Israel/Palestine

Re: Israel/Palestine

Messagede DjurDjura » 09 Nov 2014, 16:37

alors que les européens fêtent la chute du mur de berlin, les palestiniens eux voudraient bien briser le mur de la honte installé par les sionistes
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Re: Israel/Palestine

Messagede Pïérô » 12 Nov 2014, 14:01

Article et photos aussi sur ce sujet : http://www.levif.be/actualite/internati ... #/?photo=6
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Re: Israel/Palestine

Messagede bipbip » 19 Nov 2014, 12:49

Jérusalem

En juin 1967, Israël a illégalement annexé Jérusalem-Est pour formellement l’intégrer au territoire israélien.
On compte 301 100 Palestiniens (soit 37% de la population de la ville) et 200 000 colons israéliens dans Jérusalem-Est. [1]

En 1993, les autorités Israéliennes ont mis en place 12 checkpoints militaires restreignant l’entrée dans la ville. Pdf coalition


Colonisation

80% des colons israéliens vivent dans un périmètre de 25 kms autour de Jérusalem. 10 colonies israéliennes sont construites dans la vieille ville [2]

Dans la zone dite « E1 », autour de Jérusalem, il existe un projet de construction de 3 500 unités de logement dans des colonies pour 14 500 personnes [3]

15 colonies israéliennes illégales ont été construites à Jérusalem-Est depuis 1967. 28 colonies ont été construites dans le district de Jérusalem. Pdf coalition


Démolition de maisons / permis de construction

Depuis 1967, 2 000 maisons ont été détruites à Jérusalem-Est. [4]

Un palestinien doit attendre de 5 à 10 ans sinon plus pour obtenir un permis de construire, les permis de construire délivrés représentent répondent seulement à 5% des demandes. [5]

il manque actuellement 42.000 logements pour les palestiniens. Pdf coalition

Environ 20.000 maisons ont été construites sans permis de construire à cause de ces restrictions. Pdf coalition

Depuis début 2014, plus de 17 maisons et bâtiments ont été détruits. [6]


Permis de résidence

Les habitants palestiniens de Jérusalem-Est sont munis d’un titre de « résident permanent » délivré par les autorités israéliennes. C’est le même que celui accordé aux résidents étrangers en Israël. [7]

En 2013, le ministre de l’intérieur a révoqué le statut de résidence à 106 résidents de Jérusalem Est. [8]

Entre 1967 et 2011, Israël a retiré le permis de résidence à 14 561 Palestiniens. [9]


Le mur

A l’intérieur et sur le pourtour de Jérusalem, le Mur est long de 168 kms, seuls 4 kms suivent le tracé de la ligne verte [10]

On estime que plus de 100 000 habitants palestiniens de Jérusalem, munis du titre de résident dans la ville, des quartiers de Ras Khamis, Dahiyat al-Salaam, Shuafat, Kafr Aqab et Samirami sont coupés de la ville par le Mur et sont obligés de traverser un checkpoint pour s’y rendre. [11]

Voir le tracé du mur dans la zone dite « E1 » en cliquant ici. http://www.ochaopt.org/documents/E1_Jer ... gust05.pdf


Chômage et Pauvreté

Le taux de chômage dans Jérusalem-Est est de 40% chez les hommes et 85% chez les femmes [12] [13]

Le taux de pauvreté dans Jérusalem-Est est de 75.3%.
82,2% des enfants de Jérusalem Est vivent sous le seuil de pauvreté. [14]

25% des commerces des palestiniens ont dû fermer à cause de la politique de séparation de Jérusalem et de taxes élevées. Pdf coalition


Inégalités

Seul 10% du budget de la ville est dépensé à Jérusalem-Est entrainant un manque de services de base (routes, pavage, système d’écoulement des eaux) [15]

Seulement 14% de la superficie de Jérusalem Est est réservée à la construction de résidences palestiniennes. Le taux de construction dans les quartiers palestiniens est de 25 à 50% de la capacité alors que dans les quartiers juifs ce chiffre atteint 75 à 125%. [16]

On compte 5 bureaux de la sécurité sociale à Jérusalem Est contre 18 à l’Ouest. [17]

25 centres de santé pour enfants et femmes enceintes existent dans Jérusalem-Ouest contre seulement 4 à Jérusalem-Est [18]

Jérusalem-Est n’a que 9 bureaux de postes comparés aux 42 à Jérusalem Ouest. [19]

Entre 85% et 90% des adultes et 90% des enfants qui ont besoin de soin de santé mentale, ne sont pas en mesure d’en recevoir. [20]

Il manque 50 km de canalisations d’eaux usées à Jérusalem-Est, ce qui oblige la population à utiliser des fosses septiques provoquant régulièrement des débordements, d’où des risques sanitaires importants. [21]

Seule 53% des étudiants palestiniens bénéficient de l’enseignement public. Il manque 2000 salles de classe dans le système scolaire local. 36% des écoliers de Jérusalem-Est ne terminent pas leur cursus scolaire Les diplômes obtenus dans des universités palestiniennes ne sont pas officiellement reconnu par les institutions israéliens. [22]


[1] http://www.acri.org.il/en/2014/05/24/ej-numbers-14/

[2] http://www.ochaopt.org/documents/TheHum ... k_full.pdf http://plateforme-palestine.org/spip.php?mot44

[3] http://www.btselem.org/settlements/2012 ... ifications

[4] http://www.ochaopt.org/documents/ocha_o ... nglish.pdf

[5] http://civiccoalition-jerusalem.org/sys ... 9-2008.pdf

[6] http://www.acri.org.il/en/2014/05/24/ej-numbers-14/

[7] http://www.acri.org.il/en/2013/05/07/ej-figures/

[8] http://www.acri.org.il/en/2014/05/24/ej-numbers-14/

[9] http://plateforme-palestine.org/spip.php?mot44

[10] http://www.plateforme-palestine.org/IMG ... m-2011.pdf

[11] http://www.acri.org.il/en/2014/05/24/ej-numbers-14/

[12] http://siteresources.worldbank.org/INTW ... hfinal.pdf

[13] http://unctad.org/meetings/en/Sessional ... 9d2_en.pdf

[14] http://www.acri.org.il/en/2014/05/24/ej-numbers-14/

[15] http://www.plateforme-palestine.org/IMG ... m-2011.pdf

[16] http://www.acri.org.il/en/2014/05/24/ej-numbers-14/

[17] http://www.acri.org.il/en/2014/05/24/ej-numbers-14/

[18] http://www.acri.org.il/en/2014/05/24/ej-numbers-14/

[19] http://www.acri.org.il/en/2014/05/24/ej-numbers-14/

[20] http://www.acri.org.il/en/2014/05/24/ej-numbers-14/

[21] http://www.acri.org.il/en/2014/05/24/ej-numbers-14/

[22] http://www.acri.org.il/en/2014/05/24/ej-numbers-14/

http://www.plateforme-palestine.org/Jerusalem,4111
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Re: Israel/Palestine

Messagede bipbip » 22 Nov 2014, 00:43

Palestine-Israël. «Destruction, sans permis de reconstruction»
Les menaces de Benyamin Netanyahou ont été mises à exécution. La nuit dernière à Jérusalem-Est, les forces de sécurité israéliennes ont détruit la maison d’un Palestinien auteur d’un attentat le mois dernier. C’est toujours dans cette partie orientale de Jérusalem que deux assaillants palestiniens ont tué mardi 18 novembre 2014 cinq Israéliens en visant une synagogue. Jean-Paul Chagnollaud, professeur de sciences politiques à l’université de Cergy-Pontoise, directeur de directeur de l’Iremmo (Institut de recherche et d’étude sur la Méditerranée et le Moyen-Orient) donne son analyse de la politique présente de l’Etat sioniste.
... http://alencontre.org/moyenorient/pales ... ction.html


Jérusalem s’embrase...

Le mouvement de solidarité consacre toute son attention au vote éventuel par le parlement français du projet de reconnaissance d’un Etat palestinien déposé par un groupe de députés.

C’est bien, mais peut-on ignorer le lien profond qui associe dans la stratégie israélienne l’offensive de ces dernières semaines sur l’esplanade des mosquées, et sur Jérusalem en général, avec la reconnaissance éventuelle d’un Etat palestinien ?


