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Messagede Lila » 12 Juil 2017, 18:42

Marocaines debout contre l’emprisonnement politique

Depuis plusieurs mois, le Maroc est secoué par un mouvement social historique: le #Hirak du Rif. Né dans une région marginalisée, suite à la mort de Mohcine Fikri, pêcheur broyé alors qu’il essayait de récupérer sa marchandise confisquée par les autorités, le #Hirak est un mouvement qui vient revendiquer plus de justice sociale et lutter contre la marginalisation. Face à l’ampleur de ce mouvement, l’État marocain n’a malheureusement eu qu’une seule réponse : celle de la répression qui a donné lieu à environ à 150 arrestations à ce jour.

Dans ce contexte, et conscientes de l’importance que jouent les femmes dans le #Hirak du Rif et au vu de l’arrestation de la chanteuse du mouvement Silya, nous, femmes marocaines appelons à faire du mois de juillet un mois placé sous le signe de la lutte pour la libération des prisonniers politiques du #Hirak.

Aujourd’hui, plus que jamais les voix des femmes doivent porter la voix des femmes de #Al Hoceima qui bravent les matraques quasi-quotidiennement en sortant dans les rues de la ville exprimer leur colère et demander la libération de leurs maris, leurs fils, leurs frères ou camarades aujourd’hui derrière les barreaux.

Nous femmes marocaines, demandons à toutes les femmes issues de la diaspora et de l’immigration de se solidariser avec la cause des prisonniers politiques du #Hirak et à la cause des femmes du #Hirak qui aujourd’hui continuent à porter la voix de celles et ceux que l’État a décidé de bâillonner.

Ensemble soyons debout pour faire du mois de juillet un mois de lutte internationale pour la libération des prisonniers politiques du #Hirak !

À Casablanca nous sortirons le vendredi 7 juillet 2017 ! Et vous ?

Pour les Casablancais.es RDV le vendredi 7 juillet à 17h Place Maréchal.

#Marocainescontrelahoggra
#MarocainesavecleHirak
#LibérezlesprisonniersduHirak

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Messagede bipbip » 14 Juil 2017, 18:53

«Jamais le Rif ne retrouvera la paix tant que nos revendications ne seront pas satisfaites»

Dossier

Le 7 juillet 2017, en début de soirée, suite à l’appel lancé sur les réseaux sociaux, près de 300 femmes se sont mobilisées, place Maréchal, à Casablanca, pour demander la libération des détenus politiques du Hirak. «Debout contre l’emprisonnement politique, on est prêtes!», avaient-elles annoncé sur les réseaux sociaux. Etudiantes, militantes, mères de famille et femmes de tous âges étaient au rendez-vous.

Micros et pancartes à la main, elles ont scandé «Liberté et dignité pour les prisonniers» ou encore «Nous n’avons pas peur du Makhzen et de sa répression».

Au cœur des slogans et des esprits: Salima Ziani (Sylia), figure féminine du Hirak et artiste de 24 ans, arrêtée le 5 juin 2017 et emprisonnée depuis plus d’un mois à Oukacha (prison de Casablanca). Dessiné en noir et blanc au sol, le portrait de la jeune femme est resté présent au milieu de la foule, jusqu’à la fin de la mobilisation.

«Nous ne laisserons pas l’Etat emprisonner nos filles, nous exigeons la libération immédiate de Sylia et de tous les détenus du Hirak», ont crié des mères de famille accompagnées de leurs enfants, tandis que des petits groupes s’enchaînaient les mains en geste de solidarité.

«Nous sommes fières d’être là pour nous faire entendre. C’est aussi un cri de solidarité envers toutes les femmes du Rif, qui sont confrontées à la matraque et à la violence dans les rues alors qu’elles ne réclament que la justice. Nous ne les oublions pas et la mobilisation ne fait que commencer», explique Amina Khalid, membre du comité de soutien des familles des détenus à Casablanca.

