Surveillance généralisée, Big Brother

Re: Surveillance généralisée, Big Brother

Messagede bipbip » 05 Juil 2017, 00:30

Signalement de zadistes. La SNCF déplore une initiative locale "regrettable"

La SNCF a qualifié, ce mardi, d'"initiative locale, malheureuse et regrettable" une note demandant aux agents de "signaler tout mouvement ou groupe suspect", notamment "zadiste", se déplaçant vers la Belgique, l'Allemagne ou la Suisse pour se rendre au sommet du G20 à Hambourg.
Cette note, révélée par SUD-rail, émane du pôle TGV Lorraine. "Il ne s'agit absolument pas d'un document de la direction générale de SNCF (...) aucun des propos ne saurait engager l'entreprise ou refléter ses valeurs", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'entreprise, en présentant les "excuses (de la SNCF) aux personnes qui en sont choquées".

La note, consultée par l'AFP, évoquait une "demande de l'Etat" afin "d'anticiper au mieux les interventions si nécessaire". Elle demandait, à l'occasion du sommet international, vendredi et samedi à Hambourg, aux personnels des trains et des escales de signaler jusqu'au 13 juillet les "personnes dont le comportement pourrait laisser supposer un comportement militant porté à l'extrême (personnes appartenant au mouvement zadiste venant de Notre-Dame-des-Landes mais également des Alpes)".

Une note pour "anticiper les mouvements de foules difficiles"

Les signalements, précisait la note, devant être transmis en temps réel au poste de commandement des agents de sécurité de la SNCF (Suge). La note faisait référence à une procédure "déjà déclenchée lors de l'Euro 2016" afin notamment "d'anticiper les mouvements de foules difficiles". Mais selon Bruno Poncet (SUD-rail), la différence est "qu'ils ciblent aujourd'hui clairement un groupe de personnes".

... http://www.letelegramme.fr/france/signa ... CklGrJ5.99
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Re: Surveillance généralisée, Big Brother

Messagede bipbip » 14 Sep 2017, 15:50

L’Europe finance largement l’industrie de la surveillance des citoyens

Alors que l’Union européenne investit comme jamais dans la « sécurité », un rapport décrit l’influence des entreprises privées dans la définition de cette politique. Selon les auteurs, « la poursuite privée du profit a été confondue avec l’intérêt général du public, au prétexte d’une “sécurité” dont la démocratie paie le prix ».

Alors que le projet de l’Union européenne perd de sa crédibilité, plombé par la crise économique, la montée des partis anti-UE et le vote de Brexit, il se renforce en matière de politique de sécurité avec le soutien politique de tous les États membres, et avec des financements en augmentation constante.

Le programme de recherche de l’Union européenne en matière de « sécurité » est en fait piloté par les entreprises qui en sont les principales bénéficiaires. Les sociétés transnationales reçoivent en effet des millions d’euros de fonds publics, au titre de la recherche, pour développer des technologies de surveillance et d’espionnage de plus en plus intrusives, révèle un rapport de Statewatch et du Transnational Institute publié fin août 2017.

... https://reporterre.net/L-Europe-finance ... s-citoyens
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Re: Surveillance généralisée, Big Brother

Messagede Pïérô » 29 Sep 2017, 10:29

Les députés adoptent l’obligation de déclarer tous ses identifiants électroniques

Les députés ont voté hier soir les mesures de contrôle et de surveillance individuelles. Dans le lot, a été adoptée l’obligation pour une personne au comportement suspect de fournir l’intégralité de ses identifiants aux autorités administratives.

Le projet de loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme poursuit sa route à l’Assemblée nationale. Les députés ont voté tard dans la nuit l’article 3 du projet de loi où se nichent les mesures de surveillance individuelle comme le port d'un bracelet électronique ou l’obligation de pointer une fois par jour au commissariat du coin, outre l'obligation de résider dans un périmètre déterminé.

Une autre mesure concerne tout particulièrement le domaine des nouvelles technologies. C'est l’obligation de fournir ses identifiants. Comme relatée dans notre panorama, elle avait été prévue dès le projet de loi initial, mais avait sauté au Sénat. À l’Assemblée, en appui d’une confortable majorité, Gérard Collomb a réinjecté la mesure.

