Menaces contre la Fonction publique

Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede Pïérô » 05 Mar 2018, 12:11

Pourquoi le gouvernement veut «se faire» les cheminots

Les libéraux et l’ensemble de la bourgeoisie en rêvaient, Macron et ses sbires vont le faire : s’attaquer à l’anomalie néolibérale que constituent la SNCF et ses cheminots, les priver de leur régime et de leur statut pour en faire une main d’œuvre moins coûteuse que vont pouvoir se répartir les entreprises privées qui se jetteront sur le juteux marché du rail lorsqu’il sera ouvert à la concurrence

Le réseau, moins rentable, restera à la charge du contribuable, car ce gouvernement est fidèle au premier précepte de ceux qui l’ont précédé : Nationalisez les pertes, privatisez les gains. On ne peut pas se dire surpris, on le sentait venir depuis un moment, avec les intenses campagnes de dénigrement de la SNCF et de ses travailleuses et travailleurs depuis plusieurs mois. Désormais, le gouvernement joue la fermeté thatchérienne et agite la haine et la division parmi la population, en ciblant le cheminot : “Voilà le privilégié !”. Pour contrer cette rhétorique écœurante, plusieurs mensonges sont à dénoncer, plusieurs vérités sont à rétablir :

... https://blogs.mediapart.fr/revue-frustr ... -cheminots
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 06 Mar 2018, 21:46

(SNCF) Le VRAI/FAUX du rapport Spinetta

Image

https://www.solidaires.org/SNCF-Le-VRAI ... t-Spinetta
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 09 Mar 2018, 01:09

Mensonges et vérités sur la dette et le statut cheminot

« SNCF : les cheminots sont-ils responsables de la dette ? » Cure de dés-intox avec Mathieu, délégué SUD Rail

Le gouvernement s'acharne sur les cheminots pour justifier la casse et la privatisation du rail et la fin du service public. Les cheminots seraient non seulement des privilégiés aux salaires exorbitants, mais en plus leur statut serait le principal responsable de la dette actuelle de la SNCF, et donc de la faillite de l'entreprise. C'est donc le principal argument pour justifier la privatisation. Mais tâchons de décortiquer de plus près le vrai du faux de la dette et le statut cheminot. Révolution Permanente a interviewé Mathieu, délégué SUD Rail Strasbourg. #SolidaritéAvecLesCheminots #MythesEtVeritesSNCF

... http://www.revolutionpermanente.fr/SNCF ... elegue-SUD
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 11 Mar 2018, 00:42

Face à l’offensive médiatique contre la SNCF

Témoignage d’une cheminote excédée : « Après nous, à qui le tour ? »

Alors que l’offensive médiatique contre la SNCF bat son plein pour soutenir les ordonnances du gouvernement contre le statut des cheminots, une cheminote a tenu à nous faire parvenir un courrier décrivant son travail et ses « privilèges ».

... http://www.revolutionpermanente.fr/Temo ... ui-le-tour
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 16 Mar 2018, 22:44

Statut du cheminot, le piège tendu

Depuis l’annonce que le gouvernement a annoncé sa volonté de réformer, je dirais démanteler, la SNCF, un chiffon rouge est agité par l’exécutif et les médias pro-démantèlement : celui du statut du cheminot. Plutôt que de rentrer dans le cœur de la réforme voulue par le gouvernement – qui conduira in fine à la privatisation de la SNCF – les médias d’obédience néolibérale préfèrent brocarder les cheminots et les livrer à la vindicte populaire. En réalité cette muleta agitée devant l’opinion n’a qu’un seul but : celui de détourner l’attention du dépeçage des services publics qui s’annoncent.

Il n’y a rien de bien surprenant à cette logique tant Emmanuel Macron use et abuse de cette méthode depuis qu’il est à l’Elysée. Il y a d’ailleurs fort à parier que le gouvernement agira de même dès lors qu’il s’agira de présenter sa réforme constitutionnelle en mettant l’accent sur certains points pour tenter de convaincre du bien fondé de celle-ci. Nous avions déjà vu cette logique à l’œuvre lors du démantèlement du code du travail par ordonnances lorsque le gouvernement, par la voix de Muriel Pénicaud, a sorti les violons pour expliquer que sa réforme visait à protéger les travailleurs dans un exercice purement orwellien de la double pensée. Il devient chaque jour plus urgent de lutter contre la stratégie Macron qui est pour le moment couronnée de succès