Les provocations se sont multipliées ces dernières semaines, avec la présence d’extrémistes juifs protégés par la police dans la mosquée Al Aqsa, des tirs à l’intérieur de la mosquée, des projets de loi sur le "partage" de l’esplanade permettant aux juifs de venir y prier, des manifestations violemment réprimées dans les quartiers palestiniens de la ville, des ordres de tirer sans sommation sur tout manifestant s’en prenant aux forces de police etc... Aux morts palestiniens succèdent des morts israéliens, et ce matin c’est dans une synagogue, fait rarissime, qu’un attentat a tué quatre personnes, suivi de l’exécution des deux tueurs.

La volonté israélienne de transformer le conflit politique autour de l’annexion illégale de Jérusalem en conflit religieux et donc international, est aussi celle de créer un état de fait irréversible sur le terrain. Le gouvernement Netanyahou essaie d’achever l’annexion et la judaïsation de Jérusalem, avant l’éventuelle reconnaissance. Puis de vider cette reconnaissance de toute viabilité, en faire celle d’un Etat sans terre, sans capitale, de quelques bantoustans reliés par des routes réservées aux Palestiniens, pendant que les colonies sont reliées par un réseau de routes réservées aux Israéliens. Le pouvoir israélien encourage surtout des ardeurs de groupes juifs religieux ultra-nationalistes, qui déclarent vouloir détruire la mosquée Al Aqsa, troisième lieu saint de l’islam. C’est une véritable poudrière et le gouvernement Netanyahou joue avec le feu. Israël ne s’intéresse pas à la bataille diplomatique, mais à la concrétisation de son plan sur le terrain. Jérusalem capitale éternelle et indivisible d’Israël. Ne pas prendre en compte la Bataille de Jérusalem aujourd’hui et ses enjeux serait une erreur majeure.

Ne pas intervenir de toutes nos forces pour imposer la protection internationale des lieux saints musulmans et l’application de sanctions telles que la suspension de l’Accord d’association avec l’Union européenne viderait de sens tout vote des parlements européens pour la reconnaissance d’un Etat palestinien.

Le Bureau national de l’UJFP, le 19/11/14

http://www.ujfp.org/spip.php?article3633
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Re: Israel/Palestine

Messagede Pïérô » 26 Nov 2014, 00:14

FPLP
L’occupation est responsable de l’escalade à Jérusalem

«L’opération aujourd’hui à Jérusalem est une réponse normale aux politiques et aux crimes racistes continus de l’occupation , et c’est l’occupation qui est responsable de l’escalade à Jérusalem et dans l’ensemble de la Palestine. Nous sommes témoins de lynchages, tirs sur des Palestiniens, de destruction de maisons, de confiscation des terres, de construction de colonies, de la mise en œuvre de mesures sans précédent contre les lieux saints des Musulmans et des Chrétiens à Jérusalem quotidiennement, » a dit Khalil Maqdesi, du Comité central du Front Populaire pour la Libération de la Palestine.

« Chaque jour, des milliers de partisans du FPLP – et notre peuple palestinien tout entier – résistent à l’occupation à Jérusalem et dans l’ensemble de la Palestine. Il y aura plus d’actions de ces genre aussi longtemps que continuera l’assaut de l’occupant , » a déclaré Maqdesi. « Le FPLP continuera à viser chaque institution de l’occupation. Aucun endroit à Jérusalem ne sera pas sûr aussi longtemps le peuple palestinien ne sera pas sûr. La « sécurité » ne peut pas être établie sur les dos des Palestiniens. Le seul résultat des attaques de l’occupation sur Jérusalem sera la résistance continue et intensifiée des masses palestiniennes. »

«La résistance est notre seul chemin ; il n’y a aucune autre voie pour que les Palestiniens puissent libérer leur terre et obtenir leurs droits. La résistance inclut beaucoup de méthodes de lutte, y compris, centralement, la résistance armée et la lutte armée. La violence révolutionnaire est nécessaire afin de faire face et de renverser la colonisation de notre terre et la confiscation de nos droits, » a dit Maqdesi.

« Les populations opprimées sont déterminées à chercher leur liberté. Il est de la responsabilité de l’ainsi dite « communauté internationale » de juger Israël responsable de ses attaques contre les Palestiniens. C’est l’occupant qui devrait être déclaré `inhumain’. Au lieu de cela, leur construction de colonies, leurs massacres, leurs attaques massives aux droits palestiniens sont reçus avec l’approbation et le silence par les Etats-Unis et l’Union Européenne, qui se sont révélés être uniformément du côté d’Israël, du côté du colonialisme et de l’hégémonie impérialiste, » a dit Maqdesi.

« Ce qui est appelé `Har Nof’ a en fait été construit sur les ruines du village de Deir Yassin, nettoyé éthniquement en 1948 et des centaines de Palestiniens ont été abattus par la Haganah et les organismes terroristes sionistes, alors qu’ont expulsé des centaines de milliers de Palestiniens de leur terre – les réfugiés qui avaient lutté pour retourner à leur terre, et pour libérer leur terre, pendant plus de 66 années, » a dit Maqdesi.

« Le FPLP n’est pas une organisation religieuse et notre résistance n’est pas basée sur des convictions religieuses. Nous luttons pour libérer la Palestine d’un projet colonial imposé à notre peuple. Les occupants et les racistes n’appartiennent pas à la terre de la Palestine ; il y a, et il doit y avoir, des conséquences et des répercussions pour le vol de notre terre et de nos droits, » a affirmé Maqdesi.

« La réponse et les démonstrations spontanées des Palestiniens depuis le camp de réfugiés de Beddawi au camp de réfugiés de Dheisheh à Gaza, et même sur des médias sociaux, les masses en dehors et à l’intérieur de la Palestine, qui ont scandé les noms de Ghassan et Oday Abu Jamal, ont embrassé la résistance armée palestinienne et le chemin de la libération, » a dit Maqdesi.

« La réponse de l’occupation que nous nous attendons est une réponse criminelle – c’est là la nature de l’occupation. Arrêter la famille Abu Jamal , la menacer par des ordres de démolition de leur maisons, terroriser tout le voisinage de Jabal Al-Mukabbir, qu’ils ont bloqué avec les blocs de ciment ; battre les frères des martyres – ce sont ces gens que nous devons embrasser, protéger, et prendre soin, face aux attaques de l’occupant, » a indiqué Maqdesi.

« Notre message aux Palestiniens à l’intérieur de la Palestine et dans l’exil est que vous avez maintenu votre résilience et votre résistance à l’occupant pendant 66 années. Vous êtes forts et vous avez la capacité de continuer sur le chemin de la lutte. Aucune puissance ne peut liquider votre cause. Le FPLP réaffirme son engagement à vous, et à votre cause, et à vos droits. Nous appelons toutes les forces politiques palestiniennes à s’unifier sous la bannière de l’héroïque peuple palestinien, pour protéger leurs sacrifices, et à s’unir pour aller de l’avant vers une nouvelle étape et une nouvelle Intifada, » a dit Maqdesi.

« Le FPLP s’est engagé à réorienter et à recentrer la boussole de la région et de son peuple sur la question centrale – vers la Palestine, vers Jérusalem, en faisant face au sionisme et à l’impérialisme ; loin des guerres sectaires et du chaos dans la région. La Palestine est toujours la question, et Jérusalem est au cœur de cette lutte, » a dit Maqdesi.

« Aujourd’hui, le FPLP a un message pour les populations arabes, disant que votre bataille contre l’impérialisme et le sionisme et pas les uns contre les autres, et que la fragmentation du peuple arabe ne peut bénéficier qu’à l’occupant qui colonise votre Palestine aimée. Les masses doivent se réveiller et secouer la conscience collective de la nation arabe pour faire face au véritable ennemi. »

« Le FPLP veut également envoyer son message au milliard et demi de frères et de sœurs musulmans que notre combat n’est pas contre les juifs et n’est pas basé sur la religion ; c’est un combat pour la justice, la libération et le retour à la patrie, et c’est votre lutte, » a dit Maqdesi.

