Les "plans sociaux" pour les mois prochains

Re: Les "plans sociaux" pour les mois prochains

Messagede bipbip » 02 Nov 2018, 00:00

Bosch à Rodez : 700 emplois en moins en dix ans

L'usine Bosch près de Rodez ne fabrique que des équipements pour les moteurs diesel des voitures. Et c'est aux travailleurs de l'usine que Bosch, le gouvernement et les constructeurs donneurs d'ordre veulent faire payer les conséquences de leurs choix destructeurs.
Le groupe Bosch,lui, totalise 80 milliards de chiffre d'affaires et emploie 400 000 salariés répartis sur tous les continents. Bosch, plus gros que Siemens, les chimistes Bayer et BASF, ne met pas tous ses oeufs dans le même panier, un tiers de son chiffre d'affaires monde étant réalisé en dehors de l'automobile. Bosch a par exemple investi 1 milliard d’euros à Dresde dans le land de Saxe dans une usine de puces électroniques. Mais en France, Bosch investit moins de 1 % du global des des investissements réalisé dans le monde en Europe, Turquie et en Asie.
La fin du diesel n'est donc pas du tout la fin du groupe Bosch alors que sa politique vise à asphyxier l'usine de Rodez située loin des lieux de production et d'échange les plus concentrés.
Dans ce contexte la CGT de l'usine Bosch a lancé une alarme relayée par la presse locale. La Dépêche du Midi a publié des interviews des responsables CGT de l'usine et du secrétaire de l'UD CGT Aveyron.

Des extraits publiés par la Dépêche du midi
La réalité est là : «On a perdu 700 emplois en dix ans et depuis la crise on compte une centaine de salariés en moins. Aujourd'hui on est 1500. On constate de nombreuses ruptures conventionnelles dont 30 % chez les jeunes ce qui est plus alarmant», expose Yannick Anglarès, délégué CGT à l'usine Bosch d'Onet-le-Château.
Des chiffres qui font froid dans le dos et résument à eux seuls le malaise Bosch sur l'agglomération ruthénoise. D'emblée, les syndicalistes précisent que la CGT est la seule organisation à ne pas avoir signé l'accord de transition en juillet dernier avec le groupe car «il ne comprenait aucune contrepartie, ni industrielle, ni en faveur des employés, à qui on demande même de se payer une partie des formations», dénonce Yannick Anglarès.
«La direction gère l'usine à la petite semaine, ça change suivant les comités d'entreprise. On nous annonçait 15 à 20 jours de fermeture suivant les fabrications entre septembre et décembre or il n'y en aura qu'une dizaine d'ici la fin de l'année».
Et Christophe Roques de reprendre : «Si la direction voulait, elle pourrait éviter un seul jour de fermeture car il y a du travail. Mais des pièces dont on pourrait s'occuper sont fabriquées en Turquie car ça coûte moins cher, dixit le directeur économique».

Lire article de La Dépêche du Midi
https://www.ladepeche.fr/article/2018/1 ... 0-ans.html


http://www.npa-auto-critique.org/2018/1 ... x-ans.html
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Messagede bipbip » 18 Nov 2018, 20:52

Carrefour : après le démantèlement de Dia, Casino dans la ligne de mire ?

En 2018, la fermeture par la direction de Carrefour de 243 magasins Dia employant 2100 personnes a suscité l’indignation des salariés de l’enseigne. Après la lente agonie de Dia France, particulièrement coûteuse socialement, les rumeurs de rapprochement entre Carrefour et Casino interrogent et inquiètent les salariés.

Quatre ans de dégringolade. En 2014, la maison mère de Dia — entreprise espagnole — décide de se séparer de sa filiale française qui ne rapporte pas assez, menaçant 865 magasins et 7500 emplois. Dia est alors implantée dans quatre pays avec plus de 7000 points de vente, laissant la gestion à des franchisés ou des chaînes locales, comme avec Carrefour déjà de 2000 à 2011.
Dia Espagne vendeur, Carrefour reprend les magasins en 2014. Depuis, une partie des actifs a été intégrée au réseau Carrefour Market, d’autres emplacements ont été repris par des réseaux concurrents comme A2pas (Groupe Auchan). L’aventure Dia est aujourd’hui terminée. Si elle a coûté à Carrefour un milliard d’euros de pertes, elle a surtout été à l’origine de 2500 licenciements.

