Frappes aériennes en Syrie ! Troisième guerre mondiale ?

Frappes aériennes en Syrie ! Troisième guerre mondiale ?

Messagede GUERRE DE CLASSE » 17 Avr 2018, 18:17

Ce 14 avril 2018, les grands médias bourgeois (qui expriment et matérialisent les intérêts de classe de nos exploiteurs et oppresseurs, toutes fractions confondues malgré les divergences conjoncturelles les différenciant) nous ont annoncé à grands coups de propagande guerrière qu’une coalition de trois parmi les plus importantes puissances au monde (les USA, la Grande Bretagne et la France) ont procédé à des frappes aériennes nocturnes sur diverses cibles « stratégiques » en Syrie, en représailles à une attaque chimique qui aurait été perpétrée par le régime baasiste, soutenu militairement, économiquement, politiquement, diplomatiquement par la Russie et l’Iran. Il est plutôt « cocasse » et « outrancier » que ces gangsters capitalistes mettent en avant la défense de « populations civiles » victimes de la logique morbide qui dirige ce monde, surtout lorsqu’on sait pertinemment bien que par exemple les USA possèdent le plus puissant complexe militaro-industriel de la planète, ainsi que les plus gigantesques réserves d’armes de destruction massive. Les USA ont ces dernières années non seulement contaminé des régions entières de l’ex-Yougoslavie et de l’Irak avec l’utilisation à grande échelle de munitions à « l’uranium appauvri », entrainant une augmentation drastique du nombre de cancers pour les populations locales, mais ils ont ainsi tout autant sacrifié leurs propres soldats exposés aux effets dévastateurs de tels armements.
Une fois de plus, à cette occasion, le spectre d’une troisième guerre mondiale a été brandi devant les yeux ébahis de milliards de prolétaires, en mettant en avant la possibilité d’un embrasement militaire USA versus Russie. Il semble évident à tout esprit sain et quelque peu critique que la version officielle devant servir de justification à ces frappes aériennes ne tient pas la route et n’a aucun sens. Ni les capitalistes étatsuniens, britanniques et français, et certainement pas non plus les capitalistes russes, syriens ou iraniens, en ont quelque chose à foutre fondamentalement du sort des prolétaires écrasés sous les déluges de bombes, de missiles, de mitrailles, de gaz et autres joyeusetés produites par l’Eden capitaliste. La raison fondamentale de toute cette mise en scène, c’est la préparation idéologique, psychologique des masses de prolétaires atomisés dans leur condition de citoyens à la réalité future et inévitable de la guerre généralisée.


https://www.autistici.org/tridnivalka/guerre-de-classe-07-2018-frappes-aeriennes-en-syrie-troisieme-guerre-mondiale-show-ou-realite-une-seule-guerre-la-guerre-de-classe/

http://www.autistici.org/tridnivalka/wp-content/uploads/guerre_de_classe_07-2018-fr.pdf
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Re: Frappes aériennes en Syrie ! Troisième guerre mondiale ?

Messagede abel chemoul » 17 Avr 2018, 22:27

Quand le jargon marxisant cache mal la paranoïa la plus délirante...
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Re: Frappes aériennes en Syrie ! Troisième guerre mondiale ?

Messagede GUERRE DE CLASSE » 24 Avr 2018, 19:55

abel chemoul a écrit:Quand le jargon marxisant cache mal la paranoïa la plus délirante...

!???

Ce qui suit sera sans doute moins "marxisant"...

Une seule guerre, la guerre de classe !

Déclaration de l’Anarchist Communist Group (ACG) sur les récents bombardements en Syrie par les gouvernements américain, britannique et français.

Une centaine de missiles de croisière ont été lancés contre les installations militaires du régime d’Assad. Dans la foulée, l’ambassadeur américain auprès des Nations Unies, Nikki Haley, a déclaré que les États-Unis étaient « prêts à maintenir la pression » [“locked and loaded”]. Ensemble, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne se sont livrés à des bombardements qui ne seront d’aucune utilité pour les masses syriennes victimes du régime meurtrier de Bachar Assad.

