Ma petite entreprise ne connait pas la crise

Re: Ma petite entreprise ne connait pas la crise

Messagede bipbip » 30 Avr 2018, 21:32

Payer le facteur pour qu'il aide à déclarer ses revenus en ligne : les syndicats sont vent debout

C'est effectif depuis le 16 avril, le facteur peut aider le particulier qui en fait la demande à remplir sa déclaration de revenus en ligne, moyennant finance, 39 euros. Une nouveauté très mal acceptée aussi bien chez les syndicats de postiers que chez les syndicats des finances publiques.

C'est effectif depuis l'ouverture de la télédéclaration 2018 le 16 avril, le facteur peut aider le particulier qui en fait la demande à remplir sa déclaration de revenus en ligne, moyennant le paiement d'une somme de 39 euros. Cette nouveauté, dans le cadre du programme "Action Publique 2022", est très mal acceptée aussi bien chez les syndicats de postiers que chez les syndicats des finances publiques.

Vous n'y comprenez pas grand chose à internet ? Mais votre revenu fiscal de référence est supérieur à 15 000 euros et vous devez vous mettre à la déclaration en ligne ? Alors vous êtes le client idéal pour la Poste. C'est nouveau. Un facteur dit "expert" peut venir vous donner un coup de main à domicile. Une condition : avoir un accès internet. Vous prenez rendez-vous par téléphone. Il se déplace. L'accompagnement dure trois quarts d'heure et c'en est fini du soucis de la télé-déclaration. Pour les syndicats le problème c'est que ce service est payant : 39 euros.

... https://www.francebleu.fr/infos/economi ... 1524581117
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Re: Ma petite entreprise ne connait pas la crise

Messagede bipbip » 08 Mai 2018, 21:46

CAC 40: Un rapport fustige le montant (astronomique) des dividendes versés aux actionnaires

ETUDE - Depuis 2009, les entreprises du CAC 40 ont reversé plus de deux tiers de leurs bénéfices (67,4% pour être précis) à leurs actionnaires sous forme de dividendes, selon une étude d'Oxfam et du Basic...

On savait déjà que la France était le «plus gros payeur de dividendes» en Europe.

Une étude publiée lundi par Oxfam et le Basic (Bureau d'analyse sociétale pour une information citoyenne) enfonce le clou. Selon elle, depuis 2009, les entreprises du CAC 40 ont reversé plus de deux tiers de leurs bénéfices (67,4% pour être précis) à leurs actionnaires sous forme de dividendes.

«La France est ainsi le pays au monde où les entreprises cotées en bourse reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires. C'est aussi deux fois plus que dans les années 2000 où les entreprises ne versaient pas plus de 30 % de leurs bénéfices à leurs actionnaires», fustige le rapport intitulé CAC40 : des profits sans partage.

... https://fr.news.yahoo.com/cac-40-rappor ... ccounter=2
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Messagede bipbip » 12 Mai 2018, 13:57

Le salaire des patrons du CAC 40 a augmenté de 13,9 % en un an

Tout roule pour les patrons du Cac 40 !

Leurs salaires sont repartis à la hausse en 2017, à +13,9 % en moyenne, selon une étude pour Le Revenu réalisée par la plateforme Ethics & Boards et relayée par Le Parisien.

En moyenne, leur rémunération (part fixe + part variable + stock-options) s’établit à 5,07 millions d’euros.

L’année précédente, elle était de 4,5 millions d’euros.

... http://www.leprogres.fr/france-monde/20 ... 9-en-un-an
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Messagede bipbip » 13 Mai 2018, 17:18

Déclaration d’impôts : La Poste mise aussi sur la fracture numérique pour faire des bénéfices

Après « Veiller sur mes parents », proposant un service payant pour faire face à la solitude des personnes âgées vivant à domicile, La Poste vend une aide à la télédéclaration d’impôt. Après l’isolement, la fracture numérique et l’affaiblissement du service public collecteur des impôts deviennent sources de développement économique et niche de bénéfice pour l’opérateur postal.

De la fracture à la facture numérique. La Poste lance un nouveau service payant pour aider les personnes ayant des difficultés avec les technologies informatiques à remplir leur déclaration d’impôt en ligne. Cette année, la télédéclaration concerne de façon obligatoire les contribuables gagnant plus de 15 000 € par an. L’an prochain, elle s’étend à tous.

