Algérie

Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 02 Juin 2012, 09:07

Enfants nés au maquis cherchent identité
El Watan, 1er juin 2012

Ils n’ont pas de nom. Ni le droit d’aller à l’école. Ni celui de vivre une vie normale.
Eux, ce sont les enfants de terroristes, nés dans le maquis dans les années 1990. Des enfants que la charte pour la paix et la réconciliation nationale a laissés de côté. Malgré des régularisations, ils seraient encore des centaines à ne pas inscrit à l’état civil. A l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, aujourd’hui, El Watan Week-end a choisi de parler de ceux que l’Etat préfère oublier.

Pour Fatima, la décennie noire n’est pas finie.
Et si la charte pour la paix et la réconciliation nationale a réglé le problème de son beau-père, elle, elle l’a laissée de côté. Aujourd’hui, Fatima a 14 ans, mais elle fait plus que son âge. La peau blanche, les yeux noirs, elle attend d’exister. Car l’état civil ignore son existence. A elle et à quelques centaines d’autres enfants nés dans les années 1990, la clandestinité des maquis. Sans existence légale, privés de documents administratifs leur permettant d’aller à l’école, de mener une vie normale, ces enfants n’ont pas été pris en compte par la charte appliquée en 2005. Suite au vide juridique dénoncé par les associations, plusieurs cas ont été régularisés. Mais ils seraient encore plusieurs centaines (500, selon la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche). Fatima est l’un de ces enfants.

Elle a vu le jour en mars 1998 dans le maquis de Jijel. Ses parents lui ont donné le prénom dont ils rêvaient pour elle. Mais elle n’a jamais connu son vrai père, tué quand sa mère était enceinte.
Comme le veut la tradition au maquis, sa mère s’est remariée avec un autre élément des groupes armés. Fatima a toujours cru qu’il s’agissait de son vrai père. Elle ne portera pas longtemps son prénom : son nouveau père décide de l’appeler Meriem. Ce dernier, profitant des dispositions de la loi sur la Rahma, dépose les armes et se rend en 1998. Il profite aussi des facilitées accordées aux repentis pour enregistrer Fatima et sa petite sœur, née en 2000, sous son nom, par jugement, à l’état civil. Alors que la loi exige que l’enfant adopté porte le nom de son géniteur. Les choses tournent mal et le couple divorce en 2004. La mère de Fatima se remarie avec Kamel, un troisième repenti rencontré quelques années auparavant alors que les groupes armés se rendaient dans les douars pour prier et manger. Kamel est resté au maquis jusqu’en 2001, date à laquelle il a bénéficié des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Mais le mari précédent refuse de laisser tomber ses filles.

La machine judiciaire se met alors en branle face à un cas ignoré par la loi : celui d’un enfant dont le père a été tué en 1997 et qu’un autre homme a mis - illégalement - sous son autorité. L’affaire arrive alors entre les mains de la ministre chargée de la Famille et des associations. Le réseau Nada d’aide à l’enfance prend le cas en charge. On lui explique que son beau- père a fait quelque chose de haram (péché). Qu’il l’a inscrite dans son livret de famille sans en avoir le droit. Tout prouve que Fatima n’est pas la fille du deuxième mari de sa mère : des dizaines de témoins qui activaient dans les groupes armés à Jijel et ailleurs ont témoigné de l’existence du véritable géniteur.


Analyses ADN

Ses véritables grands-parents ont même reconnu Fatima comme leur petite-fille. Le deuxième mari n’en démord pas : il introduit un pourvoi en cassation pour récupérer la garde de ses filles à laquelle ne peut plus, d’après la loi, prétendre son ex-femme. Face à ce dossier complexe, la justice demande des analyses ADN. Kamel s’y soustrait. Le deuxième mari refuse. L’affaire est en cours. Première victime du dossier : Fatima. Qui a entamé sa scolarité en tant que Meriem, avec l’identité de son beau-père, et qui termine le cycle primaire en tant que… Fatima.

Devant l’huissier de justice qui prend la décision de la récupérer pour la confier à son beau-père, Fatima éclate en sanglots. Kamel assure que sa fille est très touchée par ce qui lui arrive. Elle connaît maintenant l’histoire de son père et de ses beaux-pères. Elle comprend pourquoi sa mère, orpheline, est toujours malade et paye le prix des années au maquis sous les bombardements. Aujourd’hui, Fatima vit dans un bidonville dans la banlieue est d’Alger. Mange à sa faim, suit une scolarité normale au collège, s’est faite des amis. Mais elle attend toujours que l’Etat lui donne une identité.

Repères :

2006. Boubekeur Benbouzid, ministre de l’Education nationale, s’engage à prendre en charge 600 enfants nés aux maquis, sur le plan psychologique et éducatif, même après leur inscription à l’école. Même s’ils dépassent l’âge normal, le ministre s’engage à les inscrire en classe. Un accord est même signé avec le ministère de la Solidarité pour rattraper le retard scolaire de ces enfants.

2008. «Les enfants nés dans les maquis, dont certains n’ont pas d’existence légale, devraient faire l’objet d’un recensement», annonce Djamel Ould Abbès, à l’époque ministre de la Solidarité. Il affirme que le travail sur le terrain progresse, malgré le caractère spécifique et laborieux de cette opération. La même année, le ministre assure que le recours à l’identification par ADN est l’une des solutions préconisées par son ministère. Un projet de loi est à l’étude.

2011. Le président de la commission nationale pour l’application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale remet un rapport au président Bouteflika pour que des mesures exceptionnelles soient adoptées. Aucune réponse.


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Me MEROUANE Azzi. Président de la commission nationale pour l’application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale :

La loi permettant le recours aux tests ADN n’a toujours pas vu le jour
- La situation des enfants nés dans les maquis semble délibérément camouflée par l’Etat. Jamais un recensement officiel n’a été fait…

Aujourd’hui, nous avons approximativement 500 enfants âgés de 2 à 15 ans dans cette situation, selon les données fournies par la Forem. Mais le chiffre est peut-être beaucoup plus important, dans la mesure où certains cas n’ont toujours pas été déclarés ou recensés. La cellule chargée de régulariser les cas de ces enfants dans le cadre de la commission nationale pour l’application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, d’avril 2006 jusqu’à juin 2010, a reçu 100 dossiers. Seuls 37 ont pu être réglés.
La majorité des cas proviennent essentiellement des wilayas de Jijel, Bouira, Tizi Ouzou, Boumerdès, Chlef, Skikda, Alger, Aïn Defla et Relizane Ces enfants ont entre 7 et 9 ans. Si les experts de la cellule se déplacent chez les familles dans les différentes wilayas, ils s’apercevront que le nombre d’enfants est plus important. La cellule ne fait pas le travail de recensement, mais elle reçoit les familles et les accompagne juridiquement.


- Comment se fait l’accompagnement ?

Dans les cas normaux, nous commençons par l’officialisation du mariage. Car, au maquis, les couples se marient avec la Fatiha, non reconnue légalement. Pour faire reconnaître la paternité de l’enfant, il faut répondre à deux conditions : la présence des deux parties (le père et la mère) ainsi que deux témoins pour que le juge prononce le jugement. Il délivre alors une ordonnance destinée à l’état civil, pour enregistrer l’enfant en marge du registre. C’est une fois toutes ces procédures entièrement accomplies que le problème est définitivement réglé et le livret de famille délivré aux concernés. Il faut reconnaître qu’il s’agit réellement d’un parcours très compliqué pour les couples, particulièrement les veuves. Le problème se pose lorsque l’un des parents est absent. Or, dans la plupart des cas que nous avons traités par la cellule, le père a été tué. Là, la régularisation des cas devient impossible. Nous nous retrouvons dans une impasse. Ni la loi, encore moins la charte pour la réconciliation nationale n’ont prévu un mécanisme pour débloquer la situation.


- Mais l’enfant peut avoir la nationalité, donc le nom de sa mère si le père est absent...

Cela reste insuffisant au regard de la loi. L’enfant doit avoir un état civil complet, car il reste sans paternité.


- Des dispositions exceptionnelles s’imposent alors ?

C’est ce que j’ai proposé dans un rapport remis au président Bouteflika. La cellule chargée de suivre ces cas ne peut rien décider devant l’absence de dispositions exceptionnelles. Des solutions ont été proposées à la Présidence dès le début de notre travail, mais il n’y a eu aucune suite à ce jour. Il reste malheureusement un vide juridique qu’il faut impérativement combler. Je propose de recourir le plus vite possible aux analyses ADN dans les cas toujours en suspens. C’est la solution la plus rapide et la plus efficace pour prouver la paternité. Même si le père est décédé, il suffit alors du témoignage de la mère et en collaboration avec les services de sécurité ayant les listes détaillées des éléments des groupes armés abattus. A base de cette technique, un rapport d’expertise peut être effectué puis validé par la justice. Avec cette décision, nous aurons la solution à tous les problèmes de paternité. A l’exception des enfants de femmes violées par les terroristes dont les pères ne sont pas identifiables.


- Des textes juridiques sont pourtant annoncés depuis quelques années…

La loi annoncée à l’époque par le ministre de la Solidarité, Djamel Ould Abbès, où la technique de l’ADN est permise, n’a toujours pas vu le jour. Nous n’avons rien vu. Le même sort a été réservé au décret élaboré pour le statut des femmes violées, qui n’a toujours pas été publié pour «préserver leur honneur». Pour ce blocage, nous attendons la décision du président de la République.


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Hakima*. Psychologue : ces enfants ont une image floue de leur père

En avril 2007, une enquête psycho-sociale a été effectuée au profit des familles victimes du terrorisme, initiée par le ministère de la Solidarité nationale et supervisée par le wali. Hakima, psychologue dans une association, s’en souvient. «Je faisais du porte-à-porte dans des douars éloignés, implantés dans les maquis, à la recherche des enfants dans le besoin d’aide psychologique.

A Dellys, où nos activités étaient focalisées, la situation sécuritaire n’était pas encore stable, mais nous voulions aider ces enfants qui avaient besoin d’une stabilité, témoigne-t-elle. Pendant un mois et demi, j’allais de maison en maison pour proposer une aide psychologique, mais il arrivait souvent que les familles refusaient de nous recevoir ! Elles souffraient de détresses multiples et du complexe des regards des autres.

Les enfants, eux, souffraient doublement. Ils avaient entre 3 à 15 ans. Complexes, refus de la scolarité, liens sociaux limités, absence d’amis, troubles de la personnalité, déchirement et omniprésence de la peur… La situation était désastreuse»,
explique la psy qui craint des répercussions sur leur avenir. «Ils ont une image floue de leur père. Comment doivent-ils les percevoir ? Héros ou terroristes tels qu’ils sont considérés par la société ? Tous ces éléments contribuent à forger leur personnalité. La situation serait moins grave, si la prise en charge psychologique était meilleure», argumente-t-elle.
La psychologue soulève le problème du manque de structures dans les régions éloignées, proches des maquis. «L’école est loin, ces enfants doivent parcourir plusieurs kilomètres à pied, sans transport, ni structures de loisirs… C’est pour cette raison, à une certaine époque, que des jeunes rejoignaient les maquis, avons-nous constaté. A la fragilité de leur personnalité se greffent des antécédents familiaux , l e père ou le grand frère activaient dans les groupes armés», décortique Hakima.

«Des experts doivent réfléchir à mettre en place des programmes pour que ces enfants puissent avoir accès aux loisirs. Il n’y a malheureusement pas d’atelier de réflexion pour le moment. Même les colonies de vacances organisées par les directions sociales sont insuffisantes, car elles regroupent une seule catégorie d’enfants victimes de la tragédie nationale, les enfants de terroristes. Mais pas ceux dont la famille a été tuée par les terroristes, alors qu’il faudrait les réunir. Aujourd’hui, une évolution s’impose.»

*Son prénom a été changé.


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Nadia Braoui. Directrice du centre psychologique de Bentalha : les mamans avaient honte

«C’est un acte terroriste de laisser les enfants nés dans les maquis sans régularisation. Ce sont des victimes eux aussi. Je reconnais que des efforts ont été déployés pour leur scolarisation depuis quelques années déjà, mais il faudrait que toutes les barrières soient levées pour leur assurer une vie normale», explique Nadia Braoui, directrice du centre psychologique de la Forem de Bentalha.

Un nom et l’accès à l’école demeurent parmi les droits réservés par la Déclaration universelle des droits de l’homme. La directrice du centre psychologique a suivi de près plusieurs cas de ces enfants depuis 1999 jusqu’à 2004.
«Les mamans avaient honte de consulter dans notre centre à Bentalha, où elles sont pratiquement connues. Elles étaient alors orientées vers Alger ou à l’hôpital Belfort. Toujours par honte et complexe ou peur, témoigne encore la psychologue, ces enfants étaient dans plusieurs cas accompagnés par un proche. Rares sont les mamans qui ont pris leur courage à deux mains pour affronter la société et défendre les droits de leurs enfants.»

Nassima Oulebsir

ALGERIA WATCH

L'Algérie encore une fois condamnée par le Comité des droits de l'homme de l'ONU
Alkarama, 01 Juin 2012


Le Comit é des droit de l'homme vient de rendre publiques ses constatations concernant la disparition de Maamar Ouaghlissi et condamne l'Algérie pour avoir violé de nombreux droits garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, parmi lesquelles le droit à la vie et celui de ne pas être soumis à la torture ou à des mauvais traitements. Alkarama avait déposé une plainte le 1er juillet 2009 devant le Comité des droits de l'homme des Nations Unies au nom de Madame Farida Ouaghlissi.

