Algérie

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Messagede DjurDjura » 04 Mar 2013, 19:26

la police réprime un rassemblement devant le tribunal de Tizi-Ouzou





ODH Tizi-Ouzou :
Aujourd’hui matin, une centaine de villageois venus de Thalla Khelil, d’Ath Douala ont organisé un rassemblement devant le tribunal de Tizi-Ouzou et cela pour dénoncer la passivité des services de sécurité suite à la disparition du jeune Laceuk Ali du village Thalla Khellil le 28 février.




A l’intérieur du tribunal, un individu originaire de Bordj Mnail, arrêté dans le cadre de l’enquête, est auditionné puis mis en liberté pour absence de preuves. Chose qui a provoqué les villageois car selon eux, le suspect est la dernière personne qui a entré en contact avec le disparu. Les villageois ont tenté de rentrer au tribunal, mais les services de l’ordre les ont dispersés par la force.





Madjid

ODH TIZI OUZOU
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Messagede DjurDjura » 05 Mar 2013, 18:17

A Ouargla, on prépare une grande marche pour exiger la démission du Gouvernement Sellal

Par Abdou Semmar | mars 5, 2013 3:53

La colère populaire bat son plein à Ouargla et dans les autres régions du sud du pays. Les récentes déclarations du Premier Ministre, Abdelmalek Sellal à propos du sentiment séparatiste qui menace l’unité nationale, la répression, les arrestations arbitraires et les poursuites judiciaires lancées à l’encontre des chômeurs qui militent sur le terrain pour défendre leurs droits sociaux, ont fini par provoquer l’indignation de la population locale.

Dans ce contexte, la société civile a décidé de se mobiliser pour organiser une grande marche populaire à Ouargla afin de réclamer haut et fort la démission du Gouvernement Sellal, un gouvernement accusé de tous les maux au sud du pays. Une marche à travers laquelle les habitants du sud vont clamer leur attachement à l’unité nationale et leur amour pour la patrie afin de démentir les déclarations du Premier Ministre, Abdelmalek Sellal, lequel est accusé de vouloir mettre de l’huile sur le feu en révélant de fausses informations.

« Nous sommes des Algériens, nous aimons notre pays et nous le défendrons. Le régime veut détourner l’attention des algériens en leur vendant des menaces qui n’existent pas. Ici, au sud, personne ne souhaite l’indépendance ou l’autonomie. En revanche, nous réclamons nos droits sociaux et notre part des richesses nationales. Nous n’acceptons plus les discriminations », confie, pour sa part, Tahar Belabès, porte-parole du Comité national de défense des droits des chômeurs (CNDDC), dans une déclaration à Algérie-Focus.

Notre Interlocuteur figure parmi les organisateurs de cette marche populaire qui aura lieu le 14 mars prochain à Ouargla.

« Nous espérons organiser une grande marche pour dire à Monsieur Sellal : Dégagez ! Il nous a méprisé avec ces déclarations fallacieuses. C’est lui qui tente de semer la zizanie entre le nord et le sud du pays. En plus, son gouvernement encourage la Hogra et ne fait absolument rien pour la jeunesse et la population du sud », explique encore Tahar Belabès selon lequel des partis politiques, à l’image du FFS, ont affiché leur volonté de participer également à cette marche pacifique.
Selon les précisions fournies par notre interlocuteur, une réunion de travail se tient en ce moment à Laghouat pour préparer cette grande marche. Les chômeurs et d’autres acteurs de la société civile envisagent aussi d’occuper une importante place publique au centre d’Ouargla pour y organiser un grand rassemblement en signe de protestation contre la mauvaise gouvernance dont est victime le Sud…

ALGERIE FOCUS

Mourad TCHIKO syndicaliste SNAPAP arrêté par la police à Alger
By admin On 5 mar, 2013 At 05:41

URGENT

La Police est intervenue pour réprimer et embarquer des délégués et adhérents du SNAPAP lors de la tenue du rassemblement de protestation devant le ministère des travaux publics.

Parmi les personnes arrêtées TCHICO MOURAD

Image

RAPPEL: LE RASSEMLEMENT SE TIENT PAR SOLIDARITE AVEC LES DELEGUES DE LA FEDERATION DES TRAVAUX PULICS QUI ONT ETE TRADUITS EN JUSTICE PARCQU’ILS REFUSENT D’ALLER GONFLER LES RANGS DE L’UGTA OU DU RETRAITE FELFOU


Les jeunes de pré-emploi en marche en Algérie
By admin On 5 mar, 2013 At 02:53


Image

communiqué
Ce jour le 04 mars 2013-03-04, les jeunes du pré-emploi sont sorti par milliers à travers tout le territoire national, où il y avait plus de 1000 protestataires rien qu’à m’sila, les jeunes ont rappelé leurs revendications à savoir la nécessité de les intégrer dans des postes de travail décents, et mettre fin au système de contractualisation, et à l’emploi précaire.

Les jeunes qui ont répondu à l’appel du comité national des contrats pré-emploi et filet social affilié au SNAPAP, ont adressé un message clair aux autorités publiques, un message qui comporte l’impératif de prendre au sérieux les problèmes sociaux liés au chômage et au travail précaire, et de rompre avec les politiques de colmatage, de replâtrage, et de fuite en avant.

Cette action se veut une preuve, et un indice fort de l’émergence de la conscience des jeunes algériens et de leur conviction par la démarche du comité et celle du SNAPAP, qui tend à lutter contre le chômage et l’emploi précaire, pour instaurer une politique d’emploi judicieuse qui prendrait en charge tout les revendications légitimes des jeunes et des masses laborieuses du pays.

Les jeunes du pré-emploi et filet social, se sont donner un rendez vous le 17 mars 2013 à Alger pour un rassemblement national.

Le chargé de communication
MEKKIDECHE Idriss.
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Messagede DjurDjura » 05 Mar 2013, 18:29

» 900 travailleurs clament en ce moment “Amar GHOUL dégage
By admin On 5 mar, 2013 At 02:51

URGENT

En ce moment plus de 900 travailleurs du secteur des travaux publiques tiennent un sit-in devant le ministere des travaux publiques à ben aknoune, l’appel à cette action a été lancé par la fédération nationale du secteur des travaux publiques affiliée au snapap.
Les travailleurs sont en colère, ils scandent :
* Amar ghoul dégage !
*Non à la corruption.
* Non à la repression.
* oui pour le dialogue.


Les policiers se sont violemment intervenu pour empecher le sit-in et disperser les protestataires qui sont déterminer à continuer le combat jusqu’à ce que le ministere se mette au dialogue pour :
Réintégrer leurs collègues syndicalistes suspendus, et réaliser toutes leurs revendications légitimes
.


jca
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 06 Mar 2013, 19:48

Témoignages de Mourad TCHIKO à propos de son arrestation :
By admin On 6 mar, 2013 At 01:13 |

« 10 syndicalistes ont été relâchés après avoir été arrêtés ce jour 05/03/2013 à 16 h 30 par la police qui a usé lors de son intervention musclée de propos injurieux ainsi que de la violence gratuite avec des coups ayant provoqué des blessures comme ce fut le cas de Mourad TCHIKO membre du bureau national du SNAPAP.

Un officier supérieur le menaça « toi tu fais ce que tu veux sur facebook et nous ici on fait ce que nous voulons ».

Un autre policier de grade lieutenant lui déclara « Moi, je suis venu te chercher spécialement et ce soir tu passeras la nuit au commissariat ».

Un autre officier en tenue civil insulta TCHIKO Mourad : « Là où il y a la merde, on te trouve ».

Comme les syndicalistes arrêtés ont remarqué une solidarité des habitants de Ben Aknoun en citant le cas de cette vieille dame qui devant la brutalité policière leur dit : « Ce sont nos fils, pourquoi vous les traitez ainsi ? »

Un des policiers répond à la vieille avec un langage des plus vulgaires. »

C’est la police, cette institution publique au service des citoyens ! Est-ce ainsi que les hommes vivent ?


JCA

La tension monte d’un cran à Laghouat

Les chômeurs excédés par le harcèlement judiciaire




le 06.03.13 | 10h00

Image
zoom | © Photo : El Watan


Pour avoir organisé un sit-in devant le bureau de main-d’œuvre local, 23 chômeurs de Laghouat sont accusés «d’attroupement illégal, d’incitation à attroupement et de destruction de biens d’autrui». Les peines requises pour des faits, somme toute, mineurs vont d’une année à 5 ans de prison ferme.