« Notre message aujourd’hui aux populations juives de par le monde est que le conflit Palestinien-Israélien n’a jamais été un conflit entre les Musulmans et les Juifs. La Palestine a embrassé la communauté juive pendant des centaines d’années. Ce qu’il y a entre nous c’est ce projet colonial. Nous savons que les milliers de Juifs autour du monde sont des voix vraies et sincères pour la lutte, conduisant les mouvements de boycott et se joignant quotidiennement à la lutte palestinienne pour la libération. Nous saluons chacun d’entre eux. Et pour ces Juifs qui sont trompés par le discours sioniste, Israël n’est rien d’autre qu’un piège mortel les Juifs et les Arabes. Le racisme peut ne jamais résoudre les conflits, et la ségrégation n’est pas une solution. Vous devez vous tenir du côté de l’opprimé, et pas de l’oppresseur ; élevez votre voix contre les criminels sionistes qui oppriment notre peuple en votre nom, » a dit Maqdesi.

« Quant aux menaces de Netanyahu et de Yaalon à notre peuple, » Maqdesi a dit qu’elles sont « sans valeur et ne portent aucun poids et reflètent une mentalité de colon raciste qui pense que par la coercition et l’oppression nous serons réduits au silence et nous serons défaits. La bataille contre l’occupation ne sera pas limitée à Jérusalem. Elle va s’étendre à chaque pouce de la Palestine, et au-delà des frontières de la Palestine. Aujourd’hui, aussi, le FPLP veut envoyer un message au mouvement de solidarité avec la Palestine, pour intensifier leurs efforts et leur lutte pour soutenir la résistance sur le chemin de l’établissement d’une Palestine démocratique où toutes les personnes vivent dans l’égalité et la liberté. »

http://pflp.ps/english/2014/11/23/loccu ... jerusalem/
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Re: Israel/Palestine

Messagede Pïérô » 28 Nov 2014, 11:59

Palestine/Israël : Jérusalem, capitale de l’apartheid

Et soudain, les médias et les gouvernements occidentaux firent semblant de découvrir que Jérusalem était une ville « sous tension ». La preuve ? Des Palestiniens attaquent des Israéliens et plusieurs morts sont à déplorer…

Une fois de plus, difficile de croire aux larmes de crocodile de nos dirigeants, sans même parler des jérémiades des officiels israéliens : depuis des décennies, la politique de l’État d’Israël à Jérusalem est connue et documentée ; depuis des décennies, cette politique est guidée par trois principes : colonisation, expulsion, discrimination. Et elle suscite la révolte, légitime, des Palestiniens.

Une explosion annoncée

« Les [récents] développements à Jérusalem-Est ont été caractérisés par l’expansion de la colonisation et un nombre considérable de maisons démolies et de Palestiniens expulsés. Israël poursuit activement, en pratique, l’annexion illégale de Jérusalem-Est en affaiblissant la communauté palestinienne de la ville, en empêchant le développement urbain des Palestiniens et, au bout du compte, en séparant Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie ».

Mais de qui émane donc ce constat sans ambiguïté ? D’un rapport rédigé… en 2009 par les 28 diplomates de l’Union européenne en poste à Jérusalem. La version actualisée de ce rapport, en 2014, dénonçait « l’accélération sans précédent de la colonisation » et alertait : « il existe un risque significatif pour que des incidents sur l’esplanade des mosquées [...] suscitent des réactions extrêmes aussi bien localement qu’à travers le monde arabo-musulman ».

À la fin du mois d’octobre, le journaliste israélien Gideon Levy s’interrogeait, dans le quotidien Haaretz : « Les arrestations massives à Jérusalem, qui n’ont éveillé aucun intérêt en Israël, l’invasion des colons dans les quartiers arabes avec le soutien du gouvernement et des tribunaux, la négligence criminelle dont la ville est responsable – tout ceci aura un coût. Combien de temps encore les Palestiniens verront-ils leurs enfants craindre de quitter leur maison de peur d’être attaqués dans la rue par des hooligans ? Combien de temps verront-ils leurs enfants arrêtés à chaque jet de pierre ? Combien de temps observeront-ils l’abandon de leurs quartiers ? Combien de temps consentiront-ils à leur expulsion tacite de la ville ? »

Une colère qui vient de loin

Autant dire que pour quiconque observe un tant soit peu la situation à Jérusalem, nulle surprise relative aux actuelles « tensions ». Après la conquête militaire de la partie arabe de Jérusalem en 1967, les autorités israéliennes n’ont classé que 13 % de Jérusalem-Est comme « zone constructible » pour les Palestiniens, contre 35 % pour la colonisation. Les colonies se sont développées à grande vitesse (plus de 200 000 colons aujourd’hui) tandis que les Palestiniens recevaient les permis de construire au compte-gouttes. Au cours des dix dernières années, ils en ont obtenu moins de 200 par an, alors qu’ils en ont besoin de dix fois plus pour absorber la croissance de la population. Ils construisent donc de manière « illégale » et s’exposent à des démolitions : plus de 1 200 bâtiments détruits depuis 2000 ; plus de 80 000 Palestiniens de Jérusalem vivent aujourd’hui dans des logements considérés comme « illégaux » par Israël et sont sous la menace d’un ordre de démolition.

Les Palestiniens de Jérusalem ont un statut juridique particulier : ils sont porteurs d’une « carte de résident » qui leur permet, entre autres, de voter aux élections municipales ou de travailler en Israël. Mais l’obtention, la conservation ou le renouvellement de cette carte est un véritable parcours du combattant, et nombre de Palestiniens perdent leur statut de résident chaque année : dossier incomplet (douze documents administratifs sont nécessaires dans certains cas), absence prolongée, condamnations pénales… Tous les motifs sont bons pour les déchoir de leur statut de résident. Depuis 1994, 11 000 Palestiniens ont ainsi perdu ce statut.

On ne sait donc si l’on doit rire ou pleurer lorsque l’on attend un officiel israélien s’insurger contre les récentes « violences » palestiniennes et déclarer sans sourciller : « il faut que la coexistence pacifique entre juifs et Arabes continue à Jérusalem ». La ville a fait l’objet, depuis des décennies, d’une politique de judaïsation, dont l’objectif est de contrer toute revendication de souveraineté palestinienne sur ce qu’Israël présente comme sa « capitale une et indivisible ». Nulle surprise, dès lors, à ce que les Palestiniens de Jérusalem se soulèvent régulièrement, comme c’est le cas actuellement. Une colère qui ne cessera que lorsque les politiques coloniales et oppressives auront pris fin.

Julien Salingue

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article33660
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Re: Israel/Palestine

Messagede Pïérô » 30 Nov 2014, 16:29

Trois mois après, rien n’a changé à Gaza

Trois mois après la fin de la nouvelle agression israélienne contre la bande de Gaza en juillet-août 2014, agression qui a fait plus de 2200 morts et 11000 blessés, civils et enfants en majorité, sans oublier la destruction massive de l’infrastructure civile, des maisons, des écoles, des universités, voire des usines et des bâtiments, la situation reste très grave à tous les niveaux, surtout sur le plan humanitaire, pour plus de 1,8 millions de Gazaouis toujours enfermés, malgré, partout dans le monde, la mobilisation internationale contre les crimes israéliens et malgré les promesses internationales de reconstruction rapide

La vie reprend lentement dans les rues de Gaza, qui témoignent de la barbarie de l’armée israélienne pendant les 50 jours de la dernière offensive militaire contre la population civile. Partout à Gaza, on trouve les ruines des maisons, des immeubles, des mosquées, des écoles, des stades, des usines, ou des bâtiments détruits et visés par les bombardements israéliens.

Les habitants de Gaza essayent de montrer leur capacité à dépasser cette période difficile à travers une vie plus ou moins normale, mais sur leurs visages on voit la tristesse, voire l’inquiétude d’une population qui vit toujours sous blocus et qui est toujours enfermée dans une prison à ciel ouvert. Les écoles, les universités, les commerces, les institutions et les marchés reprennent leurs activités, mais avec les souvenirs et les images de la dernière attaque israélienne. C’est très difficile pour ces gens d’oublier leurs morts, leurs blessés, leurs maisons et leurs écoles détruites. Les images des bombes, missiles et chars israéliens reviennent toujours dans la mémoire.
Actuellement, parmi les 100.000 personnes qui ont perdu tous leurs biens, plus de 70.000 vivent loin de leurs maisons, résident dans 18 écoles de l’UNRWA et plusieurs centres d’accueil provisoires, en attendant l’entrée des matériaux de reconstruction. 10.000 personnes ont loué des appartements et plus de 20.000 ont décidé de vivre au milieu même de leurs ruines : soit, ils en ont réparé quelques pièces , soit ils habitent dans des tentes, à proximité, dans des conditions très difficiles, notamment à l’approche de l’hiver.

