Argentine

Re: Argentine

Messagede bipbip » 25 Aoû 2018, 12:14

Au-delà du rejet de la loi pour la légalisation de l’avortement en Argentine : une quatrième vague féministe ?

Le 8 août 2018, le Sénat a finalement rejeté la proposition de loi pour la légalisation de l’avortement en Argentine proposée par la Campagne pour le droit à l’avortement légal gratuit et sûr[1]. Croire de ce fait que les centaines de milliers de femmes mobilisées ont perdu serait réducteur. Comme le précisait la militante féministe Dolores Fenoy juste avant le vote : « Le mouvement va continuer quoi qu’il arrive. On sera sûrement tristes, on aura moins d’énergie, mais jamais, jamais, on ne sera ni démoralisées ni moins encore démobilisées ». Et depuis le vote, de nombreux textes circulent sur les réseaux sociaux précisant que « nous avons gagné »[2].

En effet, il s’agit d’une lame de fond féministe qui submerge le pays, plusieurs éditorialistes argentins ont d’ailleurs parlé d’une « révolution des filles » – car les jeunes filles de 13 à 20 ans sont motrices dans ce mouvement : « les filles qui occupent, majoritairement, les rues, les collèges, les métros, les bus, les places, les repas de familles, les réseaux sociaux, ont moins de 25 ans »[3]. Le 13 juin, elles sont un million à veiller devant le Congrès quand les députés devaient se prononcer sur le projet de loi. Le 1er août, elles organisent par exemple une opération Araignée dans le métro de Buenos Aires et chaque ligne évoque un aspect essentiel pour la mobilisation : « la ligne A met en scène la revendication de la loi dans une perspective de droits humains exigeant le droit à décider pour nos propres corps » ; « La ligne D exige l’éducation sexuelle intégrale[4] pour découvrir, la pilule contraceptive pour profiter, et l’avortement légal pour décider en toute liberté et pour faire un monde habitable pour tout·e·s ».

Cette mobilisation d’ampleur intervient après celle lancée par « Ni una menos » (« Pas une de moins ») – un collectif de journalistes et d’intellectuelles – qui avait rassemblé environ 300000 Argentines dans la rue le 3 juin 2015 pour dénoncer les violences machistes suite à une vague de féminicides début 2015. Elle s’inscrit également dans un processus de plusieurs décennies marqués par les Rencontres Nationales de femmes qui se réunissent chaque année dans une ville différente du pays et ont chaque fois regroupé davantage de participant·e·s : elles étaient 100000 à Rosario en 2016, par exemple.

Enfin, cette vague féministe argentine n’est pas isolée puisqu’elle embrase le continent et au-delà : le Chili est également marqué par des manifestations très importantes, avec des échanges réguliers de militantes entre les deux pays ; des collectifs de militantes se forment également au Mexique[5] ; la grève des femmes du 8 mars 2018 a été historique dans l’Etat Espagnol…

Contretemps était à Buenos Aires quelques jours avant le vote du Sénat. Deux entretiens ont alors été réalisés permettant de retracer la construction et les enjeux du mouvement féministe en cours : l’un avec Dolores Fenoy et l’autre avec Dora Barrancos. Puis, peu de temps après le rejet du Sénat, nous avons posé quelques questions à des collégiennes et des lycéennes impliquées dans le mouvement.

... https://www.contretemps.eu/argentine-av ... feministe/
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Argentine

Messagede bipbip » 25 Aoû 2018, 19:34

Argentine : " l’avortement a gagné une légitimité sociale "

Le 8 août 2018, le sénat argentin a rejeté la proposition de loi pour la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Pour comprendre un peu mieux les ressorts de cette question d’un point de vue institutionnel, du côté de celleux qui luttent, et de la population en général, LaCucaracha http://www.mixcloud.com/LaCucarachaa appelé son amie Jorgelina. Elle est argentine, participe aux (petites) assemblées Ni Una Menos de Carlos Paz dans la province de Córdoba, et travaille comme journaliste pour une radio populaire. Elle nous parle de la victoire dans les rues, du sénat comme d’un boulet, et des ruptures entre les générations, les genres et les classes sociales sur cette question.

