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Grippe porcine, encore un avatar du délire capitaliste

MessagePosté: 01 Mai 2009, 21:12
de conan
Voilà un article très intéressant de Mike Davis, traduit en français, qui montre combien la grippe à laquelle nous assistons est - elle aussi - un avatar de cette crise globale du système économique dans laquelle nous nous enfonçons.

http://contretemps.eu/interventions/mik ... pe-porcine

Cette année, les groupes de touristes partis à Cancun pour les vacances de printemps ont ramené dans leurs bagages des souvenirs aussi invisibles qu’inquiétants.

La grippe porcine mexicaine, une chimère génétique probablement née dans la fange fécale d’une porcherie industrielle, menace aujourd’hui le monde d’une fièvre globale. Les premières contagions en Amérique du nord révèlent des taux d’infection évoluant à une vitesse d’ores et déjà supérieure à celle de la dernière souche pandémique officiellement répertoriée, la grippe de Hong Kong en 1968.

Volant la vedette à notre ancien ennemi numéro 1 – le virus H5N1 ou grippe aviaire, aux mutations autrement plus rapides – ce virus porcin constitue une menace d’une magnitude inconnue. S’il semble beaucoup moins meurtrier que ne le fut le SRAS en 2003, en sa qualité de grippe, il s’annonce beaucoup plus durable et beaucoup moins enclin à retourner sagement dans son antre.

Etant donné que le virus saisonnier de la grippe tue, sous sa forme classique, prés d’1 million de personnes chaque année, il est clair qu’une aggravation de la virulence, même modeste, et surtout si associée à une forte incidence, pourrait entraîner un carnage équivalent à celui d’une guerre majeure.

L’une des premières victimes du virus fut cependant la croyance, longtemps prêchée par les cardinaux de l’OMS, que les pandémies pouvaient être facilement endiguées grâce à une réponse rapide des bureaucraties médicales, et ceci indépendamment de la qualité des systèmes de santé locaux.

Depuis les premiers décès constatés à Hong Kong en 1997, l’OMS a promu main dans la main avec la plupart des autorités médicales nationales une stratégie fondée sur l’identification et l’isolement des poussées pandémique dans leurs périmètres d’émergence, assortie d’un déversement sur la population de médicaments anti-viraux et de vaccins (si disponibles).

Il s’est cependant trouvé toute une armée de sceptiques pour contester, à juste titre, cette approche de type contre-insurrectionnel en matière virologique, en faisant notamment valoir que les microbes peuvent à présent voyager à travers le monde (très littéralement dans le cas de la grippe aviaire) beaucoup plus rapidement que l’OMS ou les autorités locales ne sont capables réagir face à une première éruption de la maladie. Les critiques ont aussi pointé l’insuffisance d’une surveillance de premier niveau, souvent inexistante, des interfaces entre maladies animales et maladies humaines.

Mais la mythologie d’une intervention hardie, préemptive (et peu coûteuse) contre la grippe aviaire reste très prisée par les pays riches qui préfèrent, comme les USA et la Grande-Bretagne, investir dans leurs propres lignes Maginot biologiques plutôt qu’accroître massivement l’aide antiépidémique dans les pays du sud. Il faut citer également les mastodontes de l’industrie pharmaceutique qui ont systématiquement combattu les initiatives du Tiers-monde visant à produire, de façon publique et générique, des antiviraux aussi cruciaux que le Tamiflu des laboratoires Roche.

Cela étant, la grippe porcine pourrait faire bientôt la preuve que la « préparation à la pandémie » de l’OMS et des Centres de Prévention et de Contrôle des Maladies (CDC) relève – en l’absence de tout nouvel investissement massif dans les systèmes de surveillance, les infrastructures scientifiques, la réglementation sanitaire, le système de santé, et l’accès global aux médicaments vitaux – d’une gestion pyramidale des risques du même genre que celle des produits financiers dérivés d’AIG ou des fameuses « sécurités » de Bernard Madoff.

Le problème n’est pas tant que le système d’alerte pandémique a échoué, mais plutôt qu’il est inexistant – y compris en Amérique du Nord et en Europe.

On ne sera peut-être pas surpris qu’il ait manqué au Mexique à la fois la capacité et la volonté politique de surveiller les maladies du bétail et leurs impacts sur la santé publique, mais le fait est que la situation est à peine meilleure au nord de la frontière, où la surveillance se perd dans le patchwork juridictionnel de multiples Etats et où les éleveurs industriels traitent les réglementations sanitaires avec le même mépris que leurs travailleurs et leurs animaux.