M. Maamar Ouaghlissi, alors âgé de 36 ans est né à Constantine (Algérie) ; marié et père de deux enfants, il exerçait la profession de technicien supérieur au service des infrastructures de la société nationale de transports ferroviaires (SNTF). Il a été arrêté le 27 septembre 1994 sur son lieu de travail par trois agents en civil qui se sont présentés comme étant des membres de la sécurité (Al Amn), sans indiquer la raison de cette interpellation. Depuis, M. Ouaghlissi a disparu.

Malgré toutes les démarches entreprises par la famille pour connaître son sort, son épouse n'a pu apprendre que huit mois après son enlèvement, par l'intermédiaire d'un détenu libéré, qu'il se trouvait détenu à la caserne de Mansourah, relevant de la 5ème région militaire et gérée par le DRS. Jusqu'à la fin de 1995, plusieurs témoignages rapportés à la famille faisaient état de sa détention dans une caserne militaire.

De nombreux enlèvements et arrestations touchant en particulier des membres de conseils communaux, des députés élus ou de simples militants et sympathisants du FIS, avaient eu lieu les jours précédents et durant tout le mois à Constantine. L'arrestation de M. Maamar Ouaghlissi s'inscrit probablement dans le cadre de cette même opération coordonnée et planifiée au plus haut niveau de l'état et exécutée par la police judiciaire et les services du DRS de Constantine.

Selon de nombreux témoignages de rescapés, toutes les personnes arrêtées par la Police judiciaire étaient détenues pendant quelques semaines ou quelques mois au secret au commissariat central de Constantine où elles étaient systématiquement torturées puis transférées au Centre territorial de recherches et d'investigations (CTRI) de la 5ème Région militaire relevant du DRS et dirigé à ce moment par le colonel Kamel Hamoud. Les personnes enlevées par le DRS étaient quant à elles, directement emmenées au CTRI et la plupart des victimes ont disparu.

Pour la seule wilaya de Constantine plus d'un millier de personnes ont été enlevées par la police, l'armée nationale populaire (ANP) ou les services du DRS et sont disparues à ce jour. La plupart de ces cas ont été soumis par Alkarama et l'Association des familles de disparus de Constantine au Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées et n'ont pas à ce jour été résolus par les autorités d'Alger.

Parmi ses nombreuses démarches, Mme Ouaghlissi s'est adressée au procureur de la République du Tribunal de Constantine devant lequel une plainte pour disparition et enlèvement avait déjà été déposée par le père. Le parquet de Constantine n'a cependant jamais accepté d'ouvrir une enquête ou de donner suite à cette plainte se faisant ainsi complice de ce crime.

Ce n'est qu'en 1998 et devant son insistance, que le procureur de Constantine l'a finalement reçue et entendue sur procès verbal sans pour autant ouvrir une enquête et entendre les témoins des faits et en particulier les collègues de travail de son époux qui n'ont jamais été convoqués pour être entendus.

Madame Farida Ouaghlissi a de nouveau déposé une plainte le 28 septembre 1998 devant la commission de wilaya instituée pour recueillir les plaintes des familles des victimes de disparitions forcées : deux années après, elle a été convoquée par la gendarmerie pour se voir notifier que les recherches concernant la disparition de son époux sont demeurées sans résultats.

Tous les recours internes étant restés sans suite d'une part mai aussi l'ordonnance n°6/01 portant « mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale » promulguée le 27 février 2006 interdisant définitivement toute plainte dans les crimes commis par les services de sécurité algériens, c'est finalement au Comité des droits de l'homme que Mme Ouaghlissi s'est adressée.

Dans un long Memorandum présenté par le Gouvernement algérien le 25 novembre 2009 celui-ci soulève l'irrecevabilité de la plainte de Mme Ouaghlissi au prétexte que la responsabilité des agents publics responsables des crimes commis entre 1993 et 1998 ne pouvait être retenue et que la question des disparitions forcées en Algérie devait être traitée dans un cadre global. La totalité des arguments présentés et développés par le gouvernement algérien devant l'organe de l'ONU ont cependant été rejetés.

Le Comité des droits de l'homme a donc encore une fois condamné le Gouvernement algérien en relevant que la disparition de M. Ouaghlissi constitue de nombreuses violations des droits protégés par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel l'Algérie est partie depuis 1989.

Le Comité onusien demande à l'Algérie de «mener une enquête approfondie et rigoureuse sur la disparition» de M. Maamar Ouaghlissi ; de «fournir à l'auteur et ses filles des informations détaillées quant aux résultats de son enquête» ; de le « libérer immédiatement s'il est toujours détenu au secret » ou, en cas de décès, de « restituer sa dépouille à sa famille » ; de «poursuivre, juger et punir les responsables des violations commises» et « indemniser de manière appropriée les familles de victimes pour les violations subies ». L'Etat algérien est également appelé à rendre publique cette décision et de l'informer des mesures prises pour la mettre en œuvre dans un délai de six mois.

Il est à noter qu'une fois de plus, le Comité des droits de l'homme relève que l'Ordonnance d'application de la «Charte pour la paix et la réconciliation nationale» constitue une violation du Pacte ratifiée par l'Algérie en ce qu'elle constitue une entrave au droit de recours effectif à la justice pour les victimes de crimes tels que la torture, les exécutions extrajudiciaires et les disparitions forcées.


ALGERIA WATCH

L’Algérie examinée par le Conseil des Droits de l’Homme
Alkarama, 29 mai 2012

L’Algérie a été examinée aujourd’hui dans le cadre de l’Examen Périodique Universel, devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. A la tête d’une délégation des plus importantes de cette session, M. Mourad MEDELCI est venu présenter, en français, un rapport national qui met notamment en avant l’avancée du pays en matière des droits des femmes, une gestion « responsable » de la « tragédie nationale », un processus de réformes politiques et institutionnel qui a élargi les espaces de libertés et des efforts importants dans les domaines de l’éducation et de la santé.

Nombre de pays et de représentants d’ONG étaient absents de la salle à l’ouverture des débats, contrairement à la présence importante des délégations étrangères au plus haut niveau présentes lors de l’examen de la Tunisie et du Maroc la semaine précédente.
Dans le cadre de cette procédure, Alkarama a présenté un rapport dans lequel elle relève la persistance de nombreuses violations de droits de l’homme qui continuent d’être commises par les services de sécurité algériens en dépit de la levée de l’état d’urgence dont les principales dispositions liberticides ont été intégrés dans le droit commun.

Dans son rapport, Alkarama a également mis en relief la question de la persistance des détentions au secret dans les centres du DRS et le refus des autorités algériennes à faire la lumière sur les innombrables crimes commis par l’Armée et la Police en particulier les enlèvements et les exécutions sommaires.

Les questions soulevées par notre organisation ont été largement reprises dans le résumé établi par le Haut Commissariat des droits de l’homme, conformément à la résolution 16/21 du Conseil des droits de l’homme.

Plusieurs représentants de délégations ont pris la parole pour recommander à l’Algérie de garantir aux citoyens la liberté d’expression, de manifestation pacifique et d’association, de faire toute la lumière sur les nombreux cas de disparitions forcées non élucidés, de ne pas laisser impunis ces crimes pour garantir leur non répétition et de respecter le droit à la vérité et à la justice aux familles de disparus.

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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 05 Juin 2012, 09:44

Urgent : arrestation de cinq agents de la justice protestataires
By admin On 4 juin, 2012 At 04:48

Image

JCA

Pour protester contre le mépris des autorités à l’égard des grévistes de la faim qui sont dans le 30eme jour et dénoncer le silence et le refus de dialoguer avec les représentants syndicaux , les travailleurs du secteur de la justice ont occupé la rue face au tribunal de Abane Ramdhane à Alger , le 04 juin 2012 à 11 heures

Quelques temps après les policiers ont envahi les lieux pour sommer les protestataires de partir , les policiers ont attendu le départ des journalistes pour embarquer avec violence les 5 occupants dans des vehicules et les conduire vers le commissariat de sidi M’hamed .

a 15 heures ils ne sont pas encore relâchés .

Par ailleurs ,le comité de soutien tiendra une réunion de travail pour décider des actions à entreprendre dans les jours qui suivent le 5 juin 2012

Rassemblemet de soutien aux greffiers en greve de la faim depuis 31 jours
By admin On 3 juin, 2012 At 05:42


La CSI et l’AFL-CIO écrivent au président Bouteflika « Il faut sauver les greffiers en grève de la faim ! »
By admin On 3 juin, 2012 At 05:30 |
Tanina B.

L’état de santé des greffiers en grève de la faim depuis un mois, inquiète très sérieusement. Mme Yamina Maghraoui, Coordinatrice du comité de soutien aux grévistes, tire la sonnette d’alarme. « Le gouvernement n’a pas encore décidé d’ouvrir le dialogue, certainement attend-il la mort des greffiers et, après le drame, il présentera ses condoléances aux familles, comme il l’a fait à Tlemcen (drame de l’université Bakhti Abdelmadjid de Tlemcen où 8 étudiants sont morts, Ndlr) ».

Pour éviter cette issue, le comité lance un appel urgent aux citoyens, syndicalistes autonomes, aux militants des droits de l’Homme, personnalités nationales et personnalités politiques pour réagir rapidement pour sauver des vies humaines à temps. « Nous sommes tous et toutes concernés par le sort de ces travailleurs qui luttent avec courage pour la dignité des fonctionnaires, nous n’avons pas le droit de les abandonner ni de les laisser périr lentement et en silence », [/i ]affirme-t-elle. Le comité de soutien attend également toutes les initiatives [i]« de ceux et celles qui se sentent concernés par la situation des grévistes de la faim ».

Face à l’indifférence inexplicable du gouvernement algérien, des syndicats internationaux de défenses des travailleurs et des droits syndicaux sont montés au créneau et ont interpellé le président de la République , en sa qualité de premier magistrat du pays afin d’intervenir et sauver les grévistes de la faim d’une mort certaine.
A l’instar de la Confédération syndicale internationale (CSI), basée à Bruxelles (Belgique), qui a fait part de sa « vive inquiétude » quant à la santé de neuf dirigeant(e)s syndicaux algériens qui mènent une grève de la faim depuis quatre semaines. Dans une lettre qu’elle a adressée, la CSI , forte de ses 175 millions de travailleurs représentés par 308 organisations nationales affiliées dans 153 pays, a demandé au président Abdelaziz Bouteflika d’intervenir en toute urgence.
i]« Les neuf responsables syndicaux représentant des greffiers de justice ont entamé une grève de la faim après le refus du ministre de la Justice de s’occuper d’une série de plaintes liées au travail de la part d’employé(e)s du ministère et le rejet constant du gouvernement de reconnaître leur organisation, affiliée au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) », [/i] écrit l’organisation internationale. « Nous demandons au gouvernement algérien de revenir sur sa politique de confrontation, d’accepter le droit de ces personnels de former leur propre syndicat et d’y adhérer, et de négocier une solution globale pour les plaintes qu’ils ont soulevées. Un ministre de la Justice doit avant tout agir de façon juste, conformément au droit international», poursuit la CSI dans a requête. La CSI a rappelé à l’intention du chef de l’Etat la genèse du conflit et notamment la création de la fédération nationale des fonctionnaires du secteur de la justice.


Auparavant, l’American Federation of Labour – Congress of Industrial Organisations (AFL-CIO), principal regroupement syndical des États-Unis, et membre de la Confédération syndicale internationale (CSI) et de la Confédération syndicale des travailleurs et travailleuses des Amériques, a apporté son soutien aux greffiers et des travailleurs algériens en général. Dans une lettre adressée au président Bouteflika, l’organisation syndicale américaine qui revendique 12 millions d’adhérents, a exprimé « sa vive préoccupation » au sujet de la violation des droits syndicaux en Algérie, et interpellé le gouvernement « en vue de prendre dans les plus brefs délais les mesures appropriées » pour sauver les acquis syndicaux des travailleurs.
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 06 Juin 2012, 17:46

Santé publique : les psychologues en colère
le 04.06.12 | 10h00 Réagissez


«Nous nous sommes réunis aujourd’hui pour dénoncer l’attitude de notre tutelle qui a dévalorisé toute notre corporation» a indiqué Bouddou, présidente du bureau régional de l’Ouest du Syndicat national des psychologues.

«Notre réunion constitue également un témoignage de notre soutien et de notre solidarité au président du Syndicat national des psychologues. Ce dernier a été accusé à tort d’incitation au désordre et de trouble à l’ordre public par notre ministère de tutelle et qui s’est vu signifier un questionnaire le sommant de se justifier», poursuit cette responsable syndicale. En effet, réunis en conclave au siège du bureau de l’UGTA du Centre hospitalo-universitaire (CHU), les délégués syndicaux, venus des wilayas de Sidi Bel Abbès, Aïn Témouchent, Tlemcen, Oran, Tiaret, Relizane, ont tenu à dénoncer le comportement de la tutelle qui, selon eux, «dévalorise la profession». «En cas de catastrophe ou d’événement grave, le psychologue est le premier à être sollicité sur le terrain. Mais dès qu’il revendique ses droits, il est honni», déplore notre interlocutrice.

