Allemagne

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Messagede bipbip » 17 Fév 2018, 20:04

Les étudiant-e-s aussi doivent manger – Un mouvement de grève secoue les universités berlinoises depuis janvier

Leur engagement demeure souvent à peine visible, mais les contractuel-le-s étudiant-e-s (CE) accomplissent une grande partie du travail scientifique, pédagogique et administratif dans les universités allemandes. En principe, cela leur permet d’assurer leur subsistance par un travail en rapport avec leurs études. Toutefois, en réalité, beaucoup d’universités ne paient que le salaire minimum, et livrent les étudiant-e-s sous-payé-e-s à l’arbitraire des professeur-e-s et de la bureaucratie administrative.

À Berlin, les générations précédentes d’étudiant-e-s ont conquis une convention collective, la seule à ce jour dans toute l’Allemagne. Pourtant, les étudiant-e-s d’aujourd’hui ne s’en satisfont pas. D’après un sondage syndical de décembre 2017, 80% des étudiant-e-s berlinois-e-s étaient prêt-e-s à soutenir une grève pour une nouvelle convention collective. Parmi les CE des universités berlinoises, 65% se disaient prêt-e-s à se mettre en grève. Une première journée de grève a eu lieu le 16 janvier, suivie de trois jours consécutifs du 23 au 25 janvier. Le 2 février 2018, suite à une nouvelle journée de grève, une assemblée générale commune des universités berlinoises a résolu de poursuivre la lutte jusqu’à ce que les responsables universitaires et politiques leur donnent satisfaction.

... http://www.anti-k.org/2018/02/17/etudia ... janvier-2/
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Re: Allemagne

Messagede Lila » 25 Fév 2018, 19:12

Allemagne. Peut-on déclarer publiquement que l’on pratique l’IVG ?

“Nous sommes poursuivis devant les tribunaux”, affiche Die Tageszeitung, comme une banderole à la une, sur fond de visages à découvert. “Ces médecins sont criminalisés pour avoir déclaré publiquement qu’ils pratiquaient des interruptions volontaires de grossesse [IVG]”, explique le quotidien berlinois de gauche, ce 22 février. Ce jour, “le Bundestag débat pour la première fois du paragraphe 219a” du Code pénal, un paragraphe qui interdit toute “publicité pour l’IVG”.

à lire : https://www.courrierinternational.com/u ... tique-livg
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Re: Allemagne

Messagede bipbip » 11 Mar 2018, 00:26

En Allemagne, l'IVG est encore un chemin de croix

En Allemagne, l'IVG est loin d'être simple. Pour un médecin, le simple fait de donner des informations sur l'avortement peut être passible de poursuites. Au Bundestag, les partis de gauche essaient actuellement d'assouplir le Code pénal, tandis qu'au niveau local, on essaie désormais de contourner une loi encore très restrictive.

Avorter en Allemagne ? C’est compliqué. Pour une Française outre-Rhin, il est généralement plus simple de faire un aller-retour au pays pour pratiquer une IVG. Contrairement à la France, le pays n’a pas légalisé l’avortement : il l’a dépénalisé dans certains cas. Par exemple sur demande de la femme, après un délai légal de réflexion et après avoir demandé conseil dans un centre spécialisé agréé (ou l’entretien se doit, selon la loi, de «servir la protection de la vie non (encore) née») ; en cas de menace pour la vie de la mère ; à la suite d’un viol. En outre, l’acte n’est remboursé que dans peu de cas.

Comme le rapporte le quotidien de gauche Die Tageszeitung, il existe une véritable pénurie de médecins pratiquant ces actes dans le pays. Dans la ville de Trèves (Rhénanie-Palatinat) vivent 115 000 habitants, et aucun médecin ne pratiquant l’IVG. Le Planning familial local envoie donc les femmes dans la Sarre, le Land voisin - à plus de cent kilomètres. Une déléguée sociale-démocrate, originaire de la ville de Münster, racontait que sur environ 300 000 habitants, il n’y a qu’un seul médecin pratiquant l’IVG. Cette militante féministe évoquait les pressions que subissent, au quotidien, les rares docteurs pratiquant l’IVG.

