Menaces contre la Fonction publique

Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 29 Juil 2018, 20:40

Rapport CAP 2022, fonction publique, la grande casse pour 30 milliards

Voici le communiqué et le rapport lui même en pièce jointe.

https://solidaires.org/Rapport-CAP-2022 ... -milliards
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Messagede bipbip » 31 Juil 2018, 18:05

CAP 2022 préconise de réformer le statut des enseignants

Tellement disruptives ces propositions : responsabiliser les établissements,
créer un nouveau corps d’enseignants […] soumis à des obligations supplémentaires (bivalence, annualisation d’une partie du temps d’enseignement, obligation de remplacement dans l’intérêt du service ; avancer le concours, dès la fin de la licence ; permettre une remontée des élèves français dans les évaluations internationales en réalisant au passage 300 millions d’euros d’économies (ah ah !) ;
à l’université : offrir plus de « souplesse » dans la gestion des ressources humaines des chercheurs et des enseignants-chercheurs, privatiser des facultés, augmenter les frais d’inscription…
new public management ? tout y est.

Le rapport consacre deux chapitres à l’éducation. Les préconisations du comité sont claires : introduire plus de souplesse et de flexibilité dans le domaine éducatif, de l’école à l’université.

... http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article8381
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Messagede bipbip » 11 Aoû 2018, 21:07

Rapport CAP22 : Le gouvernement annonce la casse du statut

Communiqué de la fédération SUD éducation

Dans un rapport commandé par le gouvernement, et dont plusieurs préconisations ont déjà été suivies d’effets, les rédacteurs et rédactrices appellent le gouvernement à détruire l’enseignement public dans le second degré.

Il s’agit en effet de mettre fin au statut d’enseignant-e certifié-e pour lui substituer un nouveau corps où les garanties seraient moindres : obligation de bivalence disciplinaire, annualisation et augmentation du temps de travail, remplacements au pied levé…

Les rédacteurs et rédactrices de ce rapport aux conceptions libérales étriquées envisagent pour l’Éducation Nationale la même évolution qu’à France Telecom et à La Poste : la fin du statut de fonctionnaire, avec pour conséquences des conditions de travail dramatiquement dégradées, l’avènement de l’arbitraire local, et in fine un service rendu au public dont la qualité s’effondre, au bénéfice de l’enseignement privé.
SUD éducation combattra cette réforme, et appelle les collègues à se mobiliser pour faire barrage à cette attaque en règle contre le service public et les conditions de travail des personnels.


https://www.sudeducation.org/Le-gouvern ... tatut.html
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Messagede bipbip » 28 Aoû 2018, 17:03

Fonction publique d'Etat: 4.500 postes supprimés en 2019, plus de 10.000 en 2020

Emmanuel Macron a promis au cours de sa campagne pour la présidentielle 120.000 suppressions de postes dans la Fonction publique au cours du quinquennat au total...

Le gouvernement prévoit la suppression d'environ 4.500 postes dans la fonction publique d'Etat en 2019, et le chiffre sera «supérieur à 10.000 en 2020», annonce Edouard Philippe dans une interview au Journal du dimanche.

«Pour la fonction publique d'État, nous tiendrons l'objectif du président de la République de supprimer 50.000 postes à l'horizon 2022», assure le Premier ministre. Emmanuel Macron a promis au cours de sa campagne pour la présidentielle 120.000 suppressions de postes dans la Fonction publique au cours du quinquennat au total, dont 50.000 sur le périmètre de l'Etat où, dans le cadre du budget 2018, 1.600 suppressions de postes avaient déjà été actées.

... https://www.20minutes.fr/societe/232565 ... 10000-2020
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Messagede bipbip » 08 Sep 2018, 20:01

Vives réactions aux suppressions d’emplois envisagées par Matignon au ministère des sports

Une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet prévoit la suppression de 1 600 postes d’ici à 2022.

Une lettre de cadrage envoyée par Matignon au ministère des sports, consultée par l’Agence France-Presse (AFP), prévoit la suppression de 1 600 postes de fonctionnaire d’ici à 2022.