Cette syndicaliste soutient en outre que «les psychologues de l’Ouest entendent demeurer à l’écoute de leur président et procèderont à toute action à même de porter haut et fort leurs revendications et ce, dans un cadre légal». Par ailleurs, les représentants des psychologues de l’Ouest réaffirment leur solidarité à M. Keddad Khaled, président du SNAPSY. «Nous allons tenter de trouver la solution la plus idoine pour soutenir l’action de notre président. Toutes les possibilités de protestations seront soumises à l’assistance, à savoir les sit-in tant au niveau local que devant le siège du ministère, allant même jusqu’à la grève de la faim, comme devait le suggérer un syndicaliste», affirme la responsable syndicale.

La présidente régionale poursuit en soulignant que «le sit-in observé par les psychologues le 29 mai 2012, devant le siège du ministère de la Santé publique, constituait une protestation décidée collégialement. Le président du syndicat n’a aucunement été son instigateur comme l’accuse injustement notre tutelle».

Hadj Sahraoui

el WATAN


Mercredi, 06 Juin 2012 09:50

L’intersyndicale de la santé répond à Ould-Abbès

Pénurie de médicaments : la polémique s’installe !

Par : Malika Ben

Les syndicats de la santé interpellent le président de la République. Ils veulent que toute la lumière soit faite sur la pénurie de médicaments, de vaccins, de consommables…

Les tirs croisés entre le ministre de la Santé et les syndicats du secteur se poursuivent. Les déclarations d’Ould-Abbès qualifiées de “mensongères” ne laissent pas indifférente l’Intersyndicale de la santé qui a décidé de contre-attaquer en dévoilant toute la vérité sur la situation du secteur de la santé à l’opinion publique et situer les responsabilités pour s’en laver les mains. Pour ce faire, une conférence de presse a été organisée, hier, par les quatre syndicats de la polyclinique de la Résidence. Le brûlant dossier de la pénurie de médicaments et de vaccins s’est évidemment taillé la part du lion lors de la rencontre avec la presse.
L’Intersyndicale de la santé persiste et signe : “Il y a bel et bien pénurie de médicaments !” et “les déclarations du ministre de la Santé ne changent pas cette réalité.” P
our confirmer, si besoin est, cette pénurie, le premier responsable du SNPSSP révèle qu’en ce jour même, “j’ai la liste d’une vingtaine de médicaments qui manquent à l’hôpital de Boufarik. La commande a été faite à la PCH le 6 mai dernier. Un mois après, les médicaments ne sont toujours pas disponibles. Pourtant, ce n’est qu’un petit hôpital”.

Exhibant la liste, le Dr Yousfi dira que c’est le cas dans toutes les structures de santé publique. Abondant dans le même sens, le Dr Merabet du SNPSP dira : “Faire des déclarations répétées ne change rien à la réalité. Nous avons fait une enquête de terrain qui a duré des mois et non des déclarations. Des responsables de structure sanitaire ont requis l’anonymat, le Syndicat des praticiens a alors endossé l’enquête et nous l’assumons.”

Le Dr Merabet regrettera le fait que le citoyen soit habitué aux carences du secteur. C’est lui-même qui nous demande de lui recommander une structure privée pour des soins ou autres prestations sanitaires car il sait pertinemment qu’il n’aura pas droit au secteur public en raison de manque. “On en a marre d’endosser la responsabilité d’une situation dont nous ne sommes pas responsables”, fulmine le responsable du SNPSP. Et d’ajouter : “Nous allons vers une crise qui contraindrait la tutelle à débloquer des crédits et régler le problème pour quelques mois. Mais ce que nous voulons, ce sont des solutions durables et définitives.” “Et vu la situation, voire la polémique, l’Intersyndicale interpelle le président de la République pour une intervention urgente en vue de faire toute la lumière sur la pénurie”, réitère le Dr Merabet.
Et de dire que l’Intersyndicale a été “étonnée de voir que c’est le DG de la PCH qui réagit à une enquête faite dans des structures sanitaires !” Faisant le lien entre le paradoxe de la pénurie de médicaments et la hausse de la facture d’importation, le même conférencier rappellera qu’en 2004, lorsque le professeur Berkane était à la tête du ministère de la Santé, la facture avait atteint les 600 millions de $ durant l’année. “À l’époque, responsables et professionnels du secteur avaient trouvé cela effarant ! Il fallait réduire la facture.” Alors que cette année pas moins de 720 millions de $ ont été déboursés en quatre mois pour des médicaments qui ne sont pas disponibles. Pour le conférencier, “la pénurie actuelle n’a pas été vécue même pendant la décennie noire où les hôpitaux étaient le plus sollicités”.

Vers la relance de la protestation !

L’Intersyndicale de la santé ne compte pas rester les bras croisés face aux innombrables “intimidations et dépassements” de la tutelle ainsi que la non-satisfaction des revendications respectives des quatre syndicats. La tutelle est sommée de lever les sanctions à l’encontre des délégués syndicaux et d’arrêter toutes les entraves, faute de quoi la protestation sera relancée. “L’option des rassemblements et des sit-in est envisagée mais les dates ne sont pas encore arrêtées”, souligne-t-on. Et d’avertir : “De nouvelles sanctions ne feront que précipiter la contestation. À signaler que les syndicalistes sont également revenus sur l’ingérence caractérisée de la tutelle dans l’activité syndicale.” “Ould-Abbès est allé jusqu’à instruire les responsables de mettre fin au mandat des présidents des syndicats alors que les instances de l’UMA qu’il dirige n’ont pas été renouvelées depuis 20 ans !”
L’inspection du Travail qui ne peut que prendre acte de la violation du droit syndical a été saisie. L’option du recours à la justice est également envisagée.

LIBERTE DZ

terrorisme

Deux terroristes abattus et un autre capturé

Accrochage en plein jour à Tizi Ouzou

Par : Samir Leslous
Deux terroristes ont été abattus et un troisième aurait été blessé puis capturé vivant, hier, vers 14h30, devant la clinique privée Slimana de la Nouvelle ville de Tizi Ouzou.
Selon des témoins oculaires, qui ont été d’ailleurs nombreux à cette heure de visite aux malades devant la clinique Slimana et aussi dans le café mitoyen, au moment des faits, tout semblait calme dans les alentours jusqu’à ce que des hommes en civil commencèrent à tirer sur des individus qui venaient de sortir de la pharmacie du rez-de-chaussée de la clinique. C’étaient des policiers de la sûreté de wilaya qui ont tendu une souricière à des terroristes venus se procurer des médicaments pour, nous dit-on, un de leurs acolytes blessé au cours d’un accrochage qui a eu lieu près de Bouhinoun, dimanche dernier, dans la soirée.
Les membres de ce groupe neutralisé étaient venus, selon des sources sécuritaires, à bord d’un véhicule de marque Peugeot 206 de couleur blanche qui a été filé par les policiers depuis son entrée dans la ville. Un des trois islamistes armés a été éliminé sur le coup, à sa sortie de la pharmacie, le second a été blessé avant de succomber dans la clinique où il s’était enfui alors que le troisième qui les attendait à l’extérieur avait tenté, selon des témoins, de riposter en tirant une rafale de kalachnikov, mais en vain, puisqu’il n’a pas tardé à être neutralisé lui aussi.
Trois armes, dont deux pistolets automatiques et une kalachnikov, ont été récupérées sur ces terroristes. Un mouvement de panique s’est emparé des commerçants, riverains et surtout des nombreuses personnes présentes devant la clinique. À notre arrivée sur les lieux, les éléments de la protection civile nettoyaient encore les flaques de sang devant la clinique alors que les éléments de la police scientifique prenaient des photos des véhicules en stationnement touchés par des balles lors de la fusillade. “J’ai vu l’un d’entre eux allongé par terre, il est très jeune ! Il était en survêtement et en baskets”, témoigne un jeune sur place. Les corps de ces terroristes, qui sont très jeunes selon des témoins rencontrés sur les lieux, ont été acheminés par la protection civile vers la morgue du CHU de Tizi Ouzou pour les besoins d’identification.
Selon des sources sécuritaires, ces terroristes feraient partie du groupe activant entre Bouhinoun et Tassadort, à moins d’une dizaine de kilomètres au sud de la ville de Tizi Ouzou. Une zone où une vaste opération de ratissage a été déclenchée par les forces de l’ANP depuis dimanche dernier dans la soirée.
Selon des sources sécuritaires toujours, une autre opération de ratissage a été également engagée dans la région de Yakourène, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de la ville de Tizi Ouzou. Plusieurs endroits ont fait l’objet d’intenses bombardements à l’artillerie lourde depuis les premières heures de la matinée d’hier, a-t-on appris auprès des habitants de la région. Aucun bilan n’a encore filtré de ces opérations.

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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 07 Juin 2012, 10:40

LUTTE SYNDICALE DES GREFFIERS EN GREVE DE LA FAIM

Mourad Ghdia vient d’être évacué en urgence vers le centre médical de DAR el BEIDHA pour des soins d’urgence .
Image


By admin On 6 juin, 2012 At 09:38 |

Yamina Maghraoui



COMMUNIQUE


Pour interpeller les décideurs, les travailleurs du secteur de la justice sous mesure conservatoire ,ont occupé la placette du ministère pendant une heure :de 11 à12heures assis à même le sol en brandissant des mots d’ordre demandant l’ouverture du dialogue avec les grévistes qui entament le 31eme jour de grève de la faim et la levée des mesures arbitraires à l’encontre des 46 travailleurs .


Mais comme d’habitude les policiers ont intervenu pour les disperser , devant la résistance et le refus des protestataires déterminés à aller jusqu’ au bout, les policiers ont usé de la violence au départ verbale en utilisant un langage très vulgaire et insulté les protestataires .


Pour en finir rapidement les policiers en très grand nombre avec une violence physique ont trainé les protestataires sur le sol sur plusieurs mètres au point de les écorcher et les blesser sauvagement et les embarquer pour .les conduire vers le commissariat d’ elbiar ou ils sont encore en arrestation .


Le comité de soutien dénonce avec force l’absence totale de retenue et la maltraitance physique à l’encontre des protestataires venus pacifiquement interpeller leur tutelle qui leur tourne le dos et ferme les yeux et fait la sourde oreille sur les appels de détresse des travailleuses et des travailleurs en grève de la faim depuis 31jours .

Par ailleurs Mourad Ghdia vient d’être évacué en urgence vers le centre médical de DAR el BEIDHA pour des soins d’urgence .


La coordinatrice du comité

Yamina Maghraoui

JCA dz

Pour sauver les greffiers en grève de la faim
Des syndicalistes menacent de se suicider

le 07.06.12 | 10h00 Réagissez


zoom | © Lyès. H. Des membres du comité de soutien aux greffiers grévistes.
Des membres du comité de soutien aux greffiers grévistes.


Une dizaine de greffiers et de corps communs affiliés au Snapap ont tenu, hier, un sit-in devant la maison de la presse Tahar Djaout à Alger.

Les membres du comité de soutien aux greffiers en grève de la faim ont tenu hier leur énième sit-in à Alger.
Cela fait trois fois qu’ils changent d’endroits pour manifester leur solidarité avec leurs collègues. Après avoir tenu leur sit-in à la rue Didouche et rue Abane Ramdane, le personnel de la justice a ciblé, hier, la rue Bachir Attar à proximité de la maison de la presse.
Il s’avère que le choix est bon cette fois-ci. Après deux tentatives avortées par la police, une dizaine de greffiers et de corps communs affiliés au Snapap ont enfin réussi à tenir leur sit-in sur le trottoir de la maison de la presse Tahar Djaout.Le choix de l’endroit n’est pas fortuit.

La maison de la presse est le seul endroit qui permet aux manifestants de tenir leur action sans qu’ils soient traqués par la police. La DGSN a-t-elle peur du flash des appareils photo ? En tout cas, l’attitude que les agents de police ont tenue hier laisse entendre qu’ils réagissent en fonction de la sensibilité de l’endroit. «Vous êtres sur la voie publique», a déclaré un officier à l’adresse des membres du comité de soutien des greffiers lors de leur avant-dernier rassemblement en face du tribunal Abane Ramdane.
La rue Abane Ramdane n’est-elle pas aussi une voie publique ?

C’est une voie publique très sensible pour la police et stratégique pour les manifestants. Le traitement de la police pour les manifestants sur cette rue est généralement différent du traitement réservé à ceux qui manifestent dans d’autres endroits. C’est la raison pour laquelle la Maison de la presse est devenue depuis quelques mois le refuge de toutes les menées revendicatives, notamment réprimées par la police.

La corde au cou, des cadenas aux pieds

A la sensibilité de l’endroit s’ajoute une nouvelle donne. C’est une chose inédite dans les annales des manifestations en Algérie. Une longue corde a ceinturé les membres du comité de soutien aux greffiers. La corde est bien attachée à leurs pieds à l’aide des cadenas. A l’aide de la même corde, le nœud coulant passé autour du cou de l’un des protestataires. «Si la police vient cette fois-ci pour m’embarquer. Je tire la corde et je mes fin à mes jours. C’est la dernière alternative qui me reste face à une tutelle sourde et un pouvoir oppresseur», avertit le syndicaliste atteint du diabète.

