Etats-unis d'Amerique

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Messagede Pïérô » 22 Aoû 2017, 19:08

Après Charlottesville: qui sont les antifas?

Les propos de Donald Trump tirant un trait d’égalité entre antiracistes et suprémacistes blancs ont provoqué une vague d’indignation aux États-Unis. Pour le « Washington Post », l’historien Mark Bray explique en effet pourquoi il n’est pas possible de dire ça et rappelle ce qu’est l’antifascisme contemporain.

La traduction de la tribune de Mark Bray ci-dessous permet une mise au point loin d’être inutile. Non, antifascistes et fascistes ce n’est pas pareil. Oui, se battre pour l’égalité des droits c’est bien différent, fondamentalement, que de promouvoir la haine raciale. Et il n’y a pas qu’aux États-Unis qu’il est nécessaire de préciser cela.

Qui sont les antifas ?

Le président Trump a renvoyé dos à dos antifas et suprémacistes blancs. Voici pourquoi il a tort.

Par Mark Bray (@Mark__Bray 3), dans l’édition du 16 août du Washington Post 3.

Ce lundi [14 août], le président Trump capitulait devant l’exigence d’une large part de la population pour qu’il se démarque de ses propos sur la responsabilité de « plusieurs côtés » à Charlottesville et dénonce explicitement le nationalisme blanc. « Le racisme c’est le mal », semblait-il concéder à contre-cœur, « ce qui inclut le Ku-Klux-Klan, les néo-nazis et suprémacistes blancs ».

Un jour plus tard cependant, Trump faisait volte-face en précisant qu’il y avait « des gens très bien » au rassemblement suprémaciste et qu’il fallait « blâmer les deux côtés », y compris la prétendue « alt-left » antifa.

Après avoir fait les gros-titres en février dernier lorsqu’ils et elles avaient empêché le meeting du provocateur d’extrême droite Milo Yannopoulos de se tenir 3 à l’Université de Berkeley en Californie, les antifascistes ont à nouveau captivé l’opinion publique en s’affrontant aux fascistes réunis lors du rassemblement suprémaciste « Unite the Right » à Charlottesville.

Mais qu’est-ce que l’antifascisme ? Et d’où vient-il ? Le militantisme antifasciste ou « antifa » (prononcer AN-tifa) s’inscrit au sein de la famille politique d’extrême gauche, acquise à la révolution sociale, et dont l’action se concentre sur le combat contre l’extrême droite. Ses adhérent.es sont pour l’essentiel des communistes, socialistes* ou anarchistes qui refusent de s’en remettre à la police ou à l’État pour stopper l’avancée du suprémacisme blanc. À l’inverse ils et elles s’appuient sur une opposition populaire au fascisme telle qu’elle s’est exprimée à Charlottesville.

S’il y a des groupes antifascistes dans le monte entier, on ne peut pas parler en soi d’une internationale « antifa » organisée. Ni une idéologie comme le socialisme, ni une simple tactique comme le piquet de grève, l’antifascisme est un militantisme spécifique. Les antifas se regroupent au sein de collectifs anti-racistes autonomes qui surveillent et traquent les activités des néo-nazis locaux. Ils les rendent alors publiques auprès de leurs voisins ou de leurs employeurs, mènent des campagnes d’éducation populaire, soutiennent les migrant.es et réfugié.es, font pression sur les lieux qui accueillent les initiatives suprémacistes afin de les faire annuler.

La grande majorité du mouvement antifasciste organisé est non-violent. Mais leur volonté, tant de se défendre physiquement – eux/elles-mêmes comme toutes et tous – de la violence suprémaciste que de tuer dans l’œuf les efforts de coordination fasciste avant qu’ils ne représentent une menace mortelle, distinguent les antifas des antiracistes moraux.

Les antifascistes soutiennent qu’après les horreurs de l’esclavage et de l’Holocauste, la violence physique à l’encontre des suprémacistes blancs est tout à la fois éthiquement juste et stratégiquement efficace. Nous ne devrions pas, d’après elles et eux, évaluer dans l’absolu et abstraitement le statut éthique de la violence mais bien le rapporter aux valeurs et au contexte qui la conditionnent. Ainsi s’appuient-ils et elles sur une stratégie cohérente, arguments historiques à l’appui, pour combattre les nazis avant qu’il ne soit trop tard. Comme Cornel West (professeur de religion et d’histoire afro-américaine à l’Université de Princeton) l’a expliqué après avoir survécu à l’assaut néo-nazi sur Charlottesville : « S’il n’y avait pas eu les antifascistes pour nous protéger des néo-fascistes, ces derniers nous auraient écrasés comme des cafards ».

