Egypte

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Messagede ivo » 25 Jan 2013, 20:56

Egypte : où est passé le millier d'opposants à Moubarak ?
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En Égypte, des milliers de personnes manifestent cet après-midi au Caire, mais aussi à Alexandrie, Suez ou encore Port Saïd. Deux ans après le début de la Révolution, les espoirs d'une partie de la jeunesse sont déçues. Et dans certaines familles, les mamans se demandent encore où leurs enfants ayant manifesté sont passés.

Egypte

Vanessa Descouraux a retrouvé ceux qui ont fait la révolution l'an dernier, et notamment les familles de ces jeunes qui ont disparu Ils étaient partis manifester et ne sont jamais rentrés. Ils seraient un millier dans ce cas.


Egypte : les manifestants s'attaquent à des bâtiments officiels
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Les esprits se sont échauffés en Egypte ce vendredi, à l'occasion du 2e anniversaire de la révolution. Les manifestations ont tourné à l'affrontement au Caire et à Alexandrie. Plusieurs bâtiments officiels ont été pris d'assaut. À Ismaïlia, les locaux des Frères musulmans ont même été incendiés.

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Des manifestants s'affrontant à la police à Alexandrie © Reuters - Asmaa Waguih

Les affrontements entre policiers et manifestants avaient déjà débuté dans la nuit de jeudi à vendredi, aux abords de la place Tahrir, au Caire et devant le palais présidentiel à Héliopolis, dans la banlieue, à l'occasion de l'anniversaire de la révolution de l'hiver 2011. Cocktails Molotov, pétards, contre les barrages de police qui barrent l'accès aux bâtiments officiels, les heurts se sont poursuivis. Les ambulances ne cessant de faire des va-et-vient, alors que l'air de Tahrir est saturé de gaz lacrymogène. Bilan de ces heurts au Caire et dans le reste du pays : au moins 91 civils et 42 membres des forces de l'ordre blessés, selon un bilan du ministère de l'Intérieur.

Elijah Zarwan @elijahzarwan

Burning tires to block 6 Oct Bridge pic.twitter.com/0e16Zpb9
2:00 PM - 25 janv. 13
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>>> Lire aussi L'Egypte, deux ans après la révolution

Les manifestants s'en sont pris notamment à des bâtiments officiels. À Ismaïlia, un groupe de jeunes protestataires a mis à sac les locaux des Frères musulmans, avant d'y mettre le feu. D'autres ont attaqué le siège du gouvernorat, dans la ville et dans le Delta du Nil. Des bâtiments publics ont également été encerclés à Damiette et Kafr el-Sheikh.

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Des manifestants lançant des projectiles contre les barrages dressés par les forces de l'ordre aux alentours de Tahrir © Reuters Arm Dalsh

À Alexandrie, la deuxième ville du pays, neuf personnes au moins ont été touchées par des tirs de fusils à plomb, selon des sources médicales. Des milliers de personnes ont enfin défilé à Port-Saïd et Suez, où des manifestants ont jeté des pierres sur le siège du gouvernorat local.

"Les gens veulent la fin du régime", dit un slogan

Les manifestants invoquent tous l'esprit et le souvenir de la révolution de l'hiver 2011 pour demander le départ du président Morsi. "Les gens veulent la fin du régime", lit-on sur des pancartes. Régime qu'ils accusent d'être autoritaire et socialement injuste.


Sentant la contestation monter, le président égyptien avait d'ailleurs anticipé, appelant dès jeudi la population à célébrer la révolution "d'une manière civilisée, pacifique, qui préserve notre nation, nos institutions, nos vies". Les Frères musulmans de leur côté ont préféré se tenir en retrait et ont décidé de fêter cet anniversaire en lançant une campagne caritative en faveur des plus démunis.
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Re: Egypte

Messagede bipbip » 26 Jan 2013, 01:39

Communiqué du Mouvement socialiste libertaire

Communiqué suite aux inculpations à Alexandrie

Dimanche dernier, durant une séance de jugement au tribunal d’Alexandrie de policiers inculpés de meurtre des manifestants lors des affrontements de janvier 2011, les forces de police chargées de surveiller le tribunal se sont mises à provoquer les familles des victimes et des militant-e-s venu-e-s les soutenir pacifiquement comme lors des séances précédentes. Après les provocations, les forces de police ont chargé violemment la foule. La charge est rapidement devenue une course poursuite contre toute personne se trouvant dans les parages, les tabassages et arrestations se faisaient de toute part. Trente et une personnes ont été interpellées et transférées à la tristement célèbre prison elgharbanyat dans la région de la ville Borg El Arab (45 kilomètre au sud d’Alexandrie) sans permettre aux inculpé-e-s de contacter leurs proches et leurs avocats.

Parmi les inculpé-e-s figurent quatre de nos camarades, malgré qu’ils n’aient participé ni au rassemblement de soutien devant le tribunal ni aux affrontements avec les forces de police. Ces camarades sont :

1. Mohamed Ezzdine
2. Amir Asaad
3. Mohamed Albadri
4. Houssine Mohamed.

Ils étaient en train de prendre un café après une diffusion habituelle de tracts, ce qui nous laisse supposer que leur arrestation n’était pas improvisée mais plutôt préméditée. Car ces camarades comptent parmi les membres les plus actifs du MSL, ils sont de toutes les grèves et de toutes les manifestations, et les services de renseignement les connaissent très bien. Les accusations retenues contre les 31 inculpé-e-s sont : association de malfaiteurs en vue d’action de vandalisme et de destruction de bien public, utilisation de la violence contre les représentants de l’ordre publique.

Ce mercredi 23 janvier, une séance a été tenue pour voir si l’emprisonnement était prolongé, sauf que les forces de police n’ont pas voulu transférer les inculpé-e-s prétextant le trouble à la sécurité que leur déplacement impliquerait. Le procureur a validé cette décision absurde des forces de police en reportant la séance au mercredi 30 janvier au tribunal de Borg El Arab et non au tribunal de Menchia (Alexandrie) où ont eu lieu les affrontements. Cette décision condamne les inculpé-e-s à rester encore 10 jours en prison sans justification légale. Malgré cela, les médias et les organisations de défense des Droits de l’Homme restent sous silence.

Nous accusons le ministère de l’intérieur d’abus et de vengeance à l’encontre de nos camarades et des autres inculpé-e-s, que ce soit pour la violence de la répression ainsi que pour l’emprisonnement sans charges établies durant 10 jours dans une prison sous haute surveillance, alors que leur emprisonnement est soi disant « préventif ».

Nous accusons aussi le gouvernement fasciste des frères musulmans d’être derrière cette répression, contre toute personne et tout comité populaire revendiquant ses droits, ainsi que ceux et celles qui les soutiennent, contre le pouvoir et ses acolytes.

Malgré l’inculpation de nos camarades, nous ne nous résignerons pas à accepter l’arbitraire de l’État, et nous faisons appel à la solidarité de toutes les organisations anarchistes et révolutionnaires à travers le monde. Nous vous demandons de manifester votre soutien pour nos camarades devant les ambassades et consulats égyptiens.