Laghouat.
De notre envoyé spécial


Les chômeurs du Sud ont battu le rappel des troupes. Ils sont venus de Ouargla, Oued Souf, Ghardaïa, El Bayadh, Oued Rhiou, Relizane et Touggourt pour apporter leur soutien à leurs camarades qui ont comparu, hier, devant le juge du tribunal de Laghouat. Ils ont dû racler leurs fonds de poche pour se payer un billet de bus et le seul sandwich de la journée, mais ils sont là à donner de la voix, de bon matin, en face d’un tribunal transformé en forteresse imprenable par des escouades de policiers au regard soupçonneux et scrutateur.

Pour le gîte, la solidarité s’est organisée à leur arrivée, la veille au soir. Chaque chômeur de Laghouat a pris en charge un ou deux camarades d’infortune.

La fameuse hospitalité des gens du Sud les a également poussés à cotiser pour offrir un délicieux couscous aux truffes et un thé avec des cacahuètes à leurs hôtes.
Massés sur le trottoir en face du tribunal, banderoles et emblème national déployés, ils crient leur rejet de l’exclusion et de l’injustice sous toutes ses formes. Ils revendiquent principalement leur droit inaliénable à un emploi, mais aussi l’arrêt des brutalités policières et des arrestations qu’ils n’arrêtent pas de subir. Hier matin, donc, ils tenaient un sit-in de soutien à l’heure où leurs camarades étaient appelés à la barre.


Diplômes brulés


Les contrôles policiers à l’entrée du palais de justice sont stricts et rigoureux. La présence d’un journaliste d’El Watan est franchement indésirable. L’accès nous est refusé aux grilles du palais, une première fois, puis à l’entrée de la salle d’audience par des agents particulièrement zélés. Il a fallu parlementer longtemps et surtout se montrer ferme en demandant aux policiers d’assumer la responsabilité d’un refus injustifié pour qu’on daigne enfin nous accorder le fameux sésame.
A l’intérieur de la salle d’audience, ils sont 23 prévenus à s’entendre dire par le juge qu’ils sont accusés «d’attroupement, d’incitation à attroupement et de destruction de bien d’autrui». En fait de destruction, il s’agit du démantèlement de la grille en fer forgé de l’Agence nationale pour l’emploi (ANEM).

La genèse de l’affaire remonte au 20 février denier lorsque des dizaines de chômeurs s’étaient rassemblés devant les locaux du bureau de main-d’œuvre local. La veille, un autre rassemblement avait eu lieu au même endroit. Des chômeurs, universitaires pour la plupart, avaient brûlé publiquement leurs diplômes. Hier, le rassemblement qui était pourtant pacifique, a fait l’objet d’un assaut de la part de policiers qui n’ont pas hésité à se jeter à bras raccourcis sur les protestataires. Sans sommation et sans leur intimer l’ordre de se disperser, comme auront à le souligner au cours de l’audience leurs avocats.
Les policiers, comme à leur habitude, oserions-nous dire, chargent les protestataires à coups de matraque, de coups de poing et de pied.

Les coups et les insultes ayant trait à l’honneur des mères et des sœurs n’ont cessé de pleuvoir dru sur les chômeurs.
On arrête également à tour de bras. Selon des témoignages que nous avons recueillis auprès des concernés, les brutalités se sont poursuivies au commissariat de la ville. Pis encore, aucun des citoyens brutalisés ne pourra se faire établir de certificat médical, même ceux qui seront conduits plus tard à l’hôpital. Pour aller jusqu’au bout de l’arbitraire, le médecin légiste, habilité à faire les constats de brutalités physiques et à fournir des certificats médicaux, est poussé à prendre un congé.
Pour le procureur de la République, aucun des prévenus n’a témoigné avoir subi des violences physiques. Les procès-verbaux qu’ils ont signés dans le commissariat de police ne mentionnent nullement les brutalités… policières. «Amn dhalem, sidi errais !», « une police injuste Monsieur le président !», criera l’un des prévenus à l’adresse du juge.

A l’issue de l’audience des prévenus, qui aura duré un peu plus de quatre heures, c’est le procureur qui crée la surprise en demandant des peines de cinq ans à une année de prison ferme.


Rendez-vous demain à … Hassi Messaoud


Les prévenus ont reçu le soutien du bureau local de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH) qui a mis à leur disposition des avocats venus des quatre coins du pays.

Présent à l’audience, Yacine Zaïd, figure emblématique des luttes syndicales et des droits de l’homme, n’a cessé de déployer des efforts depuis des jours et des semaines pour porter assistance aux prévenus.
Les avocats montent au front les uns après les autres pour démonter les accusations pièce par pièce. Les plaidoiries sont souvent brillantes et passionnées. «De statut de victimes de l’administration et de l’injustice sociale, ces hommes qui n’ont fait que réclamer un droit garanti par la Constitution se retrouvent au banc des accusés», dira l’un des avocats.

En fin d’après-midi, le juge met le verdict en délibéré jusqu’au 12 mars pour les prévenus, divisés en deux groupes distincts. A cause d’un couteau qu’on aurait, soi-disant, retrouvé sur eux, les accusés du premier groupe repartent menottés dans leurs cellules. Dehors, les autres chômeurs remballent leurs banderoles et leur mégaphone. Ils se donnent rendez-vous demain, à Hassi Messaoud.

Selon maître Ahmim Noureddine, avocat de la partie civile, ce procès comporte deux aberrations. Pour les deux groupes de prévenus, ceux qui sont toujours détenus et ceux qui comparaissaient librement, le procureur a requis des peines d’emprisonnement de cinq ans de prison ferme pour le premier groupe et d’une année de prison ferme pour le deuxième.

Et pourtant, il s’agit des mêmes chefs d’accusation à la virgule près. La deuxième aberration est que ces peines excèdent la limite prévue par la loi dans de tels cas et qui est de 6 mois à 3 ans de prison. «5 ans de prison ferme c’est bien au-delà de ce qui est prévu par la loi», s’indigne l’avocat.

Aujourd’hui, un autre groupe de 19 chômeurs comparaît devant le juge à Hassi Messaoud. Ainsi donc, au moment où les scandales de corruption au sein de Sonatrach montrent comment des milliards de dollars partent en pots-de-vin, la justice accuse les chômeurs du Sud d’avoir réclamé du travail. Ironie du sort, eux qui ont vu toutes les portes se fermer devant eux se retrouvent accusés d’en avoir forcé une... 

Djamel Alilat


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Re: Algérie

Messagede ivo » 07 Mar 2013, 08:52

Merzak Allouache : "La société algérienne n'est pas apaisée"
...
Je constate au quotidien que la société algérienne n'est pas apaisée. Il y a régulièrement des bouffées de violence. On peut parler d'une protestation générale qui ne s'exprime pas via les partis, mais au travers d'émeutes contre le prix de l'eau, la pénurie de logements, etc. Les gens s'organisent pour protester, sans que cela aboutisse à quelque chose au niveau national. Les partis sont décrédibilisés, manipulés. Il y a un désintérêt marqué envers la politique.
...

>>>
http://www.courrierinternational.com/ar ... as-apaisee
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 07 Mar 2013, 12:22

ivo a écrit:Merzak Allouache : "La société algérienne n'est pas apaisée"
...
Je constate au quotidien que la société algérienne n'est pas apaisée. Il y a régulièrement des bouffées de violence. On peut parler d'une protestation générale qui ne s'exprime pas via les partis, mais au travers d'émeutes contre le prix de l'eau, la pénurie de logements, etc. Les gens s'organisent pour protester, sans que cela aboutisse à quelque chose au niveau national. Les partis sont décrédibilisés, manipulés. Il y a un désintérêt marqué envers la politique.
...

>>>
http://www.courrierinternational.com/ar ... as-apaisee



Pourquoi la socité algérienne serait apaisé au pays d'ali baba et des 40 voleurs !!!
je ne suis pas d'accord , il y a pas vraiment un desinteressment de la politique car la société civile, les syndicalistes, les chomeurs? les étudiants, les jeunes....... qui sont reprimés , battus, emprisonnés des qu'ils osent manifester demandent TOUS LE DEPART DE CE POUVOIR DICTATEUR
La société algérienne est excedé du pouvoir mais n'a plus peur, elle se reveille !!!!!!!






Ismas

Des étudiants protestataires évacués à l’hôpital


El Watan, 6 mars 2013

La grève de la faim des étudiants de l’Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l’audiovisuel (Ismas) prend une tournure dramatique.

L’état de santé des grévistes devient alarmant mais ne semble pas émouvoir les responsables de la tutelle. Depuis lundi soir, quatre étudiants grévistes ont été victimes de malaises et ont dû être transportés, en urgence, à l’hôpital. L’un d’entre eux a été contraint à mettre fin à son action de protestation sous peine de tomber dans le coma. «Notre état de santé est, certes, déplorable, mais nous restons déterminés à aller jusqu’au bout afin de faire aboutir nos revendications», nous dit Ali Mizi Oualaoua, l’un des étudiants grévistes.

