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Messagede ivo » 06 Juin 2012, 18:27

L'écrivain de science-fiction Ray Bradbury est mort à 91 ans
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L'écrivain américain de science-fiction Ray Bradbury est mort hier soir à Los Angeles, des suites d'une longue maladie. Il avait 91 ans. Il est notamment l'auteur des "Chroniques martiennes" et de "Fahrenheit 451".

C'est une légende de la science-fiction et un auteur prolifique qui s'éteint. Auteur de cinq cents nouvelles, une trentaine de romans, des contes, des poèmes, Ray Bradbury est mort à l'âge de 91 ans. Il a notamment écrit des "Chroniques martiennes" et "Fahrenheit 451", classique de l'anticipation paru en 1953, qui fut porté à l'écran par François Truffaut. "La chose la plus amusante dans ma vie, c'était de me réveiller chaque matin et de courir jusqu'à la machine à écrire parce que j'avais eu une nouvelle idée", se réjouissait-il en 2000.

Né le 22 août 1920 à Waukegan (Illinois, nord des Etats-Unis), Raymond Douglas Bradbury a découvert la littérature à l'âge de 7 ans avec Edgar Poe. Fils d'un père technicien et d'une mère d'origine suédoise, il a 14 ans lorsque ses parents s'installent à Los Angeles. Il a 17 ans lorsque sa nouvelle "Script" est publiée dans une revue de science-fiction.

"Le monde a perdu l'un des plus grands écrivains que j'ai connus, et un des hommes les plus chers à mon coeur. Repose en paix Ray Bradbury", déclare sur son compte Twitter Danny Karapetian, petit-fils de la légende de la science-fiction :

Danny Karapetian@dannykarapetian
The world has lost one of the best writers it’s ever known, and one of the dearest men to my heart. RIP Ray Bradbury (Ol’ Gramps).
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Messagede ivo » 17 Juin 2012, 18:24

20 ans après les émeutes de Los Angeles, mort de Rodney King
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En 1992, l'acquittement des quatre policiers blancs qui avait brutalisé ce jeune noir avait été à l'origine des émeutes raciales de Los Angeles. La vidéo de la scène avait fait le tour du monde. Rodney King a été découvert mort au fond de sa piscine. Il avait 47 ans.

Image
Rodney King en avril dernier © Reuters Shannon Stapleton

L'histoire commence le 3 mars 1991 quand quatre policiers blancs passent à tabac un jeune noir devant la caméra d'un vidéaste amateur. Un an plus tard, le 29 avril 1992, les quatre hommes sont blanchis par un jury composé dix Blancs, un Hispanique et un Asiatique.
La manifestation de quelque 100.000 personnes va vite dégénérer en violences, pillages et incendies. L'armée sera appelée en renfort. Ces émeutes, qui vont durer plusieurs jours, feront 53 morts, des milliers de blessés et des dégâts estimés à un milliard de dollars.


En avril dernier, Los Angeles a commémoré ces émeutes. L'occasion pour Rodney King de publier un livre, et d'assurer qu'il avait pardonné aux quatre policiers, "parce que les Etats-Unis m'ont pardonné de nombreuses choses et m'ont donné de nombreuses opportunités. Il faut pouvoir avoir une seconde chance et moi je l'ai eue. Si tout cela s'était passé dans les années 50 ou 60... je n'aurais pas survécu. Je n'aurais pas écrit ce livre."

........
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Messagede ivo » 27 Fév 2013, 10:39

Stéphane Hessel, ancien résistant et auteur d'"Indignez-vous", est mort
>>>
http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/27 ... ref=france
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Messagede ivo » 27 Fév 2013, 20:34

Après la mort de Stéphane Hessel, les Indignés orphelins
>>>
http://www.franceinfo.fr/politique/step ... 2013-02-27
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Messagede ivo » 28 Fév 2013, 21:09

Daniel Darc est mort
Le chanteur du groupe Taxi Girl, figure du rock français, a été retrouvé mort chez lui par son producteur, annonce BFM TV.
Image
...
"'Quand je mourrai, j'irai au paradis/C'est en enfer que j'ai passé ma vie'."

