèlement de la compagnie et au versement par celle-ci d’une indemnité de 480 000 reais (environ 150 000 €) aux Guarani.

Les Indiens ont rapporté que les employés de Gaspem, connus localement sous le nom de ‘pistoleiros’ (hommes de main armés), ont constamment menacé de mort les Guarani de la communauté de Apy Ka’y, dont le campement en bord de route a récemment été dévasté par l’incendie d’une plantation de canne à sucre empiétant sur leur territoire. Les pistoleiros surveillent les Indiens nuit et jour dans une jeep aux vitres teintées et tirent régulièrement des coups de feu en direction de leur campement.

Damania Cavanha, leader de la communauté, a déclaré la semaine dernière : ‘Les hommes de main m’ont dit qu’ils nous tueraient tous. Mais je continuerai à me battre pour notre territoire ancestral’.

Gaspem est sous le coup d’une enquête suite à son éventuelle implication dans l’incendie de Apy Ka’y en 2009 et pour avoir agressé des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants guarani au cours de leurs tentatives désespérées de retourner sur leurs territoires, résolus à ne plus tolérer les conditions de vie misérables dans leurs campements de fortune au bord des routes ou dans des réserves surpeuplées.

Aurelino Arce, le propriétaire de la compagnie de sécurité, a été arrêté l’an dernier pour le meurtre de Nísio Gomes, leader guarani de la communauté de Guaviry.

Les enquêtes des procureurs ont permis d’établir que Gaspem avait employé des gardes de sécurité sans aucune formation et que ses employés portaient des armes en toute illégalité.
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Re: luttes peuples indigènes, Amérique centrale et du sud

Messagede bipbip » 01 Oct 2013, 12:00

Pérou, appel du CSC à l'opinion publique internationale
COMMUNIQUÉ

Des hommes armés, des sicaires au service de la compagnie minière Yanacocha, associés à des éléments de la police nationale du Pérou (DINOES), ont attaqué, les 17, 20 et 23 septembre, le camp des gardiens du lac Namococha, saccageant et détruisant leur campement. Auparavant, le 13 juillet, ils avaient fait la même chose dans leur campement du lac El Pérol.

Après la dénonciation de la privatisation de la police nationale au service de la multinationale devant les instances internationales, une nouvelle stratégie de la minière et du gouvernement a été mise en place et se confirme : maintenant il s'agit d'organiser des milices privées avec des éléments non identifiés, parfois déguisés en membres de communautés paysannes, des seudo "ronderos", de les armer afin qu'ils affrontent directement les paysans opposants au projet Conga, et de faire croire à une division du mouvement auprès de l'opinion publique.

Ces graves faits interviennent au moment où le président Ollanta Humala, fuyant ses responsabilités et laissant la voie ouverte à une solution violente du conflit, vient de déclarer que l'avancement de l'exécution du projet Conga ne dépendait plus du gouvernement central sinon de l'entreprise minière elle-même. Yanacocha a la permission de tuer maintenant ?

Dénonçant cette situation, et afin d'éviter un bain de sang, Rocio Silva-Santisteban, secrétaire exécutive de la Coordination Nationale des Droits de l'Homme au Pérou, vient de lancer un appel à la solidarité internationale et demande l'intervention de la justice péruvienne, notamment des juges chargés de la prévention des délits à Cajamarca.

Devant ces tentatives réitérées de faire passer en force le mega projet Conga, devant la volonté manifeste du pouvoir de Lima d'étouffer toute forme de résistance à Cajamarca, devant cette guerre d'usure et l'utilisation répétée de la violence armée,
le Comité de Solidarité avec Cajamarca
— appelle les associations des droits de l'homme et les organisations démocratiques françaises à se prononcer,
— réitère avec force sa plus grande solidarité avec les gardiens des lacs en lutte contre le projet Conga, pour la défense de l'eau, des ressources naturelles, de leur santé et leur vie,
— apporte son soutien moral aux dirigeants et autorités communales de Bambamarca et Celendín, directement engagés dans la résistance, aux côtés des gardiens des lacs qui viennent de subir ces agressions et qui sont, pour cette raison, directement menacés par cette nouvelle forme de violence et de répression.

