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Messagede Nico37 » 03 Déc 2008, 11:20

3.000 mineurs licenciés à Kopeisk (Russie)

Here is the information from the miners of Russian city Kopeisk.
3 000 miners will lose the job next month. If it happend they will lose the money for food and they can not pay rent. This is catastrofy for them and theirs families.
This is the letter of miners.
http://shraibman.livejournal.com/200496.html
Please send protest letters fom yours organisations to this fax: (351) 263-12-83


Копейск-город-спутник г.Челябинска, в котором градообразующим предприятием является Челябинская Угольная Компания, созданная государством для того чтобы люди имели работу а сейчас это 3.000(три тысячи человек-рабочих мест). Даже 90-е годы их не сокращали поскольку боялись оставить без работы большую часть населения. И что теперь? Под дудку мирового финансового кризиса владелец компании по согласованию с губернатором Челябинской области Петром Ивановичем Суминым - нам даже показывали письменное согласование(член партии Единая Россия)с 31 декабря 2008г. полностью закрывают это предприятие(шахты, две обогатительные фабрики, авторемонтный завод и прочее, прочее), хотя никакого отношения к кризису оно не имеет (уголь поставлялся только энергетикам области и значит покупателем был сам Сумин во главе а зиму пока никто не отменял!!! ) - металлургам этот уголь не подходит. Другими словами этот уголь купят только у других, а ТРИ ТЫСЯЧИ ЧЕЛОВЕК вместе с семьями ОСТАЮТСЯ ПОМИРАТЬ С ГОЛОДУ! Даже в войну так не поступали с людьми. Если бы год назад это случилось я бы Вам не написал - мы просто нашли бы работу, но не сейчас, когда максимально сокращают людей - по всей области опубликовано ВСЕГО 253 ВАКАНСИИ. И что прикажете делать. Я здоровый мужик у меня дети, жена и как жить на пособие 2 тысячи рублей, когда за квартиру придется платить 2.880-63рубля? А у моих друзей кредиты что с ними? Да еще на собрании директор попытался уговорить написать заявление по собственному желанию иначе по статье честно я не понял, он что не боится за свою жизнь или считает нас быдлом. Вы знаете мы ездили сегодня в Челябинск искать работу - из 14 человек(моя бригада) устроился лишь один и то по знакомству у остальных даже не записали телефоны!
Если то что наметили наши боссы пройдет, то для моей семьи 2008 год будет черным годом семьи.
Но настораживает тот малый промежуток времени за который нас пытаются убить: по кодексу при сокращении нас должны предупредить за три месяца до сокращения и затем еще три месяца платить выходное пособие. Они же предупредили за 1,5 недели до сокращения, что означает что очень спешат и боятся неуспеть. А когда они остановят производство, то назад вернуть ничего уже нельзя - шахты будут затоплены. Поэтому очень прошу ПОМОГИТЕ!!! Как можно в течении недели развернуть большой шум чтобы все узнали об этом беспределе до остановки производства и предотвратили трагедию. Если можете напишите об этом везде. Открытые письма презеденту, премьеру, на первый телеканал мы уже написали и отправили, но этот канал очень долгий а более быстрого мы не знаем - я уже говорил счет идет на минуты. Может быть у когото есть более быстрые каналы связи с людьми принимающими решения - помогите. Мы в принципе уже начали рассматривать вариант какой нибудь забастовки в центре Москвы, но это крайняя мера, хотя кто знает... Только шум может спасти жизни 3000 семей.. Иван Челябинская область г.Копейск. E-mail sortime@mail.ru ПРОШУ ПОМОГИТЕ ПОМОГИТЕ ПОМОГИТЕ...

Пока я думаю, можно письма протеста слать губеру. А вообще, счас пытаюсь списаться с шахтерами, чтобы вместе акцию провести в Москве.

По нарушениям ТК будем от депутата писать, но процедурные вопросы счас явно не главное.

Адрес для писем: Челябинская область. 454089, г. Челябинск, ул. Цвиллинга, 27 Телефон: (351) 263-92-41
Факс: (351) 263-12-83
gubernator@chel.surnet.ru
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Re: 3.000 mineurs licenciés à Kopeisk (Russie)

Messagede Renaissance » 04 Déc 2008, 00:26

Tout sauf en francais !
Le cyrillique n'est pas évident à comprendre
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[Russie] Les tendances du mouvement greviste en Russie

