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Messagede bipbip » 20 Sep 2016, 13:19

Belgique : Agenda pour la base de données "iPolice"

La banque de données dynamique iPolice devrait être opérationnelle pour 2021 au plus tard. Elle sera accessible aux polices locales et fédérales ainsi qu’à la Sûreté de l’Etat, à l’Ocam et aux douanes. Ce projet avait été présenté au cours d’une réunion à huis clos de la commission "attentats" (voir notre article). Ce système doit centraliser l’actuelle BMG-Circulation et une vingtaine d’autres banques de données, mais également récolter les informations disponibles sur le web et les réseaux sociaux à propos des personnes faisant l’objet de recherches spécifiques. Le logiciel, pour lequel la réflexion avait commencé après les attentats de Paris, sera également capable de lancer des alertes pour les services d’ordre ou d’établir des connexions entre les individus et les groupes d’individus.

http://www.secoursrouge.org/Belgique-Ag ... es-iPolice
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Messagede bipbip » 22 Sep 2016, 13:46

Bruxelles : Evacuation, arrestations et manifestations

Une manifestation a eu lieu ce midi devant l’Office des Etrangers en solidarité avec les douze personnes enfermées lundi matin suite à l’évacuation de la "Voix des sans-papiers", un collectif qui occupait depuis deux ans une ancienne maison de repos à Molenbeek. Plus de 150 personnes séjournaient dans le bâtiment, mais seules 14 d’entre elles était encore présente au moment de l’expulsion. Deux autres sans-papiers interpellés avaient une procédure de demande d’asile en cours et ont été libérées. Les douze sans-papiers interpellés ont été transférés vers les centres fermés de Bruges, Vottem et Merksplas. Il s’agit de personnes originaires de Mauritanie, Sénégal, Guinée, Mali, Burkina Faso et Côte d’Ivoire. Elles n’avaient plus de demandes d’asile en cours et pourraient être expulsées vers leurs pays d’origine assez rapidement. A la suite des interpellations des quatorze sans-papiers, une centaine de personnes se sont rassemblées vers midi devant la maison communale de Molenbeek-Saint-Jean pour demander leur libération.

http://www.secoursrouge.org/Bruxelles-E ... festations
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Messagede Pïérô » 09 Oct 2016, 14:49

Luttes sociales

Petit retour sur la manif du 29 septembre

La manifestation du 29 septembre organisée par les syndicats contre les mesures d’austérité. Il y aurait eu entre 45.000 et 70.000 manifestant.es ainsi qu’un bloc anticapitaliste conséquent.

... http://wlibertaire.net/2016/10/petit-re ... septembre/
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Messagede bipbip » 20 Oct 2016, 13:50

Belgique : Plus de 4000 armes lourdes pour la police

La police peut à nouveau acheter de nouvelles armes lourdes pour remplacer les anciennes, comme les Uzi. L’opération pourrait coûter jusqu’à 12 millions d’euros. Le ministre des Affaires intérieures avait promis aux syndicats policiers d’oeuvrer à munir la police d’armes collectives, des armes destinées aux unités de police, après l’attaque de deux policières à Charleroi cet été. 4.425 armes seraient nécessaires pour doter toutes les unités de la police fédérale. Un appel d’offres devrait suivre, et chaque service de police, même les polices locales, pourra passer commande auprès de la centrale d’achat de la police fédérale. Le prix par arme devrait varier entre 1.500 et 2.700 euros, hors TVA.

http://www.secoursrouge.org/Belgique-Pl ... -la-police
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Messagede bipbip » 23 Oct 2016, 13:48

La Belgique entre tourmente sociale et disparition du travail

Caterpillar, ING, nouvelles mesures d’austérité gouvernementale… un drame social éclate tous les mois en Belgique. Face à cela, le flot du discours politique et médiatique se déverse dans le néant et « la gauche » semble bien impuissante.

L’opposition social-libérale promet les quatre jours de travail semaine et la co-décision dans les entreprises après avoir voté l’exclusion des chômeurs et la privatisation des services publics. Effrayée par l’ascension sondagière et encore théorique du PTB, la vieille garde rose redécouvre le sens de la social-démocratie mais pourra jurer, une fois au gouvernement avec les conservateurs et les libéraux, que le principe de réalité prime sur ses promesses de campagne. Le PTB lui-même, devenu maître dans l’art de la communication politique et de l’opportunisme électoral – les sondages qui hier étaient d’odieuses escroqueries deviennent aujourd’hui paroles d’évangile – possède encore le bénéfice du doute ; mais son glissement toujours plus assumé vers le parlementarisme et les vieilles recettes keynésiennes nous font douter qu’il puisse ou veuille vraiment s’attaquer au capitalisme financier. Son hiérachisme nous promet aussi un socialisme vertical qui n’aura rien à envier à l’autoritarisme capitaliste.