>>>
http://www.lexpress.fr/culture/musique/ ... 25809.html
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Messagede ivo » 01 Mar 2013, 11:57

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Messagede ivo » 07 Mar 2013, 10:58

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Messagede Pïérô » 23 Mai 2013, 14:04

Georges Moustaki est décédé ce matin, à Nice.
http://www.humanite.fr/culture/georges- ... ort-542130
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Messagede DjurDjura » 24 Mai 2013, 14:09



Adieu l'artiste !!
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Messagede Pïérô » 01 Juin 2013, 10:55

Pierre Morain est décédé le 27 mai 2013

Mort de Pierre Morain, incarcéré à Loos en 1955 pour son soutien aux révolutionnaires algériens

« Moi je ne suis pas français, je suis ouvrier ». Voilà ce que répondit Pierre Morain au tribunal de Lille qui lui demandait pourquoi lui, Français, participait aux côtés des travailleurs algériens aux violentes émeutes qui retournèrent le centre-ville de Lille ce 1er mai 1955. Pierre Morain, ouvrier du bâtiment installé à Roubaix, anarchiste, sera le premier métropolitain incarcéré pour son soutien aux révolutionnaires algériens. Il est décédé le 27 mai 2013. L’historien Jean-René Genty lui rend cet hommage.

Image

Pierre Morain, à la sortie de la prison de la Santé en mars 1956
(source : tract annonçant la sortie de la brochure « Un homme, une cause… »)


Mort d’un anarchiste !

Pierre Morain est mort le 27 mai 2013 au Larzac où il résidait avec son épouse Suzanne depuis les années soixante-dix. Tous deux participaient à la lutte des agriculteurs du plateau contre l’extension du camp militaire. Au moment de son installation sur le plateau, Pierre Morain comptabilisait alors déjà de nombreuses années de militantisme. Jeune ouvrier du bâtiment dans la région parisienne au début des années cinquante, il militait à la Fédération Communiste Libertaire (FCL) et appartenait à son cercle le plus restreint, « l’Organisation Pensée Bataille » emmenée par Georges Fontenis.

C’est à ce titre qu’il fut envoyé dans le Nord en avril 1955 à la demande du Mouvement National Algérien avec mission d’organiser un comité de soutien aux militants algériens. Les contacts entre Messali Hadj et la FCL étaient alors étroits via l’intermédiaire de Daniel Guérin, qui se réclamait à la fois du communisme libertaire et de la lutte anticolonialiste. Pierre Morain expliquait que, se retrouvant à Roubaix, il n’avait pas eu vraiment le temps de trouver des contacts dans les milieux métropolitains. En revanche, il fut rapidement adopté par les Algériens de Roubaix, travaillant le jour comme manœuvre terrassier chez Carette-Duburcq et diffusant le soir et le week-end Le Libertaire dans les cafés algériens. Le journal consacrait une large place à l’activité des révolutionnaires algériens et Pierre Morain rédigea plusieurs articles importants consacrés à la vie quotidienne des Algériens de Roubaix.

Il fut partie prenante des événements du 1er mai 1955 à Lille au cours desquels les Algériens du Nord encadrés par le service d’ordre messaliste affrontèrent pendant cinq heures les charges des forces de police et de gendarmerie mobile qui tentaient de s’emparer des banderoles proclamant l’Algérie libre et des portraits du Zaïm. Pierre Morain participa aux affrontements aux côtés de ses camarades algériens. Repéré par les différents services – il signait de son nom les articles publiés dans Le Libertaire – il fut contrôlé par des douaniers (la bataille de la frontière entre nationalistes algériens et forces de l’ordre commençait) le 23 mai. Le 24 mai, il fut interpellé par la DST puis relâché. Le 29 mai, Pierre Morain fut arrêté et emprisonné à Loos où il rejoignit les cadres algériens incarcérés à la suite de la manifestation. Tous étaient poursuivis pour « reconstitution de ligue dissoute ». Pierre Morain fut condamné à cinq mois de prison. Après appel interjeté par le parquet, la Cour d’appel de Douai élevait sa peine à un an de prison.

La condamnation du premier « Frère des Frères » de la guerre d’indépendance algérienne en métropole passa assez inaperçue et le cas Morain sortit peu à peu de l’anonymat grâce à l’action du comité de défense emmené par Jean Cassou, Daniel Guérin, Claude Bourdet et Yves Dechezelles. Mais ce fut la prise de position d’Albert Camus dans L’Express du 8 novembre 1955 qui attira l’attention de l’opinion publique sur « la situation d’un jeune militant (…) placé sous les verrous pour avoir manifesté un mauvais esprit en matière de politique algérienne. La protestation, jusqu’à présent a été limitée à d’étroits secteurs de l’opinion. Morain ayant le double tort d’être ouvrier et anarchiste ». Rappelons que jusqu’à sa mort, Camus demeura fidèle à ses contacts avec l’anarchisme et le messalisme.