« Dans le cadre du processus “Action publique 2022”, vous serez appelés à appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022. »

La missive, envoyée le 26 juillet, alors que Laura Flessel était encore ministre des sports, rappelle la promesse présidentielle de supprimer 50 000 postes de fonctionnaire. Matignon compte « sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS) et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés » pour parvenir à cet objectif.

... https://www.lemonde.fr/sport/article/20 ... _3242.html
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Messagede bipbip » 12 Sep 2018, 19:10

« La réforme de l’État est un business pour les entreprises »

Conseil, audit, réforme de l’État : les intérêts privés prennent le contrôle dans les missions de service public, dénonce Jan Martin, administrateur CGT de l’école publique ENA. Entretien.

Depuis quand l’entreprise a-t-elle investi la fonction publique et quelle place y tiennent les consultants ?

Jan Martin La fonction publique a toujours fait appel à des consultants, mais, en 2007, avec la RGPP (révision générale des politiques publiques), le gouvernement Sarkozy a proclamé la nécessité de s’appuyer non seulement sur les inspections générales, mais aussi sur des consultants. On retrouve aujourd’hui cette idée-là dans le cadre de CAP 22. Ça a aussi été enseigné à l’ENA (École nationale d’administration). Quand j’étais élève de l’ENA (2008-2010), on nous distribuait un pavé de 400 pages portant sur la gestion et le management public, qui comportait des fiches techniques. Dans l’une, « conduite du changement », il était précisé qu’il fallait faire appel à des consultants extérieurs, car « considérer qu’un agent lambda peut apporter quelque chose à la réorganisation d’un service est contestable. La plupart du temps, il se contentera de poser des questions sur sa future rémunération ou sur la nouvelle localisation du service. Les fonctionnaires ne sont pas payés pour réfléchir à l’évolution de leur métier, c’est le reflet de la société, c’est la culture du regard extérieur, une proposition interne sera moins légitime que si elle vient de l’extérieur...

... https://www.humanite.fr/la-reforme-de-l ... ses-660134
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 12 Sep 2018, 23:28

Olivier Dussopt : « L'objectif de 50.000 suppressions de postes au sein de l'Etat est très largement atteignable »

INTERVIEW - Olivier Dussopt fait sa rentrée sociale ce lundi avec l'ouverture de négociations sur l'égalité femmes-hommes dans la fonction publique. Pour lui, la fonction publique « ne peut pas signer un accord dont les dispositions seraient moins ambitieuses que dans le secteur privé ».

4.500 suppressions de postes de fonctionnaires de l'Etat en 2019 après 1.500 cette année. L'objectif d'Emmanuel Macron d'en supprimer 50.000 sur le quinquennat est-il tenable ?

Il est très largement atteignable, sachant que chaque année il y a plusieurs dizaines de milliers de départs en retraite. Mais il n'est pas l'alpha et l'oméga de notre politique. Nous ne comptons pas renouveler les erreurs du passé.

Il faut d'abord travailler sur la façon de moderniser les services publics et de gagner en productivité. Ce n'est qu'à partir de là que l'on peut supprimer des emplois, tout en conservant un objectif : l'amélioration de la qualité du service public rendu aux usagers. La mise en oeuvre des réformes étant progressive, plus nous allons avancer, et plus des marges de réduction des effectifs se dégageront.

... https://www.lesechos.fr/economie-france ... 203481.php
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 26 Sep 2018, 06:54

Budget 2019 : 4 164 postes vont être supprimés dans la fonction publique

Le projet de loi de finances 2019 prévoit la suppression de 8 396 emplois et la création de 4 232 postes principalement pour l'Intérieur, la Justice et la Défense.

"Pour 2019, le solde global des créations et des suppressions d’emplois s’élève à - 4 164 emplois" dans la fonction publique, selon le projet de loi de finances présenté en Conseil des ministres, lundi 24 septembre. Après - 1 600 postes supprimés en 2018, le gouvernement accélère donc ses mesures d'économie. Il s'agit de 1 571 emplois en moins pour la fonction publique d'Etat et de 2 593 emplois supprimés dans les opérateurs.

... https://www.francetvinfo.fr/economie/bu ... 54781.html
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 11 Oct 2018, 18:16

CAP 2022 : après les cheminots, la fonction publique !

