Argentine

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Messagede bipbip » 08 Aoû 2017, 17:54

En lutte contre les licenciements

Argentine : 10.000 personnes au concert solidaire avec les ouvriers de Pepsico

Après plus d’un mois d’une lutte acharnée, dimanche a eu lieu un concert solidaire pour la réintégration de tous les travailleurs et travailleuses de Pepsico, en présence de plusieurs artistes reconnus. Cela exprime le soutien populaire massif à ceux et celles qui mènent un combat exemplaire, parce que loin d’être une exception, Pepsico est devenu un véritable symbole de la lutte des travailleurs contre les licenciements et le chômage en Argentine.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Arge ... de-Pepsico
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Re: Argentine

Messagede Lila » 20 Aoû 2017, 19:25

Argentine: Une fillette de 10 ans enceinte, qui pourrait avoir été violée par son oncle, ne pourra pas avorter

IVG «La mineure ne s'était pas rendue compte de sa grossesse» selon la justice...

La grossesse d’une fillette argentine de 10 ans, qui pourrait avoir été violée par son oncle arrêté vendredi par la police, a secoué l’opinion publique dans la province de Mendoza (ouest du pays).

à lire : http://www.20minutes.fr/monde/2116491-2 ... ra-avorter
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Messagede bipbip » 02 Sep 2017, 15:37

Avec la « Disparition forcée » d’un jeune anarchiste en Argentine les fantômes de la dictature ressurgissent

Plusieurs témoins affirment avoir vu Santiago Maldonado jeté dans une camionnette de la gendarmerie. C’était le 1er août pendant une manifestation des Indiens mapuches dans le sud du pays. Depuis personne ne l’a revu et une vague de protestation secoue le pays pour réclamer la vérité et espérer son retour en vie. Un mois jour pour jour après sa disparition, une grande manifestation est prévue à Buenos Aires.

« Disparition forcée. » Selon la définition de l’ONU : l’arrestation, la détention ou l’enlèvement par des agents de l’État d’une personne, sans reconnaître sa privation de liberté ni informer sur le sort qui lui a été réservé. Dit plus simplement, un crime d’État.

Santiago Maldonado a été vu pour la dernière fois le 1er août. Ce jour-là, il est présent sur un barrage érigé par la communauté mapuche pour exiger la libération de Francisco Jones, un leader mapuche chilien détenu par les autorités argentines. En Patagonie, les Mapuches sont en conflit avec l’État des deux côtés de la frontière séparant le Chili et l’Argentine. En jeu, les restitutions de terre aux communautés amérindiennes. Côté argentin, les Indiens mapuches occupent et revendiquent depuis 2015 une partie des 900 000 hectares détenus par l’entreprise italienne Benetton. La répression que subissent ces communautés natives, des deux côtés de la frontière, a été dénoncée à de nombreuses reprises par Amnesty International.

Santiago Maldonado, jeune routard de 28 ans rallié aux idées anarchistes et solidaire de la cause indienne, a participé au barrage de la route 40. Il a disparu dans ce bout du monde, situé à 1800 km au sud de la capitale, où il s’était installé. Plusieurs témoignages affirment que les gendarmes l’ont frappé puis embarqué dans leur véhicule. Sa famille a signalé sa disparition, mais s’est heurtée au déni des autorités. La gendarmerie nie avoir arrêté Santiago, le gouvernement assure n’être en rien responsable de sa disparition et l’enquête piétine.

« Ils l’ont emmené vivant, on veut qu’il revienne vivant »

Confrontée aux murs du silence, la famille de Santiago accompagnée d’organisations de défense des droits de l’homme manifeste le 7 août devant le congrès à Buenos Aires. Au cours de la manifestation, de jeunes anarchistes affrontent la police tenue pour responsable de la disparition de Santiago Maldonado. Le lendemain, le Comité contre les disparitions forcées des Nations unies exhorte le gouvernement argentin à agir pour le retrouver. Quelques jours plus tard, près de 10 000 Argentins manifestent sous la pluie dans la capitale.