Messagede Nico37 » 17 Déc 2008, 16:06

Le Centre des droits sociaux et de travail et l'Institut des actions collectives ont fixé dans la première moitié de 2008 - 36 grèves et d'autres actions de protestation des salariés. Ils se passaient dans tout le pays – de Kaliningrad à Vladivostok. Les exigences principales des travailleurs concernent le salaire et le paiement de l'endettement d'`elle. On revendiquait moins souvent les préservations des postes de travail et l'amélioration des conditions de travail. Il est caractéristique que la plupart des interventions avait le caractère spontané. Les syndicats ou n'avaient pas vers eux aucune relation, ou tentaient de présider et "légaliser" les protestations déjà éclatant. On enregistre de plus que les conflits et les actions spontanés (les arrêts du travail, les piquets, les meetings et même les grèves de la faim – à toute leur ambiguïté) apportent plus souvent le succès aux travailleurs, que les negotiations collectives "organisées" par les syndicats. Malheureusement, aucun cas de l`occupation des entreprises par les travailleurs, du recoupement des chemins ou des actions de la désobéissance civile n'était pas marqué.
Les interventions autoorganisées les plus signifiantes au début de l'année étaient : la grève des conducteurs des taxi à Tambov (février), la cessation du travail et le meeting des personnes de l'administration municipale à Krasnoïarsk (mars), les grèves spontanées à l'usine "Rouskhleb" à Iaroslavl (mars), des laveurs des wagons à Tchéliabinsk, des ouvriers du combinat de serre "Spoutnik" à Barnaoul, des balayeurs municipaux d'Irkoutsk (avril), l'arrêt du travail par les ouvriers de chaudière d'Ienisseisk et des travailleurs de l'alimentation de Barnaoul (avril). En juin faisaient grève les travailleurs des fermes à volailles de la région de Vologda, les ouvriers communaux de Krasnoïarsk, les travailleurs de la manufacture de papier à Serpoukhov, les ouvriers des mines de tungstène à Svetlogor'e (Primorye), les conducteurs de taxi à Sochi, Irkoutsk et Mourmansk, des participants de l'expédition archéologique à Iaroslavl …
Les interventions ouvrières ne cessaient pas en automne. Les armuriers de Toula demandaient le paiement de l'endettement du salaire. À l'usine d'autobus Likinsky de la banlieue de Moscou une équipe des ouvriers a refusé de se mettre au travail, ayant appris la réduction du salaire; les protestants étaient immédiatement licenciés. Le 25 et 26 septembre, les charbonniers de Sakhaline piquetaient la ligne d'Ohta – Juzhno-Sahalinsk, en demandant le paiement des dettes du salaire. À vrai dire, ils ne bloquaient pas le trafic des automobiles. Sur l'usine des tuyaux a Pervoouralsk, les ouvriers conduisaient "la grève perlée", c'est-à-dire travaillaient «strictement selon l'instruction», qu'ont ralenti beaucoup le travail … Enfin, à Tavde (la région de Sverdlovsk) à la fin de septembre, les collaborateurs de la station de filtre se sont mis en grève. Ils demandent que les nouveaux maîtres municipaux, empaumant la société "Tavdovodokanal” fait banquerotte au printemps", leur payent le vieil endettement de salaire dans la mesure de 810 mille rub. Les travailleurs ont bloqué le verrou de la pompe de l`eau industrielle et potable; le travail de toutes les chambres de chauffe était arrêté, mais à la tentative de les lancer, il y avait une rupture. L'administration a subi les pertes considérables et maintenant cherche en vain "les coupables" courageux. Les autorites de ville promettaient de trouver l'argent en octobre, mais - sans resultat. Le 10 octobre les travailleurs ont tenu le meeting et ont menacé commencer la grève et bloquer l'eau

l'IMPUISSANCE des SYNDICATS

Si on croit les données du sondage du Centre pan-russe de l'étude de l'opinion publique, la confiance aux syndicats parmi les travailleurs russes tombe strictement. D'après l'évaluation d'interrogé, seulement 15 % de ces organisations se servent au moins de quelque influence. En 2005 aux entreprises et dans les institutions, où il y avait des syndicats (mais est seulement sur la moitié des entreprises!), ils unifiaient 34 % des travailleurs, en 2008 ce chiffre est tombé jusqu'à 24%. La plupart des syndicats de la Russie sont moins active et ils existent formellement. Seulement 6% de leurs membres participent aux grèves et aux meetings, 40 % des membres ne participent pas du tout à aucunes mesures et paient seulement les versements. Ce n'est pas étonnant que les gens ne se dépêchent pas de s'adresser au syndicat : entraient ainsi seulement 4 % des interrogés. La conclusion, que les sociologues n'ont pas fait (bien qu'il s'impose lui-même): les syndicats agissant sont une cinquième roue dans le char du Système. Si nous voulons protéger les besoins et les intérêts, nous devons créer de nouveaux, les tout à fait autres syndicats – sans bureaucratie, sans passivité, sans esprit de conciliation avec les autorités, avec les regards précis sur les voies de la résistance et la réorganisation de la société.

(Tire du journal “L`Action Directe” de la CRAS-AIT, no.29)
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Messagede JPD » 13 Juil 2009, 16:45

La terreur politique dans la Russie de 2009

Les nouvelles de Russie ne sont pas si fréquentes que ça.
Voici une lettre que nos camarades du centre Praxis à Moscou (<http://www.praxiscenter.ru>) ont adressé à un autre camarade qui s'occupe de la réédition de Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression de Victor Serge
Cela est tiré du site de l'OCL : http://oclibertaire.free.fr sur lequel vous trouverez encore d'autres informations sur la Russie ainsi que l'interview qui date de fin juin de deux camarades Julia Gousseva, traductrice et militante anarcho-syndicaliste, et de son compagnon Alexei Goussev, historien de l’Opposition de gauche et marxiste

Bon, je sais, cela n'est pas anarchiquement correct puisque du marxisme et des marchistes s'y glissent de manière incidieuse, mais, que voulez-vous, nul n'est parfait (sauf Alayn).