Notre lutte continuera jusqu’à l’abolition de l’État et du capitalisme.


Mouvement socialiste libertaire, Égypte

24 janvier 2013
Traduction: Alternative libertaire

http://www.anarkismo.net/article/24772

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Messagede ivo » 26 Jan 2013, 10:15

Egypte : huit morts à Suez, plus de 450 blessés ce vendredi
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L'Egypte célèbre ce vendredi les deux ans de la révolution. Plusieurs manifestations ont eu lieu, entraînant des affrontements entre la police et les manifestants. A Suez, huit personnes ont été tuées par balles. Une autre a été tuée à Ismaïlia. Les autorités annoncent plus de 400 blessés.

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Affrontement entre policiers et manifestants à Alexandrie © Reuters - Asmaa Waguih

Ce vendredi, en une journée, neuf personnes ont été tuées et au moins 456 ont été blessés, selon le ministère égyptien de la Santé. L'Egypte célèbre dans le sang les deux ans de la révolution. Les manifestations ont tourné à l'affrontement au Caire, à Alexandrie et dans plusieurs villes égyptiennes.

Vendredi soir, à Suez, huit personnes, dont un policier, ont été tuées par armes à feu. Une autre personne a été tuée à Ismaïlia, dans le nord du pays. Les victimes ont été touchées par balle à la poitrine et au ventre. Le responsable de la sécurité publique de Suez a demandé le déploiement de troupes de l'armée égyptienne samedi matin.

Dans un communiqué, le président Morsi a affirmé avoir l'intention de "poursuivre les criminels et les livrer à la justice". Il a appelé les Egyptiens à manifester leur opinion de façon pacifique.

Cocktail molotov contre lacrymo

Selon notre correspondante en Egypte, Vanessa Descouraux, "le poumon de la révolution est asphyxié". La place Tahrir est "inondée de gazs lacrymogènes lancés par la police". Les autorités répondent aux jeunes qui sont épaulés par les "black bloc" (regroupement éphémère d'individus dans une manifestation qui utilisent souvent la violence).
Sur la place Tahrir, une énorme pancarte a été déployée à l'encontre du président Mohamed Morsi : "Dégage, dégage !".

"C'est pire que Moubarak"
pour une manifestante - Les précisions de Vanessa Descoureaux, sur la place Tahrir

Inès Bel Aïba @InesBelAiba

Des ambulances traversent la foule #Egypte #Tahrir http://twitpic.com/by6q0l
6:27 PM - 25 janv. 13
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Dans le Nord de l'Egypte, à Ismaïlia, les manifestants ont mis le feu aux locaux des Frères musulmans. D'autres ont attaqué le siège du gouvernorat, dans la ville et dans le Delta du Nil. Des bâtiments publics ont également été encerclés à Damiette et Kafr el-Sheikh.

Dans la soirée, il y a également eu des affrontements devant les locaux de la télévision d'Etat. "Le cœur du Caire ne vibre plus au son des slogans, c'est le ballet des ambulances qui résonne", rapporte la correspondante de France Info.

A relire >>> Egypte : les manifestants s'attaquent à des bâtiments officiels

Contre les super pouvoirs du président

L'opposition dans la rue ce vendredi, est descendue avec le même mot d'ordre qu'il y a deux ans : "Pain, liberté, justice sociale". Depuis le mois de novembre, la situation est tendue entre l'opposition (mouvements de gauche et libéraux) et Mohamed Morsi. Le 22 novembre, le président a annoncé qu'il renforçait ses pouvoirs, en particulier face à la justice. Le texte a été adopté par referendum en décembre dernier.

Dans ce contexte, une autre annonce pourrait envenimer la situation. Samedi, le verdict du procès des responsables présumés de la mort de 74 personnes après un match de foot est attendu. Le match avait eu lieu à Port-Saïd, le 25 janvier 2011.
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Re: Egypte

Messagede DjurDjura » 27 Jan 2013, 16:02


Égypte : les violences se poursuivent dans tout le pays



dimanche 27 janvier 2013, par La Rédaction



Des coups de feu d’origine indéterminée ont été entendus dimanche pendant les funérailles de personnes tuées la veille lors de heurts dans la ville égyptienne de Port-Saïd (nord-est), ont indiqué des témoins à l’Agence France-Presse. Des milliers de personnes participaient aux funérailles. Les tirs ont provoqué la panique et des dizaines de personnes se sont mises à courir dans les rues. Trente et une personnes ont été tuées samedi à Port-Saïd au cours d’affrontements déclenchés par la condamnation à mort de vingt et un supporteurs de football.

Parallèlement, plusieurs dizaines de manifestants ont continué dimanche à affronter la police au Caire lors d’une quatrième journée consécutive de violences, où l’opposition essaie de défier dans la rue le président islamiste Mohamed Morsi. Aux jets de pierres des manifestants répliquaient les grenades lacrymogènes des forces de l’ordre. La situation paraissait toutefois nettement moins tendue que les jours précédents, qui se sont soldés par au moins 41 morts, dont 32 pour la seule journée de samedi à Port-Saïd, à l’embouchure du canal de Suez, après la condamnation à mort de 21 accusés dans le procès des responsables présumés du drame survenu dans le stade de football de la ville en février 2012.

L’opposition laïque et libérale accuse le président Morsi et les Frères musulmans, dont il est issu, de trahir les idéaux de la révolution de 2011 et de maintenir le pays dans la crise économique. "Jusqu’à présent, aucun des objectifs de la révolution n’a été réalisé", a dit Mohamed Sami, un manifestant sur la place Tahrir du Caire. "Les prix augmentent. Le sang des Égyptiens coule dans la rue à cause du manque de considération et de la corruption et parce que les Frères musulmans dirigent l’Égypte en fonction de leurs propres intérêts." De nombreux Égyptiens sont toutefois excédés par la persistance du chaos politique et des difficultés économiques deux ans après le renversement de Hosni Moubarak. " Ce ne sont pas des révolutionnaires en train de protester", s’indigne Kamal Hassan, un chauffeur de taxi de 30 ans. "Ce sont des voyous en train de détruire le pays."


L’armée a été déployée dans les rues de Port-Saïd et de Suez, où au moins huit personnes sont mortes vendredi dans des affrontements avec les forces de l’ordre. Les Frères musulmans ont remporté toutes les élections organisées depuis 2011 face à une opposition longtemps fragmentée. Celle-ci s’est finalement rassemblée au sein d’un Front de salut national (FSN), sans parvenir toutefois à empêcher en décembre l’adoption d’une Constitution rédigée par une assemblée dominée par les islamistes.
Le Conseil national de défense, présidé par Mohamed Morsi, a condamné samedi les violences et a appelé à un "vaste dialogue national" en présence de personnalités indépendantes pour régler les contentieux et garantir le bon déroulement d’élections législatives "équitables et transparentes". [/i
]Le FSN s’est félicité de cet appel, mais a souhaité qu’un ordre du jour précis soit établi et que la mise en oeuvre des décisions auxquelles il conduira soit garantie. Le mouvement, qui avait jusqu’ici décliné les offres de dialogue, avait auparavant menacé de boycotter les élections, qui pourraient avoir lieu en avril, et d’appeler à de nouvelles manifestations vendredi. Il réclame notamment la formation d’un gouvernement d’union nationale et la tenue d’un scrutin présidentiel anticipé.