Les grands syndicats, qui sont les seuls à détenir encore le pouvoir de mobiliser un mouvement social conséquent, n’en finissent plus de reculer. Craignant sans doute d’être débordés par leurs bases, de plus en plus blessées par la crise économique permanente, ils soufflent le chaud et le froid et continuent de dresser le dialogue social entre travailleurs et patrons comme la seule stratégie viable. L’inertie des bureaucraties paralyses les syndicats, incapables de comprendre que leur chance de survie est dans la marche en avant contre le capitalisme et pour la liberté des travailleurs ; dans une vraie réflexion sur une transformation radicale de l’organisation du travail… À quoi bon négocier une meilleure cabine avec le capitaine si le bateau coule ?

La situation actuelle nous pose, au-delà du problème de la solidarité avec les travailleurs concernés, une question vraiment difficile. Ne sommes nous pas en train de nous battre pour des emplois qui n’ont plus aucun sens ? Défendre les êtres humains, qu’ING jette à la poubelle avec un mépris qui dépasse l’entendement, est évidemment légitime ; défendre une partie de la structure bancaire internationale n’est-ce pas plus problématique ? Et d’une manière général, défendre n’importe quel emploi, malgré son inutilité sociale ou son passif environnemental, n’est-ce pas un écueil profond de notre combat anti-capitaliste ? Parce que dans la théorie nous sommes censés agir contre la pieuvre du capital, mais dans les faits nous défendons faute de mieux le statu quo de l’État social et de la société de consommation qui ont servi de béquilles au capitalisme après la Seconde Guerre Mondiale.

Qu’on me comprenne : l’humain passe toujours avant les doctrines et ceux qui souffrent d’un licenciement social profiteront toujours de notre solidarité. Seulement ne vivons-nous pas, depuis de trop nombreuses années, dans un schéma qui nous empêche d’agir vraiment contre le capitalisme et où nous devenons, souvent pour de bonnes raisons, les conservateurs d’un ordre économique social et étatiste ? Nous dénonçons le chômage qui sert bien sûr à mettre en concurrence les salariés, nous dénonçons chaque fermeture industrielle qui détruit la vie de femmes et d’hommes dont le seul tort était de travailler sur tel ou tel site, nous dénonçons l’austérité et l’établissement d’un État néo-libéral bâtit comme le soutien optimum du capitalisme financier… sans souvent dire tout le mal que l’injonction au travail et l’industrialisation ont fait aux travailleurs. Ne devraient-ont pas raisonner à l’extérieur du cadre mental hérité des années 40-60 et du Compromis keynésien ?

L’évolution des structures économiques de l’Europe nous offrent un tableau fort sombre, non pas seulement à cause des nouvelles politiques libérales, mais aussi parce que nos sociétés se sont transformées au cours du demi-siècle passé. Une fois qu’on a levé le voile d’une recherche infinie de la croissance, de l’éternelle promesse de réduction du chômage et de la « réindustrialisation », nous nous trouvons face à tableau suivant : notre continent est centré culturellement, politiquement et économiquement autour du principe de consommation. Nous ne produisons plus qu’une infime partie de ce qui nous sert dans la vie quotidienne (vêtements, téléphones, matériel électronique, etc.) et ce que nous produisons toujours est passé sous la coupe de l’industrie débridée. Même la nourriture, bien fondamentale par excellence, est aujourd’hui adaptée au marché, transformée, déformée pour servir les intérêts de la distribution marchande. Rarement les facettes de la vie humaine auront été aussi disjointes : le quotidien n’est plus peuplé par les fruits du travail et le plaisir est systématiquement situé à l’extérieur du travail, dans des loisirs évanescents. Le travail chez nous, est ultra-majoritairement constitué par deux types d’activité : des emplois de « gestion » et des emplois « fonctions ».