Avant de repartir, les femmes ont réitéré leur appel à manifester le 12 juillet, le jour où Sylia Ziani passera devant le tribunal de Casablanca. Issam El Yadari, sur le site Le Desk, en date du 8 juillet 2017, écrit: «Venus pour disperser l’attroupement qui s’est formé sur la pelouse faisant face aux grilles du Parlement, les policiers casqués et munis de matraque ont frappé à coups de pied les protestataires, s’attaquant aussi aux journalistes présents pour couvrir l’événement. Des actes délibérés sur ordre des officiers qui les encadraient, comme l’attestent plusieurs témoins. Le photojournaliste du site d’information Lakome2, Ahmed Rachid, a été jeté à terre, dessaisi de son matériel et roué de coups. Un traitement réservé à toutes les personnes présentes sur les lieux, y compris de simples badauds comme le montrent les images filmées par le site Al 3omq. Une quinzaine de personnes de tous âges ont été blessées, certaines ayant été évacuées par ambulance.» (Réd. A l’Encontre)

... https://alencontre.org/afrique/maroc/ma ... aites.html
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Messagede bipbip » 23 Juil 2017, 12:15

Maroc/Rif : Des dizaines de manifestants blessés à Al-Hoceïma

Al-Hoceïma et les localités voisines ont été hier le théâtre d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre qui ont tenté d’étouffer brutalement dans l’oeuf une grande marche prévue de longue date (voir notre article) de se tenir.

En début d’après-midi, la police avait commencé à quadriller les principales places de la ville, y interdisant tout accès, alors que la quasi-totalité des commerces étaient fermés. Au moins une dizaine d’arrestations préventives ont été opérées. Peu avant 17h00, les manifestants ont commencé à se regrouper dans plusieurs points de la ville, mais les forces de l’ordre, déployées en nombre, intervenaient systématiquement pour les charger et les disperser. Des dizaines de manifestants ont été blessé, l’un d’eux étant dans le coma. 72 policiers auraient été blessés suite à des jets de pierres jeudi soir à Al-Hoceïma dont deux seulement restent hospitalisés. Deux véhicules des forces publiques ont été endommagés et incendiés par des manifestants à Ajdir, près d’Al-Hoceïma.

https://secoursrouge.org/Maroc-Rif-Des- ... Al-Hoceima
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Messagede bipbip » 27 Juil 2017, 17:19

Le mouvement (hirak) du Rif : une victoire du peuple face à la répression de l’État

Continuons la lutte jusqu’à la satisfaction des revendications légitimes du Hirak et la libération immédiate des détenus politiques

Le jour anniversaire de la célèbre bataille d’Anoual, lors de laquelle, en 1921, les Rifains, conduits par Abdelkrim Al Khattabi, symbole de la résistance populaire, ont battu les colonisateurs espagnols, Al Hoceima a vécu le 20 juillet 2017, une nouvelle épopée lors de laquelle les femmes et les hommes du Rif, soutenus par des militants solidaires venus de différentes villes du Maroc, ont fièrement et pacifiquement résisté à la répression du pouvoir qui a mobilisé un arsenal impressionnant de forces de sécurité. Et cela en dépit de la violation de la liberté de circulation, d’un déploiement policier dans tous les points de la ville, des intimidations perpétrées contre les invités venus soutenir les Rifain-es, afin de les dissuader d’entrer dans la ville assiégée.

Les forces de répression n’ont pas hésité à utiliser les gaz lacrymogènes contre des manifestants pacifiques dans ville et autres localités voisines plus particulièrement Imzouren et Ajadir. Les forces de police ont poursuivi les manifestants afin de disperser violemment les manifestations populaires et ont procédé à l’arrestation de 300 manifestants, et parmi eux, de nombreux militants solidaires venus de différentes villes, certains ont été libérés, dont trois militants de l’association ATTAC Maroc, mais 30 manifestants sont encore en détention.

De plus, la répression brutale a fait des centaines de blessés et provoqué de multiples évanouissements et asphyxies liés à l’inhalation des gaz lacrymogènes. Cela a été le cas pour plusieurs de nos militant-es d’Attac Maroc venu-es en solidarité avec le Hirak du Rif. Les violentes interventions policières ont aussi occasionné des blessures graves, notamment envers Imad EL Attabi, membre du mouvement, transféré en urgence à l’hôpital à Rabat dans un état de santé très critique selon des sources médicales.