Depuis le 12 avril, pour la somme de 39 €, La Poste propose la venue d’un facteur à votre domicile. Ce dernier vous aide, si vous êtes en possession d’un ordinateur ou d’une tablette, à créer une adresse mail et un compte sur la plateforme numérique des impôts. Ensuite, il vous présente l’environnement du site et vous explique où trouver les différentes rubriques. À vous de saisir puis valider vos informations. Vous recevez immédiatement un accusé de réception de votre déclaration en ligne. Il ne vous reste plus qu’à payer le facteur.

Marchandisation d’un service public

Il est toujours possible de s’adresser gratuitement à son centre des impôts, mais dans les faits, les Finances publiques n’ont pas créé de postes d’accueil supplémentaires pour cette mission. Pourtant, les besoins existent. Selon le baromètre 2017 de l’Agence du Numérique, 19 % des Français ne possèdent pas d’ordinateur et 33 % d’entre eux affirment ne pas se sentir compétents avec cet outil. Ici, la fracture numérique est surtout générationnelle et sociale. De plus, 7,5 millions de consommateurs sont privés d’une connexion internet de qualité selon une étude de l’UFC Que Choisir publiée l’an dernier. Là, la fracture est plutôt territoriale. Si le meilleur du très haut débit est accessible à 90 % de la population parisienne, il chute à 1 % dans la Creuse ou la Dordogne.

Malgré les besoins considérables pour assurer la mutation des administrations, voulue par les pouvoirs publics, vers le numérique, aucune mesure ambitieuse d’accompagnement n’est réellement prévue. « Cela fait parti de nos missions de service public, mais il y a de moins en moins de moyens et le temps disponible à la réception des usagers baisse », se désole Anne Guyot Welke. La porte-parole de Solidaires finances publiques déplore que « La Poste prenne une part de marché de service public », jusque-là gratuit, en la faisant glisser vers une prestation payante.

« Nous avons la compétence technique fiscale. Les gens qui viennent demandent aussi des renseignements fiscaux », rappelle la syndicaliste. Des connaissances que les 900 facteurs services experts, théoriquement chargés de cette tâche, ne pourront évidemment pas apporter au cours des 45 minutes de temps estimé pour réaliser la prestation, disponible entre 8 h et 18 h. D’ailleurs, La Poste ne prétend pas assurer cette fonction avec son nouveau service. Ses facteurs reçoivent une e-formation de 6 heures centrée sur la seule maîtrise de l’environnement numérique. Elle prévient même que les données renseignées seront de la seule responsabilité du déclarant, se dégageant ainsi de toute réclamation.

Des facteurs bons à tout faire

« Il n’y a aucune concurrence avec le service des impôts », insiste la communication de La Poste qui entend lever des « incompréhensions » sur son nouveau service. « Les facteurs délivrent une aide à la navigation dans le site info.gouv. Ce que propose La Poste, c’est de se déplacer à domicile pour rassurer les personnes qui sont peu à l’aise avec les nouvelles technologies ». Un concept proche de celui de « Veiller sur mes parents », un service démarré en mai 2017, où les facteurs rendent visite à domicile à des personnes âgées isolées. Cette facturation du lien social a créé un malaise chez des facteurs habitués à rendre ces services gratuitement par le passé.

... https://rapportsdeforce.fr/societe/decl ... s-05131868
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Messagede bipbip » 17 Mai 2018, 08:06

Profits record du CAC40 : plus des deux tiers des bénéfices ont été reversés aux actionnaires depuis 2009
Nouveau rapport d'Oxfam et du Basic sur le partage des richesses au sein des grandes entreprises françaises
Oxfam France et le BASIC (Bureau d'Analyse Sociétale pour une Information Citoyenne) publient une étude inédite sur le partage de la richesse au sein des entreprises du CAC40 depuis 2009. Dividendes record, écart des salaires et évasion fiscale, le rapport « CAC40 : des profits sans partage » met en lumière une tendance lourde dans les choix économiques de ces grandes entreprises qui contribuent à alimenter la spirale des inégalités.
... http://www.oxfamfrance.org/communique-p ... es-ont-ete

CAC 40 : les dividendes des actionnaires ont augmenté trois fois plus vite que les salaires
Les grandes entreprises françaises préfèrent – et de loin – rémunérer les rentiers plutôt que d’investir ou de mieux payer leurs employés. C’est ce que révèle un rapport d’Oxfam et du Basic : depuis 2009, les deux tiers des bénéfices des sociétés du CAC40 ont été reversés aux actionnaires sous forme de dividendes. La France devient aussi championne en matière d’inégalités salariales entre ceux qui produisent et ceux qui « restructurent ».
... https://www.bastamag.net/CAC-40-les-div ... s-vite-que
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Re: Ma petite entreprise ne connait pas la crise