L’histoire se répète

... https://rapportsdeforce.fr/classes-en-l ... e-11182619
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Messagede Pïérô » 19 Nov 2018, 21:24

L'exploitation c'est chic !

Happychic est une entreprise de mode française qui appartient à la famille Mulliez et ne fait pas dans la dentelle : elle fait dans « le look qui vous ressemble ». Elle englobe les trois marques Jules, Brice ou Bizzbee. Neuf ans après sa création, l'heure de la rationalisation massive a sonné pour cette multinationale de la fripe.

La saga infernale continue, l’empire Mulliez taille sans pitié dans ses filiales du secteur prêt-à-porter. On se souvient du dé-tricotage du groupe 3 suisses commencé dès 2009, avec la suppression de 1000 emplois en deux ans puis finalement de la vente de ce qu’il en restait en 2017 ; de la fermeture leur collègue de feu la vente-par-correspondance Quelle; du bruit provoqué par les salariés licenciés d’Excédence. Et plus récemment, les PSE (plans de « sauvegarde » de l’emploi) à répétition chez Pimkie. Maintenant, c’est au tour d’Happychic de se faire relooker avec l’annonce de fermeture éclair de 88 magasins dans toute la France ainsi que la suppression de 466 postes (dont 80 au siège social à Roubaix).

À l’appellation « plan social », la direction préfère « plan de transformation ». Celle-ci réunit au début de l’été un « comité d’entreprise extraordinaire » pour annoncer la nouvelle saison : « tiens ! Pendant la période creuse, comme d’habitude » souligne Élodie Ferrier, Secrétaire Fédérale CGT (commerce/habillement). Leur but, regrouper Jules et les autres marques, avec pour conséquence directe de revoir l’implantation des magasins et l’organisation du groupe. A Lille par exemple, dans la rue piétonne, les trois enseignes sont au même carrefour : il ne devra en rester qu’une.

... http://labrique.net/index.php/thematiqu ... c-est-chic
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Messagede bipbip » 30 Nov 2018, 21:00

Chantiers de Saint-Nazaire : 250 travailleurs disparaissent, silence patronal

Mercredi 14 novembre, en milieu de matinée, 250 travailleurs détachés de la société lituanienne Litana ont brusquement disparu du site des Chantiers de l’Atlantique, laissant là leur travail en cours et rangeant vite fait leur outillage. Pour quelle raison ? Officiellement, c’est un mystère… La direction des Chantiers comme celle de Litana, donc ceux qui savent, « ne souhaitent pas s’exprimer » !

Selon la presse locale, la disparition de cette importante entreprise sous-traitante de tôlerie et de tuyauterie serait liée à une investigation conduite par l’Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI), un service de la Gendarmerie nationale qui a notamment pour mission de lutter contre les fraudes aux cotisations et prestations sociales, et plus généralement contre le travail illégal.

Pourtant, deux jours après, les travailleurs sont réapparus (pas forcément les mêmes) avec l’ordre de se taire sous la menace habituelle de perdre leur emploi et d’être renvoyés dans leur pays.

Litana est connue pour se dispenser de payer ce qui est légalement dû aux personnes qu’elle emploie. En 2009 déjà, des salariés bulgares de cette entreprise avaient dû faire grève pour obtenir les versements de salaires impayés.

Quant à la politique de la direction des Chantiers de l’Atlantique, elle consiste à organiser la sous-traitance en cascade de plus de 300 entreprises, employant selon les circonstances de 3 000 à 8 000 travailleurs sur le site. Il s’agit de mettre en concurrence des milliers de travailleurs aux statuts les plus variés, toujours plus précaires. Et quand les heures supplémentaires ne sont pas majorées ou même tout simplement pas payées, elle sait fermer les yeux.

Ainsi, dans ce pays qui se prétend très démocratique, l’omerta est la règle en ce qui concerne l’exploitation. Mais les travailleurs sont de plus en plus conscients que contre les salaires misérables et les journées à rallonge que veut imposer la direction des Chantiers, il faudra s’organiser et se battre tous ensemble pour la faire reculer.