Les mères de la Place de Mai, symbole de la résistance pendant la dictature, ouvrent le cortège. L’une d’entre elles lance « ils l’ont emmené vivant, on veut qu’il revienne vivant ». Des milliers de personnes marchent dans le reste du pays. Depuis, la mobilisation en faveur du retour de Santiago Maldonado est devenue une déferlante. Sur les lieux de travail, dans les écoles ou les stades, des milliers d’Argentins déploient des portraits du jeune homme ou des banderoles réclamant son retour. Sur les réseaux sociaux, les messages demandant où est Santiago Maldonado sont devenus viraux. Au point de passer les frontières. Les manifestations se répètent dans différentes villes. Une vingtaine de groupes anarchistes d’Amérique latine lancent un cycle de mobilisation du 21 août au 1er septembre. La mobilisation touche l’Europe, avec des rassemblements à Barcelone, Madrid, puis Paris devant l’ambassade argentine.

... https://rapportsdeforce.fr/linternation ... nt-0901715
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Messagede bipbip » 07 Sep 2017, 18:13

Argentine: «Toutes les cinq minutes un adolescent meurt aux mains de la police. C’est l’Etat qui est responsable»

Cette phrase a été prononcée par Julieta Herrera. Il s’agit de la sœur de Jonatan tué de plusieurs balles par «des inconnus», le 4 janvier 2015, Des «inconnus» finalement incriminés et jugés pour crime en mars 2017, suite à une longue enquête menée par le juge Gonzalo López Quintana. Les 5 policiers appartenaient à un commando de police, qui fait partie du corps policier nommé la PAT (la Police d’Action Tactique), Jonatan, lui, travaillait. Il lavait une voiture devant une station d’essence. Julietta Herra a participé à cet entretien avec la rédaction de Conclusion, dans le cadre de l’appel à la troisième Marche nationale contre la Violence institutionnelle qui aura lieu cet après-midi, lundi 28 août 2017 à Rosario (troisième ville d’Argentine) se joint à cette initiative pour la première fois.

A partir de 17 heures, ce lundi, se déroulera donc la troisième «Marche nationale contre la gâchette facile». Elle se déroulera dans différentes localités du pays et, pour la première fois, la population de Rosario participera à ce message qui, sous forme de cortège, va parcourir les villes de plusieurs provinces.

La mobilisation aura lieu devant les Tribunaux provinciaux locaux, y compris le siège du gouvernement. Sous la consigne: «Pas un ado de moins, pas une balle de plus. L’Etat est responsable», la mobilisation se tiendra à Tucuman, à Cordoba, à Buenos Aires et à Mar del Plata.

Dans l’entretien avec Conclusion, Julieta a insisté sur la «complicité du système judiciaire avec la violence institutionnelle».

... https://alencontre.org/ameriques/amelat ... sable.html
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Messagede Pïérô » 12 Sep 2017, 01:30

Disparition forcée d’un jeune anarchiste en Argentine les fantômes de la dictature ressurgissent

Plusieurs témoins affirment avoir vu Santiago Maldonado jeté dans une camionnette de la gendarmerie. C’était le 1er août pendant une manifestation de la communauté mapuche dans le sud du pays. Depuis personne ne l’a revu et une vague de protestation secoue le pays pour réclamer la vérité et espérer son retour en vie.

« Disparition forcée. » Selon la définition de l’ONU : l’arrestation, la détention ou l’enlèvement par des agents de l’État d’une personne, sans reconnaître sa privation de liberté ni informer sur le sort qui lui a été réservé. Dit plus simplement, un crime d’État.

Santiago Maldonado a été vu pour la dernière fois le 1er août. Ce jour-là, il est présent sur un barrage érigé par la communauté mapuche sur la route 40 pour exiger la libération de Francisco Jones, un leader mapuche chilien détenu par les autorités argentines.

En Patagonie, les Mapuches sont en conflit avec l’État des deux côtés de la frontière séparant le Chili et l’Argentine. En jeu, les restitutions de terre aux communautés natives. Côté Argentin, des communautés mapuches occupent et revendiquent depuis 2015 une partie des 900 000 hectares détenus par l’entreprise italienne Benetton. Depuis plusieurs mois, le gouvernement s’acharne sur les communautés mapuches qui luttent, des deux côtés de la Cordillère, contre les compagnies minières et les grands propriétaires terriens qui s’installent sur ces territoires ancestraux. La répression qu’elles subissent, des deux côtés de la frontière, a été dénoncée à de nombreuses reprises par Amnesty International.