Pierre Morain quitta la prison de la Santé à la fin du mois de mars 1956 mais il demeurait sous le coup d’une inculpation pour atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat. En janvier 1957, il participait à l’assaut donné par un groupe de « l’Organisation Pensée Bataille » contre la permanence du mouvement Poujade, rue Blomet dans le 16ème arrondissement.

L’aventure du groupe « Organisation Pensée Bataille » se termina par le passage dans la clandestinité et l’arrestation de son principal dirigeant, Georges Fontenis.

Par la suite, Pierre Morain continuera à militer dans la mouvance anarchiste puis alternative.

J.-R. GENTY

Sources : Fontenis Georges, L’autre communisme, histoire subversive du mouvement libertaire, Lucée, Acratie, 1990 ; Comité Pierre Morain, Un homme, une cause, Pierre Morain prisonnier d’Etat, Paris, 1956 ; Témoignage de Pierre Morain, 22 août 1992, archives privées J.-R. Genty ; Témoignage de Georges Fontenis, 23 juin 1992, archives privées J.-R. GENTY ; Collection du journal Le Libertaire, BDIC de Nanterre. Genty J.-R., L’immigration algérienne dans le Nord-pas-de-Calais, Paris, L’Harmattan, 1999 ; Genty J.-R., Fidaou el Dzezaïr, les nationalistes algériens dans le Nord, Paris, L’Harmattan, 2008.

http://labrique.net/numeros/en-ligne-un ... ncarcere-a
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Messagede Pïérô » 12 Sep 2013, 13:16

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Messagede bipbip » 13 Sep 2013, 09:22

Le Droit au Logement (DAL) dont Albert Jacquard était le président d’honneur, organise un hommage à sa mémoire, Place du Président Edouard Herriot (derrière l’Assemblée nationale) demain vendredi à partir de 17 heures.

Cette place est le siège actuel d’un piquet et d’une veille de 10 h à 23 h chaque jour jusqu’à vendredi, à l’appel de nombreuses associations de défense de locataires et de sans logis, pendant toute la durée de la présentation du projet de loi de Cécile Duflot ((ALUR) à l’Assemblée nationale qui va se traduire par une hausse des loyers pour les locataires, contrairement à l’objectif présenté par cette loi qui est d’encadrer les loyers. De plus, cette loi ne règle en rien les problèmes fondamentaux pour les demandeurs de logements et n’abroge pas la loi Boutin du précédent gouvernement.

http://droitaulogement.org/
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Messagede bipbip » 15 Sep 2013, 11:14

Je me souviens d’Albert Jacquard.

Je me souviens d’Albert Jacquard, juché sur une chaise, place de la Réunion dans le XXe arrondissement de Paris, en mai 1990, au milieu d’une foule compacte, un porte-voix à la main, apportant son soutien, et encourageant les 48 familles expulsées de leur logement, qui campaient là depuis plusieurs semaines avec leurs enfants, pour réclamer un logement décent. Comme il le fera encore vingt ans plus tard, il nous a parlé de sa foi dans l’humanité, de son indéracinable espoir de la savoir un jour meilleure. J’avais été impressionné par le soutien de cet intellectuel, ce scientifique qui venait aux côtés des sans-logis et des mal-logés, aux côtés du petit peuple en lutte, comme Sartre et d’autre rares intellectuels l’ont fait dans notre histoire.

Quelques mois plus tard nous avons créé Droit au logement. Et avec l’Abbé Pierre, Léon Schwartzenberg, Mgr Gaillot il a cheminé avec le DAL, les sans-logis et les mal-logés en lutte.

Albert Jacquard, «le professeur» comme l’appelaient respectueusement les mal-logés, et les «sans» auxquels il avait si souvent apporté son soutien, était toujours disponible, un simple coup de fil suffisait, lorsqu’il ne courait pas d’une conférence à une autre en sillonnant la France et la planète. Il avait confiance.

Le professeur arrivait le plus souvent en métro ou à pied; il disait bonjour aux militants et militantes, aux familles qu’il reconnaissait, demandait de lui expliquer plus en détail les évènements, car le plus souvent nous n’avions pas eu le temps d’apporter beaucoup de précisions.

