Suicides liés au travail

Re: Suicides liés au travail

Messagede bipbip » 15 Juil 2018, 21:40

Suicide chez Tati: la directrice condamnée pour harcèlement

Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu coupable la supérieure de France Javelle pour ses brimades répétées.

Ils ont versé des larmes de soulagement et de satisfaction de voir enfin reconnu l'enfer vécu par leur proche France Javelle. La famille de cette salariée chez Tati Barbès, qui s'est suicidée en janvier 2012, laissant une lettre accusatrice à l'égard de sa supérieure hiérarchique, n'a pas pu retenir son émotion, ce 11 juillet au matin, après le prononcé du délibéré de la 31e chambre du tribunal correctionnel de Paris. La directrice du magasin amiral du 18e arrondissement parisien, à l'époque, Catherine Cataldo (Ledemay), a été jugée coupable du délit de harcèlement moral.

Alors que le procureur de la République avait requis six mois de prison avec sursis, la peine a été portée à douze mois avec sursis. "Les magistrats tiennent compte de la personnalité du prévenu, or, Catherine Cataldo n'a jamais montré la moindre remise en cause", explique Ariana Bobetic, l'avocate du beau-fils de France Javelle, partie civile au procès, tout comme la fille de la défunte.

De quelle façon les conditions de travail de cette femme s'étaient-elles dégradées au point qu'elle décide, à 53 ans, dans son HLM d'Argenteuil, de commettre l'irréparable, en avalant un cocktail fatal, mélange de médicaments et de produit à déboucher les canalisations ? Ceci alors même qu'elle semblait avoir trouvé une issue à sa situation, en décidant, après un bilan de compétences, de s'orienter vers une nouvelle carrière d'esthéticienne? Pour forger leur conviction, les magistrats ont dit avoir écarté tout ce qui était de l'ordre du "ressenti" exprimé par les témoins, pour ne retenir que des éléments entendus ou vus directement. Ils ont estimé ces derniers "nombreux et concordants".

... https://lentreprise.lexpress.fr/rh-mana ... CyEWz8V.01
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Re: Suicides liés au travail

Messagede bipbip » 11 Aoû 2018, 21:59

Récit
France Télécom : justice pour des vies brisées

L’affaire des employés morts par suicide il y a dix ans est renvoyée devant les tribunaux en 2019. Trois cadres poursuivis pour «harcèlement moral», dont l’ex-PDG, vont devoir s’expliquer.

La décision est sans précédent. En juin, les juges d’instruction ont décidé de renvoyer pour «harcèlement moral» l’entreprise France Télécom (devenue Orange) comme personne morale, son PDG de l’époque, Didier Lombard, et ses deux ex-bras droits, Louis-Pierre Wenès (directeur exécutif adjoint) et Olivier Barberot (DRH). Ces derniers ont piloté dès 2006, la mise en œuvre des plans Next et Act visant «à déstabiliser les salariés et à créer un climat professionnel anxiogène» pour les pousser vers la sortie. En trois ans, la direction comptait sur 22 000 départs. «Le bon, la brute [Wenes] et le truand [Barberot]», comme le PDG d’alors les avait désignés, comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Paris. Contactés par Libération, les avocats de l’ex-patron et de son ancien numéro 2 n’ont pas souhaité réagir.

«Le message est très fort»

Seront également renvoyés, du chef de «complicité de harcèlement moral», quatre cadres «parfaitement informés», selon les magistrats, «au vu de leur place dans l’organisation». Une décision conforme aux réquisitions du parquet, formulées il y a deux ans. «C’est une première que des gens de ce niveau-là soient poursuivis dans une entreprise de cette taille. Le message est très fort, affirme Michel Ledoux, un des avocats de la partie civile. On se demande comment ces hauts responsables ont pu ne pas voir qu’ils allaient droit dans le mur avec cette politique d’entreprise, véritable caricature de management. Sous prétexte de l’urgence économique, on a marché sur la tête des gens.»

... http://www.liberation.fr/france/2018/08 ... es_1671668
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Re: Suicides liés au travail

Messagede bipbip » 07 Sep 2018, 01:23

Harcèlement moral et suicides chez France Télécom : le long travail d'Orange pour regagner la confiance de ses salariés

La multiplication des suicides au sein du groupe, entre 2008 et 2009, est devenue emblématique des souffrances liées au travail. Qu'en est-il aujourd'hui au sein d'Orange ? L'entreprise a-t-elle réussi à remonter la pente ? Direction et syndicats témoignent.

C'est la première affaire de harcèlement moral institutionnalisé qu'aura à trancher la justice. France Télécom (devenu Orange) – en tant que personne morale – l'ex-PDG de l'entreprise, Didier Lombard, et six dirigeants et cadres ont été renvoyés, en juin, devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils seront jugés pour "harcèlement moral" et/ou "complicité de harcèlement moral". Le procès devrait se tenir fin 2019. Un cas emblématique, à l'heure où des syndicats de Pôle emploi s'inquiètent de la situation dans leur propre établissement et font des parallèles entre les deux entreprises.

Chez France Télécom, l'affaire remonte à 2008 et 2009. À l'époque, on parle de "vague de suicides". Selon les syndicats et la direction, lors de ces deux années, 35 salariés se sont donné la mort. À l'origine de cette crise sociale, la privatisation de France Télécom et la volonté du groupe de supprimer 22 000 postes (soit un salarié sur cinq de ce groupe qui employait 110 000 personnes en France à l'époque) entre 2006 et 2008 et procéder à 10 000 changements de métier, dans le cadre d'un plan de réorganisation baptisé NExT, pour Nouvelle expérience des télécommunications. "Entre eux, les dirigeants l'appelaient 'nouvelle extermination'", raconte un syndicaliste.

