RSA, Revenu de Survie Affamant

Re: Financement du rsa !?

Messagede sebiseb » 04 Nov 2008, 18:54

chipoteuse a écrit:http://www.collectif-rto.org/spip.php?article613

contrôle du train de vie des rmistes

..il y a aussi un organisme qu'on appel "cour des comptes" qui est censé contrôler le train de vie des assemblistes (députés et sénateurs) - malheureusement, il semble moins acharné à sa besogne !
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Du RSA au TIG

Messagede bipbip » 10 Mai 2011, 11:29

infos et arguments :

Le vrai visage de Laurent Wauquiez

L’UMP mène campagne en essayant de " liguer la "France d’en bas" contre celle qui est au fond du trou".

Il souhaite non seulement astreindre les allocataires du RSA à des travaux d’intérêt général mais, plus largement, plafonner le cumul des aides sociales « à 75% du Smic » pour marquer l’écart avec « celui qui travaille ». Une véritable imposture.


A l’instar de son successeur Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l’Emploi « et du Chômaaaaaaage ! », le bon soldat Wauquiez avait l’air tout gentil, comme ça, avec son petit cheveu sur la langue. Mais, patatrac… hier soir, il a enfin tombé le masque.
Admirez son intervention sur BFM-TV face à un journaliste qui, pour paraphraser Frédéric Lordon, a posé « des questions acérées ayant à peu près le tranchant d’une asperge » (attention, sortez vos sacs à vomi !) :



De quoi nous faire commencer la semaine dans la joie et la bonne humeur, pas vrai ?


Les « classes moyennes » à nouveau convoitées

L’ex secrétaire d’Etat à l’Emploi — promu, malgré son piètre bilan, ministre des Affaires européennes —, catholique affiché et membre de l’UMP, est l’un des fondateurs de « la Droite sociale » (vous avez le droit de ricaner), un "cercle de réflexion" prétendant regrouper une cinquantaine de parlementaires qui, après avoir servi avec zèle les contribuables les plus aisés au détriment de l’intérêt général selon la "feuille de route" de Nicolas Sarkozy, affirment désormais leur volonté de « replacer les classes moyennes au cœur des politiques publiques ».

La plaisanterie est savoureuse puisque, depuis quatre ans, le "Président du pouvoir d’achat" les roule dans la farine. Mais 2012 se profile à l’horizon et, dieu merci, les « classes moyennes » ont une mémoire de carassin... Afin de reconquérir cet électorat aussi large que disparate au bénéfice de son Maître, la recette — toujours la même — est simple : à l’encontre des principes chrétiens les plus élémentaires, des droits de l’homme et des conventions internationales, Laurent Wauquiez, porte parole de sa « Droite sociale », n’hésite pas stigmatiser les plus faibles et à liguer la "France d’en bas" contre celle qui est au fond du trou.

L’exemple du salarié aux 3x8 chez Michelin, « modeste » propriétaire dont la maison se situe en face de celle d’un homme « qui est au RSA », est d’une violence inouïe, digne du racolage lépéniste le plus crasse. Plus répugnant encore est l’usage que fait Laurent Wauquiez d’un détail faussement humanisant : ce travailleur naïf, attiré par les sirènes frontistes, l’a « pris par la main » afin de lui communiquer sa haine envers son voisin, un « assisté » de 32 ans qui mériterait, par conséquent, d’aller dormir à la rue ! _ Décidément, pour mener campagne, l’UMP hésite pas à sombrer dans l’ignoble.


« Le cancer de la société française »

Comme l’a expliqué Mathieu Magnaudeix sur Mediapart (http://www.actuchomage.org/20110426...), le fantasme de la France, « pays d’assistés » est désormais vigoureusement agité en vue des élections. Et l’offensive, qui ne concerne plus quelques fainéants soupçonnés de fraude mais des familles entières, ne fait que commencer ! On se croirait au Royaume-Uni où le gouvernement libéral-conservateur de David Cameron, se plaignant d’un « chômage transgénérationnel » (alors que leur taux de chômage bat des records et que la récession les guette…) fait la chasse à la « culture anti-travail » et à la « culture de l’assistance » qui gangrèneraient la société britannique. S’attaquer aux victimes de leur modèle économique : quelle façon plus pitoyable de nier son échec !

« Aujourd’hui, un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux ( ???), peut gagner plus qu’un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au Smic, a déclaré Laurent Wauquiez. Ça, c’est la société française qui tourne à l’envers. » En effet, on marche sur la tête : quoi de plus aberrant qu’une société qui prône la "valeur travail" alors que celui-ci est non seulement rare, mais ne paie pas ! Aujourd’hui, ceux qui bossent ne s’en sortent plus, ceux qui retrouvent un emploi travaillent carrément à perte, tandis que ceux dont les employeurs ne veulent pas sont condamnés à la misère. Au lieu de dénoncer ce travail qui décourage car il ne paie plus en suggérant de revenir, par exemple, sur les 24 milliards d’euros d’allègements généraux dits "pour l’emploi" dont l’Etat se déleste chaque année et qui « encouragent » les entreprises à rémunérer leurs collaborateurs en dessous d’1,6 Smic — ceci expliquant que la France est championne du salaire minimum ou que la moitié de nos salariés gagne moins de 1.600 euros nets par mois… —, Laurent Wauquiez préfère incriminer notre système de protection sociale et, bien évidemment, ses bénéficiaires les plus fragilisés. Là est sa première imposture.