Qu’il s’agisse des fonctionnaires, qui gèrent l’État à tous les niveaux, des milieux administratifs, bancaires, culturels, politiques, le gestionnariat n’existe que pour faire tourner une société qui n’a pas d’autre but que celui d’exister ; dans le passé, les « buts » sociétaux étaient avant tout des formes de récits autour desquels une société pouvait se structurer et se juger elle-même, aujourd’hui ce jugement n’a plus qu’un seul critère central, celui de l’efficacité, peu importe à quoi servira l’agir social. Les emplois « fonctions » sont souvent des emplois poubelles – grande distribution, nettoyage, éducation, ramassage des ordures – même s’il demeure quelques occupations plus révérées comme la médecine ou la justice. Le fonctionnariat assure au gestionariat sa subsistance et un milieu de travail fonctionnel. À partir du moment où cette division du travail est mise en place, où le sens du travail disparaît complètement, où seule la nécessité de vivre ou de survivre et l’endoctrinement managérial permettent aux travailleurs d’accepter des emplois inutiles voir subordonné à des emplois inutiles, la société est condamnée.

On trouvera peut-être cette formulation un peu péremptoire. Je trouve qu’elle est encore en dessus de la vérité. Le sentiment de « décadence » ressentit par de nombreux contemporains est en général balayé sous le prétexte que la « fin de la société » a été criée à toutes les époques. C’est évidemment vrai, mais le fait de crier au loup fait-il disparaître la possibilité que le loup existe bel et bien ? L’histoire regorge d’exemple où des sociétés sont entrées en décadence, c’est-à-dire qu’elles ne parvenaient plus à se renouveler, économiquement, culturellement, politiquement et qu’elles finissaient par se déliter et par laisser la place à de nouvelles sociétés.

Les révolutionnaires et les anarchistes récusent également ce vocabulaire de la décadence parce qu’il serait l’apanage de la réaction ou du fascisme, pour qui la démocratie libérale, molle et faible, serait l’exemple de décadence politique parfaite. Or, nos sociétés, de plus en plus traversées par des logiques fascisantes, utlra-sécurisées et pacifiées, quoi qu’elle nous ménage encore quelques espaces de liberté qui nous empêche de les appeler des dictatures – sinon des dictatures pantouflardes – ne sont absolument pas « faibles » et « molles » ! Derrière l’inconsistance d’un Michel et d’un Hollande se cache bombardements et guerres intéressées, production massives d’armes, colonialisme économique…

Ces traits sont justement caractéristiques d’une vision révolutionnaire de la décadence. Alors que le démantèlement du Compromis keynésiens se poursuit, les classes les plus aisées des sociétés occidentales font tout ce qu’elles peuvent pour accumuler toujours plus de capital ; or, la division du travail mondial les a comblées, faisant des classes laborieuses asiatiques la nouvelle grande classe prolétarienne mondiale ; leur permettant d’établir ici un nouvel ordre social où la gestion de la consommation et la nécessite d’assurer à cette gestion un cadre efficace sont les deux dernières justifications de l’existence de la société. La liberté, l’égalité, d’une manière générale les valeurs d’émancipations qui ont pu appartenir à un moment ou l’autre à la tradition libérale ont complètement disparu de l’idéologie financière. La matérialité elle-même, est devenue une affaire secondaire, que la production de richesse, à travers la consommation, relègue au rang d’élément dispensable.

La crise des subprimes récente n’a été qu’un aperçu de la complètement absence de matérialité de notre système de domination économique. Bien sûr ces effets ont eux été très réels, justement parce qu’on ne pouvait pas boucher les trous boursiers avec du vide et que l’argent virtuel n’est salutaire que quand il se déverse à grand flot. La décadence s’explique par la déconnexion croissante du capitalisme d’avec la réalité sensible et le vécu des populations européennes. Celles-ci ne vivent plus pour des buts fantasmés (comme la grandeur de la nation) ou des buts idéaux (une société meilleure, quelle que soit sa couleur politique) mais pour rien. Les individus travaillent pour consommer et consomment pour travailler.

Seulement, un vrai système d’exploitation efficace ne peut laisser cette vision se répandre, parce qu’elle démotive, elle remplit le cœur d’un vide inexplicable et que finalement le travail est naturellement saboté parce qu’insensé (on n’observe d’ailleurs de plus en plus ce type de réaction chez les travailleurs). Il lui a donc fallu inventer une infinité de besoin artificielle et surtout appliquer aux sphères culturelles (aux nourritures de l’esprit) les mêmes recettes : affaiblissement du sens, dématérialisation, etc. La décadence se révèle plus facilement dans la culture que dans les autres sphères sociales : à partir du moment où l’uniformisation a atteint un certain stade, les esprits créatifs sont immanquablement marginalisés économiquement et symboliquement ; le système devient circulaire et la production s’enfonce dans la médiocrité. Après quelques décennies de ce régime, et une disparition régulière de la vieille classe culturelle, politiquement libérale mais parfois réellement créative, l’instinct du public est émoussé et ses repères ont disparu. La culture est devenue une simple affaire de gestion, de production et de consommation, à l’image du reste de la société.