De même, une décennie de cris d’alarmes poussés par les scientifiques a échoué à opérer le transfert des techniques virologiques de pointe aux pays qui étaient pourtant les plus susceptibles d’être touchés par de nouvelles pandémies. Alors que le Mexique compte des experts mondiaux en pathologie, le pays a du envoyer ses échantillons à un laboratoire situé à Winnipeg au Canada (à peine 3% de la population de la ville de Mexico) afin d’identifier le génome de la souche virale. Conséquence : près d’une semaine de perdue.

Mais, en termes de vitesse de réaction, personne ne fut moins alerte que les fameuses autorités de contrôle sanitaire d’Atlanta. Selon le Washington Post, le CDC n’a entendu parler de l’épidémie que six jours après que le gouvernement mexicain ait pris les premières mesures d’urgence. Le journal ajoutait : « quinze jours après que l’identification de l’épidémie, les autorités sanitaires américaines ignorent toujours très largement ce qui se passe au Mexique. »

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Dans cette affaire, il n’y a aucune excuse. Le phénomène n’a en effet rien avec le quelconque battement d’ailes imprévisible d’un « cygne noir ». Le paradoxe fondamental avec cette panique de la grippe porcine est en effet que, bien que totalement inattendue, elle a été depuis longtemps parfaitement prédite.

Il y a six ans, la revue Science publiait un long article de l’excellente Bernice Wuethrich montrant qu’ « après des années de stabilité, le virus nord-américain de la grippe porcine était brusquement entré dans un cycle d’évolution rapide ».

Depuis sa première identification au début de la Grande Dépression, la grippe porcine H1N1 n’avait que peu dérivé de son génome d’origine. Mais, à partir de 1998, rien ne va plus.

Cette année là, une souche hautement pathogène se met à décimer des truies dans une ferme porcine industrielle en Caroline du Nord. De nouvelles mutations, plus virulentes encore commencèrent à apparaître presque chaque année, dont une étrange variante du H1N1 contenant des gènes du H3N2 - c’est-à-dire l’autre grippe de type A, à transmission humaine.

Les chercheurs interviewés par Wuethrich s’inquiétaient de ce que l’un de ces hybrides puisse se transformer en grippe humaine (on estime que les pandémies de 1957 et de 1968 furent causées par la combinaison de virus aviaires et humains dans des organismes de porcs), et exigeaient la mise en place urgente d’un système de surveillance de la grippe porcine. Cet avertissement demeura bien entendu lettre morte dans un Washington bien décidé à déverser des milliards sur des fantasmes de bioterrorisme, quitte à négliger des dangers autrement plus évidents.

Mais quelle fut la cause de cette accélération de l’évolution de la grippe porcine ? La raison en fut probablement la même que pour la reproduction de la grippe aviaire.

Les virologues pensent depuis longtemps que le système d’agriculture intensive du sud de la Chine – un écosystème extrêmement productif, combinant riz, porcs, oiseaux domestiques et sauvages – est le principal instrument des mutations de la grippe, offrant à la fois des pics saisonniers et des mutations génomiques épisodiques[1].

Mais l’industrialisation capitaliste de l’élevage du bétail a désormais brisé le monopole naturel de la Chine sur l’évolution de la grippe. Comme de nombreux commentateurs l’ont montré, l’élevage s’est transformé au cours des dernières décennies en quelque chose qui a davantage à voir avec l’industrie pétrochimique qu’avec les joies de la ferme décrites dans les manuels scolaires.

En 1965 par exemple, il y avait aux Etats-Unis 53 millions de porcs, répartis dans plus d’1 million de fermes. Aujourd’hui, 65 millions de porcs sont concentrés dans 65 000 exploitations, dont la moitié dans des exploitations géantes comptant plus de 5000 animaux.

On a assisté à unchangement de nature des exploitations, qui a transformé les anciens enclos de l’élevage traditionnel en de vastes enfers saturés d’excréments, concentrant des dizaines, voire des centaines de milliers d’animaux aux systèmes immunitaires affaiblis, réduits à suffoquer dans la chaleur et le lisier tout en échangeant à grande vitesse leurs agents pathogènes avec leurs compagnons d’infortune et leur pathétique progéniture.

