Violence policière - violence d'Etat

Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 06 Oct 2018, 15:30

Observatoire National des Violences Policières
Témoignage :

« J’ai passé 24 h en garde à vue pour un sourire à la police.

Une voiture de la bac passe devant moi je suis à l’arrêt à un feu rouge à Bezons (95) je souris à ses occupants.

Ils n’ont pas l’air d’apprécier et me le font savoir en m’invectivant, je me porte à leur hauteur en leur disant qu’il n’y a rien de mal dans un sourire.

Les policiers se dirigent bêtement mais sûrement dans leur schéma idéologique et finissent par me dire de déguerpir ou que sinon je serais verbaliser.

Je les invite donc à me verbaliser à leur guise si ça peut les satisfaire.

Je me gare sur le trottoir à proximité.

Sans manifester de violence à leur encontre.

Ils sortent précipitamment de leur véhicule et procèdent à une tentative de palpation en tentant directement de mettre leur mains dans les poches de ma veste, je m’y oppose en protégeant mes poches avec mes mains.

Les policiers très très agressif me disent qu’ils ont tous les droits et tentent immédiatement de me menotté.

Je préviens les policiers que je suis blessé gravement au dos depuis quelques jours et que leur violence risque de me faire mal, voir d’aggraver mes lésions.

(Sciatique et hernie discale volumineuse)

Les policiers ne s’en soucient guère et continuent leur tentative d’arrestation.

Ils sont au nombre de 4.

Je suis seul.

Je résiste sans violence, juste pour ne pas me causer du tort pénalement, mais surtout pour éviter d’avoir mal au dos.

Les policiers sont déchaînés voir endiablé, j’hurle de douleur et leur réitère à plusieurs reprise que je suis souffrant.

Ils me projettent au sol m’étouffent et tentent de me placer des clefs de bras.

Au sol je suis complètement écraser par 3 policier et un policier maintient mon bras gauche tendis que mon bras droit et rabattu contre mon dos.

Je souffre atrocement et surtout je n’arrive pas respirer.

C’est alors que je reçois des décharge électrique avec le Tazer d’un policier.

Des décharges répétées en guise de punition.

Des insultes, des injures, des grossièretés.

On me demande de rabattre mon bras gauche si je veux que cela cesse.

Mon bras gauche étant toujours dans les bras du policier à terre.

Dans un dernier effort je le rabat contre mon dos.

Et je suis totalement menotté.

Dans la cohue mon scooter a chuter.

Mes lunette et effets personnel jonchent le sol.

Je demande à ce qu’ils soient récupérés.

Les policiers continuent de m’insulter et laissent délibérément mes lunettes mon bonnet et casque audio de grande valeur sur le siège de mon scooter.

Je demande et répète svp attacher le scooter au moins pour éviter qu’on me le dérobe.

Les policiers laissent délibérément mon scooter sur le trottoir sans verrouiller le dispositif antivol du guidon.

A un moment un policier me dit.

Quand tu reviendras il n’ y aura plus ton scooter ni tes lunettes.

Cette police censé protéger et servir et à présent à la solde de voleurs et encouragent aux vols de mes biens.

Je suis contraint de force à entrée dans leur véhicule mon dos me fait atrocement souffrir et je suis encore choqué de leur cruauté.

A l’intérieur du véhicule et à l’abri des badauds je suis une nouvelle fois Tazé violenter frapper étrangler et insulter.

Les policiers se déchaînent alors que je manifeste aucune violence.

Je suis traité d’homosexuelle et de fils de pute , de race de merde, je reçois des coups de coudes encore des étranglements et des coups de tazer.

La violence est inouïe et totalement injustifiée.

Arriver aux portes du commissariat d’Argenteuil les violences cessent subitement.

Les policiers redeviennent des officiers modèles et exemplaires.

Plus d’insulte plus de coups.

Je suis conduit à la fouille et ont me notifie ma mise en garde à vue.

Les policiers se réjouissent et fanfaronnent à l’idée de mes prochaines 24 h

Je suis placé en garde à vue sans pouvoir dérouler les faits à l’OPJ de permanence.