Bien que les antifas soient souvent présenté.es comme une force émergente dans la politique américaine depuis la victoire de Trump, la tradition antifasciste remonte en réalité à plus d’un siècle. Les premiers antifascistes combattirent les chemises noires de Mussolini dans les campagnes italiennes, firent le coup de feu contre les chemises brunes d’Hitler dans les tavernes et les rues de Munich, défendirent Madrid contre le putsch nationaliste de Franco. Au-delà de l’Europe, l’antifascisme inspira la résistance chinoise à l’impérialisme japonais durant la Seconde guerre mondiale comme celle qui s’opposa aux dictatures latino-américaines.

On peut considérer que l’antifascisme contemporain naît de la résistance aux vagues xénophobes et à l’essor d’une culture skinhead et suprémaciste dans la Grande-Bretagne des années 1970 et 1980 3. Ses racines sont aussi à chercher du côté des groupes d’autodéfense mis sur pieds par des militant.es révolutionnaires et immigré.es dans l’Allemagne d’après la chute du Mur de Berlin, lorsque la violence néo-nazie fit un retour brutal sur le devant de la scène. Aux États-Unis et au Canada, de la fin des années 1980 aux années 2000, les activistes de l’Anti-Racist Action (ARA) ont obstinément traqué et dénoncé les membres du Ku-Klux-Klan, les néo-nazis et toutes les variantes de suprémacistes blancs. Leur mot d’ordre était aussi simple qu’audacieux : « Nous allons où ils vont ». Si, dans l’Indiana, des skinheads nazis tentaient de tracter sur « pourquoi Hitler avait raison » dans un concert punk, l’ARA était là pour leur indiquer la sortie. Si, dans le centre-ville d’Edmonton, des fascistes placardaient leurs affiches racistes, l’ARA les arrachait et les remplaçait par des slogans anti-racistes.

Répondre à des groupuscules fascistes peut sembler dérisoire à certain.es, mais l’arrivée au pouvoir d’Hitler et Mussolini montre bien qu’on ne peut pas, même à l’occasion d’une telle crise, provoquer une large résistance d’un claquement de doigt. Une fois les partis nazis et fascistes aux commandes, il était trop tard pour les stopper. Rétrospectivement, les antifascistes en ont conclu qu’il aurait été bien plus simple d’arrêter Mussolini en 1919, quand son premier faisceau se composait d’une centaine de membres. Ou bien d’éradiquer le Parti des ouvriers allemands (d’extrême droite) qui n’avait que 54 adhérents lorsqu’Hitler assista pour la première fois à un meeting de cette formation, avant qu’il ne la transforme en Parti national-socialiste. Même si les régimes contre lesquels ils se sont originellement constitués ont disparu depuis longtemps, les antifascistes ont considéré qu’il fallait traiter chaque groupuscule fasciste ou nazi comme l’éventuel noyau d’un mouvement meurtrier plus puissant voire d’un futur régime.

Des années durant, les antifascistes ont été moqués parce qu’ils se préoccupaient le plus sérieusement du monde de groupes de 40 fascistes ou 60 partisans du Klan. Le plus ancien collectif antifasciste du pays actuellement existant, le Rose City Antifa 3 de Portland, fondé il y a dix ans, a même du essuyer des critiques venues de gauche car il se consacrait à démasquer et dénoncer les activités de petits groupes de racistes, d’islamophobes ou de fascistes locaux plutôt que de concentrer son action sur les injustices systémiques, plus fondamentales. Bien des années avant que l’alt-right ait même un nom, les antifascistes en ont passé des heures ingrates à scruter d’obscurs forums et rechercher les rassemblements néo-nazis les plus clandestins. Ils suivaient de près l’activité de ceux qui ont entretenu les germes mortels qui ont frappé à Charlottesville, ce dont toutes et tous nous avons été témoins.

Que nous soyons d’accords ou pas avec leurs méthodes, les antifas, qui se consacrent de toutes leurs forces à la lutte contre le racisme, ne peuvent en aucune façon être traités à équivalence des trolls de l’alt-right qui plaisantent sur les chambres à gaz. Derrière leurs foulards, les antifas sont des infirmières, des enseignant.es, nos voisin.es, de toutes les couleurs de peau, de tous les genres, qui n’hésitent pas à monter eux et elles-mêmes au front pour mettre à bas le fascisme, par tous les moyens nécessaires.

Pour beaucoup d’entre-nous, particulièrement pour les blancs, il n’y aurait pas du avoir le meurtre d’Heather Heyer pour prendre au sérieux la menace d’un suprémacisme blanc qui a persécuté des générations entières de communautés et gens de couleur. L’histoire de l’antifascisme exige que l’on se préoccupe fortement de la violence des suprémacistes blancs. Les jours où l’on pouvait « juste les ignorer » sont révolus.