Dans ce combat épuisante mais juste, le CSC ne baissera pas les bras.

CONGA NO VA, NI AHORA NI NUNCA !


COMITÉ DE SOLIDARITÉ AVEC CAJAMARCA

Courriel : comitesolidaritecajamarca@gmail.com
http://solidaritecajamarca.blogspot.fr/
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Re: luttes peuples indigènes, Amérique centrale et du sud

Messagede bipbip » 15 Déc 2013, 16:23

Résistance et lutte territoriale au pays Mapuche

La fin de l’année approche à grands pas, la fin du gouvernement de Sebastien Piñera aussi. Le 15 décembre prochain, les Chiliens voteront au second tour du scrutin : entre Evelyne Mathei et Michèle Bachelet, entre la peste et le choléra. Au sud du fleuve Bio-Bio, les communautés Mapuche ne se sentent pas concernées par les élections des Chiliens. « La question mapuche », selon Jorge Huenchullan, de passage à Bruxelles au mois d’octobre, « symbolise l’échec des gouvernements successifs à intégrer les plus exclus dans leur programme ». Aucune des deux candidates aborde les revendications des Mapuche :

• la libération immédiate des prisonniers politiques Mapuche condamnés sur la base de preuves fabriquées et de procès truqués ;
• la création d’une instance de dialogue entre l’État chilien et les représentants légitimes du peuple mapuche ;
• la définition d’un agenda commun qui puisse déboucher sur un accord qui tienne compte de l’autonomie gouvernementale du peuple Mapuche ;
• la récupération, par les communautés, des territoires Mapuche « volés » depuis la période de la « Pacification » du pays par l’État chilien, entre 1881-1883. Des 11 millions d’hectares appartenant aux Mapuche, il ne leur en est resté que 500 000 ;
• la fin de la militarisation du territoire Mapuche.1( Paula Andrea Polanco. Intal www.intal.be/fr/article/la-lutte-mapuch ... violence-d’etat-au-chili)

Madame Bachelet a promis, si elle est élue, de ne plus appliquer la loi antiterroriste aux prisonniers politiques mapuches. Elle a notamment qualifié d’"erreur" l’application de la loi antiterroriste à leur encontre. Cette loi date de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990) et prévoit des peines beaucoup plus sévères que la législation ordinaire tout en compliquant l’exercice de la défense des accusés.
En attendant, au Chili et seulement au Chili, on applique la loi antiterroriste aux mineurs. Ainsi José Antonio Nirripil, Luis Marileo et Patricio Queipul se sont vus jugés sur la base de déclarations de témoins payés et « sans visage » sans qu’ait été nécessairement utilisée la loi antiterroriste. Un nouveau moyen judiciaire destiné à ne pas s’attirer les foudres des observateurs des droits humains, tels que l’ONU, l’Unicef qui ont condamné le Chili à plusieurs reprises. Luis Marileo, Gabriel Valenzuela et
Leonardo Quijón ont été déclarés coupables de l’assassinat d’un fermier lors d’un procès où l’on a eu recours à des témoins payés et non identifiables par la défense. Ils risquent de très lourdes peines.
En novembre dernier, la droite et le gouvernement Piñera, bien pressés de se montrer « généreux », ont décidé de dicter « un règlement de consultation » en faveur des peuples indigènes et ceci sans consulter personne et évidemment pas les « peuples indigènes ». Ces derniers, après avoir digéré la surprise, ont rejeté le règlement qui ne règle rien mais, au contraire, voudrait faire passer en douceur « le Plan de la Araucania » et la proposition des « commerçants et producteurs de l’Araucanie » – tous fils de colons – de « donner des bons » et « une pension de 500 000 pesos aux vieux Mapuche » en compensation de la spoliation de leur terre. Des sous en échange de la terre usurpée et on oublie tout !!