On peut voir que les trois régimes aux États-Unis, en France et en Grande-Bretagne ont leurs propres problèmes intérieurs, et qu’une aventure militaire est toujours un bon stratagème pour détourner l’attention. Trump se débat avec l’enquête Muller en cours, les révélations de l’ancien directeur du FBI Comey et les querelles juridiques en cours avec la star du porno Stormy Daniels, et les sondages qui montrent son manque de popularité. Theresa May est confrontée à de sérieuses divisions au sein de son propre parti, ce qui aggrave les problèmes liés au Brexit, sans compter qu’elle s’accroche au pouvoir grâce à une alliance avec le DUP [Parti Unioniste Démocrate d’Irlande du Nord]. Macron fait face à une agitation croissante à domicile avec ce qui ressemble de plus en plus à une répétition de mai 1968.

Trump a été élu président sur un programme populiste, mais une partie de ce programme était qu’il retirerait les troupes d’Irak et ne serait pas impliqué dans des aventures militaires au Moyen-Orient. Il se démarquait ainsi fortement d’avec Hillary Clinton qui a maintenu une position agressive envers la Russie et appelle à une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie qui aurait provoqué une confrontation avec la Russie, l’alliée d’Assad. Maintenant, Trump a trahi sa base populiste, à la grande horreur de certains de ses anciens partisans conservateurs.

Haley a déclaré que les États-Unis maintiendraient leurs troupes en Syrie et commenceraient à imposer des sanctions contre les entreprises russes faisant des affaires avec Assad.

Certaines des critiques les plus virulentes de Trump proviennent de journaux comme le Washington Post. Juste après les bombardements, un éditorial a été publié critiquant l’attaque conjointe américaine, française et britannique comme étant inadéquate et il a attaqué Trump pour avoir dit qu’il était prêt à retirer les troupes américaines de Syrie. Des vues similaires ont été diffusées dans le journal anti-Trump New York Post. Il est clair qu’une partie substantielle de la classe dirigeante américaine souhaite poursuivre une attitude plus agressive envers la Russie et ses alliés. Ils sont préoccupés par la nouvelle alliance entre la Russie, la Turquie et l’Iran et par l’affaiblissement de l’influence américaine au Moyen-Orient.

Depuis un quart de siècle, les États-Unis et leurs alliés sont engagés dans une guerre permanente, en utilisant des excuses fabriquées comme les fausses armes de destruction massive pour démanteler le régime de leur ancien allié Saddam, pour renverser Kadhafi en Libye à cause d’un « imminent » massacre de civils et maintenant les attaques au gaz par le régime d’Assad.

Les attaques contre le régime syrien n’étaient pas une réponse de dernière minute, mais le résultat de plans préparés sur plusieurs mois, comme en témoigne le haut niveau de coordination entre les trois puissances étatiques.

De larges secteurs de la classe dirigeante américaine, y compris les chefs de l’armée, ont peu confiance en Trump pour pouvoir superviser les manœuvres contre la Russie et ses alliés. C’est pourquoi la campagne contre Trump s’intensifie en même temps que les actions agressives des États-Unis et de leurs alliés. Cela a été explicitement déclaré par les néo-conservateurs qui lient la révocation de Trump au développement des manœuvres militaires.

Aux États-Unis, en France et en Grande-Bretagne, le sentiment anti-guerre est répandu et cela a été aggravé par les bombardements. En Allemagne, des secteurs de la classe dirigeante ont exprimé le besoin de réarmer et, en même temps, de poursuivre des politiques étrangères moins dépendantes des États-Unis. Ce tournant est justifié par la louange des « hautes normes morales et humanitaires » allemandes.