Messagede Pïérô » 19 Mai 2018, 13:36

Anniversaire de la Caisse d’Épargne à Chambord : petits fours et grincements de dents

Pour fêter son bicentenaire, le groupe Caisse d’Épargne a vu grand : en région Loire-Centre, il a prévu d’inviter tous les salarié-es au château de Chambord le 7 juin prochain, avec cocktail dînatoire et concert privé. L’animation de la soirée a été confiée à Stéphane Bern, et une star internationale a été annoncée.

Pourtant, d’après France Bleu Touraine https://www.francebleu.fr/infos/societe ... 1526389063, cette sympathique soirée d’anniversaire n’est pas du goût de tout le monde :

« Certains salariés ne comprennent pas un tel déploiement de faste dans le contexte actuel de la Caisse d’Epargne. Malgré un bénéfice de 57 millions d’euros en 2017, une centaine de CDI ont été supprimés l’an dernier dans la région, le travail en sous-effectif deviendrait chronique et les heures supplémentaires jamais reconnues. »

Voilà bien l’ingratitude de la plèbe : elle est invitée à côtoyer des stars dans des demeures royales, et elle trouve encore moyen de râler sous prétexte qu’elle serait exploitée.


https://larotative.info/anniversaire-de ... -2790.html
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Re: Ma petite entreprise ne connait pas la crise

Messagede Pïérô » 20 Mai 2018, 04:07

Influence

10 millions à Paris, 27 millions à Bruxelles, 22 millions à Washington : c’est ce que le CAC40 déclare avoir dépensé en lobbying en 2017

Dans quelques semaines, nous publierons notre premier « contre-rapport annuel » sur les grandes entreprises françaises : une manière de dresser leur véritable bilan, du point de vue économique, mais aussi social, environnemental et politique. Nouvel avant-goût de cette publication avec un zoom sur le lobbying : combien les groupes du CAC40 déclarent-ils avoir dépensé en 2017 à Paris, Bruxelles et Washington ? Que disent ces chiffres, ou ne disent-ils pas ?

Ce sont des données très partielles, mais elles donnent au moins une idée de la puissance de feu des grandes entreprises françaises lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts, en France même mais aussi et surtout auprès des institutions européennes à Bruxelles et de l’administration américaine à Washington. En 2017, les entreprises du CAC40 ont tout de même déclaré globalement 9,65 millions de dépenses de lobbying à Paris, contre 26,95 à Bruxelles et 22,2 millions de dollars à Washington.

... http://multinationales.org/10-millions- ... n-c-est-ce
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Re: Ma petite entreprise ne connait pas la crise

Messagede Pïérô » 22 Mai 2018, 08:37

LVMH, Kering, Hermès, Chanel : pas de « ruissellement » pour les profits record du luxe français

Hermès, Chanel, LVMH, Kering... Ces marques ne sont pas seulement des symboles du luxe « made in France ». Les milliardaires qui en sont propriétaires font partie des plus grandes fortunes européennes et mondiales, et battent des records d’enrichissement cette année. Derrière les centaines de millions d’euros de dividendes et les généreuses rémunérations distribuées, en famille, aux dirigeants des entreprises concernées, des dizaines de milliers de salariés – ouvriers et ouvrières spécialisées, artisans maroquiniers... – produisent sacs, vêtements et chaussures vendus à prix d’or. Profitent-ils du désormais fameux « ruissellement » des richesses ?

Dans une annonce publiée via Pôle emploi en mars, les Ateliers d’Armançon, l’un des gros sous-traitants français de la maroquinerie de luxe, situé en Bourgogne, annonce recruter douze ouvriers de piqûres en maroquinerie pour des CDD de six mois. Salaire proposé : 9,88 bruts de l’heure. Le Smic horaire, pas un euro de plus. Dans cette entreprise, plus de 600 personnes travaillent à la fabrication de sacs de cuir pour les grandes marques du luxe français, essentiellement Vuitton (LVMH) et Hermès. Les salariés, des ouvrières essentiellement, y avaient mené une grève de plusieurs jours en 2014 pour obtenir des augmentations.