(27 janvier 2013 - Avec les agences de presse)





Egypte : 26 tués à Port-Saïd, l’opposition fait monter la pression sur Morsi



samedi 26 janvier 2013, par La Rédaction




L’Egypte a connu samedi une deuxième journée d’affrontements sanglants, avec la mort de 26 personnes à Port-Saïd (nord-est), les plus graves violences depuis l’élection du président islamiste Mohamed Morsi en juin dernier.

L’opposition a fait monter la pression sur le pouvoir en réclamant une solution politique "globale" avec un [i]"gouvernement de salut national", faute de quoi elle pourrait boycotter les législatives prévues dans les tout prochains mois.

Les affrontements à Port-Saïd ont éclaté après l’annonce de la condamnation à mort de 21 Egyptiens pour leur implication dans les violences ayant suivi un match de football l’an dernier dans cette ville. Un bilan de sources médicales fait état de 26 morts et 277 blessés.
Ces heurts interviennent au lendemain du deuxième anniversaire du soulèvement qui fit chuter Hosni Moubarak début 2011, déjà marqué par des violences entre manifestants et policiers qui ont fait neuf morts et plus de 530 blessés à travers le pays.
A Port-Saïd, des proches des personnes condamnées ont tenté d’envahir la prison dans laquelle se trouvaient ces dernières. D’après des témoins, des assaillants inconnus ont ouvert le feu en direction de la police qui a riposté avec du gaz lacrymogène.
Deux postes de police ont été pris d’assaut et des tirs nourris se faisaient entendre à travers la ville, selon un correspondant de l’AFP.
Le ministère de l’Intérieur a parlé "d’affrontements violents et sanglants". Un général de l’armée a annoncé le déploiement des militaires pour "rétablir le calme" et protéger les installations publiques.
Port-Saïd est située à l’entrée nord du canal de Suez, mais l’organisme de gestion de cette voie d’eau stratégique pour le commerce mondial a indiqué que le trafic n’était "pas affecté".
Néanmoins, selon le ministère grec des Affaires étrangères, un ferry grec en provenance du port israélien de Haïfa a essuyé des tirs samedi matin alors qu’il était ancré à Port-Saïd. Le bateau, où personne n’a été blessé, a depuis repris la mer.

Au Caire, dans la salle d’audience, le verdict a été en revanche accueilli par les cris de joie et les youyous des membres des familles des victimes.
Le président du tribunal a fixé au 9 mars le verdict pour le reste des accusés, dont 9 policiers.

En février 2012, 74 personnes étaient mortes à Port-Saïd après un match entre le grand club cairote d’Al-Ahly et une équipe locale, Al-Masry.
Ce drame, le plus meurtrier du football égyptien, s’est produit après la victoire d’Al-Masry, dont des centaines de supporteurs avaient envahi le terrain et lancé des projectiles vers ceux d’Al-Ahly. Les accusés ont récusé toutes les charges.
Les "Ultras" d’Al-Ahly, des supporteurs fervents et organisés qui revendiquent la majorité des victimes, avaient menacé les autorités de "chaos" si le verdict n’était pas assez sévère.
Parallèlement, l’opposition aux islamistes, regroupée au sein du Front du salut national (FSN), a réclamé une "solution globale" à la crise politique incluant notamment la formation d’un "gouvernement de salut national".
Faute de quoi, a-t-elle prévenu, elle boycotterait les législatives prévues en principe en mars ou avril, à une date encore à définir, et réclamerait une présidentielle anticipée alors que M. Morsi n’est en fonction que depuis sept mois.

L’opposition laïque et le pouvoir sont à couteaux tirés depuis novembre, date à laquelle M. Morsi s’est doté temporairement de pouvoirs exceptionnels afin d’accélérer un projet de Constitution rédigé par une commission dominée par les islamistes.
Des manifestations tournant parfois à la violence avaient déjà eu lieu à l’époque.
Vendredi, les manifestations et heurts à l’occasion de la "Journée de la Révolution" se sont produits dans de nombreuses villes, notamment Le Caire, Alexandrie et Suez
.
Les manifestants accusent M. Morsi et les Frères musulmans dont il est issu de trahir la "révolution" qui leur a permis d’accéder au pouvoir grâce à une élection présidentielle pour la première fois démocratique.
M. Morsi, qui a appelé dans la nuit ses compatriotes à "rejeter la violence", a participé samedi à une réunion du Conseil national de défense consacrée à la sécurité publique.

(26 janvier 2013 - Avec les agences de presse)

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Re: Egypte

Messagede DjurDjura » 27 Jan 2013, 16:19

L’Egypte des «Ikhwane» ou le consensus impossible

La face cachée des Frères musulmans




le 24.01.13 | 10h00

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Sur un panneau publicitaire de l’avenue Dokki, un large panneau publicitaire exhibe non pas un produit commercial pour en vanter les vertus, mais des…menottes.


Le Caire.
De notre envoyé spécial



Et ce slogan : «Dis non à la Constitution». Sur un mur attenant au Musée du Caire, ce graffiti : «Irhal Ya Morsi» (Morsi dégage!). L’imposant musée de couleur ocre est tristement vide, déserté par les touristes. A quelques mètres de là, une cinquantaine de tentes dressées par différents groupes d’activistes et autres partis d’opposition campent à Maydan Ettahrir en signe de défiance envers le pouvoir de Mohamed Morsi.

Ce tableau résume à lui seul le blocage actuel de la situation politique en Egypte. Et le dernier référendum sur la Constitution, censée jeter les bases de la nouvelle Egypte, n’a rien réglé. Me Kamal Al Islambouli ne mâche pas ses mots : «Cette constitution a été rédigée par des juristes médiocres» fulmine-t-il.

Cet ancien juge, qui a passé 21 ans en tant que magistrat, avant de démissionner sous Moubarak et se convertir en avocat, préside aujourd’hui le Conseil national égyptien, sorte de parlement citoyen créé peu après la révolution, pour combler le vide institutionnel laissé par l’insurrection du 25 Janvier.
Me Al Islambouli poursuit : «En dépit du fait que tout le monde reconnaît mes compétences en matière juridique et en droit constitutionnel, le régime me dénie cette qualité. Il a préféré s’appuyer sur des juristes médiocres qui lui sont affiliés. Je les connais. Certains ne sont même pas capables de rédiger correctement un acte notarié pour un deux-pièces, de là à concevoir la Constitution d’un pays…»


Les FM raflent tout sur leur passage


Pour lui, la Constitution devait être promulguée avant toute élection. «J’écumais chaque jour les plateaux télé, en criant à tue-tête que si la Constitution arrive en dernier, pour chaque pas en avant, nous ferons plusieurs pas en arrière. Ceci parce que nous n’avons pas posé les fondations. Les choses ont été conduites à l’envers. Il aurait fallu élire d’abord une Assemblée constituante. Il aurait fallu composer la constituante sur la base de la participation de tous et faire en sorte qu’il n’y ait pas un groupe qui l’emporte afin qu’elle représente tous les Egyptiens.»