La réforme de la SNCF enclenchée au printemps dernier comportait la fin du recrutement au statut – les cheminots en activité n'étaient pas concernés, selon les « éléments de langage » du gouvernement. Mais voilà que Guillaume Pepy, patron de la SNCF, lance maintenant l'idée d'une réforme du statut de cheminot. La même logique est à l'œuvre dans les réformes que le gouvernement compte porter pour la fonction publique : le statut énerve les patrons, manifestement.

Dès 2016, Macron annonçait la fin du statut des fonctionnaires, qu’il décrivait comme inadapté au monde contemporain. Il s’agit de privilégier l’individualisation des carrières, des rémunérations, bref de casser les effets de solidarité que le statut concrétise. Cette casse des statuts, qu’il s’agisse de la fonction publique ou des cheminots, est donc une grande casse sociale qui parcellise le monde du travail, accroit la concurrence, et rend tous les salariés plus fragiles face à la précarité, aux difficultés liées aux conditions de travail, et consiste à renforcer systématiquement le pouvoir des patrons sur les salariés.

Dans la fonction publique, l’usage de recourir à des contractuels – c’est-à-dire à des personnels qui font exactement le même travail que tous les autres mais ne bénéficient pas du même salaire ni des mêmes droits face aux recruteurs – devra être étendu selon CAP 2022. A terme, cette extension implique la fin de la fonction publique, ce qui signifie la refonte complète des services publics qui s’aligneront sur la gestion des entreprises privées. L’hôpital craque déjà de toutes parts d’avoir subi ce modèle gestionnaire, avec l’épuisement des personnels et les risques sanitaires que cela engendre sur les usagers.

Faire de nous de la chair à patrons : voilà le projet du gouvernement, qu’il poursuit inlassablement à travers les lois Travail, la réforme de la SNCF ou le contenu de CAP 2022 qui annonce les réformes de la fonction publique. Revenir à la violence des rapports salariés / patrons des pires débuts du capitalisme où le contrat individuel était le jouet de l’arbitraire patronal, désarmer autant que possible les salariés dans la lutte de classes qui est en train de changer de figure, renvoyer chacun à sa responsabilité personnelle pour rendre raison de son parcours (en « responsabilisant » les précaires et les chômeurs, comme l’a osé Macron en juin dernier à la Mutualité), le gouvernement est en train de détruire méthodiquement des acquis sociaux conquis de haute lutte qui exaspèrent aujourd’hui le patronat en quête de main d’œuvre corvéable.

... http://www.revolutionpermanente.fr/CAP- ... n-publique
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 18 Oct 2018, 21:00

Tribune Libre
Qui sont les voleurs ? A propos du discours sur les cheminots « privilégiés »

Le discours sur les travailleurs privilégiés, que ce soit par le statut ou par le régime de retraite, tente en réalité d’implanter une idée plus radicale dans l’esprit de la population : les cheminots, les fonctionnaires, les électriciens gaziers, les bénéficiaires des régimes spéciaux, tous ces gens-là sont des voleurs ! Ils volent le bon argent que les français ont tant de mal à gagner pour la mère patrie…

Quand les politiques parlent de « privilégiés », ils laissent entendre dans l’inconscient collectif le terme VOLEUR, comme si certains vidaient les caisses et profitaient du système grâce à des passe-droits. Le trou de la sécu, la dette de l’Etat, les difficultés à boucler le budget, de l’Etat (et des ménages, par association d’idée) tous ces problèmes viennent de ces voleurs sans honneur qui détournent le bien collectif à des fins individuelles et égoïstes. Prenons l’exemple récent de la réforme du ferroviaire, qui concerne donc les cheminots, 2 fois voleurs, 1 par leur statut et 2 leur régime de retraite.

Une page de propagande macronienne…

Tout d’abord, après des décennies de fragilisation par différentes transformations absurdes et destructrices, il est facile de stigmatiser la SNCF et sa dette, 45, 50 milliards, on sait même pas vraiment, et le statut bien sûr qui coute si cher. En réalité, malgré tous les discours d’Elisabeth Borne et de Guillaume Pepy, le statut a un coût infime dans la structure de la dette : seulement 0,02 %.

Si la SNCF est endettée, et si ça fonctionne si mal, ça doit être à cause des cheminots qui volent leur salaire… Et leur retraite aussi, les privilégiés (voleurs susurré) !