« Le 19 janvier 2009 notre camarade Stanislav Markelov, avocat défenseur des droits humains, et la jeune journaliste anti-fasciste Anastasia Barburova furent assassinés en plein jour au centre de Moscou. Notre proche collaborateur Stanislas Markelov, 34 ans, défendait les victimes de la politique du gouvernement russe en Tchéchénie, les anti-fascistes, les militants des syndicats indépendants et des mouvements sociaux. Il participa, en tant que démocrate et socialiste convaincu, à des campagnes pour la justice et la liberté en Russie et au plan international. On se souvient qu’il a présidé le séminaire de Praxis sur la situation dans le Caucase du nord au Forum social de Saint-Petersbourg en 2006. »

« L’assasinat de Markelov et de Baburova est sans conteste possible un acte de terreur politique. Dans l’hypothèse la plus probable, la responsabilité de ce crime revient aux gangsters d’extrême-droite dont l’activité va tous les jours croissant en Russie actuelle. Les attaques violentes sur les ‘non-blancs’ dans les rues de Moscou et d’autres villes sont devenues banales, et récemment on a assassiné plusieurs anti-fascistes bien connus. Parmi les autres victimes du terrorisme politique figurent Anna Plitkovskaya, Magomed Evloev, Mikhail Beketov,. journalistes qui ont critiqué le régime politique actuel de la Russie. – »

« La croissance des forces fascisantes en Russie est objectivement encouragée par l’atmosphère politique du pays. Alors que les actes de terreur politique restent pour la plupart impunis, les autorités et leurs média font une propagande effrénée sur les thèmes du ‘patriotisme,’ de l’autoritarisme, de l’orgeuil de grande-puissanceet de la dénonciation des ‘ennemis’ intérieurs et extérieurs. Dans ces conditions, on dépeint comme ‘héros’ les auteurs de crimes contre l’humanité (du passé comme du présent) et comme ‘traitres,’ ceux qui résistent. Le dernier article de Markelov, (publié sur le site de Praxis) intitulé ‘Le patriotisme comme diagnostic’ dénonçait précisément ces idées. Et une heure avant son assassinat, Stanislav avait participé à une conférence de presse pour protester contre la remise en liberté avant terme du Colonel Budanov, criminel de guerre qui avait violé et tué une Tchéchenne. Stanislav, en tant que représentant légal de ses parents, avait reçu des menaces de la part des admirateurs de ‘l’officier héroïque’ Budanov et il fut assassiné quelques jours après sa sortie de prison… »

« Le lien entre la remise en liberté de Budanov et l’assassinat de Markelov, même s’il n’est pas direct, est évident : les deux faits caractérisent la situation réelle dans la Russie actuelle. La société civile internationale ne pourra pas, par ses seules forces arrêter la terreur politique en Russie en ce moment, mais elle pourra faire pression sur les autorités et enfin les discréditer devant l’opinion publique mondiale en dénonçant leur attitude passive et parfois objectivement favorable face à la montée de la violence fasciste . Nous vous demandons donc d’écrire aux ambassades russes dans vos pays pour exprimer votre indignation devant le terrorisme politique en Russie et pour exiger une enquête sérieuse sur l’assassinat de Stanislav Markelov et d’Anastasia Baburova et la punition de ses organisateurs. »

Commentaire

Ainsi, 90 ans après la défaite de l’Okhrana tzariste dont Victor Serge étudia les archives, 70 ans après l’arrestation de Serge par le régime stalinien, 40 ans après l’ouverture/ [la fermeture] ( ?) du Goulag par Khrouchtchev et 20 ans après la glaznost de Gorbatchev, la terreur politique estde retour en Russie. J'ai donc tenu à ce que cette réédition fasse une place à ce qui se passe dans la Russie actuelle, où la 'démocratie" a eu comme résultat le retour d’une répression de type stalienien pour protéger un régime capitaliste d’État mafieux [contre la nouvelle gauche russe] ( ?). [La gauche occidentale a tendance à ignorer le problème des droits humains dans les pays ex-communistes, honteuse d’avoir si longtemps soutenu le ‘socialisme réellement existant’ de Staline et de ses successeurs. On se solidarise (comme il se doit) avec les Palestiniens, par exemple, . mais on ignore à peu près tout de la lutte courageuse des syndicalistes, socialistes, libertaires, démocrates, anti-impérialistes, et défenseurs des droits humains qui sont tous persécutés en Russie. ] ( ?)

L’ironie de l’histoire veut que ce soit le personnage de Victor Serge qui fasse le trait d’union entre cette nouvelle gauche russe et la révolution libératrice de 1917, ainsi qu’entre ces militants russes et nous. C’est en 1994 à Moscou où j’étudiais les manuscrits de Serge saisis par le Guépéou lors de son expulsion de Russie en 1936, que j’ai fait la connaissance de la traductrice et militante anarcho-syndicaliste Julia Gousseva et de son compagnon Alexei Goussev, historien de l’Opposition de gauche et marxiste. Tous les deux grands admirateurs de Serge, ils se sont engagés à nous aider (moi et le fils de Serge, Vlady Kibaltchiche) dans cette recherche. Constatant que la gauche russe avait été coupée pendant 70 ans de l’évolution du marxisme occidental ainsi que de l’anarchisme, du féminisme, du mouvement syndical ou anti-impérialiste, de l’histoire des luttes de classe, etc. nous avons imaginé de créer à Moscou une bibliothèque qui mettrait à la disposition des militants et chercheurs russes des livres et documents en plusieurs langues sur ces sujets. La Bibliothèque Victor Serge ouvrit ses portes le ler mai 1997 avec une réunion publique sur la Révolution espagnole de 1936. Elle comporte plus de 6000 documents dans son catalogue informatisé. Sur cette base nous avons créé le Centre de Recherche et d’Éducation [ ?] Praxis, qui depuis 1999 publie en traduction russe des ouvrages socialistes anti-totalitaires jusqu’ ici inconnus en Russie [entre autres La Révolution inconnu de Voline (sur le mouvement Makhnoviste en Ukraine), Marx critique du Marxisme de Maximilien Rubel, les analyses du Stalinisme de Tony Cliff et de Raya Dunayevskaya, une anthologie de la Gauche communiste en Russie, et bien sûr Les Mémoires d’un révolutionnaire et d’autres ouvrages de Victor Serge.] (voir notre site en quatre langues http://www.praxiscenter.ru) Tous les ans, Praxis organise une conférence internationale sur le thème du socialisme anti-totalitaire, et les contributions sont publiées. Anarchistes, syndicalistes, marxistes et démocrates radicaux se regroupent autour de Praxis et de l’exemple de Serge, qui conjuguait toutes ces tendances. Très engagés, ils publient une feuille d’opposition « Pensée radicale, » défendent les droits humains, et organisent la solidarité avec les réfugiés Tchétchènes. Aujourd’hui, ces activités sont de plus en plus durement réprimées, comme en témoigne l’assassinat, en janvier 2009, en pleine rue à Moscou de notre camarade Markelov, ‘disciple’ moderne de Victor Serge. J’ai donc demandé à Alexei et Julie de faire le point sur la répression politique en Russie aujourd’hui.

