Italie

Re: Italie

Messagede bipbip » 13 Juil 2018, 12:14

Italie : élections politiques, racisme d’État et post-fascismes

Beaucoup d’encre a coulé à propos des élections italiennes du 4 mars dernier et sur la crise institutionnelle qui s’en est suivi. La peur de l’avancée populiste [1] (contre le contrôle non démocratique par les institutions de l’Union européenne, dont les fondamentaux sont rarement interrogés), du fascisme, voire de formes proches du nazisme se retrouve en premières pages de la plupart de journaux internationaux.

Mais la situation n’a pas changé du jour au lendemain. La crise institutionnelle, mais aussi la crise politique et culturelle que traverse l’Italie (comme d’autres pays européens) ne vient pas de nulle part mais est le résultat d’une démission de longue date de partis soi-disant « de gauche » qui aujourd’hui jouent aux antifascistes et aux défenseurs de droits humains après avoir fait le jeu de la droite pendant des années.

... http://www.cadtm.org/Italie-elections-p ... -fascismes
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 30590
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Italie

Messagede bipbip » 14 Juil 2018, 17:38

Foot-business… et lutte des classes

Le transfert à 100 millions d’euros de Ronaldo à la Juventus provoque une grève chez Fiat

Ce mardi 10 juillet, la star mondiale du football Cristiano Ronaldo s’est engagé à la Juventus Turin, contre 100 millions d'euros de transfert et 30 millions de salaire net par an. Des sommes folles qui ont provoqué la colère des ouvriers de Fiat, en grève du 15 au 17 juillet.

Alors que la coupe du monde de football bat son plein, la famille Agnelli, propriétaire de la Juventus de Turin, à décider de s’offrir un des joueurs du Real Madrid : Cristiano Ronaldo. Le transfert a été décidé ce mardi, et le champion d’Italie à accepter de verser 105 millions d’euros pour s’assurer les services de la star portugaise, réalisant ce qui constitue déjà l’un des transferts du siècle, lui offrant par ailleurs un très confortable contrat à 30 millions d’euros net par an, et ce pour les 4 prochaines saisons. En plus d’être propriétaire du club, cette famille détient également le groupe Fiat ainsi que Ferrari. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les travailleurs de Fiat ont en travers de la gorge ces frasques sur le marché des transferts.

En effet, les ouvriers de l’usine de Melfi, dans la province de Potenza, n’entendent pas accepter ce transfert sans sourciller, alors que la direction ne cesse de demander des « sacrifices économiques ». C’est ainsi que le syndicat USB (Unione sindacale di base) a appelé à la grève du 15 au 17 juillet. Dans un communiqué du syndicat USB, les ouvriers se sont confiés et ont protesté contre leurs conditions de travail et contre les périodes de chômage partiel qui leur seront imposées jusqu’en 2022.

Nous relayons ci-dessous le communiqué du syndicat USB :

« Il est inacceptable que pendant que les travailleurs de Fca et Cnhi continuent de demander des sacrifices économiques énormes pendant des années, la même décision de dépenser des centaines de millions d’euros pour l’achat d’un joueur.

On nous dit que le moment est difficile, qu’il faut recourir à des amortisseurs sociaux en attendant le lancement de nouveaux modèles qui n’arrivent jamais.

Et tandis que les travailleurs et leurs familles se serrent la ceinture de plus en plus, la propriété décide d’investir beaucoup d’argent sur une seule ressource humaine !

Est-ce normal ? Est-il normal qu’une seule personne gagne des millions et que des milliers de familles n’atteignent pas le milieu du mois ?

Nous dépendons tous du même maître, mais jamais en ce moment d’énorme difficulté sociale, ce traitement inégal ne peut et ne doit être accepté.

Les travailleurs de Fiat ont fait la fortune de la propriété pendant au moins trois générations, enrichissant quiconque se déplace autour de cette société, et en retour, ils ont toujours et seulement reçu une vie de misère.