Ces derniers sont désormais confrontés à une situation vaudevillesque : d’un côté la justice, que la ministre de la Culture avait actionnée pour mettre fin à leur action de protestation, a tranché en leur faveur en jugeant la grève légale ; de l’autre, le même tribunal les somme de quitter l’institut. Les étudiants ont reçu hier la visite d’un huissier de justice qui leur a ordonné d’évacuer les lieux. «Selon la loi, nous devons tenir notre mouvement de protestation dans l’enceinte de notre institut, alors comment un tribunal peut-il donner deux décisions contradictoires ?», s’interroge Ali Mizi Oualaoua, déplorant que les portes du dialogue soient fermées.

Après de nombreuses grèves cycliques, les étudiants de l’unique institut des métiers des arts du spectacle et de l’audiovisuel ont décidé, le 24 février dernier, de radicaliser leur mouvement. Leurs doléances portent sur la mauvaise qualité de la formation, l’absence de matériel, la revalorisation de leur statut ainsi que de leur diplôme. Après s’être enivrés de l’éphémère espoir d’une amélioration de leurs conditions pédagogiques – suite aux promesses que la ministre de la Culture a faites il y a deux ans –, les étudiants ont aujourd’hui la gueule de bois. Chaque soir, près de 90 étudiants passent la nuit dans l’enceinte de l’institut de Bordj El Kiffan pour réclamer, entre autres revendications, qu’on se penche sur l’état de la culture en Algérie.


Amel Blidi
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 11 Mar 2013, 15:45

Entretien avec Tahar Belabès, porte-parole du Comité national des chômeurs




« Nous allons répondre à Sellal qui nous a traités de cherdima »

Propos recueillis par Hadjer Guenanfa
TSA 09 03 2013


Pourquoi comptez-vous organiser une nouvelle manifestation le 14 mars prochain ?

Notre premier objectif est de répondre aux déclarations de Abdelmalek Sellal (Premier ministre, ndlr) qui nous a traités, le 24 février dernier à In Amenas, de « cherdima », c’est-à-dire un groupe de malfaiteurs.
Nous avons lancé un appel à tous les patriotes pour participer avec nous afin d’insister sur l’importance de l’union nationale, car on nous traite aussi de scissionnistes. Nous allons demander le départ du gouvernement Sellal, qui s’inscrit dans le prolongement de la crise, et nous allons également protester contre tous ceux qui prétendent nous représenter, dont les notables qui se réunissent avec le ministre de l’Intérieur ou les élus qui ont été désignés par l’État.

Avez-vous entendu le Premier ministre prononcer le mot « cherdima » ?

Nous avons lu ses déclarations dans leurs journaux. Un député m’a parlé, hier, d’une réunion entre le Premier ministre et les élus de Ouargla. Abdelmalek Sellal leur a dit, selon ce député, qu’il n’avait pas en fait dit cela. Mais ça a été écrit et nous, nous ne l’avons pas entendu démentir.

Ne craignez-vous pas qu’il s’agisse d’une manipulation ?

Personne ne peut nous manipuler. En fait, nous n’allons pas sortir uniquement pour répondre à M. Sellal, mais aussi pour exiger une solution au problème du chômage dans notre région. Et puis, cela fait quinze jours qu’on est en train de mener une campagne (contre ces déclarations) sur les réseaux sociaux et à travers les médias, mais il n’y a aucun démenti officiel concernant ces déclarations.

On pourrait vous accuser de vouloir déstabiliser le pays dans un contexte marqué par la guerre au Nord-Mali…

Au contraire. Nous militons pour que le sud de l’Algérie ne devienne pas comme le nord du Mali.
Je vous le répète : nous sortirons aussi pour appeler à l’union nationale, car nous nous sentons divisés de l’État algérien à cause de l’exclusion et de l’oppression. Toutes les accusations (des autorités, ndlr) n’ont aucun sens parce que nous sommes les premiers à avoir peur de ce genre de chose, car nous savons que nous serons les premiers à en pâtir.

Que pensez-vous des réponses apportées par les autorités au problème du Sud, dont le récent mouvement dans le corps des walis ?

C’est une manœuvre pour faire durer la crise. S’il y avait une réelle volonté de régler les problèmes, la moindre des choses aurait été d’ouvrir un vrai dialogue avec les gens. Pour ce qui est du changement de walis, nous savons que quand il y a un problème, les autorités sacrifient des individus.
L’Etat algérien est connu pour ça, d’ailleurs. Avant, nous pensions que c’était un problème de certains responsables (locaux, ndlr). Aujourd’hui, nous sommes convaincus qu’il s’agit d’une politique.

Où en êtes-vous actuellement dans la préparation de votre manifestation ?

Nous avons lancé un appel à tous nos militants dans la wilaya de Ouargla. Et nous sommes en contact avec les militants dans d’autres wilayas, dont Laghouat, Illizi et Ghardaïa. La tenue d’un sit-in ouvert après la manifestation n’est pas exclue.

Quelles sont vos attentes ?

Nous attendons la création d’une cellule de crise spéciale pour les régions qui souffrent de problèmes, parce que les pouvoirs législatif et exécutif n’ont plus aucun sens pour nous.

Les responsables disent souvent que les jeunes du Sud veulent tous être des agents de sécurité…

Faux ! Ce sont des accusations qu’ils formulent quand ils n’ont pas de solution. La vérité, c’est qu’on cherche des postes de travail selon les compétences de chacun : directeur, chauffeur ou agent de sécurité.


TSA


Vague d'interpellations des militants du MAK à Tizi-Ouzou (actualisé)


Par Le Matin | 10/03/2013 11:54:00 |




Nous venons d'apprendre que Bouaziz Ait Chebib, président du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), vient d’être arrêté à quelques minutes du rassemblement prévu aujourd'hui à Tizi Ouzou. Selon les premiers éléments d'informations dont nous disposons, les services de sécurité ont également embarqué un certain nombre de militants.

Aït Chebib ainsi que de nombreux manifestants arrêtés.

Dans un communiqué rendu public, dimanche matin, l'Anavad dénonce l'arrestation de "Bouaziz Aït-Chebib, ainsi que deux cadres du MAK, Ahcène Cherifi, ancien détenu politique, et Boussad Becha ont été arrêtés ce matin à 9h 30 sur les lieux de l'appel au rassemblement prévu pour aujourd'hui, 10 mars, à Tizi-Ouzou à 11h". Le communiqué revient sur les circonstances des différentes arrestations : "La première vague d'arrestation a eu lieu une heure et demi avant le rassemblement. Les trois premières interpellations ont été suivies, deux heures plus tard par huit autres interpellations qui ont concerné Mme Kamira Nait-Sid, cadre du MAK, vice-présidente du Congrès mondial Amazigh, et huit autres cadres du MAK :Mme Hassiba Abassène, Djaffar Kennane, Ahcène Graichi, Abdellah Gherab, Babaci Sofiane, Remdhan Bouakkiz, et Said Tisseguine, Journaliste à tamurt.info. Un citoyen kabyle venu au rassemblement à également été arrêté".

"Ces treize Kabyles, lit-on encore, ont été interpellés par les forces de répressions algériennes et ont été emmenés au commissariat de police, situé à l'ex brigade de gendarmerie de Tizi-Ouzou". Les militants du MAK voulaient rappeler par un rassemblement sur la place de la Mairie la date du 10 mars 1980. Ce jour-là les services de sécurité avaient empêcher l'écrivain Mouloud Mammeri d'animer une conférence à l'université de Tizi-Ouzou sur la poésie kabyle ancienne. C'était au lendemain de cette interdiction qu'avaient débuté le fameux printemps berbère.



Nous venons d'apprendre qu'hormis le président du MAK, tous les autres manifestants ont été relâchés en fin de soirée.


Yacine K.


Les étudiants grévistes de l’Ismas font plier Khalida Toumi

Ismas

Par Le Matin | 09/03/2013 08:11:00 |

Les étudiants de l’institut supérieur des métiers des arts, du spectacle et de l’audiovisuel (Ismas) ont mis fin à leur grève de la faim jeudi.



La mobilisation a payé.
Après plus d’une dizaine de jours d’une grève de la faim éprouvante et un bras-de-fer avec la ministre de la culture, les étudiants de l’Ismas ont eu gain de cause. Un accord a été conclu avec la mise en place d’une commission mixte (étudiants, ministère) afin de répondre aux revendications des grévistes. La commission s’est donné une trentaine de jours, selon Le Soir d’Algérie pour trouver des réponses aux revendications des étudiants de l'Institut.