La suite et l'interview sur http://oclibertaire.free.fr
JPD
 
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Re: Russie

Messagede Polack » 13 Juil 2009, 19:19

Polack
 

Re: Russie

Messagede Johan » 13 Juil 2009, 19:51

Et après certains osent encore dire que la lutte antifasciste est un combat contre des fantômes...
:gun: :antifa:
Johan
 

Re: Russie

Messagede Polack » 13 Juil 2009, 19:53

mais non ça n'est pas une lutte contre les fantômes c'est juste un truc viriliste pour masquer des lacunes en termes de réflexion politique. 8-)
Polack
 

Re: Russie

Messagede Antigone » 18 Nov 2009, 17:24

Intimidation, emprisonnement, élimination... Il ne fait pas bon d'être opposant, journaliste, militant révolutionnaire dans la Russie de Poutine.
Le mode opératoire est toujours le même. On leur colle des balles dans la tête au pied de leur immeuble. Un travail de professionnels du crime. C'est dans la mafia que l'Etat recrute ses tueurs, en échange de quoi il ferme les yeux sur ses activités.

Le Télégramme - 17 nov. 2009

Russie. Un jeune militant antifasciste tué par balles à Moscou

Un jeune homme, connu pour ses activités de militant antifasciste, a été tué lundi soir par balles par un inconnu dans l’entrée d’un immeuble à Moscou, a annoncé le comité d’enquête du parquet mardi dans un communiqué.
La victime, née en 1983, et dont l’identité n’a pas été révélée, a été la cible des coups de feu peu avant 21 h (18 h GMT) et a succombé sur place.
Autre source (http://forum.actionantifasciste.fr/view ... f=4&t=1984)

Un jeune militant antifasciste, surnommé “Brise-mâchoires” pour ses actions musclées contre les nationalistes, a été tué par balles en bas de chez lui, un crime qui témoigne selon des experts d’une inquiétante poussée de violence dans les milieux extrémistes en Russie.

La victime, Ivan Khoutorskoï, 26 ans, a été abattue hier peu avant 21h (18h GMT) à l’entrée de son domicile à Moscou et a succombé sur place, a annoncé le comité d’enquête du parquet mardi. Son meurtrier est actuellement recherché.
“Selon les (premiers) éléments de l’enquête, le jeune homme tué était un membre actif d’un mouvement antifasciste”, a indiqué le comité, qui précise que cette piste sera suivie de près par les enquêteurs.

Selon le mouvement de gauche IKD (Institut d’action collective), dont la victime était un sympathisant actif, Khoutorskoï était “l’un des leaders informels du mouvement de jeunesse antifasciste”.
“Pour la majorité des amis d’Ivan, il est évident que le meurtre a été commis par des (néo)nazis russes”, souligne le mouvement sur son site internet, où figure également une photographie du jeune homme, cheveux rasés et T-shirt noir sur des bras musclés.
L’IKD note que des sites internet de la mouvance ultranationaliste publient régulièrement les noms et adresses des sympathisants antifascistes “en appelant à leur élimination”.
Khoutorskoï avait déjà réchappé à trois agressions depuis 2005: la dernière remonte à janvier 2009, lorsque le jeune homme avait reçu un coup de couteau dans le ventre après une rixe, relate IKD.

Selon Alexandre Verkhovski, directeur du centre d’information et d’analyse Sova, spécialisé dans les questions de xénophobie et nationalisme, dans la vaste galaxie antifasciste, Khoutorskoï appartenait à la catégorie “combattants”, chargés de “mener une guerre de rue” contre les nationalistes.
Pour s’entraîner, il organisait notamment “des tournois de +mixfight+ un genre de lutte sans règles”, et assurait aussi la sécurité lors des concerts antifascistes, a-t-il expliqué.
Selon lui, ce meurtre et les conditions dans lesquelles il s’est déroulé sont un signal inquiétant: “La violence s’accroît, la confrontation devient plus acharnée. Avant, on tuait les antifascistes à coups de couteaux. A présent c’est avec des armes à feu”, a-t-il remarqué.
Fichiers joints
Ivan Khoutorskoï.jpg
Ivan Khoutorskoï.jpg (28.58 Kio) Vu 3230 fois
Antigone
 

Re: Russie

Messagede Phébus » 20 Nov 2009, 05:03

Le site des communistes libertaires russes a publié un hommage en anglais à ce militant. Si quelqu'un veut le traduire en français, Anarkismo serait preneur...

http://avtonom.org/index.php?nid=2857

17.11.2009 | A gentle bonecrusher


The life and death of Ivan Khutorskoy

Yesterday evening, Monday the 16th of November, 26 year old anti-fascist Ivan “Vanya Kostolom” Khutorskoy was shot to death at the entrance to his home at Khabarovsk street in the east side of Moscow; according to some information with two shots to his head.