* Le sens de ce terme restant plus marqué à gauche aux États-Unis qu’en Europe - ndt


Mark Bray est historien des droits humains, du terrorisme et des radicalités politiques dans l’Europe contemporaine, actuellement maître de conférence au Dartmouth College. Il a également été l’un des organisateurs d’Occupy Wall Street. Il est l’auteur de Translating Anarchy : the anarchism of Occupy Wall Street 3 chez Zero Books et d’un livre à paraître très prochainement : Antifa : The Anti-Fascist Handbook 3 aux éditions Melville House.


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Messagede Pïérô » 25 Aoû 2017, 00:42

Quand les dockers de San-Francisco appellent à la grève contre les suprémacistes

Le 26 août, un groupe suprémaciste blanc a prévu de défiler à San-Francisco. Il devra se frotter au syndicat des dockers, l’ILWU, qui appelle à la grève et à marcher sur le lieu du rassemblement. Une mobilisation syndicale qui donne corps à la devise « une injustice faite à l’un ou l’une est une injustice faite à toutes et tous ».

La motion ci-dessous a été adoptée le 17 août par la section de San-Francisco de l’International Longshore and Warehouse Union (ILWU, syndicat des ports et docks). Ce syndicat de masse, organisant la puissante corporation des dockers et dont 60 % des membres sont afro-américains, se réclame d’une longue tradition de riposte ouvrière au racisme et au fascisme. Outre les exemples qui en attestent cités dans le texte de l’ILWU, le site britannique libcom.org, qui a mis en avant cette action 3, en mobilise d’autres à l’appui.

En 1939, les dockers de la côte Ouest organisaient le boycott du chargement des navires qui transportaient l’acier nécessaire au Japon impérial dans sa guerre contre la Chine. En 1984, onze jours durant, la même section de San-Francisco de l’ILWU bloqua les navires Sud-africains pour protester contre l’apartheid. En janvier 2017, lors de l’inauguration de la présidence Trump, alors que 354 dockers étaient attendus au port, seuls 35 prenaient leur service, l’ILWU ayant appelé à ne pas travailler ce jour-là.

Ce n’est donc pas tout à fait un hasard si l’ILWU reprend la devise des syndicalistes révolutionnaires de l’IWW qui refusaient le racisme et combattaient déjà en 1905 le Ku-Klux-Klan : « an injury to one is an injury to all / « une injustice faite à l’un ou l’une est une injustice faite à toutes et tous ».

Motion de la section de San-Francisco de l’ILWU (local 10) appelant à bloquer les fascistes en cessant le travail et en manifestant à San-Francisco ce 26 août 2017

Alors que des fascistes, le Ku-Klux-Klan, des nazis et d’autres suprémacistes blancs se sont rassemblés et ont marché aux flambeaux à Charlottesville, dans une ambiance de lynchage et de terreur, la foule scandant des slogans racistes, anti-immigrés et antisémites ;

Alors que cette attaque s’est conclue par la mort d’une contre-manifestante antiraciste et en a blessé plusieurs autres lorsque l’un de ces fascistes les percuta en voiture ;

Alors que le président Trump a cherché à dédouaner cette attaque violente et mortelle, fasciste et raciste, en prétendant que « les deux côtés étaient à blâmer », qu’il a dénoncé les antiracistes s’en prenant aux statues confédérées, des statues qui honorent l’esclavage, jetant ainsi de l’huile sur le feu de la violence raciste ;

Alors que le Klan, les nazis et d’autres terroristes racistes représentent une menace mortelle pour les Afro-Américain.es, les Latinos et les immigré.es, tout autant que pour les Musulmans, les Juifs, les LGBTQ et bien d’autres encore, mais aussi directement pour les membres de notre syndicat et pour le mouvement syndical dans son ensemble ;

Alors que le groupe fasciste « Prière patriotique », qui a déjà organisé de violentes provocations racistes à Portland, en Oregon et ailleurs, a annoncé qu’il se réunirait à Crissy Field le samedi 26 août, y conviant des nazis et d’autres groupes suprémacistes blancs violents ;

Alors que, à des années lumières d’une question de « liberté d’expression », les provocations racistes et fascistes constituent une menace mortelle, comme nous l’avons vu à Portland le 26 mai dernier quand un nazi a assassiné deux hommes 3 et en a presque tué un autre qui tentaient de défendre les deux jeunes femmes afro-américaines qu’il menaçait. Nos sœurs et frères du mouvement ouvrier de Portland ont alors répondu à la terreur raciste avec toute la puissance de la solidarité ouvrière, mobilisant les membres de 14 syndicats contre le rassemblement fasciste et raciste du 4 juin [déjà appelé par le même groupe suprémaciste] ;