En cours de conflit, on annonce, comme si cela était une victoire des grévistes, qu’on va faire reprendre la dette par l’état à hauteur de 35 milliards : l’État nous sauve !!!

… et une opération financière

Mais dans le même temps, la réforme prive la SNCF de ses revenus les plus importants : d’abord les lignes rentables que le privé va récupérer (normal, c’est rentable), ou les filiales SNCF, et surtout Gares et Connexions. Car (c’est la ligne écrite en petit qui fait le bonheur des escrocs dans les contrats) la réforme prévoit la filialisation et surtout « l’indépendance financière » de Gares et Connexions.

Gares et Connexions était le service SNCF qui gérait les espaces et gares et, on a pu le constater depuis quelques temps, ces espaces rapportent, et même beaucoup : presque 300 millions € de bénéfice en 2017 !!!

Transformer les gares en centre commercial est en plein essor. D’abord la gare St-Lazare, puis maintenant, la gare du Nord, Montparnasse, des gares en province…
l’argent va couler à flot pour la SNCF ! Non non, car « indépendance financière », les profits n’iront donc pas à la SNCF. D’autant plus qu’une société d’économie mixte (comprendre montage financier complexe dans le but d’embourber le pognon) a été constituée avec le groupe Auchan pour exploiter ces espaces, très rares et très chers. Car qui possèdent des centaines de m2 dans Paris intra-muros ou dans les grandes villes de province pour y installer des commerces ? Avec le passage quotidien garanti de dizaines ou centaines de milliers de personnes qui plus est…

Donc tout ce pognon qui pourrait rembourser la dette, va plutôt aller sur des comptes en Suisse, pour être en famille… Et pendant ce temps les français vont financer encore plus les petites lignes car le principe de péréquation n’existera plus (le fait de financer les secteurs déficitaires avec les bénéfices d’autres secteurs qui permet à un service public de proposer un tarif unique).

Quand Macron privatise à toute allure

Sans être économiste, on peut facilement imaginer que cet argent aurait pu rembourser la dette à terme, vue la progression quasi certaine des bénéfices. Mais la cerise sur le gâteau, c’est que la reprise de cette somme colossale par le gouvernement lui donne un prétexte, considéré comme imparable, pour vendre la FDJ et ADP… « Nous n’allons pas laisser les Français payer une dette de 35 milliards, et on ne peut pas, les règles européennes, vous comprenez… »

Grâce à ce tour de passe-passe, on peut en plus, fourguer, clé en main, d’autres structures bénéficiaires, hors ferroviaire, aux potes !!! Ces privatisations font en réalité partie de l’attaque généralisée du gouvernement contre le système économique et social issu de l’après guerre, qui s’était notamment caractérisé par la nationalisation d’un certain nombre de secteurs clés. Evidemment, ceci n’est qu’un début pour privatiser rapidement d’autres géants comme EDF par exemple.
Dans le même temps que cette opération financière est réalisée, c’est une opération idéologique également qui se concrétise, car pour toute cette bourgeoisie qui a voté Macron, il faudrait faire en sorte qu’aucun secteur n’échappe à l’économie capitaliste, de l’assurance-maladie à la RATP.

Car, dans l’esprit des libéraux, l’Etat doit être le moins fort possible (le marché régule tout) et comment mieux affaiblir un Etat qu’en le privant de revenus ???
Macron réalise un rêve d’ultralibéral, il prive l’Etat français, jugé comme un des plus interventionniste du monde, de moyens d’action, en plus de garnir les poches de ses anciens patrons.

Les vrais voleurs sont donc loin d’être les fonctionnaires des administrations publiques ou les cheminots : ce sont les Mulliez, et autres milliardaires, qui s’enrichissent en rachetant des pans entiers de ce qui est aujourd’hui le service public, qui volent, purement et simplement dans la poche des français. Les politiques de tous bords leur servent sur un plateau notre richesse collective.

