Belgique

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Messagede bipbip » 10 Fév 2018, 18:24

Bruxelles : Raffle policière dans une expo d’art, un militant syndical et deux artistes arrêtés

Sept personnes sans-papiers ont été arrêtées hier soir, le 9 février, aux locaux de l’association "Globe Aroma", qui expose régulièrement les œuvres d’artistes sans-papiers et qui se veut un lieu d’échange entre les migrants et le domaine des arts. La police est rentrée au motif d’un contrôle de l’ASBL, mais avec la volonté claire de rafler des personnes sans-papiers. Parmi les sept personnes arrêtées, quatre ont été libérées et les trois autres ont été emmenées au Centre Fermé 127bis et sont donc menacées d’expulsion. Parmi les trois se trouve Mounir, un militant syndical à la CSC depuis plusieurs années, ainsi que Jihed Sheikh, l’artiste qui exposait hier soir avec son frère jumeau, également arrêté. Le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close aurait normalement dû être présent à l’exposition mais ne s’y est pas présenté, il a donné un ordre "d’inspection sociale" qui a servi de prétexte à la police pour entrer sur les lieux.

Une manifestation aura lieu demain 11 février à 15h devant le Centre Fermé 127bis.

https://www.facebook.com/events/2064191 ... 456759481/
https://secoursrouge.org/Bruxelles-Raff ... al-et-deux
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Re: Belgique

Messagede bipbip » 10 Mar 2018, 21:03

Belgique : La loi sur les caméras policières adoptée à la Chambre

La Chambre a adopté aujourd’hui jeudi la réforme de la loi caméra qui prévoit notamment un dispositif autorisant les agents de police à porter une "bodycam" lors de patrouilles ou d’interventions. Les agents devront rendre leur bodycam visible et annoncer que celle-ci est actionnée. Jusqu’ici, les bodycams ne pouvaient être utilisées qu’à titre exceptionnel, lors d’échauffourées par exemple, cela à l’issue d’un processus de validation complexe. La nouvelle loi offrira aussi plus de possibilités aux administrations communales. Des agents de sécurité privés pourront accéder en temps réel aux images que prennent la police et les administrations dans le cadre du maintien de l’ordre. En cas d’intervention, la police doit cependant être présente, étant seule habilitée à agir.

La loi permettra aussi de mettre en place le nouveau dispositif de reconnaissance intelligente des numéros de plaques d’immatriculation, dit système ANPR. Un millier de ces caméras ont déjà été installées par le gouvernement sur les autoroutes. Elles seront reliées aux radars tronçons et aux radars des zones de police locales composant un réseau territorial. Les données seront enregistrées durant un an alors que le délai d’enregistrement est aujourd’hui d’un mois. Les services de renseignement pourront également y accéder sous le contrôle du Comité permanent R de surveillance des activités de la Sûreté et du SGRS (Armée).

https://secoursrouge.org/Belgique-La-lo ... la-Chambre
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Re: Belgique

Messagede bipbip » 18 Mar 2018, 17:44

Deliveroo : Grèves, sabotages, occupations… passez commande !

Par AL Bruxelles

La morosité syndicale prégnante en Belgique après plusieurs années de défaites sociales a été secouée cet hiver. Les bonnes nouvelles sont venues du précariat atomisé et contrôlé par les algorithmes : les livreuses et livreurs de Deliveroo.

Les camarades du Collectif des coursières et coursiers ont mené un mouvement remarquable à plusieurs points de vue. L’étincelle qui a mis le feu à la plaine, c’est un coup de force de Deliveroo. La société a annoncé l’abandon du paiement horaire au profit du paiement à la course et qu’au 31 janvier 2018, l’ensemble de ses coursières et coursiers devraient avoir adopté le statut d’indépendant (l’équivalent belge du statut français d’auto-entrepreneur) à la place du statut d’entrepreneur-salarié que beaucoup avaient choisi en adhérant à la société SMart. Ce dernier n’était pas parfait mais permettait l’accès à certains droits sociaux  : chômage, assurance.

A l’annonce de ce changement, fin novembre, le Collectif des coursières et coursiers avait exigé que celles et ceux qui le souhaitaient puissent conserver leur ancien statut, et la direction avait fait mine d’accepter une négociation. Ce n’était en fait qu’une tactique cynique, dont l’unique but était de gagner du temps jusqu’à la date fatidique du 31 janvier, quand toutes et tous seraient contraints de plier ou de partir.