Trois mois, après, rien ne semble différent pour les Palestiniens de Gaza, toujours à la recherche d’une solution politique et pas seulement humanitaire, suite à leur résistance remarquable contre les armes de l’aviation, de la marine et la force terrestre israéliennes. Le blocus dure depuis plus de sept ans, les passages et les frontières avec l’extérieur sont souvent fermés par ordre militaire israélien et les produits alimentaires et autres qui entrent à Gaza sont rares. Les autorités israéliennes ouvrent le seul passage commercial qui relie la bande de Gaza à l’extérieur deux ou trois fois par semaine pour permettre l’entrée de 200 camions et quelques convois humanitaires. Parmi ces camions, 5 à 6 seulement contiennent des matériaux de construction, souvent destinés aux projets internationaux. Ce passage se ferme sous n’importe quel prétexte, par décision israélienne, sans prendre en considération les besoins énormes de la population civile.

Chaque foyer à Gaza a droit à seulement 6 heures d’électricité par jour, car la seule centrale électrique, qui a été détruite en juillet dernier, ne fonctionne pas, par manque de fioul et de carburant, avec en particulier des conséquences dramatiques sur les hôpitaux et les centres médicaux.

L’armée israélienne viole presque tous les jours l’accord du cessez le feu, et ne respecte pas la trêve. Souvent, les chars israéliens mènent des incursions dans la bande de Gaza, les soldats contrôlent toujours les zones tampons sur les zones frontalières et tirent sur les paysans. La marine israélienne empêche l’extension de la zone de pêche et tire sur les pêcheurs palestiniens et leurs bateaux. Malgré la retenue des factions de Gaza, l’armée d’occupation israélienne poursuit ses provocations, pas seulement dans la bande de Gaza, mais encore en Cisjordanie, où des dizaines de palestiniens ont été tués ou blessés par balle, notamment à Jérusalem.

Les Palestiniens de Gaza craignent la reprise des attaques israéliennes à n’importe quel moment et sous n’importe quel prétexte, car la communauté internationale officielle qui a gardé un silence complice durant l’offensive israélienne en été dernier, n’exerce pas de pressions sur le gouvernement israélien afin qu’il lève le blocus imposé à la population depuis plus de 7 ans. Sans oublier qu’Israël reste toujours impuni, malgré les trois attaques sanglantes des cinq dernières années.
Les habitants de Gaza, épuisés à la fin de cette nouvelle agression, ont peur pour leurs enfants et leur avenir. Ils espèrent le début rapide des projets de reconstruction, notamment après les promesses internationales tenues lors de la conférence internationale sur la reconstruction de la bande de Gaza au Caire, en octobre dernier.
S’ajoute à tout cela, la tension entre les différents partis et mouvements palestiniens qui pourraient amorcer le début de la reconstruction de la bande de Gaza. Malgré la création du gouvernement d’union nationale dans les territoires, en mai dernier, et malgré la solidarité interne et les signes d’union lors de la dernière offensive israélienne, les points de divergence prédominent actuellement entre ces partis et pourraient toucher la réconciliation palestinienne et retarder les projets de reconstruction.

Le seul signe d’espoir pour les Palestiniens de Gaza, comme pour tous les Palestiniens de Palestine et de l’extérieur, c’est l’éducation. Malgré la destruction de plus de 32 établissements et tandis que plus de 120 écoles et cinq universités ont été bombardées, les élèves, les étudiants et leurs professeurs continuent de participer à la vie scolaire, en dépit de toutes les pertes et de toutes les conséquences économiques, sociales et psychologiques. Plusieurs cours se font sous les ruines des écoles touchées par les bombardements israéliens, ou dans des tentes. Les élèves qui viennent en classe rendent hommage à leurs amis morts et blessés lors de cette offensive israélienne, mais ils continuent à lire et à écrire l’espoir, l’amour et l’avenir. Ils montrent leur capacité à construire cet avenir avant de reconstruire leurs écoles et leurs classes.

A l’université, les jeunes étudiants continuent à venir étudier, même dans des classes touchées et visées par les bombardements israéliens. L’éducation est un élément sacré en Palestine. Les familles encouragent leurs enfants à avoir des diplômes supérieurs. Même si, avec le chômage et les difficultés économiques, il est difficile de trouver un travail à la fin des études. L’éducation fait partie de la résistance par la non violence, une résistance populaire, qui montre la capacité de notre peuple à défier la situation actuelle et à affronter toutes les mesures de l’occupation qui essaient de priver les Palestiniens de leurs droits fondamentaux.

Les habitants de Gaza espéraient que leur sacrifice pendant la dernière agression israélienne, leur patience exemplaire, leur volonté remarquable, leur résistance acharnée contre la barbarie de l’armée israélienne, ainsi que, et surtout, la mobilisation internationale et les manifestations populaires, partout dans le monde ,changeraient quelque chose pour eux : levée du blocus, ouverture des passages et des frontières qui relient la bande de Gaza à l’extérieur, jugement des criminels israéliens. Malheureusement, rien n’a changé, ils sont toujours enfermés, ils vivent sous un blocus aveugle qui continue de faire de nombreuses victimes.

Pour les Palestiniens de Gaza confiants et déterminés, il ne reste qu’une alternative : résister sur leur terre, rester à côté des ruines de leurs maisons détruites, avec leur seule arme, le courage, et surtout espérer un changement radical, une solution politique qui leur permettrait de vivre libres à Gaza, de vivre libres en Palestine.

Ziad Medoukh

http://www.ujfp.org/spip.php?article3665


Face aux provocations du gouvernement israélien, reconnaître la Palestine et sanctionner enfin l’occupant !

Article de Pierre Stambul à paraître dans la revue "Emancipation"

L’OAS est au pouvoir en Israël et le rouleau compresseur colonial s’emballe. Nétanyahou, Lieberman et Bennet estiment que la situation régionale et l’absence de sanctions internationales leur laissent les mains libres pour consolider le fait accompli.

Jérusalem

C’est à Jérusalem que nos apprentis sorciers allument le feu. Quand l’armée israélienne a conquis Jérusalem Est en 1967, il y avait eu consensus pour que la mosquée al-Aqsa reste un des lieux saints de l’islam et que les Juifs ne viennent pas prier sur l’esplanade des mosquées. Pourtant, depuis des années, les provocations se multiplient : des tunnels sont construits sous le « Mont du Temple » et des sectes intégristes menacent de détruire les mosquées pour y « reconstruire » le « Temple de Salomon » (temple présumé, à cette époque, Jérusalem n’était qu’un village de l’Âge de Fer). C’est sur l’esplanade des mosquées qu’Ariel Sharon a fait, le 28 septembre 2000, la provocation qui l’a conduit au pouvoir et qui a déclanché la « deuxième Intifada ».

Aujourd’hui la police protège les sectes intégristes et on parle de transformer une moitié de la mosquée en synagogue comme cela s’est déjà fait avec le Caveau des Patriarches à Hébron. Si un jour, Nétanyahou « cède » à ces intégristes, le Proche-Orient sera à feu et à sang et il sera bien difficile de rappeler que cette guerre est avant tout une guerre coloniale et pas un choc religieux.

Dans le reste de Jérusalem, chaque jour, de nouvelles constructions de colonies ou d’appartements sont annoncées. Dans les quartiers palestiniens de Sheikh Jarrah et Silwan, des colons protégés par la police occupent des appartements et rendent la vie impossible aux autochtones. Tout cela au nom de la Bible : le légendaire roi David aurait vécu à Silwan.

C’est contre la judaïsation à marche forcée de Jérusalem que la ville s’embrase. Les attentats suicides traduisent la colère et le désarroi d’une population palestinienne abandonnée et progressivement marginalisée. De façon symbolique, l’attentat contre la synagogue de Har Nof a eu lieu dans un quartier situé sur l’ancien territoire de Deir Yassin, le village palestinien où toute la population a été massacrée en avril 1948 par les milices terroristes de l’Irgoun et du Lehi.