Très vite je comprends la connivence entre mes bourreaux et l’OPJ.

Je suis envoyé en cellule sans matelas sans couverture et souffrant d’une hernie discale volumineuse.

Sans traitement.

Je suis choqué, mais je trouve la force de la réflexion dans la méditation.

Je repense à toutes les personnes ayant subis des injustices.

Dans mes doctes...

Tupac, Nelson Mandela et bien d’autre.

Je me dis que j’ai bien fait de ne pas gâcher ma vie.

Avec un coup de tête en fracturant le nez a un de ces policiers.

J’ai la responsabilité de mon fils et c’est ça le plus important.

Finir en prison et faire le jeu de ces ignobles policiers ce n’est pas le but.

La nuit est longue et douloureuse.

Mentalement et physiquement.

Mais Dieu veille...

Je reçois la visite d’un médecin, pensant mon calvaire terminé, à sa vue je sais tout de suite qu’il n’est plus médecin mais formaliste...

L’examen de mes lésions et autres contusions sont sommaire.

Mes douleurs au dos, de simples doléances.

Je fais bien malgré moi, parti d’un système judiciaire biaisais et à l’agonie.

Les dés sont pipés...

Il n’y aura pas de justice.
Il n’y aura pas de justice.

La confrontation avec mes agresseurs et joué d’avance.

Je suis assisté d’une avocate commise d’office et a ma grande surprise c’est la seule lumière de ses 24 interminables heures.

Elle me défend à merveille et je la sens totalement investi dans cette affaire.

A l’issu de la confrontation avec seulement 2 policiers sur 4 incriminés, mais surtout avec les 2 ayant porté le moins de coups, je suis reconduit en cellule en attendant la décision du procureur.

Qu’est ce qu’il s’est dit à la confrontation ?!

Deux policiers assermentés censé défendre les valeurs de la république...

Aucune allusion aux violences ni aux insultes et humiliations.

J’ai refusé une palpation et j’ai été embarqué.

Simple explication.

C’est tout de même effrayant...

Consternant.

Adama Traoré et tellement d’autre...

Je comprend l’horreur de leur derniers instants.

Et je me dis que j’ai échappé au pire.

Sans surprise le parquet se place du côté des policiers.

Je suis libéré avec un rappel à la loi.

Je ne dois commettre aucun délit similaire sous 3 ans...

Un délit ?!

Je crois rêver !

Si j’ai commis un délit en refusant l’intrusion des policiers dans ma vie privée.

Combien de délits ont commis ces mêmes policiers ?

Je sors du commissariat épuisé avec pour seul objectif immédiat de récupérer mon scooter.

Rappelez vous...

Laisser sur le trottoir sans protection.

Une fois sur place plus de scooter...

Je suis anéanti!

J’espère pouvoir me dire qu’il n’est pas aux mains de voleurs mais bien en sécurité à la fourrière.

Je me rend donc au commissariat en face du lieu où était mon scooter la veille.

Ils n’ont rien vu, n’ont rien entendu mais surtout que mon scooter n’est pas à la fourrière...

J’ai tout perdu en 24 h...

Et c’est vraiment injuste et cruel.

Quel était le but de ces policiers ?

Me nuire dans les grandes lignes par ego et surtout pour assouvir leur besoin de domination et autre névroses...

Je sais bien qu’ils exercent un métier difficile, mais suis-je responsable ?

Sommes nous responsables ?!

NON.

Je pars donc avec un infime espoir, tenter de retrouver les voleurs de mon scooter.

Une cité jouxte la rue où était stationner mon scooter.

Je décide d’y pénétrer.

Au loin j’aperçois un jeune qui vient m’aborder il est boiteux et semble souffrir comme moi...

Il me demande qu’est-ce qu’il pouvait faire pour moi...

Je le trouve étrange et gêné.

Je lui raconte mon récit et que je suis à la recherche de mon scooter disparue la veille.

Il me dit qu’il n’a rien vu et qu’il n’y a rien de plus dans la cité.