De fait, contrairement aux menaces de la ministre de la Culture qui avait décidé de fermer l’Ismas, celui-ci rouvrira bien ses portes dimanche. Rappelons-nous, la ministre de la Culture, Khalida Toumi, n’ayant pas apprécié le mouvement de grève des étudiants a décidé d’autorité de geler les activités pédagogiques de l’Ismas. L’affaire a même été portée devant le tribunal qui avait estimé, dans un jugement le 4 mars, la grève des étudiants légale, déboutant de fait la ministre de la Culture.

Dans un communiqué les étudiants déclarait : "Nous sommes conscients que notre problème nécessite l’implication des deux tutelles (ministère de la Culture, ministère de l’Enseignement supérieur) que notre avenir reste opaque car nous appartenons à un institut sectoriel tel que l’institut national supérieur de musique et les beaux arts qui sont sous les mêmes tutelles, mais à l’instar de ces dernies qui bénéficient d’un diplôme d’études supérieurs (DES), notre diplôme (DEUA) est inferieur et sans valeurs professionnelle et scientifique".


LE Le ministère de tutelle avait tenté d'intimider les grévistes les accusant de sécher les cours ou de travail à l'extérieur. En vain. La tentative ne porta pas ses fruits. Et la tutelle revint à de meilleurs sentiments.

Néanmoins, les étudiants ne désarment pas. Ils se disent toujours prêts à reprendre le mouvement de grève si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Yacine K.


le matin dz
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 11 Mar 2013, 16:15

Laghouat : six organisations estudiantines paralysent l’université



le 11.03.13 | 10h00


Six organisations estudiantines, représentées au niveau de l’université Ammar Thelidji de Laghouat, paralysent l’université pour dénoncer l’état déplorable et la gestion chaotique de cette structure sur le plan pédagogique.


Les représentants de l’UNJA, ONSE, SNE, UGEA, AREN et ONEA ont lancé un ultimatum à l’administration concernée pour «la satisfaction de l’ensemble des revendications et le cas échéant, le mouvement de protestation prendra d’autres formes pour devenir plus radical», déclarent-ils.

Ce mouvement de protestation a été décidé pour dénoncer les «conditions catastrophiques prévalant au niveau de l’université, exigeant du ministre de tutelle de constituer une commission d’enquête dans les meilleurs délais», ont affirmé les responsables des différentes organisations estudiantines dans un communiqué commun signé par leurs représentants. Il y est fait état de preuves accablantes sur la gestion chaotique de certains départements tels que ceux de biologie, sciences humaines, sciences politiques, anglais, français et sciences de sport.

Ces représentants expriment leur préoccupation quant aux nombreux rapports et cas de réclamations apportés par les étudiants contre ces départements. Les six organisations estudiantines expriment, en outre, leur colère contre le durcissement des mesures de passage au master et exigent une restructuration de leur formation et l’obtention du master.

Pour eux, «la décision de durcissement des conditions de passage au master est motivée par le manque de places pédagogiques, mais les étudiants réclament l’application de la réglementation», affirme Djamel Mechraoui, président de l’AREN. Les étudiants que nous avons rencontrés s’insurgent contre les mesures disciplinaires prises à l’encontre de certains universitaires ces derniers jours, refusant également la radiation des étudiants et dénonçant la maltraitance qu’ils subissent dans l’enceinte de l’université. Ces organisations interpellent instamment le ministre de tutelle pour l’envoi d’une commission d’enquête afin de faire la lumière sur la gestion du pôle universitaire. La direction de l’université était fermée lors de notre passage et le staff administratif reste injoignable.


Taleb B.


Un exemple typique de la résurgence de l’intégrisme islamiste en Algérie

Une association veut voiler 500 fillettes en 2013




le 11.03.13 | 10h00 8 réactions


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Ouled Yaïch, ses ruelles non goudronnées, ses cités austères et ses quatre mosquées. C’est là que l’association El Daâwa, créée en 1989, se bat pour voiler les fillettes de 10 à 15 ans.


En cinq ans, pas moins de 300 mineures, vivant dans la wilaya de Blida et ses environs, ont suivi le programme initié par des prêcheurs de l’association, portant le foulard et suivant assidûment des cours de Coran.

Cette année, la petite association de Ouled Yaïch espère faire porter le hidjab à 500 fillettes.
A cette occasion, les cheikhs de l’association El Daâwa prévoient d’organiser une grande cérémonie avec prêches, gâteaux, psalmodies du Coran et invités prestigieux dont le sulfureux prédicateur wahhabite, Nabil El Awadi. Des cadeaux – foulards et tuniques longues – seront distribués aux jeunes filles voilées.
La visite de ce même prédicateur en Tunisie avait renforcé les clivages au sein de la société tunisienne, dont une partie manifestait contre sa venue et exprimait son courroux de le voir poser devant les caméras et les appareils photos, avec des fillettes de la région de Zarzis, toutes vêtues de hidjab.

En Algérie, peu de voix s’élèvent contre ce qui s’apparente à de la propagande islamiste, ce qui a le don d’exaspérer les représentantes du mouvement féministe. «J’ai trouvé la banalisation de cet acte aussi scandaleuse que l’action de l’association», dénonce Fatma Boufenik, représentante de l’Association femmes algériennes revendiquant leurs droits (FARD), qui souligne que son association a créé une page sur le réseau social facebook contre le projet de l’association El Daâwa.
Elle n’a été suivie que par 5 personnes alors que la page «projet chasteté» compte près de 3000 admirateurs. Elle considère que «le terme chasteté pour des fillettes de 10 et 15 ans ne peut être qu’une pensée ’d’une personne perverse’.
«Porter le voile lorsqu’une femme est majeure, dit-elle, doit être un choix comme celui de ne pas le porter.»

Fatma Boufenik souligne que cette action est non seulement une «violence symbolique» envers des petites filles mais aussi une «discrimination» envers les femmes qui ne portent pas le hidjab.

Les paroles s’envolent, les actes restent. Au siège de l’association El Daâwa, petite bâtisse aux allures de mosquée, des parents, ayant ouï-dire de ce projet lors du prêche du vendredi, se pressent pour inscrire leurs enfants.
Un vieil homme, père de deux filles – nées en 2000 et 2002 – explique vouloir les «protéger» d’une société dans laquelle les mœurs se sont fortement dégradés. «Les temps ont changé, nous dit-il, je suis horrifié par ce qui se passe aujourd’hui.»

Ses filles ont-elles donné leur accord pour mettre le voile, lui demandons-nous. «Et comment !», répond-il comme une évidence. L’association gère également une crèche baptisée Les Oiseaux du paradis dans laquelle des fillettes récemment voilées s’échinent, chaque samedi, à apprendre le Coran. Sous les arcades de la bâtisse, les écolières, frêles et candides, ont des allures de femmes-enfants. Il ne nous a pas été permis de les approcher. Mais on nous dit qu’elles ont accueilli leur «nouvelle vie» avec beaucoup de «fierté».


«Hidjab is my beauty»


Normal, si l’on tient compte des slogans pleins de guimauve et de bons sentiments distillés par les tracts de l’association, tels que
«hidjab is my beauty» ou «ton voile propage la lumière». «Celle qui a grandi avec le voile ne sera jamais tentée par une mauvaise vie, elle sait que le Paradis est plus cher qu’un simple morceau de tissu», est-il écrit.

Les responsables de l’association, offensés par article publié dans un journal arabophone, n’ont pas voulu répondre à nos questions.
Mais ils ne se privent pas de brandir leurs actions, tel un butin, sur internet :
l’entrée en islam de deux Ougandaises, 28 filles voilées en 2009 dont la plus jeune – 8 ans – est non-voyante,
33 en 2010,
plus de 80 ont «retrouvé la voie de la raison» en 2011
et pas moins de 120 fillettes voilées en 2012.

Les représentants d’El Daâwa assurent que les fillettes sont suivies par des psychologues qui jaugent leur volonté et leur détermination à mettre le foulard. Ils publient pourtant, la photo, prise lors d’une précédente cérémonie, d’une fillette atteinte de troubles mentaux qui aurait «insisté» pour mettre le hidjab.

Le projet se limite, pour l’heure, à la wilaya de Blida – «c’est la presse du mensonge et de la honte qui a dit que nous avions élargi notre initiative à d’autres villes», grogne un représentant de l’association – mais une campagne peut en cacher une autre.
Dalila Iamarène, sociologue et activiste dans le réseau Wassyla, y voit un projet ayant des enjeux politiques :
«Il y a un tel formatage des esprits à travers les medias, les chaînes de télévision, tous ces cheikhs de tous les pays qui lancent des fatwas absurdes dans la presse à sensation, un tel matraquage où l’on rend les femmes responsables de toutes les turpitudes (…).
Ce que nous voyons des suites du Printemps arabe, ce qui se passe en Tunisie, en Egypte nous donne un avant-goût des intérêts politiques des pays du Golfe et de leurs pratiques sociales, les mêmes dérives que nous voyons s’installer progressivement dans notre pays.»
L’association est soutenue par l’organisation estudiantine UGEL (Union générale des étudiants libres) ainsi que par l’association bénévole pour les orphelins Kafil Yatim.
Ensemble, ils assurent aussi le programme «Pour que ton hidjab soit correct» destiné à remettre les étudiantes sur la bonne voie et abandonner ainsi le hidjab «à la mode» pour un voile répondant mieux aux préceptes religieux.