Vanya was a great figure in the Russian anti-fascist movement, and I am sure many people will write down their memories of him in thedays, months and years to come. But as of today most of his friends are too angry and too shocked, at the loss of this friend and comrade.


My first memories of Vanya are from around 2004, I was running anarchist distro at a concert in R-Club. By that time I wasn't going to gigs too often, so most of the faces were unknown to me. It was before the period when after the murder of Sasha Ryukhin when Moscow hardcore went completely underground. Thus the concert was openly announced, and you could not be sure who was around. So I was a bit wary of the skinhead crowd, especially this one big guy. But there was no reason to worry, Vanya being there was actually the best guarantee that any trouble would be handled.


I do not know where Vanya got his nickname “Kostolom”, “Bonecrusher”. Maybe it was some kind of joke, as it is hard to imagine a more friendly and humorous guy than Vanya.


Last time I saw Vanya was at the “No surrender” mixed martial arts tournament, organised on the 10th of October this year in Moscow. The tournament was organised in memory of another murdered anti-fascist, Fyodor Filatov. Vanya was the referee, as seen in the photo above. Vanya was well-trained in Sambo, a martial arts developed in Soviet Union which is still popular in the region. He he had some success in tournaments and he achieved the degree of Candidate for Master of Sports of Russia. He also competed in arm-wrestling. This was one of the reasons that made him especially feared and hated among Nazis, since they attempt to picture their enemies as weak alcoholics and junkies. Few Nazis could match up to Vanya in a fair fight, this is why they attacked him with razorblades, screwdrivers and knives, and when even that did not work out, with a gun.


Before that my last meeting with him was outside the Ska-P concert last May. None of my friends had enough money to pay 30 euros for a concert of Spanish ska-punkers, but we decided to give out free anti-fascist papers outside. After all, on the concert poster the group was in anti-fascist t-shirts – not a big thing in Spain, but something for which a musician may have to pay with his life in Moscow. Thus handing stuff outside was not any worse than leafletting random people at the street. Vanya and a number of other people were asked to cover us.


The reaction of semi-yuppie clubbers and punks to our papers was mixed – obviously many were there just to party. Then a phonecall – another group of comrades was in a trouble few kilometers south, followed by a larger mob of Nazis. Our cover had to move to clear things out. I had no plans for a fight that evening, but I had little choice – having distributed anti-fascist papers to hundreds of people, going wandering around afterwards alone could easily end up with 5 inches of steel between my ribs. So I had to stick with the crew.


We met with the other mob and regrouped. Vanya warned about not attacking as soon as Nazis were in sight due to the fact that they would figure out that they were outnumbered and just run away and never get caught. But people could not hold themselves back. 100+ meters was way too much distance to close the gap, Nazis ran to alleys and jumped over some fences, no one was caught. I was in bad shape so I could not run as fast as the rest, Vanya simply didn't run because he knew it was pointless. So we were left behind the mob with some girls who avoided being in the frontline, and together we took a look around if any Nazis had hidden in an alley to our side.


Later that evening, another regroup – some asses kicked, some more missed opportunities. But it would be pointless to tell all these stories – while I was an unusual guest, for Vanya beating up Nazis was as routine as waking up in the morning. To tell one of these stories would be to tell nothing, as there are hundreds of them.


Vanya was a common face in the punk scene since the beginning of the century. Anti-antifa websites have large galleries of him, the oldest photos with a mohawk hairstyle. He was not in the first Moscow Antifa generation which got together around spring of 2002, but when he joined up in 2003-2004 he stayed for good.


Sometimes, after such tragedies, there is a kind of sad body-snatching match going on where everyone wants to claim a dead hero – that was the case for example with Stanislav Markelov, who, while still alive was a prankster who told to anarchists that he was a social-democrat, and to trotskists and stalinists that he was an anarchist, just to frustrate everyone.


With Vanya, any such post-mortem claims would be a misrepresentation any way you look at it, as every clique and crew in the scene considered him one of their own, and he was respected and loved by absolutely everyone. Vanya considered himself a RASH skinhead, which did not hold back the apolitical and patriotic Moscow Trojan Skinheads from considering him as one of them. Anarchists of course considered Vanya one of the anarchists, and it is true that Vanya had an anti-authoritarian and social position and was always ready to provide security for anarchists events. But he did not live for activism – he lived for the streets and for punk rock.


He was as sharp as a razorblade, and he finished his juridical studies at the Russian State Social University with a “red diploma”, that is a diploma “with excellence” given to students in the region of the former Soviet Union who have almost exclusively the best possible grades. As there are few people with juridical studies in the scene, I had some hopes that Vanya would join the ranks of the activist lawyers when he would retire from street fighting one day – even before he was murdered, Stas Markelov was overhelmed with legal cases from our movement and had trouble in dealing with them alone. Vanya and Stas knew each other well, and Vanya also provided security to some press-conferences held by Stas. Most recently Vanya worked as a lawyer in “Deti ulitsy”-center (“Children of the street”), which works with street children and other children with difficulties.


Of course people now ask why he went to his flat that evening, although his address was posted all around in the Nazi websites. Vanya often stayed in other places. Maybe he had some important business with his family, maybe he just spit in the face of death, having survived so many attempts on is life.


Vanya was jumped the first time in 2005 and his head was cut with a razorblade. This incident was recorded with a CCTV camera and used in a TV documentary of NTV channel, which is available online here:

http://rutube.ru/tracks/663741.html?v=2 ... cc8558fb5d . Next time, in the autumn of the same year, they attempted kill him – his neck was punctured 6 times with a sharpened screwdriver, which is a popular weapon among Russian Nazis as it punctures deeper than a knife. Any of these strikes could have been lethal, but miraculously none of them hit arteries and he survived. This incident was also recorded to a CCTV camera, but cops had little interest in investigatingand they didn't even check the recording! It took more than half a year for Vanya to fully recover from this attack.