Assad est un dictateur sanguinaire et il est fort possible qu’il ait utilisé des attaques au gaz contre la population syrienne. Cependant, ceux qui condamnent Assad sont les mêmes États qui justifiaient les bombardements massifs de Hambourg et de Dresde et le largage de deux bombes atomiques sur le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale, l’utilisation de l’agent chimique Orange au Vietnam, ainsi que du napalm (utilisé précédemment en Grèce en 1949), et l’utilisation du phosphore blanc à Falloujah par l’armée américaine en novembre 2004. Plus récemment, le gouvernement britannique a eu peu de scrupules à fournir l’armement utilisé par l’armée saoudienne pour tuer de nombreux civils au Yémen.

Les États-Unis ont réalisé qu’ils avaient perdu de leur influence au Moyen-Orient. Au début, ils et leurs alliés ont soutenu les milices islamistes dans leurs tentatives de renverser Assad. Maintenant, l’EI est l’ombre de lui-même et Assad contrôle 75% de la Syrie. La Russie avait été avertie avant les bombardements en laissant entendre que ses propres forces et bases ne seraient pas touchées. Néanmoins, il était implicite que les États-Unis étaient toujours la seule superpuissance survivante et que la Russie ne devrait pas dépasser les bornes.

La Russie n’abandonnera pas facilement son allié, la Syrie. Elle a besoin des ports méditerranéens que la Syrie lui fournit. D’un autre côté, les États-Unis voudraient confiner la Russie à la mer Noire et s’inquiètent sérieusement de la nouvelle alliance, temporaire mais possible, entre la Turquie et la Russie et de la force croissante de l’axe chiite en Iran, en Irak et avec le Hezbollah au Liban.

Israël a lancé ses propres attaques contre son vieil ennemi, la Syrie, évidemment avec l’approbation des États-Unis. Pour sa part, la Turquie cherche à accroître son influence et sa présence en Syrie et s’est opposée à l’enclave kurde d’Afrin, en exploitant les tensions entre les grandes puissances.

Quelle qu’en soit l’issue, il est clair que les différentes puissances mondiales et régionales se préparent à plus de conflits armés. En Syrie, plus de 400.000 personnes ont été massacrées et beaucoup d’autres ont été déplacées. La situation est la même en Irak. Les masses n’ont rien à gagner des déprédations meurtrières et barbares des différents gangs armés, qu’ils soient russes, américains, turcs ou islamistes, etc. Seule une révolution visant à renverser tous ces régimes offre une alternative.

Pour l’instant, nous appelons tous les travailleurs internationalistes dotés d’une conscience de classe, communistes, anarchistes et socialistes révolutionnaires, à se rassembler sous la bannière « Une seule guerre, la guerre de classe » pour promouvoir la résistance de la classe ouvrière à la machine de guerre des patrons.

La guerre, c’est la santé de l’État !

Une seule guerre, la guerre de classe !

Article original sur le site ACG


Source : https://libcom.org/library/une-seule-guerre-la-guerre-de-classe
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Re: Frappes aériennes en Syrie ! Troisième guerre mondiale ?

Messagede bipbip » 30 Avr 2018, 20:23

Face à la dictature de Bachar el Assad, l’intervention française fait partie du problème, pas de la solution

Communiqué de la Coordination des Groupes Anarchistes Lyon sur l’intervention française en Syrie.

Face à la dictature de Bachar el Assad, à la contre-révolution réactionnaire religieuse, l’intervention française fait partie du problème, pas de la solution.

En mars 2011, le peuple syrien s’est soulevé contre la dictature de Bachar el Assad, dans la foulée des révoltes populaires de Tunisie et d’Egypte. La révolte populaire a été immédiatement confrontée à une répression brutale, dans l’indifférence générale. L’Etat français, ayant des liens de longue date avec le régime (à travers notamment la famille Tlass), s’est à ce moment contenté de protestations verbales, laissant le régime liquider une révolte à ce stade très majoritairement dominée par les aspirations démocratiques.