Face à la violence de la répression, les manifestants ont imposé une résistance pacifique pour défendre leurs justes revendications, et ont parcouru les quartiers d’Al Hoceima en scandant le slogan : libérez les prisonniers politiques

... http://www.cadtm.org/Le-mouvement-hirak-du-Rif-une
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Messagede bipbip » 02 Aoû 2017, 01:04

Maroc : Le Rif révolté

Depuis la mort de Mohcine Fikri, en octobre 2016, le Rif est secoué par une contestation qui ne faiblit pas. Face à ce mouvement, la caste dirigeante fait la sourde oreille, calomnie et réprime. La force de ce mouvement s’inscrit dans une longue histoire de révoltes et de revendications contre la marginalisation par le pouvoir marocain.

Le Rif a été une des régions les plus combatives dans la lutte de libération du Maroc. L’Espagne en sait quelque chose, vu que le colon espagnol y a subi une de ses pires déroutes durant la bataille d’Anoual [1] en 1921, face à la guérilla rifaine dirigée par Abdelkrim Al Khattabi. Après la libération, la volonté de main­mise sur le Rif de la part du Palais royal et de l’aristocratie de Fès va connaître quelques résistances. Le parti Istiqlal, composé en grande partie par l’intelligentsia de Fès, a souvent mis en avant ses cadres lors des négociations avec la France et l’Espagne, pendant que le gros des forces armées de libération était composé des fils des autres régions du Maroc, ces mêmes cadres ayant été mis à des postes clefs du gouvernement post indépendance. Le bras de fer commence alors au sein du pouvoir marocain, entre d’un côté la monarchie marocaine dont la frange radicale est représentée d’un côté par le tortionnaire Hassan II, et de l’autre par l’Istiqlal.

Marginalisation institutionnalisée

C’est dans ce contexte d’accaparement du pouvoir que les événements de 1958 vont enclencher une révolte, suivie d’une répression féroce encore vivace dans la mémoire rifaine. Durant ces évènements, l’Istiqlal est dépassé par la contestation, et la monarchie va profiter de ce moment de fragilité de son rival politique pour infliger une punition collective avec l’aide des Forces armées royales, fraîchement créées, et dont une des têtes, un certain Mohammed Oufkir [2], fera preuve d’un sadisme sans limite.

Les années qui ont suivi donneront à peine une reconnaissance minimale d’existence à la région par le pouvoir central marocain. La survie du Rif ne se fait qu’à travers la contrebande avec les deux enclaves espagnoles Ceuta et Melilla, la culture du cannabis quasi institutionnalisée, la pêche et les investissements des émigré.es travaillant en Europe et originaires de la région.

L’étincelle qui a fait émerger le hirak (mouvement) à l’automne 2016 remonte au meutre de MohcineFikri, vendeur de poisson qui essayait de s’opposer à la destruction de sa marchandise (500 kilos d’espadon) déclarée illégale par le pouvoir. Mais quid de la non-intervention de ces mêmes autorités, en amont, lors de la pêche avec des chalutiers industriels, et de l’entrée dans le port de cette marchandise  ? La réponse se trouve dans la corruption pratiquée à tous les niveaux au Maroc, où les plus puissants ne tombent jamais, laissant les plus faibles subir la répression à leur place. La mascarade de la condamnation des huit agents coupables d’avoir mis à exécution l’arbitraire de ­l’État marocain est un des exemples de cette pratique. De cette mascarade d’arrestations, ou de celle qui a essayé de noyer l’affaire en s’arrangeant avec la famille du défunt, le hirak n’est pas dupe. Des sit-in ont commencé à fleurir sur la place centrale de la ville pour demander que justice soit faite, que la levée de la marginalisation de la région soit immédiate, et que Mohammed VI s’implique directement.

Cette interpellation directe de Mohammed VI en dit long sur la perte de légitimité de tous les partis politiques par le jeu trouble du Palais. Les Rifaines et Rifains ne manquent pas de lucidité en faisant tomber le masque démocratique par ce geste. Cette absence de légitimité des partis politiques est l’œuvre d’un pouvoir monarchique qui a sapé l’évolution vers une monarchie constitutionnelle initiée par la Constitution de 2011. La dernière preuve en date de ce travail de sape réside dans les tractations qui ont suivi les législatives d’octobre 2016.
Afin de former une majorité gouvernementale, le Parti de la justice et du développement (PJD), parti majoritaire dans le gouvernement sortant, devait nouer des alliances avec d’autres partis. Sauf que le Rassemblement national des indépendants (RNI) d’Aziz Akhannouch, puissant homme d’affaires, ami du roi et ministre de l’Agriculture, a fait blocage pour former cette coalition avec le PJD, tant que celui-ci n’accorde pas plus de portefeuilles ministériels au RNI. Six mois de blocage après, Mohammed VI décide de choisir un autre membre du PJD, Saâdeddine El Othmani, à la tête du gouvernement, à la place de l’ancien Premier ministre Abdellah Benkiran, soi-disant pas assez domestiqué.