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Quiconque est déjà passé en voiture par Tar Heel en Caroline du Nord ou par Milford dans l’Utah – où les filiales de la compagnie Smithfield Foods produisent chaque année plus d’un million de porcs et des centaines de lagons débordant de merde toxique – peut saisir intuitivement à quel point l’agrobusiness fait désormais profondément ingérence dans les lois de la nature.

L’année dernière, une très respectable commission du Pew Research Center a rendu un rapport sur « la production animale dans les fermes industrielles », qui soulignait le danger aigu que «le cycle continu de transmission des virus (…) dans des cheptels ou des troupeaux de grande taille n’augmente les opportunités de création de nouveaux virus par mutation ou recombinaison, résultant en une transmission d’homme à homme plus efficace. »

La commission mettait également en garde sur le fait que l’usage inconsidéré des antibiotiques dans les fabriques porcines (une alternative bon marché aux systèmes de tout à l’égout ou à des environnements de production plus humains) était en train d’accroître les infections de staphylocoques résistants en même temps que l’épandage des eaux usées entraînait des concentrations cauchemardesques de bactéries E. Coli et d’algues Pfiesteria[2].

Toute tentative pour améliorer ce nouvel écosystème pathogène aura cependant à se confronter au gigantesque pouvoir des conglomérats de l’élevage - tels que Smithfield Foods (porc et bœuf) ou Tyson (poulets). Les membres de la commission présidée par l’ancien gouverneur du Kansas John Carlin ont rapporté des tentatives d’obstruction systématique de leurs investigations de la part de ces firmes – dont des menaces ouvertes de retrait des financements aux chercheurs qui accepteraient de coopérer.

Il faut ajouter qu’il s’agit là d’une industrie hautement mondialisée, qui jouit en conséquence un poids politique important à l’échelle mondiale. De même que Charoen Pokphand, le géant du poulet basé à Hong Kong, a réussi à faire arrêter l’enquête sur son rôle dans la propagation de la grippe aviaire en Asie du sud est, il est probable que les recherches épidémiologiques sur l’éruption de la grippe porcine se heurteront au mur financier de l’industrie porcine.

Cela ne veut cependant pas dire que l’on ne retrouvera jamais l’arme du crime : la presse mexicaine bruisse déjà d’une rumeur d’épicentre de grippe aux portes d’un sous-traitant de Smithfield dans l’Etat de Vera-Cruz.

Mais ce qui compte davantage (et tout spécialement compte-tenu de la menace persistante du H5N1), c’est la configuration d’ensemble : la stratégie pandémique déficiente de l’OMS, le déclin aggravé du système global de santé publique, la mainmise des géants de l’industrie pharmaceutique sur les médicaments vitaux et la catastrophe planétaire de l’élevage industrialisé, véritable délire écologique.

Mike Davis

(traduit par Grégoire Chamayou)
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[1] De façon plus rare, le virus peut passer directement des oiseaux aux porcs ou aux humains, comme le H5N1 en 1997.

[2] Un protozoaire apocalyptique qui a tué plus d’un milliard de poissons dans les estuaires de Caroline du Nord et rendu malade des dizaines de pécheurs.

Re: Grippe porcine, encore un avatar du délire capitaliste

MessagePosté: 03 Mai 2009, 20:47
de Polack
Bon article de fond sur le sujet. N'ayant pas la téloche je ne suis pas le feuilleton grippe porcine... Merci pour les infos. Combien de morts à l'heure actuelle ? J'ai entendu tous les chiffres possibles... Ce n'est pas du voyeurisme morbide, c'est juste que j'ai une pote qui revient à peine du Mexique ! Je lui ai fait la bise y'a trois jours ! Argh ! :peur:

Re: Grippe porcine, encore un avatar du délire capitaliste

MessagePosté: 04 Mai 2009, 23:34
de sebiseb
Finalement une vingtaine au Mexique, et très peu dans le reste du monde..

Re: Grippe porcine, encore un avatar du délire capitaliste

MessagePosté: 04 Mai 2009, 23:43
de Dorhinel
La grippe porcine est peut-être le fait de l'élevage intensif, de l'élevage à base de trucs pas nets... Ça, j'en sais rien. Je suis pas assez calé sur le sujet pour y répondre.

Par contre, cette terrifiante épidémie (qui a tué, on en est sûrs, au moins 20 personnes en un mois !), elle tombe vachement bien. Sans pour autant aller vers la théorie du complot, qui viserait à dire que de toute façon, c'est "eux" qui l'ont créée pour nous détourner l'attention... On remarque que, régulièrement, un virus qui va tous nous tuer apparaît. Le SRAS, la grippe aviaire, la grippe porcine...