Profitant de ce statut quo, le pouvoir a favorisé l’émergence de groupes réactionnaires religieux, libérant des milliers de militants des frères musulmans ou d’autres groupes takfiris [1] alors qu’il assassinait, torturait et écrasait la résistance civile.
Rapidement, les différentes puissances régionales (Qatar, Arabie saoudite et Turquie d’une part, Iran d’autre part) se sont impliquées dans le conflit, poussant à sa militarisation. Au sein de la rébellion, malgré la persistance d’une résistance civile, ont rapidement dominé les groupes militaires réactionnaires, les groupes plus laïques, démocratiques ou progressistes étant rapidement marginalisés faute de soutien.

Cette situation a favorisé le développement de groupes fascistes religieux tels qu’Al Nosra et Daesh, avec le soutien de l’État turc qui y a vu un moyen de combattre l’influence kurde grandissante, mais aussi du Qatar et de l’Arabie saoudite.

En Juillet 2012, le Rojava [2] (Kurdistan de Syrie) connaissait sa propre dynamique révolutionnaire.
Le mouvement initié par le PYD [3] a pu compter tant sur une infrastructure beaucoup plus solide et ancienne (qui lui a permis de développer son propre projet et une autonomie armée) que sur le choix du régime de concentrer ses coups sur les zones rebelles, renvoyant à plus tard la liquidation d’un mouvement kurde qu’il ne considère que comme un « moindre mal ».

La convergence entre cette dynamique autonome et les secteurs les plus progressistes du mouvement populaire syrien n’a pas pu se concrétiser, pour plusieurs raisons : l’affaiblissement de ces derniers face aux groupes armés réactionnaires clients de la Turquie, de l’Arabie Saoudite et du Qatar. Le chauvinisme refusant de reconnaître la question kurde et se traduisant par une constante accusation de collusion entre le PYD et le régime (qualifiant le relatif statut quo armé de « partage des tâches »), pourtant régulièrement démentie par les faits (affrontements à Qamishli notamment).

Le Rojava est ainsi devenu un espace où s’est développé un processus de démocratisation, non exempt de contradiction, mais qui a pu combattre efficacement la mainmise de groupes armés réactionnaires et fasciste religieux. C’est sur cette base que nous avons choisi de soutenir activement ce processus.

Dans sa lutte contre Daesh, le YPG et YPJ [4] ont pu bénéficier du soutien de la coalition internationale (livraisons d’armes au compte-goutte et bombardements). Si ce soutien n’a jamais été dénué d’arrières pensées, si les bombardements ont aussi fait des victimes civiles, l’existence d’une force armée autonome sur des bases progressistes constituait une garantie minimum pour l’avenir de la région.

L’intervention massive des impérialismes russes et iraniens ont modifié le rapport de force en faveur du régime. Les puissances impérialistes russes et turques ont su dépasser leur opposition pour s’entendre sur le dos des forces démocratiques syriennes, aboutissant à l’invasion d’Afrin.

La coalition Franco-américano-britannique n’a cependant pas hésité à livrer le canton d’Afrin à l’offensive menée conjointement par l’État turc et les groupes réactionnaires religieux, démontrant qu’elle faisait peu de cas de la réalité d’un « processus de démocratisation » bénéficiant aux populations et permettant, même imparfait, d’envisager des alternatives positives pour les peuples de la région.

La dicature sanguinaire de Bachar, quant à elle, est sortie renforcée de cette configuration, en comptant sur le soutien russe et iranien et en se présentant comme « garante » d’un stabilité fondée sur des monceaux de cadavres. Dans ce contexte elle ne peut que bénéficier d’une intervention militaire française (conjointement aux états unis et à la Grande-Bretagne) qui n’a absolument pas pour objet son renversement mais bien la préservation d’intérêts géopolitiques sans rapport avec les populations face à d’autres.
Une telle intervention lui permet de se présenter (de manière évidemment frauduleuse) comme un « rempart anti-impérialiste »

Tous les impérialismes à l’échelle mondiale ou régionale (Américain et russe, Français, Britannique, Qatari, saoudien, Turc, Iranien, Israélien) ont contribué à aggraver la situation dans la région.