Le mouvement s’est amplifié même s’il reste cantonné à la ville d’El Hoceima et aux environs. Les revendications sont claires  : investissement de l’État marocain dans l’éducation, la santé et la création d’emplois. Face à ces revendications, le pouvoir marocain a d’abord sorti l’arsenal du matraquage médiatique  : le mouvement actuel ne serait que le fruit du complot extérieur de puissances jalouses, tantôt l’Espagne, tantôt l’Algérie. Et de brandir le mot fétiche, la fitna, c’est-à-dire la discorde au sein de la communauté musulmane. Ainsi, la Syrie est érigée en repoussoir pour dissuader toute contestation. S’ajoute à cela la vieille chimère du séparatisme souvent attribué au Rif.

Du côté des partis politiques institutionnels, tous condamnent d’une seule voix ce mouvement et les syndicats traînent des pieds pour un soutien ouvert. Quand la sémantique et les écrans ne suffisent plus, les bonnes vieilles méthodes refont surface. Les manifestations ont été dispersées à coups de matraque, et plus de 180 rafles d’activistes ont eu lieu de jour comme de nuit. Cette répression a connu une accélération après l’arrestation de plusieurs figures du mouvement dont Nasser Zefzafi, icône très médiatisée du hirak. En réponse, des manifestations nocturnes exclusivement féminines ont surgi, tout aussi réprimées que les précédentes.

Solidarité dans le reste du pays

Devant cette escalade de la répression, le 11 juin, une journée de mobilisation a été organisée à travers le pays pour soutenir le hirak, réclamer la libération des prisonniers et l’arrêt immédiat de la répression.

Dans un Maroc à deux vitesses, avec un monarque soucieux de continuer sa prédation, un État de droit absent, une politique libérale sans scrupules, il est indéniable que les contestations et les révoltes face au broyage des plus démuni.es vont continuer. Le hirak en est l’expression la plus aboutie actuellement.

Marouane (AL Paris-Nord-Est)


[1] Une bataille qui a couté la vie à 12000 soldats espagnols

[2] Général marocain issu de l’école militaire française. Ayant servi de bras armé à la monarchie pour réprimer l’opposition de gauche, il a été impliqué dans l’assassinat de Medhi Ben Berka en 1965. Ce général a été ministre de la Défense et a tenté deux coups d’Etat contre Hassan II. Il se « suicidera » d’une balle dans le dos après le deuxième putsch raté.

http://alternativelibertaire.org/?Maroc-Le-Rif-revolte
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Re: Maroc

Messagede bipbip » 11 Aoû 2017, 15:30

Maroc. Imad Al Attabi a succombé à ses blessures

Le décès du jeune sympathisant du Hirak, qui a provoqué dès mardi de nombreux rassemblements et marches de protestation, aggrave les tensions et signe l’échec des politiques libérales et répressives de la monarchie.

Imad Al Attabi, grièvement blessé à la tête le 20 juillet dernier à Al Hoceïma par une grenade lacrymogène de fabrication française (voir l’Humanité du 25 juillet), a succombé, mardi, à l’hôpital militaire de Rabat. Quant à la famille d’Imad, les autorités lui ont interdit jusqu’à nouvel ordre de voir leur fils.