Le leurre des cheminots

Je le disais plus haut, jeter les cheminots en pâture à l’opinion est un moyen pour la caste au pouvoir de faire diversion. Présenté comme un plan visant à améliorer les résultats de la SNCF, la réforme que souhaite mener le gouvernement est en réalité un grand pas vers la privatisation du service public ferroviaire français. Bien évidemment, le manque de courage de la coterie au pouvoir fait qu’elle ne le dira jamais et préférera se cacher derrière la prétendue modernité, mantra macronien par excellence. Le statut du cheminot est effectivement loin d’être la raison des difficultés qu’a rencontrées la SNCF depuis des années. Au contraire, c’est bien plus l’acharnement à mettre en place le TGV suivi par les politiciens et imposé à la SNCF qui a creusé la dette de l’entreprise publique.

C’est la volonté forcenée de métropolisation du pays – faisant bien peu de cas de la fermeture des petites lignes – qui a plombé la SNCF, pas le statut du cheminot. Ce sont les choix de la caste au pouvoir et du bloc social qui la soutient qui sont en cause. C’est pour pouvoir faire Paris-Bordeaux en 2h ou Paris-Nantes en autant de temps, parfois au prix de très coûteux partenariats public-privé, que la SNCF a été mise en difficulté. Comme toujours il est demandé aux travailleurs de payer le coût des erreurs des dirigeants. Il est absolument intolérable de voir que des personnes dévouées au service public qu’effectue la SNCF se retrouvent clouées au pilori par des décideurs irresponsables et qui s’empressent désormais d’organiser la curée des services publics.

Faire face à la stratégie Macron

Il faut le reconnaitre, depuis qu’il est au pouvoir Emmanuel Macron arrive à mener des réformes que même Les Républicains n’auraient pas osé mettre en œuvre. Sa stratégie est assez simple, se couper de tous les corps intermédiaires et dire qu’il fait ce qu’il avait dit qu’il ferait. Pourtant dans le cas de la SNCF, la réalité est toute autre. Bien conscient que l’argument du « je dis ce que je fais, je fais ce que j’ai dit » ne fonctionnerait assurément pas sur ce coup, le successeur de François Hollande est en train de mettre en place une autre stratégie qui consiste à monter les Français les uns contre les autres. Pendant que nous nous battons entre nous, la caste bien au chaud se marre. La stratégie visant à opposer cheminots et agriculteurs a été brandie rapidement par le monarque présidentiel et c’est toute la communication gouvernementale et de la majorité qui s’est mise au diapason.

Dans un formidable retournement c’est au nom de l’égalité que serait menée la réforme de la SNCF, pour mettre fin à l’injustice que serait le statut du cheminot présenté de manière mensongère comme une sorte de dolce vita. Cette stratégie pourrait prendre dans l’opinion et cela serait une catastrophe. Dans une séquence géniale, Olivier Besancenot a rappelé que l’on était tous le cheminot de quelqu’un et que si aujourd’hui vous cédiez à cette tentation de tomber sur les cheminots il ne faudrait pas s’étonner demain que personne ne se lève pour vous quand on s’attaquera à vous. Il a totalement raison. La logique du gouvernement s’applique même directement à la SNCF puisqu’il a annoncé que la suppression du statut de cheminot ne concernerait que les nouveaux travailleurs de l’entreprise, moyen de casser l’esprit d’entreprise et la conscience de classe bien présents au sein de la SNCF. Plutôt que de céder à la tendance mortifère de la division et de la jalousie, il est grand temps que nous nous unissions. Emmanuel Macron mène une attaque à un niveau systémique, c’est à ce niveau qu’il faut lui répondre en faisant notre la célèbre maxime camusienne, « je me révolte donc nous sommes ». Plutôt que de distiller le poison de la division, regroupons-nous pour battre la caste, il n’y a que la convergence des luttes qui leur fait peur. Angela Davies disait que les murs écroulés deviennent des ponts. Mes amis il est grand temps d’écrouler leurs murs, en allant manifester le 22 mars notamment.


https://marwen-belkaid.com/2018/03/16/s ... ege-tendu/
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 02 Avr 2018, 19:46

Le gouvernement va-t-il autoriser les licenciements de fonctionnaires hospitaliers ?