Les cheikhs de l’association tiennent des propos aux accents incantatoires, ponctués de références aux sourates et hadiths, mais apportant, sur le fond, des idées confuses. Ils livrent ainsi sur leur site internet (post du 6 janvier 2013), leur conception de la place de la femme dans la société algérienne :
«Beaucoup de personnes croient que pour qu’une femme participe au développement, elle doit travailler et fréquenter des hommes, pour qu’elle ait son identité propre et pour jouer ainsi son rôle dans la société. Cela est faux, car elle peut jouer un grand rôle à partir de sa maison.»
Et d’ajouter : « Malgré tous les droits que Dieu a donné à la femme, elle reste insatisfaite car l’Occident lui fait penser qu’elle est soumise, emprisonnée, qu’elle est une femme à plaindre (…). Celle qui passe des heures à se couvrir de peinture ne se sent pas plus libre de montrer son vrai visage.»

Fatma Boufenik se montre surprise du fait que «les institutions d’Etat de droit et la justice aient laissé faire». «Les associations féminines, dit-elle, n’ont pas à elles seules la responsabilité de protéger les citoyens et citoyennes. C’est l’Etat qui doit être garant du respect des libertés. Il est certain que la société civile, dans son ensemble, et pas seulement les associations de femmes, doit être vigilante, en veille, dénoncer les dérapages et interpeller le pouvoir en place.»

Tous nos efforts pour joindre des responsables du ministère des Affaires religieuses sont restés vains.
S’il est vrai que le hidjab a permis à certaines femmes d’avoir plus de liberté et de mener une vie active, si beaucoup réfutent la soumission de la femme dans le port du voile, il est à s’interroger sur les conséquences d’une telle action sur des fillettes auxquelles on inculque, à l’âge de l’innocence, qu’elles ne sont qu’un péché et un objet de désir masculin. Comment pourront-elles, un jour, s’imposer dans une société misogyne et aspirer à l’égalité ou à l’émancipation ? 

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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 11 Mar 2013, 16:32

Laghouat : six organisations estudiantines paralysent l’université



le 11.03.13 | 10h00


Six organisations estudiantines, représentées au niveau de l’université Ammar Thelidji de Laghouat, paralysent l’université pour dénoncer l’état déplorable et la gestion chaotique de cette structure sur le plan pédagogique.


Les représentants de l’UNJA, ONSE, SNE, UGEA, AREN et ONEA ont lancé un ultimatum à l’administration concernée pour «la satisfaction de l’ensemble des revendications et le cas échéant, le mouvement de protestation prendra d’autres formes pour devenir plus radical», déclarent-ils.

Ce mouvement de protestation a été décidé pour dénoncer les «conditions catastrophiques prévalant au niveau de l’université, exigeant du ministre de tutelle de constituer une commission d’enquête dans les meilleurs délais», ont affirmé les responsables des différentes organisations estudiantines dans un communiqué commun signé par leurs représentants. Il y est fait état de preuves accablantes sur la gestion chaotique de certains départements tels que ceux de biologie, sciences humaines, sciences politiques, anglais, français et sciences de sport.

Ces représentants expriment leur préoccupation quant aux nombreux rapports et cas de réclamations apportés par les étudiants contre ces départements. Les six organisations estudiantines expriment, en outre, leur colère contre le durcissement des mesures de passage au master et exigent une restructuration de leur formation et l’obtention du master.

Pour eux, «la décision de durcissement des conditions de passage au master est motivée par le manque de places pédagogiques, mais les étudiants réclament l’application de la réglementation», affirme Djamel Mechraoui, président de l’AREN. Les étudiants que nous avons rencontrés s’insurgent contre les mesures disciplinaires prises à l’encontre de certains universitaires ces derniers jours, refusant également la radiation des étudiants et dénonçant la maltraitance qu’ils subissent dans l’enceinte de l’université. Ces organisations interpellent instamment le ministre de tutelle pour l’envoi d’une commission d’enquête afin de faire la lumière sur la gestion du pôle universitaire. La direction de l’université était fermée lors de notre passage et le staff administratif reste injoignable.


Taleb B.


Un exemple typique de la résurgence de l’intégrisme islamiste en Algérie

Une association veut voiler 500 fillettes en 2013




le 11.03.13 | 10h00 8 réactions


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Ouled Yaïch, ses ruelles non goudronnées, ses cités austères et ses quatre mosquées. C’est là que l’association El Daâwa, créée en 1989, se bat pour voiler les fillettes de 10 à 15 ans.


En cinq ans, pas moins de 300 mineures, vivant dans la wilaya de Blida et ses environs, ont suivi le programme initié par des prêcheurs de l’association, portant le foulard et suivant assidûment des cours de Coran.

Cette année, la petite association de Ouled Yaïch espère faire porter le hidjab à 500 fillettes.
A cette occasion, les cheikhs de l’association El Daâwa prévoient d’organiser une grande cérémonie avec prêches, gâteaux, psalmodies du Coran et invités prestigieux dont le sulfureux prédicateur wahhabite, Nabil El Awadi. Des cadeaux – foulards et tuniques longues – seront distribués aux jeunes filles voilées.
La visite de ce même prédicateur en Tunisie avait renforcé les clivages au sein de la société tunisienne, dont une partie manifestait contre sa venue et exprimait son courroux de le voir poser devant les caméras et les appareils photos, avec des fillettes de la région de Zarzis, toutes vêtues de hidjab.

En Algérie, peu de voix s’élèvent contre ce qui s’apparente à de la propagande islamiste, ce qui a le don d’exaspérer les représentantes du mouvement féministe. «J’ai trouvé la banalisation de cet acte aussi scandaleuse que l’action de l’association», dénonce Fatma Boufenik, représentante de l’Association femmes algériennes revendiquant leurs droits (FARD), qui souligne que son association a créé une page sur le réseau social facebook contre le projet de l’association El Daâwa.
Elle n’a été suivie que par 5 personnes alors que la page «projet chasteté» compte près de 3000 admirateurs. Elle considère que «le terme chasteté pour des fillettes de 10 et 15 ans ne peut être qu’une pensée ’d’une personne perverse’.
«Porter le voile lorsqu’une femme est majeure, dit-elle, doit être un choix comme celui de ne pas le porter.»

Fatma Boufenik souligne que cette action est non seulement une «violence symbolique» envers des petites filles mais aussi une «discrimination» envers les femmes qui ne portent pas le hidjab.

Les paroles s’envolent, les actes restent. Au siège de l’association El Daâwa, petite bâtisse aux allures de mosquée, des parents, ayant ouï-dire de ce projet lors du prêche du vendredi, se pressent pour inscrire leurs enfants.
Un vieil homme, père de deux filles – nées en 2000 et 2002 – explique vouloir les «protéger» d’une société dans laquelle les mœurs se sont fortement dégradés. «Les temps ont changé, nous dit-il, je suis horrifié par ce qui se passe aujourd’hui.»

Ses filles ont-elles donné leur accord pour mettre le voile, lui demandons-nous. «Et comment !», répond-il comme une évidence. L’association gère également une crèche baptisée Les Oiseaux du paradis dans laquelle des fillettes récemment voilées s’échinent, chaque samedi, à apprendre le Coran. Sous les arcades de la bâtisse, les écolières, frêles et candides, ont des allures de femmes-enfants. Il ne nous a pas été permis de les approcher. Mais on nous dit qu’elles ont accueilli leur «nouvelle vie» avec beaucoup de «fierté».


«Hidjab is my beauty»


Normal, si l’on tient compte des slogans pleins de guimauve et de bons sentiments distillés par les tracts de l’association, tels que
«hidjab is my beauty» ou «ton voile propage la lumière». «Celle qui a grandi avec le voile ne sera jamais tentée par une mauvaise vie, elle sait que le Paradis est plus cher qu’un simple morceau de tissu», est-il écrit.

Les responsables de l’association, offensés par article publié dans un journal arabophone, n’ont pas voulu répondre à nos questions.
Mais ils ne se privent pas de brandir leurs actions, tel un butin, sur internet :
l’entrée en islam de deux Ougandaises, 28 filles voilées en 2009 dont la plus jeune – 8 ans – est non-voyante,
33 en 2010,
plus de 80 ont «retrouvé la voie de la raison» en 2011
et pas moins de 120 fillettes voilées en 2012.