L’annonce de la mort du jeune Imad, qui a enflammé les réseaux sociaux, a provoqué dès mardi de nombreux rassemblements à Casablanca, à Nador et hier soir devant le Parlement à Rabat, où lundi, déjà, une manifestation de solidarité avec le Rif avait été empêchée par les forces de l’ordre, mais aussi au Rif : à Al Hoceïma, sur une vidéo mise en ligne, on voit se former au cœur de la ville un rassemblement pacifique qui se transforme vite en manifestation hostile au pouvoir avant d’être brutalement dispersé par les CRS locaux. Ailleurs, dans cette région soumise à un black-out médiatique, peu d’informations ou pas sur ce qui s’y passe. « La région est de fait militarisée », confie à l’Humanité Omar, jeune militant. « Les contacts par Internet sont brouillés par le makhzen et on ne reçoit plus de vidéos depuis hier soir », ajoute-t-il. Toutefois, sur l’une d’elles, prises par un activiste rifain, on voit l’arrivée d’un convoi militaire comprenant des véhicules blindés dans la localité d’Al Rouadhi près d’Al Hoceïma.

... https://www.humanite.fr/maroc-imad-al-a ... res-640286
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Re: Maroc

Messagede Lila » 20 Aoû 2017, 18:35

Une scène filmée à Tanger relance le débat sur le harcèlement sexuel au Maroc

Après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux, les médias et les défenseurs des droits humains tirent la sonnette d’alarme.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2 ... cTlvqJo.99



Au Maroc, un décret controversé sur le travail des « petites bonnes »

Des associations jugent « inapplicables » les mesures censées protéger les droits des jeunes travailleuses et dénoncent une légalisation de l’emploi des mineures.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2 ... 9Pg7bYs.99
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Re: Maroc

Messagede bipbip » 26 Aoû 2017, 14:54

Maroc : manifestations pour dénoncer l’agression sexuelle d’une jeune fille dans un bus

Des centaines de Marocains sont spontanément sortis dans la rue pour appeler à la protection des droits des femmes. La classe politique a brillé par son absence.

L’indignation est immense au Maroc après la vidéo accablante montrant une scène de viol collectif dans un bus à Casablanca. Mercredi 23 août, suite à un appel spontané sur Facebook, près de 300 personnes se sont rassemblées sur la place Maréchal, au centre de la métropole, pour dénoncer cet acte d’agression. « Les lois pour les hommes, les viols pour les femmes ! », « L’habit ne fait pas le viol », « La honte doit changer de camp ! », a-t-on pu lire sur les pancartes brandies par les manifestants qui comptaient plusieurs activistes de la société civile mais sans aucun membre du gouvernement ou de la direction d’un parti politique.

D’autres sit-in, de moindre importance, ont eu lieu la même journée dans quelques villes du royaume, dont la capitale Rabat, où près de 200 personnes -essentiellement des femmes- ont manifesté contre la banalisation du harcèlement des femmes, selon l’AFP.

... http://www.jeuneafrique.com/468055/soci ... ns-un-bus/
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Re: Maroc

Messagede Lila » 27 Aoû 2017, 18:53

Vidéo

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Re: Maroc

Messagede Lila » 03 Sep 2017, 19:13

Une vidéo dénonçant le harcèlement sexuel des femmes au Maroc refait surface

FEMMES - Dans la rue, au travail, au sein de sa propre famille... Le harcèlement que subissent les femmes au Maroc est quotidien et présent dans tous les pans de la société. Après l'agression sexuelle qui a eu lieu dans un bus de Casablanca il y a quelques jours, une vidéo contre ce harcèlement a refait surface sur les réseaux sociaux. #Baraka (stop, en darija) met en lumière toutes les formes que prend le harcèlement sexuel infligé aux femmes au Maroc.

à lire et voir : http://www.huffpostmaghreb.com/2017/08/ ... 60016.html



Maroc : les femmes sont victimes de violence dans les espaces publics

Les conclusions de l’enquête nationale sur la prévalence de la violence à l’égard des femmes au Maroc viennent d’être rendues publiques par le Haut Commissariat au Plan (HCP).

Réalisée en 2009, cette enquête s’est concentrée sur la violence faite aux femmes, notamment en milieu urbain. Dans sa note d’information publiée lundi, le HCP explique que « les femmes ne sont pas toujours en sécurité dans les espaces publics, plus particulièrement dans les villes, et ne peuvent pas jouir, au même titre que les hommes, de ces lieux en raison des violences de toutes les formes perpétrées à leur égard ».