La disparition du travail est l’état final de la décadence, quand une majorité d’activité sociale n’ont plus aucun sens et se perpétue seulement par force d’habitude ; même celles qui ont du sens, comme se nourrir physiquement ou intellectuellement, finissent intégrées à des industries cultivant l’ersatz et la médiocrité. Si nous envisageons réellement le combat contre le capitalisme comme notre but, nous devons nous demander comment nos actions doivent évoluer face à ce constat. Si notre idéal de société est autre – une société de localités libertaires, fédérées les unes aux autres, dans un projet de paix mondiale – le rôle du travail aujourd’hui et demain doit être l’une de nos premières préoccupations.

L’effondrement du présent système devient inévitable à partir du moment où le capitalisme ne trouve plus de nouvelle manière de se récréer ; les « nouveaux espaces » de conquête étant de moins en moins nombreux, internet ayant fourni, sans doute, la dernière grande frontière de l’horizon économique capitaliste, à moins de bouleversements techniques considérables qui ouvriraient, par exemple, la porte des étoiles et de l’espace sidéral. La limitation des ressources, a elle seule, promet un retour de bâton d’une violence inouïe et qu’on a peine à imaginer de nos jours, où le faste technologique profite en partie à toutes les classes.

Le changement, quelle que soit sa forme, sera déchirant. Pour le moment les travailleurs sont tenaillés par ce sentiment d’absence de sens, cependant l’inertie du système, la fourniture par les pays pauvres de ressource à bas prix et un matraquage idéologique managérial leur permet d’évacuer l’urgence et, parfois, de se bercer d’illusions sur la viabilité de notre modèle de vie boulimique. Quant au manque de sens succédera le manque de ressource, une part considérable des emplois inutiles disparaîtront, simplement parce que la société ne pourra plus les supporter uniquement pour éviter une révolte sociale. La disparition du travail passera alors du plan existentiel au plan matériel et notre devoir, en tant qu’anarchiste, est d’anticiper cet effacement du travail insensé.

Il nous faut poser les questions suivantes : de quoi la société a réellement besoin pour survire, quels sont les désirs humains de faire, de produire, que nous devons encourager et défendre, quels sont au contraire les activités qui sont intrinsèquement nuisibles à l’égalité et la liberté des êtres humains. Nous savons déjà, parce que nous sommes anarchistes, que la bureaucratie, avec son lot d’absurdités organisationnelles, doublées d’un appel paradoxal et perpétuel à l’efficacité, devra disparaître non seulement comme produit historique de l’État moderne mais aussi comme mode d’organisation du travail. Nous devons aussi, parce que nous subissons la ghettoïsation idéologique et intellectuelle, avoir conscience que les individus ne peuvent se contenter d’une subsistance matérielle – « supposition » dont les effets ont été terrifiants dans les pays soviétiques et maoïstes – mais qu’une politique anti-capitaliste doit nourrir aussi bien les bouches et les têtes ; et, surtout, penser son propre renouvellement pour ne pas s’enfoncer dans une vision unique et fossile de ce dont un être humain a besoin pour atteindre l’émancipation et le bonheur.

Au-delà de la solidarité avec les travailleurs, au-delà de lutte contre le néo-libéralisme, au-delà bien sûr des réflexions théoriques et de la réinvention d’une doctrine anticapitaliste et anarchiste, nous devons aussi dire la vérité aux belges et aux européens : la société de consommation est vouée à disparaître, les emplois insensés sont voués à disparaître et la construction d’une nouvelle société et de nouveaux sens pour les métiers du futur doit commencer immédiatement, si nous voulons éviter le choc terrible d’une décadence qui peut jeter des peuples dans les bras de l’Autorité ou d’un Faisceau d’un nouveau genre.

Julien Clamence (AL BXL)


https://albruxelles.wordpress.com/2016/ ... #more-2116
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Re: Belgique

Messagede Pïérô » 16 Nov 2016, 01:41

Grande fraude fiscale en Belgique, des milliards perdus: Ecolo dénonce le "MANQUE DE VOLONTÉ" du gouvernement

L'Inspection spéciale des impôts (ISI) a introduit une plainte auprès de tous les parquets du pays la semaine passée concernant un possible blanchiment d'argent portant sur 61.546 dossiers d'amnistie fiscale. Le montant total des capitaux blanchis pourrait atteindre plus de 36 milliards d'euros, soit la plus grosse affaire de ce registre jamais suspectée en Belgique, rapporte L'Echo mercredi.