Ils sont tous suspendus de leurs postes suite à la dernière grève qu’a connue le secteur de la justice.
Mais ils manifestent pour sauver leurs collègues qui se trouvent après un mois de grève de la faim dans un état déplorable.
Ils ont relégué leurs soucis au deuxième rang. La corde est la dernière méthode utilisée contre les stratégies de la police qui visent à disperser les manifestants en les embarquant sans les tabasser. La conjoncture est à la création de nouvelles méthodes qui puissent contrecarrer celles de la police.

Les pratiques de la police sont également adaptées aux exigences actuelles. Elles se résument essentiellement au rapport de force tantôt exprimé par la violence tantôt par la loi du nombre. Ces manifestants combatifs sont restés durant toute la journée d’hier sur le trottoir. Les coups de chaleur les ont amenés à transformer le papier journal en chapeaux. La corde au cou, des cadenas aux pieds. L’image est pathétique. L’esclavage est aboli. Ses séquelles persistent. 



Djedjiga Rahmani

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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 07 Juin 2012, 14:20

Luttes syndicales

Violations des droits syndicaux
By admin On 7 juin, 2012 At 12:20 |


Le 27 septembre, dans le secteur de l’éducation Malika Fallil, présidente du Comité national des travailleurs du pré-emploi et du filet social, affilié au SNAPAP, , a vu son contrat de travail être résilié sans qu’aucun motif ne soit invoqué. La militante avait précédemment été victime de menaces policières afin qu’elle mette fin à son activité syndicale. Une semaine plus tôt, le 20 septembre, elle avait été brièvement arrêtée pour avoir participé à un sit-in devant le ministère du Travail.

Plusieurs autres militants et dirigeants de syndicats autonomes ont été également harcelés, à commencer par le président du SNAPAP, Rachid Malaoui, persécuté depuis de nombreuses années, menacé de mort et dont la voiture a été sabotée en juillet.

Le 24 février, Mourad Tchiko, un autre dirigeant du SNAPAP, agent de la protection civile, suspendu par son employeur depuis 2004 et privé de passeport depuis 2010, a été interpellé en compagnie d’un photographe de ce syndicat alors qu’il venait soutenir des grévistes de la faim de la section syndicale de l’École nationale supérieure des travaux publics (ENSTP).

Citons encore les interpellations en début d’année au plus fort du mouvement de contestation sociale de deux figures du syndicalisme algérien :
Ahmed Badaoui, un ancien dirigeant de l’UGTA,
et Yacine Zaïd, blogueur, militant des droits de l’homme, membre du SNAPAP et farouche défenseur des libertés syndicales dans le secteur des hydrocarbures où il a travaillé avant d’être licencié et poursuivi en justice.

Le secteur de la santé en ébullition :
Lors d’une grève entamée le 8 février à l’appel du Syndicat algérien des paramédicaux (SAP), six de ses membres ont été suspendus. Le 24 février, les grévistes ont repris le travail, le ministère de la Santé s’étant engagé à satisfaire les revendications du SAP dont la réintégration des six militants.

Les médecins résidents (c’est-à-dire en cours de spécialisation) ont mené une grève de quatre mois de mars à juillet, émaillée d’actions de protestation parfois durement réprimées par la police.
Les manifestations du 4 mai et du 1er juin à Alger auraient ainsi fait une vingtaine de blessés parmi les grévistes. Qualifiée d’illégale par le ministère de la Santé qui avait sanctionné les protestataires en gelant leurs salaires, la grève a été suspendue le 17 juillet. Les revendications portaient sur la revalorisation salariale, l’amélioration du statut de médecin résident et surtout l’abrogation du service civil qui oblige tout jeune spécialiste à exercer entre deux et quatre ans dans les zones reculées du pays.

Fin octobre, le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) et le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) ont observé une nouvelle journée de grève pour dénoncer des engagements non tenus et la rupture du dialogue social.

La Maison des syndicats et ses usagers pris comme cibles :
Dans la nuit du 19 au 20 mars, plusieurs heures durant, des jeunes ont jeté des pierres sur la Maison des syndicats à Dar El Beïda (Alger), où s’étaient rassemblés des enseignants contractuels et des chômeurs pour y préparer des actions de protestation prévues le lendemain. Bien que la Maison des syndicats, siège national du Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (SNAPAP), soit voisine d’une caserne de police et d’un barrage fixe de la Sûreté nationale, la police n’est pas intervenue pour remettre de l’ordre.
Selon de nombreux témoins, elle aurait au contraire prêté main forte aux agresseurs. Quelques semaines plus tard, dans la nuit du 8 au 9 mai, la Maison des syndicats a été cambriolée et les deux ordinateurs qui s’y trouvaient ont été dérobés. Les locaux feraient l’objet d’une surveillance quasi permanente par la police.

Le 25 septembre, Akroune Belgacem, officier des Renseignements généraux, s’est présenté au domicile du propriétaire des locaux. Il a fait pression sur lui pour qu’il mette fin au bail et expulse le syndicat. Il a tenu des propos menaçants évoquant la possibilité que Rachid Malaoui, le président du SNAPAP, soit assassiné et que les locaux soient placés sous scellés pour une longue période, cherchant même à soudoyer le propriétaire en lui proposant un nouveau locataire ainsi que de collaborer avec la police.
En 2010 déjà, les autorités avaient fermé la Maison des syndicats sous des prétextes fallacieux.

Cinq syndicalistes licenciés chez Linde Gaz :
Début juillet, la direction de Linde Gaz Algérie a licencié cinq militants syndicaux de l’UGTA qui avaient dénoncé les dysfonctionnements de cette entreprise.

145 grévistes licenciés à Air Algérie :
Lors du conflit social qui a paralysé Air Algérie entre le 10 et le 14 juillet, la direction a licencié 145 employés réquisitionnés et qui avaient refusé de travailler, parmi lesquels Yacine Hamamouche, le secrétaire général du Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC). La médiation du Premier ministre et de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a débloqué la situation. Les sanctions ont été levées et les négociations ont repris.
Les quelque 900 hôtesses de l’air et stewards contestaient l’alignement de leurs salaires sur ceux du personnel au sol.

Intimidations et licenciements dans un Sheraton :
Le Sheraton Club des Pins à Alger s’est farouchement opposé à la formation d’un syndicat. En juin, une pétition signée par près de 300 travailleurs et portant notamment sur la création d’une organisation affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) n’a trouvé aucun écho auprès de l’employeur.

Le 13 septembre, soit deux jours avant la date fixée pour l’assemblée générale constituante, trois délégués ont été licenciés.
Le 15, les deux autres membres du comité syndical ont été à leur tour renvoyés. Une action en justice était en outre lancée contre les cinq militants. Exaspéré par l’attitude de la direction, la presque totalité du personnel a alors entamé des actions de protestation et un mouvement de grève.
Au lieu de négocier une solution à ce conflit, la direction a commencé une véritable purge au sein du personnel. Tandis que des travailleurs acceptaient de signer une déclaration par laquelle ils s’abstenaient de faire grève, beaucoup d’autres apprenaient lors de convocations qu’ils allaient faire l’objet de sanctions financières ou qu’ils étaient licenciés.

Depuis lors, malgré l’obstination de centaines de travailleurs abusivement licenciés et les nombreux messages envoyés par l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du catering, du tabac et des branches connexes (UITA) et ses affiliées, la direction a continué à refuser le dialogue avec les travailleurs et leurs représentants.

Quatre syndicalistes licenciés chez Huawei :
Le 29 novembre, la direction de l’entreprise de télécommunications chinoise Huawei a licencié quatre délégués syndicaux de l’UGTA en représailles à une grève entamée une semaine plus tôt.

Soutien syndical pour des catégories sociales fragilisées :
Un sit-in d’enseignants a perduré durant tout le mois de décembre devant le ministère de l’Éducation.
Dans la nuit du 14, les services de sécurité leur ont enlevé leurs matelas et couvertures, les ont injuriés et menacés d’emprisonnement. Ces actes d’intimidation se sont reproduits à plusieurs reprises. Plusieurs enseignants ont dû être évacués pour des soins d’urgence après deux semaines passées dans le froid. Le Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (SNAPAP) a pris fait et cause pour eux, dénonçant le silence et l’indifférence des autorités comme de la société civile et des citoyens.
Début 2011, des actions similaires avaient entraîné l’intégration d’une partie des enseignants contractuels. Il en resterait près de 3.000 à régulariser, même si le ministère de l’Éducation a déclaré que le dossier des enseignants était clos définitivement.
Outre les enseignants contractuels, le SNAPAP a soutenu les revendications de retraités qui ont créé leur syndicat, de même que le combat de migrants en provenance d’Afrique subsaharienne, comme la situation désespérée de cinq femmes interceptées dans le sud du pays alors qu’elles cherchaient à rejoindre leurs maris clandestins ou non, mais la plupart du temps spoliés de leurs droits les plus élémentaires.

Un rassemblement réprimé dans le secteur de l’éducation, une vingtaine de syndicalistes interpellés :
Le 20 décembre, une vingtaine de syndicalistes qui tentaient de se rassembler devant le ministère du Travail à Alger ont été brièvement arrêtés par les forces de l’ordre. Les syndicalistes du Conseil des lycées d’Alger (CLA), du Syndicat national des corps communs des ouvriers professionnels de l’éducation nationale (SNCCOPEN) et du Syndicat national des travailleurs de la formation professionnelle (SNTFP) réclament depuis des années leur agrément


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Re: Algérie

Messagede Massinissa » 09 Juin 2012, 14:06

a plus d'un mois de greve de la faim : silence du gouvernement

L’ACDA apporte son soutien aux greffiers en grève de la faim et appelle à la solidarité
le 09.06.12 | 13h21 Réagissez


L’association Agir pour le Changement Démocratique (ACDA) vient de rendre public ce samedi 9 juin, un communiqué pour apporter son soutien aux greffiers en grève de la faim depuis maintenant 35 jours. L’ACDA «apporte son soutien à ces travailleurs en grève et appelle à la solidarité la plus large ».

L’ACDA « appelle toutes celles et ceux qui croient en un avenir démocratique et prospère pour l’Algérie à se mobiliser et se donner les moyens d’agir ensemble pour ce bel objectif ».

L’association «dénonce les arrestations des grévistes et le refus persistant de la discussion par le ministère, qui pousse ces travailleurs à la grève de la faim et met leur santé et leur vie en grave danger » lit-on dans le communiqué.

Dans le communiqué on insiste sur le fait que «par son silence, le gouvernement affiche son mépris pour la revendication exprimée démocratiquement».

Tout en énumérant les actions de protestation qui n’ont pas abouti, l’association met l’accent sur «l’incapacité de ce régime sans projet, à proposer un avenir aux Algériens, à la veille du 50e anniversaire de l’Indépendance ».

Dans son communiqué «l’ACDA dénonce les arrestations des grévistes et le refus persistant de la discussion par le ministère, qui pousse ces travailleurs à la grève de la faim et met leur santé et leur vie en grave danger ».

Pour rappel, les greffiers ont entamé leur grève le 6 mai dernier protestant contre «les harcèlements » et les «dépassements» dont ils ont été victimes et ce au lendemain de la grève générale dans le secteur de la justice.

Actuellement, des greffiers, en signe de soutien à leurs collègues grévistes de la faim, tiennent un sit-in permanent devant la Maison de la presse à Alger et ce depuis le 6 juin.

Hamida Mechaï



Projet Dounia parc d’Alger
Le coup de pouce de Bouteflika aux emiratis

le 09.06.12 | 10h00


zoom


C’est une «bombe» qu’a balancée sur son site jeudi soir le quotidien algérien d’information en ligne «Tout sur l’Algérie» (TSA). L’article, avec preuves et documents à l’appui, révèle une facette sombre du fonctionnement de l’Etat d’Algérie.

Il met à nu la manière avec laquelle le fonds d’investissement émirati EIIC a pu obtenir des concessions, des largesses et une assistance administrative pour lancer son projet Dounia Parc à Alger. Aucun investisseur étranger n’a eu droit à de tels privilèges à l’exception d’Orascom Telecom Holding (OTA), le propriétaire majoritaire de OTA (Djezzy), lorsqu’il s’est installé en Algérie.
Le scoop donné par TSA révèle en fait comment le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, s’est impliqué personnellement pour aider le fonds d’investissement d’Abu Dhabi.

Le 5 mars 2011, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, écrit au ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi, et cite pour la première fois dans sa correspondance, le chef de l’Etat en lui rappelant que conformément aux directives du président de la République, le gouvernement a arrêté en mai 2009 les conditions applicables à la réalisation du projet Dounia Parc, notamment la nécessité pour son promoteur, le groupe EIIC, de mobiliser à l’extérieur les crédits requis pour le projet.
«Ces conditions, affirme Ahmed Ouyahia dans sa lettre, ont été consignées dans mon envoi n°222 du 28 mai 2009». «Elles ont été, précise l’expéditeur, acceptées par les Emiratis dès juin 2009, donnant lieu à l’élaboration du projet de convention pertinente avec l’Agence nationale du développement de l’investissement (ANDI).»