Le 1er août, près de 90 gendarmes ont débarqué sur le territoire mapuche de Cushamen, tirant à balles réelles et ont arrêté et violemment frappé Santiago, militant pro-mapuche. Cette effraction n’est pas un cas isolé : cela est arrivé dans le même Lof en janvier dernier et cela fait partie de l’ordinaire du peuple mapuche et de toutes les communautés indigènes, qui résistent et affrontent chaque jour le harcèlement physique et psychologique de la part des forces de l’état. Et ceci veut dire comme quotidien : balles de plomb, destruction de leurs maisons et de biens, agression physique et verbale, intimidation, processus illégaux d’espionnage et montages politiques et policiers pour justifier l’emprisonnement de leurs membres les plus actifs. C’est le cas de Facundo Jones Huala, lonko mapuche arrêté en juin, emprisonné à Esquel et en grève de la faim actuellement.

C’est d’ailleurs peu de temps après une manifestation exigeant la liberté de Facundo que la Gendarmerie est de nouveau intervenue au Lof de résistance Cushamen et qu’ ils ont séquestré Santiago, au nom de la répression des membres de la Résistance Ancestrale Mapuche (RAM), un groupe de résistance mapuche qui lutte au moyen de l’action directe et du sabotage, pour récupérer la vie sur le territoire originairement occupé par les indiens mapuche.

Depuis le 1er aôut, personne n’a eu de nouvelles de Santiago. Plusieurs témoignages affirment que les gendarmes l’ont frappé puis l’ont embarqué dans leur véhicule. Sa famille a signalé sa disparition, mais s’est heurtée au déni des autorités. La gendarmerie nie avoir arrêté Santiago, le gouvernement assure n’être en rien responsable de sa disparition et le gouvernement Macri, qui doit assumer la première disparition politique de son mandat, n’a cessé de discréditer la perspective d’une enquête.

Depuis 1983, deux autres suspicions de crime d’État se sont produites. Celle d’un étudiant en journalisme de 23 ans en 1993 dont le corps n’a jamais été retrouvé, mais pour laquelle plusieurs officiers ont été condamnés. Mais aussi celle en 2006 d’un opposant à la dictature disparu au lendemain de son témoignage lors du procès d’un policier, depuis condamné pour crime contre l’humanité.

La mémoire des 30 000 disparus de la dictature militaire entre 1976 et 1983 est toujours vivace. À l’époque, ce programme d’élimination des opposants avait détruit le mouvement social le plus prometteur d’Amérique du Sud. Malgré le retour de régimes civils, la poursuite et la condamnation des anciens tortionnaires sont restées l’exception.

Cette nouvelle « disparition forcée » est particulièrement malvenue pour le président de droite, Mauricio Macri, à la veille d’élections législatives prévues en octobre. Déjà confronté à une grève générale au mois d’avril contre ses mesures d’austérité, ce qui lui reste de crédibilité risque de disparaître avec cette affaire.

Les premières manifestations pour la réapparition de Santiago Maldonado ont eu lieues le 7 aôut dans tout le pays. Ces manifestations ont mobilisé des milliers de personnes. Depuis, la mobilisation est devenue une déferlante. Sur les lieux de travail, dans les écoles ou les stades, des milliers d’Argentins déploient des portraits du jeune homme ou des banderoles réclamant son retour. Sur les réseaux sociaux, les messages demandant où est Santiago Maldonado sont devenus viraux. Au point de passer les frontières. Les manifestations se répètent dans différentes villes. Une vingtaine de groupes anarchistes d’Amérique latine ont lançé un cycle de mobilisation du 21 août au 1er septembre. Et la mobilisation touche aussi l’Europe, avec des rassemblements à Barcelone, Madrid, puis Paris devant l’ambassade argentine. Un mois jour pour jour après sa disparition, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté le 1er septembre à Buenos Aires. Des affrontements en fin de manifestation ont fait 23 blessés, dont 6 chez les forces de l’ordre. D’autres manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes du pays. A Bolson (Patagonie), des cocktails Molotov ont été lancés sur la gendarmerie.


http://mars-infos.org/disparition-force ... jeune-2550
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Re: Argentine

Messagede bipbip » 23 Oct 2017, 20:09

Argentine. Les autorités doivent veiller à ce que justice soit rendue à Santiago Maldonado

L’information selon laquelle le cadavre retrouvé dans un fleuve de l'État de Chubut, en Argentine, est celui du militant Santiago Maldonado, qui a vraisemblablement été victime d'une disparition forcée, marque une journée tragique pour les droits humains et la justice dans ce pays d’Amérique du Sud, a déclaré Amnesty International le 20 octobre 2017.