Le 14 juin 2018, les député.e.s argentin.e.s ont approuvé de justesse le texte de loi sur l’interruption volontaire de grossesse jusqu’à la 14eme semaine de gestation. Le 8 août, les sénateurs et sénatrices ont rejeté le projet. Que s’est-il passé entre ces deux dates d’un point de vue institutionnel ?

Le 14 juin, le projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse a obtenu une courte majorité à la chambre des député.e.s. C’est un projet qui était proposé pour la septième fois et c’était la première fois qu’il atteignait une étape aussi avancée. Sur le fil, le texte est donc arrivé jusqu’au Sénat.

Là-bas a commencé le même processus que celui qui avait eu lieu au Congrès, à savoir l’audition de différentes personnalités, de différent.e.s professionnel.le.s représentant.e.s divers milieux : du monde de la culture, de la médecine, de la bioéthique, etc. Mais les personnes entendues étaient beaucoup moins nombreuses que celles qui l’avaient été à la chambre des député.e.s, donc le processus était plutôt fragile, d’autant plus que les sénateurices pouvaient intervenir pendant les exposés.

Le Sénat a tendance à être beaucoup plus conservateur que le Congrès. La chambre des sénateurices a aussi un nombre de membres beaucoup plus réduit (il y a trois représentant.e.s par province). La plupart des arguments en défaveur de la loi avaient une forte résonnance religieuse, avec une défense de "la vie depuis la conception". Mais bon, cet argument du « vivant » ne tient pas puisque les globules aussi sont vivants, tout comme les spermatozoïdes, etc. La question n’est donc pas là, mais plutôt du côté de la santé publique, des droits humains pour les personnes gestantes, et de leur droit de mener à terme une grossesse ou non. Donc la majorité des gens qui ont voté contre l’ont fait pour des raisons personnelles, avec une forte influence de la religion, et de l’association d’idée entre avortement et assassinat.

Il y a eu aussi quelques arguments quant à la supposée inconstitutionnalité du texte. Mais celui-ci avait été analysé par de nombreu.ses.x avocat.e.s et spécialistes, et est tout à fait conforme à la Constitution de notre pays, et au droit international.

Le résultat du vote a donc été de 38 sénateurices contre le projet de loi sur l’IVG, alors que 31 l’ont soutenu et ont donc voté en faveur.

Que s’est-il passé du côté du mouvement pour l’avortement légal, sûr et gratuit ?

Entre le 14 juin et le 8 août, le mouvement des femmes pour la légalisation de l’avortement et pour que celui-ci puisse se pratiquer de manière sûre a l’hôpital publique dans notre pays s’est intensifié et s’est fédéré. C’est-à-dire que les actions mises en place pour continuer la lutte, la visibiliser, et visibiliser la réalité de l’avortement clandestin dans notre pays, non seulement ont continué à rassembler énormément de personnes à Buenos Aires, mais aussi dans tout le pays.

Des assemblées ont été organisées, réunissant des femmes et des personnes gestantes de différents secteurs (santé, culture, communication, syndicats, travailleur.euse.s, etc.), de manière de plus en plus massives, et toujours de forme spontanée. Par exemple, le collectif des actrices a eu un rôle très important, mais aussi les organisations sociales, etc. Ça a généré plein d’actions, de débats et de discussions qui réunissaient toujours énormément de personnes. Ça répondait à une nécessité de la part des femmes et des personnes gestantes, de pouvoir parler, débattre, et apporter son soutien à cette question.

Ça a contribué à grossir les rangs de cette « marée verte ». Devant le Congrès le 8 août, il y avait quasiment deux fois plus de monde qu’entre le 13 et le 14 juin : environ 2 millions de personnes étaient là pour réclamer la légalisation de l’avortement.

Donc le mouvement s’est approfondi, provocant une visibilisation et une prise de conscience tellement importante que l’avortement a aujourd’hui une légitimité sociale dans notre pays. La bataille s’est gagnée dans les rues, et cette question s’est surtout beaucoup incarnée chez les jeunes.