Le syndicat Force ouvrière dénonce la publication prochaine d’un décret autorisant pour la première fois des licenciements dans l’hôpital public.

Un big bang social est-il en préparation dans la fonction publique hospitalière ? C’est ce que craint le syndicat Force ouvrière (FO), qui tire depuis plusieurs semaines le signal d’alarme sur la signature prochaine, par le gouvernement, d’un décret qui pourrait mettre fin à l’emploi à vie des fonctionnaires hospitaliers.

Dans une loi promulguée en 1986, le gouvernement Fabius et la majorité socialiste avaient introduit une possibilité de licencier les fonctionnaires hospitaliers. Cette disposition visait à encadrer les situations exceptionnelles dans lesquelles, l’emploi du fonctionnaire ayant été supprimé, aucun poste de grade similaire ne puisse lui être offert. La loi prévoyait que l’Etat fasse alors au fonctionnaire trois propositions de reclassement, et qu’en cas de refus, celui-ci puisse être licencié ou mis en disponibilité.

A l’époque, la contestation avait fait reculer le gouvernement, qui n’avait jamais pris les décrets d’application nécessaires à l’entrée en vigueur de cette mesure. Celle-ci est donc en sommeil depuis plus de trente ans.

... http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/art ... lbqtPiq.99
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 30 Avr 2018, 14:41

4 chantiers pour démolir la Fonction Publique

Sous couvert d’établir « un nouveau contrat social avec les agents publics », le gouvernement prépare une refonte profonde de la fonction publique en détricotant le statut de ses agents, ce qui ne sera pas sans conséquences sur la qualité des services publics.

"Transformation de l’action publique », l’objectif principal du comité interministériel CAP 2022 s’éclaircit vite derrière le rideau de fumée des formules ronflantes et des euphémismes. Il s’agit de réduire la dépense publique censée passer de 54,7 % du PIB en 2017 à 51,1 % en 2022. Premiers visés, les 5,5 millions d’agents de la Fonction publique pour lesquels le gouvernement compte aller vite : pseudo-concertation avec les syndicats lancée en avril 2018 en vue d’un projet de loi qui devrait être présenté au Parlement en 2019."Le nouveau contrat social avec les agents publics" fait bien peu de place à leurs aspirations et à leurs revendications. Unilatéralement, le ministère a prévu de décliner quatre chantiers de concertation avec les organisations syndicales sur des bases plus qu’inquiétantes :

Fin des CHSCT, diminution des élus du personnel

En déclarant " vouloir simplifier et déconcentrer les instances représentatives ", le gouvernement fait peser une menace claire sur les instances paritaires et leur rôle essentiel dans la défense des conditions de travail. Dans l'Éducation nationale, on connaît l'importance des commissions administratives paritaires et des comités techniques et l'action prépondérante qu'y jouent les représentants du personnel pour garantir les droits, assurer transparence et équité dans le déroulement de carrière des agents. Les Comités d'hygiène, sécurité et santé au travail (CHSCT) qui viennent à peine de faire leur apparition dans la Fonction publique sont-ils déjà condamnés ?

Développement de la rémunération au mérite

Le gouvernement ne fait pas mystère de sa volonté d'individualiser les progressions de carrière en les corrélant à un "mérite" érigé en valeur repère. Ceci, malgré de nombreuses études qui ont démontré que c'était loin d'être un critère déterminant dans l'engagement des agents. C'est oublier la dimension collective des métiers de la Fonction publique qui s’exercent dans le cadre de missions d'intérêt général. L’objectif affiché d’obtenir « une meilleure performance » suppose d’’utiliser des indicateurs permettant de la mesurer. Appliqués aux services publics, ces indicateurs sont rares et discutables. A l’éducation nationale par exemple, quels indicateurs retenir? Les résultats des élèves, leur progression, la satisfaction des parents d’élèves ?

"Habillage" des 120 000 suppressions de postes

Disparition de certains métiers liés à la numérisation, accompagnement vers le secteur privé… le gouvernement ne manque pas d’idées pour favoriser les « départs volontaires et alléger les effectifs. Dans son programme, le candidat Macron avait affiché l’objectif de 120 000 suppressions de postes. Quant à la mobilité prétendument souhaitée, le statut la permet déjà, même si elle est quasi-inexistante faute de moyens accordés (congés formation, support de postes, formation adéquate...)

