Argentine

Re: Argentine

Messagede bipbip » 25 Mar 2018, 16:15

Coup d’État en Argentine : des politiciens qui ont pris part à la dictature sont toujours sur le devant de la scène

Le coup d’État du 24 mars 1976 en Argentine, impulsé par les entreprises les plus puissantes, a pu compter sur la collaboration de membres de partis politiques bourgeois. Ils faisaient partie du gouvernement de facto. Aujourd’hui, certains d’entre eux occupent toujours des postes dans les hautes sphères du pouvoir.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Coup ... urs-sur-le
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 29822
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Argentine

Messagede Lila » 14 Mai 2018, 01:40

Argentine: «l’affaire du soutien-gorge», un bon coup de buste pour le féminisme

Avortement, cours d’éducation sexuelle: après qu’une lycéenne de Buenos Aires a été sanctionnée pour ne pas avoir porté de soutien-gorge, des milliers de jeunes filles du pays ont rejoint les luttes pour les droits des femmes.

On la surnomme «l’affaire du soutien-gorge». Une dénomination qui pourrait prêter à sourire, si l’anecdote n’illustrait un profond bouleversement chez les jeunes filles argentines. Lundi 23 avril, Bianca, lycéenne de 16 ans dans l’établissement public Reconquista du quartier de Villa Urquiza à Buenos Aires, s’est vue sanctionnée car elle ne portait pas de soutien-gorge sous sa robe longue: d’abord invitée à se couvrir de sa veste par la directrice croisée dans un couloir, puis renvoyée se rhabiller chez elle, avec un avertissement à signer par ses parents. «Il y a encore quelques années, personne n’aurait rien fait contre cette décision machiste, signale Gianina, lycéenne de Reconquista. Mais là: organisation, réaction, action! On ne se laisse plus faire!» Le lycée a été tapissé de panneaux aux messages de soutien féministes, et un grand «lâcher de soutiens-gorge» a été prévu deux jours plus tard devant le ministère de l’Education en protestation.

La résistance s’organise

En Argentine depuis trois ans, le mouvement féministe explose et sort des universités pour prendre possession de la rue et du débat public. La revendication originelle était la lutte contre les féminicides mais rapidement, beaucoup d’autres ont émergé, dont la légalisation de l’avortement, qui est aujourd’hui en discussion au Congrès grâce à la mobilisation des militantes. En trois ans, des dizaines de milliers de jeunes et très jeunes filles ont rejoint cette lutte; elles sont aujourd’hui majoritaires dans les manifestations. Dans la rue, dans les collèges et les lycées, elles arborent fièrement le foulard vert, symbole de la lutte pour le droit à l’avortement. A tel point que certains établissements, dépassés, ont interdit les vêtements verts. Mais la résistance s’organise, au Reconquista et dans beaucoup d’autres établissements. Les élèves du très catholique lycée Jésus de Nazareth, de la ville de Rosario, ont organisé le mardi 24 avril une grève et se sont pris en photo avec le foulard vert dans la cour principale, en protestation contre le discours antiavortement relayé en classe par les enseignants.

la suite : http://www.liberation.fr/planete/2018/0 ... me_1647006
Avatar de l’utilisateur-trice
Lila
 
Messages: 2058
Enregistré le: 07 Mar 2014, 12:13

Re: Argentine

Messagede Lila » 03 Juin 2018, 20:36

Droit à l'avortement : l'Argentine en marche

Légaliser l'avortement en Argentine, un long combat qui n'a jamais été aussi proche d'une issue favorable pour ces femmes. Un nouveau projet de loi est en débat au congrès, un vote est prévue le 13 juin prochain. Le chef du gouvernement y est favorable et le président, même s'il est contre par conviction personnelle, dit qu'il ne s'opposera pas à la décision du congrès quelle qu'elle soit.

Hier encore, des centaines de femmes, armées de foulards verts, symbole de leur lutte, ont dansé devant le siège du congrès, interpellant les législateurs, députés et sénateurs, pour que cette fois-ci la loi passe. Depuis 2008, 6 projets de loi similaire ont déjà été déposés, débattus et ont échoué à voir le jour.

500 000 avortements clandestins ont lieu chaque année en Argentine. Récemment, des scandales ont fait pencher l'opinion publique en sa faveur, au grand dam de l'Eglise catholique qui continue de s'y opposer fermement.

la suite : http://fr.euronews.com/2018/06/01/droit ... -en-marche
Avatar de l’utilisateur-trice
Lila
 
Messages: 2058
Enregistré le: 07 Mar 2014, 12:13

Re: Argentine

Messagede bipbip » 14 Juin 2018, 16:08

Sur fond de mobilisations et d’occupations de facs et de lycées…
L’Argentine vote ce mercredi le projet de loi sur la légalisation de l’avortement

Ce mercredi 13 juin, plusieurs projets de loi concernant la légalisation de l’avortement seront présentés au congrès argentin. Le débat, qui a pris une ampleur nationale rythmant la vie politique de ces derniers mois, s’est ouvert de nouveau en février dernier. Une situation liée à la volonté du gouvernement de Macri de redorer son blason après avoir imposé une réforme des retraites, qui a généré des mobilisations gigantesques dans tout le pays et un rejet général du gouvernement. La légalisation de l’avortement en Argentine serait une conquête politique sans précédent, en particulier au sein du continent sud-américain où seul l’Uruguay en autorise la pratique.