In January of this year, Vanya was stabbed in his stomach during a street fight, this wound was almost lethal as well but he survived. And now, when everything else failed, Nazis decided to use guns – they finally succeeded. .


S2W


Vanya's father died a few years ago, he is by his mother and his sister. Donations to support friends and family with funeral costs are welcome, you may use Yandex-money account 41001411894609, or in case you do not know what that is, you may donate through ABC-Moscow: http://www.avtonom.org/donate. But in this case write to ABC-Moscow about your plans (abc-msk AT riseup DOT net, and also indicate in transfer that it is “for Kostolom friends and family”.
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Re: Russie

Messagede Phébus » 20 Nov 2009, 05:17

Aussi tiré du site de Action Autonome

18.11.2009 | Attack against office of "Young Russia" in Moscow


In evening of 17th of November, friends of Ivan Khutorskoy, anarchists and anti-fascists gathered at metro station "Tsvetnoy Boulevard" to gather financial support to family of Ivan. At least 400 people gathered there.

Soon a bus with OMON riot police and people from "Center of Counteraction Against Extremism" CPE came to disperse crowd, which was gathering peacefully and had not intentions to demonstrate at the spot.

According to texts posted to some blogs, aroup of people moved to metro, police tried to grab people but everyone was succesfully dearrested.

Later in the evening part of the people who gathered took metro to office of pro-Kremlin youth organisation "Young Russia" (Rossiya Molodaya), which is openly cooperating with organisation "Russkiy Obraz" (Russian Way), linked to suspected murderers of lawyer Stanislav Markelov and anarchist journalist Anastasia Baburova. Office of "Young Russia" was attacked with rocks, stones, flares and road signs. After attack, anti-fascists escaped.

According to anonymous statement posted to some indymedia sites (for example here: http://piter.indymedia.org/node/8659), "Young Russia" was picked as a target due to its links to neonazis.

More on Young Russia Nazi connection:
http://chtodelat.wordpress.com/2009/11/ ... led-vanya/
http://www.avtonom.org/index.php?nid=2853

More on Ivan Khutorskoy:
http://www.avtonom.org/index.php?nid=2857

In Russian: http://www.avtonom.org/index.php?nid=2856
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Re: Russie

Messagede Antigone » 23 Nov 2009, 20:04

A Moscou, le 21 novembre 2009.
L'hommage rendu à Ivan Khutorskoy par une trentaine d'amis.

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Re: Russie

Messagede Pïérô » 19 Jan 2010, 11:55

Rassemblement à Paris en soutien aux journalistes et militants des droits de l’homme russes victimes de la répression

Il y a un an, le 19 janvier 2009, l’avocat et défenseur des droits de l’homme Stanislav Markelov, et la jeune journaliste de Novaïa Gazeta, Anastassia Babourova, étaient assassinés en pleine rue à Moscou.

Un défilé en hommage aux deux victimes, initialement interdit par la mairie de Moscou, a finalement été autorisé à se tenir demain. Le "Comité du 19 janvier", constitué pour l’occasion, entend protester contre la criminalisation de la société civile et l’impunité des mouvements d’extrême-droite. En parallèle, des défilés similaires sont organisés dans d’autres villes de Russie et d’Europe.

A Paris, de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme, dont Reporters sans frontières, relaient cet appel en soutien aux militants confrontés à l’intimidation, aux agressions, ou aux menaces de mort (voir ci-dessous le texte de l’appel).

L’enquête sur l’assassinat de Stanislav Markelov et Anastassia Babourova, après avoir suscité l’espoir avec l’arrestation de deux suspects appartenant à une mouvance néo-nazie début novembre, semble de nouveau piétiner. Nikita Tikhonov, présenté comme le tireur, s’est rétracté et attribue ses aveux initiaux à de mauvais traitements et des menaces de représailles sur sa femme. Le 29 décembre, dans une requête au parquet, il expliquait avoir été arrêté 24h avant le moment mentionné dans le procès-verbal et avoir été passé à tabac toute la nuit. Le masque noir dont il était revêtu lors de son arrestation aurait été destiné à cacher les coups qu’il avait reçus. En attendant la progression des investigations, les deux suspects, Nikita Tikhonov et Evguenia Khasis, sont maintenus en détention provisoire jusqu’au 19 avril.

Selon les enquêteurs du FSB, le même groupuscule pourrait se trouver derrière d’autres assassinats politiques perpétrés ces dernières années. Tout en saluant une détermination à lutter enfin contre l’extrême-droite qui trancherait avec le laxisme habituel des autorités, nombre de défenseurs des droits de l’homme ont exprimé leur crainte qu’un bouc émissaire tout trouvé masque une impunité persistante.

Anastassia Babourova et Stanislav Markelov avaient été abattus à la sortie d’une conférence de presse durant laquelle ce dernier avait dénoncé la libération anticipée du colonel Youri Boudanov, condamné en 2003 à dix ans de prison pour avoir étranglé une jeune Tchétchène. La jeune journaliste s’intéressait particulièrement aux mouvements néo-nazis et à la recrudescence du racisme.



Un an après l’assassinat de Stanislav Markelov et d’Anastassia Babourova en Russie, Justice et solidarité
Rassemblement à la Fontaine des Innocents Paris M° Les Halles, Mardi 19 janvier à 17H30, Paris.