Autre curiosité nationale : le paragraphe 219a du Code pénal réprime la «publicité» pour l’avortement. Quand ce n’est pas tout simplement l’information. Ainsi, en novembre dernier, une gynécologue, Kristina Hänel, a été condamnée à 6000 euros d’amende pour avoir indiqué sur son site qu’elle pratiquait l’IVG. L’affaire a fait grand bruit, et a eu au moins le mérite de mettre le sujet sur la table. L’avocate de Kristina Hänel dénonce une disposition obsolète et liberticide, «relique de l’ère nazie». Là aussi, le contraste avec la France est saisissant. En 2017, le Parlement y a voté une loi élargissant le délit d’entrave à l’IVG, en pénalisant les sites de «désinformation» sur l’IVG…

... http://www.liberation.fr/planete/2018/03/08/
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Re: Allemagne

Messagede bipbip » 19 Mar 2018, 20:23

Le syndicalisme de base contre la cogestion

Allemagne : Le syndicalisme de base contre la cogestion

Outre-Rhin, face à l’explosion de la pauvreté et de la précarité, des pratiques combattives existent, dans la société et dans les entreprises, en dépit du poids des grosses organisations bureaucratiques. Le point par Willy Hajek, syndicaliste libertaire.

Depuis la France, l’Allemagne peut avoir l’image d’un pays où la conflictualité sociale est relativement faible du fait, entre autre, de sa bonne santé économique. Celle-ci et son taux de chômage bas sont, en effet, rabâchés par les médias en France. Mais la réalité est tout autre  : de plus en plus d’emplois précaires, et ce dans tous les secteurs de la société, chez les ouvriers et ouvrières, mais aussi chez les ingénieur.es de Siemens ou chez les employé.es de l’université.

La pauvreté en Allemagne grandit, surtout dans les grandes villes comme Berlin et dans les régions industrielles comme la Ruhr. Toute personne qui connaît un peu les quartiers populaires de Berlin, comme Neukölln ou Wedding, est toujours surpris de la visibilité de cette pauvreté dans la rue, dans et autour des stations de métro ou dans d’autres espaces publics.

En même temps, les prix des logements ont explosé dans cette même ville. Les mouvements contre les expulsions et les hausses des loyers sont légions et très combatifs. L’insécurité du logement et le danger de se retrouver sans toit sont devenus une réelle menace pour nombre de familles avec ou sans emploi.

Le nombre d’intérimaires parmi les salarié.es est en hausse constante. Il représente 8 % des ouvriers et ouvrières chez Mercedes, 40 % chez BMW. Il existe d’ailleurs des mouvements d’intérimaires chez Volkswagen (VW) à Hanovre, en particulier, pour imposer leurs embauches en CDI. Le syndicat IG Metall ne les soutient pas car cette lutte est initiée par la base et qu’elle ne correspond pas aux intérêts des dirigeants syndicaux. Les principaux délégués syndicaux chez VW gagnent autant que les managers de l’entreprise. C’est un monde clos, corrompu, coupé des préoccupations des salarié.es.

40 % d’intérimaires chez BMW

Certes, les salarié.es de la métallurgie allemande vont avoir le droit de réduire leur temps de travail à 28 heures par semaine, grâce à un accord de branche signé début février 2018, entre le syndicat IG Metall et le patronat. Mais, par ailleurs, la précarité augmente avec la complicité des bureaucraties syndicales. Le syndicat DGB va ainsi soutenir un gouvernement Merkel avec le SPD. Il est aussi question d’un ministre du Travail issu des rangs de l’IG Metall. C’est dire.

Pourtant, à la base, il existe une réelle combativité. Nous avons ainsi vécu récemment les manifestations de masse contre le G20 à Hambourg, malgré les violences policières et la chasse aux militants et militantes qu’on y observe. Partout, la police affiche des photos des manifestants et manifestantes dans la ville pour appeler la population à la délation. Les responsables de ces mesures sont des sociaux-démocrates et les Verts (le ministre de la Justice est membre du parti Les Verts).

D’autre part, il y a localement, un peu partout, des mouvements et des activités de solidarité avec les réfugié.es, avec les intérimaires, les travailleurs et travailleuses immigrées ou privé.es d’emploi.

Le week-end du 7 janvier, à Dessau, 5 000 personnes ont manifesté pour rendre hommage à Oury Jalloh, assassiné dans un commissariat de police il y a treize ans. Son matelas avait été incendié dans la cellule où il était gardé à vue. Un non-lieu pour les policiers a été prononcé.

À côté de cette combativité quotidienne dans la société, la conflictualité n’épargne pas les entreprises. Certes, il faut reconnaître cette spécificité allemande qui accorde un rôle particulier aux syndicats dans l’exercice de la cogestion avec l’État fédéral. Le paysage syndical est dominé par IG Metall pour l’industrie et Ver.di pour le service public, les syndicats les plus influents et les plus riches, avec un appareil bureaucratique inimaginable en France.