Il était Président d’honneur du DAL, avait depuis soutenu avec constance et fréquence les luttes et les combats de l’association. Notamment le campement du quai de la gare, en 1991, l’occupation du 41 avenue Coty en 1993, l’occupation du 7 rue du Dragon en décembre 1994.

Solidaire, il l’était et savait nous donner de bonnes leçons de solidarité. Un jour, nous campions devant un immeuble vide, pour en demander la réquisition. Les CRS étaient venus nous déloger, brutalement. Les bébés avaient roulé sur le sol, car ils arrachaient les matelas posés sur le sol. J’avais alors été interpellé et conduit dans un car. Albert s’était immédiatement aproché du car et en qualité de manifestant et d’organisateur avait demandé à être aussi interpellé, et d’autres militants l’avaient suivi.

Arrivés au poste, les policiers s’étaient alors rendus compte de leur bévue, et avaient annoncé à Jacquard qu’il était libre… Alors il leur a dit : «Je sortirai d’ici le dernier, jamais le premier». C’est ainsi que nous avons tous été libérés, grâce à la solidarité du «professeur».

Il était aussi engagé au côté des sans-papiers, au côté de l’association «Droits devant», qu’il coprésidait avec Mgr Gaillot et Léon Schwartzenberg, créée dans la foulée de l’occupation de la rue du Dragon. Profondément pacifiste, il défendait le désarmement intégral et l’interdiction immédiate des armes nucléaires, qu’il considérait à juste titre comme l’un des plus grands dangers pour l’humanité.

Il avait également apporté son soutien à notre combat plus personnel mais emblématique, porté par Nadjat, ma femme, pour la scolarisation en milieu ordinaire de notre fils Etienne, porteur de trisomie 21, à l’époque ou l’on cantonnait les enfants porteurs d’un handicap mental dans des foyers spécialisés. Il a été scolarisé jusqu’en terminale.

Un toit, c’est un droit

Il était aimé par les mal-logés et les militants, parce qu’il prenait aussi le temps de dire bonjour, de parler avec eux, et de les encourager à poursuivre leur combat pour vivre dignement.

Il avait été membre du haut comité au logement des plus démunis, pendant plusieurs années, mais n’avait pas été reconduit par le Président Chirac, qui n’avait manifestement pas beaucoup d’affinités avec Albert Jacquard… Il ne s’était pas engagé en politique, ou de manière très éloignée, et avait choisi de rester avec les «sans» et de se consacrer à l’écriture.

Albert Jacquard était un scientifique et un philosophe, qui avait cette capacité extraordinaire d’expliquer le plus simplement du monde des choses compliquées, avec un plaisir toujours renouvelé, et inépuisable. Au milieu des CRS, dans un immeuble fraichement réquisitionné par les mal-logés, ou à des familles sans-logis installées dans un campement… Il expliquait que les races étaient une invention sans fondement scientifique, que l’homme était une extraordinaire invention, dont le moteur était de communiquer.

L’éducation était la clef de l’avenir de l’homme pour le «professeur», et il aimait beaucoup parler dans les écoles et les lycées. Il courait de conférences en conférences dans tout le pays et à travers le monde.

Il disparaît en pleine lecture d’une loi sur le logement, attendue en vain par les mal-logés et les sans-logis. Il aurait été avec nous, pour réclamer le droit pour tous de vivre dans un logement stable et décent.

Jacquard laisse une œuvre et une pensée humaniste, fraternelle, universelle et lumineuse. Elle devrait être enseignée dans les écoles, pour nous rendre meilleurs. Ce serait, aussi, le meilleur hommage à lui rendre, car il était l’un des meilleurs d’entre nous.

Et nous devrons être nombreux le jour de ses obsèques, jeudi prochain à 10 heures à l’église Saint Sulpice, pour saluer cet homme de lumière.

Jean-Baptiste EYRAUD Président de Droit au logement

http://droitaulogement.org/?p=3457
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Messagede bipbip » 16 Jan 2014, 13:59

Décès d’Anthony Lorry

Pour toux ceux qui l’ont connut, la disparition brutale d’Anthony Lorry, décédé le 5 janvier dernier est une surprise et une déchirure.