Nous vivons et travaillons en France, et c’est à ce titre que nous avons une responsabilité particulière pour dénoncer l’impérialisme français.

Cela ne signifie pas que nous ignorons les autres impérialismes en jeu ou que nous minimisons la brutalité du régime ou de la contre-révolution menés par les groupes tels que Daesh, Al Nosra, etc.

Nous pensons que seul le renforcement du camp démocratique en Syrie, incarné principalement sur le plan politico-militaire par l’expérience du Rojava (malgré toutes les contradictions et imperfections inhérentes à un tel processus ayant lieu dans des conditions particulièrement difficiles), pourra constituer une alternative durable à la fois à la brutalité du régime, à la contre-révolution des groupes réactionnaires religieux, au fascisme sous toutes ses formes.

Parallèlement, nous ne pouvons que constater la nécessité de reconstruire une internationale ouvrière en mesure d’apporter un soutien matériel massif aux dynamiques progressistes, condition pour une réelle autonomie d’action face aux jeux macabres des régimes dictatoriaux et des puissances impérialistes, dont la France.

A bas l’impérialisme français ! A bas tous les impérialismes ! A bas toutes les dictatures, laïques ou religieuses !


Notes

[1] Les takfiristes – ou takfiri – considèrent chrétiens, juifs, polythéistes, mais aussi chiites ou musulmans appartenant à un autre courant de l’islam, comme mécréants et donc susceptibles d’être mis à mort.

[2] L’entité politique née au Kurdistan syrien à la suite de la révolution kurde du 19 juillet 2012. Il désigne en kurde la partie ouest du Kurdistan.

[3] Parti de l’Union Démocratique, fondé 2003 il est le principal parti pro-kurde de Syrie et parti frère du PKK. Il a pris le pouvoir dans les zones kurdes de Syrie et est aujourd’hui quasiment hégémonique dans ces zones. Il a pris pour modèle le « confédéralisme démocratique » que prône Öcalan pour les peuples du Moyen-Orient pour instaurer un système politique à part au Rojava basé les quatre pilliers suivant : « la démocratie, le socialisme, l’écologie et le féminisme »

[4] YPG : Unités de Défense du Peuple, sont des milices formées en 2012 dans l’essor du mouvement kurde de Syrie. Aujourd’hui elles sont les principales milices kurdes de Syrie et elles sont la pointe avancée des com-bats contre Daech. Ses effectifs compteraient plus de 50 000 hommes et femmes.
YPJ : Unités de Défense des Femmes, c’est la branche armée autonome des femmes au sein des YPG. Elles sont auto-organisées et leurs membres sont intégrés à la fois dans des unités non-mixtes et mixtes au sein de l’armée du Rojava. Les YPG, comme le reste des institutions du Rojava, pratiquent la co-présidence : le commandement militaire est partagé à égalité entre hommes femmes comme à Kobani où la co-commandante a joué un rôle de premier plan dans les combats contre Daech


https://rebellyon.info/Face-a-la-dictat ... ad-l-19112
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Re: Frappes aériennes en Syrie ! Troisième guerre mondiale ?

Messagede GUERRE DE CLASSE » 16 Mai 2018, 19:12

Guerre à la guerre : Solidarité avec les prolétaires en Syrie

Traduction en français de l’espagnol d’un texte publié par valladolor lundi 16 avril 2018.
https://libcom.org/library/guerre-la-guerre-solidarit-avec-les-prol-taires-en-syrie

« Le désordre mondial apparu depuis l’écroulement de l’empire russe en 1989-1991 et la série de guerres locales qui ont suivi et que les diverses puissances impérialistes ont cherché à mettre à profit pour défendre au mieux leurs intérêts, est maintenant l’état normal de l’impérialisme. »
[voir plus : L’Amérique de Trump montre ses muscles]

BOMBARDEMENTS EN SYRIE ! TROISIÈME GUERRE MONDIALE ?