De fait, ce qui turlupine une bonne partie de la société égyptienne, c’est la manière avec laquelle les islamistes ont réussi à truster tous les postes, donnant le sentiment qu’un seul groupe domine la scène, à l’exclusion de tous les autres. Il faut rappeler que le référendum et la Constitution qu’il a entérinés n’est que le dernier épisode d’une série de «conquêtes» qui ont permis aux islamistes de tout rafler sur leur passage.

Au lendemain de la révolution du 25 janvier, le Conseil militaire, dirigé alors par le maréchal Tantaoui, décide d’accélérer le processus de transition démocratique, en proposant une feuille de route dont le point de départ était l’introduction d’un certain nombre d’amendements dans l’ancienne Constitution, permettant d’ouvrir la voie au plus grand nombre pour participer aux prochaines élections.

Les Frères Musulmans se frottent les mains, forts de ce qu’ils étaient le mouvement le plus organisé. De leur côté, les laïcs et les libéraux, à leur tête Mohamed El Baradei, Amr Moussa et le parti El Wafd, plaident pour une transition plus mesurée en insistant sur le fait qu’il fallait d’abord commencer par rédiger la Constitution avant toute opération électorale, comme le plaide Me Al Islambouli.

Le 19 mars 2011 est organisé le premier référendum constitutionnel (voir chronologie).
Les islamistes appellent à voter massivement «oui».

Ils disaient : «celui qui votera ‘‘non’’ ira en enfer» se souvient Moataz Salah-Eddine, porte-parole du Wafd.

A la faveur de ce référendum, le Conseil militaire passe directement à l’étape suivante par l’organisation d’élections législatives. Celles-ci consacrent le triomphe des candidats islamistes sous leurs différents labels (Parti de la Justice et de la Liberté, Parti salafiste Al Nour, Hizb Al Wassat, parti de l’Edification et du développement…).
Cette victoire leur permet, dans un second temps, d’avoir une majorité écrasante au sein de l’Assemblée constituante, chargée de rédiger la nouvelle Constitution. Les laïcs, les Coptes et autres députés de gauche de cette Assemblée se sentent humiliés et se retirent, laissant le champ libre aux islamistes.

Résultat des courses : une Constitution sur mesure pour Morsi et les Frères musulmans.


La justice, les médias et Al Azhar en coupe réglée


Dès lors, le processus politique, engagé depuis la révolution du 25 janvier, semble s’enliser dans une transition compliquée et peu consensuelle. Ce qui pose problème, c’est la difficulté de réunir les Egyptiens autour d’un large contrat social, surtout pour une société connue pour sa diversité culturelle et confessionnelle.
«Si on analyse les chiffres, on constate qu’il y a eu 32% qui ont participé, soit 15 millions. Il y a environs 10,5 millions qui ont dit ‘‘oui’’ et le reste a voté ‘‘non’’. Si on compare cela au corps électoral, cela nous fait 20,5%. Et ceux qui n’ont pas voté pour la plupart étaient contre, donc on peut dire que 80% des Egyptiens ont rejeté cette Constitution», décortique Moussa Mostafa Moussa, président du Parti d’opposition Al-Ghad. Kamal Al Islambouli estime que le danger, aujourd’hui, est qu’après avoir fait main basse sur toutes les institutions, et après avoir renforcé son emprise sur le gouvernement à la faveur du dernier remaniement ministériel, le mouvement des Frères musulmans veut s’accaparer de l’ensemble de la société :

«Les Frères musulmans ont la présidence, le gouvernement et bientôt le Parlement. Mais cela ne leur suffit visiblement pas. Ils veulent, en plus, s’occuper de la justice, des médias, de tout. Ils veulent faire une opération chirurgicale sur le corps de la société. Il veulent changer le squelette de la société, ses veines, son sang, ses muscles et les traits de son visage, en lui imposant son moule doctrinal.

Du coup, ils lorgnent vers l’armée pour y mettre leurs hommes, idem pour l’intérieur. Ils ont jeté leur dévolu sur l’institution d’Al Azhar qui a fait preuve de modération.
*Ils veulent y mettre des chouyoukh sévères, pour favoriser des références et des interprétations rigoristes de la chariaâ.
Tout ce qui n’est pas sous leur coupe est qualifié de corrompu jusqu’à ce que les Frères mettent la main dessus. La Télévision égyptienne sous Moubarak était corrompue, et le ministre de l’Information l’a «ikhwanisée». Il a intronisé des animateurs, des producteurs, des administrateurs« Ikhwane».
Aujourd’hui, la télévision égyptienne impose un embargo aux personnalités comme moi. Je suis banni de la télévision (publique, ndlr). Ils ne veulent écouter que leur propre voix.
C’est ça le danger que représentent les Frères musulmans. Ce régime est en train de réécrire la dictature de Moubarak peut-être en pire, et sans professionnalisme aucun.»



Mustapha Benfodil
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Re: Egypte

Messagede ivo » 28 Jan 2013, 09:49

Egypte : état d'urgence décrété pour 30 jours dans trois provinces
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Dans un discours à la Nation retransmis à la télévision, le président égyptien Mohamed Morsi a annoncé un couvre-feu et l'état d'urgence, pour 30 jours, dans trois provinces du Canal de Suez, dont celle de Port-Saïd où les violences ont fait des dizaines de morts depuis vendredi. Il a également appelé les dirigeants de l'opposition à un dialogue national dès lundi.

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Des milliers de manifestants se sont rassemblés à Port-Saïd pour les obsèques des personnes tuées la veille © Maxppp

Un couvre-feu pour 30 jours. Et si ça ne suffit pas, il prendra "d'autres mesures exceptionnelles". L'heure est grave, en Egypte. Le président Mohamed Morsi a décrété l'état d'urgence dans trois provinces du canal de Suez, à Port-Saïd, Suez et Ismaïliya, pour tenter d'apaiser un peu les esprits. "Je suis contre les mesures exceptionnelles mais j'avais dit que si j'y étais contraint, je le ferais pour éviter que le sang ne coule et pour protéger les citoyens. Et me voilà les imposant." L'Egypte de Moubarak a vécu 30 ans sous l'état d'urgence.

Car à Port-Saïd, de violentes manifestations ont encore éclaté ce dimanche au cours des obsèques des 37 personnes tuées samedi lors de violences. Il y a encore eu sept morts et plus de 400 blessés.

Par ailleurs, dans ce même esprit d'apaisement, il a convoqué l'opposition à un dialogue national dès lundi. Les trois dirigeants du Front du salut national (FSN), la principale coalition de l'opposition, Hamdeen Sabbahi, Amr Moussa et Mohammed ElBaradei, ont été conviés entre autres à ce dialogue à 18h locales.