Alors que va s’ouvrir l’année de la Russie en France, nous, militants de la solidarité internationale, syndicalistes, militants associatifs, défenseurs des droits de l’Homme ou amis de ceux et celles qui défendent leurs droits dans la Fédération de Russie, dans le Caucase, appelons à un rassemblement à Paris contre les assassinats politiques, à l’instar des initiatives prises en Russie au même moment.

Il s’agit pour nous de protester à cette occasion contre les répressions, assassinats, agressions, qui ont fait de trop nombreuses victimes pendant l’année qui vient de se dérouler.

Entre autres : Stanislav Markelov, avocat défendant les militants des mouvements sociaux, des syndicats et plus généralement des droits de l’Homme en Fédération de Russie, Anastassia Babourova, journaliste à Novaïa Gazeta assassinés le 19 janvier 2009, ainsi qu’au cours des derniers mois : Feodor Filatov, Ivan Khoutorskoi, militants antifascistes, Natalia Estemirova, membre du bureau de Mémorial à Grozny, Zarema Sadoulaeva de l’ONG tchétchène « Sauvons notre génération » et son mari, Makcharip Aouchev, membre de l’opposition et défenseur des Droits de l’Homme en Ingouchie... A cette liste de militants, il faut ajouter les dizaines de meurtres et les centaines d’agressions racistes qui se sont déroulés sur le territoire russe, parmi eux, Serguei Nikolaev, Bair Sambuev...

Nous voulons rappeler à cette occasion que des bandes armées, des milices paramilitaires, des agresseurs racistes continuent d’agir en toute impunité. Que l’Etat est responsable de plusieurs de ces faits, et quand ce n’est pas le cas, que la justice, la police par leur inaction et leurs mensonges, sont les complices de ces agissements. Aucune "année de la Russie" ne saurait faire l’impasse sur une telle situation.

. Nous apportons notre soutien à ceux qui luttent pour que les criminels soient poursuivis et les instigateurs des crimes jugés ;
. Nous nous opposons avec eux aux atteintes portées aux droits syndicaux et aux libertés fondamentales ;
. Nous dénonçons la répression et la criminalisation des résistances et de la société civile qui s’étend dans la Fédération de Russie, le Caucase du Nord, ceci alors que le gouvernement français va célébrer « l’année de la Russie »

A l’appel du Convoi Syndical pour la Tchétchénie, Comité Tchétchénie, Assemblée Européenne des Citoyens, Cedetim, FIDH, LDH, RSF, Comité Sokolov, Salp Reflex No Pasaran, Maison de l’Europe et d’Orient, Marches Européennes, NPA, Les Verts, Parti de Gauche...


source HNS : http://hns-info.net/spip.php?article21379
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Ca bouge en sibérie

Messagede Regolo » 21 Mai 2010, 09:04

Ici
http://al-montpellier.over-blog.com/art ... 11149.html

Affaire a suivre, leur ultimatum fini ce soir.
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Re: Ca bouge en sibérie

Messagede Kartoch » 21 Mai 2010, 11:21

Appel du РКАС aux travailleurs :


Travailleurs

Dans la nuits du 8 au 9 Mai, dans la mine Raspadskaya (Mejdouretchensk, dans le Kouzbass (Russie)) une explosion a tués vos camarades, vos frères mineurs.

La tragédie a été causée par l'administration et les propriétaires de la mine, qui, pour des raisons de profits à outrance, ont obligés les travailleurs à violer les exigences de sécurité. Actuellement, les média officiels ont signalé 66 morts, 84 blessés et 24 disparus. Raisons de l'accident : un excès soudain de méthane.
Selon un rapport officieux, le nombre de morts serait proche de 150.
L'explosion d'indignation, chez les mineurs et leurs familles, est non seulement due au deuil pour les morts, mais aussi au fait que le directeur de la mine, qui a fait un rapport au gouvernement Russe sur l'état d'urgence dans la mine, prétend que les salaires des mineurs sont de 80000 roubles/mois, alors qu'en réalité, il est d'environ 25000 (600 euros) .
La patience a des limites, et des résidents de Mejdouretchensk se sont retrouvés spontanément, sans préavis, pour exprimer indignation. Après avoir écouté et discuté avec une partie des mineurs, surtout les plus jeunes, ils ont bloqué le chemin de fer Novokouznetsk-Abakan.
Le gouvernement a bien sûr détesté ne plus recevoir d'acier, et a envoyé la police anti-émeute pour réprimer les mineurs révoltés.
Le contrôle du chemin de fer passa plusieurs fois de mains en mains. Finalement, 28 personnes furent arrêtées, les chiffres donnés par la police variant entre 6 et 17 personnes.
Actuellement, la ville est ceinturée par les forces de police, venues en renfort d'autres régions. Aux entrées et sorties de la ville, les véhicules sont arrêtés et contrôlés. En cas de protestation des mineurs, les autorités sont prêtes à jeter contre eux plusieurs phalanges de policiers anti-émeute.


La Confédération Révolutionnaire Anarcho-Syndicaliste (РКАС) encourage tous les travailleurs, peu importe l'industrie dans laquelle ils travaillent, à manifester du soutien aux mineurs du Kouzbass non-seulement le 22 Mai, mais tous les autres jours.
Sans votre soutien, il sera difficile aux mineurs de Mejdouretchensk de résister à la machine répressive que leur a envoyée l'Etat.