Santiago Maldonado a été victime d'une disparition forcée dans le contexte d’une manifestation organisée le 1er août 2017, lorsque les forces militarisées ont violemment fait irruption sur le territoire d’une communauté mapuche.

« Dans ces moments tragiques, nous nous tenons aux côtés de la famille de Santiago et nous poursuivrons notre travail jusqu’à ce que justice lui soit rendue et que tous les responsables présumés aient comparu devant les tribunaux, a déclaré Mariela Belski, directrice d'Amnesty International Argentine.

« Les autorités doivent veiller à ce qu'une enquête exhaustive et indépendante soit menée afin d’établir qui est responsable de la disparition et de la mort de Santiago Maldonado, qui l'a ordonnée et qui en avait connaissance mais n'a pas agi.

« En l’absence de justice, de vérité et de réparations, nous saurons clairement où se situe le programme des droits humains du gouvernement. »

Mariela Belski, directrice d'Amnesty International Argentine

https://www.amnesty.org/fr/press-releas ... maldonado/
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Re: Argentine

Messagede bipbip » 24 Oct 2017, 09:19

Entre dignité et infamie, le corps divisé de l’Argentine - par Jérémy Rubenstein

Ce vendredi 20 octobre, le corps de Santiago Maldonado a été identifié par sa famille dans la morgue du palais de Justice de Buenos Aires.

"Leur président danse la cumbia au balcon de son palais, dit avoir horreur du conflit et souhaite nous réconcilier, pour avancer “ensemble”. Mais il n’y aura pas de réconciliation."

Ce vendredi 20 octobre, le corps de Santiago Maldonado a été identifié par sa famille dans la morgue du palais de Justice de Buenos Aires. Ce jeune homme était desaparecido depuis le 1er aout, suite à une opération de la Gendarmerie contre des militants mapuches qui luttent contre la spoliation de leurs terres.
Le corps du disparu durant plus de deux mois a été retrouvé mercredi dans des circonstances assez étranges. Il flottait dans une partie de la rivière Chubut où il n’y a pratiquement pas de courant, à 300 mètres en amont –soit, à contre-courant- d’où Santiago a été vue en vie pour la dernière fois, dans une zone qui a été maintes fois visitée durant sa recherche et où les habitants du coin passent souvent. La découverte macabre a été faite par la police, précisément lorsqu’il n’y avait aucun observateur indépendant –requis par la famille et le juge au vu des nombreuses irrégularités antérieures. Autrement dit, il y a largement de quoi soupçonner une mise en scène, une de plus, organisée par la police, cette fois de la “préfecture”, sorte de brigade fluviale.

Ces dix semaines de disparition ont montré crûment la brèche entre deux pays. L’un qui choisit la brutalité, le racisme, le mensonge et le cynisme. L’autre qui cherche la vérité, déteste l’impunité et tâche d’être à la hauteur de ses héritages.

Rarement une division des eaux a été si nette entre les personnes décentes et les ignobles. D’un côté des centaines de milliers de personnes qui manifestent dans la rue, réclament sur les réseaux sociaux “Donde Esta Santiago ? ”, une famille mobilisée, des instits qui cherchent les mots pour en parler à leurs élèves, des journalistes qui enquêtent, des organismes de défense des droits humains qui transforment les réclamations en jargon judiciaire à présenter devant les instances nationales et internationales.

... https://lundi.am/Entre-dignite-et-infam ... -Argentine
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Re: Argentine

Messagede bipbip » 10 Déc 2017, 19:05

Argentine. Le procès de l’ESMA: condamnés pour avoir jeté à la mer 4000 prisonniers politiques

«Nous allons d’abord éliminer les subversifs; ensuite leurs complices; puis leurs partisans; enfin les indifférents et les tièdes.» Le général Manuel Ibérico Saint-Jean, gouverneur militaire de la province de Buenos Aires [entre 1976 et 1981], a ainsi fidèlement résumé en mai 1977 les principes régissant la dictature militaire du général Jorge Videla du 24 mars 1976.