Je ne me contente pas de ses dires et suis plutôt mon intuition...

Je pénètre alors dans la cité renommé « Alcatraz »

Je découvre une cité refermé sur elle même grâce à son architecture mais rien d’inquiétant, moi qui ai visité la vraie «Alcatraz»

Je suis à la recherche du gardien, qui d’après le jeune n’est pas là...

Effectivement il n’est pas là.

Mais je continue ma visite des recoins de cette cité...

Et ma persévérance et la bonté divine finissent par me récompenser !!!

Mon scooter est là ! Cacher derrière des buissons !!!

Ma joie et mon soulagement sont indescriptibles !!

Je remercie mon seigneur !

Mes prières ont étés exaucés !

Au loin j’aperçois les jeunes dépités...

Et oui les gars...

Je suis un requin!

Voici le récit de mes 24 dernières heures...

Ça m’a fait du bien d’écrire.

Bien plus que d’aller porter plainte à la police des polices.

Ces derniers temps le sort s’acharne et il m’arrive des histoires incroyables.

Beaucoup de souffrances.

Mais continuons de garder la Foi en ce qui nous habite.

L’injustice règne dans le monde.

Combattez la en essayant de devenir meilleur.

Non pas en la propageant.

Reformez vous !

Tachez de tirer des leçons de toute chose.

Rien n’est jamais fini.

Soyez fort.

Il y’aura des jours meilleurs.

Plusieurs vingt quatre heures... »

Badr Belamine


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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 06 Oct 2018, 18:54

Paris : Une interpellation violente de deux jeunes dans le 19e

Des images montrant une interpellation violente dans le 19e arrondissement de Paris jeudi 4 octobre font polémique. L'un des jeunes interpellés n'est autre que le frère du rappeur MHD.

Des images amateurs datant de jeudi 4 octobre ont été tournées dans le 19e arrondissement de Paris. On y voit deux jeunes qui sont adossés au mur, entourés par des forces de l'ordre. Un chien policier attaque l'un d'eux et la situation s'envenime jusqu'à une interpellation musclée. L'un des jeunes interpellés n'est autre que le grand frère du rappeur MHD. C'est une vraie star chez les ados et il cumule des dizaines de millions de vues sur Youtube. Il dénonce une agression policière sur son compte Twitter, déclarant : "voilà comment la police traite les jeunes dans nos quartiers ! Se mettre à huit sur une personne sans défense".

... https://www.francetvinfo.fr/faits-diver ... 72377.html

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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 17 Oct 2018, 20:18

Construction de l’impunité des forces de l’ordre dans les affaires de violences policières

De Malik Oussekine à Adama Traoré, en passant par Ali Ziri et Lamine Dieng, la rédaction de LaMeute a décortiqué l’argumentaire policier utilisé pour se défendre des crimes commis par les forces de l’ordre. Jeter le discrédit sur la famille de la victime, falsifier l’état de santé de celle-ci, invoquer la légitimité des forces de l’ordre...

... https://paris-luttes.info/construction- ... -des-10892
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 22 Oct 2018, 17:20

Des victimes de la grenade GLI-F4 - dont une journaliste de Reporterre - lancent une procédure judiciaire

Ce lundi 22 octobre, cinq personnes, dont une journaliste de Reporterre, blessées lors de l’évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes demandent au tribunal administratif de Nantes de nommer des experts. L’enjeu : déterminer le lien de cause à effet entre les grenades explosives et leurs blessures. Cette étape est un préalable à une action juridique contre l’État.

... https://reporterre.net/Des-victimes-de- ... re-lancent
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 25 Oct 2018, 15:43

Lettre ouverte à Monsieur le Préfet de police et Monsieur le Préfet de région

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https://solidaires.org/Lettre-ouverte-a ... -de-region
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 26 Oct 2018, 21:51

Blessé.e.s sur la zad, saisine du Tribunal Administratif de Nantes

Deux avocates, Chloé Chalot, avocate au barreau de Rouen et Aïnoha PASCUAL Avocat à la Cour de Paris, ont lancé des recours pour 5 personnes, dont deux journalistes, blessées à la ZAD par des grenades GLI F4 pendant la période d’expulsions.