Or, en ce moment, on est en crise. Crise financière, crise économique, crise sociale. Examinons un peu mes flux RSS d'information : Le Monde, ce matin, avait deux sujets sur la grippe porcine et un sur la crise. Rue 89, en ce moment, a deux sujets sur la grippe porcine, voire trois, et un seul sur la crise.
Mais faut faire des choix, ma bonne dame. Il faut voir : est-ce qu'on meurt tous, ou est-ce que c'est le capitalisme qui meurt ? Rappelez-moi juste le nombre de gens qui sont partis au chômage rien qu'en France en un mois de crise, combien sont à la rue et combien crèveront de froid cet hiver... Juste pour voir.

Re: Grippe porcine, encore un avatar du délire capitaliste

MessagePosté: 04 Mai 2009, 23:50
de Yoj
Quoi Polack, t'as pas la télé ?! bon bein super on se sent moins seuls.

Sinon l'article de Mike Davis est super, ceci dit j'y ajouterai que politiquement (le mot fait rire) il y a tout un tas d'idiots-savants présidents qui vont profiter et profitent déjà de cette question de santé publique pour faire oublier à quel point ils sont nuls (je pense à quelque chose de petit, bête et méchant président dans un pays d'Europe) ou à quel point ils ne vont pas réaliser (ou trés peu) ce qu'ils ont promis (je pense à quelqu'un de beau, grand et élu avec de beaux symbols). Une belle occasion politique pour remonter dans les sondages et augmenter leur temps de bruit médiatique.

La Grippe A ? Pour tous les berlusconnards et toutes les sarkonnasses c'est un régal !

Re: Grippe porcine, encore un avatar du délire capitaliste

MessagePosté: 05 Mai 2009, 20:15
de Antigone
C'est marrant de regarder les appellations successives de cette grippe.
# 1 - Grippe porcine: l'origine fait allusion à l'animalité, à la malpropreté, à un problème santé publique. On est à deux doigts de la panique. De peur qu'on ne mange plus de jambon, les éleveurs de porcs ont grogné et on l'a débaptisée.
# 2 - Grippe mexicaine: allusion à la destination touristique, à une spécialité nationale. Caramba ! Offusquées de cette mauvaise publicité, les autorités mexicaines obtiennent qu'on la débaptise une nouvelle fois.
# 3 - Grippe A: Cette fois, il n'y a plus de mécontents. La pandémie devient abstraite, et s'accompagne de messages recommandant de ne pas en mettre partout quand on éternue. Histoire de laisser une trace à une maladie qui tourne court et à une communication incertaine (arf)

Finalement, je crois que je préfère encore la grippe du raton-laveur. Elle est prévue pour quand ?

Re: Grippe porcine, encore un avatar du délire capitaliste

MessagePosté: 05 Mai 2009, 20:43
de Dorhinel
Antigone a écrit:Finalement, je crois que je préfère encore la grippe du raton-laveur. Elle est prévue pour quand ?


La pneumopathie atypique (oui, c'est un nom marrant pour dire "Bronchite originale"), qui était censée tous nous tuer, c'est à dire en faisant 916 morts en six mois (regardons, pour rire jaune, le nombre de gens qui meurent de faim en six mois) était provoquée par la civette. Ça se rapproche du raton-laveur, non ?
Si, si, avec de l'imagination... Beaucoup d'imagination.

Re: Grippe porcine, encore un avatar du délire capitaliste

MessagePosté: 05 Mai 2009, 23:17
de joe dalton
edit : au fait vraiment bien vu antigone !
sauf que la grippe porcine, ça existe, les medias ont juste menti sur la date !
La grippe porcine, c’est quand les gros porcs se sont tellement vautré dans leurs fange, que le système se grippe !
La grippe porcine, c’est quand on nous a tellement gavé de merde, que l’on nous a vraiment transformé en porc attendant l’abattoir !
La grippe porcine, c’est lorsque l’on est plus rien, plus omnivore ; un peu carnivore, un peu végétarien, et charognard si l’occasion se présente !
La grippe porcine, ça vient une fois que l’on a tout vendu, car tout est bon à vendre dans le cochon !
La grippe porcine, cela vient quand, a force de s’engraisser, sans voir si la graisse était bonne, on a crus qu’elle nous protégerais !