Anthony fut tout à la fois un militant syndicaliste révolutionnaire et un chercheur reconnu et apprécié. D’ailleurs ces deux parcours s’entremêlent au cours de sa trop courte existence.
Ayant rejoint la CNT au milieu des années 1990, il s’illustrera surtout en contribuant avec d’autres camarades de l’époque (Jacques Toublet, Frank Mintz, Raphael Romnée...) au lancement en 1997 de la revue théorique de cette organisation syndicale, les Temps Maudits, revue à laquelle il participe jusqu’en 2004. Il y livre de nombreux comptes-rendus de lecture, retranscriptions d’entretien...
Il pourra pleinement satisfaire sa passion pour l’histoire du mouvement anarchiste et du syndicalisme révolutionnaire, au travers de son activité professionnelle. Devenu documentaliste au Musée Social (au sein duquel Colette Chambelland elle-même documentaliste l’avait introduit), peu après avoir soutenu en 1995 un mémoire de maitrise sous la direction de Jacques Girault intitulé "Recherche sur les anarchistes et les syndicats en banlieue Nord de Paris", Anthony pourra ainsi évolué dans une des plus importante institution d’histoire sociale disposant de fonds très importants sur l’histoire du syndicalisme de la coopération et de la Mutualité.
Dès lors avec l’énergie, la disponibilité et la gentillesse qui le caractérisait, il a su apporter à tous ceux qui effectuaient des recherches en histoire sociale une aide aussi experte qu’utile. De nombreux travaux lui sont tributaires.
C’est toujours au sein du Musée social qu’il a pu affiner et devenir le fin connaisseur de Fernand Pelloutier et de la CGT de la Belle Époque. Ses recherches lui permirent de bâtir à partir de 2004 un site internet "Pelloutier. net" (http://www.pelloutier.net/welcome/i...) devenu une véritable référence pour qui veut se familiariser avec "l’inventeur" de la CGT. C’est également à ce titre qu’il collabora en 2008 au documentaire de Patrice Spadoni intitulé Fernand Pelloutier et les bourses du travail et à différentes initiatives universitaires, surtout autour du centenaire de la Charte d’Amiens de 1906.
Outre les synthèses qu’il avait élaboré pour mieux comprendre l’histoire du syndicalisme révolutionnaire dans différents pays, avait pour ambition de publier au sein de pelloutier.net, l’importante correspondance de Pelloutier, mais aussi de nombreux travaux et archives inédit. Il n’aura cependant pas eu la possibilité d’avancer plus avant, d’autant qu’il réalisait l’ensemble de ce travail seul et en dehors .
Il serait trop long d’énumérer ici les très nombreuses collaborations et projets auxquels Anthony a participé. Il mettait par exemple à profit ses connaissances informatiques pour aider des revues et sites aussi divers que la Société d’études jaurésiennes, La revue Mil neuf cent. Revue d’histoire intellectuelle ou Science sociale.org a disposer d’une existence sur internet.
Dernièrement, Anthony avait travaillé d’arrache pied sur un projet dont hélas il ne connaitra l’aboutissement : le Dictionnaire biographique du mouvement anarchiste, dans le cadre de la collection du Maitron, devant paraitre en avril 2014. Le décès d’Anthony n’est pas simplement une perte pour le monde militant. C’est aussi une perte pour le milieu devenu trop étroit de l’histoire sociale dont il était un acteur à part entière.
A notre mesure, il faudra prolonger le travail qu’Anthony avait entamé en permettant au syndicalisme révolutionnaire d’être mieux connu par delà les clichés et les idées reçues. C’est sans doute le meilleur hommage que nous pourrions lui rendre.

Relire Anthony Lorry :

. “Anarchisme et syndicalisme avant 1914” in Regards sur le syndicalisme révolutionnaire : Victor, Émile, Georges, Fernand et les autres... : actes du colloque "La charte d’Amiens a 100 ans" tenu à Nérac, le 25 et 26 novembre 2006 / [organisé par les Amis du vieux Nérac] ; ouvrage publié sous la direction de Michel Pigenet et de Pierre Robin ; avec l’aide de Céline Piot et d’Anthony Lorry pour la partie iconographique, Narrosse : Éd. d’Albret , 2007, pp. 49-70

. De la résiolution à la “Charte”, 1908, l’invvention de la Charte d’Amiens (commentaires de deux textes de Louis Niel et de Victor Griffuelhes) in Le Syndicalisme révolutionnaire, la Charte d’Amiens et l’autonomie ouvrière / Volume préparé par Miguel Chueca, Paris : CNT-RP, 2009, pp. 231-246