Et les chiffres ont de quoi faire réfléchir. Plus de 40% des femmes vivant en ville ont été victimes au moins une fois d’un acte de violence à leur égard dans un espace public dans les 12 mois précédant cette enquête. 32% ont subi une forme de violence psychologique et 14,2% des interrogées affirment avoir été victimes de violences physiques.

la suite : https://www.bladi.net/maroc-femme-harce ... 49375.html
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Re: Maroc

Messagede bipbip » 09 Sep 2017, 17:52

Maroc. «Le hirak est porté par des revendications sociales. L’amazighité, au-delà du culturel, est intégrée comme aspect de la marginalisation socio-économique»

avec Soraya El Kahlaoui

Un mouvement «historique»: c’est ainsi que Soraya El Kahlaoui, sociologue «engagée», documentariste et militante, définit le hirak, ce mouvement né fin octobre 2016 dans le Rif après la mort de Mouhcine Fikri, un vendeur de poisson écrasé par une benne à ordures [alors qu’il cherchait à récupérer le poisson qui y avait été jeté, au moment où il cherchait à la vendre].

Alors qu’il n’était au départ qu’une protestation contre la hogra (injustice), le mouvement s’est au fil des mois transformé en une plateforme de revendications contre la marginalisation dont s’estiment victimes les habitants de la région.

Après l’arrestation des leaders du hirak, dont Nasser Zefzafi, fin mai 2017, s’est créé à Casablanca un comité de soutien aux prisonniers politiques, dont Soraya El Kahlaoui devient coordinatrice. «Depuis les années de plomb [nom donné au règne de Hassan II, des années 1970 jusqu’en 1999], nous n’avions pas vu une telle répression», souligne-t-elle. «Comme tout le monde, j’ai été fascinée par la puissance de ce mouvement qui a fait renaître l’espoir chez de nombreux Marocains engagés.»

Alors que de nouvelles peines, allant jusqu’à vingt ans de prison ferme, ont été prononcées fin août par le tribunal de première instance d’Al Hoceima, et que la contestation s’étend à de petites villes du Rif, Soraya El Kahlaoui explique comment le hirak s’inscrit dans l’histoire du Maroc postindépendance et dans la lignée des revendications politiques de 2011.

... https://alencontre.org/video/maroc-le-h ... mique.html
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Re: Maroc

Messagede bipbip » 27 Sep 2017, 13:54

Enquête

Au Maroc, la virginité à tout prix : « Ils veulent du sang, alors on leur en donne »

Poche d’albumine, foie de volaille, reconstruction de l’hymen : tous les moyens sont bons pour entretenir le mythe de la chasteté des femmes avant le mariage.

... http://www.lemonde.fr/afrique/article/2 ... _3212.html
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Re: Maroc

Messagede bipbip » 05 Oct 2017, 23:20

Maroc. «Le Rif et la présence massive des militaires»

Où en est le «Hirak», ce mouvement de contestation né en octobre 2016 dans le Rif, le nord berbère du Maroc? Le point culminant de ce mouvement de masse contre la «hogra» (le mépris, l’abus de pouvoir, l’injustice) et la marginalisation de la région devait avoir lieu le 20 juillet dernier lors d’une manifestation annoncée comme historique. Las pour les organisateurs, le pouvoir central marocain avait réagi par une répression générale, accentuant lourdement celle qui avait déjà accueilli le mouvement dès son initiation.

Depuis lors, les revendications sont devenues plus concrètes et concernent la libération exigée des centaines de détenus, condamnés ou prévenus, liés à ce mouvement de contestation.

Ce 3 octobre à Casablanca, loin du Rif, une vingtaine de prévenus comparaissaient encore devant leurs juges. Des dizaines d’autres ont déjà été condamnés à diverses peines, avec un funeste record pour le jeune (18 ans) Jamal Ouled Abdennabi, condamné à 20 ans de prison en première instance. Et les arrestations continuent, à un rythme quotidien. «Les associations locales recensent entre trois et dix nouvelles interpellations par jour», relève l’ONG EuroMedDroits au terme d’un communiqué destiné à faire connaître «la détérioration des conditions de détention des prisonniers politiques du Hirak».

Le nombre exact de prisonniers est difficile à établir. Les sources vont de 200 à 500. Ce qui est sûr c’est que des dizaines d’entre eux observent une grève de la faim depuis plusieurs semaines pour dénoncer à la fois leur détention, qu’ils estiment arbitraires, et dénoncer les conditions de leur détention. Certains grévistes de la faim seraient dans un état critique, incapables d’encore se mouvoir. Des cas de torture ont été dénoncés par Amnesty et Human Rights Watch alors que des avocats ont parlé de harcèlement à leur encontre.