Cette contrainte pèsera là encore sur la personne « à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics ».

Ce n’est à dire vrai qu’une première condition puisque les autorités devront aussi démontrer que celle-ci est entrée « en relation de manière habituelle avec des personnes ou des organisations incitant, facilitant ou participant à des actes de terrorisme » ou bien a soutenu, diffusé ou adhéré « à des thèses incitant à la commission d’actes de terrorisme ou faisant l’apologie de tels actes ».

Ceci fait, la personne au comportement et relations louches aura l’obligation de déclarer tous ses « identifiants techniques de tout moyen de communication électronique dont elle dispose ou qu’elle utilise ».

... https://www.nextinpact.com/news/105265- ... niques.htm
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Surveillance généralisée, Big Brother

Messagede bipbip » 23 Nov 2017, 17:53

France : Création d’un service spécialisé dans les logiciels espions

Le gouvernement français devrait prochainement créer, au sein de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), une unité spécialisée dans les logiciels espions qui travaillera aussi pour les services enquêteurs dans des procédures judiciaires. Le Service technique national de captation judiciaire (STNCJ) aura pour mission de travailler sur des logiciels capables d’extraire discrètement d’un appareil informatique des données pouvant être utiles à l’enquête (documents stockés dans la mémoire, frappe du clavier ou images affichées à l’écran).

La création du STNCJ doit remédier au fait que les logiciels espions n’ont quasiment jamais été employés dans des enquêtes judiciaires alors que la loi les autorise depuis 2011. Le code de procédure pénale autorise en effet leur utilisation dans les affaires de terrorisme, mais aussi pour un grand nombre de crimes ou délits commis en bande organisée. En 2015, selon la délégation parlementaire au renseignement, des logiciels espions n’avaient été utilisés qu’à six reprises dans des enquêtes. Pourtant, les enquêteurs sont confronté au recours de plus en plus fréquent de messageries comme WhatsApp ou Telegram. L’utilisation de logiciels espions permet dans certains cas cet obstacle, en captant les données avant qu’elles ne soient chiffrées.

... http://www.lemonde.fr/pixels/article/20 ... 08996.html
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Re: Surveillance généralisée, Big Brother

Messagede bipbip » 13 Déc 2017, 08:43

Quand Minority Report s’invite à Marseille ! À partir de 2018, la mairie se lance dans l’aventure des mal-nommés « algorithmes prédictifs. »

Souriez, vous êtes (toujours plus) fliqué.e.s !

Quand Minority Report s’invite à Marseille ! À partir de 2018, la mairie se lance dans l’aventure des mal-nommés « algorithmes prédictifs. »

La mairie de Marseille se targue de transformer la ville en une Smart City. Tout comme votre smartphone enregistre méthodiquement toute vos données pour les revendre aux plus offrants, et ainsi améliorer la prestation publicitaire vous visant, désormais la ville veut centraliser toutes les données qu’elle enregistre pour nous offrir une meilleure prestation sécuritaire.

Vidéosurveillance, infos RTM, réseaux sociaux, rapports de police, et, si tout va bien, des capteurs sonores ! [1] Voilà entre autres les joyeusetés sensées être compilées et traitées par la magie du Big Data pour « prédire » les lieux et la nature de potentiels « troubles à l’ordre publique » avant qu’ils ne se produisent. Le tout piloté par Engie pour la modique somme de 1,5 million d’euros.

Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous. Plus d’investissement dans la surveillance, tant dans la rue qu’en ligne, moins dans les services sociaux. Inquiétude évidente face à la protection (ce qu’il en reste) des données personnelles, etc. La nouveauté vient de ces fameux « algorithmes prédictifs, » qui loin de prédire le future ont une fâcheuse tendance à répliquer les travers du passé.