Les représentants d’El Daâwa assurent que les fillettes sont suivies par des psychologues qui jaugent leur volonté et leur détermination à mettre le foulard. Ils publient pourtant, la photo, prise lors d’une précédente cérémonie, d’une fillette atteinte de troubles mentaux qui aurait «insisté» pour mettre le hidjab.

Le projet se limite, pour l’heure, à la wilaya de Blida – «c’est la presse du mensonge et de la honte qui a dit que nous avions élargi notre initiative à d’autres villes», grogne un représentant de l’association – mais une campagne peut en cacher une autre.
Dalila Iamarène, sociologue et activiste dans le réseau Wassyla, y voit un projet ayant des enjeux politiques :
«Il y a un tel formatage des esprits à travers les medias, les chaînes de télévision, tous ces cheikhs de tous les pays qui lancent des fatwas absurdes dans la presse à sensation, un tel matraquage où l’on rend les femmes responsables de toutes les turpitudes (…).
Ce que nous voyons des suites du Printemps arabe, ce qui se passe en Tunisie, en Egypte nous donne un avant-goût des intérêts politiques des pays du Golfe et de leurs pratiques sociales, les mêmes dérives que nous voyons s’installer progressivement dans notre pays.»
L’association est soutenue par l’organisation estudiantine UGEL (Union générale des étudiants libres) ainsi que par l’association bénévole pour les orphelins Kafil Yatim.
Ensemble, ils assurent aussi le programme «Pour que ton hidjab soit correct» destiné à remettre les étudiantes sur la bonne voie et abandonner ainsi le hidjab «à la mode» pour un voile répondant mieux aux préceptes religieux.

Les cheikhs de l’association tiennent des propos aux accents incantatoires, ponctués de références aux sourates et hadiths, mais apportant, sur le fond, des idées confuses. Ils livrent ainsi sur leur site internet (post du 6 janvier 2013), leur conception de la place de la femme dans la société algérienne :
«Beaucoup de personnes croient que pour qu’une femme participe au développement, elle doit travailler et fréquenter des hommes, pour qu’elle ait son identité propre et pour jouer ainsi son rôle dans la société. Cela est faux, car elle peut jouer un grand rôle à partir de sa maison.»
Et d’ajouter : « Malgré tous les droits que Dieu a donné à la femme, elle reste insatisfaite car l’Occident lui fait penser qu’elle est soumise, emprisonnée, qu’elle est une femme à plaindre (…). Celle qui passe des heures à se couvrir de peinture ne se sent pas plus libre de montrer son vrai visage.»

Fatma Boufenik se montre surprise du fait que «les institutions d’Etat de droit et la justice aient laissé faire». «Les associations féminines, dit-elle, n’ont pas à elles seules la responsabilité de protéger les citoyens et citoyennes. C’est l’Etat qui doit être garant du respect des libertés. Il est certain que la société civile, dans son ensemble, et pas seulement les associations de femmes, doit être vigilante, en veille, dénoncer les dérapages et interpeller le pouvoir en place.»

Tous nos efforts pour joindre des responsables du ministère des Affaires religieuses sont restés vains.
S’il est vrai que le hidjab a permis à certaines femmes d’avoir plus de liberté et de mener une vie active, si beaucoup réfutent la soumission de la femme dans le port du voile, il est à s’interroger sur les conséquences d’une telle action sur des fillettes auxquelles on inculque, à l’âge de l’innocence, qu’elles ne sont qu’un péché et un objet de désir masculin. Comment pourront-elles, un jour, s’imposer dans une société misogyne et aspirer à l’égalité ou à l’émancipation ? 

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Re: Algérie

Messagede Massinissa » 13 Mar 2013, 19:29




Ils ont refusé de rencontrer l’émissaire de Sellal

Malgré les mesures prises par le gouvernement, les chômeurs de Ouargla maintiennent leur manifestation du 14 mars




Hadjer Guenanfa


Comme annoncé par TSA, Abdelmalek Sellal a pris, ce lundi après-midi, une série de mesures destinées aux chômeurs des wilayas du Sud. Le Premier ministre a signé plusieurs instructions rendues publiques via l’agence officielle APS. Malgré ces annonces, les chômeurs de Ouargla maintiennent leur marche, prévue le 14 mars prochain.

ce lundi, ils ont même refusé de rencontrer un conseiller du Premier ministre, indique à TSA Tahar Belabès, porte-parole du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC). « Un ancien élu de l’Assemblée populaire de Ouargla est venu nous informer qu’un conseiller du Premier ministre veut nous rencontrer à la wilaya. Nous avons décliné l’invitation », précise Tahar Belabès.

Lors d’une réunion interministérielle tenue dimanche, le gouvernement a pris une série de mesures destinées à répondre aux attentes des habitants des wilayas du Sud, dont l’ouverture d’un centre de formation et la création de milliers d’emplois.

Mais à Ouargla, les organisateurs de la manifestation du 14 mars restent sceptiques. « Ce sont de vieilles décisions qui ont été annoncées par Bouteflika, Ouyahia, Belkhadem et même par Sellal dernièrement. Ils ressassent toujours leurs vieilles promesses », rappelle Tahar Belabès. Avant d’ajouter : « Nous voulons, maintenant, l’application de ces mesures sur le terrain. »

Selon Tahar Belabès, les autorités ont déjà commencé à mettre en œuvre un plan pour faire avorter leur action de jeudi prochain. « Des députés et des élus locaux travaillent pour salir notre image, notamment en organisant des réunions. Ils comptent également sur des journaux proches du pouvoir », affirme-t-il.




11/03/2013 à 18:34 |



Ceux qui nous ont fait perdre le Nord , ne peuvent nous aider à retrouver le Sud !!!

Par Sidali Kouidri Filali




Les marcheurs chômeurs du Sud sont à soutenir dans leur combat pour la dignité et l’honneur. Pour leurs droits spoliés comme ceux de tous les algériens, leur droit de vivre, de travailler.

Le cri d’une région laissée pour compte, marginalisée ; une jeunesse sans ressources dans une région des plus riches au monde. qui dit « SOUTENIR », dit aussi « PROTÉGER « .

La protection de ce cri de colère, de ce combat noble contre la tyrannie est aussi de dire que c’est la marche du peuple, la marche de la jeunesse. Non celles, politiques en manque de crédit. La marche des chômeurs et non celle des politiciens de salon. Une marche de terrain et non de commentaires. Une marche face à la misère non faisant parti d’une quelconque politique à desseins inavoués. IL faut soutenir les marcheurs, mais pas ceux qui leur marchent dessus. soutenir la cause ,mais pas les causeurs en son nom .clamer ,soutenir et défendre le caractère populaire et générale de cette marche ,sans récupération politique de tous bords ,y compris le bon ou le vôtre , notre en étant loin de nos frères du sud, c’est ça !de dire que ça n’appartient à personne ,ni à Alger ,ni à Londres ,ni aux islamistes ou aux pseudo démocrates qui mangent a leurs râteliers. Rendez aux sudistes ce qui appartient aux sudistes. Laissez-les chercher leurs dignités sans mettre vos nez dedans. ils cherchent la liberté et vous cherchez a là leurs confisquer. , Personne n’a rien apporté au sud. Personne aujourd’hui n’a le droit de parler en son nom. , soutenir la cause, l’idéal, le combat et le sacrifice est aussi le protéger. lui garder son caractère populaire et fier. Refuser qu’il serve les appétits politiques. Prenons les pour exemple et non comme une aubaine. , une cause à défendre et non une tribune pour des discours creux. Le jeu politique malsain de certains est flagrant .,.cette marche est la marche des algériens du sud ,de nos frères ,comme celle des kabyles avant face à ce pouvoir despotique.

Comme d’autres qui viendraient surement. Le plus grand soutien, le premier qu’on peut apporter à ces algériens qui se soulèvent pour leurs droits. , c’est de ne pas nous taire quand on voit les rapaces tourner autour. C’est de dire tout haut ce qu’on pense tout bas, c’est refuser cette propagande du pouvoir, sans pour autant en subir celle des récupérateurs.