Mais une année et demie après, EIIC fait dans la surenchère vis-à-vis du gouvernement algérien et refuse les termes de l’accord. C’est en décembre 2010, lorsque l’ANDI les avait invités à signer la convention, que les responsables du fonds d’investissement d’Abu Dhabi expriment leurs nouvelles exigences. Ils ont demandé tout simplement «le droit de mobiliser le financement du projet Dounia Parc à leur convenance, soit en crédits à lever auprès de banques en Algérie, soit en fonds à lever à l’étranger», mentionne le document obtenu par le journal électronique TSA.

Surprenant, et contre toute attente, le gouvernement algérien accède à la demande des investisseurs émiratis. Il les autorise, en effet, à lever 100 milliards de dinars (l’équivalent de 1,5 milliard de dollars) auprès des banques algériennes. Selon le Premier ministre, qui cite pour la deuxième fois le premier magistrat du pays, cet accord exceptionnel a été accordé à la demande du président de la République. TSA reprend des extraits de la correspondance d’Ahmed Ouyahia.

Ce dernier écrit : «… Suite à un avis favorable présidentiel, j’ai chargé le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement de notifier aux responsables du groupe EIIC, qu’à titre d’ultime concession, le gouvernement accepte d’autoriser ce promoteur à mobiliser un maximum de 100 milliards de dinars de crédits auprès des banques locales, le reste du financement devant provenir d’autres sources extérieures, y compris le capital de la société.»
La notification, indique la même source qui reproduit les propos du Premier ministre, a été communiquée à EIIC qui l’avait acceptée.

Tout sur l’Algérie sort par ailleurs un autre document ; une lettre du ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire qui renseigne sur le traitement particulier accordé et dont ont bénéficié les investisseurs émiratis. Selon Cherif Rahmani, EIIC avait demandé initialement un financement local variant entre 111 milliards de dinars et 222 milliards de dinars. Mais, cerise sur le gâteau, le gouvernement algérien lui offre un bonus en augmentant de près de 400 hectares la surface réservée à la réalisation de Dounia Parc «les Grands-Vents». Initialement, elle était de 630 ha. Après toutes ces concessions, il ne manquait que l’accompagnement et les facilitations administratives. Une instruction ministérielle datée du 24 avril 2012 s’en charge.

Ce document sur lequel se base TSA prévoit la création d’un comité de facilitation et de suivi. Cette structure, chapeautée conjointement par les ministères de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, et celui de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissent, a pour mission «d’assister la Société des Parcs d’Alger dans les consultations préparatoires avec l’ensemble des organismes et institutions concernés, d’appuyer et de suivre les demandes d’obtention des autorisations – visas, agrément et permis – introduites par la Société des parcs d’Alger, de fournir à cette dernière les renseignements relatifs aux procédures des demandes d’autorisation, visas, agréments et permis, et de coordonner avec toutes les structures concernées par les études.»
Contacté hier, le responsable de TSA à Alger, Hamid Guemache, affirme que son journal a pu en fait obtenir trois documents liés à cette affaire. Selon lui, la rédaction, pour le besoin de protéger les sources d’information, s’est suffi de n’en publier que des extraits.

Said Rabia


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Re: Algérie

Messagede Massinissa » 10 Juin 2012, 16:00

Alger. les grévistes de la justice attaqués par 50 policiers à Alger
Alger ,le 10 juin 2012

Communiqué d’urgence
Le 9 juin 2012 à 23 heures, plus de 50 policiers en civil ont fait éruption sur le lieu du SIT IN pour surprendre dans la nuit les 7 grévistes de la justice qui occupent la rue devant la maison de la presse TAHAR DJAOUT à Alger ,depuis le 6 juin .

Pour éviter les témoignages sur leurs pratiques brutales et illégales et donner libre cours à leurs violences relativement maitrisée devant la présence des journalistes et des citoyens .

Décidés à en finir ave les protestataires qui étaient enchainés en bloc avec des cordes au cou, ils ont utilisé des cisailles pour couper les entraves et les embarquer avec une brutalité sans leur donner le temps de se chausser ou de ramasser leurs effets dispersés sur la voie publique, sans tenir compte des 2 Handicapés parmi les grévistes ils leur ont saisi les portales pour les empêcher de communiquer et de demander de l’aide.

A l’heure actuelle, les policiers ne leur ont pas encore rendu les effets .

Le comité de soutien aux grévistes de la faim se pose la question sur les pratiques illégales, dignes de la maffia et qui menacent la sécurité du citoyen en général.

Que veulent cacher les policiers en intervenant durant la nuit, sinon les pratiques brutales qui sont une forme de tortures .

Le comité de soutien aux grévistes de la faim lance un appel pressant aux représentants des droits de l’homme de la wilaya d’Alger pour réagir rapidement contre les graves atteintes à l encontre des grévistes par les services de la sécurité .

La coordinatrice du comité
Yamina Maghraoui
0021321520372
00213550451797


Trois femmes militantes ont été interpellées au niveau de la place publique Aissat Idir
By admin On 10 juin, 2012 At 10:48

Le comité de femmes dénonce fermement ,la répression policière dirigée spécialement contre les femmes qui activent au sein du comité de soutien aux grévistes de la faim .

Le 9 juin 2012 trois femmes militantes ont été interpellées au niveau de la place publique Aissat Idir alors qu’elles se dirigeaient vers l’arrêt du bus à Alger .

Ces interpellations sont des pratiques d’intimidation et de harcèlement à l’encontre des femmes pour les détourner de leur engagement militant d’une part et les fragiliser sur le plan moral et leur porter préjudice par la déstabilisation sur le plan familial d’une autre part

Ces pratiques sont la preuve tangible que le pouvoir tient un double discours concernant les droits de la femme , tous ont constaté les représailles contre les femmes déléguées syndicalistes durant la grève générale , suivie à 95 %par les travailleurs du secteur de la justice à prédominance féminine .

Cette répression vise également le mouvement de grève de la faim étant donné que parmi les grévistes il existe 6 femmes en grève e la faim depuis 35 jours.

La présidente du comité

Yamina Maghraoui / 021520372/

HADADI Aziza 0549270876


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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 11 Juin 2012, 15:22

Ath Zikki – Kabylie : les citoyens ferment le siège de la Daira
Bouzeguene – Ath Zikki 10 juin 2012 Via Kabylie News

Les citoyens de la commune d’Ath Zikki ferment le siège de leur commune, celui de la Daira et de la Sonelgaz pour revendiquer le gaz naturel.

Tizi-ouzou, 10 juin 2012 -Les citoyens de la commune d’Ath Zikki sont passés dimanche à l’acte comme ils l’avaient annoncé dans une déclaration affichée la veille sur les murs de la commune de Bouzeguene, chef lieu de la Daïra : ils ont fermé les sièges de leur commune, celui de la Daira et de la Sonelgaz de Bouzeguene pour revendiquer l’entame immédiat des travaux de raccordementde leur commune au réseau de gaz naturel.
Dans leur déclaration, signée au nom de l’aarch ath zikki, ils considèrent »Beni zikki (leur commune NDLR) exclu et marginalisé » pour expliquer leur action de protestation et de revendication pour laquelle ils présentent des excuses pour les désagréments qu’elle provoquera aux habitants de la région.

Malgré les assurances des responsables de Sonelgaz venus à leur rencontre devant le siège de la Daïra pour les rassurer sur le début des travaux envisagé pour le mois de septembre, ils se disent non convaincus. Un de leur représentants a assuré que les gens d’Ath Zikki donnent un délai de dix jours pour satisfaire leur exigence sans quoi ils passeraient à d’autres actions qu’il n’a pas révélé. Le chef de la Daïra, M. Messaoud Boulares, interrogé sur cette situation, a indiqué que la question du raccordement des villages d’ath Zikki au gaz naturel est une question acquise puisque, dit-il, « les études de transport et de réalisation sont approuvées ». « Il ne reste que la question de l’appel d’offres national que doit lancer Sonelgaz en juillet de façon collective avec d’autres communes du pays », a-t-il ajouté.

La commune Ath Zikki comprend 8 villages que sont Iguer Amrane, Barqis, Amokrez, Agni Felkane, Taourirt Bouar, Boukhiar, Iguer Mehdi et Mansourah. Il s’agit de la troisième action du genre qu’ils mènent en six mois. La première a été menée pendant les journées de chutes exceptionnelles de neige en février dernier.

Belkacemi Mohand Said –
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 11 Juin 2012, 16:37

Suite à l’interpellation de trois femmes syndicalistes
Le Snapap dénonce la répression policière

le 11.06.12 | 10h00


Le 9 juin 2012, trois militantes ont été interpellées sur la place publique, rue Aïssat Idir à Alger, alors qu’elles se dirigeaient vers l’arrêt de bus», relate le communiqué du Snapap parvenu à notre rédaction.

D’après Yamina Maghraoui, présidente du comité des femmes, les trois syndicalistes interpellées ne sont autres que des membres du comité de soutien aux greffiers grévistes de la faim. Le comité des femmes affilié au Snapap dénonce «la répression» que subissent les femmes militantes. Le comité condamne «la répression policière dirigées spécialement contre les femmes qui activent au sein du comité de soutien aux grévistes de la faim».

Les femmes syndicalistes affiliés au Snapap estiment que «le pouvoir tient un double discours concernant les droits de la femme», considérant que ces interpellations comme une «preuve tangible» de l’intention des pouvoirs publics. Le comité n’a pas omis de revenir sur «les représailles contre les femmes déléguées syndicales durant la grève générale, suivie à 95% par les travailleurs du secteur de la justice à prédominance féminine».
Les femmes syndicalistes du Snapap considèrent ces «intimidations» comme étant du «harcèlement» à l’encontre des femmes. D’après le comité de femmes, ces pratiques policières visent à détourner l’engagement des femmes militantes. En outre, ces interpellations visent à les «déstabiliser sur le plan familial et les fragiliser sur le plan moral», regrette Mme Maghraoui.



Djedjiga Rahmani

EL WATAN


Par Samira Saïdj | 9 Juin 2012 |

Justice Un sit-in ouvert pour soutenir les greffiers en grève de la faim

Le SNAPAP monte au créneau




Les membres du comité de soutien créé par la fédération nationale du secteur de la justice, observent un sit-in ouvert à Alger, pour soutenir les greffiers qui bouclent aujourd’hui, leur 35ème jour de grève de la faim.

Après plus d’un mois de grève de la faim, le ministère de la justice n’a pas révisé sa position concernant l’ouverture du dialogue avec les greffiers qui continuent de souffrir en silence, à la maison des syndicats à Dar El Baida. De ce fait, le SNAPAP ne compte pas lâcher du lest jusqu’à, la satisfaction des revendications socioprofessionnelles des greffiers. Le comité de soutien créé par la fédération nationale du secteur de la justice, appelle à un sit-in ouvert devant la maison de la presse Tahar Djaout à Alger, qui est devenue le lieu stratégique pour tous les protestataires.

Un manifestant s’est enroulé le cou avec une longue corde, attachée à leurs pieds. « Si la police vient pour m’embarquer, je tire la corde et je mets fin à ma vie », a fait savoir un greffier.

« Nous appelons tous les travailleurs du secteur de la justice, la société civile, les organisations syndicales et les personnalités politiques à apporter leur soutien aux greffiers, qui sont en grève de la faim depuis plus d’un mois », lit-on dans l’appel lancé par le comité de soutien. Face au silence de la tutelle, les grandes organisations syndicales internationales interpellent le Président de la République, pour mettre fin à la souffrance des greffiers.

La confédération syndicale internationale (CSI), a lancé un appel d’urgence au Président de la République, pour mettre fin à la grève de la faim des greffiers. « La confédération syndicale internationale (CSI) s’adresse au Président de la République, en toute urgence à propos de la grève de la faim que mènent les syndicalistes algériens », lit-on dans la lettre de la CSI. Cette dernière a appelé également le gouvernement algérien, à revoir sa politique de confrontation. « Il faut accepter le droit de ces personnes à former leur propre syndicat et d’y adhérer, et de négocier une solution globale pour les plaintes qu’ils ont présentées », a indiqué la même source. Précisant que l’Algérie est tenue d’honorer les obligations découlant de traités internationaux. « Le gouvernement doit tenir ses engagements et respecter les droits syndicaux, et les libertés fondamentales, comme le droit d’organisation », a noté la CSI. De son côté, le plus grand syndicat Américain (AFL-CIO) a adressé une lettre de soutien, dans laquelle il appelle le Président de la République à intervenir, afin de régler la situation des grévistes.

Samira Saïdj


Par A. C. | Il ya 16 heures 9 minutes

Trois jours de grève cyclique à partir d’aujourd’hui

Les communaux reviennent à la charge



Les travailleurs communaux reviennent à la charge en entamant une grève cyclique de trois jours à partir d’aujourd’hui, suite à l’appel lancé par la Fédération nationale du secteur des communes (FNCS) affiliée au Snapap.

En effet, dans un communiqué diffusé avant-hier, la Fédération nationale des communes (FNSC) a réitéré son appel aux travailleurs du secteur pour «rester mobilisés » pour la grève des 11, 12 et 13 juin 2012. « Notre mouvement vient pour imposer la satisfaction de notre plate-forme de revendications et, essentiellement, la révision du statut particulier et du régime indemnitaire », écrit la FNSC dans son appel d’avant-hier.