Davantage de contractuels au détriment du statut

"Un élargissement du recours au contrat pour donner davantage de souplesse au recrutement " Il ne s'agit là, ni plus ni moins, que la remise en cause de l'accès par concours et le recours accru aux contractuels et aux précaires qui sont déjà massivement utilisés dans la Fonction publique (près d’un agent sur cinq est un contractuel). Le statut et l’égalité d’emploi public permis par le concours sont pourtant une protection indispensable pour les agents de l’état, ainsi mis à l’abri des pressions hiérarchiques, politiques, clientélistes… Ils sont aussi une garantie pour les usagers et la qualité des services qui leur sont assurés .


https://www.snuipp.fr/actualites/posts/ ... n-publique
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 30 Avr 2018, 20:14

Un article à charge qui éclaire un max sur les intentions...

La Poste, EDF, RATP: quels avantages les salariés ont-ils encore vraiment ?

La fin de l’embauche au statut est au coeur du conflit social à la SNCF. Mais quid des régimes des autres acteurs historiques? Que ce soit RATP, EDF et La Poste, chacun a déjà engagé sa mutation. Le point sur la réalité de leurs conditions de travail.

Emmanuel Macron réussira-t-il là où ses prédécesseurs ont échoué ? Le 17 avril, la loi sur la réforme ferroviaire a été adoptée par une large majorité à l’Assemblée nationale. Mais reste encore à la faire passer au Sénat, fin mai. D’ici là, les cheminots qui ont entamé, les 23 et 24 avril, leurs neuvième et dixième jours de grève, comptent maintenir la pression sur le gouvernement. Certains appellent même à durcir le conflit, bien décidés à lutter contre la fin de l’embauche au statut que l’exécutif a fixé au 1er janvier 2020, et qu’ils considèrent comme indispensable pour garantir un service public de qualité.

Mais faut-il être employé à vie, dérouler sa carrière selon une grille gravée dans le marbre et disposer d’un système de prévoyance spécifique pour être à la hauteur des attentes des usagers ? C’est visiblement le sentiment de la CGT, qui avait appelé à une « convergence des luttes » le 19 avril, et espérait que les agents de la RATP et ceux des IEG (industries électriques et gazières) rejoindraient le mouvement. Sans grand succès. La réforme de La Poste, régulièrement mise en avant par le chef de l’Etat, semble prouver qu’un service public peut se réformer. Un modèle, même s’il a mis plus de dix ans à être accepté, qui pourrait bien servir d’exemple également à la RATP, dont la productivité, comme celle de toutes les entreprises à statut, se heurtera un jour à la concurrence du privé. Comme l’a dit Guillaume Pepy, patron de la SNCF, au Grand Jury RTL-Le Figaro le 22 avril : « Est-ce un drame dans ce pays de regarder la réalité en face ? ». Le point sur quatre réalités


... https://www.challenges.fr/economie/soci ... ent_583581
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 18 Mai 2018, 19:16

Précarité pour tous ?

Fonctionnaires : bientôt tous contractuels ? Le projet des « experts » du gouvernement

Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait jugé « inapproprié » le statut général des fonctionnaires. Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour qu'il s'y attaque. Alors que sept syndicats appellent à une journée de mobilisation nationale de la Fonction publique le 22 mai contre la réforme du statut et pour le pouvoir d'achat, le gouvernement dévoile son plan.

Le 13 octobre 2017, Edouard Philippe annonce devant les ministres la création d’un Comité action publique 2022 (CAP 22), chargé de « repenser le modèle de l’action publique » autour de trois objectifs : améliorer la qualité des services publics pour les usagers, offrir un environnement de travail modernisé pour les agents, et accompagner la baisse des dépenses publiques pour les contribuables.

Après l’annonce d’un plan social qui ne dit pas son nom, avec le plan de départ volontaire annoncé en début d’année prévoyant la suppression de 120 000 postes dans la Fonction Publique, les premières recommandations de CAP 22 viennent de tomber : le comité presse du gouvernement encourage à recourir massivement aux contractuels dans la Fonction Publique . Composé de pseudo-experts (issus du privé, du public et du monde associatif), on imagine bien que ces avis vont être reçus comme une bénédiction par Emmanuel Macron et le gouvernement Philippe. La méthode rappelle notamment les attaques contre les cheminots, le rapport Spinetta commandé directement par le gouvernement pour préparer l’opinion publique. Une liquidation de la Fonction Publique qui est voulue depuis bien longtemps par les néolibéraux.