Nous avions déjà relayé l’info en début de de semaine. Elles envisagent de faire une nouvelle vague de recours, il est donc possible de les contacter si vous avez été blessé.

Aïnoha PASCUAL, Avocat à la Cour, 204, rue de Vaugirard, 75015 Paris 07.68.97.17.68 / 01.43.06.61.03

communiqué de presse

Cinq personnes, dont deux journalistes, blessées par des grenades GLI-F4 lors de l’intervention d’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes saisissent le tribunal administratif de Nantes pour engager la responsabilité de l’Etat

Le 17 janvier 2018, le gouvernement a annoncé l’abandon du projet de nouvel aéroport du Grand-Ouest à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ainsi que l’expulsion de gré ou de force des habitants sis sur cette emprise dite de la « ZAD de Notre-Dame-des-Landes ». À compter du lundi 9 avril 2018, le gouvernement et la préfecture des Pays-de-la-Loire ont eu recours à la force publique pour procéder à l’expulsion et à la destruction systématique des lieux d’habitation présents.

Les jours suivants, répondant à l’appel lancé par les différentes composantes du mouvement anti-aéroport, plusieurs dizaines de milliers de personnes convergeaient sur la “ZAD de Notre- Dame-des-Landes”. Selon le collectif « Vigizad », à l’initiative d’une saisine collective du Défenseur des droits, 272 personnes furent blessées lors de l’opération de maintien de l’ordre au cours de laquelle 11 000 grenades ont été tirées par les gendarmes, soit une moyenne de 1400 grenades par jour. Parmi ces grenades, les grenades lacrymogènes instantanées, GLI-F4, produites par SAE Alsetex, qui comportent une charge d’explosif (TNT) produisant une très forte déflagration lors de son explosion (165 décibels à 5m) et dont la France est le seul pays européen à faire usage.

C’est dans ce contexte que, Marie Astier, journaliste à Reporterre, Cyril Zannettacci, photographe pour Libération, Jean, Corentin et Hortense, étudiants, maraîchers, cuisiniers et jeunes parents, ont été blessés par l’explosion de grenades GLI-F4. Jean, Corentin et Hortense étaient venus, la semaine du 10 avril 2018, en soutien à la pérennisation des formes de vie alternatives expérimentées sur la “ZAD de Notre-Dame-des-Landes”. Tous trois ont été touchés par des grenades GLI-F4 alors qu’ils se tenaient à distance des forces de l’ordre.

Marie Astier et Cyril, présents sur les lieux pour documenter la fin de la “ZAD de Notre-Dame- des-Landes”, ont été blessés par l’explosion de grenades GLI-F4, alors qu’ils agissaient dans l’exercice de leurs fonctions et que leur qualité était apparente. Leurs blessures sont diverses mais toutes d’une extrême violence : chaires et membres arrachés, éclats métalliques de grenades incrustés de manière définitive dans la peau, fractures, brûlures au troisième degré ayant nécessité des greffes de peau.

Les méthodes employées par les force de l’ordre ces jours-là ont été abondamment documentées et dénoncées, tant par les journalistes qui couvraient l’opération que par les soutiens et habitants de la ZAD qui les subissaient. Selon de nombreux témoignages, ces grenades excessivement dangereuses étaient lancées de manière anarchique, souvent sans que les gendarmes aient la moindre visibilité sur leurs « cibles » et au-delà de toute proportionnalité vis-à-vis de la « menace » à laquelle la préfecture prétendait répondre. Le lundi 22 octobre 2018, cinq requêtes en référé expertise seront déposées en leur nom auprès du tribunal administratif de Nantes aux fins de voir désigner un collège d’experts qui aura pour mission de déterminer l’origine et les conséquences des blessures infligées par des explosions de grenade GLI-F4. Il incombera ainsi à l’expert en balistique désigné de se prononcer sur les conditions d’exécution et de gestion de l’opération de maintien de l’ordre, et d’établir si l’usage des grenades était conforme à la réglementation en vigueur. Il devra, pour ce faire, notammentobtenir communication de l’instruction relative aux grenades GLI-F4 pour l’heure réservé à la diffusion interne. Le rapport in fine déposé sera également l’occasion de préciser la dangerosité des grenades GLI-F4, dont le Défenseur des droits et l’Association chrétienne pour l’abolition de la torture ont déjà dénoncé l’utilisation. Il appartiendra, par ailleurs à l’expert médical d’évaluer le préjudice résultant des blessures causées par l’explosion des grenades GLI-F4, ainsi que le préjudice moral qui en est résulté et qui subsiste encore : stress post-traumatique, troubles du sommeil, crises d’angoisses, hypersensibilité au bruit...