La propriété devrait investir dans des modèles de voiture qui garantissent l’avenir de milliers de personnes plutôt que d’en enrichir un seul, cela devrait être le but de qui met les intérêts de leurs employés en premier, si cela ne se produit pas parce que vous préférez le monde du jeu , amusant pour tout le reste.

Pour les raisons décrites ci-dessus, le Syndicat du Syndicat des travailleurs de la base déclare une grève à la FCA di Melfi à partir de 22h00 le dimanche 15 juillet jusqu’à 06h00 le mardi 17 juillet 2018. »

Alors que la famille Agnelli et la Juventus Turin vont empocher un pactole en termes de vente de maillot, de billets, de droits à l’image, etc., la goutte d’eau a fait déborder le vase pour les ouvriers de Fiat, bien décidé à ne pas se laisser faire.


http://www.revolutionpermanente.fr/Le-t ... -chez-Fiat
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 30590
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Italie

Messagede Lila » 19 Juil 2018, 18:50

Viol en Italie : la décision de justice qui scandalise les Italiennes

La Cour de cassation a cassé le verdict d'un procès pour viol en raison de l'état d'ébriété de la victime, rapporte « The Guardian ». Une décision très contestée.

Une décision « alarmante » pour les Italiennes. La Cour de cassation de Rome a décidé, mardi 17 juillet, de rejuger deux hommes condamnés à trois ans de prison pour le viol d'une femme en 2009, rapporte the Guardian. Les juges ont estimé que les circonstances aggravantes ne pouvaient pas être retenues contre eux étant donné que la victime avait volontairement consommé de l'alcool la nuit des faits. Cette décision a été vivement critiquée par les associations des droits des femmes et la classe politique italienne, qui dénoncent « un énorme retour en arrière ».

« La position de la Cour de cassation est extrêmement sérieuse parce que les femmes auront plus de difficultés à l'avenir à signaler des viols », explique au quotidien britannique Lella Palladino, présidente de l'association féministe Donne in Rete contro la violenza (réseau des femmes contre la violence). Une opinion partagée par Alessia Rotta, députée du Parti démocrate italien. « Cette décision nous ramène des décennies en arrière... Elle risque d'anéantir des années de lutte », s'indigne-t-elle.

la suite : http://www.lepoint.fr/monde/viol-en-ita ... 072_24.php
Avatar de l’utilisateur-trice
Lila
 
Messages: 2084
Enregistré le: 07 Mar 2014, 12:13

Re: Italie

Messagede bipbip » 31 Juil 2018, 21:16

En Italie, l’inquiétante multiplication des attaques racistes

L’agression d’une athlète d’origine nigériane, près de Turin, provoque une vive émotion. Le ministre de l’intérieur Matteo Salvini est accusé d’alimenter un climat d’intolérance.

... https://www.lemonde.fr/europe/article/2 ... _3214.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 30590
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Italie

Messagede bipbip » 03 Aoû 2018, 18:47

Dans l’Italie de Salvini, chasse aux Noirs et montée du racisme

Depuis le début de l'été, l'Italie connaît une recrudescence d'actes racistes, notamment envers les Noirs, qui s'inscrivent dans la continuité de l'élection de Matteo Salvini, leader de la Ligue, le parti d'extrême droite italien. Ce dernier, peu enclin à condamner ces violences, a plusieurs fois remis de l'huile sur le feu et laisse planer un climat qui pousse les auteurs d'actes racistes à se sentir autorisés dans leurs violences.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Dans ... du-racisme
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 30590
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Italie

Messagede bipbip » 04 Aoû 2018, 16:33

Carnet de reportage : la face cachée de la récolte de la tomate en Italie

Dans le sud de l’Italie, les tomates sont généralement récoltées par des ouvriers agricoles africains. Ces derniers gagnent souvent moins que le salaire légal et vivent dans des campements de fortune, depuis de nombreuses années pour certains. Derek Thomson, le rédacteur en chef des Observateurs de France 24 est allé à leur rencontre : dans ce carnet de reportage, il revient sur les difficultés à filmer les champs de tomates…

Dans le cadre de ce reportage Ligne Directe, Derek Thomson s’est notamment rendu dans la province de Foggia, située dans région des Pouilles, dans le sud-est de l’Italie, où la production de tomates est la plus importante.