Alors que la section de l’ILWU de San-Francisco a une longue et fière histoire de résistance au racisme, au fascisme et au fanatisme et qu’elle a su mobiliser toute sa puissance syndicale pour ça : ainsi, le 1er mai 2015, rejoints par des milliers de personnes, nous avons fermé les ports de la baie et manifesté jusqu’à Oscar Grant Plaza à Oakland pour exiger la fin de la violence et de la brutalité policière contre les Afro-Américains et toutes les autres victimes de celle-ci. La zone de la baie de San Francisco est un bastion syndical et nous n’autoriserons aucun de ces anti-syndicalistes, aucun de ces suprémacistes blancs, aucune bande de lyncheurs à venir ici répandre la terreur ;

En conséquence, la section de l’ILWU de San-Francisco, s’inscrivant dans la meilleure tradition de notre syndicat qui combattait déjà l’extrême droite lors de la grande grève de 1934 3, appelle à cesser le travail ce jour-là et à marcher sur Crissy Field pour empêcher cette tentative d’intimidation raciste et fasciste de se tenir dans notre ville natale. Nous invitons tous les syndicats, toutes les organisations antiracistes et antifascistes à se joindre à nous pour défendre nos organisations, les minorités raciales, les immigré.es, les personnes LGBTQ, les femmes et toutes et tous les opprimé.es.



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Messagede bipbip » 26 Aoû 2017, 15:16

Manifestation d’extrême droite annulée avant un week-end tendu à San Francisco

Un autre rassemblement et de nombreuses contre-manifestations sont maintenus. La police de San Francisco a mobilisé tous ses agents pour éviter les débordements.

Une manifestation d’extrême droite qui devait se tenir samedi 26 août à San Francisco a été annulée par crainte d’une « émeute », a affirmé le groupe Patriot Prayer, mais une autre est maintenue dimanche, à l’orée d’un week-end de multiples rassemblements sous haute tension.

... http://www.lemonde.fr/ameriques/article ... rX270wS.99
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Re: Etats-unis d'Amerique

Messagede Lila » 27 Aoû 2017, 18:45

"Assurance viol", le coup de grâce contre le droit à l'avortement au Texas

Loi après loi, décret après décret, très habilement, les élus du Texas érigent une barrière infranchissable contre l'interruption volontaire de grossesse, un droit pourtant constitutionnel aux Etats-Unis. En imposant une assurance privée obligatoire aux femmes violées ou abusées qui voudraient avorter, en obligeant les médecins de très jeunes filles victimes d'inceste ou d'abus sexuels à déclarer leurs noms si elles veulent avorter, l'Etat du Sud achève d'interdire, de fait, ce droit fondamental.

à lire : http://information.tv5monde.com/terrien ... xas-187274
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Re: Etats-unis d'Amerique

Messagede bipbip » 30 Aoû 2017, 19:25

Marc Bray : « Qui sont les antifas ? »

Traduction par l’Action antifasciste de Haute-Savoie de l’article paru dans le Washington Post après l’attaque fasciste de Charlottesville le 12 août dernier. Mark Bray est historien, Mark Bray est historien actuellement conférencier au Dartmouth College et l’auteur du livre Antifa : The Anti-Fascist Handbook, à paraître à la mi-septembre.

... http://lahorde.samizdat.net/2017/08/25/ ... s-antifas/
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Re: Etats-unis d'Amerique

Messagede Pïérô » 03 Sep 2017, 01:47

Sylvie Laurent : « Donald Trump défend la restauration de l'homme blanc »

Aux États-Unis, les violences des suprématistes blancs à l'égard des citoyens noirs sont excusées par un Président qui a été élu en faisant flamber la fracture raciale. C'est une stratégie, explique l'historienne Sylvie Laurent, un programme de société qui séduit les nostalgiques d'un ordre ancien et sombre.

James Fields a foncé en voiture sur une manifestation antiraciste. Le 12 août dernier à Charlottesville (Virginie) ce jeune homme de 20 ans, proche des mouvements néonazis, a entraîné la mort d'une femme de 32 ans et blessé 19 personnes. Une semaine plus tard, le Black Lives Matter Global Network, mouvement regroupant plusieurs groupes Black Lives Matter (littéralement « Les vies noires comptent »), nés depuis 2012 pour protester contre les violences policières subies par les citoyens afro-américains, a lancé un appel à soutien : « Nous avons constaté que des suprématistes blancs semaient la terreur dans les rues au nom des États confédérés, une agression violente sur nos militants a entraîné la mort d’une femme et le Président a publiquement défendu ces actions. »

Sylvie Laurent est chercheure associée à Harvard et Stanford, elle enseigne également à Sciences Po. Elle a notamment publié, au Seuil, La Couleur du marché. Racisme et néolibéralisme aux États-Unis (2016), Martin Luther King (2015 ; rééd. Points, 2016), et Homérique Amérique (2008).