Nouvelles manifestations

L'annonce de l'état d'urgence a provoqué de nouveaux rassemblement, à Ismaïliya, où près de 200 personnes sont descendues dans les rues.

Les militants des droits de l'Homme estiment que l'état d'urgence va conférer de vastes pouvoirs à la police, pour procéder à des arrestations.

Les Frères musulmans ont accusé régulièrement par le passé l'ancien président Hosni Moubarak d'utiliser l'état d'urgence pour étouffer toute opposition et emprisonner les membres de la confrérie sans procès équitable.

L'état d'urgence en Egypte, de quoi rappeler de mauvais souvenirs... Vanessa Descouraux

mouarf ??

commentaire:
Silence des chancelleries occidentales. C'est vrai que quand on a soi même placé le bourreau sur le vitrail et qu'on lui a collé l'auréole, c'est difficile de se déjuger...
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Re: Egypte

Messagede ivo » 28 Jan 2013, 20:30

Nouvelle crise politique en Egypte
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La situation est très tendue lundi après un week-end d'affrontements entre police et manifestants. Une cinquantaine de personnes sont mortes dont 40 à Port-Saïd où les forces de l'ordre ont tiré dans la foule. Mohamed Morsi a déclaré l'Etat d'urgence dans trois villes du pays.

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Affrontements au Caire ce week end © Reuters

Un homme est mort lundi près de la place Tahrir, symbole de la révolution au Caire. La victime a été la cible d'un tir de chevrotine. C'est le cinquième jour d'affrontements entre les manifestants et les policiers. Au cours du week-end, 46 personnes sont mortes dans les provinces de Port-Saïd, Suez et Ismaïliya, obligeant le président Morsi à décréter l'Etat d'urgence dans ces trois provinces.

Le président Morsi qui a invité dans un discours à la nation dimanche soir, les représentants des forces politiques de l'opposition comme de partis islamistes le soutenant, à un dialogue au palais présidentiel au Caire ce lundi après-midi. De son côté, le gouvernement a autorisé le président à faire appel à l'armée pour maintenir l'ordre si le besoin s'en fait sentir, et "chaque fois que le président de la République le demandera".

"Dialogue vide de sens" (Mohamed ElBaradei)

Réaction de l'opposition à cet appel : "Nous ne participerons pas à un dialogue vide de sens", a affirmé lors d'une conférence de presse Mohamed ElBaradei, figure de proue du Front du salut national (FSN), qui regroupe plusieurs mouvements et partis en majorité de gauche et libéraux. Un rejet révélateur des profondes divisions qui règnent aujourd'hui en Egypte mais aussi la persistance de l'hostilité d'une grande partie de la population envers la police, accusée de violations systématiques des droits de l'Homme.
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Re: Egypte

Messagede ivo » 29 Jan 2013, 09:36

Egypte : des milliers de manifestants, malgré le couvre-feu
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A Port-Saïd, Suez et Ismaïliya, où un couvre-feu est en vigueur de 21h à 6h, des milliers d'Egyptiens ont continué à manifester ; à Ismaïliya, les habitants ont même organisé des matchs de football. Au Caire, des heurts sporadiques se sont poursuivis toute la journée. Lundi les manifestations ont fait deux morts.

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Place Tahrir, au Caire, ce lundi soir © Reuters - Mohamed Abd El Ghany

Le dialogue au point mort. Le président égyptien, Mohamed Morsi, avait convoqué l'opposition pour renouer le dialogue, en fin d'après-midi. Il s'est vu opposer une fin de non-recevoir.

Dans un climat quasi-insurectionnel, les manifestations ont duré toute la journée de lundi. "Les hommes du ministère de l'Intérieur et les milices des Frères musulmans tirent à la chevrotine depuis le toit des hôtels", racontait un militant présent place Tahrir dans l'après-midi. Une personne a été tuée par un tir de chevrotines, deux officiers et neuf soldats sont blessés.

Et en soirée, malgré le couvre-feu en vigueur dans les trois villes de Port-Saïd, Suez et Ismaïliya - où l'état d'urgence a été décrété pour 30 jours -, les manifestations se sont poursuivies. Malgré l'interdiction.

"Par notre âme, par notre sang, on te servira Port-Saïd" scandaient les manifestants qui appelaient à la chute des Frères musulmans. Une personne a été tuée à Port-Saïd, devant un poste de police. Des affrontements opposaient des manifestants aux forces de sécurité devant plusieurs commissariats de la ville.

Dans la ville d'Ismaïliya, des matchs de football ont même été organisés en soirée. Et à Suez, des centaines de manifestants se sont également rassemblés.

Etat quasi-insurectionnel ce lundi soir en Egypte. Vanessa Descouraux au Caire
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Re: Egypte

Messagede digger » 30 Jan 2013, 14:45

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Un Black Bloc a manifesté au Caire cette nuit [24/1], se préparant à des confrontations avec les forces de sécurité près de la Place Tahrir lors du second anniversaire de la révolution.

Les anarchistes ont été présents en Égypte avant, pendant et après la révolution, mais jusqu’à aujourd’hui il leur restait encore à organiser un rassemblement de masse sous la bannière de l’anarchisme. Les ultras des clubs de football d’Égypte ont été liés pendant des années avec les idées et actions anarchistes, et ils sont largement reconnus pour avoir établi le niveau de militance qui a renversé le gouvernement de Moubarak en février 2011.

La nuit dernière, l’anarchisme a quitté les murs tagués, les petites conversations et les forums en ligne d’Égypte, et est apparu au Caire, déclarant être une force nouvelle dans la révolution sociale en cours qui est née il y a deux ans, avec de multiples bombes incendiaires contre les bureaux des Frères Musulmans. Plus tard, le gouvernement a fermé les pages facebook “Black Blocairo” et “Egyptian Black Bloc”, mais elles ont été rapidement recréées.

Ils ont posté dans une déclaration mise en ligne ce matin (traduite ci-dessous) “Attendez nos prochaines attaques en réponse à la fermeture de notre page officielle…”.

Aujourd’hui le black bloc a fait sa première apparition massive sur la Place Tahrir et, peu de temps après, a incendié le Conseil Shura (Parlement Égyptien), abattu une partie du mur anti-émeute menant à la Place Tahrir et, avec d’autres, se sont engagés dans une lutte contre les forces de sécurité.

Ces déclarations et actions sont en préliminaire du deuxième anniversaire de demain de la révolution et pour ce que certains appellent “un tout autre niveau” de protestation en Égypte.

L’anarchisme et le concept du black bloc ont grandi les derniers mois à travers l’Égypte, tirant ses racines des groupes/cercles anarchistes divers qui sont apparus lors de la période révolutionnaire. Une méfiance massive parmi les jeunes envers tous les partis politiques, une critique acérée du rôle de la religion au sein de la gouvernance et l’inspiration de la résistance anarchiste dans le monde (largement symbolisée par la dernière révolte de 2008 en Grèce) ont participé à son extension.