... http://observers.france24.com/fr/201808 ... ate?ref=tw
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 30590
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Italie

Messagede bipbip » 08 Aoû 2018, 21:11

Le gouvernement italien fait adopter une loi controversée sur le travail

Sous le feu des critiques, les populistes au pouvoir depuis deux mois ont fait adopter leur première loi majeure qui ambitionne de sanctionner les entreprises abusant de la flexibilité.

C’était un cheval de bataille de Luigi Di Maio, le nouveau ministre du travail et chef de file du parti antisystème Mouvement 5 étoiles (M5S). Sous le feu des critiques, les populistes italiens au pouvoir depuis deux mois ont fait adopter mardi 7 août leur première loi majeure qui ambitionne de réformer le marché du travail et de frapper les entreprises abusant de la flexibilité.

Dans la foulée de la Chambre des députés, la semaine dernière, le Sénat a avalisé mardi le « décret-loi dignité », avec 155 voix pour, 125 voix contre et une abstention, donnant le feu vert définitif à un texte limitant le recours aux contrats à durée déterminée (CDD) et pénalisant licenciements et délocalisations.

Une loi pourfendue par le patronat italien, ainsi que par le Parti démocrate (PD, centre gauche). « Citoyens 1-système 0 », s’est réjoui sur Twitter Luigi Di Maio, triomphant. Et les sénateurs de sa formation ont qualifié de « révolution culturelle » ce coup porté au « fléau social qui s’appelle la précarité ».

... https://www.lemonde.fr/europe/article/2 ... _3214.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 30590
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Italie

Messagede bipbip » 11 Aoû 2018, 18:10

En Italie, la colère des forçats de la tomate

Des centaines d’ouvriers agricoles, essentiellement africains, qui ramassent les tomates dans le sud de la péninsule, ont manifesté, mercredi, contre leurs mauvaises conditions de travail.

« Plus jamais des esclaves ». Mercredi 8 août, des centaines de travailleurs agricoles, essentiellement africains, ont délaissé les champs de tomates du sud de l’Italie pour manifester leur colère, après la mort de seize d’entre eux dans deux accidents de la route. Samedi 4, puis lundi 6 août, deux fourgonnettes ramenant des ouvriers agricoles à la fin de la journée sont entrées en collision frontale avec des camions de tomates : seize morts et quatre blessés graves, tous d’Afrique noire à l’exception du conducteur, marocain, de la seconde fourgonnette.

Dans la chaleur et la poussière, des dizaines d’entre eux ont marché pendant trois heures sur les petites routes défoncées de la région pour gagner Foggia, où d’autres les ont rejoints devant la préfecture. Ils dénoncent leurs conditions de travail, d’hébergement, ainsi que le niveau de leurs salaires.

... https://www.lemonde.fr/europe/article/2 ... _3214.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 30590
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Italie

Messagede bipbip » 13 Aoû 2018, 19:03

Liste des agressions racistes en Italie

Jour après jour, voici la liste des agressions racistes en Italie dirigée par l’extrême droite

Le 3 février 2018, un militant d’extrême droite et ex-candidat de la Ligue à des élections locales ouvrait le feu sur six migrants noirs à Macerata, dans le centre de l’Italie. Depuis, onze autres attaques à caractère raciste – par le biais d’armes à feu, à air comprimé ou d’armes blanches – ont pris des personnes immigrées pour cible. Mediapart dresse cette liste vertigineuse, qui confirme la montée de la xénophobie dans la péninsule.

Sergio Mattarella s’est senti obligé de sortir de sa réserve. « L’Italie ne peut pas ressembler à un Far West, où quelqu’un achète un fusil et tire sur une fillette d’un an, a lancé, le 26 juillet 2018, le président de la République. C’est de la barbarie et cela doit susciter l’indignation. » Dix jours auparavant, à Rome, un homme avait tiré de son balcon avec une carabine à air comprimé sur une enfant de nationalité roumaine. Un épisode terrifiant, mais loin d’être isolé.