Ana Llao, conseillère nationale de la CONADI (sorte de ministère des peuples indigènes) a fait valoir que le gouvernement chilien devait reconnaître la dette historique envers le peuple mapuche s’agissant d’une question qui touche non seulement le peuple mapuche, mais toute la société, car elle affecte l’environnement. Ainsi la proposition émanant des entrepreneurs organisés en « Corparaucania » vise à ce que le peuple mapuche renonce à son droit historique, qui est son droit territorial. Ceci va ouvrir la voie aux multinationales de l’énergie, aux entreprises minières et forestières pour l’exploitation totale de la terre. Ana Llao insiste en affirmant qu’il s’agit d’une affaire qui concerne aussi la société non-mapuche, c’est-à-dire tout l’environnement et la biodiversité du Chili sont en danger.2

Vivre en Araucanie, la région la plus pauvre du Chili, est fort compliqué, d’autant plus si on est « indien » et « comunero » : une étude réalisée par la CEPAL nous apprend que les Chiliens d’Ercilla disposent de 130.000 pesos (200 euros) par mois, et un Mapuche « comunero » ne dispose que de 43.000 pesos. Les Mapuche sont trois fois plus pauvres que les Chiliens vivant dans la même commune. Il faut ajouter à cela qu’un Mapuche risque de mourir plus jeune qu’un Chilien, et, selon la même étude, la perception que les Chiliens ont des Mapuche est celle d’un « terroriste », alors que 80 % des procès contre ces dits « terroristes » n’aboutissent à rien. Cette criminalisation de leurs revendications, le harcèlement policier dont ils sont victimes ont des conséquences graves chez leurs enfants qui vivent dans un climat de violence, leurs foyers étant constamment attaqués par la police. La répression des communautés vise surtout les werken « porte-parole » des communautés. Les prisonniers politiques sont actuellement au nombre de 21, parmi eux deux machis « guides spirituels », profondément respectés par les Mapuche. Les prisonniers sont accusés de divers délits : incendies, vols, attaques à main armée, assassinats, désordres et non obéissance aux policiers, tous à un moment ou à un autre sont accusés par des témoins non identifiables (testigos escondidos).

Oui, les Mapuche récupèrent des terres, ce qui implique l’occupation d’un terrain qui leur appartenait (avec des documents en main), des terres qui sont passées aux mains des colons, une terre spoliée par tous les moyens imaginables. Les Mapuche, comme l’a déclaré Jorge Huenchullan, réalisent « l’occupation productive », en cultivant, en élevant des moutons, des vaches, des chevaux, de manière communautaire, à leur manière et selon leurs coutumes.

A Temucuicui, une première production de fromage de brebis vient de naître. Cette expérience représente-t-elle le chemin vers l’autonomie et la souveraineté alimentaire ? Un rêve éveillé ? Tout est possible à condition, comme le signale Nancy Yañez, avocate, codirectrice de l’ONG Observatorio Ciudadano, « … de prendre en compte la demande historique des Mapuche qui est documentée : régler les différends et exproprier toutes les terres mapuche usurpées. Exproprier les terres et les payer le bon prix, ne pas acheter à des prix exorbitants. Rendre la terre aux Mapuche. Définir (avec les Mapuche) ce que sera la stratégie de développement de ces territoires. Il s’agit de réaliser des modèles différents, des modèles alternatifs, le peuple (mapuche) a beaucoup à dire à ce sujet et je ne pense pas qu’ils sont si différents de ce que demandent les gens (chiliens) à Valdivia (ville du sud du Chili), par exemple… ».3

L’année 2014, nous sommes certains, va commencer, au pays mapuche, par la résistance aux multinationales, mais aussi par la pratique même d’un processus alternatif de production respectueux des hommes, de la terre, et surtout en créant de liens communautaires afin de résoudre les besoins de tous et de chacun.