Si les violences racistes ne se sont pas éteintes pendant l'épisode Obama, la fracture raciale s'est accrue aux États-Unis avec l'élection de Donald Trump qui en a fait une stratégie électoraliste. Muslim Ban, déclarations post-Charlottesville, le président des États-Unis relance la division sécessionniste du pays et réactive des temps sombres et révolus. Analyse de Sylvie Laurent, historienne et américaniste, à prolonger avec un dossier à paraître dans Politis le 7 septembre sur Donald Trump et la question raciale

... https://www.politis.fr/articles/2017/09 ... anc-37496/
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Re: Etats-unis d'Amerique

Messagede Lila » 03 Sep 2017, 19:16

Plus sexistes depuis Trump ?

Des recherches laissent penser que, depuis l’élection de Donald Trump, la misogynie est en recrudescence dans la société américaine.

Le président Donald Trump serait-il en voie de créer une société à son image ? Le sexisme outrancier du personnage et de ses politiques a déjà, semble-t-il, contaminé la population américaine.

Il y a des signes que les rapports humains se durcissent aux États-Unis depuis son élection. Les hommes, en particulier, seraient devenus plus agressifs envers les femmes et moins disposés à coopérer avec elles, si on en croit les résultats d’une expérience menée récemment à l’École Wharton, la prestigieuse école de commerce de l’Université de Pennsylvanie, à Philadelphie.

Nombre d’observatrices avaient pressenti ce danger au lendemain du scrutin du 8 novembre. Trump a fait la preuve qu’en son pays le mépris des femmes est non seulement toléré, mais payant, lui qui a été porté au pouvoir bien qu’il se soit vanté d’avoir commis des agressions sexuelles et malgré la litanie d’injures qu’il a proférées contre des personnalités féminines. Son administration poursuit maintenant des politiques qui visent à restreindre l’accès des femmes à des soins de santé reproductive, un autre affront à leur autonomie et à leur dignité. Tout cela, craint-on, risque de créer un climat propice à une recrudescence de la misogynie dans la société.

!a suite : http://lactualite.com/societe/2017/08/0 ... uis-trump/
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Re: Etats-unis d'Amerique

Messagede bipbip » 09 Sep 2017, 17:54

Etats-Unis. Avec Mark Bray, face à l’alt-right

Mark Bray, historien de l’antifascisme, est victime d’une cabale orchestrée par l’extrême droite américaine. Enseignant à l’université de Dartmouth dans le New Hampshire, il a été publiquement désavoué par son président qui légitime ainsi les mensonges de l’alt-right. Universitaires, enseignant.es, journalistes, syndicalistes… dans cette tribune ils et elles apportent leur soutien à Mark Bray.

La violente et meurtrière manifestation d’extrême droite de Charlottesville en août dernier a conduit à s’intéresser de plus près aux différents groupes suprémacistes, racistes et islamophobes de « l’alt-right » qui pullulent aux États-Unis. À cette occasion, un jeune historien de l’université de Dartmouth, Mark Bray, spécialiste de l’antifascisme a été sollicité à de nombreuses reprises dans les médias. Mark Bray est également connu pour son engagement au sein du mouvement Occupy Wall Street et vient de publier Antifa : The Anti-fascist Handbook aux éditions Melville House. Dans son livre comme lors des entretiens auxquels il a pu participer, il a rappelé que le fascisme n’avait jamais été vaincu pacifiquement.

Inversant les rôles, différents groupes de l’alt-right ont osé se poser en victimes et en ont profité pour lancer une campagne de presse – notamment via les sites Campus Reform (site conservateur à destination des campus) ou Breitbart news (publication d’extrême-droite) – visant Mark Bray et l’accusant de faire l’apologie de la « violence » des groupes antifascistes. De la part d’admirateurs du régime nazi ou de membres du Ku-Klux-Klan cela pourrait prêter à sourire si ce n’était pas indécent. Mais, après tout, peut-on réellement attendre autre chose de ces gens-là ?

On pouvait en revanche espérer autre chose du président de l’université de Dartmouth que de prêter l’oreille à de telles inepties. Pourtant Philip Hanlon s’est fendu d’un communiqué de presse au nom du Dartmouth College reprenant mot pour mot les accusations de l’alt-right contre Mark Bray. On pouvait y lire ceci : « Les récentes déclarations de Mark Bray, maître de conférence en Histoire, appuyant les protestations violentes ne représentent pas les valeurs de Dartmouth. » Par de tels propos, le président de l’université de Dartmouth apportait ainsi du crédit à la cabale orchestrée par l’alt-right. Mark Bray était peu après destinataire de plusieurs menaces de mort. Il y a deux semaines, plus de 100 employé.es, enseignant.es, chercheurs et chercheuses de l’université ont signé une lettre ouverte à Philip Hanlon pour lui demander de revenir sur sa déclaration et d’adresser des excuses publiques à Mark Bray (ce qui à notre connaissance n’a toujours pas été fait). À notre tour, nous relayons ces exigences.