Ci-dessous, la déclaration du Black Blocairo à propos de la fermeture de leurs sites, leurs attaques incendiaires contre des bureaux du gouvernement et leur appel à la révolte :

“Hier et après que nous ayons finis notre événement, nous avons rencontré quelque uns des mouvements révolutionnaires et nous avons décidé de nous unir ensemble dans nos attaques suivantes, et par conséquent nous avons fait nos deux premières attaques, comme nous vous l’avons dit hier :

1 – Mettre le feu aux bureaux du site d’Ikhwanonline (sites des Frères Musulmans).

2 – Mettre le feu aux bureaux d’Ikhwan dans la rue Al-Manial au Caire.

Et nous avons annoncé notre révolution depuis aujourd’hui sur la Place Al-Tahrir jusqu’à ce que l’Égypte et son peuple retrouvent leurs droits ! Vie, Liberté et justice sociale !

Black Blocairo, Les Hooligans

Attendez nos prochaines attaques en réponse à la fermeture de notre page officielle…”

http://fr.contrainfo.espiv.net/
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Re: Egypte

Messagede ivo » 31 Jan 2013, 09:31

Le pouvoir égyptien face à "la menace" Black Bloc
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Décryptage. Plusieurs manifestants ont été interpellés ce mercredi devant les bâtiments du parquet général au Caire. Ils sont soupçonnés d'appartenir à la mouvance des Black Blocs, ces activistes qui ont beaucoup fait parler d'eux lors des sommets internationaux ces dernières années. Pour la justice égyptienne, il s'agit d'une "menace terroriste".

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Les Black Blocs égyptiens ont fait leur apparition à l'occasion du deuxième anniversaire de la révolution © Reuters - Amr Dalsh

Les "BB" égyptiens ont fait leur apparition par dizaines lors du deuxième anniversaire de la révolution le 25 janvier dernier sur la place Tahrir. Depuis, ils revendiquent des "actions directes" comme l'incendie des locaux du site officiel des Frères musulmans et l'incendie d'un restaurant appartenant à l'une des figures du parti du président Morsi.

Inquiétudes du pouvoir et de l'opposition

Face à ce mouvement, le parquet général égyptien a donc ordonné mardi "l'arrestation de toute personne suspectée d'appartenir à ce groupe et qu'elle soit déférée devant le parquet". Toujours selon Talaat Ibrahim Abdallah, "l'enquête a montré que le Black Bloc est un groupe organisé qui mène des actions terroristes". C'est lors d'une manifestation pour protester contre cette décision qu'au moins quatre militants encagoulés ont été interpellés ce mercredi par la police anti-émeute égyptienne.

L'émergence de ce phénomène n'inquiète pas seulement le pouvoir. Plusieurs révolutionnaires "historiques" s'inquiètent de la spirale de violence de ces derniers jours. Ils craignent notamment les représailles des milices des Frères musulmans. Pour le parti islamique, la violence de certains Black Blocs est aussi une aubaine pour décridibiliser l'opposition, accusée d'entretenir des liens avec ceux qui "affaiblissent la nation".

Qui sont ces Black Blocs égyptiens ?

"Ce ne sont pas des enfants des rues mais des jeunes d'une vingtaine d'années. Ils sont conscientisés et sont engagés dans l'opposition depuis plusieurs mois", explique Vanessa Descouraux, la correspondante de France Info au Caire. Dans une interview donnée de façon anonyme au journal al-Yawm al-Sabi, l'un des activistes explique que les Black Blocs sont constitués de jeunes non affiliés et de membres du mouvement du 6 avril, une organisation de jeunes très active lors de la révolte qui a renversé Hosni Moubarak. Plusieurs médias égyptiens expliquent qu'il s'agit aussi de supporteurs "ultras" du club de foot cairote al-Ahly.

"C'est presque devenu une mode"

Mais depuis leur apparition sur la place Tahrir, leur nombre a explosé. "On ne peut plus vraiment savoir qui sont ces Black Blocs aujourd'hui. Dans les heures qui ont suivi la manifestation du 25 janvier, des vendeurs ambulants proposaient des cagoules noires. C'est presque devenu une mode dans les rassemblements", témoigne Vanessa Descouraux. Une mode qui a ses avantages : l'attirail du Black Bloc (cagoules et vêtements noirs, protection contre le gaz lacrymogène et armes artisanales) est très utile pour manifester de façon anonyme et se protéger lors des confrontations. Il permet aussi d'avoir une certaine visibilité auprès des médias.

"Le reflet d'une société"

Sur leurs différentes pages Facebook
(ici https://www.facebook.com/B.Bloc.Egypt ou là https://www.facebook.com/blackblocegy ), les "BB" égyptiens disent vouloir "se battre contre les fascistes, les Frères musulmans et leurs alliés militaires" pour venger leurs "martyrs". Il s'agit aussi de "libérer le peuple" et d'être les gardiens de la révolution. Delphine Minoui, du Figaro, a rencontré un ancien "agent touristique" de 21 ans reconverti en Black Bloc : "Nous étions contre la violence. Mais aujourd'hui, c'est tout ce qui nous reste !".

Pour la politologue Sophie Pommier, ce mouvement reflète effectivement une exaspération de "la rue" égyptienne : "Ils ont pensé que chasser Moubarak allait suffire, ils ont cru pouvoir faire confiance à l'armée, ils détestent les Frères musulmans et n'ont pas confiance en l'opposition libérale. La violence des Black Blocs égyptiens, c'est le reflet d'une société qui ne sait pas où elle va".

Quel rapport avec les "BB" occidentaux ?

Si les "BB" égyptiens ressemblent traits pour traits à ceux rassemblés à l'occasion des sommets internationaux de l'OMC, du G8, ou de l'Otan, leur filiation idéologique reste compliquée à établir. Contrairement aux "BB" historiques, les activistes égyptiens ne semblent pas critiquer le capitalisme, le libéralisme économique ou la société de consommation. Sur le plan de l'idéologie politique, une vidéo postée sur YouTube par "blackblocrev" permet un éclairage particulier.

http://www.youtube.com/watch?v=vniZuURE ... r_embedded
Vidéo de promotion des Black Blocs égyptiens © BLACKBLOCKREV

Pour le sociologue Francis Dupuis-Déri, universitaire canadien et auteur de plusieurs ouvrages de référence sur les Black Blocs, "cette mise en scène révèle des symboles associés aux Black Blocs en occident : drapeaux noirs, le A cerclé de l'anarchisme et un slogan anti-policier (Acab pour All cops are bastards). Mais le drapeau égyptien, c'est plutôt curieux si l'on considère la tradition anti-nationaliste des BB". Quoi qu'il en soit, "le Black Bloc est aussi une posture esthétique, qui peut-être reprise aisément : en Allemagne aujourd'hui, des troupes de choc néo-nazies défilent en formation BB", conclut Francis Dupuis-Déri.