... http://www.rtl.be/info/belgique/politiq ... 62310.aspx
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Re: Belgique

Messagede bipbip » 26 Nov 2016, 12:50

BRUXELLES
Manifestation du non-marchand à Bruxelles: deux fois plus de manifestants que prévu

Entre 17 000 et 20 000 personnes ont manifesté ce jeudi dans les rues de Bruxelles pour réclamer de meilleures conditions de travail dans le secteur non-marchand.

Les syndicats n’en attendaient que 10 000. Ils étaient finalement entre 17 000, selon la police, et 20 000 selon les syndicats, à défiler jeudi matin dans les rues de Bruxelles à l’appel du front commun du secteur non-marchand. «Maggie De Block tue la santé». «Métier formidable… Avenir fort minable», les manifestants ont réclamé sous ces slogans une amélioration de leurs conditions de travail. Des délégations ont été reçues par le gouvernement fédéral et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les syndicats se sont montrés déçus et menacent de mener de nouvelles actions. Une rencontre avec le gouvernement flamand doit débuter à 16 h.

«Le secteur du non-marchand promet encore de nouvelles actions avant Noël ou Nouvel An si la ministre de la Santé Maggie De Block reste sur ses positions concernant la fin de carrière», a menacé dans un discours de conclusion, Mark Selleslach, du syndicat chrétien LBC-NVK.

Les entrevues organisées jeudi matin avec les gouvernements fédéral et de la Fédération Wallonie-Bruxelles n’ont en effet pas convaincu les syndicats.

... http://www.lavenir.net/cnt/dmf20161124_ ... -que-prevu
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Re: Belgique

Messagede bipbip » 07 Jan 2017, 15:19

Dérives de l’anti-terrorisme. Témoignage/Anti-terrorisme afwijking : een getuigenis

Dérives de l’anti-terrorisme. Témoignage

Il est cinq heures du matin quand T. se réveille. Un bruit. On dirait que le chien gratte à la porte. Il fait froid ce 5 décembre 2016 et comme le chauffage de l’appartement ne fonctionne plus, elle dort sur le canapé du salon avec sa fille, qui a déjà 12 ans, et son ami algérien
A., rencontré il y a quelques mois. On se tient chaud comme on peut.

Les yeux encore gonflés de sommeil, elle se dirige vers la porte. La porte explose. Une dizaine d’hommes en armes investissent l’appartement en criant, elle est aveuglée par l’une des lampes de poche fixées aux canons des mitraillettes en pleine figure, on lui hurle de se coucher et
de la fermer. “Tu es seule ? On ne vient pas pour toi, silence, ferme ta gueule !”. Des hommes se jettent sur son ami, l’immobilisent en le plaquant au sol, puis le frappent à coup de pieds. Il crie son nom mais rien n’y fait. Il crie qu’il ne peut plus respirer. La petite est
paniquée, sur elle aussi on hurle, on la somme de la fermer, sur elle aussi on braque les armes et leur torche.

A. est emmené dans les bureaux de la police de Bruxelles. On lui dit que son interpellation est liée au terrorisme de Paris ou de Bruxelles, et à son numéro de téléphone. Il ne comprend pas. On vérifie son téléphone,sa page FB, on lui montre des photos de gens qu’il ne reconnait pas. Il
collabore mais ne comprend toujours pas ce qu’il fait là. Une erreur, ça ne peut être qu’une erreur.

Pendant trois quarts d’heure, les policiers qui ont investi l’appartement retournent tout. Vident les tiroirs. Cassent parfois des bibelots, des souvenirs auxquels T. tenait beaucoup, ceux qui lui venaient de son père. Ils ne trouvent rien, ne prennent rien, mais laissent derrière eux un champ de bataille, une porte fracturée, une mère et sa fille en état de choc. Avant de partir, ils prennent soin de faire signer des papiers à T., qui les signe sans lire, espérant la fin du cauchemar. Sans copie, elle ne sait toujours pas ce qu’elle a signé.

Après une demi-journée à Bruxelles, les policiers disent à A. qu’il n’ont rien à lui reprocher et qu’il est libre. Façon de parler, car en séjour illégal depuis plusieurs années, il sera conduit au centre fermé de Vottem, près de Liège. Sans son téléphone, son argent et ses
chaussures, conservés par la police. A. ne comprend toujours pas pourquoi, après près de 6 ans en Belgique, on l’enferme. Il n’a pourtant fait aucune “bêtise”, n’a commis aucun délit, il n’a fait que vivre ici du mieux qu’il peut. Il est algérien et ne peut être expulsé. Il veut
pouvoir rejoindre son amie, et l’aider à s’occuper de sa fille. Il a peur.