C’est sur la base des rapports d’expertise que les cinq blessés saisiront, à nouveau le tribunal administratif afin d’engager la responsabilité de l’Etat et d’obtenir la réparation du préjudice qu’elles ont subi.

Contrairement aux plaintes pénales qui visent à obtenir la condamnation individuelle des membres des forces de l’ordre, et qui n’aboutissent que très rarement, ces recours administratifs engagés contre l’Etat permettront, outre d’obtenir l’indemnisation du préjudice subi, de remettre en cause l’opération de maintien de l’ordre, les moyens déployés et la chaîne de commandement qui a conduit au dommage.


https://zad.nadir.org/spip.php?article6184
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 27 Oct 2018, 13:40

Mémoires vivantes de Luttes des Quartiers Populaires, 2eme éditions, le samedi 27 octobre à Vaulx-en-Velin

Trente cinq ans après le "Forum Justice" du 28 octobre 1983 de Vaulx-en-Velin, en hommage à Wahid Hachichi, et la création en 1984 du mouvement des mères des victimes (Folles de la place Vendôme). Un an après l’événement « Mémoires de luttes des Quartiers Populaires » du 28 octobre 2017, l’Association Wahid et le « Rassemblement des Familles des Victimes » nouvellement constitué en Rhône-Alpes, lance le 27 octobre 2018, une journée d’action d’envergure nationale, au Cinéma « Les Amphis » à Vaulx-en-Velin, 12 rue, Pierre Cot.

Les familles entendent alerter l’opinion sur des dizaines de jeunes tués ou blessés ces dernières années au nom de la sécurité. A part quelques condamnations avec sursis, les auteurs impliqués, policiers ou non, bénéficient de non-lieu et de classements sans suite qui s’ajoutent au traumatisme des familles des victimes à jamais meurtrie. Au-delà de l’impunité qui sévit de manière récurrente depuis la loi du 28 février 2017 sur la présomption de « légitime défense », c’est la banalisation du droit de tuer qui est en jeu.

Sans haine et sans idée de vengeance, les familles souhaitent ne plus être des témoins passifs, appellent à un droit de réparation, par la prise en compte d’éléments d’enquêtes propres à relancer leur dossier sous un angle différent que celui perçu jusqu’alors par la justice.

A travers des débats, témoignages, chercheurs, professionnelles de justice ; magistrats, policiers, avocats, associations des jeunes de Vaulx, c’est un appel à toute la société qui est lancé…Des projections de films, expos photos, créations artistiques, dans un souci de valorisation des luttes menées depuis des années pour le droit à la justice et à la vérité. Dans ce que Vaulx-en-Velin, et d’autres quartiers, ont pu incarner en tant que précurseur d’idées, de sources d’influences et de cultures liées à des pratiques d’enquêtes police-justice, dans le cadre de combats citoyens.