Bon, nous n’aborderons pas les prévarications individuelles des hommes politiques, car il faudrait que Révolution Permanente ait plus de capacité de stockage…

They say what we know, is just what they teach us
And we’re so ignorant, cause every time they can reach us

Well what we know, is not what they tell us
We’re not ignorant, i mean it, and they just cannot touch us !!!
Bob MARLEY Ambush in the night (1979)


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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 23 Oct 2018, 16:01

Hors de question de ralentir l'avancement des fonctionnaires, pour les syndicats

Le gouvernement, qui veut réformer la fonction publique, envisage un ralentissement de l'avancement des fonctionnaires. Une proposition "inacceptable", selon les syndicats.

L'un des deux scénarios mis sur la table par le gouvernement, proposant d'augmenter la part de rémunération au mérite des fonctionnaires en ralentissant l'avancement, a fait bondir lundi les syndicats lors d'une réunion de travail.

Les organisations syndicales ont fait savoir tout le mal qu'elles pensaient du scénario "inacceptable" qui leur a été présenté dans le cadre du troisième chantier de concertation lancé par l'exécutif pour réformer la fonction publique et qui prévoit un ralentissement de l'avancement des fonctionnaires.

"Pas entendable" pour la CFDT Fonction publique (2e syndicat représentatif), "remise en cause du principe de carrière chez les fonctionnaires" pour FO (3e syndicat) ou encore "inacceptable" pour l'Unsa (4e) : la proposition du gouvernement a fait l'unanimité contre elle chez les syndicats de fonctionnaires.

... http://www.europe1.fr/economie/hors-de- ... ts-3784736
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 23 Oct 2018, 19:31

La rémunération au mérite imposée et auto-financée par les agents, Solidaires quitte le groupe de travail !

Après un premier GT qui nous a présenté un diagnostic pré-orienté vers la rémunération au mérite, et un deuxième GT qui nous a présenté un bilan lui aussi pré-orienté, nous voici enfin lors de la dernière réunion du cycle « comment faire évoluer la rémunération des agents publics » dans le vif du sujet....et nous comprenons pourquoi le gouvernement a attendu la dernière réunion pour nous dévoiler ses intentions. Quelle magnifique démonstration de dialogue social !
Le gouvernement persiste et signe : la rémunération au mérite sera une composante importante de la rémunération des agents de toutes catégories.

Deux scénarios nous sont présentés, nous donnant à choisir entre la peste et le choléra, tout en nous prévenant que le fait d’attraper l’une ne nous immunise pas contre l’autre.

Dans son scénario 1, il propose d’ « universaliser le CIA » pour tous les agents, en le transformant en « bonus annuel universel » modulé, et d’intégrer la NBI aux régimes indemnitaires. La NBI est en effet jugée redondante avec les primes liées aux fonctions et sujétions. La désindexation de la valeur du point de toutes les primes et indemnités est envisagée, afin, est-il affirmé de « réduire l’automaticité du système de rémunération », ce qui rendra le système encore plus opaque. Le but : donner plus de marge de manoeuvre aux managers publics, ce qui ne manquera pas de développer l’arbitraire et les inégalités…

Dans un scénario 2, il propose tout simplement de financer la composante indemnitaire destinée à « reconnaître » le mérite en rognant considérablement l’indiciaire par le rallongement des carrières.

Ce qui est proposé : ralentir la progression d’échelon des agents d’un ou plusieurs mois par an. Le gouvernement a calculé qu’un allongement de deux mois par année de durée d’échelon représenterait une masse salariale de 400M€ par an, et 550M€ par an si l’allongement était porté à trois mois ! Les agents auto- financeraient la rémunération au mérite !

Est-ce une tactique qui consiste à nous présenter le pire (scénario 2) pour que nous acceptions le moins pire (scénario 1) ? Pour Solidaires, les deux scénarios sont inacceptables.

Pour Solidaires, le système de rémunération des agents publics doit répondre au besoin d’assurer un service public égal et impartial vis à vis des usagers et quelles que soient les missions. La rémunération au mérite , qui génère une dérive dans la neutralité et l’objectivité de l’exercice des missions va à l’encontre de cet objectif.
Pour Solidaires, il faut une rémunération homogène fondée sur des grilles fonction publique correspondant aux niveaux de recrutement et aux qualifications de manière égale, et des carrières linéaires revalorisées.