Alors que leurs implémentation en Europe est récente (à ma connaissance), cela fait déjà plusieurs années que ce type de logiciels est utilisé par de nombreux départements de police aux États-Unis. Au-delà du problème même de l’emploi de ce type de technologie à un usage répressif, la pratique a révélé que ces logiciels intensifie la répression de communautés déjà ciblées de façon disproportionnée par la police, tel que les personnes racisées, sous couvert d’une « impartialité numérique. » [2]

Il existe deux grandes catégories d’algorithmes prédictifs policier, ceux qui évaluent des critères géographiques, et ceux qui créent des listes noires d’individus à surveiller. Dans cette deuxième catégorie, nul besoin d’avoir un casier, mais simplement d’être jugé par l’algorithme comme à risque (lieu de résidence, réseau d’amis, statut social, couleur de peau ?). [3] Bien entendu les critères exacts utilisé ne sont pas rendu publics. Dans les deux cas le nœud du problème est le même, c’est le fait que le logiciel est alimenté par le passé. [4]

Dans le cas des dispositifs géographiques, que la ville de Marseille veut implémenter, l’essentiel des données que le logiciel a à sa disposition est composé des données d’intervention policières. Étant donné que celles-ci ont tendance à viser certaines personnes / zones géographiques plus que d’autres (cf contrôles au faciès), le logiciel va « apprendre » à prédire un besoin policier plus important dans ces zones. En d’autres termes, vu que l’on nourrit le logiciel d’information raciste, classiste, et j’en passe, le logiciel devient lui-même raciste, classiste et ainsi de suite.

Par exemple, une étude sur le fonctionnement de PredPol, un logiciel utilisé par la police d’Oakland à montré dans une simulation « ce qui se passerait si la police avait agit directement sur les points chauds de PredPol chaque jour et augmentée les arrestation en conséquent : le programme entra dans une boucle de rétroaction, prédisant de plus en plus de crimes dans les quartiers où la police se rendait le plus souvent. Cela causant l’envoi d’encore plus de forces de police. » [5]

En 2015, la police d’Oakland décida d’abandonner l’usage des algorithmes prédictifs, les jugeant trop néfastes ! [6]

Alors quand on déclare que « [l]’objet de cette plateforme technologique Big Data est de croiser l’analyse d’une situation passée avec un contexte présent pour anticiper les risques et préparer les interventions des forces de sécurité, » [7] cela n’est pas rassurant.

Affaire à suivre...


Notes

[1] https://www.20minutes.fr/marseille/2180 ... hnologique

[2] https://www.aclu.org/other/statement-co ... ts-privacy

[3] https://www.theverge.com/2014/2/19/5419 ... -it-racist

[4] http://www.slate.com/articles/technolog ... _data.html

[5] https://www.theguardian.com/inequality/ ... t-impulses

[6] https://motherboard.vice.com/en_us/arti ... e-policing

[7] https://www.engie-ineo.fr/marseille-pla ... r-risques/


https://mars-infos.org/souriez-vous-ete ... -plus-2759
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Re: Surveillance généralisée, Big Brother

Messagede bipbip » 31 Jan 2018, 08:40

A Nice, des policiers dans les écoles : les nouveaux surveillants de Blanquer

Des policiers dans les écoles primaires : Le Pen en rêvait, Blanquer le fait. En acceptant la proposition du maire de Nice, le ministre s’engage dans une voie avec laquelle tous ses prédécesseurs (et pourtant…) avaient pris leurs distances. Et dévoile toujours plus ses intentions. Pour ceux qui ne les auraient pas encore comprises...

Des policiers dans les écoles primaires : Le Pen en rêvait (et encore uniquement pour les collèges et lycées), Blanquer le fait. En acceptant la proposition du maire de Nice 3, Estrosi, de faire surveiller à la rentrée prochaine, deux ou trois écoles de la ville par des policiers municipaux, le ministre s’engage dans une voie avec laquelle tous ses prédécesseurs (et pourtant…) avaient pris leurs distances. Avec la duplicité qui est sa marque de fabrique, Blanquer tient à préciser qu’il n’a pas donné son « feu vert » mais seulement « pris acte de l’expérimentation », ce qui revient au même, le maire ne pouvant la mettre en œuvre sans l’accord de l’EN. Pour justifier la chose, Blanquer explique doctement que sur les questions sécuritaires, il y avait « une sensibilité particulière, à Nice, tout à fait compréhensible ». Traduction : la police, municipale et nationale (et les 1300 caméras de surveillance en service à Nice), qui avait surtout fait preuve de sa totale incapacité à empêcher l’attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais, pourra toujours se rattraper avec les dangereux écoliers de la ville. Après tout, c’est bien dans cette ville qu’en janvier 2015, quelques jours après les attentats parisiens, un écolier de 8 ans 3, soupçonné d’« apologie de terrorisme », avait été conduit au commissariat par de courageux policiers. En vertu du principe de précaution, ils seront dorénavant sur place. On n’est jamais trop prudent.