Non, le fascisme n’est pas une opinion « comme une autre ». C’est l’expression politique de la haine raciste sous toutes ses formes, jusqu’aux plus abominables, comme de la violence de classe la plus crue. Les États-Unis ne sont pas immunisés contre la résurgence des droites extrêmes, à l’œuvre dans de trop nombreux pays. La présidence Trump accumule les symptômes en ce sens. Non seulement Donald Trump multiplie les signes de complaisances envers l’alt-right, mais les violences et crimes racistes et islamophobes se multiplient. Et ce notamment sur les campus universitaires où l’on peut observer la résurgence de groupes étudiants suprémacistes blancs ou la floraison de graffitis racistes. Heather Heyer a trouvé la mort à Charlottesville, dix-neuf autres manifestant.es antifascistes y ont été blessé.es : cela n’aurait pas dû être le cas car il aurait fallu mettre un terme aux prétentions de l’alt-right il y a bien longtemps.

À San-Francisco, à Berkeley comme ailleurs les antifascistes, les syndicalistes, les militant.es des droits humains ont raison de se mobiliser pour dénoncer ces groupes fascistes. Dans tout le pays, celles et ceux qui déboulonnent les symboles de l’esclavagisme des États du Sud expriment leur volonté de ne pas laisser un racisme « légitime » avoir pignon sur rue. C’est aussi dans ces moments-là qu’il faut, plutôt que de les dénigrer, accorder toute notre attention à ce qu’ont à dire des historiens comme Mark Bray.

Plus d’informations sur le site de Melville House, éditeur de Mark Bray.

Si vous souhaitez vous associer à cette tribune, envoyez un mail à avecmarkbray@gmail.com.

Appel publié aussi sur Mediapart

Ludivine Bantigny, historienne ; Grégory Bekhtari, doctorant en civilisation américaine, Université Paris Nanterre ; Eric Beynel, co-délégué général de l’Union syndicale Solidaires ; Alain Bihr, professeur honoraire, Université de Franche-Comté ; Frédéric Bodin, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires ; Matthias Bouchenot, enseignant ; Paul Bouffartigue, directeur de recherche au CNRS ; Stephen Bouquin, professeur de sociologie, Université d’Évry Paris-Saclay ; Vincent Capdepuy, géohistorien ; Sarah Caunes, doctorante en science politique, Université Paris 8 ; Martial Cavatz, enseignant ; Manuel Cervera-Marzal, sociologue ; Grégory Chambat, enseignant en collège, revue N’autre école ; Vanessa Codaccioni, MCF, Université Paris 8 ; Anouk Colombani, docteure en philosophie, Université Paris 8 ; Philippe Corcuff, MCF, Institut d’Études Politiques de Lyon ; Sophie Coudray, ATER, Université de Strasbourg ; Annick Coupé, Attac France ; Pierre Cours-Salies, sociologue ; Marie Cuillerai, Professeure des Universités, LCSP / UFR Sciences sociales Paris 7-Diderot ; Alexis Cukier, directeur de programme au Collège International de Philosophie ; Laurence De Cock, historienne ; Marnix Dressen, Professeur des universités ; Jean-Pierre Durand, professeur de sociologie, Université d’Évry ; Eric Fassin, sociologue, Université Paris 8 ; Sophie Fesdjian, anthropologue ; Sébastien Fontenelle, journaliste ; Éric Fournier, historien ; Chiara Frugoni, historienne ; Jean-Paul Gautier, historien spécialiste des extrêmes droites ; Violaine Girard, MCF en sociologie, Université de Rouen ; Maddalena Gretel Cammelli, Università di Bologna ; Samuel Hayat, politiste, CNRS, Lille ; Florence Johsua, MCF, Université Paris Nanterre/ISP ; Célia Keren, MCF, Sciences Po Toulouse ; Mathilde Larrere, historienne ; Fanny Layani, doctorante en histoire ; Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire ; Hervé Le Crosnier, éditeur, spécialiste de culture numérique ; Michael Löwy, directeur de recherches émérite au CNRS ; Armelle Mabon, MCF, Université Bretagne Sud ; Christian Mahieux, Cahiers de réflexions Les Utopiques de l’Union syndicale Solidaires ; Philippe Marlière, politiste, University College London ; Gustave Massiah, IPAM, initiatives pour un autre monde ; Guillaume Mazeau, historien, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Régis Meyran, journaliste ; Julian Mischi, sociologue ; Mikael Motelica-Heino, professeur de géologie, Université d’Orléans ; Selim Nadi, doctorant, Centre d’histoire de Sciences Po/Universität Bielefeld ; Olivier Neveux, universitaire, ENS Lyon ; Ugo Palheta, sociologue, MCF, Université Lille 3, directeur de publication de la revue Contretemps ; Emmanuel Péhau, doctorant en philosophie, Université Paris 8 ; Willy Pelletier, coordinateur général de la Fondation Copernic ; Irène Pereira, sociologue ; Roland Pfefferkorn, sociologue ; Michel Pigenet, Professeur émérite d’histoire contemporaine, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Pier Paolo Poggio, Fondazione Luigi Micheletti ; Laura Raim, journaliste ; François Reyssat, docteur en sociologie, Université Paris 7 – Diderot ; Fabrice Riceputi, enseignant ; Michèle Riot-Sarcey, historienne, Professeure des universités émérite ; Jean Rivière, géographe, Université de Nantes ; Théo Roumier, Cahiers de réflexions Les Utopiques de l’Union syndicale Solidaires ; Éditions Syllepse ; Charles-André Udry, économiste, directeur du site À l’Encontre.org et des Éditions Page deux ; Renaud Violet, enseignant ; Sophie Wahnich, directrice de recherche CNRS, Paris, EHESS