Du côté des « donneurs d’ordre », la situation est bien différente. Les propriétaires des deux groupes champions du luxe français, Bernard Arnault (LVMH), et François Pinault (Kering) sont les milliardaires qui se sont le plus, et le plus vite, enrichis en ce début d’année. Depuis janvier, ils ont gagné 22,3 milliards d’euros selon la chaîne économique Bloomberg [1] ! Bernard Arnault est entré dans le club très fermé des cinq personnes les plus riches de la planète, directement à la quatrième position, selon le classement établi par le magazine états-unien Forbes. Sa fortune personnelle est estimée à plus de 58 milliards d’euros. Un volume de richesses accumulées qui dépasse le produit intérieur brut (PIB) annuel d’un pays européen comme la Slovénie et ses 2,1 millions d’habitants.

Aujourd’hui propriétaire du journal Les Échos et du Parisien, mais aussi de Radio Classique, Bernard Arnault a construit sa fortune en acquérant progressivement des grandes marques de la mode de luxe comme Louis Vuitton (maroquinerie), Céline ou Dior, des marques de parfums – Guerlain ou Givenchy – ou de vins et spiritueux (comme les champagnes Dom Pérignon ou Veuve Clicquot...). Rien qu’avec sa fortune personnelle, le héros involontaire du film Merci patron ! pourrait s’acquitter de dix années de salaires et cotisations des 145 247 employés et intérimaires travaillant pour LVMH [2] !

14 euros de dividendes pour chaque « collaborateur »

Sa fortune est désormais supérieure au chiffre d’affaires réalisé en 2017 par LVMH – 42,6 milliards d’euros, dont un tiers pour la mode et la maroquinerie, pour un résultat net de 5,1 milliards. La même année, le groupe a versé 2,5 milliards de dividendes à ses actionnaires. La famille Arnault contrôlant 46,74 % du capital de LVMH [3], près d’un milliard d’euros est allé directement créditer ses comptes bancaires. En bas de la pyramide, les salariés du groupe détiennent, dans le cadre des plans d’épargne d’entreprise, moins de 0,1 % du capital. Soit moins de deux millions d’euros de dividendes à se partager entre les 145 000 « collaborateurs ». Environ 14 euros par personne. Même pas une goutte dans ce ruissellement de richesses.

Comme PDG de LVMH, Bernard Arnault avait également perçu – en 2016 – une rémunération totale de plus de 11 millions d’euros [4]. En tant que membre du conseil d’administration, son fils Antoine Arnault a lui reçu plus d’un million d’euros de rémunération [5]. Delphine Arnault, sa fille, a elle aussi gagné plus d’un million d’euros pour ses fonctions d’administratrice.

... http://multinationales.org/LVMH-Kering- ... rd-du-luxe
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Re: Ma petite entreprise ne connait pas la crise

Messagede bipbip » 26 Mai 2018, 21:20

Jamais les radars automatiques n'ont rapporté autant d'argent

Selon la Cour des comptes, en 2017, l’ensemble des amendes pour infractions routières a généré 1,97 milliard d'euros de recettes, dont plus de la moitié, grâce aux radars automatiques gérés par le centre de Rennes. Les recettes sont en augmentation de 9 % en 2017.

... https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 81057.html
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Re: Ma petite entreprise ne connait pas la crise

Messagede bipbip » 28 Mai 2018, 11:54

L’empire McDonald’s en toute franchise

Pour la première fois, McDo tirera en 2018 plus de chiffre d’affaires de ses rentes immobilières que de ses sandwichs. Cette financiarisation du groupe permet toujours plus d’évasion fiscale et a de lourdes conséquences sur les salariés.

La multinationale aux 37 241 restaurants gagne bien plus d’argent de ses loyers que de la vente de nourriture. L’évolution du modèle économique de McDonald’s s’est accélérée ces dernières années avec comme maître mot : la recherche de toujours plus de rentabilité. Le groupe achète des terrains constructibles, y bâtit des restaurants qu’il propose en location-gérance. Les franchisés reversent en moyenne 20 % de leur chiffre d’affaires à la maison mère, auquel il faut ajouter 5 % de droit d’utilisation des logos, publicités, noms de sandwich et autres, au titre de la propriété intellectuelle (royalties). Ces rentes rapportent près de 9 milliards d’euros par an, quasiment sans frais. Alors que le groupe gagne « seulement » un peu plus de 2 milliards d’euros sur la vente de hamburgers, si on en enlève les « coûts opérationnels », salaires en tête, on comprend mieux pourquoi la multinationale ne possède plus qu’à peine 10 % des restaurants en propre. Il entend encore en passer la moitié en location-gérance. « L’avantage pour McDonald’s est que ce modèle économique est facilement extensible à l’international et que le groupe détient une rente immobilière quasiment à vie sur ses franchisés », résume Gilles Bombard, secrétaire général de la CGT McDonald’s Île-de-France. Les contrats de location sont effectivement en général de vingt ans.