Plutôt que d’attaquer les fonctionnaires de front, le gouvernement va choisir d’entériner une Fonction publique à deux vitesses : aux côtés des agents titulaires évoluera une grande partie de collègues précaires. Car oui, le statut des fonctionnaires protège, même relativement, les travailleur-euse-s, et c’est bien pour ça que les « réformateurs » veulent le faire disparaître. Ces nouveaux agents précarisés n’auront pas un emploi à vie, ne bénéficieront pas d’une grille de salaire évolutive et égale, ne pourront pas tirer parti du principe de mobilité et de mutation inscrit dans le statut. A long terme, le résultat recherché est évidemment la disparition du statut des fonctionnaires, pour qu’enfin le contrat de travail précarisé s’impose, partout. Le fonctionnaire, voilà donc l’ennemi principal.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Fonc ... uvernement
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 20 Juin 2018, 21:11

Contractualisation : le projet du gouvernement pour s’attaquer aux droits des personnels dans l’Éducation Nationale

Le 15 mai 2018, le ministère de l’Action et des Comptes publics présentait aux syndicats, dont Solidaires Fonction publique, un document intitulé « Comment améliorer et développer le recours au contrat dans l’emploi public », dans le cadre du plan Action Publique 2022. Il y a pourtant déjà actuellement 1 personnel sur 4 sous contrat dans l’Éducation Nationale !

Supprimer des postes aux concours...

La stratégie du gouvernement est manifeste : baisser le nombre de postes au concours de l’enseignement et supprimer des postes de fonctionnaires pour imposer un recours accru aux contractuel-le-s d’ici 2022.

Par ailleurs, certaines missions pourtant primordiales et correspondant à des besoins permanents telles que l’accompagnement des élèves en situation de handicap, l’accompagnement pédagogique et éducatif ou encore la surveillance des élèves sont déjà intégralement prises en charge par des personnels sous contrat et ne font pas l’objet d’emploi statutaire.

… pour développer la précarité….

Le développement du recours au contrat va de pair avec un accroissement de la précarité dans l’Éducation Nationale : les personnels non-titulaires subissent la multiplication des contrats de petites durées, les affectations arbitraires, les temps incomplets imposés, les défauts de formation et les bas-salaires. Ces mauvaises conditions de travail constituent un nivellement par le bas des droits de tous les personnels.
Les contractuel-le-s sont considéré-e-s dans l’Éducation Nationale comme des personnel-le-s de seconde zone avec un minimum de droits.

… et attaquer les droits de toutes et tous

Le développement d’un vivier toujours plus important de personnels contractuels et la concurrence entre des personnels titulaires (« coûteux » et protégés par un statut) et des personnels contractuels permettent au gouvernement d’attaquer les droits induits par le statut de fonctionnaire (comme en atteste par exemple le projet de limitation des compétences des commissions paritaires en matière de mobilité) mais aussi les protections collectives (suppression des CHSCT).

SUD éducation s’oppose à la contractualisation comme à la multiplication des cadres d’emploi et dénonce les inégalités de droits subies par les non-titulaires.

Pour lutter efficacement contre la précarité et pour défendre un service public d’éducation de qualité, SUD éducation revendique :
- la titularisation sans condition de concours ni de nationalité de toutes et tous les précaires,
- l’arrêt du recrutement de personnels en contrat précaire.


https://www.sudeducation.org/Contractua ... s-des.html
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 21 Juin 2018, 00:39

Gel du point d’indice : nouvelle attaque contre les travailleurs du public

Le gouvernement a annoncé le maintien du gel du point d’indice pour 2019. Cette nouvelle mesure de l’exécutif va affectera le pouvoir d’achat de plus de cinq millions de travailleurs du service public.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Gel- ... -du-public
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 30 Juin 2018, 01:07

70 000 emplois devront être supprimés à l’État et non 50 000, selon la Cour des comptes