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Re: Etats-unis d'Amerique

Messagede Pïérô » 12 Sep 2017, 00:21

L'Homme qui finance l'extrême-droite américaine

Il a passé 20 ans à financer l'extrême-droite américaine. Avec Trump, ça commence enfin à payer.

William Regnery II, un homme qui a hérité de millions de dollars, s'est évertué quinze ans durant à bâtir un mouvement politique raciste –sans succès. Jusqu'à ce qu'un phénomène inattendu nommé Donald Trump donne une légitimité à l’œuvre de sa vie: «l'alt-right». Aujourd'hui, le discret séparatiste blanc rompt le silence.

Comment le racisme franc s'est-il autant décomplexé pour passer de tabou suprême à cette force tranquille de la vie politique américaine? Sur internet, une armée aussi nébuleuse que diffuse, souvent désignée comme l'«alt-right», a tendu un énorme mégaphone au suprémacisme blanc. Et lorsque la candidature de Donald Trump à la présidence américaine s'est confirmée, on a soudainement eu l'impression que'il était là partout, tout le temps. Du jour au lendemain.

En réalité, ce mouvement avait une infrastructure –des associations, des journaux, des conférences, de l'argent– patiemment échafaudée depuis des années et largement financée par un seul homme: William H. Regnery II, un multi-millionnaire discret et vieillissant. Un raciste très influent, dont vous n'avez jamais entendu parler.

... https://www.buzzfeed.com/aramroston/cet ... .na38mkXbr
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Etats-unis d'Amerique

Messagede bipbip » 13 Sep 2017, 07:49

Charlottesville : lettre ouverte de militants antifascistes au Dr. Cornel West.

« Aussi, nous devons construire, rêver et combattre. En mémoire de Heather Heyer. Puisse le courage être contagieux. »

Des lecteurs (antifascistes et américains) de lundimatin nous ont fait parvenir ces brèves réflexions sur les récents événements de Charlottesville.

Ils en profitent pour répondre au Dr. Cornel West (professeur de philosophie à l’université de Harvard et militant pour les droits civiques) qui déclara, suite aux affrontements et à l’« attaque à la voiture bélier », que sans la présence et l’intervention des groupes « anarchistes » et « antifascistes », bien d’autres militants auraient été « écrasés comme des cafards ».

... https://lundi.am/Introduction
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Re: Etats-unis d'Amerique

Messagede bipbip » 19 Sep 2017, 10:46

Etats-Unis : troisième nuit de heurts à Saint-Louis après l'acquittement d'un policier

L'acquittement d'un policier blanc qui avait tué en 2011 un jeune noir soupçonné d'être un trafiquant de drogue embrase de nouveau la ville de Saint-Louis.

Pour la troisième nuit consécutive, dimanche soir, une manifestation à Saint-Louis (Missouri), dans le centre des Etats-Unis, a de nouveau été émaillée de heurts avec les forces de l'ordre, rapportent les médias locaux. Depuis vendredi soir, plusieurs centianes de manifestants dénoncent l'acquittement d'un policier blanc qui avait abattu un suspect noir en 2011. Accusant les forces de l'ordre de racisme, ils brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire : «Arrêtez de nous tuer». ​​​​​

... http://www.leparisien.fr/faits-divers/e ... 268388.php
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Re: Etats-unis d'Amerique

Messagede bipbip » 21 Sep 2017, 18:22

Charlottesville

Trump signe une résolution contre les suprémacistes blancs du bout des doigts

Ce jeudi Donald Trump a promulgué une résolution du Congrès contre les suprémacistes blancs. Cette résolution fait suite à l’assassinat d’une militante Anti-raciste par un Néo-Nazi à Charlottesville en août dernier. Pour autant, Trump est toujours aussi complaisant avec l’extrême droite états-unienne.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Trum ... des-doigts
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Re: Etats-unis d'Amerique

Messagede bipbip » 04 Oct 2017, 20:00

Etats-Unis. Les joueurs de football rejoignent les protestataires de Black Lives Matter

Il y a une année, Colin Kaepernick, quarterback [quart arrière, de facto stratège du jeu] de l’équipe de football américain des joueurs des San Francisco 49ers, a refusé de se mettre debout et s’est agenouillé pendant l’hymne national et lorsque le drapeau états-unien a été hissé avant le jeu. A l’époque il était le seul à protester.