Association Wahid / Familles des Victimes des Crimes Racistes et Sécuritaires / Les Collectifs : Vérité et Justice pour Mehdi / Vérité et Justice pour Bilal / Justice pour Mehdi Bouhouta / Vérité et Justice pour Joail
Cinéma Amphis, rue Pierre Cot / Bus C3 : arrêt la Grappinière / bus 57 : Rouge Renan / bus 37 : Vaulx Jean Moulin

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... https://rebellyon.info/Memoires-vivante ... iers-19698
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 27 Oct 2018, 17:10

« Garde à vue à ciel ouvert » de Bellecour en 2010 : le préfet du Rhône et le directeur de la police prochainement mis en examen

Une quinzaine d’organisations de gauche regroupées au sein d’un collectif bataille pour faire juger ceux qu’ils accusent d’avoir mené une « garde à vue à ciel ouvert », place Bellecour, ce 21 octobre 2010, pendant les manifestations contre la réforme des retraites. Une première victoire vient d’être obtenue.

Après une ordonnance de non-lieu prise en 2017 par les juges d’instruction, ce Collectif du 21 octobre avait fait appel. La décision de cet appel a été publiée ce 25 octobre. Et c’est une première décision de justice favorable aux plaignants.

Dans un arrêt rendu ce jeudi, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Lyon ordonne le renvoi vers un nouveau juge d’instruction du DDSP (Directeur Départemental de la Sécurité Publique) du Rhône, Albert Doutre et du préfet du Rhône, Jacques Gérault qui étaient en poste en 2010.

Le juge d’instruction devra les mettre examen pour « privation de liberté illégale par personne dépositaire de l’autorité publique » et « entrave à la liberté de manifester ».

... https://www.rue89lyon.fr/2018/10/26/pri ... is-examen/
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede Pïérô » 28 Oct 2018, 14:52

Emission radio "Les oreilles loin du front"

La légitime défense Homicides sécuritaires, crimes racistes et violences policières avec Vanessa Codaccioni

La légitime défense est au cœur de l’actualité politique et judiciaire : multiplication du nombre de femmes battues qui tirent sur leur mari ou leur compagnon violent, mobilisations pour soutenir des commerçants qui ont tué des voleurs, et, plus récemment, facilitation de l’usage des armes par la police dans le cadre du renforcement de la lutte antiterroriste. Cette semaine, on en a parlé avec Vanessa Codaccioni, chercheuse spécialiste de la justice pénale et de la répression, qui vient de publier "La légitime défense - Homicides sécuritaires, crimes racistes et violences policières" aux Editions du CNRS.

Image

à écouter Document (MP3 – 164.8 Mo) : http://loldf.org/archives/18.10.24.legi ... ccioni.mp3

http://www.loldf.org/spip.php?article656
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 02 Nov 2018, 00:57

Mise à jour de la liste des personnes mutilées par des armes de police

https://desarmons.net/index.php/2018/10 ... de-police/
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 05 Nov 2018, 00:26

Prison Bellecour de 2010 : la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lyon demande la mise en examen du préfet

La Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lyon reconnait qu’il y a des indices graves, ou concordants, et elle renvoie le dossier devant les juges d’instruction en leur demandant la mise en examen des deux responsables de la police, l’ancien directeur départemental de la sécurité publique Albert Doutre et l’ex-préfet du Rhône Jacques Gerault pour "atteinte arbitraire à la liberté individuelle", "privation de liberté illégale " et "entrave concertée à la liberté d’expression et de manifestation" lors de la nasse géante place Bellecour le 21 octobre 2010.

Communiqué de presse du collectif 21oct2010 en date du 30 octobre 2018

Le jeudi 25 octobre 2018 la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lyon fait droit aux arguments du collectif 21oct2010.
Elle reconnait qu’il y a des indices graves ou concordants et elle renvoie le dossier devant les juges d’instruction en leur demandant la mise en examen des deux responsables de la police, l’ancien directeur départemental de la sécurité publique Albert Doutre et l’ex-préfet du Rhône Jacques Gerault pour "atteinte arbitraire à la liberté individuelle", "privation de liberté illégale " et "entrave concertée à la liberté d’expression et de manifestation".
Ce n’est pas banal que des hauts fonctionnaires soient amenés à s’expliquer devant la justice sur l’utilisation d’une technique de police bloquant, au final, sans compter les exfiltrations faites au cours de l’après-midi, 700 jeunes, pendant 7h sans explication ; aussi le collectif du 21oct2010 se félicite de cette décision.