On l’a vu lors du scandale de pollution chez Volkswagen. Dans les usines de VW, la plupart des délégué.es syndicaux font campagne contre ceux (les capitaux américains selon eux) qui voudraient détruire Volkswagen. Un tee-shirt avec marqué «  Nous sommes tous Volkswagen  » a été distribué gratuitement par IG Metall, des milliers de salarié.es les ont portés pendant une assemblée générale  : voilà concrètement l’expression de la cogestion et la complicité avec un patronat criminel. Heureusement, des avocats, des initiatives écologiques et des journalistes s’engagent dans cette lutte pour trouver des responsables et révéler la vérité des faits.

Néanmoins, Ver.di, qui compte 2 millions de membres, comporte un courant de gauche syndicale assez combatif et des groupes de jeunes militants et militantes syndicalistes.

Lutte exemplaire chez Amazon

Le secteur le plus en pointe de la lutte est actuellement l’hôpital, où la situation est assez catastrophique. Il y a des sous-effectifs partout et la revendication principale est d’avoir plus de personnel. Ça a commencé à Berlin à l’hôpital de la Charité (12 000 salarié.es), et dans toutes les régions d’Allemagne le secteur hospitalier est en mouvement. Plusieurs syndicats (Ver.di, mais aussi des syndicats catégoriels – médecins, infirmières) sont capables de mobiliser et de créer un rapport de force. Mais le plus important est qu’il y a un débat de société sur la privatisation et surtout la tarification des soins. Des organisations de médecins sont très engagées dans ce mouvement social.

Ce syndicalisme combatif a mené quelques luttes exemplaires ces dernières années sur la question de la précarité. C’est le cas, en particulier, des salarié.es d’Amazon  : depuis trois ans, il y une lutte dans cette multinationale, organisée par Ver.di pour obtenir une convention collective. Le patron d’Amazon refuse. Il y a beaucoup d’actions pour faire pression. Jusqu’à aujourd’hui, rien n’a été obtenu, mais durant ces trois ans, de jeunes travailleurs et travailleuses ont découvert le syndicalisme de base, construisant un réseau syndical dans toutes les usines d’Amazon en Allemagne. Ils se rencontrent régulièrement pour échanger sur leurs expériences. En même temps, une coordination transnationale s’est constituée avec des syndicats chez Amazon en Pologne, en France et en Allemagne. Il y a eu plusieurs rencontres transnationales et un tract en plusieurs langues qui a été distribué dans les différents pays.

Ces pratiques chez Amazon sont un exemple pratique des idées de Transnationals Information Exchange (Tie) [1] pour un syndicalisme différent. Ce réseau intersyndical est une idée des syndicalistes de base il y a quelques années de créer des réseaux syndicaux transnationaux dans les secteurs de l’automobile, du textile et du commerce, comme chez Amazon, dans le secteur des transports comme le chemin de fer, autour de la question de la mobilité. Dans le réseau «  Rail sans frontières  », il y a une coopération avec des cheminots et cheminotes du monde entier depuis de longues années. En ce moment, il y a des activités pour soutenir la lutte des intérimaires chez Volkswagen en Chine, comme des actions devant le siège principal de Volkswagen en Allemagne ou des pressions sur la direction de l’IG Metall pour qu’elle intervienne. Même en Allemagne, luttes et solidarité internationale ne sont pas de vains mots.

Willy Hajek (Berlin)

[1]  www.tie–germany.org


https://www.alternativelibertaire.org/? ... -cogestion
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Re: Allemagne

Messagede bipbip » 10 Avr 2018, 01:34

Allemagne: grèves mardi dans la fonction publique, 800 vols annulés

Plusieurs syndicats allemands de la fonction publique ont appelé lundi à des « grèves d’avertissement » qui devraient toucher dès mardi quatre grands aéroports et plusieurs villes et régions allemandes, pour peser sur les négociations en cours sur les salaires.

Les débrayages prévus aux aéroports de Francfort – plus grande plateforme du pays -, Munich, Cologne et Brême, contraignent le géant allemand de l’aviation Lufthansa à annuler « plus de 800 vols », soit un avion sur deux, affectant « environ 90.000 passagers ».

L’aéroport de Francfort s’attend de son côté à des « retards conséquents » en plus des « annulations de vols ».