C’est ainsi que si le chiffre d’affaires de la multinationale baisse d’année en année, à force de tout franchiser, les revenus, eux, augmentent. Depuis bientôt deux ans que cette stratégie s’est accélérée, l’augmentation des bénéfices se calcule à deux chiffres chaque trimestre et les dividendes explosent : 6,8 milliards d’euros ont été distribués en 2017. À l’inverse, le nombre de salariés employés directement par la multinationale a chuté de près de la moitié en six ans pour s’établir à 235 000. La faute au passage des restaurants en location-gérance. En comptant ces franchises, le nombre de travailleurs reste à peu près stable, autour de 2 millions. Le service communication de McDonald’s argue, lui, de l’automatisation en marche dans de nombreux restaurants, où les commandes se passent à l’aide d’écrans tactiles : « En 2017, l’enseigne a créé 2 000 emplois en France alors que les bornes se développent. Les équipes se concentrent de plus en plus sur les missions de service : conseil, accueil aux bornes de commande, service à table, etc. »

... https://www.humanite.fr/lempire-mcdonal ... ise-655796
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Re: Ma petite entreprise ne connait pas la crise

Messagede Pïérô » 03 Juin 2018, 11:36

Le véritable bilan des grandes entreprises françaises

Le CAC40 en 2017 : plus de 16 000 filiales, dont 15% dans des paradis fiscaux

Une multinationale, ce n’est pas seulement un nom, une capitalisation boursière et une direction centralisée. C’est aussi un réseau complexe de centaines de filiales, localisées aux quatre coins dans la planète, liées entre elles par des relations financières, juridiques et actionnariales souvent opaques, ouvrant la porte à tous les abus. En 2017, selon les chiffres très partiels publiés par les entreprises elles-mêmes, le CAC40 avait 16 240 filiales dans le monde entier. Soit 247 filiales déclarées en moyenne. Près de 2500 d’entre elles sont localisées dans des pays ou des territoires considérés comme des paradis fiscaux et judiciaires. Nouvel extrait de notre « véritable bilan annuel » des grandes entreprises françaises.

Selon les informations publiées par les entreprises elles-mêmes dans leurs documents de référence ou sur leur site, le CAC40 avait en 2017 au moins 16 240 filiales dans le monde entier. Cela représente une moyenne de 427 filiales par groupe (deux d’entre eux, TechnipFMC et Airbus, n’ayant publié aucune information à ce sujet). À l’évidence, ce chiffre doit être pris comme un minimum, puisque plusieurs entreprises ne déclarent qu’un nombre restreint de filiales (seulement les « principales »). Seules quelques unes publient une liste pléthorique (2348 filiales pour Engie et 2753 pour Vinci, par exemple), et il n’est pas sûre qu’elle soit toujours complète pour autant, comme nous l’avions constaté à propos de Total il y a trois ans.

Sur ces plus de 16 000 filiales, 2469 sont localisées dans des pays ou des territoires identifiés comme des « paradis fiscaux et judiciaires », soit 15,2%. Les firmes qui semblent avoir le plus grosse prédilection pour ces localisations attractives sont Axa, LVMH, Kering, ST et Danone, avec entre 35 et 22% de filiales concernées. À l’autre bout du classement, on trouve Saint-Gobain, Valeo, Veolia, Vinci et Vivendi, entre 3,5 et 7,7%.

En nombre absolu de filiales dans les paradis fiscaux, le classement est le suivant : Engie (327), LVMH (295), Vinci (212), BNP Paribas (198) et Total (160). Mais ce sont aussi les entreprises qui listent le plus grand nombre de filiales en général.