... http://www.revolutionpermanente.fr/L-Ar ... avortement
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 29822
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Argentine

Messagede Pïérô » 15 Juin 2018, 12:18

Argentine : les pro-avortement remportent une première victoire à la Chambre des députés

La légalisation de l'avortement a été approuvée jeudi par la Chambre des députés argentine, à une courte majorité (129 voix pour, 125 contre). Le texte de loi doit maintenant passer le cap du Sénat, réputé plus conservateur.

Le vote était très attendu dans les rues d'Argentine, après des mois de manifestations : la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) a été approuvée par une courte majorité de députés, en première lecture, jeudi 14 juin. Le vote est historique dans le pays du pape François, où l'Église a mis toutes ses forces dans la bataille pour mettre en échec le projet de loi.

Le texte légalisant l'avortement durant les 14 premières semaines de grossesse, a recueilli 129 voix pour, 125 députés se prononçant en sa défaveur. Pour que l'avortement soit légalisé, le texte doit encore être approuvé par le Sénat, réputé plus conservateur.

... http://www.france24.com/fr/20180614-arg ... orto-legal
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 21616
Enregistré le: 12 Juil 2008, 22:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: Argentine

Messagede bipbip » 23 Juin 2018, 19:55

En Argentine, la vague verte pour le droit à l’avortement veut en finir avec le machisme et les féminicides

Après plus de 22 heures de débats ininterrompus et une longue nuit de suspens, les députés argentins ont finalement voté à une courte majorité, le 14 juin, la légalisation de l’avortement. La loi doit désormais passer devant le Sénat, plus conservateur. Une première victoire qui doit beaucoup au mouvement populaire et à la mobilisation des femmes, et notamment des plus jeunes.

... https://www.bastamag.net/En-Argentine-l ... ir-avec-le
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 29822
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Argentine

Messagede bipbip » 28 Juin 2018, 19:00

Argentine. Un triomphe qui attend d’être définitif. La lutte pour la légalisation de l’avortement

Au cours des derniers jours, l’agenda féministe a connu une nouvelle conquête en Amérique latine. En Argentine, après des décennies de lutte menée par divers groupes de femmes, la Chambre des députés a donné une demi-sanction, approbation à la loi sur l’interruption volontaire de grossesse. [Demi-approbation car le Sénat doit encore se prononcer au début du mois de juillet.] La demi-sanction donnée à la loi a recueilli un soutien transversal. En effet, des parlementaires de tous les horizons politiques se sont prononcés en faveur de l’initiative lors d’un vote qui s’est avéré très serré. Avant le vote, des débats importants ont eu lieu à la Chambre des députés, mais également dans les médias et dans diverses sphères de la société. Enfin, le mercredi 13 juin, le projet législatif sur lequel s’affrontaient les secteurs en faveur de la légalisation et ceux qui s’autoproclament «pro-vie» a été adopté.

Les arguments de ceux qui s’opposaient à cette loi tournaient autour du slogan «sauver les deux vies». Leur discours était fortement marqué par une perspective religieuse – fondamentalement catholique – et mettait en évidence peu d’arguments concernant le vrai problème. En omettant d’aborder la question dans le cadre de la santé publique, certains députés qui ont rejeté l’initiative sont allés jusqu’à faire des analogies absurdes. Un député a ainsi comparé les femmes à des marsupiaux et a déclaré littéralement: «Les marsupiaux finissent leur développement à l’extérieur du ventre de la femelle. Ils rampent et tètent pendant des mois dans la poche [«poche marsupiale» dans laquelle la femelle incube sa progéniture] jusqu’à la fin de leur développement. Si nous avions le même système et que des bébés de 10 ou 15 centimètres étaient attachés au sein de leur mère, serait-il aussi facile de les jeter? Nous devons soutenir la vie, pas seulement d’une mais des deux.»

Ce n’est là qu’une des nombreuses expressions ridicules qu’on a pu entendre au cours du débat. Les arguments des députés qui représentaient des provinces comme Santiago del Estero, Tucumán ou San Luis étaient moyenâgeux. Aucun d’entre eux n’a pris en compte le problème des avortements clandestins, ni celui des décès des femmes, ni encore le passif de l’Etat en matière de santé publique en tant que facteur de renforcement des inégalités.