Les deux vice-présidents du gouvernement formé début juin, Matteo Salvini, pour la Ligue, et Luigi Di Maio, pour le Mouvement Cinq Étoiles (M5S), se sont montrés bien plus discrets face à la multiplication des actes racistes. Interrogé sur la question le 28 juillet 2018, Salvini, ministre de l’intérieur, déclarait que « l’alerte raciste est une invention de la gauche » et que « les Italiens sont de braves gens, mais leur patience est en train de prendre fin ».

Dans une manifestation contre le racisme à Macerata dans le centre de l’Italie, le 10 février 2018 : « Arrêtez de jouer avec la vie des migrants » © Reuters/Yara NardiDans une manifestation contre le racisme à Macerata dans le centre de l’Italie, le 10 février 2018 : « Arrêtez de jouer avec la vie des migrants » © Reuters/Yara Nardi
Quant à Luigi Di Maio, il a défendu son allié, en niant un quelconque climat de tension dans le pays. « Je ne crois pas qu’il y ait une alerte liée au racisme, a-t-il assuré le 30 juillet. Certaines personnes ont besoin de se sentir de gauche, car elles ne le sont plus, donc elles attaquent Matteo Salvini en l’accusant d’être d’extrême droite. » Il n’y a guère que le président de la Chambre des députés Robert Fico (M5S), au sein de la majorité, qui fait le service minimum : « Qu’il y ait ou pas, en ce moment, davantage d’attaques racistes en Italie, je pense que le racisme doit être toujours combattu sans jamais hésiter une seconde. Même s’il n’y avait ne serait-ce qu’un épisode de racisme, il faudrait le combattre sans se poser de questions. »

Malgré les démentis de l’exécutif, les épisodes violents qui ont pris pour cible des étrangers se sont bel et bien multipliés depuis le début de l’année, et la campagne pour les élections générales du 4 mars dernier en particulier. Le 3 février, Luca Traini, militant d’extrême droite et ancien candidat de la Ligue à des élections communales, ouvrait le feu sur six migrants noirs à Macerata, dans le centre de l’Italie (lire notre article). Depuis, pas moins de onze attaques à caractère raciste impliquant l’usage d’armes ont été recensées en Italie. Tentative de recension.

Florence, 5 mars 2018, un mort. Le 5 mars, Roberto Pirrone, un homme de 65 ans, sort de son domicile, dans la capitale toscane. Armé d’un pistolet, il tue Idy Diene, un immigré sénégalais, vendeur ambulant, qui résidait légalement en Italie depuis vingt ans. L’homme a par la suite déclaré à la police qu’il souhaitait se suicider, mais n’en ayant pas trouvé le courage, il aurait décidé d’assassiner quelqu’un pour finir en prison. Roberto Pirrone a nié avoir choisi de faire feu sur Idy Diene pour des motivations raciales, mais le fait qu’il ait d’abord « écarté » d’autres victimes potentielles sur son passage, avant d’ouvrir le feu sur Diene, semble contredire sa version.

Vibo Valentia, 2 juin 2018, un mort et un blessé. C’est le premier incident ayant eu lieu après la formation du gouvernement d’extrême droite emmené par Giuseppe Conte. Dans la nuit du 2 au 3 juin, Sacko Soumayla, un Malien de 29 ans, est abattu par un coup de fusil alors qu’il est en train de dérober avec deux complices du matériel métallique dans une usine abandonnée. Madiheri Drame, lui, est blessé à la jambe. Les trois hommes cherchaient à prélever de vieilles tôles pour pouvoir se fabriquer un abri de fortune.

Le tireur est Antonio Pontoriero, neveu d’un des associés à qui appartenait l’usine par le passé. Sacko Soumayla était un activiste syndical qui défendait les droits des migrants travaillant dans l’agriculture en Calabre. Il possédait un permis de séjour pour résider régulièrement en Italie.