Quand on a su le résultat, il y a tout de suite eu un positionnement fort pour dire : assurément, le mouvement va continuer pour nous. On ne va pas s’arrêter sur un vote refusant le droit à l’avortement légal, sûr et gratuit en Argentine. Au contraire, on est ressorties plus fortes d’avoir accompli tout ce processus.

Le sentiment qu’on a n’est pas celui d’avoir perdu une bataille. C’est une lutte qui en termes de lutte populaire, de mouvement militant, d’organisation sociale, de capacité a provoquer le débat et a visibiliser une problématique, est une lutte gagnée. Parce qu’on a montré un mouvement de femmes organisé de manière transversale, qui a traversé toutes les classes sociales et toutes les générations. C’est un apprentissage qu’on a élaboré, et qui fait maintenant partie de nous.

La rue a provoqué le débat, et a montré qu’elle est bien plus avancée d’un point de vue des droits humains que ce que permettent nos institutions. Le Sénat a prouvé que c’était lui le boulet de notre société, qu’il était au service de l’Eglise catholique et des puissances les plus réactionnaires de notre pays. Et que c’était aussi la chambre la plus éloignée du désir d’une société plus égalitaire, plus juste et d’un élargissement des droits pour tou.te.s.

Au-delà de la sphère politicienne et des mouvements militants, à ton avis qu’en est-il de la population argentine ?

Dans notre pays, la distribution des richesses est très inégale d’une province à l’autre, et le poids de la religion et son implication dans la société sont très variables aussi. Dans la capitale, plutôt progressiste, il y a beaucoup d’écoles qui sont publiques, beaucoup de mouvements militants dans les universités ; dans d’autres provinces, les élèves doivent lever le drapeau tous les matins. Ce sont des réalités très différentes. Même si la grande majorité des personnes qui sortent dans la rue et qui s’investissent corps et âme sur cette question sont en faveur du droit a l’IVG, il faut prendre en compte qu’il y a des structures de pouvoir et une influence très forte (je le vois par exemple à Córdoba, mais aussi dans les provinces du nord du pays) de l’Eglise catholique. Il y a aussi une forte désinformation faite par les médias hégémoniques qui sont au service de ces structures de pouvoir, et qui pour le moment sont pour la victoire du « non ».

Mais je crois que la génération qui peut renverser le vote qui vient d’avoir lieu, et générer un véritable changement social (parce qu’ils/elles parlent de cette question non seulement a l’école, mais aussi dans leurs clubs, dans la famille), ce sont les jeunes entre 9-10 ans et 20-25 ans, qui se sont véritablement approprié cette lutte depuis le début. D’après ce que j’ai perçu du mouvement, ce sont surtout les jeunes de classe moyenne qui en font partie : des jeunes qui ont eu accès a de l’information, qui ont des liens avec des espaces militants (Ni Una Menos, mouvements étudiants, etc.). Ces jeunes qui luttent ont tout à fait conscience d’être des sujets politiques, protagonistes d’une lutte historique qu’ils/elles mènent aux coté de femmes de 80 ans qui militent depuis trente ans pour le droit à l’avortement.

Il me semble que la rupture est surtout générationnelle, même si bien sûr la question de la classe sociale nous traverse. Et il y a aussi une rupture genrée. Je remarque que les gars qui sont présents lors des rassemblements, qui accompagnent le mouvement, sont jeunes. Par contre, parmi les hommes de plus de 35 ans, le nombre de ceux qui adhèrent au mouvement se réduit quasiment à zéro. Et même leur capacité de compréhension de la problématique, de nous considérer nous, les femmes, comme être social et sujet de droit, est presque nulle.