Une grève cyclique de trois jours qui en est, faut-il le rappeler, à sa troisième semaine avec, entre autres revendications, « l'ouverture de négociations sur la révision du statut particulier et du régime indemnitaire des travailleurs communaux, la révision du statut particulier des corps communs, des ouvriers professionnels, des conducteurs et des gardiens, l'intégration de tous les contractuels et vacataires en poste et le maintien du régime de retraite sans condition d'âge».
Des revendications qui remontent au mois de mars 2010, date à laquelle les travailleurs communaux, toutes catégories confondues, avaient lancé un premier appel à la grève, sans pour autant voir les pouvoirs publics, à leur tête ministère de l’Intérieur, répondre à leurs doléances.

Face au mutisme des autorités, la Fédération nationale du secteur des communes (FNSC), affiliée au Snapap, a tenu donc à revenir à la charge en entamant, dés aujourd’hui, une autre grève cyclique de trois jours. Dans son communiqué appelant à cette grève, la Fédération nationale du secteur des communes « dénonce le retard injustifié que mettent les pouvoirs publics pour répondre aux doléances des travailleurs des communes, à l’instar des autres secteurs qui ont arraché leurs droits grâce à leur mobilisation. Il s’agit d’une aberration qui traduit un mépris flagrant envers les travailleurs communaux », s’insurge la FNSC dans son communiqué. Il faut dire que les travailleurs communaux, qui n’ont pas bénéficié du même traitement que celui accordé, par le pouvoirs publics, aux autres corps de la fonction publique, se sentent aujourd’hui lésés, eux qui demandent, avec insistance, une amélioration de leur pouvoir d’achat afin de faire face à la cherté de la vie, surtout avec la flambée des prix qui touche l’ensemble des produits de consommation. Il faut admettre aussi que ces grèves cycliques, qui touchent, depuis plus de deux années, les différents services des communes, ne sont pas faites sans engendrer des conséquences néfastes sur le quotidien des citoyens, notamment en cette période estivale. En effet, et comme simple exemple, le fait de rester trois jours durant sans que les services de la voirie n’effectuent le ramassage des ordures, en raison de cette grève cyclique, aura à coup sûr des répercussions négatives sur le cadre de vie des citoyens, surtout avec cette canicule, très propice à la prolifération des maladies.


LA DEPECHE DE KABYLIE
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 12 Juin 2012, 11:24

LUTTES SYNDICALES


Marche des travailleurs communaux (APC) à BEJAIA sous la banniere SNAPAP



Image


jca dz

37 ° jour de greve de la faim des greffiers (justice)
By admin On 11 juin, 2012
Alger le 11 juin 2012

Communiqué


Pour le 37eme jours , les travailleurs du secteur de la justice mènent une grève de la faim à la maison des syndicats livrés à eux-mêmes et le silence total des autorités qui continuent à faire la sourde oreille aux appels pressants des organisations syndicales internationales pour l’ouverture du dialogue avec les représentants syndicaux des travailleurs du secteur de la justice

Le comité de soutien aux grévistes de la faim exhorte les organisations nationales ,les syndicats autonomes , les représentants des droits de l’homme les partis politiques à réagir rapidement pour sauver des vies humaines car l’installation des grandes chaleurs peut leur être fatale .

Les grévistes de la faim à la maison des syndicats de Dar El Beida et les travailleurs sous mesures conservatoires qui ont occupé la rue Attar devant la maison de la presse durant 5jours mènent une lutte contre l’arbitraire , la répression et l’oppression .

Rester indifférents aux sacrifices et aux appels de ces travailleurs c’est refuser d’être solidaires avec ceux qui luttent désespérément contre les atteintes aux libertés et à la dignité des travailleurs .

C’est le silence et l’indifférence de nous tous qui réconfortent le pouvoir dans les pratiques illégales et injustes .

La présidente du comité



JCA DZ

Il décide de sanctionner et d’intimider les présidents des différentes organisations
Ould Abbès s’attaque aux syndicalistes

le 12.06.12 | 10h00


Le ministère exercerait une pression sur les gestionnaires d’établissement, afin de les contraindre à prendre des décisions disciplinaires à l’encontre des responsables des syndicats autonomes.

Le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, s’attaque aux syndicalistes qui le dérangent. Après le recours à la justice pour invalider les mouvements de grève et le refus de dialoguer, le premier responsable du secteur de la santé recourt, cette fois-ci, à la sanction pour faire taire les représentants des organisations syndicales.

Le droit à l’exercice syndical et à la grève devient-il un délit ?
Pour les responsables du ministère de la Santé, c’est le cas visiblement. Pour tenter de museler les syndicalistes, Djamel Ould Abbès n’a pas sollicité la justice, comme il avait l’habitude de le faire, mais a choisi une autre manière : la sanction et l’intimidation.

Le président du Syndicat national algérien des psychologues (Snapsy), Khaled Keddad, a été le premier à faire les frais de cette mesure.
Il vient d’être suspendu de ses fonctions (une sanction du 4e degré) pour avoir abandonné son poste de travail dans la matinée du 29 mai dernier, c’est-à-dire le jour où l’intersyndicale des professionnels de santé publique avait observé un sit-in devant le ministère pour dénoncer «les mensonges du ministre» et décrier «sa mauvaise gestion, notamment par rapport à la question de la pénurie de médicaments».

Dans la plateforme de revendications de l’intersyndicale figure, en tête de liste, le respect des libertés syndicales et du droit de grève. «Ould Abbès ne se soucie guère des libertés syndicales qui sont l’âme du syndicalisme. Nous constatons que les syndicalistes ne sont pas protégés», regrette Khaled Keddad qui ne s’attendait pas à une telle sanction qui équivaut à une proposition de licenciement. «Je m’attendais à une sanction du 1er ou 2e degrés et non pas du 4e degré. Cette décision a été prise par le ministre et son secrétaire général. Ce dernier a demandé au directeur de santé publique de Sidi M’hamed et le directeur de santé publique de proximité de me notifier cette décision», explique le syndicaliste.
Le département de M. Ould Abbès, affirme une source syndicale, exerce en ce moment une forte pression sur les gestionnaires d’établissement, notamment ceux où travaillent les responsables des différents syndicats autonomes, afin de les contraindre à assumer des décisions disciplinaires à leur encontre et d’empêcher l’activité syndicale.

En plus de Khaled Keddad, cinq délégués du SNPSP, le président du syndicat Lyès Merabet ainsi le premier responsable du SNPSSP, Mohamed Yousfi, ont été destinataires de questionnaires pour répondre du même «chef d’inculpation». «Ould Abbès devait adresser également des suspensions aux présidents des syndicats des praticiens et des spécialistes. Il ne l’a pas fait, mais il s’est s’acharné sur le Snapsy», déclare Lyès Merabet.

En tout cas, les membres de l’Intersyndicale ne comptent pas se taire sur cette «grave atteinte au droit syndical». «Nous avons osé parler et discuter des insuffisances du secteur de la santé. C’est la seule explication que nous pouvons donner aux mesures prises par la tutelle», dénonce un syndicaliste.

Nabila Amir


Préemploi
Marche de protestation à Tizi Ouzou

le 12.06.12 | 10h00


Les employés dans le cadre des différents dispositifs du préemploi (Anem, DAS et filet social) avaient organisé, hier, une journée de protestation à Tizi Ouzou.

Plusieurs centaines de travailleurs avaient battu le pavé dans les rues du chef-lieu, avant de tenir un imposant rassemblement devant le siège de la wilaya. La procession avait démarré de la place de l’ancienne marie, empruntant le boulevard Aban Ramdane et la rue Houari Boumediene, pour rejoindre l’entrée des bâtiments administratifs de la wilaya.

Les manifestants avaient déployé, le long de l’itinéraire, des banderoles et pancartes sur lesquelles on pouvait lire : «Non à l’exploitation administrative», «Titularisez les préemplois», «L’intégration des préemplois est un droit»…

Telles sont leurs principales revendications.
«Nous refusons d’être exploités durant des années sans avoir accès à la titularisation», lançaient-ils. Les jeunes diplômés revendiquaient, en plus de la titularisation, la priorité dans les concours de recrutement au sein des administrations publiques.

Demandant dans ce contexte le gel de tous les concours nationaux, les jeunes du préemploi ont affirmé : «Les responsables ne respectent pas la loi, notamment le décret exécutif qui fixe les modalités d’organisation et de déroulement des concours, examens et tests professionnels au sein des institutions publiques.»
En effet, le deuxième paragraphe de l’article 3 du même décret stipule : «Toutefois, lorsque l’institution ou l’administration publique concernée emploie, conformément à la réglementation en vigueur, les agents contractuels ou les agents exerçant dans le cadre des dispositifs relatifs à l’aide à l’insertion professionnelle ou à l’insertion sociale des jeunes diplômés (…), le recrutement s’effectue par choix de concours sur titre.»

Les protestataires ont réitéré : «Les responsables au niveau local se rejettent la balle. Personne ne veut nous recevoir.» «Les contrats de la plupart de ces jeunes sont à leur échéance, tandis que ceux de certains autres viennent tout juste de commencer. Même les années de cotisation à la sécurité sociale durant le contrat ne sont pas, semble-t-il, comptabilisées pour la retraite», assurent les contestataires.
Se sentant marginalisés, nos interlocuteurs révèlent : «Nos employeurs nous accablent de tâches de responsabilité dont le volume est important, mais ils ne font rien pour nous faire bénéficier des formations complémentaires, de recyclage ou de perfectionnement en vue de notre adaptation à nos emplois comme nous le garantit le contrat d’insertion des diplômé (CID).»



Nordine Douici


Bouira : Débrayage à la cimenterie de Sour El Ghozlane
le 12.06.12 | 12h54


Une dizaine d’employés de la société des ciments de Sour El Ghozlane, (SCSEG), au sud de Bouira, ont protesté, ce mardi 12 juin, devant le siège de l’administration.

Ce mouvement de protestation fait suite à la décision prise la veille par les membres de l’assemblée générale constitués d’un membre du groupe GICA (Groupe Industriel des Ciments d'Algérie), d’un représentant du ministère de tutelle, et la section syndicale, réunit en assemblée générale qui a annoncé le montant de la prime de bénéfice annuelle qui sera accordé à tous les travailleurs de l’usine.

Les protestataires contestent la prime de 8 milliards de centimes annoncée par le conseil d’administration, soit une moyenne de 170 000 DA pour chaque employé. Ils exigent un montant de plus de 10 milliards de centimes, dira un protestataires contacté par el watan.com, qui motive cette action de protestation par le fait que «le chiffre de bénéfice de l’exercice de l’année 2011 a dépassé les 100 milliards de centimes ».

Ce mouvement de grève a perturbé le bon déroulement de la production au niveau de l’usine. Contacté, le PDG de la SCSEG, Ahcène Rezzagui n'est pas allé avec le dos de la cuillère, pour fustiger certaines parties, qui sont, selon lui, «derrière ces actions de protestation, visant à déstabiliser la bonne marche de l’usine ». « C’est de la pure manipulation. Les gens ayant initié ce mouvement sont les mêmes ayant déclenché une action de rue il y a quelques mois », dira-il,avant de s’interroger :« comment l’usine de ciment de Ain El Kebira de Sétif, l’un des plus important du pays avait distribué une prime de 8.5 milliards de centimes alors qu’il a enregistré un bénéfice de 237 milliards de centimes, et nous, nous avons décidé d’octroyer une prime de 8 milliards de centimes alors que l’usine a enregistré un bénéficie de 130 millaidrs de centimes. La différence est énorme ».

Notre interlocuteur a annoncé que certaines parties ne sont pas contentes, quand il a pris la décision d’intégrer les employés recrutés dans le cadre du dispositif d’insertion des jeunes diplômés afin qu’ils bénéficient également de cette prime.

Il est utile de préciser que certains contestataires n'excluent pas la possibilité de recourir à une grève de la faim si leur revendication n'est pas prise en charge. Précisons que le nombre d'employés au niveau de la cimenterie de Sour El Ghozlane avoisine les 500 travailleurs. Selon le PDG l’usine a enregistré un pic considérable en matière de production ces deux derniers mois.



Amar Fedjkhi
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 14 Juin 2012, 12:53

RESEAU D’AVOCATS POUR LA DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME
r.a.d.d.h


Affaire Tarek Mameri: Le procureur général a requis 3 ans de prison
Communiqué, 13 Juin 2012


Le procès du jeune citoyen Tarek Mameri a eu lieu aujourd’hui. Il était poursuivi par le Parquet de Sidi M’hamed pour destruction de biens d’autrui, outrage à corps constitué, incitation à attroupement et destruction de documents administratifs, en regard des articles 144, 146, 406 bis, 409 et l’article 100 du code pénal.

Le Réseau des avocats pour la défense des droits de l’homme (RADDH) était présent au procès avec quatre avocats, pour défendre le militant Tarek Mameri. Le RADDH exprime sa profonde indignation quant à ces comportements contre les militants des droits de l’Homme et ceux qui réclament leurs droits fondamentaux. Tout comme il exprime son indignation face à cette fermeture politique et médiatique. C’est cette situation qui a poussé cette jeunesse a utiliser d’autres voies pour s’exprimer librement. En plus de l’atteinte caractérisée par les pouvoirs publics à la liberté de rassemblement qui constitue un droit constitutionnel.