Sur place, comme nous le dit Labib Fahmy, journaliste belge d’origine rifaine,

«un couvre-feu non déclaré a été mis en place, la région est comme en état de siège entretenu par une présence massive de militaires».

Les autorités n’aiment guère les témoins. Quatre journalistes étrangers ont été expulsés en 2017, deux Espagnols, un Algérien et un Irano-Britannique. Ce dernier a été renvoyé à Londres la semaine dernière au motif qu’il n’avait pas reçu l’autorisation de se rendre dans le Rif. Sept journalistes rifains sont, eux, sous les verrous, selon Labib Fahmy. (Voir ci-dessous le récit du procès du journaliste Hamid Mahdaoui).

... https://alencontre.org/afrique/maroc/ma ... aires.html
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Re: Maroc

Messagede bipbip » 02 Nov 2017, 14:31

Maroc. Au sud, le «Hirak de la soif», les condamnations pleuvent

Aux portes du désert, à Zagora, des familles entières restent plusieurs jours sans eau du robinet depuis le début de l’été et fustigent la culture de la pastèque.

On les appelle les «manifestations de la soif»: dans le sud du Maroc, des habitants protestent régulièrement contre les coupures d’eau récurrentes. A Rabat, la question a été érigée en priorité et le roi s’est lui-même inquiété de la «sécurité hydrique» du pays. «Vivre sans eau est un enfer!», souffle Atmane Rizkou, président de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) à Zagora, la principale ville du sud marocain frappée par cette «crise de l’eau». «La situation est critique, c’est une souffrance quotidienne pour les habitants», s’indigne également Jamal Akchbabe, président de l’Association des amis de l’environnement de Zagora, joint par téléphone.

Située aux portes du désert, Zagora, localité de plus de 30 000 habitants, se trouve à près de 700 km de Rabat, par-delà les massifs de l’Atlas. Depuis le début de l’été, «des familles restent plusieurs jours sans eau du robinet, d’autres n’y ont droit que quelques heures par jour», affirme M. Akchbabe. «Cette eau est en plus imbuvable, [à cause de sa salinité] alors les gens achètent de l’eau potable vendue dans des bidons», ajoute-t-il.

«Répression, insultes, humiliation»

Pour se faire entendre, les habitants de Zagora ont organisé ces derniers mois plusieurs manifestations pacifiques, d’abord tolérées par les autorités. Mais, le 24 septembre, les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser une marche et ont interpellé sept personnes, poursuivies pour «participation à une manifestation non autorisée», indique le responsable local de l’AMDH.

Comme pour la manifestation du 24 septembre, le 8 octobre les femmes étaient aux premières loges. Munies de bidons vides, elles ont crié leur colère en tant que mères de famille. Parmi ces protestataires se trouvaient plusieurs habitantes du quartier des «Widadiyate» (Amicales), quatre lotissements construits au début des années 1990 et qui ne sont pas encore reliés aux réseaux d’électricité et d’eau potable. Ces quatre lotissements abritent selon nos sources plus de 450 familles formant une véritable mini-cité surnommée «El Hay Al 3atchane» (Le quartier assoiffé).

De temps à autre revenaient les mêmes slogans scandés dans le Rif et surtout le célèbre «Liberté, Dignité, Justice sociale». D’autres slogans attaquaient frontalement le gouverneur de la ville Abdelghani Samoudi, un commis de l’Etat qui a longtemps servi à Zagora et que la population accuse d’ignorer ses problèmes.

... https://alencontre.org/afrique/maroc/ma ... uvent.html
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Re: Maroc

Messagede bipbip » 12 Nov 2017, 21:10

Maroc. Deux militants du "Hirak" condamnés à 20 ans de prison ferme

La justice marocaine a condamné deux militants du mouvement de contestation dans la région du Rif (nord) à 20 ans de prison ferme pour avoir "incendié volontairement" un bâtiment de la police, a-t-on appris jeudi auprès de leur défense.

... https://www.humanite.fr/maroc-deux-mili ... rme-645282
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