Et je disais que la question des classes sociales nous traverse aussi car ce sont les femmes des classes sociales les plus populaires qui sont le plus victimes de la culture machiste de notre pays. Et ce sont elles qui sont victimes de cette politique de criminalisation des femmes et personnes gestantes qui décident d’avorter. Ces femmes sont en train de provoquer des discussions au sein de leurs communautés et dans leurs localités, et ainsi de reprendre du pouvoir et de l’autonomie. Ce sont ces femmes qui perdent leur vie en ayant recours à des avortements clandestins parce qu’elles décident de ne pas devenir mère.
Lors des veilles citoyennes [1], ces organisations sont présentes. Mais il me semble que leurs voix ont manqué au Congrès et au Sénat lors des auditions. On y a entendu des arguments et des contre-arguments, mais pour moi il manquait la voix de celles qui payent de leur corps la décision d’avoir recours à des avortements clandestins. Pour moi, c’est ce qui a manqué au débat : ces témoignages, que ces voix sortent plus. Parce qu’aujourd’hui dans notre pays, nos droits en tant que femmes sont bafoués, et cela implique dans de nombreuses situations la mort.

Il y a une idée très répandue parmi les « anti-droits », selon laquelle les femmes n’ont qu’à faire attention à ce qu’elles font plutôt que d’avoir recours à l’avortement. Mais il y a aussi une association d’idée très courante entre méthode contraceptive et infidélité, surtout dans les classes les plus populaires où les femmes qui décident d’utiliser une contraception se font souvent frapper par leur conjoint qui le leur interdisent parce qu’ils préjugent que c’est pour aller voir ailleurs. Dans ce pays, notre droit a l’utilisation de contraceptifs n’est pas garanti.

Le mot d’ordre de la campagne pour l’avortement légal, sûr et gratuit a toujours été : « Éducation sexuelle pour décider, contraceptifs pour ne pas avorter, et avortement légal pour ne pas mourir » On n’a jamais prétendu que l’avortement était une méthode contraceptive !

Et maintenant, que va-t-il se passer ?

Ce qui se passe, c’est que le projet ne pourra pas être réexaminé avant l’année prochaine. Mais 2019 risque d’être compliqué parce que les député.e.s et les sénateurices n’auront pas changé. Comme il y aura un renouvellement des chambres ensuite, il se pourrait que le projet soit redéposé en 2020. Et ça pourrait alors devenir loi.

La réalité, c’est que le mouvement est sur sa lancée : il ne s’arrêtera pas jusqu’à ce que les chambres approuvent la loi. Les député.e.s et sénateurices vont être sous surveillance constante du mouvement des femmes pour qu’ils/elles changent d’avis.

Maintenant, ce qu’il faut qu’on fasse, c’est investir tous les espaces, militer sur tous les fronts, occuper les espaces qui se disent « politiques » mais qui font que notre pays est à la traîne en termes de droits humains. Parce qu’on veut que cette loi sorte, il faut occuper les bancs du Sénat avec des militantes féministes, avec des sénateurices et des député.e.s qui aient une perspective de genre, et qui se reconnaissent « féministes ». Après 13 ans de lutte et 7 présentations de cette loi, on a fait un pas de géant. Aujourd’hui apparaît une génération de militant.e.s qui ne vont pas en rester là. Ils/elles sont autonomes et leur parole est légitime, ils/elles connaissent leurs droits en termes de planification familiale, de droit à décider pour leur propre corps, et aussi en termes de lutte et d’organisation populaire pour pouvoir provoquer un élargissement de leurs droits.

Ce qui est en train de se passer, c’est qu’on remet en cause la culture patriarcale, c’est ça l’ennemi. Il y a un bon nombre d’hommes qui se sentent menacés par les luttes féministes et qui sont bien loin de déconstruire cet héritage. Il va falloir faire un gros travail pour déconstruire tous ces préjugés et toutes ces idées fausses concernant l’IVG. Ce sont des remises en cause très profondes. Il va falloir questionner la base ultra machiste sur laquelle est construite notre société. On lutte contre un monstre énorme ! Il va encore falloir faire un bout de chemin en tant que société pour qu’une consultation populaire puisse être positive comme en Irlande récemment.

[1] : rassemblements populaires et massifs dans les rues pendant les sessions parlementaires des 13-14 juin et 8-9 août afin de mettre la pression sur les chambres (note de la traductrice)


https://iaata.info/Argentine-l-avorteme ... -2730.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Argentine

Messagede Béatrice » 26 Aoû 2018, 19:31

Avortement refusé: 3000 demandes d'apostasie

"Le mouvement prend de l'ampleur en Argentine: depuis le rejet par le Sénat du droit à l'avortement au pays du pape François, de plus en plus de personnes renoncent à leur baptême pour protester contre le poids de cette institution dans le débat public.