Malgré la vacuité du dossier de toute base juridique prouvant les faits dont est accusé Tarek, en l’absence de preuves matérielles irréfragables et en l’absence de toute correspondance des accusations dont il est l’objet avec les textes juridiques y afférents, le parquet a requis trois de prison ferme et 50 000 DA d’amende avec confiscation de son téléphone portable et de l’unité centrale de son ordinateur.

Le RADDH dénonce fermement l’instrumentalisation de l’institution judiciaire de la part du pouvoir exécutif et de l’administration en vue d’exercer des pressions sur les militants des droits de l’homme et sur les libertés publiques, et ce, afin de les empêcher d’activer et de réclamer leurs droits légitimes.


Le coordinateur du RADDH
A.A. Sidhoum


Pour rapel ce jeune bloqgeur avait appelé au boycott des élections législatives dernièrement

Enlèvement hier soir à Alger de M. Tarek Mameri un jeune cyber activiste qui a appelé au boycott des élections législatives
Alkarama, 02 Mai 2012

tarekmameriTarek MAMERI, âgé de 23 ans, demeurant à Alger, quartier de Belouizdad, a été enlevé hier 1er mai à 21 heures en plein centre d'Alger par plusieurs individus en civil qui circulaient à bord d'un véhicule banalisé de marque Caddy Volkswagen de couleur blanche.

Il se trouvait en compagnie de plusieurs de ces camarades habitant le quartier qui ont rapporté l'information à ses proches.

Ces hommes n'étaient pas munis d'un mandat d'arrêt et l'ont obligé par la force à monter à bord de leur véhicule ; Il s'agit du modus opérandi habituel des services de sécurité algériens lorsqu'ils procèdent à des arrestations ou à des enlèvements qui sont généralement suivis par des détentions au secret dans leurs locaux.

M. MAMERI est devenu en quelques semaines sur Internet une figure emblématique de la jeunesse algérienne dont il exprimait toute la mal vie et le désespoir ; il avait annoncé dans une vidéo récente postée sur Youtube qu'il s'attendait à arrêté en raison de son appel au boycott et de ses critiques publiques contre la corruption du pouvoir algérien.

Il ne fait donc pas de doute que son enlèvement est motivé par son rôle de cyber activiste qui dénonce avec beaucoup de courage la corruption, les abus et les violations des droits humains dans son pays.

Alkarama a saisi aujourd'hui M. le Rapporteur spécial sur la liberté d'opinion et d'expression des Nations unies pour l'informer de la situation.

Quelques vidéos de Tarek MAMERI:




Sa page facebook :

https://www.facebook.com/tarekalgerien1988?ref=ts


Tarek Mameri, un boycotteur devant le juge d'instruction
Nejma Rondeleux, Maghreb Emergent, 03 Mai 2012

Sur Internet, Tarek Mameri, 23 ans, a exprimé avec verve sa préférence pour le boycott des élections. Son arrestation dans la soirée du mardi 1er mai, à Alger, intrigue car le discours anti-élections sur Internet est très dense et les autorités ont choisi de l'ignorer. Tarek Mameri devrait être présenté aujourd’hui devant le juge d'instruction.

Les vidéos réalisées par Tarek Mameri faisaient le buzz sur la Toile depuis plusieurs semaines, avant qu’il ne disparaisse brusquement mardi 1er mai à bord d’une « voiture de type Caddy appartenant à la police », selon ses camarades qui ont très vite relayé l’information de son arrestation sur les réseaux sociaux.


Dans ses vidéos amateurs filmées dans les rues de la ville d’Alger, ce jeune chômeur originaire du quartier Belcourt dénonce sans détours l’échec des dirigeants incapables d’enrayer les maux qui rongent la société algérienne depuis trop longtemps. Décrivant une jeunesse en détresse capable de recourir à des actes extrêmes tels que l’immolation ou le suicide, il interpelle le président Abdelaziz Bouteflika et les responsables politiques sur leurs décisions qui n’ont eu aucun effet sur les problèmes sociaux des jeunes algériens (travail, éducation, santé, logement, etc.)


Sanctionné pour avoir appelé au boycott ?
Aucune indication officielle n’a été donnée sur les motifs précis de son arrestation. Tarek Mameri est peut-être victime de ses paroles et de ses actes appelant au boycott des élections législatives du 10 mai. Dans une vidéo publiée sur Youtube le 17 avril 2012, on le voit en effet arracher avec deux autres personnes des panneaux électoraux vides d’affichage installés contre le mur d’un trottoir. Sur la prise de parole contre les élections, l’avocat Amine Sidhoum, membre du Réseau des avocats algériens pour la défense des droits de l’homme (RADDH) qui a pris le dossier en main rappelle que « l’incitation au boycott des élections du 10 mai ne peut constituer une infraction. Tarek Mameri a le droit d’exprimer ses idées. La constitution algérienne consacre la liberté d’expression ». Les autorités algériennes ne permettent pas aux défenseurs du boycott de s’exprimer dans les médias audiovisuels publics qui sont exclusivement réservés à ceux qui participent.


ALGERIA WATCH
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Re: Algérie

Messagede ivo » 14 Juin 2012, 18:32

L'Algérie veut exploiter ses vastes gisements de gaz de schiste
fr info
L'Algérie se lance dans l'exploitation des gaz de schiste, espérant ainsi pouvoir trouver un substitut au pétrole. L'Algérie est déjà un grand producteur de gaz conventionnel, et fournit 10% du marché européen. Le premier puits d'exploration de gaz de schiste a été creusé il y a quelques jours dans le sud-ouest du pays.

En fait, tout s'est décidé très vite depuis la fin de l'année 2011. L'entreprise nationale d'hydrocarbures Sonatrach a signé en septembre des accords avec des multinationales pour prospecter d'éventuelles ressources dans le sud du pays. Le premier forage d'exploration a été lancé il y a quelques jours à peine, dans la région d'In Salah.
Si le gouvernement algérien se montre très volontariste, c'est que selon les estimations des experts, l'Algérie possèderait l'un des plus importants gisements au monde.
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 15 Juin 2012, 11:38

ivo a écrit:L'Algérie veut exploiter ses vastes gisements de gaz de schiste
fr info
L'Algérie se lance dans l'exploitation des gaz de schiste, espérant ainsi pouvoir trouver un substitut au pétrole. L'Algérie est déjà un grand producteur de gaz conventionnel, et fournit 10% du marché européen. Le premier puits d'exploration de gaz de schiste a été creusé il y a quelques jours dans le sud-ouest du pays.

En fait, tout s'est décidé très vite depuis la fin de l'année 2011. L'entreprise nationale d'hydrocarbures Sonatrach a signé en septembre des accords avec des multinationales pour prospecter d'éventuelles ressources dans le sud du pays. Le premier forage d'exploration a été lancé il y a quelques jours à peine, dans la région d'In Salah.
Si le gouvernement algérien se montre très volontariste, c'est que selon les estimations des experts, l'Algérie possèderait l'un des plus importants gisements au monde.



et malgré la place de l'Algérie au niveau du gaz naturel, tous les algériens n'y ont pas accés, beaucoup de communes ne sont pas raccordées.

POUR DÉNONCER LA SUSPENSION DE KHALED KEDDAD, PRÉSIDENT DU SYNDICAT DES PSYCHOLOGUES : L’INTERSYNDICALE DE LA SANTÉ APPELLE A LA MOBILISATION
By admin On 14 juin, 2012 At 02:
Communiqués



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La suspension de Khaled Keddad de ses fonctions a soulevé l’ire de l’intersyndicale de la santé publique, qui a décidé d’élargir son action, en invitant tous les syndicats autonomes de différents secteurs à rejoindre son mouvement pour défendre les libertés syndicales. La suspension du leader du Syndicat national autonome des psychologues (Snapsy), Khaled Keddad, des fonctions qu’il assurait dans l’établissement sanitaire de proximité Bouchnafa, à Sidi M’hamed, a été la goutte de trop…Share on Facebook



Solidarité avec les syndicalistes de la Fédération nationale de la justice affiliée au SNAPAP
By admin On 14 juin, 2012 At 02:46

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Alger-Barcelone-Copenhague-Paris-Rome, le 14 juin 2012 - Nos organisations expriment leur profonde inquiétude face aux atteintes aux droits syndicaux en Algérie dans le contexte de la grève de la faim menée par huit dirigeant(e)s syndicaux, dont 6 femmes, de la Fédération nationale de la justice, affiliée au SNAPAP depuis plus d’un mois.

Depuis le mois d’avril, les fonctionnaires du secteur de la justice poursuivent leur mobilisation pour protester contre le refus du ministre de la Justice de donner suite aux plaintes déposées par les employés du ministère ainsi que de dialoguer avec les représentants de la fédération.

La grève générale, déclarée par la fédération en avril, a été suivie, selon nos informations, à 95 % par les travailleurs du secteur de la justice. Les manifestations qui se sont succédé ont été systématiquement réprimées par la police. Les femmes, qui représentent la majorité des travailleurs dans ce secteur, sont confrontées comme les hommes à la répression, la violence des forces de l’ordre, les arrestations, la suspension arbitraire du poste de travail, et d’autres actes de harcèlement et d’intimidation.

Devant l’absence totale de dialogue avec les autorités, huit dirigeants syndicaux dont 6 femmes poursuivent une grève de la faim illimitée alors que d’autres se mobilisent en leur soutien. Dans la nuit du 9 juin 2012, plus de 50 policiers en civil ont violemment évacué les sept syndicalistes qui occupaient depuis trois jours la rue devant la maison de la presse Tahar Djaout à Alger pour manifester leur solidarité avec les grévistes et attirer l’attention de l’opinion publique sur leur situation.

A l’heure actuelle, nos organisations s’inquiètent de l’état de santé très critique des huit grévistes et expriment leur entière solidarité avec les fonctionnaires de la justice et la lutte qu’ils mènent pour faire valoir leurs droits et leurs revendications socioprofessionnelles légitimes.

Nos organisations demandent aux autorités algériennes de :

· Garantir la liberté d’expression et de manifestation de l’ensemble des syndicalistes et défenseurs des droits de l’Homme en Algérie qui revendiquent leurs droits de manière pacifique ;

· Garantir en toute circonstance l’intégrité physique et psychologique des syndicalistes et défenseurs des droits de l’Homme en Algérie;

· Respecter le droit de grève inscrit dans la Convention 87 de l’Organisation Internationale du Travail, ratifiée par l’Algérie ;

· Mettre en œuvre les engagements internationaux pris par l’Algérie, notamment le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.



Associations signataires :



Réseau Euro-Méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH)

Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA)

Ligue Algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH)

Syndicat National autonome du personnel de l’administration publique (SNAPAP)

Syndicat nationale autonome des travailleurs de fabrication et transformation de papier et emballage (SNAT-FTPE)

Réseau des avocats pour la défense des droits de l’Homme (RADDH)

Agir pour le changement démocratique en Algérie (ACDA)

Associazione Ricreativa e Culturale Italiana (ARCI)

Solidaritat per al Desenvolupament i la Pau (SODEPAU)


JCA dz
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 16 Juin 2012, 17:33

Réseau euroméditerranéen des droits de l’homme

Solidarité avec greffiers en grève de la faim


El Watan, 16 juin 2012

La grève de la faim menée par des greffiers n’a pas laissé sans réaction les défenseurs des droits de l’homme.

Dans un communiqué commun rendu public jeudi, des organisations et associations de défense des droits humains expriment «leur profonde inquiétude face aux atteintes aux droits syndicaux en Algérie». Il s’agit du Réseau euroméditerranéen des droits de l’homme (REMDH), du Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA), de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), du Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap), du Syndicat national autonome des travailleurs de fabrication et transformation de papier et emballage (SNAT-FTPE), du Réseau des avocats pour la défense des droits de l’Homme (RADDH), de Agir pour le changement démocratique en Algérie (ACDA) et de Associazione Ricreativa e Culturale Italiana (ARCI).

«Depuis le mois d’avril, les fonctionnaires du secteur de la justice poursuivent leur mobilisation pour protester contre le refus du ministre de la Justice de donner suite aux plaintes déposées par les employés du ministère ainsi que de dialoguer avec les représentants de la fédération. La grève générale, déclarée par la fédération en avril, a été suivie, selon nos informations, à 95 % par les travailleurs du secteur de la justice. Les manifestations qui se sont succédé ont été systématiquement réprimées par la police. Les femmes, qui représentent la majorité des travailleurs dans ce secteur, sont confrontées comme les hommes à la répression, la violence des forces de l’ordre, les arrestations, la suspension arbitraire du poste de travail et d’autres actes de harcèlement et d’intimidation», note le communiqué en rappelant que depuis plus d’un mois, 8 dirigeants syndicaux dont 6 femmes de la Fédération nationale de la justice, affiliée au Snapap, observent une grève de la faim.

«Dans la nuit du 9 juin 2012, plus de 50 policiers en civil ont violemment évacué les sept syndicalistes qui occupaient depuis trois jours la rue devant la maison de la presse Tahar Djaout à Alger pour manifester leur solidarité avec les grévistes et attirer l’attention de l’opinion publique sur leur situation. A l’heure actuelle, nos organisations s’inquiètent de l’état de santé très critique des huit grévistes et expriment leur entière solidarité avec les fonctionnaires de la justice et la lutte qu’ils mènent pour faire valoir leurs droits et leurs revendications socioprofessionnelles légitimes», précise encore le même communiqué.