Comité de Solidarité avec le peuple Mapuche, Belgique (Comabe)
Association Terre et Liberté pour Arauco, France

Décembre, le 12 2013
comabe08@gmail.com
FB. COMAPUCHE.be

2 Pour plus d’info voir : www.mapuexpress.org
3 Voir : http://www.observatorio.cl/node/10381

http://bxl.indymedia.org/spip.php?article2786
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Re: luttes peuples indigènes, Amérique centrale et du sud

Messagede Nyark nyark » 01 Jan 2014, 17:55

Du 11 au 19 janvier : Fêtons ensemble le 20ème anniversaire du soulèvement zapatiste au Chiapas

Image

Le 1er janvier 1994, les communautés zapatistes créent la surprise avec un soulève- ment armé et l’occupation de sept villes du Chiapas.

Le « Ya Basta ! » zapatiste a ébranlé le Mexique et le monde entier.
Depuis 1994, les communautés zapatistes construisent leur autonomie en s’organisant elles-mêmes, en répondant aux besoins des peuples indiens en matière de santé, d’éducation, d’agriculture, de culture..., en créant des structures démocratiques incluant tous les habitants et en se dotant des moyens nécessaires à leur défense. Le 21 décembre 2012, 40 000 Zapatistes ont créé la surprise en occupant 5 des principales villes du Chiapas... dans l’indifférence totale des médias français.

Cette année, ils ont invité des milliers de personnes du monde entier à connaître de plus près leur expérience en partageant la vie des villages rebelles, à l’occasion de « l’Escuelita zapatista ».

Vingt ans ont passé et les Zapatistes sont toujours là !

Nous avons décidé de fêter en janvier 2014 le vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste pour briser le mur du silence des médias et informer largement sur cette expérience de résistance au capitalisme.

Pour nous, ce n’est pas un modèle à reproduire tel quel mais un encouragement à trouver les chemins propres à nos territoires, à nos cultures.


PROGRAMME

★Samedi 11 janvier 2014

Balade Carnavalesque Les zapatistes sont toujours là


Tout en racontant le cheminement zapatiste par la lecture d’extraits de leurs déclarations, une balade artistique, festive et collective arpentera les rues de Paris. Tout au long du trajet de la musique avec une batucata, de la guitare, du saxo, de la trompette, et aussi du cirque, de la danse, un peu de théâtre, des marionnettes, à mi-parcours pour se réchauffer une pause café avec contes zapatistes à la Petite Rockette-Ressourcerie, et enfin une performance collective « El Caracol ».

Départ de la balade carnavalesque : à l’angle de la rue du Faubourg du Temple et du boulevard Jules Ferry, M° : République ou Goncourt, à 14H

Balade organisée par les trois passants (Libérons-Les !) et l’Association Terre et Liberté pour Arauco.

Le même jour... De 15h à 23h30

Tamazgha leur dédie yennayer* 2964 en organisant une journée d’activités et de solidarité.

Projection du film « Teshumara, les guitares de la rébellion touarègue », de Jérémie Reichenbach (2005) et d’un documentaire réalisé par les zapatistes, suivi de débat

Repas du soir : Askaf - 5€ (soupe traditionnelle des monta- gnes de la Kabylie avec des légumes et de la viande)

CONCERT - Participation libre
avec AFALU (Kabylie), LosTraidores (son jarocho Mexique) MicipsaTouahri (chansons moderne,Kabylie) et La Rabia (chant de lutte, rock de classe)


Caféteria ouverte toute la journée. Petite restauration Les bénéfices seront versés aux communautés du Chiapas via le CSPCL (Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte)

* nouvel an berbère qui est le 12 janvier.

Lieu : CICP - 21 ter rue Voltaire, Paris XIe
M° Rue des Boulets, RER : Nation


★ Dimanche 12 janvier

À Partir de 17h30 - Projection de témoignages des bases d’appui à propos des travaux collectifs dans leurs communautés (15mn) suivi d’un débat avec des participant(e)s à la dernière « Escuelita » (Petite école) de retour du Chiapas. Présentation du livre « Contes rebelles-Récits du sous-commandant Marcos » réalisé par le collectif « Grains de sable » avec lecture de contes par Claudine Baschet, Aline Pailler...