Un peu plus de 41 ans après ce coup militaire qui a plongé l’Argentine, durant sept ans, dans la période la plus sombre de son histoire moderne, des milliers de personnes ont célébré dans la rue la dernière semaine de novembre les condamnations à perpétuité de 29 (sur les 48 condamnés) des responsables de ce génocide.

Douze des accusés, lors de ce troisième grand procès concernant les responsables de l’ESMA (Ecole de mécanique de la Marine, le plus grand centre de détention illégale) dans lequel ont témoigné environ 800 personnes, n’ont pas pu connaître la sentence car ils étaient déjà décédés. Dix-neuf autres ont été condamnés à des peines de 8 à 25 ans de prison, qui sont trop légères, selon les organisations de défense des droits humains. Elles critiquent également le fait que six autres accusés ont été libérés par «manque de preuves concluantes».

Tandis que les proches des victimes pleuraient d’émotion car la justice était enfin rendue, les familles des militaires présentes dans la salle ont applaudi les bourreaux et ont célébré les six acquittements en chantant l’hymne national.

La récusation permanente des juges de la part des accusés et le peu de temps consacré lors des audiences par les juges – une heure et quarante et une minutes en moyenne, selon le CELS (Centre d’études juridiques et sociales) – pour les actes d’accusation ont ralenti ce procès qui avait commencé en 2012. Beaucoup de ces manques ont provoqué la division parmi les magistrats.

Les condamnations ont-elles vraiment été «exemplaires»? Oui, malgré tout elles ont un caractère historique exemplaire. Jamais auparavant des tribunaux ordinaires d’un pays n’ont jugé leurs propres dictateurs pour des crimes contre l’humanité avec autant d’ampleur et de force. Et suite à ces condamnations, il y a déjà des centaines de responsables condamnés à des peines sévères à l’occasion des nombreux procès ouverts en Argentine.

... https://alencontre.org/ameriques/amelat ... iques.html
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Re: Argentine

Messagede Pïérô » 19 Déc 2017, 23:49

« Cela ressemble aux images de l’Argentine en décembre 2001 »

Bataille rangée à Buenos Aires

Le gouvernement argentin veut réduire les prestations de retraite et l’aide sociale d’environ 13%

Gaz lacrymogène. Des véhicules avec des jets d’eau qui crachent avec une fureur inconnue. Pierres. La fumée des pneus brûlés noircit le ciel. Cela ressemble aux images de l’Argentine en décembre 2001 »

http://www.elperiodico.com/es/internaci ... es-6496183

http://dndf.org/?p=16542
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Re: Argentine

Messagede bipbip » 21 Déc 2017, 17:58

Sur la situation actuelle en Argentine

La tension sociale en Argentine n’arrête pas de monter. Comme chaque décembre on commémore ces tragiques jours de 2001, quand la crise économique a ramené au peuple affamé à la rue. Le résultat de la répression des manifestantes c’était de 40 morts et le président De La Rua a fini pour démissionner et échapper en hélicoptère.

Aujourd’hui, à 16 ans de cette histoire macabre, la situation est la même. Le président Macri veut imposer au peuple une réforme du travail et fiscale qui va toucher d’abord à tou.te.s les personnes retraité.e.s ainsi que les travailleurs/euses les plus précaires. Comme toujours, la misère menace aux opprimé.e.s qui risquent de ne pas avoir de quoi manger demain. La pression envers nous est menée pour le FMI et ses copains néolibéraux qui nous gouvernent.

Face à cette situation 500.000 personnes ont manifestées toute la journée devant le congrès national, où les députés débattent depuis cet après-midi de quel est la meilleure façon d’arnaquer le peuple. Pendant toute la journée des flics ont essayé de disperser les manifestantes avec des balles de caoutchouc et gaz lacrymogène. Finalement, après plusieurs affrontements et flics blessés avec des pavés, la ministre de sécurité Patricia Bullrich a donné l’ordre a la gendarmerie de réprimer avec des camions hydrogènes.