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Re: Egypte

Messagede Pïérô » 01 Fév 2013, 01:24

Article et éléments en commentaires sur le site de l'OCL :
http://oclibertaire.free.fr/spip.php?ar ... #forum1954
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Re: Egypte

Messagede ivo » 01 Fév 2013, 19:27

Des milliers de manifestants contre Mohamed Morsi
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Des milliers de manifestants ont pris cet après-midi la place Tahrir pour protester à nouveau contre le président islamiste Mohamed Morsi. Ce dernier est accusé de trahir les idéaux d'une révolution qui l'a pourtant servi.

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Des milliers de manifestants se sont rendus place Tahrir pour protester contre le pouvoir en place © Maxppp

Les manifestations en Egypte ont fait plus de 50 morts en une semaine et elles continuent aujourd'hui dans les grandes villes de province. Les mots contre le président Morsi sont très durs et les revendications concernent aussi l'augmentation des prix et le coût de la vie de plus en plus élevé.

L'armée n'a pas l'intention d'intervenir et se contente pour le moment d'observer les manifestants et de protéger les monuments officiels. L'armée a appris que le pouvoir n'était pas son métier et qu'il était préférable de rester sur ses gardes.

Manifestations au Caire. Le reportage de Vanessa Descouraux - UN MONDE D'INFO


Nouvelles manifestations au Caire : des heurts ont éclaté
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Nouvelle journée de mobilisation vendredi en Egypte, contre le président Mohamed Morsi, accusé par une grande partie de la population d'avoir " trahi " les idéaux de la révolution de 2011. Des heurts ont éclaté au Caire ; des manifestants ont été blessés.

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Des milliers de manifestants se sont réunis sur la place Tahrir au Caire © Reuters - Mohamed Abd El Ghany

Il ne se passe quasiment plus une journée sans une nouvelle manifestation en Egypte. La colère gronde depuis plusieurs semaines, et le pouvoir doit faire face à une montée de la violence dans la rue.

Réunis depuis le début de l'après-midi sur la place Tahrir et aux alentours, des manifestants ont affronté les forces de l'ordre en leur jetant des pierres et des cocktails molotov, selon la correspondante de France Info, Vanessa Descouraux. Les policiers ont répliqué avec des canons à eau et des tirs en l'air. Au moins deux manifestants auraient été transportés à l'hôpital. Aux abords du palais présidentiel, la tension est également à son paroxysme.

La tension monte au Caire : sur place, la correspondante de France Info, Vanessa Descouraux (00:00:45)

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La place Tahrir noire de monde au Caire © Reuters Mohamed Abd El Ghany

La déception Morsi

Depuis plusieurs semaines, le président Mohamed Morsi, dont l'élection l'année dernière avait pourtant fait naître quelques espoirs, est la cible de violentes critiques. Il faut dire qu'il a pris un grand nombre de décisions très impopulaires. Nominations puis renvois au sommet de l'Etat, Constitution décriée, interventionnisme exacerbé dans le domaine judiciaire... chaque nouvelle décision jette les Egyptiens par milliers dans les rues.

Mais ce vendredi, c'est l'opposition coalisée dans le Front du salut national (FSN) qui appelle à manifester, au Caire et dans plusieurs autres villes du pays. Le mouvement qui rassemble des personnalités venant d'horizons divers, proteste contre la monopolisation du pouvoir par les Frères musulmans. Le problème est une tension de fond : l'opposition, rejointe par les défenseurs de la révolution qui avait abouti au départ de Hosni Moubarak il y a deux ans, accuse les Frères de consacrer plus de temps à tenter de régir la société selon des principes islamistes, qu'à se préoccuper de l'intérêt général. Et, en plus, le pouvoir semble incapable de résoudre la grave crise économique qui frappe l'Egypte.

Appel au calme

Pour se faire entendre, chacun semble avoir bien compris que les manifestations doivent désormais se dérouler dans le calme. Plus question d'assister aux débordements de violences, qui ont abouti à des dizaines de morts dans les rues ces dernières semaines, au Caire et à Port-Saïd notamment.

Jeudi, les principales forces politiques ont signé un document, sous l'autorité de l'institution sunnite Al-Azhar, dans lequel elles dénoncent "toute incitation à la violence". La manifestation de vendredi est donc la première depuis cet engagement voulu comme fondateur. Et l'une des figures de l'opposition, l'ancien chef de la Ligue arabe Amr Moussa l'a bien compris :

"Nous ne voulons pas d'une effusion de sang, ni de destructions. Nous voulons la liberté d'expression, nous voulons la démocratie."

Des heurts sporadiques ont éclaté vendredi près de la place Tahrir au Caire, entre manifestants et policiers, faisant voler en éclats les espoirs d'apaisement.

Dans la ville de Port-Saïd, théâtre il y a un an jour pour jour de violences à l'issue d'un match de football qui avaient fait 74 morts, le cortège est très tendu. Les habitants de cette cité portuaire n'acceptent pas le verdict rendu la semaine dernière, condamnant 21 supporters à la peine capitale. Depuis une semaine, au moins 40 personnes ont été tuées lors de véritables émeutes.

Mais la principale crainte, du côté du pouvoir comme de celui des manifestants, a un nom : les Black Blocs. Chacun craint que les membres de cette mouvance radicale, défenseurs de la révolution par tous les moyens, y compris violents, fassent basculer la mobilisation une nouvelle fois dans le chaos et le sang.

>>> A écouter : Un monde d'info, la situation au Caire
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Re: Egypte

Messagede ivo » 02 Fév 2013, 09:10

Nouvelles manifestations en Egypte : le Caire s'embrase, au moins un mort
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Nouvelle journée de mobilisation vendredi en Egypte, contre le président Mohamed Morsi, accusé par une grande partie de la population d'avoir " trahi " les idéaux de la révolution de 2011. Des heurts ont éclaté au Caire ; un manifestant au moins a été tué.

Il ne se passe quasiment plus une journée sans une nouvelle manifestation en Egypte. La colère gronde depuis plusieurs semaines, et le pouvoir doit faire face à une montée de la violence dans la rue.

Réunis vendredi depuis le début de l'après-midi sur la place Tahrir et aux alentours, des manifestants ont affronté les forces de l'ordre en leur jetant des pierres et des cocktails molotov. Les policiers ont répliqué avec des canons à eau et des tirs en l'air. Il y aurait au moins un mort, selon les médecins, tué par balle aux abords du palais présidentiel. 53 personnes auraient été blessées.

La nuit s'annonce une nouvelle fois très tendue dans les rues de la capitale, alors que la présidence a d'ores et déjà annoncé que les forces de l'ordre feraient tout pour maintenir le calme.

La Caire, une nouvelle fois sous tension : Vanessa Descouraux, correspondante de France Info (00:00:57)
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Re: Egypte

Messagede Massinissa » 02 Fév 2013, 19:39

Egypte: Morsy sur les pas de Moubarak ?
Mise à jour 1 derniers Février 2013



" Nous sommes extrêmement préoccupés par la montée de la violence lors de manifestations et de condamner la réponse des autorités égyptiennes qui ont une fois de plus utilisé une force excessive dans le traitement des manifestations », a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH, le mercredi 30 Janvier 2013.