Gaza, la cage

Les médias ne parlent plus de Gaza, on n’y meurt plus comme cet été. Pourtant tout est fait pour que Gaza explose à nouveau. Le blocus est impitoyable, tant du côté israélien que du côté égyptien. Les entrées et sorties du territoire se font au compte-goutte. Des milliers d’habitantEs de Gaza sont bloquéEs en Égypte sans pouvoir rentrer chez eux/elles. La pénurie et l’étouffement sont tels à Gaza que tout le monde s’attend à un nouvel embrasement alors que des centaines de milliers de personnes ont dû quitter définitivement leurs appartements détruits. La jeune afghane Malala, Prix Nobel de la Paix, a décidé de faire don du montant du prix des « Enfants du Monde » à la reconstruction des écoles à Gaza. Reconstruction qui attendra : seul le ciment israélien parvient, en quantité très insuffisante, à Gaza.

La fuite en avant

Le gouvernement Nétanyahou attaque de tous les côtés. Dans le désert du Néguev, les expulsions s’amplifient contre la population Bédouine (pourtant de nationalité israélienne) et le village d’al-Araqib a subi une nouvelle destruction.

Par 14 voix contre 5, le cabinet israélien a décidé de faire d’Israël « l’État-nation du peuple juif ». Autrement dit, les 6 millions de Palestinien-ne-s qui vivent entre Méditerranée et Jourdain deviennent officiellement des sous-citoyenNEs et les 60% de Juifs/ves qui vivent hors d’Israël se voient signifier qu’ils/elles sont des touristes n’ayant pas compris qu’Israël est leur mère patrie.

Il faut noter que Tzipi Livni et Yair Lapid ont voté contre, ce qui traduit les premières fractures dans l’extrême droite israélienne.

De même un des principaux partis religieux de la coalition au pouvoir, le Shas (environ 10% des voix), désapprouve clairement l’attaque menée contre l’esplanade des mosquées.

Fragilisé, le gouvernement Nétanyahou lance sa propagande, toujours aussi peu imaginative : la reconnaissance de l’État de Palestine serait un « acte antisémite » !

Un État oui, mais pas hors sol.

Bien sûr, une reconnaissance de l’État de Palestine par la France et par tous les pays de l’Union Européenne serait vécue en Palestine comme une grande victoire, comme une reconnaissance des droits et de la dignité du peuple palestinien. Elle mettrait incontestablement en difficulté Israël transformé ainsi, juridiquement, en un État colonial occupant le territoire d’un autre pays. Elle donnerait à cet État palestinien des armes juridiques dans les instances internationales. Elle mettrait en exergue « l’illégalité » de l’occupation des territoires conquis en 1967. Elle donnerait aux PalestinienNEs une citoyenneté dont ils/elles sont de fait privéEs. Elle permettrait à l’État palestinien de porter plainte contre Israël devant la justice internationale pour les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et incitation au génocide commis.

Interrogeons-nous : qu’est-ce qui est en train d’être reconnu par les pays européens ?
Les initiateurs/trices de la « reconnaissance » demandent des « négociations » alors que toutes celles qui ont eu lieu et qui ont été soutenues par l’Union Européenne étaient des demandes de capitulation des PalestinienNEs sur leurs revendications.
Pour l’instant, la Palestine serait un État hors-sol, un territoire non-viable, un bantoustan constitué de cantons éclatés.

La question des sanctions

Il est illusoire de penser qu’à froid et sans sanctions, la « communauté internationale » puisse changer le cours des choses. Il y a le précédent du jugement de la Cour Internationale de Justice de la Haye (9 juillet 2004) condamnant Israël pour la construction du mur (de l’apartheid) en Cisjordanie. À l’époque, ce mur mesurait 250 Km, il en fait 3 fois plus aujourd’hui. Israël a bafoué cette décision défavorable comme ce pays en a bafoué des dizaines.

En 120 ans d’existence, le sionisme a toujours fonctionné de la même manière : on crée le fait accompli puis on le consolide, on le légalise et on poursuit le rouleau compresseur colonial. Deux fois dans son existence, l’Erat d’Israël a été (très légèrement) sanctionné : en 1957 sur l’évacuation du Sinaï et en 1991 sur l’ouverture de négociations. Les deux fois, ce pays très mondialisé, qui dépend totalement de ses échanges avec l’Occident et de l’aide américaine, a cédé instantanément.

La Suède vient de reconnaître la Palestine. En même temps, elle maintient sa coopération militaire avec Israël et ne s’oppose pas à l’accord qui permet aux produits israéliens (même ceux des colonies) d’inonder les marchés européens. Ça ne crée aucune véritable pression sur Nétanyahou.

La reconnaissance de l’Etat palestinien doit donc impérativement s’accompagner de sanctions. Et elle doit s’accompagner d’un véritable changement de la politique européenne. Jusqu’à présent, les dirigeants européens sont complices de l’occupant à l’image du gouvernement français qui refuse de libérer le militant du FPLP Georges Ibrahim Abdallah, en prison depuis plus de 30 ans pour un crime imaginaire.

Un agenda dépassé

À l’occasion de la bataille sur la reconnaissance de la Palestine, on voit ressurgir la revendication « d’un État palestinien » sur l’ensemble des territoires conquis par Israël en 1967 ayant Jérusalem-Est comme capitale et vivant en paix avec Israël. Charles Enderlin lui-même vient d’expliquer que ce n’est plus possible et la quasi-totalité des internationaux qui vont en Palestine le disent depuis longtemps. La majorité des Palestiniens n’y croit pas ou ne le souhaite pas. Plus de 10% de la population juive israélienne (650000 personnes) vit au-delà de la ligne verte (la frontière internationalement reconnue). 40% des militaires (professionnelLEs ou conscritEs) sont des colons. Les n°2 et 3 du gouvernement sont des colons. Évacuer les colons coûterait 30% du PIB israélien.

Bien sûr l’État unique est pour l’instant également utopique.

Il faut comprendre que le projet historique du sionisme (un État juif homogène) est loin d’être réalisé et que la situation est ouverte.

Il serait navrant que la reconnaissance de l’État de Palestine fasse apparaître comme unique revendication la solution à deux États. Cela solution est irréaliste et elle n’est ni juste, ni souhaitable. Elle abandonne les Palestiniens d’Israël et les réfugiés, entérinant l’apartheid israélien et la fragmentation de la Palestine. Elle fait croire que l’Autorité Palestinienne est la seule représentante du peuple palestinien, ce qui est manifestement inexact.

Le BDS

La voie diplomatique toute seule ne changera pas le rapport de forces. C’est la capacité de résistance des PalestinienNEs et l’ampleur du soutien international qui seront déterminants et qui auront des conséquences diplomatiques.

La campagne mondiale BDS multiplie les succès. Les pressions pour empêcher la publicité pour Téva se multiplient. Orange est interpellé par ses syndicats pour sa participation à la téléphonie mobile dans les territoires occupés.

La campagne BDS a provoqué l’écroulement de l’action « Sodastream ». Cette firme envisage de déménager son usine depuis la colonie de Maale Adoumim vers le Néguev (là où on expulse les Bédouins, ce qui est tout aussi immoral). En Californie, les dockers ont refusé à plusieurs reprises de débarquer des cargos de la compagnie israélienne Zim. L’image d’Israël est sérieusement atteinte. Cette campagne doit s’amplifier et accompagner la reconnaissance de l’État de Palestine.

Pierre Stambul (25 novembre 2014)

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Re: Israel/Palestine

Messagede bipbip » 22 Déc 2014, 11:38

L’armée israélienne bombarde Gaza et viole la trêve

L’armée israélienne bombarde Gaza et viole la trêve.

Les avions militaires israéliens ont mené quatre raids sur différents lieux dans la bande de Gaza tôt ce samedi 20 décembre 2014 sans faire de victimes, mais avec des dégâts importants.
C’était dans la ville de Khan-Younis au sud de la bande de Gaza.