UNE SEULE GUERRE, LA GUERRE DE CLASSE !

L’attaque militaire des forces américaines, françaises et britanniques contre les installations du régime syrien dans les villes de Damas et Homs est une nouvelle étape dans la guerre commerciale déclarée au Moyen-Orient entre les forces impérialistes mondiales pour le contrôle de zones géostratégiques clés. La position « exaltée » de ces forces occidentales dans la défense des « droits de l’homme » de la population syrienne (contre les attaques chimiques de son propre gouvernement) est l’inverse de la défense de « l’intégrité nationale » du gouvernement de Moscou. Ce sont les Face A et Face B d’un même disque : la guerre impérialiste.

Le « deux poids deux mesures » des Etats occidentaux justifie leur agression armée par la lutte contre les armes chimiques utilisées par le régime syrien (on se souvient des mensonges qui ont justifié les attaques contre l’Irak de Saddam Hussein, ce qui s’est passé en Libye, etc.). L’impérialisme occidental bombarde « métaphoriquement » son opinion publique de mensonges pour la rassurer et l’engourdir (des tranquillisants sous la forme de bombes journalistiques et de campagnes d’opinion) tout en bombardant physiquement et réellement la population de Syrie.

NON À LA GUERRE EN SYRIE. ÉTAT ESPAGNOL COMPLICE.

Le gouvernement espagnol dit soutenir les bombardements parce que « il est condamnable » qu’il y ait des attaques chimiques, et bien qu’il n’y participe pas activement, il apporte un soutien logistique à la coalition occidentale et participe à l’OTAN et à l’UE qui justifient pleinement l’attaque. [Que nous sachions, n’entre pas dans la catégorie attaque chimique l’empoisonnement contrôlé de sa propre population que l’Etat espagnol réalise grâce à la légalisation des produits alimentaires toxiques, des médicaments et des engrais potentiellement toxiques, ou des industries qui génèrent le cancer et d’autres maladies sur le territoire espagnol même. Ce n’est pas « une guerre chimique contre sa propre population »…] Ainsi, malgré sa passivité apparente en ce moment, il est complice (nécessaire ou non, toujours intéressé par son propre développement impérialiste) de l’attaque perpétrée ces jours-ci et avec ses troupes sur le terrain (frontière turque, Liban, etc.), il collabore activement à la répression du prolétariat de la zone et au contrôle économique de sa propre part du gâteau.

Les bourgeoisies des différents Etats impérialistes en lice se font la guerre et s’associent selon les besoins du scénario :c’est le profit qui ordonne. La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens :« La Syrie est devenue un lieu où les plus grandes puissances impérialistes comme les puissances capitalistes régionales, jouent leur propre partie avec l’objectif de s’emparer d’une partie du butin constitué par son territoire (et, à l’occasion, de mettre aussi la main sur une partie de l’Irak – déjà divisé suivant des lignes confessionnelles et où interviennent contre Daech, avec des objectifs différents, occidentaux, Iraniens et Turcs). Russes, Iraniens et Turcs sont entrés en négociation pour arriver un accord pour se partager des ‘zones d’influence’ en Syrie, et les Américains tentent de mettre un frein à cette initiative pour ne pas être écarté du partage du gâteau… »

Pour toutes ces raisons, nous appelons les prolétaires de partout dans le monde à combattre et dénoncer l’intervention militaire qui a eu lieu et les interventions futures qui sont déjà en préparation, et de s’y opposer fermement par tous les moyens dont notre classe dispose.

L’ennemi est dans notre propre pays, c’est notre propre bourgeoisie.

Les prolétaires et les exploités en Syrie ont besoin de nous, nous ne les abandonnons pas.
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