Voir également en pj notre déclaration liminaire


https://solidaires.org/La-remuneration- ... Solidaires
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 25 Oct 2018, 19:46

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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 26 Oct 2018, 17:21

Fonction publique. Unité syndicale contre la prime au mérite

L’exécutif en remet une couche sur l’individualisation des rémunérations des agents publics lors de la dernière réunion organisée avant les élections professionnelles.

Ce dernier rendez-vous de l’année concernant la rémunération des agents, organisé lundi par la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP), annonce une pause dans les concertations de l’administration avec les syndicats et employeurs, en amont de la grande réforme du secteur public attendue au premier semestre 2019. Juste avant les élections professionnelles programmées le 6 décembre, la DGAFP a rappelé sans ménagement l’intention du gouvernement de développer la rémunération au mérite. De quoi mobiliser tous les syndicats contre les deux scénarios avancés.

Sous le beau prétexte de « faire évoluer la rémunération des agents publics », comme s’intitule le document de la DGAFP que l’Humanité a pu consulter, le gouvernement propose de miser sur la rémunération au mérite, possibilité mise en place en 2014 et très peu appliquée. Scénario 1 : « Renforcer la prise en compte du mérite, poursuivre la simplification des régimes indemnitaires.  » Le gouvernement veut « repenser l’architecture du système de primes au profit d’une meilleure articulation entre progression à l’ancienneté, indemnisation des fonctions et des sujétions et reconnaissance du mérite des agents ».
400 millions d’euros économisés en freinant la carrière

La proposition est de généraliser l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) aux corps et emplois qui n’en bénéficient pas encore. Le document avance aussi l’idée de « désindexer progressivement les primes et indemnités » liées jusqu’ici à l’ancienneté ou à la valeur du point, soit à des référents fixes. Les marges résultant de la désindexation pourraient être réintégrées dans les compléments individuels, précise même le texte.

« C’est scandaleux, s’insurge Thomas Deregnaucourt, qui représentait la CGT fonction publique lors de cette réunion de travail. On va donner la priorité à l’indemnitaire au détriment d’un socle sûr que constituait la rémunération indiciaire (liée à l’ancienneté et au déroulement de carrière). On veut flexibiliser la rémunération des fonctionnaires dans un contexte où la DGAFP exclut d’accroître la masse salariale. »

Le deuxième scénario proposé, « Aménager les grilles pour redonner des marges de manœuvre sur les éléments variables de rémunération », ne rassure pas plus les organisations syndicales. Il envisage tout simplement de ralentir le déroulement de carrière pour passer d’un échelon à l’autre. L’économie envisagée a été évaluée entre 400 et 550 millions d’euros par an, suivant l’allongement retenu de la durée. Et là encore, « le gain réalisé serait entièrement réinjecté dans le régime indemnitaire variable du corps ». Des propositions où « l’ensemble des agents financent les indemnités de quelques-uns », a dénoncé Bernadette Groison. Pour la numéro un de la FSU, cela « change l’architecture de la rémunération » des fonctionnaires. Plus virulent encore, Christian Grolier, de FO, a quitté la réunion pour pointer un « simulacre de dialogue social » qui, « à l’arrivée », débouche sur des « décisions unilatérales ». L’organisation Solidaires a, elle, lu une déclaration au début de la rencontre avant de se retirer du groupe de travail, refusant de discuter à partir de ces deux pistes « donnant à choisir entre la peste et le choléra ». Et, pour Pascal Kessler de la FA-FP (autonome), « discuter du deuxième scénario, c’est hors de question ».

Kareen Janselme


https://www.humanite.fr/fonction-publiq ... ite-662654
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 30 Oct 2018, 00:08

Fonction publique : Gérald Darmanin veut davantage de contractuels et moins de fonctionnaires

Cette réforme permettra par exemple à un "maire" ou un "employeur territorial" d'"engager sur des postes à responsabilités des personnes sous contrat", explique le ministre.

La fonction publique va évoluer vers une "généralisation du contrat". C'est ce qu'a annoncé le ministre de l'Action publique, Gérald Darmanin, dimanche 28 octobre sur Europe 1. Alors que le recrutement hors statut est aujourd'hui contraint, Gérald Darmanin a expliqué qu'il y aura désormais "la possibilité de passer par le statut et la possibilité de passer par le contrat".

... https://www.francetvinfo.fr/economie/em ... r=CS2-765-[twitter]-
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