Et ça recommence dans la bande de Gaza !
L’aviation israélienne a bombardé de nouveau la bande de Gaza, une région toujours sous blocus.
C’est le premier bombardement israélien sur Gaza depuis la fin de l’offensive israélienne en été dernier.
C’est le cadeau de Noël pour les Palestiniens de Gaza !
C’est une violation de l’accord de cessez-le -feu
Cette armée provoque et provoque les Palestiniens
L’armée israélienne viole presque tous les jours l’accord du cessez le feu, et ne respecte pas la trêve.
Devant le silence complice de cette communauté internationale officielle
La situation est de plus en plus difficile pour notre population civile dans cette région sous blocus : attaques, agressions et bombardements israéliens.
Rien ne semble changer pour les Palestiniens de Gaza à la fin de 2014.
Gaza la vie résiste !
Gaza sous blocus patiente !
Gaza la dignité persiste !
Gaza l’espoir existe !
Gaza la lumière vit !
Gaza la déterminée continue de s’accrocher à la vie.

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Re: Israel/Palestine

Messagede Pïérô » 29 Déc 2014, 10:32

L’année inter­na­tionale 2014 : Le bilan de l’opération « Bordure pro­tec­trice » a été effroyable

Enclenchée le 8 juillet 2014, la guerre menée par Israël contre la pauvre petite enclave de Ghaza est la plus san­glante de ces der­nières années. L’opération, dont le nom de code est « Bordure pro­tec­trice », a duré 50 jours. D’une rare vio­lence, cette énième agression israé­lienne contre les Pales­ti­niens a fait plus de 2200 victimes.

Il faudra des années pour espérer réparer les dégâts causés par les bom­bar­de­ments sau­vages et aveugles. Selon le magazine « Air Combat », n°9 de novembre 2014, l’armée de l’air israé­lienne a lancé des raids sur 4762 sites entre le 8 juillet et le 5 août 2014, et mené plus de 5800 mis­sions au 26 août 2014. Le ministère pales­tinien de la Santé indique que parmi les 2200 Pales­ti­niens tués, 541 sont des enfants et 250 des femmes.

C’est déjà bien plus que la pré­cé­dente agression d’ampleur d’Israël à Ghaza, l’opération « Plomb durci », qui avait fait en 2008-​​2009 près de 1600 vic­times chez les Pales­ti­niens et 13 côté israélien. 64 soldats israé­liens ont éga­lement été tués dans cette agression sauvage, dont 5 par des tirs amis, ainsi que trois civils. Des cen­taines de Pales­ti­niens ont éga­lement été arrêtés sur le ter­ri­toire israélien.

Dans son rapport sur cette tra­gédie, l’ONG Amnesty Inter­na­tional a accusé l’armée israé­lienne d’avoir déli­bé­rément visé des habi­ta­tions civiles. « Les forces israé­liennes ont violé les lois de la guerre en menant une série d’attaques contre des habi­ta­tions civiles, faisant preuve d’une froide indif­fé­rence face au carnage qui en résultait.

Notre rapport dénonce la pra­tique cou­rante des attaques de maisons par les forces israé­liennes, qui ont témoigné d’un mépris cho­quant pour les vies des civils pales­ti­niens en ne les aver­tissant pas et en ne leur laissant aucune chance de s’enfuir », a-​​t-​​elle dénoncé. Plus de 600 per­sonnes, dont 175 mineurs, seraient incar­cérés pour avoir jeté des pro­jec­tiles sur la police à El Qods-​​Est, selon les auto­rités israé­liennes. De son côté, le Club des pri­son­niers pales­ti­niens annonce avoir recensé « 1650 Pales­ti­niens arrêtés à El Qods et en Cis­jor­danie occupée ».

Il faudra, selon l’ONU, des mois sinon des années pour réparer les infra­struc­tures de l’enclave pales­ti­nienne détruites depuis le début de l’offensive israé­lienne. L’unique cen­trale élec­trique, pour les 1,8 million de Gha­zaouis, a elle aussi fait les frais des bom­bar­de­ments. Depuis le 29 juillet, elle est à l’arrêt et avec elle la four­niture d’eau potable. Dans cer­taines zones, plus de 50% du réseau d’acheminement et de trai­tement de l’eau a été endommagé.

Plus 365 000 Pales­ti­niens ont dû fuir leur maison. Sur ces déplacés, 218 367 sont hébergés dans 87 écoles gérées par l’ONU. D’autres déplacés se trouvent pro­ba­blement chez des proches, et des mil­liers ont trouvé refuge dans des écoles du gou­ver­nement. Au moins 16 792 maisons ont été quasi-​​totalement détruites, précise l’ONU, qui estime qu’au moins 100 000 Gha­zaouis devront être relogés. 203 écoles ont été endom­magées, dont 25 tota­lement détruites.

La guerre aurait déjà causé autour de 5 mil­liards d’euros de dégâts. Avant l’agression, Ghaza était déjà amplement sinistré. Le taux de chômage y dépasse les 40%. Il était d’un peu moins de 20% en 2000. Hors période de conflit, plus de 70% de la popu­lation de la bande de Ghaza dépendent déjà de l’aide huma­ni­taire pour vivre.

http://www.france-palestine.org/L-annee ... le-2014-Le
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Re: Israel/Palestine

Messagede bipbip » 19 Jan 2015, 09:51

Une situation économique catastrophique dans la bande de Gaza en 2014

L’année 2014, dans la bande de Gaza, a été marquée par le maintien du blocus israélien inhumain imposé de façon illégale par les forces de l’occupation depuis plus de sept ans, mais aussi, notamment par une nouvelle offensive militaire, en été 2014, sur cette région isolée, la troisième offensive en cinq ans, et la plus meurtrière, ce qui aggrave une situation déjà difficile pour toute la population civile, dans tous les domaines.

Sur le plan économique, la situation ne cesse de s’aggraver avec les conséquences dramatiques du blocus et de la dernière agression qui ont causé l’augmentation du chômage, et du niveau de pauvreté, sans oublier l’incapacité de bâtir une véritable économie dans la bande de Gaza.

Pour beaucoup d’économistes, l’année 2014 est considérée comme la plus catastrophique pour l’économie palestinienne depuis 20 ans

L’économie de la bande de Gaza souffre d’une crise très grave due aux agressions israéliennes et au blocus.Cette situation empêche tout développement d’une économie en faillite qui ne trouve pas les ressources nécessaires pour sortir d’une crise qui touche tous les secteurs.

On peut d’abord qualifier la dernière attaque israélienne sur Gaza, attaque qui s’ajoute au blocus, de punition collective contre plus de 1.8 millions d’habitants qui vivent dans le chômage, la pauvreté et la précarité, et qui se battent quotidiennement pour survivre et rester dignes sur leur terre.

La fermeture totale des passages commerciaux qui relient la bande de Gaza au monde extérieur depuis 2007, et son ouverture aléatoire, sporadique arbitraire et partielle, ont rendu l’économie gazaouite chaotique, sans aucun espoir de redressement, tous les secteurs économiques sont paralysés en raison de l’arrêt complet de tous les projets en cours.

Nous allons essayer, dans cet article, de parler des conséquences économiques de la dernière offensive israélienne et du blocus, sur la vie des habitants de cette région, en 2014, la plus peuplée du monde, une région oubliée, voire abandonnée, une région en souffrance permanente.

Les chiffres et statistiques de cet article sont datés de novembre- décembre 2014 .Ils proviennent d’organisations internationales telles que le bureau des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens-UNRWA-, le Programme des Nations-Unies pour le Développement, la Banque Mondiale, l’Organisation Mondiale du Travail, le comité national de la reconstruction de Gaza, le ministère palestinien de l’Economie et du Commerce, et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Gaza.

Les pertes et les dégâts économiques directs de la nouvelle agression israélienne en juillet-août 2014 sont :
- La destruction de 20.000 logements avec plus de 100.000 personnes sans-abris
- 120 usines détruites
- 3 banques visées
- 2 hôtels bombardés
- 60 bateaux de pêche détruits
- 600 petites et moyennes entreprises détruites totalement
- 30 fermes agricoles détruites
- 40 puits d’eau détruits
- Des terres agricoles dévastées
- 300 sites industriels détruits

Ces pertes ont aggravé la situation économique pour toute une population civile, et ont même rendu les projets de reconstruction très difficiles, avec des conséquences économiques dramatiques qui ont paralysé l’économie locale.