Les actions de l'administration, ainsi que des propriétaires de mines et d'entreprise du site de Raspadskaya peuvent à tout moment faire mourir l'entreprise, et vos familles et amis avec.
N'oubliez pas que personne ne peut rien faire pour vous, excepté vous-mêmes, et que votre force sera dans l'unité.
Unissons nous contre le capital et le visage de son administration qu'est l'Etat !
Les droits ne sont pas donnés, il faut les prendre !


Confédération Révolutionnaire Anarcho-syndicaliste
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Re: Russie

Messagede Nico37 » 06 Aoû 2010, 18:12

Russie: mobilisation citoyenne contre la destruction d'une forêt au profit d'une autoroute

KHIMKI (Russie) - Dans la banlieue de Moscou, le combat de riverains qui luttent en vain pour un coin de forêt menacé par une nouvelle autoroute, a tourné à la violence avec l'attaque en règle de l'administration locale par des centaines de jeunes gens.

Une association d'habitants de Khimki, une banlieue du nord-ouest de la capitale russe, tente depuis trois ans d'obtenir la révision d'un projet qu'elle dit empreint d'illégalité au profit d'intérêts privés.

Malgré la multiplication des manifestations, lettres ouvertes, pétitions, et l'installation d'un campement dans la forêt pour empêcher les travaux, ces Russes dont le combat local a réveillé la mobilisation citoyenne ne sont jusqu'à présent parvenus à rien. Les travaux ont commencé.

Mercredi soir, plus de 500 jeunes gens se réclamant de mouvements anarchistes et antifascistes, selon des médias russes, ont attaqué la mairie de Khimki.

Venus de Moscou, pour certains le visage masqué, ils ont pris pour cible le bâtiment, brisant les vitres ou lançant des fumigènes, et des coups de feu ont retenti, selon des images placées sur l'internet et reprises par la chaîne de télévision russe NTV. "Sauvons la forêt russe !", ont-ils écrit sur les murs du bâtiment avant de prendre la fuite.

Le mouvement des riverains de Khimki a aussitôt souligné qu'il n'avait rien à voir avec cette attaque, mais dès mercredi soir, la police russe a interpellé neuf militants pacifistes qui occupaient au même moment leur bout de forêt.

"Notre camp a été encerclé (...) et on nous a dit de quitter la forêt. Les OMON (troupes anti-émeutes) nous ont embarqués", a déclaré par téléphone l'organisatrice du mouvement, Evguenia Tchirikova. Elle a été condamnée dans la soirée à 700 roubles (18 euros) d'amende pour un feu de camp interdit dans la forêt, et libérée avec les autres militants, a rapporté la radio Echo de Moscou.

Cette petite femme mince et blonde s'est lancée dans ce combat il y a trois ans pour ses deux jeunes enfants, dit-elle.

Son association s'est adressée récemment au PDG du groupe français Vinci pour lui demander de renoncer à un contrat entaché selon elle d'"illégalité et (de) violence".

En 2008, Mikhaïl Beketov, le rédacteur en chef d'un journal local avait été violemment battu après des révélations sur ce dossier. Resté des mois dans le coma, il a été amputé d'une jambe, et l'enquête n'a à ce jour rien donné.

Le président du Sénat russe, Sergueï Mironov, a apporté jeudi un soutien inattendu à cette cause, estimant que l'attaque de mercredi soir était une "grossière provocation", et demandant que le problème soit réglé "autour d'une table de négociations".

Le chef du gouvernement, Vladimir Poutine, a lui aussi fait savoir par son porte-parole qu'il "suivait l'évolution de la situation".

Car dans un paysage politique monotone depuis l'arrivée au pouvoir de M. Poutine en 2000, ces embryons de mobilisation citoyenne se sont multipliés, au fil de l'exaspération suscitée localement par l'arbitraire des autorités, les passe-droits ou les questions environnementales.


Violente manifestation près de Moscou AFP
29/07/2010 | Mise à jour : 11:09 Réagir
Plusieurs centaines de jeunes gens ont jeté des pierres et lancé des fumigènes contre une mairie de la région de Moscou hier soir pour protester contre l'abattage d'une forêt afin d'y construire une autoroute, ont rapporté aujourd'hui les médias russes.

De jeunes anarchistes et antifascistes dont certains avaient le visage masqué, ont pris pour cible la mairie de Khimki et des coups de feu ont retenti, selon les images diffusées par la chaîne de télévision russe NTV. Ils ont scandé des mots d'ordre contre l'abattage d'arbres de la forêt de Khimki que doit traverser la future autoroute reliant la capitale russe à Saint-Pétersbourg et exhibé des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "Epurons la forêt de l'occupation fasciste. 1941-2010".

Des manifestations d'une telle violence sont très rares en Russie où les forces de l'ordre interviennent en général très rapidement, même lors de rassemblements pacifiques. Les manifestants étaient plus de 500 et la police n'a réussi à interpeller aucun d'entre eux, selon le quotidien Kommersant.

Des écologistes et riverains, qui se battent depuis des années contre le tracé de cette autoroute au milieu de la forêt, ont indiqué n'avoir aucun lien avec les violences. Neuf militants du Mouvement pour la défense de la forêt de Khimki qui a aménagé à la mi-juillet un camp au milieu de la forêt ont cependant été interpellés hier, selon la radio Echo de Moscou. "Notre camp a été encerclé (...) et on nous a dit de quitter la forêt. Nous sommes sortis et les OMON (troupes anti-émeutes) nous ont embarqués", a déclaré à Echo de Moscou la dirigeante de ce mouvement, Evguenia Tchirikova, qui figure parmi les interpellés et était toujours détenue ce matin.





L'autoroute en question est construite par la multinationale française Vinci.

Voir aussi http://chtodelat.wordpress.com/2010/08/ ... conference
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