Des milliers des personnes sont resté à proximité, en même temps que les manifestations se reproduisaient partout dans le pays. Des militantes anarchistes, des gauchistes, des kirchneristes, des partis politiques les plus divers, des syndicats, des familles, des travailleurs/euses. Il n’y a pas de consensus politique mais tout le monde est à la rue pour dire encore une fois NON. On veut plus se mettre à genoux devant les intérêts du pouvoir.

C’est difficile de savoir combien de manifestant.e.s ont été blessé.e.s aujourd’hui, car aucun media montre ce qui se passe. On sait qu’environ 80 camarades ont été arrêtés par des flics qui étaient encagoulés parmi les manifestantes (car ici c’est commun dans les manifs massives que ce soient les keufs qui commencent les actions « violentes » pour après justifier leur violence néfaste)

Il est maintenant minuit et le débat au congrès continu. Les gens sont encore dans la rue en train de manifester avec des casseroles et à voix haute : on ne dormira pas ce soir. Quel que soit le résultat du vote, ce sont des intérêts privés qui décident et nous sommes ceux qui vont souffrir : nos grand parents aujourd’hui et nos petit.e.s filles et fils qui vont naître endetté.e.s.

Demain sera une longue journée de lutte. Le président est prêt à imposer ses lois assassines par décret. Pour cette raison on a besoin de soutien de la part des camarades du monde entier, car on ne risque pas seulement de compter des morts parmi nous, mais aussi de répéter le pire cauchemar qui nous poursuite, un nouveau coup d’état.

Ici, comme en 2001, le peuple est debout. Soutenez-nous, diffusez les infos !!

Aca no se rinde nadie.


http://wlibertaire.net/2017/12/situatio ... argentine/
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Re: Argentine

Messagede bipbip » 22 Déc 2017, 22:25

Argentine : Affrontements dans la manifestation contre la réforme des retraites
Le projet de loi sur les retraites, qui a déjà été adopté au Sénat, fait partie d’une série de réformes lancées par le gouvernement du président Macri pour réduire le déficit élevé de l’Argentine. Il a ainsi ordonné des suppressions d’emplois, l’élimination des tarifs visant à protéger l’industrie locale et la réduction des subventions aux services publics. Le plus grand syndicat argentin avait menacé d’organiser une grève générale si la loi sur les retraites était approuvée. La mesure devait être votée à la chambre basse jeudi, mais la session du Congrès a été suspendue indéfiniment alors que la police s’affrontait aux manifestants. La police en tenue anti-émeute a tiré des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc sur des manifestants armés de bâtons qui ont incendié plusieurs poubelles à l’extérieur du bâtiment du Congrès et dans les rues avoisinantes.
... http://www.anti-k.org/2017/12/17/argent ... retraites/

Répression
En Argentine, la police réprime violemment la mobilisation des travailleurs de Jujuy
Alors que la protestation continue face à la réforme prévisionnelle des retraites du gouvernement argentin, la police a réprimé violemment les ouvriers de l'industrie sucrière « La Esperanza » qui se battent pour le maintien de leurs postes.
... http://www.revolutionpermanente.fr/En-A ... rovince-de
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Re: Argentine

Messagede Pïérô » 31 Déc 2017, 13:55

«Où est Santiago Maldonado?» Analyse politique d’une disparition forcée dans l'Argentine de Macri

Le philosophe argentin Diego Sztulwark s'est entretenu avec l'éditeur espagnol Amador Fernández-Savater, autour de la « disparition » de Santiago Maldonado. Le corps de cet Argentin, engagé dans les batailles pour le contrôle des terres en Patagonie, a été retrouvé sans vie, mi-octobre. Que dit cette mort de l'Argentine de Macri, mais aussi du capitalisme néo-extractiviste en place en Amérique ?

Santiago Maldonado a disparu le 1er août 2017, durant un affrontement entre la communauté Mapuche des Lof Cushamen de Patagonie et la gendarmerie argentine (les garde-frontières). De nombreux témoins l’ont vu arrêté par la gendarmerie et mis dans un van. Cependant, il n’y a aucune trace officielle de sa détention, et personne ne l’a vu ou entendu depuis. Ce cas, qui rappelle les dizaines de milliers de disparitions forcées de la dictature militaire argentine de 1976 à 1983, s’est produit sous un gouvernement démocratiquement élu.