Les conséquences économiques de cette nouvelle offensive israélienne se manifestent par :
- Un recul des indicateurs de l’économie palestinienne, car l’économie de la bande de Gaza contribue pour 43% au PIB palestinien. Cette situation a rendu l’économie palestinienne dépendante de l’économie israélienne et de l’aide internationale. Le pouvoir d’achat est devenu très faible pour les Gazaouis.
- L’infrastructure civile : 30% de l’infrastructure civile de la bande de Gaza a été détruite sans aucun espoir de reconstruction immédiate.
- Les pertes financières directes ou indirectes dues à cette agression dépassent 5 milliards d’euros.
- Le secteur privé a été le secteur le plus touché, ce secteur qui employait environ 90.000 personnes avant 2014, et qui représentait 45% du marché de travail dans la bande de Gaza, est actuellement paralysé. A cause de la destruction de 90% des usines, des entreprises privées et des ateliers, avec l’interdiction d’entrée de matières premières pour tous les projets et plus de 700 installations industrielles fermées sans réouverture, avec la fermeture définitive en juillet 2014 de la seule zone industrielle du nord de la bande de Gaza , après la destruction de toutes ses usines, à cause de tout cela, le secteur privé emploie actuellement moins de 10.000 personnes
- Le secteur de l’agriculture qui employait 30.000 travailleurs a été aussi touché. Actuellement, 4500 personnes, seulement travaillent avec une baisse permanente de revenu. Ce secteur souffre, en dehors de la destruction des terres agricoles et des fermes, de l’interdiction israélienne permanente de faire exporter les produits agricoles de Gaza connus pour leur qualité, notamment les fraises, les tomates et les oranges, vers les marchés externes. Sans oublier la diminution des terrains cultivables, des espaces ayant été détruits par les différentes incursions israéliennes sur les différentes régions de la bande de Gaza. La surface cultivée a diminué de 30% en 2014.Les pertes agricoles quotidiennes à cause de la non exportation des produits agricoles vers l’étranger est de 70.000 euros par jour. Conséquence grave : beaucoup de personnes sont en train d’abandonner leur terre agricole à cause de ces pertes, cette terre est remplacée par des constructions et des bâtiments. Une autre raison, la décision israélienne de porter les zones tampons, au nord et au sud de la bande de Gaza, à 500 mètres, a conduit à la détérioration dans le secteur agricole. De plus, la mort de beaucoup d’animaux a rendu l’élevage très difficile, et les prix ne cessent d’augmenter. Les pertes du secteur agricole ont dépassé 500 millions euros.
Avant 2014, la zone cultivée dans la bande de Gaza s’élevait à 150 000 mètres carrés. Actuellement, il est estimé que 40 % de la zone cultivée, dont des vergers et des serres, ont été gravement affectés. Selon le rapport de la Chambre du Commerce de Gaza, le coût de l’impact sur les moyens de subsistance des agriculteurs, combiné à celui des mesures de nettoyage nécessaires, s’élève à environ 10 millions d’euros.
- L’industrie : 90% des usines existantes sont fermées sans réouverture à cause de la destruction de plus de 300 sites industriels, et du manque de matières premières, d’exportation, d’importation. La bande de Gaza est connue pour ses industries de qualité, notamment les vêtements, le tissu et le bois, les pertes dans ce secteur depuis juillet 2014 sont de 10 millions d’euros par mois.
- Le secteur de la pêche souffre énormément des attaques permanentes de la marine israélienne. Les pécheurs Gazaouis sont interdits de dépasser 400 mètres dans l’eau de Gaza, ces restrictions et ces limites ont influencé ce secteur et plus de 1000 pêcheurs, soit, ont changé d’activités, soit, travaillent avec un revenu minimum.
- Le chômage a augmenté, le taux de chômage a dépassé les 70% en novembre 2014, mais le phénomène le plus dangereux est la hausse du chômage chez les jeunes de moins de 30 ans, qui atteint 83%. Suite à la dernière attaque israélienne, plus de 20.000 personnes s’ajoutent aux chômeurs.
- La pauvreté. 65% de la population de Gaza vit en dessous de seuil de pauvreté depuis juillet 2014
- L’augmentation du nombre de personnes qui dépendent des organisations humanitaires. Selon les sources du bureau des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens -UNRWA- dans la bande de Gaza, plus de 900.000 personnes ont bénéficié du programme de l’aide alimentaire géré par le bureau, ce programme a élargi ses services pour cibler les citoyens et non seulement les réfugiés.
- Les passages commerciaux : actuellement, par jour, 150 à 200 camions entrent à Gaza via le seul passage commercial ouvert cinq jours par semaine, ce passage se situe au sud de la bande de Gaza, mais la moitié de ces camions sont pour les organisations internationales et leurs projets de reconstruction d’écoles et de stations d’eau. Parmi ces camions, 5 ou 6 seulement contiennent des matériaux de construction notamment le ciment. Ce passage se ferme sous n’importe quel prétexte, par décision israélienne, sans prendre en considération les besoins énormes de la population civile.
Gaza n’a droit qu’à 90 produits au lieu de 750 avant le blocus, quelques produits et médicaments n’entrent pas, ce qui a aggravé la situation. Selon les estimations des organisations internationales, la bande de Gaza a besoin de 700 camions par jour pour répondre aux besoins énormes d’une population en augmentation permanente. Sans oublier la liste de 120 produits toujours interdits d’entrer par ordre militaire israélien.
Cette fermeture a empêché la libre circulation des importations et des exportations des biens et produits de Gaza, en particulier les matières premières et les produits semi-finis.
L’électricité : la seule centrale électrique qui a été bombardée lors de la dernière agression, fonctionne avec seulement 20% de sa capacité, beaucoup d’usines sont fermées à cause du manque du courant électrique et du carburant.
L’eau : Les dommages causés aux canalisations d’eau et d’assainissement ont été immenses En octobre 2014, plus de la moitié des Gazaouis n’avait plus aucun accès à l’eau.
Les tunnels : La destruction de 1600 tunnels à la frontière avec l’Egypte a aggravé la situation économique des Gazaouis qui comptaient beaucoup sur les produits égyptiens les moins chers et les plus disponibles, sans oublier la diminution de l’arrivée des délégations internationales et des convois de solidarité via le passage de Rafah, qui a causé la baisse du soutien direct à la population. Actuellement, les Palestiniens de Gaza comptent seulement sur les produits israéliens connus pour leurs prix très élevés.
Les conséquences de la dernière offensive et cette situation marquée par des difficultés économiques obligent beaucoup d’habitants à aller récupérer des matériaux dans les zones tampons au nord et au sud de la bande de Gaza, des zones dangereuses contrôlées par l’armée de l’occupation israélienne qui n’hésite pas à tirer, causant en 2014 la mort de plusieurs personnes.

Et la reconstruction de Gaza après l’offensive !

Après cinq mois de la fin de la nouvelle offensive israélienne d’août dernier, aucun projet de reconstruction n’a commencé.
Le gouvernement israélien refuse l’ouverture des passages et maintient son blocus sur Gaza. Les organisations internationales n’arrivent pas à faire pression sur ce gouvernement, et les Palestiniens de Gaza sont dans l’attente.
Seulement 2% de l’argent promis lors de la conférence sur la reconstruction de la bande de Gaza les 11 et 12 octobre 2014 au Caire.- 5.6 milliards dollars promis- est versé soit directement à l’autorité palestinienne qui se heurte à d’énormes difficultés pour mener des projets de reconstruction, à cause des mesures israéliennes d’une part et des divergences politiques entre les différents partis palestiniens d’autre part, soit aux organisations internationales qui s’intéressent surtout à distribuer des aides alimentaires aux sans abris plutôt que de commencer la reconstruction des maisons détruites.
Le plan Siry - le responsable des Nations-Unies qui prévoit l’entrée de quelques camions de ciment par jour à Gaza sous contrôle israélien - a donné une légitimité internationale au blocus et a permis à Israël d’engranger des profits supplémentaires.
On est passé suite à cette situation catastrophique dans la bande de Gaza d’une économie familiale non-violente à une économie dépendante d’Israël et des organisations internationales.
La division et la surcharge des fonctionnaires des deux gouvernements celui de Gaza - 40 000 postes civils et militaires - et celui de Ramallah - 130 000, parmi eux 70 000 de Gaza - a aggravé la situation économique
Une autre raison aggrave la situation économique dans les territoires palestiniens en général et dans la bande de Gaza en particulier : le gouvernement israélien doit transférer 100 millions de dollars chaque mois à l’autorité palestinienne, ce sont les taxes prélevées par Israël sur les importations et exportations palestiniens dans les ports et aéroports israéliens, et quand il y a une tension dans les relations, par exemple la demande palestinienne au Conseil de sécurité pour une résolution de fin d’occupation , Israël refuse de verser cette somme à l’autorité qui se trouve incapable de payer les salaires de 130 000 fonctionnaires, parmi eux 70.000 de Gaza.
Ces conséquences économiques sur la population montrent une fois de plus que le véritable objectif de cette nouvelle offensive israélienne, et cela devant le silence complice de la communauté internationale officielle, est de casser la volonté remarquable et la patience extraordinaire de cette population, en pleine résistance malgré un blocus qui dure et qui dure, et malgré différentes agressions israéliennes.