. “Les monographies des "Ouvriers Européens" (1855 et 1877-79) et des "Ouvriers des deux mondes" (1857-1930) : inventaire et classification”, in Les Etudes sociales n° 131-132, 1er et 2e semestres 2000, pp. 93-181

http://www.autrefutur.net/Deces-d-Anthony-Lorry

Image

L’histoire sociale perd Anthony Lorry

La nouvelle abrupte de la mort d’Anthony Lorry, le 5 janvier 2014, a frappé de stupeur le petit monde de l’histoire sociale, et plus particulièrement sa sensibilité libertaire.

Anthony était, depuis 1998, bibliothécaires au Cedias-Musée social, à Paris 7e. Il aimait en faire partager les trésors, et bon nombre d’étudiants et de chercheurs de tout acabit se souviendront de sa disponibilité, de sa jovialité et de son professionnalisme décontracté.

Pour les rédacteurs du Maitron des anarchistes, un projet auquel Anthony participait activement, se rendre au Cedias, c’était aussi la perspective de se glisser dans son étroit bureau. Là, coincé entre les piles de vieux bouquins et les montagnes de dossiers, sous les yeux pochés du vieux Bakounine, on s’autorisait volontiers une demi-heure de discussions passionnées, sourire en coin. On passait en revue les débats du moment ; on discutait sur le syndicalisme révolutionnaire de jadis et d’aujourd’hui ; on ressuscitait Émile Pouget, Pierre Monatte, Georges Yvetot et bien sûr Fernand Pelloutier, auquel il avait consacré un site web très documenté http://www.pelloutier.net/.

Anthony était né le 4 décembre 1972 à Clichy-la-Garenne.

Libertaire, il était toutefois toujours resté à la lisière du militantisme organisé. Après avoir demandé son adhésion à Alternative libertaire au milieu des années 1990, sans concrétiser, il avait rejoint la CNT et plus précisément sa revue, Les Temps maudits, jusqu’en 2004.

C’est dans le cadre professionnel, en tant qu’historien, qu’Anthony s’était montré le plus actif, voire suractif, se démultipliant pour participer à de nombreux projets.

En 1995, sous la direction de Jacques Girault, il avait rédigé un mémoire sur les anarchistes et les syndicats en banlieue nord de Paris, entre 1880 et 1912. Refusant de faire son service militaire, il avait ensuite travaillé pendant dix-huit mois comme objecteur de conscience au Cedias, à l’invitation d’une grande dame de l’histoire sociale, Colette Chambelland. Embauché par la suite, c’est là qu’il œuvrait depuis, en binôme avec Michel Prat. Il avait notamment beaucoup travaillé à l’informatisation du Cedias, puis au programme de numérisation de certaines collections, au sein du Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale (Codhos). Il avait également aidé la Société d’études jaurésiennes, la Société d’économie et de sciences sociales et la revue Mil neuf cent (ex-Cahiers Georges Sorel) à se doter d’un site web.

Outre le syndicalisme révolutionnaire, auquel il avait consacré plusieurs études, Anthony s’intéressait beaucoup à l’économie sociale. Le Cedias a accueilli, en 2005, les archives de la Fédération nationale des coopératives de consommation, et Anthony s’était beaucoup impliqué dans la valorisation de ce fonds, estimant qu’il y avait là des aspects méconnus du mouvement ouvrier à explorer.

Le 10 janvier, plus d’une centaine de personnes étaient présentes à ses obsèques, à Herblay (Val-d’Oise), où il vivait. Il reposera à Fontenay-sur-Conie (Eure-et-Loire), le village de sa famille, auquel il était très attaché. L’équipe du Maitron des anarchistes tient à témoigner toute sa solidarité et sa tristesse à ses amis, sa famille, sa compagne et ses enfants. Le Cedias-Musée social envisage d’organiser une journée hommage et le Maitron des anarchistes, qui paraîtra le 1er mai, lui sera dédié.

L’équipe du Maitron des anarchistes

http://alternativelibertaire.org/?L-his ... rd-Anthony
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Messagede digger » 29 Jan 2014, 08:02

Pete Seeger est mort lundi à l'âge de 94 ans. Il a participé et chanté toutes les luttes américaines depuis McCarthy, inspiré Joan Baez, Dylan, Springsteen et beaucoup d'autres.
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