Sulmona, 12 juin 2018, un blessé. À la suite d’une dispute avec un migrant, deux Italiens, armés d’un faux pistolet et d’un petit couteau, pénètrent à l’intérieur d’un centre d’accueil à la recherche de l’homme avec qui a eu lieu l’altercation à Sulmona, dans les Abruzzes. Ils ne le trouvent pas, mais menacent les autres migrants. Une rixe éclate et un Gambien âgé de 23 ans est blessé par un coup de couteau.

Caserte, 11 juin 2018, un blessé. À Caserte, près de Naples, deux migrants maliens, Daby et Sekou, sont approchés par une voiture avec trois jeunes Italiens à l’intérieur. Les trois individus tirent alors sur les migrants avec un pistolet à air comprimé au cri de « Salvini ! Salvini ! », selon le récit des victimes. Un des deux Maliens a été légèrement blessé à l’abdomen. Les auteurs de cette attaque n’ont pas été identifiés.

Naples, 20 juin 2018, un blessé. Un cas très similaire s’est déroulé dans la capitale de la Campanie quelques jours plus tard. Konate Bouyagui, un Malien de 21 ans vivant en Italie depuis cinq ans et travaillant comme cuisinier, est approché par une voiture à sa sortie du travail en plein centre-ville de Naples. Deux hommes d’une trentaine d’années, armés d’une carabine à plomb, tirent sur Konate et le blessent à l’abdomen. Les agresseurs n’ont pas été identifiés à ce jour.

Plusieurs cas en Campanie

Forlì, les 2 et 6 juillet 2018, deux blessés. Deux cas d’agression en moins d’une semaine à Forlì, une ville de 110 000 habitants, située en Émilie-Romagne. Dans la nuit du 5 au 6 juillet, un Ivoirien de 33 ans a été blessé à l’abdomen par un tir de pistolet à air comprimé, effectué depuis une voiture qui s’était approchée alors qu’il roulait en vélo. Dans l’autre cas, qui s’est déroulé à Forlì quelques jours plus tôt, c’est une femme nigériane qui a reçu un tir de pistolet à air comprimé et s’est trouvée blessée au pied.

Latina, 11 juillet 2018, deux blessés. Encore un cas d’agression par pistolet à air comprimé à Latina, près de Rome. Le 11 juillet, deux demandeurs d’asile originaire du Nigeria sont pris pour cible par les passagers d’une voiture alors qu’ils attendent le bus. Âgés de 26 et 19 ans, les deux hommes ont été légèrement blessés aux jambes.

Rome, 17 juillet 2018, une blessée grave. Voici l’épisode, très médiatisé en Italie, qui a porté le président de la République à réagir. Une enfant de nationalité roumaine, âgée d’un an, est blessée au dos par une balle tirée d’une carabine à air comprimé, alors qu’elle était dans les bras de sa mère. La mère et l’enfant habitent un camp de Roms de la capitale.

L’auteur du tir est Marco Arezio, 59 ans, ancien employé du Sénat à la retraite qui a fait feu depuis son balcon. Les forces de l’ordre étudient l’hypothèse selon laquelle l’arme a été modifiée pour la rendre plus puissante. Marco Arezio, sans casier judiciaire jusqu’alors, a affirmé que le coup était « parti par erreur ». La petite fille n’est plus en danger de mort, mais elle risque de rester paralysée.

Vicenza, 26 juillet 2018, un blessé. Un autre tir de carabine à air comprimé depuis un balcon, un autre étranger blessé. L’épisode a eu lieu à Cassola, près de Vicenza en Vénétie. Lenny Delgado, un ouvrier originaire du Cap-Vert, âgé de 33 ans et résidant depuis dix-sept ans en Italie, a été pris pour cible et blessé au dos alors qu’il travaillait sur un échafaudage à sept mètres de hauteur. L’auteur du tir est un homme âgé de 40 ans, Cristian Damian, qui s’est défendu en affirmant qu’il visait un pigeon.