T., elle, ne comprend toujours pas pourquoi on a investi et dévasté son appartement, arrêté et frappé son ami, traumatisé sa fille au lieu de simplement la convoquer – ou convoquer son ami – au commissariat, ou interpeller ce dernier en rue, alors qu’ils ont croisé des policiers à
plusieurs reprises et qu’il ne se cachait pas mais vivait comme tout le monde. T. a bien essayé de porter plainte contre la police, au commissariat local, mais on lui a répondu que ce n’était pas possible.Qu’il y avait eu un mandat, et que tout avait été fait “dans les règles
de l’art”. Et que l’assurance de la police rembourserait les dégâts faits à la porte, puisque A. était innocent. Alors, pourquoi se plaindre ?


http://bxl.indymedia.org/spip.php?article12960
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Re: Belgique

Messagede Lila » 26 Fév 2017, 18:56

Belgique : L'avortement en danger en raison de restrictions imposées par le gouvernement
américain – Création d’un fond de soutien - Appel collectif

L’heure est grave : les droits des femmes sont de plus en plus menacés partout dans le monde et
nous vivons une dangereuse époque qui voit la plus grande puissance du monde bafouer les droits
sexuels et reproductifs.

Trump stoppe le financement d’ONG qui soutiennent l’IVG : Pendant sa campagne, l’actuel président
républicain, Donald Trump, menaçait déjà de nuire au droit à l’avortement et au Planning Familial en
leur coupant les fonds alloués. Le ton était donné: il a suscité une réaction immédiate chez les
femmes américaines qui se sont ruées sur les moyens de contraception, par peur de ne plus pouvoir
bénéficier des services du Planning.

Au lendemain de son investiture, des manifestations de protestation étaient organisées aux Etats-
Unis et ailleurs dans le monde pour la sauvegarde des droits des femmes.
Cela n’a en rien arrêté le nouveau Président des Etats-Unis qui a mis sa menace à exécution, en
coupant les fonds fédéraux des ONG internationales qui défendent le droit à l’avortement. Fort
d’un gouvernement qui compte plusieurs fervents défenseurs de la cause "Anti-choix", Donald
Trump entend utiliser les moyens financiers pour saboter le droit à l’avortement et contourner les
voies législatives.

Les signataires se réjouissent que la Belgique, par la voix de son ministre de la Coopération au
développement, se joigne à l’initiative néerlandaise de création d’un fonds international afin de
soutenir financièrement les organisations de défense des droits des femmes, pénalisées par le
gouvernement Trump. En tant qu’associations de défense des droits des femmes, nous devons plus
que jamais nous unir contre l’oppression et continuer encore et toujours à protéger la liberté pour
chacune d’entre elles de disposer de son corps.

Signataires : Membres de la plate-forme ABORTION RIGHT, Centre d’Action Laïque (CAL) - Fédération laïque de centres
de Planning familial (FLCPF) - Fédération des Centres de Planning et de Consultations (FCPC) - Fédération des Centres de
Planning Familial de FPS (FPS-CPF) - Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial (FCPPF) - Centre du Libre
Examen - Centre Séverine - Comité belge Ni putes Ni Soumises asbl - Conseil des Femmes Francophone de Belgique
(CFFB) - deMens.nu Unie Vrijzinnige Verenigingen vzw - FGTB-ABVV - GACEHPA – Garance – LUNA - Mouvement ouvrier
Chrétien (MOC) - Mutualité Socialiste - Nederlandstalige Vrouwen Raad (NVR) - Sensoa - Université des femmes – VIVA
Socialistische Vrouwen Vereniging – FURIA (ex-Vrouwen Overleg Komitee) - Vrijzinnige Vrouwen Oost-Vlaanderen,
Faculté de Médecine de l’Université Libre de Bruxelles, Faculté de Médecine de l’Université et Sciences de la Santé de
Gand, Faculté de Médecine et Pharmacie de la Vrije Universiteit Brussels


https://marchemondialedesfemmesfrancedo ... 2b0331.pdf
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Re: Belgique

Messagede bipbip » 28 Fév 2017, 15:16

Belgique : Projet de loi anti-grève pour la SNCB

Le ministre fédéral de la Mobilité prendra une initiative sur le service minimum garanti à la SNCB, prévu dans l’accord de gouvernement, prochainement. Le texte sera probablement finalisé fin mars et sera sans doute sur la table du parlement début juin. Le ministre avait laissé la direction et les syndicats discuter jusqu’au 31 décembre 2016, échéance à l’issue de laquelle le gouvernement avait annoncé qu’il prendrait une initiative législative.

http://www.secoursrouge.org/Belgique-Pr ... ur-la-SNCB
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Re: Belgique

Messagede Lila » 12 Mar 2017, 20:31

Pourquoi maintenir l’avortement dans le code pénal ?