Son corps sans vie a été retrouvé le 17 octobre 2017, quelques jours à peine avant les élections législatives d’octobre, qui ont vu le triomphe de la coalition présidentielle. Les études menées depuis, encore partielles, laissent penser qu’il s’agit d’une mort par noyade, dans le fleuve où il a été a retrouvé. On n’a pas observé de traces de de coups ou de balles sur son corps.

Tout cela fait partie d’une campagne menée par le gouvernement, contre celles et ceux qui se sont mobilisés, ces derniers mois, pour réclamer la réapparition, vivant, de Santiago Maldonado. Les organismes de défense de droits de l’homme ont été accusés de manipuler l’information. Quant aux communautés ‘mapuche’, elles auraient alimenté le terrorisme. L’argument des autorités est très simple : il est mort noyé. Le gouvernement n’aurait donc aucune responsabilité dans cette affaire.

L'entretien qui suit a été réalisé en septembre 2017 à Buenos Aires, donc avant la découverte du corps de Maldonado. Il a été publié originellement par le journal en ligne espagnol El Diario 3. Diego Sztulwark a également rédigé l'introduction à cet entretien.

... https://blogs.mediapart.fr/le-club-medi ... e-de-macri
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Re: Argentine

Messagede bipbip » 18 Jan 2018, 19:07

Argentine : Les images de la brutale répression que cachent le gouvernement et les grands médias.

Véhicules de police écrasant manifestants et d'autres policiers, agents de police qui jettent des pierres. Une forte campagne médiatique cherche à justifier la criminalisation de la riposte sociale et à cacher le grand rejet de la population envers la réforme prévisionnelle le gouvernement Argentin.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Arge ... nds-medias
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Re: Argentine

Messagede Lila » 25 Fév 2018, 19:09

Des Argentines pro-avortement interpellent les parlementaires

Des milliers d'Argentines ont manifesté lundi devant le congrès pour exiger la légalisation de l'avortement, alertant sur les risques pour les femmes qui optent pour une IVG pratiquée dans la clandestinité.

"Les parlementaires doivent modifier la législation de manière urgente. Il y a 500.000 avortements clandestins par an et plus de 60.000 entraînent des complications", a dénoncé Martha Rosenberg, une cheffe de file du mouvement pro-avortement argentin.

"Le projet de loi sur l'avortement est retardé au parlement depuis 12 ans, dit-elle. Combien de femmes doivent encore mourir ou souffrir des séquelles d'IVG clandestines?"

la suite : http://information.tv5monde.com/en-cont ... res-221538
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Re: Argentine

Messagede bipbip » 11 Mar 2018, 00:29

Argentine : des centaines de milliers de femmes manifestent contre la politique de Mauricio Macri
La « grève internationale des femmes » du 8 mars a été l’occasion de protester contre la politique de rigueur budgétaire du gouvernement.
Des centaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de Buenos Aires, jeudi 8 mars, à l’occasion d’une « grève internationale des femmes », dont la principale revendication, dans un pays qui l’interdit toujours, était le droit à l’avortement. La manifestation a toutefois pris une tournure très politique, se transformant en un véritable réquisitoire contre les politiques d’austérité du président de centre droit de la République argentine, Mauricio Macri.
« Nous faisons grève contre les licenciements, les restrictions budgétaires du gouvernement et pour l’avortement légal, sans risque et gratuit », a tonné la journaliste Liliana Daunes sur la scène installée devant le Congrès, devant un parterre de quelque 500 000 femmes, selon les organisatrices (la police n’a pas fourni d’estimation). Les hommes, à qui les féministes avaient demandé de ne pas venir ou de se placer à l’arrière, étaient largement minoritaires.
... http://www.lemonde.fr/ameriques/article ... Cth0mud.99

Témoignage d’une militante
8 Mars : un océan de femmes inonde les rues d’Argentine, et du monde
Le 8 mars, journée internationale du droits des femmes, a vu une mobilisation rassemblant des centaines de milliers de personnes en Argentine. Dans un pays où l’avortement n’est pas légal, la question de l’IVG a été centrale. Récit d’Andrea D’Atri, militante féministe de l’organisation Pan Y Rosas et militante au PTS (Parti des Travailleurs Socialistes).
... http://www.revolutionpermanente.fr/8-Ma ... t-du-monde
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