joe dalton a écrit:
Je pense que le problème du vote est surtout lier au problème de la taille.Voter pour avoir un certain contrôlé sur sa vie, ok. Mais dès qu'une société quelconque atteint une dimension inhumaine, cela ce résume inévitablement à l'élection de représentant ,ce qui ne peut être qu"une mascarades,l'individu le plus "désintéressé" finis toujours par être rattrapé par ses vraie motivations profondes.Comment faire pour installer une démocratie direct,quand l'on est anonyme pour la plupart? A part d'être l'utopie réalisée pour les grandes gueules,on voit mal comment ce système serait viable.
Ce n'est pas pour me moquer de toi mais si ça m'est venu tout seul c'est parce que la question que tu poses d'apparence naïve est fondamentale et en amène bien d'autres.
Elle est en rapport avec la question de la nature humaine dont parlent les croyants mais aussi Sartre sous l'angle de l'existentialisme mais aussi de la volonté de puissance dont parle Nietszche.
Mais elle est en rapport aussi avec la philosophie matérialiste Marxiste qui considère que les conditions matérielles créent la conscience.
Bref difficile de répondre donc à ça en quelques lignes.
Je vais cependant essayer de synthétiser et de concentrer au maximum ce que je pense de ça.
1) D'abord sur l'organisation sociale technique de la démocratie directe.
Techniquement les décisions peuvent être prises facilement comme tu le dis par petits groupes en assemblées sans nécessité de représentations ni de délégations. Pour cela le vote majoritaire me semble le plus adapté même si l'atteinte de l'unanimité est la réponse idéale , elle n'est cependant pas toujours possible.
Mais, comme tu le rappelles, il ne suffit pas de décider en petit comité il faut aussi le faire en grand.
Pour ce cas, il suffit d'organiser une synthèse des décisions locales et les moyens techniques de communication et de synthèse le permettent déjà maintenant et le permettront en 1000 fois + de facilité demain.
ça pour l'aspect technique mais ce n'est pas le plus important.
Le plus important est effectivement de savoir comme tu le dis si "l'individu le plus "désintéressé" finis toujours par être rattrapé par ses vraie motivations profondes"
2) Quelles sont donc les "motivations profondes" de l'individu ?
Tu sembles vouloir dire qu'elles sont celles de prendre le pouvoir et c'est effectivement ce que Nietszche developpe tout au long de sa réflexion sur la volonté de puissance. Tu en conclus sans le dire que l'homme parce que c'est dans sa nature, va réinstaller cette spirale de la domination du fort sur le faible et que de ce point de vue la démocratie directe n'est pas viable.
A cela je crois qu'il faudrait décortiquer et discuter de ce que que Nietszche entend par volonté de puissance et le remettre dans le contexte de l'époque où il a developpé sa théorie.
Je crois comme Nietszche que l'homme est animé par une volonté de puissance. Est-elle inscrite dans ses gènes où le résultat d'une adaptation à sa nécessité de survie ? Je n'en sais rien. Je pense juste qu'elle existe.
Seulement voilà ce que je pense aussi et surtout c'est que cette volonté de puissance est pervertie par le système social dans lequel il évolue depuis le début de l'histoire humaine, systèmes qui correspondent sans doute d'ailleurs à l'état de son évolution.
Cette volonté de puissance s'est donc exprimée jusqu'à présent de façon pervertie par une volonté de domination sur l'autre.C'est ce qui a engendre et engendre toujours la fameuse "exploitation de l'homme par l'homme".
Je pense quant à moi que la volonté de puissance brute et originelle de l'homme est celle qu'il cherche par rapport à lui même et que seule une organisation sociale où chacun fonctionne "à chacun ses besoins à chacun ses moyens" lui permettra d'arriver à cet objectif.
Viennent ensuite le fait développé par la philosophie Marxiste, et je suis d'accord avec elle sur ce point, que "ce sont les conditions matérielles qui créent la conscience" et à partir de là dans des conditions matérielles favorables et des rapports sociaux justes, la conscience humaine individuelle et collective évoluera vers une coopération des intelligences au lieu du conflits animés par les rapports de force.
Voilà en trés gros pourquoi je pense que la démocratie directe est non seulement viable dans le réel mais l'unique voie d'avenir pour les fonctionnements sociaux des hommes et des femmes.
à développer bien sur le cas échéant.
Marrant je n'ai cité aucun auteur anarchiste, les puristes m'en excuseront