Correspondant LO


https://journal.lutte-ouvriere.org/2018 ... 15282.html
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Messagede bipbip » 05 Déc 2018, 22:41

Emploi: Sanofi France annonce 670 suppressions de postes dans ses fonctions support

RESTRUCTURATION Ces coupes s’inscrivent dans un nouveau plan mondial de transformation, qui devrait entraîner des suppressions de postes aux Etats-Unis et en Allemagne...

Sanofi prévoit de supprimer 670 postes dans ses fonctions support en France d’ici à la fin 2020. Les départs se feront sur la base du volontariat, a assuré ce mercredi à l’AFP le président France du groupe, Guillaume Leroy. L’entreprise lance un plan mondial de transformation.

Ces départs se feront sur la base d’une procédure de « rupture conventionnelle collective » et concerneront toutes les fonctions support en France. Les affaires externes, les finances, les ressources humaines, l’audit, le juridique et l’informatique seront concernés. Sur les fonctions informatiques en particulier, 80 postes supplémentaires devraient être externalisés d’ici à la fin 2020 également, toujours sur une base volontaire.

... https://www.20minutes.fr/economie/23885 ... ns-support
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Re: Les "plans sociaux" pour les mois prochains

Messagede bipbip » 23 Déc 2018, 21:39

Ford annonce un plan social pour son site de Blanquefort en Gironde, Bruno Le Maire dénonce une trahison

L'annonce a été faite jeudi au comité d'entreprise. L'arrêt de production est prévu pour la fin août 2019.

Le groupe américain Ford annonce un plan social, après avoir écarté la seule offre de reprise pour son site de Blanquefort (Gironde) lors de la réunion du CE, jeudi 13 décembre. Quelque 850 emplois sont en jeu.

"Ford Aquitaine Industries (FAI) a informé, ce jour, son comité d'entreprise avoir décidé de ne pas donner de suite favorable à la vente du site de FAI à l'acquéreur potentiel", indique l'entreprise. Elle ajoute avoir "présenté un plan social complet" pour un arrêt de la production du site prévu fin août 2019.

... https://www.francetvinfo.fr/economie/em ... 98783.html
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Re: Les "plans sociaux" pour les mois prochains

Messagede bipbip » 15 Jan 2019, 22:21

Plus de 900 emplois menacés chez le papetier Arjowiggins

Face à une hausse du coût des matières premières, Sequana, maison-mère d’Arjowiggings, va faire une demande d’ouverture de procédure de sauvegarde et de placement en redressement judiciaire des sites historiques de Bessé-sur-Braye et Le Bourray, dans la Sarthe, et de l’usine de Greenfield, à Château-Thierry, dans l’Aisne.

... https://www.lemonde.fr/economie/article ... _3234.html
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Re: Les "plans sociaux" pour les mois prochains

Messagede bipbip » 21 Jan 2019, 18:53

Scandale

PSA bat ses records de vente à l’échelle mondiale et ferme son usine de Saint-Ouen

Alors que le Groupe PSA (Peugeot, Citroën, Opel, etc) a enregistré en 2018 un record de vente pour la cinquième année consécutive, il se permet de fermer son usine de Saint-Ouen. Gilet jaune traditionnel sur le dos, les ouvriers de PSA sont bien décidés à ne pas se laisser faire face à cette politique scandaleuse.

Le Groupe PSA (regroupant notamment Peugeot et Citroën) enregistre de nombreux succès. En France, Peugeot est devenu en 2018 la marque vendant le plus de voitures. À l’échelle mondiale, PSA a réalisé en 2018 son record de ventes : 3,88 millions de véhicules. Cela représente une hausse de 6,8% et en hausse de 23 % en 2 ans , due principalement à l’intégration d’Opel et de Vauxhall, qui ne s’est pas faite sans licenciement.

En 6 ans il y a eu 25 000 emplois en moins et le groupe a généralisé la précarisation des emplois avec l’emploi massif d’intérimaires : plus de 8000 intérimaires à 1100 euros pour faire des véhicules haut de gamme. Cela s’est fait en s’appuyant sur les accords de compétitivité signés par une majorité de syndicats, à l’exception de la CGT. Ces accords imposent la réalisation de 56 heures quasiment gratuites et obligatoires par an, ainsi que la politique des plateforme EMP2 et le mono-flux, c’est-à-dire le travail sur une seule ligne de montage pour faire la même production, voire plus.

... http://www.revolutionpermanente.fr/PSA- ... Saint-Ouen
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