Re: Grippe porcine, encore un avatar du délire capitaliste

MessagePosté: 26 Juil 2009, 22:06
de Antigone
lu dans 20minutes:
La grippe A? «Une grippette» pour le professeur Debré

Qu'on se le dise, il ne faut pas craindre la grippe A H1N1. C'est ce qu'affirme haut et fort, le professeur de médecine Bernard Debré, dans une interview au Journal du Dimanche.

«Cette grippe n'est pas dangereuse. On s'est rendu compte qu'elle était peut-être même un peu moins dangereuse que la grippe saisonnière. Alors maintenant, il faut siffler la fin de la partie! Tout ce que nous faisons ne sert qu'à nous faire peur, ajoute-t-il. Oui, cette grippe fuse très vite. Et après? Un malade en contamine deux ou trois, contre un pour une grippe classique. Mais cela reste une grippette, ce n'est ni Ebola, ni Marburg», souligne le professeur Debré, qui est par ailleurs député UMP de Paris.

Selon lui, «sans le dire, les pouvoirs publics ont déjà commencé à réduire la voilure. Les malades, dont on ne vérifie d'ailleurs plus s'ils ont attrapé le H1N1 ou un simple rhume de cerveau, sont désormais invités à prendre du paracétamol», relève-t-il.

«Exercice grandeur nature»

Selon lui, les gouvernements «n'avaient pas vraiment d'autre choix que de suivre», après que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a, «de façon un peu rapide, commencé à gesticuler, avec des communiqués quotidiens et des conférences de presse à répétition». Mais il leur «reproche d'avoir ensuite succombé à une surmédiatisation politique de cet événement.» «Il y a 800 cas répertoriés en France. C'est une plaisanterie! Va-t-on se mettre à comptabiliser les diarrhées?», lance-t-il.

«On aurait dû annoncer clairement la couleur : nous sommes dans le cadre d'un exercice grandeur nature. Point à la ligne. Il est inutile d'affoler les populations sauf à vouloir leur marteler, à des fins politiques, le message suivant : bonnes gens dormez sans crainte, nous veillons sur vous», déclare-t-il avant de préciser qu'il «n'accuse pas» la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

Il estime qu'en France «les vaccins ne seront pas prêts avant le 15 novembre» c'est-à-dire «lorsque le premier pic de contamination sera passé. Quant aux centaines de millions de masques en stock, que va-t-on en faire?» interroge-t-il.

(Reuters)

Re: Grippe porcine, encore un avatar du délire capitaliste

MessagePosté: 27 Juil 2009, 02:24
de Roro
Oui bah ça, y avait qu'à voir le nombre de mort par rapport aux contaminations effectives. Taux de mortalité d'environ 4%, d'après des calculs que j'avais fait au tout début de la grippe. Maintenant, m'étonnerait pas que le taux de mortalité soit plus faible que ça.

Précision : comme la grippe classique, la grippe A est surtout dangereuse pour les vieux et les petiots. Mais bon, qui en a quelques choses à faire des gremlins et des grabataires ? ... :mrgreen:

Re: Grippe porcine, encore un avatar du délire capitaliste

MessagePosté: 27 Juil 2009, 02:34
de Roro
[/quote]La grippe A (ou grippe « porcine »), fait aujourd’hui l’objet de nombreuses discussions et de polémiques. Il s’agit d’une maladie respiratoire aigüe provoquée par un virus grippal porcin de type A. Cette maladie est très présente chez les porcs, avec une estimation de 25% d’animaux atteints à l’échelle mondiale. Elle est transmise par voie directe ou indirecte. Elle peut affecter évidement le porc mais également l’Homme.

C’est au Mexique que le virus s’est déclaré en premier. Selon l’OMS, on compte au 11 mai 1626 cas dont 48 décès dans ce pays. Avec la mondialisation et les échanges humains que cela sous-entend, le virus a vite touché d’autres pays (30 pays touchés avec certitude et 8 autres pays ayant déclaré des suspicions). L’OMS dénombre actuellement (11/05/09) un total de 4694 cas dont 53 décès. Les pays les plus touchés sont par ordre d’importance, les Etats-Unis (2532 cas), le Mexique (1626 cas), le Canada (284 cas), l’Espagne (95 cas) et la Grande-Bretagne (47 cas). La France quant à elle compte 13 cas de grippe A. Mais faut-il avoir peur de cette grippe ?