Il est vrai qu'à Nice, la surveillance des écoliers, est une affaire politique et commerciale qui tourne. Outre les caméras de surveillance, les écoles sont équipées/encombrées de tout un attirail anti-intrusion, boutons d’alerte, d’alarme, badges d’accès etc. Même les crèches municipales n’y échappent pas, des fois que les couches culottes des bambins dissimuleraient en réalité des ceintures d’explosifs. L’électeur niçois est donc rassuré : à Nice comme ailleurs, les écoles ne comptent ni surveillants ni secrétaires ni infirmières, les AVS font cruellement défaut, le remplacement des enseignants laisse à désirer mais dorénavant la police veillera. A quoi veillera-t-elle, d’ailleurs ? Nul ne le sait. Sinon que cette opération publicitaire à grand spectacle ne vient pas de nulle part. Elle fait sens.

De fait, cette décision ministérielle s’inscrit dans une logique sécuritaire largement entretenue depuis de nombreuses années, qui fait de l’école un lieu de menaces et d’un élève un délinquant potentiel. Et ceci en dépit de nombreuses enquêtes, de travaux reconnus (on pense à Eric Debarbieux notamment), de notes d’information émanant des services de l’EN mais que Blanquer, qui passe le plus clair de son temps dans les studios des radios-télés n’a sans doute pas le temps de consulter. N’en déplaise aux fantasmes et aux images complaisamment véhiculés par les médias et désormais relayés par le ministre, la violence est absente de la plupart des établissements scolaires, notamment des écoles primaires, localisée dans un petit nombre d’endroits (en collège spécialement) où l’exclusion sociale vient renforcer l’exclusion scolaire. Les dispositifs anti-intrusions, notamment, tournent à vide, les intrusions dans les établissements scolaires étant statistiquement voisines de zéro.

Faire de l’école un objet de surveillance maladive : la mesure prise à Nice a sans doute également à voir avec les mesures ubuesques de surveillance décidées par l’EN autour des écoles après les attentats. Il s’agit de surveiller plus que de protéger, d’entretenir un climat de peur qui profite toujours aux gouvernants (et aux fabricants de quincaillerie de surveillance). L’alourdissement de la politique pénale observée depuis une quinzaine d’années (voir par exemple la question des prisons) trouve ici sa traduction scolaire : avec la surveillance des écoliers, la criminalisation des désordres enfantins et juvéniles, avec le soupçon généralisé sur toute une classe d’âge (pourtant statistiquement la moins délinquante, 10 % des délits, les moins graves le plus souvent, sont le fait des mineurs), la police se voit attribuer sur l’école une fonction éducative pour laquelle elle n’est pas qualifiée et sur la société un droit de regard qui n’est pas légitime.

Jusqu’à présent, à Nice notamment, la volonté de certains élus de faire entrer la police dans les écoles avait été contrée par la réaction des parents et enseignants. Aujourd’hui, seule la CGT Educ’action a fait connaître son désaccord. Le syndicat majoritaire (SNUIpp-FSU) se tait. Un silence qui, s’il se confirmait, en dirait long sur la perte des repères… non pas des élèves mais de leurs maîtres.


https://blogs.mediapart.fr/b-girard/blo ... e-blanquer
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Re: Surveillance généralisée, Big Brother

Messagede bipbip » 10 Fév 2018, 21:56

Dérive sécuritaire

Nice : Reporty, l’application de délation que Estrosi veut mettre en place

La dérive sécuritaire du maire de la cinquième ville de France n'en finit pas. Marquée par l'attentat du 14 juillet 2016, la ville est sous le coup d'une hyper-inflation de l'arsenal sécuritaire. Entre la multiplication des cameras de vidéo-surveillance et les flics dans les écoles, Estrosi souhaite relancer la délation via une application pour téléphone.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Nice ... e-en-place
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