... https://multinationales.org/Le-CAC40-en ... is-fiscaux
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Re: Ma petite entreprise ne connait pas la crise

Messagede bipbip » 11 Juin 2018, 08:07

Pendant que Carrefour supprime des milliers de postes, son ex-PDG empoche près d’un million supplémentaire
Parti à la retraite en juillet 2017, Georges Plassat va percevoir une « part variable » de près d’un million d’euros au titre des performances de 2017. Sa retraite annuelle a également été augmentée à 517.810 euros annuels. Des zéros qui s’ajoutent à ceux déjà annoncés. Dans le même temps, Carrefour s’apprête à supprimer plus de 2.000 postes.
Ciel dégagé tout en haut de la cordée. Même si Georges Plassat a quitté son poste de PDG de Carrefour en juillet 2017, les millions d’euros continuent de s’amasser sur son compte en banque quand, dans le même temps, l’entreprise dont il était à la tête s’apprête à supprimer 2.400 postes. D’après CheckNews de Libération, qui s’est penché sur les rémunérations de l’ancien patron, près d’un million d’euros va même s’ajouter à sa fortune dans quelques jours…
... https://www.anti-k.org/2018/06/07/penda ... entaire-2/

Carrefour. 900.000 euros pour l’ex-PDG, et 4.400 licenciements pour les employés
Ex-dirigeant de Carrefour de 2012 à 2017, Georges Plassat devrait se voir accorder la coquette somme de 896.593 euros (entre autres petites ristournes) par les actionnaires du groupe pour bons et loyaux services. Carrefour, ce géant de la distribution qui annonçait en début d’année la suppression de postes et les licenciement de 4.400 salariés, et qui notifiait lundi du fait que le groupe n’avait pas trouvé de repreneur.
Georges Plassat aurait touché en tout et pour tout 16 millions d’euros lors de son départ, d’après Libération. Le plan de licenciement prévu par le groupe n’a pas vocation à être aussi gracieux avec les travailleurs. C’est que M. Plassat va se voir attribuer un salaire fixe en centaines de milliers d’euros, des rémunérations à long terme, des actions du groupe, et des petites primes de départ etc.
Tout cela n’étant pas suffisant, on vient d’apprendre, que les actionnaires du groupe avait encore fait un petite fleur à Plassat en votant lors d’un conseil d’administration le 11 avril de lui allouer une « part variable » calculé sur les profits réalisés en 2017, durant sa période d’activité (celui s’étant retiré plus tôt que son contrat). C’est cette somme qui culmine à presque 1 million d’euro, et qui a indigné les travailleurs, qui ont pour la grande majorité un couteau sous la gorge après les annonces de licenciements.
... http://www.revolutionpermanente.fr/Carr ... s-employes
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Re: Ma petite entreprise ne connait pas la crise

Messagede bipbip » 12 Juin 2018, 21:38

Dividendes La finance est-elle au service des entreprises ou des actionnaires ?

Dans son dernier rapport, l’ONG Oxfam pointait les travers du capitalisme français : versements de dividendes excessifs, montée des inégalités salariales, ou encore usage des paradis fiscaux. Une autre source d’inquiétude se fait cependant jour depuis quelques mois : la hausse de l’endettement des entreprises françaises1. En période de reprise économique, celle-ci n’est pas anormale, les firmes s’endettant afin de financer leurs investissements et de reconstituer leur trésorerie. Mais dans le cas présent, le phénomène ne s’explique pas par ces deux seuls facteurs. La boulimie d’acquisitions des champions tricolores est souvent montrée du doigt, mais c’est négliger un autre élément d’explication à ce phénomène : les dividendes versés aux actionnaires, qui constituent un prélèvement non négligeable sur la richesse créée par les entreprises.

... https://www.alternatives-economiques.fr ... s/00084988
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Re: Ma petite entreprise ne connait pas la crise

Messagede Pïérô » 17 Juin 2018, 01:40

Les patrons du CAC40 ont gagné en moyenne 4,68 millions d’euros en 2017

En 2017, les patrons du CAC40 ont gagné 187 millions d’euros, 7,8% de plus que l’année précédente. Soit 4,68 millions d’euros en moyenne. Les rémunérations des dirigeants de Sanofi ou L’Oréal flirtent avec les 10 millions. Si l’on mesure la différence entre rémunération patronale et dépenses moyennes par salarié, les entreprises françaises les plus inégalitaires sont, comme en 2016, Carrefour, Sodexo et Renault. Nouvel avant-goût de notre « véritable bilan annuel » des grandes entreprises françaises.

... https://multinationales.org/Le-patron-m ... os-en-2017
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Re: Ma petite entreprise ne connait pas la crise

Messagede bipbip » 28 Juin 2018, 20:01

Le marché mondial du luxe en 2017 -Les chiffres du « KHOL »

https://www.anti-k.org/2018/06/22/le-ma ... e-en-2017/
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