San Cipriano d’Aversa, 26 juillet 2018, un blessé. Dans la nuit du 26 au 27 juillet, à San Cipriano d’Aversa, en Campanie, un demandeur d’asile guinéen a été pris pour cible par deux personnes en moto, qui ont tiré sur lui avec un pistolet à air comprimé. Le migrant a été légèrement blessé au visage.

Naples, 2 août 2018, un blessé grave. Le dernier épisode en date est sans doute un des plus graves, car cette fois, le tir n’a pas été effectué avec une arme à air comprimé, mais bien avec un vrai pistolet. La victime de cet attentat est Cissé Elhadji Diebel, 22 ans, vendeur ambulant. L’homme, d’origine sénégalaise, qui réside légalement en Italie a été pris pour cible par deux personnes en scooter qui ont tiré trois coups de feu, dont un qui a atteint la jambe du migrant. L’épisode ayant eu lieu dans un quartier de Naples où la présence de la criminalité organisée est forte, les forces de l’ordre n’écartent pas, à ce stade, l’hypothèse que ce crime n’ait pas de caractère raciste.

Outre ces cas d’agression, d’autres épisodes, qui n’impliquent pas l’usage d’armes, sont à signaler. Il s’agit le plus souvent de rixes qui provoquent des blessés et dans lesquelles des insultes racistes sont entendues par des témoins. À Aprilia, près de Rome, le 29 juillet 2018, Hady Zaitouni, un Marocain de 43 ans, a même trouvé la mort.
Poursuivi par trois Italiens persuadés qu’il avait commis un vol, Hady Zaitouni a perdu le contrôle de son véhicule en tentant de s’échapper. Néanmoins, les causes de la mort du Marocain n’ont à ce jour toujours pas été éclaircies puisqu’on ne sait pas si Hady Zaitouni est décédé des conséquences de son accident ou à cause des coups que ses poursuivants lui auraient infligés.

Le cas de Daisy Osakue, enfin, a sûrement été le plus médiatisé – même si les séquelles physiques sont moindres. L’athlète italienne d’origine nigériane, spécialiste du lancer du disque, 22 ans, et qui participe ces jours-ci aux championnats d’Europe à Berlin, a été blessée au visage par un œuf lancé depuis une voiture, à Moncalieri, près de Turin, dans la nuit du 29 au 30 juillet. Ses agresseurs sont trois étudiants de 19 ans chacun. D’après l’enquête, ils avaient déjà lancé des œufs contre d’autres personnes – sans conséquence – durant les jours précédents.


https://www.facebook.com/infocomcgt/pos ... 6339202997
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 30590
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Italie

Messagede bipbip » 15 Aoû 2018, 19:11

La marche des «casquettes rouges» contre l’exploitation

Des centaines de journaliers africains défilent en Italie en protestation contre des conditions de travail propres à de l’esclavage. «Nous sommes prêts à organiser la première marche pour la dignité et pour les droits. Pour dire non à toute forme d’esclavage, en particulier contre les diktats de la grande distribution.» Le jour se lève à Torretta Antonacci, près de l’ex-ghetto de Rignano [1], entre les champs de Rignano Garganico et de San Severo, à une vingtaine de kilomètres de Foggia, dans les Pouilles.

Aboubakar Soumahoro, syndicaliste de l’Unione sindacale di Base (USB), rassemble des centaines de journaliers avant de leur expliquer: «Durant la matinée, nous traverserons les champs jusqu’à la préfecture de Foggia. Nous brandirons nos casquettes rouges pour dire non à l’exploitation. Pour dire clairement que les êtres humains priment sur les affaires.» Il ajoute: «Aujourd’hui, nous n’avons pas besoin de permis, nous voulons des réponses.»

Il est près de midi lorsque la manifestation, réunissant plusieurs centaines de journaliers africains qui ont aujourd’hui croisé les bras «pour protester contre un système agricole qui nous opprime», se rassemble devant la gare de Foggia avant de se rendre ensuite, leur nombre ayant atteint presque 1000, devant la municipalité de cette ville des Pouilles.

... https://alencontre.org/europe/italie/it ... ation.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 30590
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Précédente

Retourner vers International

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 1 invité