En Belgique aussi, la société civile se mobilise pour le droit des femmes à décider.
46 ans après le «Manifeste des 343» en France, le Collectif belge des 350* publie son propre manifeste.

à lire : http://www.manifestedes350.be/
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Re: Belgique

Messagede bipbip » 18 Mar 2017, 17:42

Belgique : Vers la prolongation de la garde à vue

La commission "Lutte contre le terrorisme" reprendra ce vendredi après-midi ses travaux sur l’allongement du délai de garde à vue. Le délai de garde à vue est de 24 heures en Belgique. Passé ce délai, la personne arrêtée doit être relâchée ou faire l’objet d’un mandat d’arrêt par un juge d’instruction. Parmi les 30 mesures décidées par le gouvernement fédéral pour lutter contre le terrorisme figure l’allongement du délai à 72 heures en cas d’infraction terroriste.

La majorité a déposé en décembre 2015 une proposition de révision de la Constitution. Une majorité des deux tiers au parlement est toutefois nécessaire pour réviser cet article 12 de la Constitution. La coalition au pouvoir doit donc convaincre une partie de l’opposition. Les représentants des parquets et des juges d’instruction ont tous plaidé pour un allongement du délai à 48 heures, les avis divergeant notamment sur la nécessité d’une exception à 72 heures pour le terrorisme.

https://secoursrouge.org/Belgique-Vers- ... arde-a-vue
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Re: Belgique

Messagede bipbip » 29 Juil 2017, 16:12

Belgique. Les livreurs de Deliveroo et le soutien syndical. «C’est comme le syndicalisme à ses débuts»

https://alencontre.org/europe/belgique/ ... ebuts.html
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Re: Belgique

Messagede bipbip » 01 Aoû 2017, 23:24

Belgique : Report du vote de la loi anti-squat

Il est ressorti des débats en commission de la Justice de la Chambre que la proposition de loi anti-squat de la majorité parlementaire (voir notre article), fera l’objet d’une seconde lecture. Le texte ne pourra dès lors plus être voté en plénière avant les vacances parlementaires. Jusqu’à présent, squatter une habitation n’est pas spécifiquement interdit par la loi. Le propriétaire peut uniquement demander l’expulsion des squatteurs par le biais d’une procédure civile. Commune et police sont elles tenues de respecter le droit de l’occupant à l’inviolabilité du domicile.

Le proposition de loi différencie le squat d’immeubles occupés ou non. Les possibilités d’expulsion immédiate par la police et le parquet y sont étendues, notamment aux squatteurs qui séjournent depuis longtemps déjà dans un immeuble réputé habité, et sans nécessité de prouver l’effraction. L’extension vaudrait aussi pour le squat d’un immeuble réputé inhabité, mais l’expulsion nécessiterait dans ce cas une plainte du propriétaire ou du locataire. Ce ne serait qu’après analyse des droits de séjour de chacun – propriétaire, locataire et squatteurs – que le juge de paix pourrait ordonner l’expulsion dans un délai d’un mois.

https://secoursrouge.org/Belgique-Repor ... anti-squat
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Re: Belgique

Messagede bipbip » 22 Aoû 2017, 13:33

Namur : la lutte des mendiant.e.s et sans-abris contre la répression bourgeoise d’état.

La ville de Namur essaye depuis plusieurs années de cacher et de réprimer les pauvres présents dans ses rues. Première tentative en 2014 avec une loi anti-mendicité, interdisant la mendicité dans le centre de Namur et réservant le droit à la Police de confisquer les sous récoltés par les mendiant.e.s si celleux-ci se retrouvaient à tout de même faire la manche. Cette loi fût suspendue par le conseil d’Etat en 2015.

1er juillet 2017, même rengaine, la ville remet cette loi sur le tapis pour une durée de trois mois, c’est-à-dire la durée touristique. Il faut savoir que Namur, capitale de la Wallonie, ne compte scandaleusement qu’un seul abri de nuit avec 33 misérables places qui ferme ses portes annuellement du 22 juillet au 21 août. Il n’y a aucun abri de jour et très peu d’aide mises en place pour les sans-abris.