Place Tahrir, le 25 Janvier 2012 (Mahmud Hams ®)

La Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) déplore la tragédie qui a fait au moins 53 morts et 1757 blessés depuis le 25 Janvier 2013, après de violents affrontements entre manifestants et forces de sécurité sont en cours depuis 4 jours dans les grandes villes, y compris l'Egypte Le Caire, Suez et Port-Saïd.

Les causes de décès sont les tirs à balles réelles, des oiseaux courtes pastilles et d'étouffement des gaz lacrymogènes. Selon les chiffres fournis par les avocats de l' Association pour la liberté de pensée et d'expression et le Réseau arabe d'information sur les droits de l'homme , au moins 153 manifestants ont été présentés devant le procureur au Caire, 33 ont été libérés sous caution, tandis que 11 ont été présentés l'Accusation à Al-Mahalla. Le Pas aux essais militaires pour les civils Groupe rapporté 42 manifestants arrêtés à Alexandrie. heurts ont commencé le 24 Janvier après que des manifestants sont descendus dans les rues à travers le pays marquant le deuxième anniversaire de la révolution égyptienne.

La situation s'est détériorée le 26 Janvier à Port-Saïd, Suez et Ismaïliya avec au moins 38 morts en une journée et des centaines de blessés après que la Cour a rendu son verdict final dans l'affaire de la mort de 74 supporters de football dans le stade de Port-Saïd, le 1er Février 2012.
En effet, la Cour a condamné 21 accusés de fans de football Al Masry à mort alors qu'il a reporté la peine de 9 officiers de police accusés au 9 Mars 2013. " Cette phrase n'est pas seulement un scandale en soi, il a également ouvert la voie à l'inflammation, la violence et répression. La peine de mort est une violation flagrante du droit à la vie et est considéré comme un châtiment cruel, inhumain et dégradant » a déclaré Belhassen. familles des accusés se sont réunis à la prison où ils étaient incarcérés et aurait tenté de prendre d'assaut la prison pour libérer les prisonniers.

Le 27 Janvier, un cortège funèbre à Port-Saïd transportant les victimes des affrontements antérieurs a été attaqué par des tirs à balles réelles. Des affrontements ont éclaté entre rapidement les marcheurs et les forces de sécurité conduisant à une escalade de la violence et de la mort d'au moins 6 personnes. Alors que la FIDH prend note de l'annonce du Procureur à ouvrir une enquête sur la violence, la FIDH appelle les autorités judiciaires égyptiennes de mener une enquête indépendante, impartiale et rapide, afin de s'assurer que les auteurs seront tenus pour responsables.

Par ailleurs, la FIDH a une certaine préoccupations concernant l'équité du procès, y compris le fait qu'aucun des 9 policiers ont été condamnés en dépit des faits par le gouvernement rapport de la commission qui aurait un rapport sur ​​la responsabilité des forces de sécurité en bloquant les sorties du stade qui a causé le plus grand nombre de décès par suffocation. En outre, avant le verdict, le ministère public a demandé la semaine dernière que l'enquête soit rouverte, preuve nouvelle entrée, de nouveaux arguments est accueilli et que 6 accusés soient ajoutés à la fois par rapport au dernier rapport de la mission d'enquête du gouvernement commission.

La FIDH demande aux autorités égyptiennes de faire le rapport de la commission publique d'enquête de manière à garantir le droit des victimes à la vérité, la justice et la réparation. Par ailleurs, la FIDH est très préoccupée par la décision du président Morsy de déclarer l'état de 30 jours d'urgence à Suez, Port-Saïd et Ismaïlia, car il constitue un revers majeur pour la révolution égyptienne qui a exigé un terme à la règle des 30 ans de la loi d'urgence et a donné les forces gouvernementales de vastes pouvoirs qui ont été utilisés pour systématiquement atteinte aux peuple égyptien a des libertés fondamentales.

La FIDH est également alarmé par la décision du Conseil de la Shura d'approuver le projet de loi soumis par le gouvernement permettant à l'armée à arrêter des civils dans le but de «maintenir la sécurité de l'Etat et de ses institutions vitales». Même si il a été établi que les civils arrêtés à la suite de cette loi sera soumise à des poursuites civiles, la FIDH craint un usage abusif des pouvoirs exceptionnels par le personnel militaire, qui peut, une fois de plus, se traduire par une détérioration de la situation et d'autres violations de la liberté de réunion pacifique.

Enfin, la FIDH prend note de la dernière décision prise par le Conseil de la Choura sur la formation d'une commission d'enquête sur les violences en cours. " Nous espérons que ces commissions qui ont été formées fournir la vérité sur les événements et être utilisé de les poursuivre tous les responsables de violations des droits de l'homme » a ajouté M e Belhassen.


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Re: Egypte

Messagede barcelone 36 » 05 Fév 2013, 16:56

Solidarité avec nos camarades anarchistes égyptiens !

Fondé le 23 mai 2011 au Caire, en plein cœur de la révolution égyptienne, le Mouvement Social Libertaire, non content de participer concrètement à la vague qui devait finir par emporter Moubarak et le gouvernement, a continué de se battre et de se développer, en refusant de laisser la rue et le pouvoir aux Frères Musulmans.

Sur la base d’un projet de société sans classes, débarrassée de l’Etat et du capitalisme, nos camarades égyptiens ont pris une part active aux récentes manifestations s’opposant au président Morsi, par le biais, notamment, d’un black bloc n’hésitant pas à se confronter aux forces de police. Plusieurs militants du Mouvement Social Libertaire furent arrêtés durant ces jours d’émeutes, et déferrés devant les tribunaux.

Le mercredi 23 janvier, lors d’une séance publique au tribunal d’Alexandrie, les forces de police chargées de surveiller la salle se sont subitement mises à charger sans raison la foule (tabassages et arrestations). Parmi les 31 personnes arrêtées se trouvaient quatre camarades du Mouvement Social Libertaire. Ces camarades sont:
- Mohamed Ezzdine
- Amir Asaad
- Mohamed Albadri
- Houssine Mohamed.

Ils sont accusés d’association de malfaiteurs en vue d’action de vandalisme, de destruction de bien public et d’usage de la violence contre des représentants de l’ordre public. Ils sont tous les 4 des membres actifs du MSL et sont aujourd’hui encore emprisonnés, en attente d’un jugement, au motif que leur libération risquerait de provoquer un trouble à l’ordre public.

La Fédération Anarchiste apporte son total soutien au Mouvement Social Libertaire égyptien dans sa lutte contre l’oppression, quelle que soit la forme qu’elle prenne et est solidaire des camarades arrêtés et maintenus en détention sous des prétextes arbitraires.

Au même titre que le MSL, la Fédération Anarchiste accuse le ministère de l’intérieur égyptien d’abus de pouvoir et de vengeance auprès des anarchistes égyptiens ainsi que le gouvernement fasciste des frères musulmans d’être derrière ces arrestations.

Malgré la répression, en Egypte et comme partout, notre lutte continuera jusqu’à l’abolition de l’Etat et du capitalisme !

La Fédération anarchiste
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