Selon les données de Economia Feminista, un groupe de chercheuses chargé de rendre aux questions de genre une visibilité du point de vue économique, on estime que 460’000 avortements sont provoqués en Argentine chaque année, soit 52 par heure ou 0,86 par minute. Autrement dit, selon ces estimations, tous les deux jours une femme meurt d’avortements pratiqués dans la clandestinité et dans des conditions précaires. Les avortements sont la principale cause de mortalité maternelle dans les cas d’hypertension ou de septicémie. Et l’illégalité fait de l’avortement une pratique dangereuse, allant des cliniques privées – où les médecins admettent des patientes avec un autre diagnostic – à des méthodes plus dangereuses comme les aiguilles à tricoter ou le persil, des actes extrêmement périlleux.

C’est dans ce cadre que les inégalités sont renforcées: d’un côté, il y a les femmes qui peuvent se permettre de se payer l’accès à la pratique de l’avortement sans risquer leur vie (mais pas dans tous les cas) et, de l’autre, il y a celles qui ont moins d’argent et sont réduites à pratiquer des avortements chez elles, dans des situations de marginalisation et de mauvaise hygiène. Dans de nombreux cas, elles développent des infections et, parfois, elles décèdent. Mais au-delà des chiffres, il existe un discours social patriarcal de culpabilisation et de condamnation des femmes, discours qui légitime leur criminalisation. La chercheuse Dora Barrancos propose de réfléchir au sentiment de culpabilité qui s’installe chez les femmes parce qu’elles «tombent enceintes». Selon Dora Barrancos, les femmes doivent ainsi subir le spectre de la maternité, ce qui limite leur sexualité. Le patriarcat restreint leur plaisir et les contraint à la reproduction. La réponse du système est de criminaliser l’avortement.

En Argentine, il existe déjà un Protocole sur l’avortement non punissable, qui précise qu’une femme peut pratiquer un avortement en cas de viol, de mise en danger à sa vie ou à sa santé, ou encore dans le cas où la grossesse est le résultat d’une «atteinte à la pudeur contre une femme idiote ou démente». Cependant, d’après le collectif Economia Feminista: «Beaucoup de médecins soulignent que, même dans les cas envisagés par ce protocole sur l’avortement non punissable, ils préfèrent ne pas pratiquer la procédure par crainte d’avoir plus tard des problèmes juridiques. En effet, la loi n’est toujours pas appliquée de manière uniforme au niveau national. En outre, elle fait l’objet de controverses entre les partis du gouvernement actuel et du gouvernement précédent, avec des allées et venues en ce qui concerne son application. Ceux qui pratiquent des avortements dans le cadre du protocole craignent donc de devoir un jour affronter des problèmes juridiques. De plus, ils indiquent que ceux qui pratiquent des interruptions de grossesse (en conformité avec la loi) et ceux qui sont en faveur de la pleine légalisation de l’avortement sont stigmatisés et catalogués par leurs propres collègues.» Il faut également tenir compte du fait que grâce à l’illégalité de l’IVG, la vente de pilules abortives rapporte des millions.

Il est clair que le secteur le plus conservateur de l’Eglise catholique a tenu une place privilégiée dans la position condamnant le droit à avortement. Des Eglises d’autres religions et un groupe d’obstétriciens ont adopté la même posture. Dans les provinces les plus conservatrices de l’Argentine, ces secteurs posent un véritable problème. Ce sont également eux qui font pression pour que la loi 26.150 sur l’éducation sexuelle globale, promulguée en 2006, ne soit pas appliquée dans les écoles ou qu’elle soit abordée d’une manière tamisée par l’idéologie et avec un contenu délayé.

Tous ces acteurs politiques, sociaux et religieux sont des opposants à ce qu’ils appellent eux-mêmes «l’idéologie du genre». Mais leur poids est important non seulement en Argentine – où, heureusement, la loi sur l’interruption volontaire de grossesse semble les éloigner, dans le futur – mais aussi ailleurs en Amérique latine.

... http://alencontre.org/ameriques/amelat/ ... ement.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 29822
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Argentine

Messagede bipbip » 09 Juil 2018, 21:16

La lutte des Argentines pour l’IVG encourage les féministes d’Amérique latine

L’avortement, dont un projet de légalisation doit être examiné par le Sénat argentin le 8 août, est encore illégal dans la plupart des pays d’Amérique latine et des Caraïbes.

C’est le compte à rebours pour les féministes argentines et les femmes qui attendent ce moment depuis des décennies. Le 8 août, le Sénat devra se prononcer sur le projet de loi de dépénalisation et de légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), déjà approuvé, le 14 juin, par la Chambre des députés.

Historique, ce vote a été accueilli par une explosion de joie, aux portes du Congrès, par des centaines de milliers d’Argentines. Beaucoup d’émotion à Buenos Aires, mais aussi dans le reste du continent, où les féministes ont fait retentir les réseaux sociaux de messages de félicitations et de solidarité.

« Si l’Argentine peut, le Venezuela aussi »

... https://www.lemonde.fr/ameriques/articl ... _3222.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 29822
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Précédente

Retourner vers International

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 1 invité