Le collectif 21oct2010 considère que ce qui s’est passé, la garde à vue sur la place Bellecour, encerclée de tout coté par les forces de police, sans possibilité de sortir, technique policière connue sous le nom de ’kettling’ ou ’nasse’, de 700 jeunes et même très jeunes, chiffre confirmé par les documents de la commission rogatoire, est un abus inadmissible.

Le collectif 21oct2010 avec 16 plaignants et plaignantes en individuel et 19 organisations, s’est constitué partie civile en juillet 2011, avec pour défenseur Maître Bertrand Sayn.
Cette nasse a été un rouleau compresseur contre la participation de collégiens, lycéens, étudiants, arrivant des banlieues, luttant contre les discriminations tant sociales que raciales, voulant s’engager dans les actions de défenses des retraites en 2010. Un tel arsenal policier n’a pu se faire qu’avec la volonté politique de ne voir dans cette jeunesse que des casseurs, ce que nous contestons.

Le collectif 21oct2010 s’est mobilisé pour défendre la liberté et le droit de manifester, de circuler, et depuis 8 ans a maintenu sa vigilance . Nous sommes fiers de l’unité que nous avons su construire entre des plaignants et plaignantes en individuel ainsi que des organisations différentes, tant politiques, syndicales qu’associatives. Unité aussi bien dans l’action en justice que dans l’organisation d’initiatives faites au cours de ces 8 années : travail de dossier, de soutien aux victimes, l’organisation de conférences et de manifestations, de vigilance pour que justice soit faite contre cette immense garde à vue à ciel ouvert et contre les discriminations au faciès sur les exfiltrations.
Aujourd’hui nous espérons que ces mises en examen permettra l’organisation d’un procès en correctionnel, pour que cette technique de police soit jugée illégale.

(Syndicats (FSU, SAF, UD – CGT69, Solidaires69, UNEF, UNL), associations (ATTAC, FCPE, LDH, MRAP 69, Planning Familial 69, SOS Racisme Rhône), organisations politiques (les Alternatifs, COVRA, Gauche alter Lyon, Gauche Unitaire, NPA69, PCF69, PG69).

- Pour tout contact avec le collectif : collectif21octobre@gmail.com

collectif 21 octobre


https://rebellyon.info/Le-jeudi-25-octo ... re-d-19722
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 09 Nov 2018, 21:25

VIDÉO - Paris : un jeune migrant dénonce des violences policières

Ahmed Reza, 10 ans, a pris la parole face caméra pour dénoncer l'usage de la force par des policiers qui les ont expulsés, sa famille et lui, d'un parc.

Il s'appelle Ahmed Reza et appelle, du haut de ses 10 ans, à ne pas s'habituer à certaines situations, quand bien même celles-ci sont banalisées par l'accentuation de la crise migratoire. Le jeune garçon, venu d'Afghanistan, prend la parole face caméra pour dénoncer l'usage de la force par des policiers qui les ont expulsés, sa famille et lui, d'un parc parisien jeudi 1er novembre. La vidéo a été diffusée par l'association Utopia 56 qui veille à l'accompagnement des migrants à Paris et en Île-de-France.

"Nous étions assis dans un parc et les policiers sont venus. Ils nous ont dit 'levez-vous d'ici, vous ne pouvez pas rester là'. Ils ont porté des coups à ma mère qui a des problèmes de dos, à ma sœur, à tout le monde, raconte le garçon, montrant sa mère et sa sœur allongées sur le trottoir. Ils nous ont aspergés de gaz lacrymogène."

... https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-d ... 7795440912
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede Pïérô » 13 Nov 2018, 21:24

Violences policières ordinaires

Dans un documentaire exceptionnel, « Police, illégitime violence », diffusé ce lundi 12 novembre, Marc Ball dresse le tableau des fractures entre les jeunes populations et les représentants de l’ordre.