L’épicentre à Bruxelles

Une première grève a éclaté le 8 janvier quand les coursières et coursiers ont reçu les premiers résultats des négociations. Le mouvement s’est révélé extrêmement conflictuel dès le premier jour, avec une radicalité spontanée dans les actions, comme l’expropriation des commandes ou encore une attaque de nuit contre le siège de Deliveroo. Cet antagonisme n’a pas faibli d’un pouce durant un mois, avec des grèves s’accompagnant de sabotages et même d’une occupation du siège pendant plusieurs jours. Une caisse de grève a permis aux grévistes de financer leurs actions et de recevoir une compensation pour les jours perdus. Le mouvement a gagné plusieurs villes, même si Bruxelles en reste l’épicentre, et franchit plusieurs frontières. Frontières nationales pour commencer, avec plusieurs visites de coursières et coursiers de France et des Pays-Bas qui sont entrés en lutte au même moment. Mais aussi frontières des entreprises, car plusieurs fois des coursières et coursiers Uber se sont joints à ceux et celles de Deliveroo. Malheureusement, malgré l’endurance des grévistes, les réserves de cash et la dead-line du 31 janvier ont permis à Deliveroo de tenir.

Mais ce n’est que le début. Une partie des coursières et coursiers ont décidé de réorienter leur travail sur ouvrir leur propre coopérative. Ils ont cependant bien conscience que face au modèle Deliveroo qui sous-paie ses travailleurs, il faut que ce projet s’accompagne d’une poursuite de la lutte au sein de Deliveroo. C’est là que les révolutionnaires peuvent faire la différence. Il n’y a que trois mots à retenir : organisation, organisation et organisation.

AL, Le Mensuel, Mars 2018


https://albruxelles.wordpress.com/2018/ ... -commande/
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Re: Belgique

Messagede bipbip » 06 Mai 2018, 18:24

La Sûreté de l’Etat aura un accès direct aux images de milliers de caméras de suveillance

Le 25 mai, une nouvelle loi permettant à la Sûreté de l’Etat d’avoir un accès direct aux images de milliers de caméras de surveillance des polices locales et fédérales, entrera en vigueur. Avant cette loi, la Sûreté de l’Etat devait demander une autorisation pour avoir accès à ces images. Plusieurs types de dispositifs de surveillance sont concernés, notamment les caméras capables de lire des plaques d’immatriculation. Le recours à cette possibilité sera répertorié, afin de savoir qui au sein du service et quand des images ont été consultées.

https://secoursrouge.org/Belgique-La-Su ... illiers-de
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Re: Belgique

Messagede bipbip » 19 Mai 2018, 19:12

Belgique. «La cadence qu’on nous impose est devenue infernale»: les grandes surfaces

Alors que les plans de restructuration s’enchaînent dans la grande distribution, quatre salariés de caisse et de réassort racontent leur quotidien. Entre pression à la productivité, manque de moyens et coups durs à l’âme et au corps.

Plus d’un millier d’emplois en sursis chez Carrefour et 450 chez Mestdagh, grève d’une grosse semaine chez Lidl… Depuis le début de l’année, la grande distribution essuie une sévère tempête sociale. Une de plus, puisque le secteur restructure à tour de bras depuis une décennie, au nom de l’adaptation nécessaire aux nouvelles réalités du marché et aux comportements changeants des consommateurs.

Les premiers à en payer les pots cassés, ce sont les membres du personnel de caisse et de réassort; des travailleurs qui font partie de notre quotidien et dont on ignore – ou dont on préfère ignorer – les conditions de travail manifestement en cours de dégradation.

Car c’est bien cela qui ressort des témoignages anonymes que Le Soir a recueillis auprès de quatre personnes actives derrière les caisses et dans les coulisses de nos supermarchés.

La pénibilité croissante du métier, Zoé peut en parler des heures, elle qui trime aux caisses d’un hypermarché Cora en Région bruxelloise depuis près de 20 ans. «En 2000, c’était encore assez cool comme job. Mais la cadence qu’on nous impose est devenue infernale. À tel point qu’aujourd’hui, je fonctionne comme une machine. J’en viens parfois à travailler pour trois ou quatre, surtout en période de promotions. Plus question de parler avec mes collègues entre deux clients.»

... https://alencontre.org/europe/belgique/ ... faces.html
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