Réseau Transnational Social Strike
Construire une Grève Sociale Transnationale
Réseau Transnational Social Strike
Assemblée de Paris : « De la France à l’Europe, construire la grève sociale transnationale »
Du 21 au 23 octobre se tiendra l’assemblée du réseau Transnational Social Strike qui rassemble des travailleuses et travailleurs en lutte et des syndicats de base européens (actuellement participent des syndicats et collectifs allemands, italiens, anglais, bosniaques et polonais - et en France le syndicat Solidaires, la Coordination des Intermittents et Précaires et plusieurs commissions de Nuit Debout Paris). Elle ambitionne de construire une grève transnationale contre les mesures d’austérité qui s’abattent dans tous les pays européens. Après une première assemblée à Poznan (Pologne) en 2015, elle se rassemble ce week-end à Paris, boostée par le mouvement contre la loi travail.
... https://paris-luttes.info/assemblee-de- ... nce-a-6926
Réseau Transnational Social Strike
http://www.transnational-strike.info/20 ... e-a-paris/Construire une Grève Sociale Transnationale : vers le meeting de 21-22-23 Octobre à Paris
L’approbation de la loi travail et l’autoritarisme du gouvernement n’arrêtent pas le mouvement français. Ce mouvement vise haut : non seulement lutter contre la législation nationale, mais contre son «monde», c’est à dire la précarisation de la vie et du travail et l’impuissance qu’il impose sur l’avenir des pauvres, des migrants, des travailleurs et des étudiants. Le défi est maintenant de continuer à pousser en avant la lutte contre ce monde.
Il faut faire en sorte de ne pas perdre le potentiel de révolte qui s’exprime dans les rues, les lieux de travail, les écoles et les lieux de culture. Nous devons apporter une continuité à ce mouvement qui a fait que les grèves dans les lieux du travail puissent tendre vers la direction de grèves sociales de masse, avec les mobilisations, les occupations, le rejet généralisé de l’insécurité sociale là où elle se produit. Nous devons continuer d’établir des connexions entre les figures du travail désormais fragmentées afin que cette connexion et ce refus s’étendent.
Nous croyons que cette reprise doit également être effectuée au-delà des frontières françaises, en construisant des connexions transnationales. Suite à cette loi travail qui a été imposée de force, on peut constater que désormais aussi, les conditions matérielles d’exploitation et de précarité tendent à nous rapprocher aux conditions d’exploitation de l’ouvriers polonais, l’ouvriers espagnol, du migrant qui vient de traverser les Balkans, des précaires allemands, britanniques, et italiens. Nous devons contrer la logique de précarisation, de division et de compétition qu’ils souhaitent nous imposer. Il est temps de créer les conditions de contrer cette précarisation, de faire que cette “égalité de traitement” des populations et des travailleurs en Europe devienne une force capable d’attaquer ceux qui précarisent toujours plus. Nous faisons le constat que une lutte nationale ne peut suffire, afin de maintenir ce que la loi travail détruit. Loi El Khomri en France, lois Hartz en Allemagne, Job Act en Italie, loi Peeters en Belgique, les offensives contre le droit des travailleurs, des chômeurs et des intermittents se déploient dans toute l’Europe. Nous devons inverser le mécanisme selon lequel une conquête pour quelques un devient une perte pour beaucoup d’autres.
Ce qui se passe en France est sans précédent. Le rejet de la subordination aux salaires et aux employeurs ont été les points autour desquels se sont concentrées les luttes. Pour une démocratie matériel et directe; contre la répression policière qui a fortement affecté les cortèges, qu’ils soient de têtes et syndicaux, contre le caractère répressif de l’état d’urgence. Des connexions inédites ont été possible car il été clair pour beaucoup qu’une lutte pour une meilleure démocratie doit se confronter à la fausse alternative entre précarité et chômage et l’idée même qu’il s’agit de la seule possible. Autour de la grève qui fut aussi un rejet de la “disponibilité” à tout prix au travail dans le but de “mieux exploiter”, des connexions entre migrants, travailleurs précaires, étudiants et chômeurs ont été expérimenté afin de chercher à surmonter les divisions existantes. La lutte a été aussi en mesure de s’attaquer aux chaînes de valeur et de profit, de bloquer des usines dans de nombreux endroits et ainsi, de perturber l’activité sociale quotidienne, pour lutter contre la loi travail et son monde la grève doit être en même temps sociale, logistique et métropolitaine.