Ces jeunes la veulent une meilleure Algérie ,et non la faire plier, il veulent vivre leur liberté et non changer de geôliers ,ils en veulent aux dictateurs ,pas au peuple,et on ne peut aider quelqu’un a se libérer en l’enchainant,Tant qu’une tendance politique prône une « paternité » de cette lutte citoyenne populaire ou tente de le faire, il faut dénoncer cette appropriation politique et ce mensonge. Soutient à tous les combats nobles, tant pis pour ceux qui, usant de raccourcis, vous mettrez de l’autre côté, on peut ne pas croire au mensonge du pouvoir et à sa propagande débile sans pour autant se taire face à un second mensonge, si vous le faites, vous aurez trahi le sud
.
dzvall
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Re: Algérie

Messagede Massinissa » 13 Mar 2013, 19:48

Comme en Tunisie ou en Egypte, les islamistes essaient par tous les moyens de recuperer le mouvement social en Algérie, surtout au sud, on peut remarquer que le sud se radicalise de plus en plus , propagande et manipulation sont leurs
meilleures armes pour tromper le peuple dans son desarroi

POINT FOCAL.Le barbu, cet ennemi bien aimé !
By admin On 11 mar, 2013 At 08:42

Par Ghalem BOUHA

Face à la montée du front social, la multiplication des marches, rassemblements et settings le pouvoir a beau utiliser la matraque, les arrestations, l’injustice des tribunaux, l’emprisonnement et le harcèlement des militants, la société civile continue à bouillonner.

La mobilisation des élites politiques serviles (Louisa HANOUNE, Amara BENYOUNES..) les parlementaires, les zaouïas, la pléthore des journaux et télévisions n’ont pas servi à calmer les esprits :
- Les travailleurs du pré-emploi prévoient un rassemblement le 17 mars
- et le 14 du même mois à Alger les jeunes du Sud organisent une marche « millionnaire » « Melyounia »
- et les syndicalistes et militants des droits de l’Homme ont lancé une pétition nationale pour traduire les corrompus en justice en nommant des ministres en poste par leurs noms.

Par ailleurs, ce front social comme son nom l’indique est traversé par plusieurs courants idéologiques contradictoires mais uni tout de même par le désir d’un changement démocratique dans les contours sont assez mal définis.

Les références idéologiques de ces jeunes révoltés sont autant le coran, Ibn Taymia que Che Gevarra, Zapatta ou Malek Bennabi.

L’ex FIS, les mouvements salafistes, le résidu de l’extrême gauche et la gauche laïque tous veulent surfer actuellement sur cette vague montante.

Par réaction le pouvoir tolère et encourage les actions susceptibles de diviser ce mouvement hétérogène comme la campagne anti réveillon « Tu es un musulman, tu ne dois pas célébrer la fête des chrétiens », la chasse aux couples, le contrôle de la virginité des filles arrêtées, l’attaque du salon de thé de Sidi YAHIA, le voilement de 500 fillettes à Ouled YAICH, l’invitation d’un dangereux Wahabiste Nabil El AWADI en Algérie, la campagne sur facebook contre l’intérêt de 1% accordé au jeunes de l’ANSEJ, les agressions des différents espaces festifs ainsi que toutes les formes d’obscurantisme observées ces derniers temps.

Le pouvoir sait que qu’il fait mouche à chaque fois, les associations, les personnalités et les mouvements dits démocratiques se focalisent sur ces actions en oubliant les exactions contre les acteurs de la société civile et la corruption qui menace la sécurité nationale.

Les expériences de la Tunisie et de l’Egypte ont montré que le système est intimement lié à l’intégrisme et qu’à chaque fois la religion est utilisée comme un levier contre toute velléité de changements de telle sorte que la dictature militaire nous apparait comme une douceur de vivre à coté de la barbarie des barbus.



JCA
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 14 Mar 2013, 14:34

JOUR J A OUARGLA !!!!!!!!!!!!!! LE SUD MANIFESTE !!!


Des milliers de manifestants se rassemblent à Ouargla
le 14.03.13 | 11h22 Réagissez

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zoom | © El Watan

Près de 10 000 manifestants se rassemblent à Ouargla





A l’appel de la coordination nationale des chômeurs (CNDDC) des milliers de manifestants, près de 10 mille, selon notre correspondant sur place, se sont rassemblés pacifiquement depuis ce matin à la Place de l’ALN (près de la mairie) de Ouargla.


Les manifestants ont hissé le drapeau national et des banderoles où est écrit :« Unité nationale ,une ligne rouge » pour répondre à ceux qui les ont accusés d’être manipulés par la « main étrangère ».

Ils ont scandé des slogans socioéconomiques où ils demandent de l'emploi et le développement des régions du sud. Ils ont aussi dénoncé à travers des banderoles de hauts responsables impliqués dans la corruption : « Chakib Khelil viens, viens… », a-t-on répété , «des voleurs qui se prennent pour des nationalistes »…

Des forces de l'ordre se sont déployés autour de la Place mais se sont montrés très discrets. Aucun dépassement n'a été signalé. Vidéo du rassemblement diffusée sur Youtube ce jeudi 14 mars.

Ali Belhadj, voulait rejoindre les manifestants mais a été interpellé à l’entrée de la ville. Plusieurs militants de différenres organisations se trouvent sur place ,à l'image de Tahar Belabès, Tarek Mameri, des représentants du collectif des familles de disparus, les réprésentants de l'association Enfants de Hassi Mesasoud et des représentants du bureau de la Ligue algérienne des droits de l’homme.

Aux dernières nouvelles et selon notre correspondant ,les meneurs de la manifestation ont appelé les protestataires à se disperser dans le calme. Mais ces derniers comptent rester sur place.Certains ont meme mencé de revenir sur les lieux "On veut maintenant du concret sinon on revient sur les lieux".

Elwatan.com


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REPRESSION DE LA MANIFESTATION PACIFIQUE DES FAMILLES DE DISPARUS


Algérie : Répression d'une manifestation pacifique organisée par la Coordination nationale des familles de disparus à Alger


Alkarama, 11 Mars 2013




Samedi 9 mars 2013, la Coordination nationale des familles de disparu (e)s (CNFD), a organisé un rassemblement devant la « Grande Poste » au centre ville d'Alger pour revendiquer la vérité sur le sort de leurs proches arrêtés ou enlevés lors de la « décennie noire » par les services de sécurité algériens. Cette manifestation a été violemment réprimée par les services de police qui ont notamment procédé à l'interpellation de plus de cinquante manifestants.

Ce matin-là, plusieurs dizaines de familles de disparus venues de Constantine, de Sétif, de Jijel, de Relizane et de Laghouat ainsi que plusieurs défenseurs des droits de l'homme et syndicalistes ont répondu à l'appel de la CNFD.
Ce rassemblement pour la vérité fait suite à une réponse des autorités algériennes au Groupe de travail sur les disparitions forcées de l'ONU au sujet de 81 disparus dont les cas ont été soumis à son attention par Alkarama et la CNFD. La Coordination dément la réponse des autorités algériennes qui affirment notamment dans leur réponse à l'ONU que leurs proches n'avaient pas été arrêtés par les services de sécurité mais qu'il s'agissait « d'éléments armés neutralisés durant des opérations anti-terroristes ». En effet, des documents officiels et des témoignages contredisant ces déclarations avaient été transmis par la CNFD au Groupe de travail de l'ONU.

Le jour de la manifestation, un imposant dispositif policier s'est déployé autour de la Grande Poste très tôt dans la matinée pour empêcher les manifestants d'accéder au centre ville. Dès 9 heures, plusieurs organisateurs ont été arrêtés à l'instar des représentants de l'organisation Mich'al, Mohamed Houli et Bouheneche Fares, tous deux fils de disparus.

Mohamed Houli a été violemment battu à coups de poings et de pieds. Il a ensuite été embarqué de force dans un véhicule de police et emmené au commissariat de Cavaignac non loin du lieu de rassemblement. Il a ensuite été transféré au commissariat du Télemny (du 10ème arrondissement d'Alger). Il y est resté détenu, sans boire ni manger jusqu'à 20 heures, et n'a été libéré qu'après avoir signé un Procès Verbal d'audition par la police.

Bouheneche Fares, a quant à lui été obligé de monter dans un véhicule de police dès son arrivée sur les lieux. Les policiers l'ont violemment frappé contre la porte de leur véhicule avant de l'emmener vers un autre commissariat de police. Plus tard dans la journée, il a également subi un interrogatoire de police et un PV avant d'être libéré en fin d'après-midi.

Durant la manifestation les services de sécurité ont multiplié les arrestations des militants et défenseurs des droits de l'homme parmi lesquels Tarek Mammeri, Abdallah Benaoum et Yacine Zaid, Slimane Hamitouche, qui ont tous été arrêtées et conduits au commissariat de Cavaignac, avant d'être transférés vers le commissariat de Saada (Riad El feth). Ils n'ont été relâchés qu'en fin de soirée.

En tout, les témoins ont fait état d'une cinquantaine d'interpellations, y compris de manifestants âgés parmi lesquels Laïb Lakhdar (78 ans), Baroudi Ali (75 ans) et Aïche Mohamed (78 ans) sans égard pour leur âge ou pour leur état de santé.