Quelques jours après le vote négatif de la chambre haute, environ 3000 Argentins ont déposé vendredi une demande d'apostasie au siège de la conférence épiscopale à Buenos Aires, a constaté l'AFP."
https://www.20min.ch/ro/news/monde/stor ... e-13139317
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
Béatrice
 
Messages: 2792
Enregistré le: 09 Juil 2011, 19:58

Re: Argentine

Messagede bipbip » 01 Sep 2018, 17:19

Argentine: des milliers de personnes dans la rue pour l'université publique

L'éducation ne se vend pas, elle se défend. Tel est le mot d'ordre d'une grande manifestation organisée jeudi 30 août 2018 à Buenos Aires. Des dizaines de milliers de professeurs et étudiants ont défilé dans la capitale argentine pour défendre une université publique au bord du gouffre.

... http://www.rfi.fr/ameriques/20180831-ar ... ique-macri
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Argentine

Messagede bipbip » 02 Sep 2018, 16:21

Argentine : Les pillages de la faim: la crise se fait sentir dans différentes régions du pays

Tentative de pillage dans un supermarché « contre la faim du gouvernement Macri

« . Les jeunes organisés via WhatsApp. Neuf détenus, dont quatre mineurs à Comodoro Rivadavia

Une centaine de personnes auraient participé à la tentative de pillage.

#Argentina: Attempted looting at a supermarket "against the hunger of the #Macri government". Young people organized via WhatsApp. Nine detainees, including four minors in #ComodoroRivadavia, #Chubut. pic.twitter.com/AqVe7Vh5sZ
— ubique (@PersonalEscrito) August 31, 2018

Dans les provinces de Mendoza et de Chubut, des groupes de personnes sont entrés dans les locaux pour chercher de la nourriture.

Saqueo en Guaymallen, Mendoza, en el supermercado ÁTOMO. pic.twitter.com/EFYQr7BSaE
— El Destape (@eldestapeweb) August 31, 2018


http://dndf.org/?p=17050
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Argentine

Messagede bipbip » 06 Sep 2018, 16:55

Argentine : explosion de colère étudiante après les attaques du FMI contre l’université

Alors que les Argentins font face aux terribles plans d’ajustement du FMI, qui risquent de faire plonger le pays dans une nouvelle crise 17 ans après celle de 2001, c’est le mouvement étudiant qui a pris la tête de la lutte contre le plan d’ajustement du FMI, qui s’applique de manière très dure dans l’enseignement supérieur.

Le point de départ de la lutte a été la proposition du gouvernement d’augmenter les enseignantEs de seulement 10 %, alors que l’inflation devrait atteindre les 40 % pour 2018. Face à cela, ce sont des dizaines de milliers d’enseignantEs et d’étudiantEs qui manifestent depuis deux semaines, alors que les enseignantEs sont en grève depuis un mois.

Mobilisation… et répression

Le mouvement, quoique national, connaît des développements particuliers : de peur de « réveiller » le mouvement étudiant de Buenos Aires, et notamment des deux universités les plus importantes (La Plate et l’UBA), le gouvernement a décidé de ménager celles-ci et de faire peser les coupes budgétaires sur les universités de province. Résultat : dans ces universités, des assemblées générales massives se développent. À Jujuy, dans le nord du pays, près de 1 500 étudiantEs se sont réunis le 28 août ; à Córdoba, l’université est occupée par les étudiantEs qui étaient aussi 1 500 en assemblée générale. La fac a été évacuée il y a une semaine par la police, mais cela n’a pas empêché les étudiantEs de réagir de plus belle en dénonçant la politique des gouverneurs provinciaux péronistes, aux mains du gouvernement, et des associations étudiantes pro-Macri, qui accompagnent les mesures d’austérité.