Le défi auquel nous devons faire face aujourd’hui, est de relancer le pouvoir politique de la grève et des convergences des luttes au niveau transnational.La Plate-forme TSS, réseau transnational de travailleurs, de militants et de syndicalistes qui s’organisent pour construire l’opposition transnationale à la constitution européenne néolibérale, est un espace dans lequel doit pouvoir s’amplifier et s’étendre la convergence des expériences des pratiques de luttes de ces derniers mois en France. La Plate-forme TSS doit devenir un espace d’organisation où les différentes conditions de précarité pourront aider à construire un discours commun capable de s’affirmer en tant que référence pour des millions de femmes et d’hommes qui luttent quotidiennement contre la précarité. La Plate-forme TSS c’est l’espace où pouvoir partager l’expérience de lutte de ces derniers mois en France avec toute l’Europe et au delà de l’Europe. C’est viser une mobilisation transnationale à l’intérieur et à l’extérieur des lieux du travail, pour avancer ensemble vers un soulèvement transnational du travail vivant. C’est notre seule chance de faire que le signal de révolte des villes françaises qui a touché tous les précaires, les migrants et les travailleurs en Europe et au delà de l’Europe, se traduise en pouvoir réel. La grève sociale française peut et doit devenir une grève sociale transnationale.
Pour ces raison, après la grosse mobilisation du 15 Septembre qui à réuni tout le monde pour une nouvelle saison de luttes, nous pensons que la réunion du 21, 22, 23 Octobre à Paris, organisée par la Plate-forme TSS, sera l’occasion de discuter de la façon de faire revivre à plus grande échelle la lutte contre la loi travail et son monde.
Assemblée TSS France
Signatures collectives:
Unione Syndical Solidaire
Sud Commerces et Services
Fédération Sud Postes, Télégraphes et Télécommunications (PTT)
Coordinations des Intermittents et Précaires Idf
Commission Économie Politique de Nuit Debout – République
Diem 25 pour la France
Ecologie Debout – République
Signatures individuelles:
Antoine Boutin (commission économie politique ND République, travailleur)
Emilio Bermouth (commission économie politique ND République, étudiant)
Julien Bertrand (commission économie politique ND République, travailleur)
Gerard Cardella (pole lutte ND République)
Alexis Cukier (commission Europe ND République)
Fred Dubonnet (commission économie politique ND République, intermittent du spectacle)
Tam Kien Duong (média center ND République, travailleur)
Margot Doussy (commission économie politique ND République, chômeuse)
Tristan Farah (commission économie politique ND République, étudiant thèse)
Camille Ferré (commission économie politique ND République, travailleuse)
Nicolas Framont (commission économie politique ND République, étudiant thèse sociologue)
Pauline Langlois (commission économie politique ND République, travailleurse)
David Laurent (ecologie debout République)
Arthur Brault Moreau (commission convergence des luttes ND République, étudiant)
Damien Moreau (commission économie politique ND République, étudiant)
Lison Noel (commission accueil coordination ND République, travailleuse)
Cecil Noguès (commission économie politique ND République, artiste)
Erwan Papon (intérimaire)
Kévin Poperl (commission économie politique ND République)
Catherine Samary (commission Europe ND République, économiste)
Paolo Sandoz (commission grève générale ND République)
Wil (commission économie politique ND République, travailleur)
Luc Corine (salariée précaire)
Benabdelmoumène Aicha, (chômeuse de longue durée)
Marion Alcaraz (Commission Europe debout, Paris ND République)
Assemblée de Paris : « De la France à l’Europe, construire la grève sociale transnationale »
Du 21 au 23 octobre se tiendra l’assemblée du réseau Transnational Social Strike qui rassemble des travailleuses et travailleurs en lutte et des syndicats de base européens (actuellement participent des syndicats et collectifs allemands, italiens, anglais, bosniaques et polonais - et en France le syndicat Solidaires, la Coordination des Intermittents et Précaires et plusieurs commissions de Nuit Debout Paris). Elle ambitionne de construire une grève transnationale contre les mesures d’austérité qui s’abattent dans tous les pays européens. Après une première assemblée à Poznan (Pologne) en 2015, elle se rassemble ce week-end à Paris, boostée par le mouvement contre la loi travail.
... https://paris-luttes.info/assemblee-de- ... nce-a-6926