Compte tenu de la création d’effectifs supplémentaires, 70 000 emplois devront être supprimés dans la fonction publique de l’État pour atteindre l’objectif d’une réduction nette de 50 000 emplois sur la durée du quinquennat, estime la Cour des comptes dans son rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques. Tous les ministères doivent être concernés par cette politique, juge la Cour.

https://www.anti-k.org/2018/06/29/70-00 ... s-comptes/
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 05 Juil 2018, 22:29

Vers la suppression de 30 000 postes dans la finance publique

Après la casse du code du travail à l’automne dernier, la CSG, les cheminots et les étudiants, les prochains à subir les réformes austéritaires du gouvernement seront, comme chacun le sait, les fonctionnaires. En ce qui concerne les postes des finances publiques, les mesures semblent se préciser au regard du rapport publié par la Cour des Comptes le 20 juin dernier, présageant la suppression de 30 000 postes.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Vers ... e-publique
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 09 Juil 2018, 17:51

Comment le gouvernement va s'attaquer à la baisse de la dépense publique

La cure d'amaigrissement préparée pour l'administration du fisc illustre la nouvelle stratégie choisie par l'exécutif pour réformer l'action publique, qui doit s'inspirer des travaux de CAP 2022.

CAP 2022 bouge encore. Il y a quelques semaines, Matignon avait fait savoir qu'il n'était plus question de dévoiler avant l'été le rapport de ce comité d'experts. Un choix qui paraissait annoncer un enterrement en catimini pour ce qui avait été présenté jusqu'alors comme le parfait mode d'emploi pour réviser en profondeur l'action publique .

La réforme de l'administration fiscale qui sera annoncée mercredi, avec à la clé près de 20.000 suppressions de postes d'agents publics selon plusieurs sources, vient nuancer cette vision. Ce chantier faisait partie des principaux identifiés par CAP 2022, qui avait même avancé selon nos informations un objectif de baisse des effectifs supérieur à celui retenu.

« Peu importe la communication autour du rapport, ce qui compte est que notre travail puisse aider le gouvernement », explique un membre du comité. De fait, Matignon a estimé que la divulgation de but en blanc du document final n'était pas d'une grande aide: les quelques 30 milliards d'euros de baisse nette de la dépense publique qui y étaient promises avaient tout du chiffon rouge. «Nous n'avions pas envie que le débat public se focalise sur des points du rapport que le gouvernement n'aurait pas forcément suivis », renchérit le député LREM Gilles Le Gendre, en charge du dossier dans la majorité.
Méthode «Petit poucet »

A la place du « tapis de bombes », l'exécutif a préféré opter pour la méthode du « Petit poucet », avec l'idée d'égrener comme des petits cailloux les annonces directement inspirées des 22 chapitres du rapport CAP 2022. «Dans les prochaines semaines, il y aura au moins une douzaine de grands dossiers structurant la réforme de l'action publique, soit sur des domaines bien identifiés comme on l'a fait pour l'audiovisuel, soit sur des thématiques transversales comme la numérisation », explique Gilles Le Gendre.

Le travail a déjà été lancé en amont : certaines des mesures annoncées par Nicole Belloubet pour la justice (numérisation de la procédure) ou le bouleversement des règles de gestion de la fonction publique (recours accru aux contractuels ) portent la marque CAP 2022. Bientôt devrait arriver une réforme transférant aux collectivités la gestion de leur comptabilité, alors que c'est l'Etat qui le faisait jusqu'alors avec des surcoûts à la clé. La baisse annoncée des aides aux entreprises aura aussi des conséquences sur les quelques 200 entités qui délivrent ces aides. Le comité avait aussi planché sur la santé et certains éléments pourraient se retrouver dans la réforme de l'hôpital.

... https://www.lesechos.fr/economie-france ... 190619.php
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Re: Menaces contre la Fonction publique

Messagede bipbip » 09 Juil 2018, 18:03

Manon Aubry : « La suppression de 20 000 postes au sein du fisc est complètement à contre-courant »

Selon les Echos, le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, s’apprêterait à opérer une restructuration de l’administration fiscale. Jusqu'à 20 000 postes seraient supprimés d’ici la fin du mandat. Manon Aubry, responsable de plaidoyer justice fiscale et inégalités à Oxfam, relève les différents paradoxes d’une telle décision, à l’heure où la fraude fiscale suscite de « l’indignation ».

... https://www.humanite.fr/manon-aubry-la- ... ant-657898
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