Les organisations signataires de ce communiqué demandent aux autorités algériennes de «garantir la liberté d’expression et de manifestation de l’ensemble des syndicalistes et défenseurs des droits de l’homme en Algérie qui revendiquent leurs droits de manière pacifique et de garantir en toute circonstance l’intégrité physique et psychologique des syndicalistes et défenseurs des droits de l’homme en Algérie».

Le réseau des défenseurs des droits humains demande aussi le respect du droit de grève inscrit dans la convention 87 de l’Organisation internationale du travail (OIT) ratifiée par l’Algérie et que les autorités algériennes mettent «en œuvre les engagements internationaux pris par l’Algérie, notamment le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques».

R. P.







GÉNÉRALISER LE MOUVEMENT DE PROTESTATION AU MOINDRE «BLOCAGE» D’UNE ACTION LOCALE OU SECTORIELLE

La nouvelle stratégie du Snapap

Le Soir d'Algérie, 14 juin 2012

Réuni hier et avant-hier à Zéralda en session ordinaire, le conseil national du Snapap a décidé surtout de se déployer sur le terrain et de privilégier l’action aux niveaux local et sectoriel. Les participants aux travaux de ce conclave ont néanmoins recommandé au secrétariat national du syndicat de mettre sur la table du gouvernement un certain nombre de revendications à satisfaire avant la rentrée sociale.

Le Snapap revendique «la révision des statuts particuliers et les régimes indemnitaires des corps communs, des travailleurs communaux, la généralisation de la prime de zone (Sud) en la calculant sur le nouveau salaire de base, l’intégration de tous les contractuels, la promotion automatique pour tous les ouvriers et fonctionnaires ayant cumulé dix années d’expérience».

Les syndicalistes du Snapap ont également exigé du gouvernement de les reconnaître comme partenaire social à part entière et associer leur syndicat dans les négociations à caractère social et à la gestion des caisses nationales (Cnas, CNR et FNPOS). De même qu’ils ont demandé au Conseil national économique et social (Cnes) de s’ouvrir sur les autres syndicats afin de consacrer le pluralisme syndical. «Le Cnes ne reconnaît que l’UGTA, seule organisation qui siège dans le conseil», s’indigne-t-on. Dans le même contexte, le syndicat a dénoncé l’attitude d’El Hadi Khaldi, désormais ex-ministre de la Formation professionnelle qui, lui aussi, regrettent- ils, ne reconnaissait que l’UGTA.
Le syndicat a insinué, par ailleurs, qu’il aura probablement recours à une grève générale lors de la prochaine rentrée sociale si le gouvernement ne se penche pas sérieusement sur ses revendications. En ce sens que le conseil national du Snapap a recommandé au secrétariat national de dynamiser l’action syndicale aux niveaux local et sectoriel, en donnant plus d’autonomie aux unions de wilaya et aux différentes fédérations. Et, ainsi, organiser des actions d’envergure nationale s’il considère qu’il y a un blocage de l’action de telle ou telle section syndicale.

L. H.
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Re: Algérie

Messagede DjurDjura » 17 Juin 2012, 10:25

luttes syndicales

Rapport 2012 de la CSI sur les violations des droits syndicaux « L’UGTA interpellée par sa base, ostracisme envers les syndicats autonomes »

By admin On 13 juin, 2012
Tanina. B

« Attaques contre un local, licenciements et même menaces de mort ». Tel est le constat de la confédération syndicale internationale (CSI) sur la situation dont laquelle se trouvent les syndicats autonomes en Algérie. Le rapport de l’année 2012 de cette ONG sur les violations des droits syndicaux est accablant.

- 262 Licenciement ont été recensé durant l’année 2011 en Algérie.
- Plusieurs militants adhérents aux syndicats autonomes ont été sanctionné sévèrement pour avoir participé à un sit-in, grève…etc.

Le rapport de la CSI revient sur les sanctions ayant ciblé ces militants. « Dans le secteur de l’éducation, Malika Fallil, présidente du comité national des travailleurs du pré-emploi et du filet social, affilié au SNAPAP, a vu son contrat résilié sans aucun motif », dénonce le CSI.

Au licenciement s’ajoute les actes du sabotage. Sur ses actes, les enquêtes la police demeurent sans suite. Ainsi, le CSI cite l’acte du sabotage ciblant la voiture du président du SNAPAP, Rachid Malaoui. Sans donner plus de précision, la CSI qui classe ses actes parmi les obstacles aux droits syndicaux pointe du doigt accusateur le pouvoir algérien.
Le rapport annuel du CSI n’a pas omis de citer le saccage qu’a subi à deux reprises la maison des syndicats. « Bien que la Maison des syndicats, siège national du Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (SNAPAP), soit voisine d’une caserne de police et d’un barrage fixe de la Sûreté nationale, la police n’est pas intervenue pour remettre de l’ordre. Selon de nombreux témoins, elle aurait au contraire prêté main forte aux agresseurs », déplore le CSI.

Intimidation, menaces d’un côté. Suspension licenciement, arrestation et poursuite judiciaires d’un autre, d’après le bilan de la CSI. Ce dernier n’a pas manqué de souligner les interpellations en début de l’année d’Ahmed Badaoui, un ancien dirigeant de l’UGTA, et Yacine Zaïd, blogueur, militant des droits de l’homme, membre du SNAPAP.

Le secteur de la santé n’a pas dérogé à la règle. Lors de la grève tenue en mois de février de l’année dernière par les paramédicaux, six membres du syndicat ont été suspendus. « Les syndicats autonomes ont plus que jamais été tenus à l’écart des négociations sociales au niveau national et leur fonctionnement a continué à être menacé par toutes sortes de moyens» , révèle le CSI dans son rapport annuel.

Si les syndicats autonomes sont exclus des négociations, les travailleurs adhérents à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) sont fréquemment persécutés pour avoir osé parler du droit à l’exercice syndical. Nombreux sont les travailleurs qui attendent la reconnaissance de leur syndicat créer légalement. En début juillet, la direction de Linde Gaz Algérie a licencié cinq militants syndicaux de l’UGTA qui avaient dénoncé les dysfonctionnements de cette entreprise. Le déphasage entre la base militante de ce syndicat et ses dirigeant devient de plus en plus visible. Le cas de travailleurs de Rouiba est très illustrant. « Des marches et des sit-in ont été organisés en fin décembre dans la zone industrielle de Rouiba. Ils se sont déplacé siège de l’UGTA pour que la centrale relaie leur message auprès des employeurs », explique le rapport.

Ce dernier a passé au crible les lacunes de la législation algérienne en matière de droit syndical. Dans la législation algérienne, un syndicat doit représenter au moins 20% des travailleurs d’une entreprise pour être reconnu. Et ce, en ayant une autorisation préalable du gouvernement. L’ONG estime que « les grèves légales sont difficiles à organiser ». Raison ? La grève doit être précédées d’un vote à bulletin secret de l’ensemble du personnel. De plus, les autorités peuvent soumettre un conflit du travail à la commission nationale d’arbitrage.

« Les travailleurs doivent cependant obtenir une autorisation préalable du gouvernement avant que les syndicats ne soient opérationnels du point de vue juridique ». Pour être enregistrés, les syndicats doivent présenter aux autorités une déclaration annonçant leur constitution et obtenir la reconnaissance officielle dans un délai de 30 jours. LA CSI met également en exergue les restrictions aux droits d’élire des représentants et de s’autogérer librement
« Seulement les travailleurs de nationalité algérienne ou acquise depuis au moins dix ans ont le droit de constituer des syndicats », souligne le rapport. Le droit de négociation collective le droit de grève sont reconnu par la législation. Mais sur le plan pratique, les restrictions et les obstacles juridiques sont nombreux. A titre d’exemple, un groupe de travailleur qui veut protester doit recourir obligatoirement à la réconciliation et la médiation avant d’entamer leur grève. Dans le cas d’un échec de médiation, la loi oblige les autorités compétentes de déférer le conflit de travail devant la commission nationale d’arbitrage.
Les Sanctions civiles et pénales imposés aux travailleurs et aux syndicats impliqués dans les actions de grève non autorisés entraves le libre exercice du droit syndical. « Le gouvernement peut interdire une grève s’il estime qu’elle risque de provoquer une grave crise économique, disposition que l’OIT a maintes fois demandé au gouvernement algérien d’abroger », regrette la CSI.




ALGÉRIE SNAPEST « Université d’été internationale ” Ecole publique, Citoyenneté et Mobilisation syndicale”
SYNDICAT NATIONAL AUTONOME DES PROFESSEURS DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET TECHNIQUE


Image

« Programme de l ‘Université d’été internationale du SNAPEST – ALGERIE



Du jeudi 12 JUILLET au mardi 17 JUILLET 2012

Ecole publique, Citoyenneté et Mobilisation syndicale




12 Juillet 2012

Matinée :

Arrivée des participants/Accueil

Aprem :

14 h00 : Ouverture officielle



Algérie ouverture par le secrétaire général du snapest Mr MERIANE MEZIANE



Allocutions du représentant de la FSM,

et des représentants des pays suivants



Maroc, Tunisie, France ,Rasd

15h 30 Lecture du Programme de l’université



16 hCommunication syndicale à travers les TIC /

Mme Sekri Karima & Mme Rouani Khedidja

[url]http://snapest.ning.com/profiles/blogs/communication-syndicale-trav…[/url]



19h00 : Dîner

21h00 : SNAPEST /MOUBADARA du 24 février

Projection et DÉBAT DU FILM

Emancipation sociale et libération nationale

DZactivist


TERRORISME

Un véritable carnage a été évité lors d’une incursion spectaculaire

Attaque terroriste aux Ouacifs : 2 morts et 6 blessés

Par : Samir Leslous

Ce n’est que vers 23 heures, soit trois heures après le début de l’attaque que les échanges de tirs vont cesser dans la ville et ses alentours. L’attaque terroriste perpétrée durant la soirée du vendredi contre la brigade mobile de la Police judiciaire (BMPJ) des Ouacifs, une localité située à environ 35 kilomètres à l’est de la ville de Tizi Ouzou, s’est soldée par la mort de deux policiers, a-t-on appris de sources sécuritaires dans la région. Six blessés, dont trois policiers et trois civils, ont été enregistrés durant cette attaque qui a duré plus de 3 heures.

Il était 20 heures, la nuit commençait à tomber. Soudain, l’électricité est coupée. Profitant de cette obscurité, nous raconte-t-on, un individu tente de projeter une bonbonne de gaz entourée d’une ceinture d’explosifs sur l’entrée du commissariat de la ville. Les policiers en faction ouvrent le feu dans sa direction mais, au même moment, une énorme explosion se fait entendre.
Des terroristes embusqués sur la colline surplombant le commissariat et la caserne de la BMPJ qui se trouvent dans une même enceinte, tiraient à coup de mortier de fabrication artisanale dans sa direction. Les policiers ont vite compris qu’il s’agissait d’une attaque terroriste. Ils ripostent énergiquement. Les échanges de tirs deviennent plus intenses et surtout plus violents. Les assaillants multiplient les tirs à l’arme lourde. Ils voulaient démolir ces immeubles en préfabriqué sans doute pour faire le plus de victimes possible et s’emparer d’un maximum d’armes. Mais les policiers résistent encore.

Dans la ville qui grouillait encore de monde, la panique s’installe. Sauve qui peut !
Rapidement, la ville se vide et les rideaux de magasins sont baissés. Des citoyens habitant les alentours étaient déjà touchés par les balles des terroristes. “On ne savait même pas où s’enfuir ! On entendait des rafales partout dans la ville”, raconte un citoyen de la région. En effet, pour empêcher toute intervention de renforts, d’autres groupes terroristes tiraient des rafales en direction de la brigade de gendarmerie, de l’autre côté de la ville, et aussi sur un campement de militaires installé non loin de l’entrée de la cette ville quasiment assiégée. Ceci n’empêchera pas les troupes de l’ANP d’arriver sur les lieux et de renverser la vapeur. À l’arrivée des militaires et des gendarmes dans le premier quart d’heure qui a suivi le début de l’attaque, les échanges de tirs entre les policiers et les terroristes se poursuivaient encore. Les terroristes tentent de résister avant de battre en retraite profitant de l’obscurité.
Ce n’est que vers 23 heures que les échanges de tirs vont cesser dans la ville des Ouacifs et ses alentours. Les militaires ont pourchassé jusqu’aux localités voisines, nous dit-on, les assaillants dont le nombre avoisinerait la centaine, à en croire des citoyens de la région qui se réfèrent, vraisemblablement, à l’ampleur de cette attaque à l’arme lourde. Hier, la désolation et surtout la psychose régnaient encore dans la petite ville des Ouacifs où l’on ne parlait plus que des évènements de la nuit précédente.
Cette attaque renseigne, si besoin est, sur la capacité de nuisance des groupes terroristes dans la région de Kabylie où ils ont tendance à revenir en force ces dernières semaines durant lesquelles plusieurs attaques ont été enregistrées.

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