... https://npa2009.org/actualite/internati ... fmi-contre
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Argentine

Messagede bipbip » 27 Sep 2018, 19:42

Journée de grève générale contre les plans d’austérité de Macri et du FMI

Lundi déjà avaient lieu de nombreuses mobilisations contre les plans d’ajustement prévus par Macri et le FMI. Ce mardi, c’est une journée de grève générale qui a été convoquée par les principales organisations syndicales et politiques d’un mouvement ouvrier qui pourrait commencer à faire son entrée en scène.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Arge ... -et-du-FMI
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Argentine

Messagede bipbip » 17 Oct 2018, 16:10

Argentine : Affrontements et arrestations à la marche des femmes

Des dizaines de milliers de militantes féministes de différentes régions d’Argentine et d’autres pays d’Amérique latine ont défilé hier dimanche dans les rues de Trelew, dans le province méridionale de Chulut, où se termine aujourd’hui lundi La 33e Réunion nationale des femmes. La marche a parcouru 5 kilomètres, a traversé différents quartiers, avec des slogans en faveur de l’avortement légal, contre le patriarcat, pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la liberté de genre.

Des manifestantes ont attaqué des biens de l’église et du pouvoir et se sont affrontées avec la police à l’issue de la manifestation. Les forces de sécurité provinciales ont essuyé des jets de pierres et de cocktail Molotov et ont tiré des balles en caoutchouc, blessant plusieurs manifestantes. Il y a au moins 10 manifestantes arrêtées. Les manifestations des années passées avaient aussi donné lieu à de violents affrontements

https://secoursrouge.org/Argentine-Affr ... des-femmes
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Argentine

Messagede bipbip » 18 Nov 2018, 21:15

Trois anarchistes arrêtés lors d’attaques à la bombe

Le mercredi 14 novembre, deux attaques à la bombe ont eu lieu à Buenos Aires. Au cimetière de la Recoleta, la bombe a explosé dans les mains d’une des deux personnes qui la portait. L’action visait la tombe de Ramón Falcón, chef de police qui fut responsable de la mort de 11 manifestants le 1er mai 1909, et qui fut pour cette raison assassiné plusieurs mois après par l’anarchiste Simón Radowitzky. La blessée est dans un état grave à l’hôpital et l’anarchiste qui l’accompagnait a été arrêté. Quelques heures après, une bombe a été jetée contre la maison du juge fédéral Claudio Bonadi. L’anarchiste qui menait l’attaque a rapidement été arrêté lui aussi.

Dans la nuit du mercredi à jeudi, ce sont 10 personnes qui ont été arrêtées dans un squat de Buenos Aires. Les forces de police ont lancé cette opération dans le but de sécuriser le sommet du G20 dans la capitale argentine vendredi 30 novembre et samedi 1er décembre.

https://secoursrouge.org/Argentine-Troi ... a-la-bombe
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 35413
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Argentine

Messagede Lila » 23 Fév 2020, 17:18

Argentine - Grande journée de mobilisation pour l'avortement légal.

Portant haut les foulards verts, ce sont des milliers de personnes qui exigent l’approbation d’une loi qui est déjà acceptée par la rue.

Communiqué de la Fob Autónoma

"Aujourd’hui depuis 17h, nous nous retrouvons sur la place du Congrès, ainsi que sur toutes les places du pays pour la journée internationale d’action pour le droit à l’avortement légal sûr et gratuit, pour une éducation sexuelle intégrale dans les institutions publiques, l’accès à la contraception pour pouvoir décider et l’avortement légal pour tou-te-s celles et ceux en ayant besoins.
Pour un mouvement féministe indépendant des églises et des gouvernements porteur de réformes d’austérités envers les secteurs populaires. Dans un état classiste et patriarcale, l’avortement clandestin prend la vie des plus pauvres et des plus vulnérables.
L’État est responsable, laisser mourir c’est un féminicide, pour des raisons sanitaires et évitables.
Portant haut les foulards verts, ce sont des milliers de personnes qui exigent l’approbation d’une loi qui est déjà acceptée par la rue.

Communication et presse - Fob Autónoma "

https://www.facebook.com/FobAutonoma/ph ... =3&theater
Avatar de l’utilisateur-trice
Lila
 
Messages: 2322
Enregistré le: 07 Mar 2014, 11:13

Précédente

Retourner vers International

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 4 invités