"Management de la terreur"

En 2006, face à l'association des cadres supérieurs et dirigeants de France Télécom, Didier Lombard prononce une phrase qui marque les esprits : "En 2007, je ferai les départs d'une façon ou d'une autre, par la fenêtre ou par la porte." Pour les salariés, le plan NExT se révèle être synonyme d'un "management de la terreur", selon les termes employés par un technicien marseillais qui se suicide en 2009.

Mobilité forcée (changement de fonctions, mutation géographique et dans le temps – un manager ne peut rester plus de trois ans au même poste afin de limiter les liens humains avec ses équipes), harcèlement, pressions, absence de missions pour décourager certains, déménagements anarchiques (un salarié pouvait se retrouver sans chaise, bureau et même sans collègue à son retour de vacances, se souvient un témoin de l'époque). "Il fallait briser les gens pour les faire partir", résume Sébastien Crozier, président du syndicat CFE-CGC Orange.

... https://www.francetvinfo.fr/economie/te ... 06445.html
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Re: Suicides liés au travail

Messagede bipbip » 09 Sep 2018, 17:06

Suicide à la Poste. Un nouveau non-lieu

En 2012, un cadre de La Poste, âgé de 44 ans, avait mis fin à ses jours sur son lieu de travail, à Trégunc (29). La conséquence d’une situation de harcèlement pour ses proches. Pas pour le juge d’instruction qui vient de rendre un non-lieu. Les parties civiles ne désarment pas.

« Je sais que c’est le travail qui l’a tué. On dit que c’est un système. Mais il y a quand même des gens derrière. Les systèmes, des gens les appliquent ». La veuve d’un cadre de La Poste qui s’était suicidé en mars 2012 sur son lieu de travail, à Trégunc, vient de faire appel de l’ordonnance de non-lieu rendue cet été par le juge d’instruction de Quimper. Le magistrat estime que le harcèlement moral du postier n’a pas été démontré par l’instruction. Un appel auquel s’est joint l’ensemble des parties civiles, famille de la victime et syndicat CFE-CGC, défendus par Me Vincent Omez.

En juillet 2017, la plaignante avait pourtant obtenu une avancée significative après la confirmation, par la cour d’appel administrative, de la reconnaissance du suicide comme accident de service. « Cela veut dire que mon mari est bien décédé à cause de son travail. C’était important pour moi et pour toute la famille. Pour la mémoire de mon mari, pour l’homme qu’il était et pour mes enfants, poursuit-elle. Pour les salariés de La Poste aussi : certains continuent à vivre souffrance et stress ».

Un rapport de l’inspection du travail

Dans son rapport, rendu après le suicide du postier, l’inspection du travail avait d’ailleurs relevé un contexte d’irresponsabilité organisée qui aurait pu être à l’origine d’une situation de harcèlement. Cet élément avait conduit à un dépôt de plainte auprès du juge d’instruction, il y a cinq ans, après le classement sans suite d’une première plainte.

Un rapport sur lequel s’appuient aujourd’hui les parties civiles pour obtenir la réouverture de l’instruction. « Je pense que mon mari a subi du harcèlement moral », estime sa veuve. Elle ne s’appuie pas seulement sur le rapport de l’inspection du travail : « Il a laissé beaucoup d’écrits. Vu ce qu’il a laissé et ce que j’ai vécu au quotidien, pour moi, il y avait bien du harcèlement ».

... https://www.letelegramme.fr/bretagne/su ... qvsJJMv.99
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Re: Suicides liés au travail

Messagede bipbip » 06 Oct 2018, 19:13

Le travail tue : un cheminot lyonnais se suicide sur son lieu de travail

Ce vendredi 5 octobre, un cheminot de 51 ans s’est défenestré vers 7h10 sur son lieu de travail au 120 boulevard Vivier-Merle rapporte Lyon Capitale. Les secours n’ont rien pu faire pour réanimer cet agent de la SNCF. La piste du suicide est privilégiée.

Dans un communiqué, le Secteur Fédéral CGT « apporte son soutien aux collègues, notamment ceux en service ce jour et témoins du drame » et se dit « vigilant sur l’évolution de l’enquête. Il est essentiel qu’une analyse approfondie de cette tragédie soit réalisée par le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail et de manière contradictoire ».

Horrible, la mort de ce cheminot vient nous rappeler une réalité quotidienne : le travail tue. En France, selon la direction des risques professionnels (DRP), 545 personnes sont décédées suite à un accident du travail en 2015. La même année, 36 046 personnes ont subi des accidents entraînant une incapacité permanente. Les suicides sur le lieu de travail ou directement causés par le travail sont aussi légions. Après un agent des TCL en avril et un agriculteur en juillet, cet agent de la SNCF est au moins le troisième rhodanien à mourir sur son lieu de travail en 2018.

https://rebellyon.info/Le-travail-tue-u ... stre-19622
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Re: Suicides liés au travail

Messagede bipbip » 12 Oct 2018, 13:49

Tentative de suicide d'une jeune médecin au CHRU de Bordeaux

Une jeune médecin du CHRU de Bordeaux aurait fait une tentative de suicide au sein de l'établissement. Elle est en conflit avec sa direction depuis plusieurs années.

... https://www.egora.fr/actus-pro/conditio ... nopaging=1
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