C ’est un contrôle de police. Quand on dit contrôle de police, c’est contrôle de police ! Point barre. Ici, on est dans un État de droit, c’est la République française. Un contrôle de police, on se tait et on obéit. Point barre ! » La femme flic se veut autoritaire et ne mâche pas ses mots. Ça se passe un soir tard, ou une nuit, dans un quartier populaire de Paris, dans une petite cité HLM du XIIe arrondissement.

Les adolescents de la cité se plaignent du harcèlement d’une brigade de police. Cela dure depuis des années. Contrôles répétés, palpations systématiques, insultes, violences physiques… Ce n’est jamais qu’une bande de branleurs qui passe son temps à jouer au Uno et au foot. Ce sont d’abord les éducateurs du coin qui reçoivent les doléances de ces ados de 14 ou 15 ans. Après un énième contrôle, qui se termine dans les coups et au poste, habitants du quartier et militants associatifs incitent les jeunes victimes à porter plainte collectivement pour violence aggravée sur mineurs. Difficile démarche quand on craint des représailles.

Suite à la plainte, le procureur de Paris demandera que la brigade de police concernée soit équipée d’une caméra lors de ses rondes. En février 2018, le procès est ouvert. C’est la première fois qu’une plainte collective pour violence policière est portée devant la justice. Faute de preuves suffisantes, le procureur de la République ne retient que trois faits sur quarante-quatre demandés. Les policiers nient, eux qui sont en place pour éradiquer « l’insécurité », maîtriser des sujets jugés officiellement « indésirables ». C’est pourtant bien les policiers qui se comportent ici comme des délinquants. Trois policiers sont condamnés à une peine de cinq mois de prison avec sursis. Tous font appel, cependant que le tribunal pointe la responsabilité collective du commissariat. La caméra n’en suivra pas moins le collectif du quartier.

Partant de cette affaire, et recourant aux images filmées par les victimes ou leurs proches avec leur téléphone portable, Marc Ball rend compte ici de la fracture entre une jeunesse et la police. Le manque de confiance d‘un côté, les abus de l’autre. En recueillant sobrement les témoignages des mômes et les échanges des habitants. Foin de spectacularisation dans cette réalisation rare, remarquablement construite, qui s’attache aussi à la parole de policiers (et ce n’est pas le moindre des volets courageux et délicats du film) qui ont bien conscience d’avoir perdu le lien avec la population, livrent les difficultés d’un boulot ingrat. Faute d’effectifs suffisants, faute de proximité, au profit de statistiques et de chiffres toujours revus à la hausse, encourageant les abus. Reste qu’un « policier qui fait bien son travail est invisible », observe Erik Blondin, ancien gardien de la paix, l’un des rares à avoir depuis longtemps dénoncé les dérives de certains de ses collègues. Ces policiers qui font bien leur travail, ils représentent sans doute 80 % du corps du métier. Restent les autres…

C’est dans ce sens-là que Marc Ball élargit son cadre, au-delà du seul cas du XIIe arrondissement de Paris, égrenant nombre de victimes en France (jusqu’à Adama Traoré, et d’autres cas moins connus), pour dresser le tableau d’une incompréhension générale, où chaque camp est replié sur lui-même. Évitant aussi tout manichéisme. C’est bien la réussite du film.


https://www.politis.fr/articles/2018/11 ... res-39593/

Replay : https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 72254.html
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 18 Nov 2018, 19:42

Manifestation de la colère à Marseille, les forces de l’ordre dérapent

Mercredi soir, lors de la manifestation suite au drame de la rue d'Aubagne, nous avons été violemment dispersés par les forces de l'ordre (CRS et BAC) devant l'hôtel de ville alors même que nous étions pacifiques! Témoignages.

... https://blogs.mediapart.fr/mathieusarra ... e-derapent
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Re: Violence policière - violence d'Etat

Messagede bipbip » 26 Nov 2018, 17:20

Gilets jaunes. Des grenades mortelles GLI-F4 utilisées : un journaliste désorienté tombe au sol !

Réputées mortelles, elles ont causé de nombreuses mutilations, notamment à Bure.La France est le seul pays européen à utiliser de telles grenades.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Gile ... mbe-au-sol
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