Farida Ouaghlissi, l'une des organisatrices militante au sein de la CNFD, rapporte qu'à la fin de la matinée, seules quelques dizaines de femmes âgées, mères de disparu(e)s restaient encerclées par un impressionnant cordon de policiers sur l'esplanade située en face de la Grande Poste, continuant, malgré les coups qui leurs étaient portés à scander leur droit à la justice et à la vérité.

Il faut rappeler que toute manifestation publique reste interdite en Algérie et notamment à Alger en dépit de la levée de l'état d'urgence en février 2011 et que toute tentative de rassemblement est violemment réprimée qu'il s'agisse de manifestations à caractère politique, de syndicalistes ou de familles des victimes de la décennie noire.

Les agissements des services de police constituent une grave violation du droit au rassemblement pacifique, droit reconnu et protégé par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel l'Algérie est partie.

Alkarama a saisi aujourd'hui le Rapporteur spécial sur le droit de réunion et d'association pacifiques pour lui demander d'intervenir auprès des autorités algériennes afin qu'elles mettent un terme à toute persécution des défenseurs des droits de l'homme et des membres des organisations des familles de disparus et de garantir leur droit à manifester pacifiquement.


Alkarama
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 24 Mar 2013, 17:00

Récuperation du mouvement de protestatiions des chomeurs de Lagouhat par des salafistes

Attention, danger imminent dans la maison des chômeurs !

By admin On 24 mar, 2013 At 03:13 |

Image

Cette photo montre le salafiste Abdelfettah Zeraoui qui a crée un parti islamiste radical et qui prêche ouvertement les idées extrémistes et radicales à la télévision algérienne (privée). Abdelatif ZERAOUI est financé par l’Arabie Saoudite et il ne s’en cache pas.

Que fait-il à LAGHOUAT auprès des chômeurs qui ont tant souffert pour construire leur mouvement dans la douleur, les arrestations, l’humiliation, l’emprisonnement et les différentes condamnations ?

Cet extrémiste est surement envoyé pour casser le mouvement des chômeurs. Là où les services, les parlementaires, les voyous et autres n’ont pas réussi à diviser ce formidable élan de la société civile, ce virus barbu arrivera à donner une sale image et fera sans fuir tous les sympathisants modérés.

Les animateurs des chômeurs devraient réfléchir à ce genre d’accolades


JCA

De meme lors de la grande manifestation de Ouargla au sud, des membres de Rachad ex Fis tente habilement de par leur presence au sud de recuperer le mouvement de protestation des chomeurs , Mieux :shock: acqmi aussi se solidarise du mouvement .....................


Les chômeurs du Sud dénoncent le soutien d’Aqmi à leur mouvement



Hadjer Guenanfa



Le Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) ne veut pas d’un soutien d’Al Qaïda au maghreb islamique (Aqmi). Le mouvement terroriste a annoncé, vendredi via un communiqué, son soutien au mouvement des chômeurs du sud du pays.

« Nous chômeurs, nous n’avons aucune relation avec Aqmi ou d’autres organisations armées », indique le CNDDC dans un communiqué signé par le coordinateur de l'organisation Tahar Belabès. « Notre mouvement est pacifique et hait la violence. Nous ne sommes pas responsables des gestes ou déclarations émanant de ces organisations », ajoute le communiqué.



Le CNDDC qui a organisé de nombreuses manifestations depuis le début de l’année, notamment dans les régions du sud, se démarque de toute « tentative de manipulation ou d’interprétation de son mouvement » et rappelle que les chômeurs n’ont aucune appartenance « politique ou partisane ».



Dans un communiqué repris vendredi par l’agence mauritanienne ANI, Aqmi a affirmé son soutien à ce qu’elle appelle « le soulèvement des enfants du sud de l’Algérie ». L’organisation terroriste a également dit que le mouvement des chômeurs était une [i]« réponse naturelle à la politique de marginalisation pratiquée par le régime corrompu en Algérie ».[ /i]

tsa

Regardez cet imam , cet homme vient amadouer les chomeurs lui meme qui acceuille et soutient Ali Benadhj (ex fis)

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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 24 Mar 2013, 18:44

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Naissance du syndicat des imams



Par Sonia Lyes




Les imams ont leur syndicat. La Coordination des imams et des fonctionnaires des affaires religieuses a tenu, ce dimanche 17 mars, sa réunion constitutive à Zéralda, à l’ouest d’Alger, a indiqué l’agence officielle APS.

Le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, et le secrétaire général du ministère des Affaires religieuses, Boubekeur Khaldi, étaient présents à cette rencontre. Ce syndicat, affilié à l’UGTA, premier du genre dans l’histoire de l’Algérie, après une tentative avortée de création d’une ligue des imams en 1999, se veut une entité « professant la modération » et appelée à « respecter les références de base qui déterminent la politique nationale de l'Algérie », selon le communiqué final.



Djelloul Hadjimi a été plébiscité secrétaire général de la Coordination nationale des imams et des fonctionnaires des affaires religieuses, au terme des travaux de la conférence constitutive. Cette coordination s'engage à défendre les droits matériels et moraux des imams et des fonctionnaires des affaires religieuses, et appelle à la « préservation de la référence nationale» et à la « modération » comme ligne de conduite.



«L’idée de création de cet organisme syndical ne date pas d'aujourd'hui, puisque nous avions jeté par le passé les premières approches le concernant, mais que nous n’avions pu concrétiser en raison des problèmes qui nous concernent », a indiqué Cheikh Djelloul Hadjimi, imam de la mosquée El Ouartilani de Télemly (Alger), dans son intervention à l’ouverture des travaux. « Cette coordination n'est pas un message à caractère partisan », a-t-il ajouté, soulignant « l'engagement de la coordination à respecter les références de base qui déterminent la politique nationale de l'Algérie, la modération étant notre ligne de conduite », selon des propos cités par l’APS.



Pour sa part, Abdelmadjid Sidi Saïd a promis aux imams de leur fournir toute l’aide nécessaire pour le règlement de leurs problèmes. « Il est de notre devoir, en tant que syndicalistes, de vous fournir toutes les facilités dont vous aurez besoin, parce que vous assumez un rôle important dans la société en œuvrant à enraciner les valeurs humaines, morales et religieuses, nécessaires à la promotion de la société », a-t-il dit. Le patron de l’UGTA a promis aux « vénérables hommes de sciences religieuses, qui œuvrent en toute humilité pour notre éducation », de régler tous leurs problèmes « pour le bien-être de la société », saluant la confiance « sincère » placée en la centrale syndicale.



Selon Djelloul Hadjimi, l’imam, qui n’est pas seulement une figure religieuse, mais aussi un travailleur comme les autres, est le « dernier classé de la Fonction publique ». « Le mieux payé d’entre nous touche environ 40.000 DA », a-t-il dit. « Outre les problèmes liés à la liberté d’expression, nous partageons, avec la corporation des journalistes, des dizaines de morts, des victimes innocentes. On ne peut oublier ces sacrifices », a-t-il affirmé, par ailleurs.


TSA
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Re: Algérie

Messagede Pïérô » 26 Mar 2013, 16:39

Sit-in des chômeurs à Ouargla
Ouargla : violents affrontements entre la gendarmerie et les chômeurs

Hier soir de violents affrontements ont eu lieu entre la gendarmerie algérienne et un groupe de chômeurs qui avaient bloqué la circulation des véhicule de transport pétrolier en fermant la route menant de Ouargla à Ghardia. Les affrontements entre la gendarmerie et les chômeurs se sont soldés par l’arrestation d’une dizaine de chômeurs violemment passé à tabac avant d’être finalement relâchés dans la nuit après que la circulation ait été rétablie.

Les jeunes chômeurs avaient procédé à la fermeture de la route reliant Ouargla à Ghardaïa pendant plusieurs heures perturbant fortement la circulation des véhicules de transport pétrolier ; ce qui n’a évidemment pas du tout été du goût du régime algérien qui vit de la rente pétrolière.

Aussi, les éléments de la gendarmerie se sont de suite déployés sur les lieux. Ils ont procédé à des tirs de sommation et ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser le plus rapidement possible les chômeurs et rétablir ainsi la circulation. C’est à la suite de cette dispersion très musclée qu’une dizaine de chômeurs a été embarquée par la gendarmerie. Les jeunes chômeurs ont finalement été relâchés dans la nuit après avoir été violemment passés à tabac par les éléments de la gendarmerie.

Il est à signaler que des tentatives similaires de blocage de routes ont été entreprises sur plusieurs autres routes de Ouargla, mais sans succès. D’autre part, un groupe de chômeurs a depuis quelques jours dressé une tente à Guellala, non loin du champ pétrolier Haoud Berkaoui, et y observe un sit-in pour protester contre la marginalisation des gens de Ouargla dans l’accès au travail dans leur région.

(SIWEL 25 mars 2013)
http://juralib.noblogs.org/2013/03/26/a ... a-ouargla/
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