Il déclarait: «Je ne vais pas me mettre debout pour honorer le drapeau d’un pays qui opprime les Noirs et les personnes de couleur. Pour moi cette question est plus importante que le football, et je serais égoïste de faire semblant de ne pas le savoir. Il y a des cadavres dans la rue et des policiers reçoivent des congés payés et peuvent rester impunis lorsqu’ils tuent.»

Lors des matchs de ce week-end passé (24-25 septembre 2017), des dizaines de millions de fans de football ont pu voir à la télévision que 200 joueurs, pour la plupart des Noirs, se sont agenouillés ou ont levé le poing pendant l’hymne national et que le reste de leurs équipes soutenaient fermement leur droit de protester, se tenant par les bras. Parfois ce sont des équipes entières qui sont restées dans les vestiaires pendant l’hymne.

On suppose que de telles actions vont également avoir lieu dans des équipes des universités, des lycées et des écoles.

... https://alencontre.org/laune/etats-unis ... atter.html
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Re: Etats-unis d'Amerique

Messagede Lila » 08 Oct 2017, 21:05

L'administration Trump entrave l'accès à la contraception aux États-Unis

La décision de l'administration Trump d'introduire des dérogations à l'obligation faite aux employeurs de fournir une assurance maladie couvrant les frais de contraception a engendré, vendredi, une levée de bouclier aux États-Unis.

L'administration de Donald Trump a annulé vendredi 6 octobre, au nom des convictions religieuses et morales, une disposition de la loi "Obamacare" qui obligeait les employeurs à prendre en charge les mesures de contraception dans la couverture santé de leurs employées.

"Le président estime que la liberté de pratiquer sa foi est un droit fondamental dans ce pays et c'est ce dont il s'agit aujourd'hui", a souligné la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Huckabee Sanders devant les journalistes.

L’annonce de cette mesure a provoqué une immédiate levée de bouclier de la part de l’opposition démocrate, l’association de défense des droits des femmes, le planning familial, mais aussi les obstétriciens, les gynécologues et de simples citoyens. Le hashtag #HandsOffMyBC (#TouchePasÀMaContraception) est apparu parmi les sujets les plus commentés dans le monde sur Twitter vendredi.

la suite : http://www.france24.com/fr/20171007-adm ... boursement
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Re: Etats-unis d'Amerique

Messagede bipbip » 30 Oct 2017, 11:45

USA : Politique anti-syndicale, travailleurs menacés et leader syndical licencié.

Les 12 et 13 octobre, les travailleurs et travailleuses de l’usine Kumho Tire Georgia Inc. de Macon, dans l’État de Géorgie, ont voté à une courte majorité contre une représentation syndicale à la suite d’intimidations de la part de la direction. L’entreprise a licencié un des leaders syndicaux et en a menacé d’autres. Le Syndicat des métallurgistes USW (United SteelWorkers) a porté plainte pour pratiques de travail déloyales auprès du Conseil national des relations du travail (NLRB) pour contester ces résultats. Les résultats ont échoué avec 164 votes contre et 136 pour.

Au lendemain du dépôt de la demande de scrutin de la part du syndicat, l’entreprise a engagé une agence de consultance anti-syndicale - Labor Relations Institute Inc. - qui a tenu chaque jour des réunions de cinq à sept personnes à présence obligatoire, ainsi que des rencontres individuelles avec les employés, dépensant des centaines de milliers de dollars pour mettre en cause la réputation de l’USW et employant sept personnes à temps plein pour ce travail. Un site web créé par l’entreprise sur des faits syndicaux de Kumho a également publié une série de vidéos encourageant les employés à voter contre le syndicat. Le site a été fermé entre temps. La tactique étant également de provoquer la peur parmi les travailleurs en menaçant de fermer l’usine ou que l’entreprise perdent des contrats. La direction auraient également espionné les travailleurs qui soutiennent le syndicat. Si la pétition du NLRB échoue, le Syndicat des Métallos devra attendre 12 mois avant d’entamer un autre vote de syndicalisation.

https://secoursrouge.org/USA-Politique- ... l-licencie
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