A cette question les français se veulent rassurant. En effet selon un sondage TNS-Sofres réalisé sur un échantillon représentatif de 970 personnes majeures, 31% se disent inquiets de la situation alors que 77% estiment que le pays est bien préparé.

Cependant, le 29 avril 2009, l’OMS a décidé de relever son niveau d’alerte à 5 sur une échelle de 6. Par ailleurs, aucun vaccin n’est à ce jour disponible. Mais selon les autorités sanitaires il n’y pas lieu de s’inquiéter en France, en effet la seule restriction conseillée est de ne pas se rendre pour le moment au Mexique. Il ne faut pas craindre d’être contaminé par l’alimentation car si le porc est cuit le risque est nul. Je terminerai par un chiffre rassurant donné par Martine Perez, chef du service Science et Médecine au Figaro, qui nous informe que le taux de mortalité de la grippe porcine est de 0.4%. A titre indicatif le taux de mortalité de la grippe aviaire était proche de 100%.[/quote]

Après un rapide calcul concernant le taux de mortalité au Mexique : 2% ... Et c'est exclusivement au Mexique, pas dans le monde entier. Dans le monde entier, si on prend tous les cas mortel, le chiffre doit être proche de ce que dit la nana du Figaro, soit 0.4 % de mortalité. Je suis sûr que même notre grippe européenne fait mieux !

Re: Grippe porcine, encore un avatar du délire capitaliste

MessagePosté: 27 Juil 2009, 09:26
de RickRoll
Dernières nouvelles :
ce qui serait vraiment dangereux ce serait une fusion du virus H5N1 et H1N1 A : le premier est extrèmement dangereux pour l'humain, et le deuxième très contagieux. La chose s'est déjà vue, et c'est pour ça qu'on met en quarantaine les malades de la grippe A...

Et aussi, les vieux-eilles ne sont pas tellement menacé-es par la grippe A, car ce virus est semblable à d'autres de la grippe qu'il y a eu entre 1918 et 1956 : ils-elles sont déjà immunisé-es.

Re: Grippe porcine, encore un avatar du délire capitaliste

MessagePosté: 27 Juil 2009, 10:37
de monsterchao5
moi je dis juste un moyen de faire peur à la population pour mieux la contrôlé


ce qui serait vraiment dangereux ce serait une fusion du virus H5N1 et H1N1 A : le premier est extrèmement dangereux pour l'humain, et le deuxième très contagieux. La chose s'est déjà vue, et c'est pour ça qu'on met en quarantaine les malades de la grippe A...

et bientôt un fusion avec le virus du sida ou autre ...
osef mes frères

Re: Grippe porcine, encore un avatar du délire capitaliste

MessagePosté: 27 Juil 2009, 11:47
de abel chemoul
RickRoll a écrit:Et aussi, les vieux-eilles ne sont pas tellement menacé-es par la grippe A, car ce virus est semblable à d'autres de la grippe qu'il y a eu entre 1918 et 1956 : ils-elles sont déjà immunisé-es.


Et merde! si au moins cette grippe avait pu aider à sauver le régime de retraites comme la canicule de 2003...

par contre je suis pas d'accord avec l'analyse comme quoi c'est encore un truc pour contrôler par la peur, que ça aiderait à faire oublier la crise économique. Au contraire, si ça se trouve cette grippe va tuer la relance économique dans l'oeuf. l'épidémie se propage comme une trainée de poudre en Angleterre et les spécialistes (à prendre avec des pincettes donc) prévoient 1/3 de la population de contaminée. De quoi saturer les systèmes hospitaliers et foutre en l'air le planning des entreprises, y a des DRH qui vont s'arracher les cheveux! Cette grippe, si elle est aussi contagieuse que ça, tombe au plus mauvais moment pour le système capitaliste, alors qu'il n'est pas totalement remis de la crise.
d'ailleurs Grippe A(narchiste), ça veut tout dire...

Re: Grippe porcine, encore un avatar du délire capitaliste

MessagePosté: 27 Juil 2009, 17:58
de RickRoll
Sur l'arrêt à la frontière, juste en passant, les spécialistes de santé publique pensent que dans les 12 mois à venir, 20 millions de français-es seront touché-es par la grippe A...

Sur la crise, effectivement ça peut tuer la relance. Le coût d'une épidémie pour la société est énorme, hors la société capitaliste rendue exsangue par la crise (même si ça n'atteint pas encore les plus riches, la société dans sa globalité s'appauvrit) n'aura peut-être pas les moyens de l'assumer.