La Ville ne se cache plus, c’est un fait les pauvres dérangent, les politiques préfèrent investir 600.000 euros dans la construction inutile d’un téléphérique et 50 millions pour de gros travaux sur la gare dans le but de construire un centre commercial obsolète au centre de la ville. Namur veut que sa ville soit bien propre et bien bourgeoise, que les clients et les touristes ne soient pas dérangés par la vue de personnes vivant dans la précarité, que les bourgeois puissent continuer à croire malhonnêtement que la misère n’existe pas, à se voiler la face et à faire leur shopping écœurant pendant que les mendiant.e.s ne pourront peut-être pas s’acheter leurs biens de première nécessité.

Mais dans cette petite ville habituellement si passive, les sans-abris ne se laissent pas faire, un vendredi de début juillet une occupation des mendiant.e.s a eu lieu place d’Armes, leur but était de protester contre la loi anti-mendicité, de sensibiliser les passant.e.s et de rester sur cette place de passage un week-end symbolique. Mais le samedi la place fût évacuée avec la délicatesse policière bien connue, un mendiant ne voulant pas quitter sa tente s’est fait frapper, étranglé et arrêté, seul face à 10 policiers.

La lutte continue et le Collectif Mendiant.e.s D’Humanité, regroupant des mendiant.e.s namurois.e.s, a depuis une semaine ouvert divers squat dans la ville, dont deux occupations a forte symbolique se trouvant dans des anciens commerces abandonnés depuis 4 ans à cause de la construction d’un futur centre commercial à cet endroit, qui détruira également le Parc Léopold et ses plusieurs arbres centenaires. Le désormais « Squat Léopold » héberge chaque soir entre 30 et 40 sans-abris, il répond aux besoins d’hébergement d’urgence que la fermeture de l’unique abri de nuit a causé. Même si celui-ci a réouvert ses portes ce soir, les mendiant.e.s et sans abris occupant les bâtiments sont bien décidé.e.s à ne pas lâcher la lutte et à tout faire pour garder ces lieux ouverts, y faire des activités, créer un Centre Associatif Précaire et de nouveau sensibiliser la population. L’autogestion est déjà mise en place, un règlement de base a été écrit par les occupant.e.s, pas de drogues, pas d’alcool, pas de cigarette dans les lieux et le bien-être collectif prévaut sur le bien-être individuel. Par ce biais iels dénoncent également les causes de la précarité, les loyers beaucoup trop élevés et le nombre de logements vides. Ce lieu permet aussi aux personnes sans-abris de pouvoir être au calme pour faire leurs papiers administratifs ou autre, ce qu’iels ne peuvent faire dans l’abri de nuit qu’iels doivent quitter pour 7h30 chaque matin.

Le combat n’est pas fini car la Ville de Namur fait circuler des flyers abjectes avec un plan de la ville disant dans quelles rues la mendicité est interdite jusqu’au 30 septembre, ces rues englobent la quasi-totalité des rues du centre. La description de celui-ci montre à quel point les autorités et politiciens sont décomplexés et n’ont plus aucun mal à dire clairement que les pauvres les dérangent. Ils nous disent que Namur est une ville agréable pour se promener, où les habitants et touristes aiment apprécier le centre-ville en été et s’y balader paisiblement mais qu’ils sont infortunés par des personnes les interpellant pour leur argent … Les pauvres petits riches qui ne peuvent même plus marcher avec leurs fringues de marques sans qu’un vrai pauvre vienne leur faire les poches !

Le « Squat Léopold » est ouvert toute la journée, toute personne en soutien est la bienvenue pour venir discuter et rencontrer les occupant.e.s, tout soutien physique ou matériel est bon à prendre, iels sont à la recherche de personnes pouvant rendre des services tels que : vétérinaire, infermier.e, mais aussi d’une série de matériel de première nécessité : du savon, des serviettes hygiéniques, des rasoirs, de la mousse à raser, du matériel et des produits de nettoyage, des essuis, des brosses à dents, du dentifrice, des croquettes pour chiens, des couvertures, matelas, coussins, des sous-vêtements neufs, chaussettes … Le Square Léopold est à deux pas de la gare de Namur.

Soutien pour tout.e.s les mendiant.e.s et sans abris !
Les pauvres ne sont pas des déchets !
Partage des richesses, la précarité et son monde sont à abolir !


http://bxl.indymedia.org/spip.php?article15100
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