À Partir de 19h00

Bal populaire zapatiste

avec « Le Bringuebal »

À 16h, il est possible d’assister à la représentation de la pièce de la Compagnie Jolie Môme « Des patates et des roses » pour enfants rebelles. (Réservation conseillée au 01493920)

Lieu : La Belle Etoile,
14 rue Saint Just 93,
La Plaine-St-Denis,

Métro Front Populaire (ligne 12)
ou bus 139, 152, 239, 302 et 512

★Lundi 13 janvier

À Partir de 19h30 Conference debat « Histoire des luttes anti-autoritaires au Mexique des anarchistes du PLM a l’ EZLN » Animée par David Doillon et Guillaume Goutte autour de deux livres : « Eux et Nous » (Éditions de l’Escargot) et « Viva la Social : anarchistes et anarcho-syndicalistes en Amérique latine » (Éditions Nada).

Lieu : Librairie Publico
145 rue Amelot, Paris XIe,
M° Oberkampf ou République


★Mardi 14 janvier - 20h

Vernissage de l’exposition photos ★1994 - 2014, 20 ans après...il était une fois une petite école pas comme les autres★ , du 3 au 20 janvier au bar du Saint Sauveur tous les jours de 19h à 02h

Le jour du vernissage, soirée avec Bboykonsian soundsystem

Lieu : Le Saint Sauveur
11 rue des Panoyaux,
Paris XXe,
M° Ménilmontant


★Mercredi 15 janvier - 19h30

Zapatistes et libertaires au Mexique, Actualité et Histoire

Présentation-débat autour d’ Éthique et politique (Éditions de L’escargot) et Viva la social - anar- chisme et anarchosyndicalisme en Amérique latine (Éditions Nada) en présence, respectivement, de l’éditeur Guillaume Goutte et de l’auteur-éditeur David Doillon.

Organisé par la Librairie Quilombo

Lieu : CICP - 21 ter rue Voltaire, Paris XIe
M° Rue des Boulets, RER : Nation

★jeudi 16 janvier - 19h30

Soirée sur le cinéma zapatiste


Projections de deux courts -métrages de Promedios, suivie d’une présentation de Promedios et des promoteurs de communication dans les communautés zapatistes et du travail de réappropriation de leur image par les communautés autochtones dans les Amériques, puis projection du film Corazón del tiempo, première fiction zapatiste.

Soirée co-organisée par le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan), De la Plume à l’Écran, Terre et liberté pour Arauco et Promedios-France

Lieu : La Maison fraternelle
37, rue Tournefort, Paris Ve,
M° Monge


★vendredi 17 janvier - 19h30

Pose d’une plaque commémorative à l’entrée du 33 rue des Vignoles rappelant que le lieu fût déclaré « Aguascalientes » (territoire zapatiste) en 1996 et que depuis 1995 s’y développe la solidarité avec la lutte des communautés zapatistes ; Suivie de la projection du film "la terre est à ceux qui la travaille" et d’un débat sur la gentrifica- tion et la lutte pour garder nos espaces de vie.


La soirée se terminera par un concert de cumbia avec le groupe Cumbia bamba

Lieu : CNT - 33 rue des Vignoles, Paris XXe,
M° Avron ou Buzenval


★Samedi 18 janvier

À Partir de 14h - Manifestation festive depuis le Trocadéro jusqu’à l’Ambassade du Mexique.

★Dimanche 19 janvier - 17h

Concert de solidarité avec le soulèvement zapatiste

Avec : Dicktracy Lords (Rock’n’Roll High Energy - Paris), Tulamort (Punk des Rues - Paris), René Binamé (Punk Folk Legend - Belgique)

Organisé par le CCC (Collectif Contre-Culture) et le CSPCL (Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte)

Lieu : CICP - 21 ter rue Voltaire, Paris XIe,
M° Rue des Boulets


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Tous les membres du forum, parisiens ou non, qui pourront trouver du temps cette semaine-là, sont, bien entendu, conviés à cette série d'événements.
La religion est la forme la plus achevée du mépris (Raoul Vaneigem)
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Nyark nyark
 
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