Des grèves sont aussi prévues pour les transports en commun, les crèches, le ramassage des ordures et les hôpitaux de plusieurs villes et régions, dont Berlin, la Bavière et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

« Entre les 10 et 13 avril, il faut s’attendre à des grèves massives dans toutes les régions », a annoncé le principal syndicat de la fonction publique Verdi, qui compte « augmenter la pression » avant la dernière des trois séries de négociations salariales du secteur, prévue les 15 et 16 avril.

– ‘Partager la croissance’ –

Les principaux syndicats du secteur public (Verdi, GEW et DBB) exigent une hausse de 6% des salaires et veulent que cette augmentation se traduise par au moins 200 euros de plus par mois pour les 2,3 millions de contractuels de la fonction publique employés par l’Etat fédéral et les communes.

Ils surfent sur la récente victoire d’IG Metall, le puissant syndicat allemand de la métallurgie, vaste branche comprenant notamment l’automobile, qui a arraché début février un accord inédit sur le droit à la semaine de 28 heures -pour une durée limitée- et une hausse des salaires de 4,3%, après avoir exigé initialement 6%.

... https://www.anti-k.org/2018/04/09/allem ... s-annules/
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Re: Allemagne

Messagede Pïérô » 19 Avr 2018, 20:47

En Allemagne, les fonctionnaires obtiennent une hausse de 7,5% des salaires

Le salaire des fonctionnaires allemands va augmenter de 7,5% dans les trois prochaines années. Une victoire pour les syndicats alors que de nombreux secteurs réclament une revalorisation salariale.

Malgré des heures de négociations, jusqu'au bout de la nuit, le chef du principal syndicat de la fonction publique allemande vient d'obtenir un très bon accord salarial. Les 2,3 millions de fonctionnaires concernés vont bénéficier d'une hausse de 7,5% de leurs salaires étalée sur trois ans. Les plus bas revenus toucheront également une prime de 250 euros et les salaires d'embauches seront revalorisés de 10%. La mobilisation des syndicats aura payé avec ces grèves d'avertissements qui ont touché les transports, les crèches et d'autres services publics la semaine dernière.

... https://www.francetvinfo.fr/monde/europ ... 12234.html
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Allemagne

Messagede bipbip » 02 Mai 2018, 16:31

En Allemagne, les députés de l’AfD emploient des assistants néo-nazis au Bundestag

Depuis six mois, pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, un parti d’extrême droite siège au Parlement allemand. L’AfD (Alternative für Deutschlad) a récolté 12,6 % des voix aux élections de septembre et fait élire 92 députés au Bundestag (94 initialement, mais deux députés ont quitté le groupe). Comme tout groupe parlementaire, pour fonctionner, les députés d’extrême-droite emploient des centaines de collaborateurs, assistants parlementaires, porte-paroles… payés par sur fonds publics. De quels réseaux viennent-ils ? Combien d’entre-eux sont directement liés à des groupes clairement néo-nazis, violents, aux identitaires ? C’est la question que s’est posé le quotidien allemand Tageszeitung, la Taz [1].

Qu’ont ils trouvé ? D’abord d’anciens militants de partis conservateurs, comme le parti bavarois CSU ou le parti libéral FDP, et même d’anciens membres du parti pirate. Ils ont également identifié plusieurs dizaines militants – anciens ou actuels – et proches de mouvements aux positions encore bien plus extrêmes que l’AfD : groupuscules néo-nazis, fraternités étudiantes ultraconservatrices, rédacteurs de la presse d’extrême droite, et bien évidemment des participants du mouvement islamophobe et anti-migrants, proche de l’AfD, Pegida…

... https://www.bastamag.net/En-Allemagne-l ... o-nazis-au
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Re: Allemagne

Messagede bipbip » 31 Mai 2018, 23:48

A Berlin, 50 000 personnes s’opposent à la manifestation appelée par l’extrême droite

Dimanche dernier dans les rues de Berlin. 50 000 manifestant-e-s se sont opposés à une faible mobilisation de l'AFD (Alternative für Deutschland). Entre perspectives autonome, libérale, réformiste et hédoniste, les travailleur-euse-s et militant-e-s sont également descendus dans la rue, montrant un chemin cohérent dans la lutte contre le glissement vers la xénophobie et l’extrême-droite d’une partie toujours plus importante de l’électorat allemand.

... http://www.revolutionpermanente.fr/A-Be ... eme-droite
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