Les questions qui se posent au début de cette nouvelle année :
Quand la reconstruction de Gaza commencera-t-elle ?
Jusqu’à quand ce blocus israélien inhumain contre la population civile de la bande de Gaza ?
Jusqu’à quand la souffrance des Palestiniens de Gaza ?
Jusqu’à quand cet impunité d’Israël ?
Et jusqu’à quand le silence international officiel ?

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Re: Israel/Palestine

Messagede Pïérô » 24 Fév 2015, 10:58

Lina Khattab, étudiante en journalisme et danseuse folklorique, condamnée à six mois de prison

La cour militaire de la prison d’Ofer, en Cisjordanie occupée, a condamné lundi Lina Khattab, une étudiante en journalisme qui est aussi danseuse folklorique et activiste, à six mois d’emprisonnement et à une amende de 6000 shekels.

La cour a aussi condamné Khattab, 17 ans, a une peine de sursis de trois ans pour ce qu’elle a appelé « participation à une manifestation de solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens » en face de la prison d’Ofer.

Lina Khattab, qui est étudiante en journalisme à l’université de Birzeit, a été kidnappée par les soldats israéliens le 13 décembre 2014 durant une manifestation non-violente organisée par les étudiants pour marquer le 47e anniversaire de la création du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) de gauche.

En décembre dernier, un reportage de l’agence de presse Al-Quds sur Lina montrait une interview de sa mère qui parlait du kidnapping de sa fille par les soldats qui l’ont délibérément ciblée pour ses activités politiques non-violentes.

Dans l’interview, la mère de Lina racontait que lorsqu’elle avait réussit à la voir pour la première fois, elle avait remarqué que sa fille avait perdu beaucoup de poids et disait aux journalistes que malgré des conditions de vie et des méthodes d’interrogatoires dures, sa fille était restée fidèle à ses principes de justice et de libération.

Elle a ajouté que sa fille lui avait raconté avoir été violemment battue quand les soldats l’ont kidnappé avant de la mettre dans leur jeep, et que les soldats étaient furieux que malgré les coups elle ne pleurait pas et lui ont même demandé pourquoi elle ne pleurait pas, mais elle est restée forte et inébranlable sans montrer de signe de faiblesse.

Les soldats ont affirmé qu’elle leur avait lancé des pierres, mais elle leur a constamment répété qu’elle était en train de rendre visite à son ami et que les soldats essayaient juste de la piéger en faisant différentes allégations et inventions.

A la suite de son arrestation, Lina a été transportée dans la prison israélienne d’Ofer où elle a été forcée à rester debout contre un mur sous la pluie et dans le froid, et le jour suivant, elle a été déplacée à la prison d’HaSharon.

Chaque fois qu’elle était transportée d’HaSharon à la cour militaire d’Ofer, les soldats la réveillaient à presque 2 heures du matin et l’empêchaient de dormir avant de la transporter à Ofer dans un véhicule militaire dans lequel ils faisaient délibérément circuler de l’air froid dans les parties du véhicule où elle était retenue, et une fois arrivée à Ofer, elle était aussi placée dans une pièce froide avec un système de refroidissement en dépit du temps froid.

Bien qu’elle soit transportée à Ofer avant l’aube, ses audiences avait lieu, à chaque fois, vers 16h dans l’après-midi.

Les juges ont constamment refusé de l’autoriser à être libérée sous caution, et ont tenus huit audiences séparées dans l’objectif d’amener des soldats qui pourraient témoigner contre elle.

Reportage vidéo en arabe : :
https://www.facebook.com/video.php?v=10152685203882984

Traduction : Julie V. pour l’Agence Média Palestine : http://www.agencemediapalestine.fr/blog ... 2/21/5978/

Source : IMEMC

http://www.plateforme-palestine.org/Lin ... te-en,4222
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Re: Israel/Palestine

Messagede Pïérô » 27 Fév 2015, 11:11

Rapport annuel d’Amnesty International 2014/15

La situation des droits de l’Homme : Israël et Palestine

Consultez la rubrique « Israël et territoires palestiniens occupés » page 242 et la rubrique « Palestine » page 347.

Extrait : Les forces israéliennes se sont rendues coupables de crimes de guerre et de violations des droits humains durant une offensive militaire de 50 jours dans la bande de Gaza, qui a fait plus de 1 500 morts, dont 539 enfants, et des milliers de blessés parmi les civils. Elle a également provoqué d’importants déplacements de population et des destructions de biens de caractère civil et de services vitaux. Israël a maintenu son blocus aérien, maritime et terrestre de la bande de Gaza...

PDF : http://www.plateforme-palestine.org/IMG ... ench-2.pdf
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Re: Israel/Palestine

Messagede Pïérô » 06 Mar 2015, 15:36

UNICEF report confirms ill-treatment of Palestinian child detainees remains systematic
Defence for Children International - Palestine février 2015

Un rapport de l’ ‪‎Unicef‬ fournit les preuves de violations systématiques des droits des enfants palestiniens par les forces israéliennes. L’association Defense for Children International Palestine revient sur ce rapport.

http://www.plateforme-palestine.org/UNI ... s-ill,4235
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Re: Israel/Palestine

Messagede Pïérô » 08 Mar 2015, 17:34

De Ziad Medoukh
L’armée israélienne tue un pêcheur à Gaza
Ce samedi 7 mars 2015


L’armée de l’occupation israélienne a tué un pêcheur palestinien de 32 ans à Beit Lahya au nord de la bande de Gaza, et a blessé trois autres, ce samedi 7 mars 2015.
Il s’agit de Twfique Abou Ryallah , tué suite à une attaque de la marine israélienne contre les bateaux de pêche à la mer de Gaza.
Lors de cette attaque, l’armée israélienne a arrêté deux pêcheurs et a confisqué leur bateau de pêche.
Les agressions israéliennes contre les civils de Gaza se poursuivent en début de l’année 2015.
Presque tous les jours, l’armée de l’occupation israélienne mène des incursions dans les différentes villes de la bande de Gaza
La marine israélienne présente dans la mer de Gaza attaque tous les jours les pêcheurs palestiniens pour les obliger à ne pas travailler dans les zones de pêche, et confisque leurs bateaux.
C’est une violation de l’accord de cessez-le -feu
Rien ne semble changer pour les Palestiniens de Gaza en début de 2015
L’armée israélienne veut provoquer les factions de Gaza
Le gouvernement israélien d’extrême droite veut par cette attaque gagner les prochaines élections mais sur le sang des Palestiniens innocents.
La situation est de plus en plus difficile pour notre population civile dans cette région sous blocus.
Devant le silence complice de cette communauté internationale officielle
Et devant l’absence des médias étrangers qui occultent cette réalité.
Gaza la courageuse défie l’occupation !
Gaza la vie patiente !
Gaza sous les bombes résiste !
Gaza la déterminée espère !
Gaza sous blocus persiste !
Gaza la dignité existe !
Et Gaza l’avenir vit!

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Re: Israel/Palestine

Messagede Pïérô » 11 Mar 2015, 14:17

Manifestation de femmes palestiniennes et israéliennes pour le 8 mars

Samedi 7 mars, femmes israéliennes et palestiniennes ont manifesté ensemble des deux côtés du check-point Qalandia, qui sépare Ramallah et Jérusalem, à l’occasion de la Journée Internationale des Femmes.

... https://sanscompromisfeministeprogressi ... le-8-mars/
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