« Quelle est, pour moi, la principale injustice dans notre pays ? C’est que celui qui travaille n’ait pas un véritable écart avec celui qui bénéficie des minima sociaux. » Dénonçant « les dérives de l’assistanat » (plutôt que de pointer les dérives d’un gouvernement qui assiste outrageusement les entreprises sans contrepartie), il estime que « cette situation-là est, pour moi, le cancer de la société française ».

Voyez d’abord comment ce charlatan considère que la crise est finie, éludant le fait qu’en France il n’y a toujours pas assez d’emplois pour tout le monde et que 80% des offres du moment n’en sont que des miettes. Ensuite, voyez comment, au lieu d’admettre qu’il devient urgent que chacun puisse vivre dignement de son travail, Laurent Wauquiez a recours au nivelage par le bas afin maintenir le statu quo, proposant de « plafonner le cumul de tous les minima sociaux ( ???) à 75% du Smic, pas plus, pour s’assurer que, quels que soient les cas de figure, il y a une vraie différence entre celui qui travaille et celui qui est aux minima ». Sauf qu’actuellement, les plafonds d’accès à ces minima — qui ne sont pas attribués individuellement mais en fonction des revenus du foyer fiscal — et aux aides sociales qui en découlent, calculés aux petits oignons, ne permettent à personne d’atteindre 75% du Smic ! Telle est la seconde imposture.

La diversion est totale. Ainsi, pour désinciter les salariés à revendiquer de meilleurs revenus et combattre leurs véritables ennemis, il les enfume en leur proposant de maintenir les chômeurs et autres oisifs en dessous du seuil de pauvreté… alors qu’ils y sont déjà ! Ainsi compte-t-il promouvoir le « sens de l’équilibre au bénéfice des classes moyennes », qui n’y gagneront rien du tout. Ainsi fait-il en sorte de laisser le cancer de la précarité et de l’esclavagisme se propager dans le corps social.


Quand le travail gratuit et forcé devient un « service social »

« En contrepartie du RSA, il faut que chacun assume, chaque semaine, cinq heures de service social », insiste-t-il, évoquant la possibilité que les allocataires assument des tâches de surveillance des sorties d’école, de nettoyage ou d’accueil de services publics... Une proposition de loi sur le sujet devrait être déposée « dans les dix jours », a-t-il déclaré. La chose avait déjà été annoncée il y a trois semaines et nous l’avions copieusement commentée.

Quelle honte de transformer ces « travaux d’intérêt général » en « service social » ! Quelle hypocrisie ! Au moins Pierre Lang, député d’une droite 100% décomplexée, avait fait preuve d’un peu plus de franchise : les allocataires du RSA et autres chômeurs indemnisés depuis plus de six mois sont des délinquants, et leur oisiveté doit être punie. Quand bien même ne sont-ils pas responsables de leur situation. Quand bien même tout travail mérite salaire. Non : car dans les deux cas, le but de la manœuvre consiste à obliger des personnes à effectuer gratuitement des tâches qui relèvent de l’emploi public.

Laurent Wauquiez parle de « pompe aspirante » : en effet, prodiguant « de façon très généreuse, voire aveugle » des cadeaux aux plus riches, l’UMP a privé l’Etat de milliards d’euros de recettes fiscales, creusé ses déficits publics et sociaux, et les collectivités locales se sont également endettées. Donc, rien ne vaut une réserve de main d’œuvre gratuite pour continuer à faire fonctionner tout ça en préservant les nantis considérés comme "méritants", plus « assistés » que quiconque dans ce pays, et à qui l’on ne demandera aucun « petit effort » de solidarité. Pour obtenir l’adhésion de l’opinion à cette ignominie, le "diviser pour mieux régner" semble le plus approprié.


Et plus ça va, plus ça sent le brun

Elargissant le registre des boucs-émissaires, le maire du Puy-en-Velay juge anormal que notre système de protection sociale, « le plus généreux d’Europe » (ce qui est un peu exagéré), permette aussi aux étrangers, « très facilement, de bénéficier de nos différents outils de solidarité ». Il se prononce pour « une durée minimum de travail » avant de pouvoir accéder aux « prestations d’assistance », évoquant une durée de référence de cinq ans. Pourtant, ce ne sont pas « les étrangers » qui « plombent notre protection sociale » mais bel et bien le chômage de masse, l’emploi précaire (dont il n’a cessé de faire la promotion) et les salaires trop bas qui participent au rabougrissement de la masse salariale.

Obéissant, Laurent Wauquiez glane sur les terres du FN. C’était déjà la stratégie de Nicolas Sarkozy en 2007, et la campagne qui s’annonce en sera un pathétique copié-collé. Immigrés, chômeurs et RSAstes victimes de la crise : tous coupables, tant qu’il y aura des imbéciles pour le croire.

SH

A lire avec tous les liens : Actu-chômage, http://www.actuchomage.org/201105091562 ... quiez.html
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Re: Du RSA au TIG

Messagede bipbip » 13 Mai 2011, 23:20

Communiqué d'Alternative Libertaire :

RSA : l’injustice n’est pas là

Ça y est : après le ballon d’essai de Laurent Wauquiez, le « recadrage » de François Fillon. Les heures de Travail d’Intérêt Général en échange du droit au RSA ne sont pas (encore) d’actualité. A un an de la présidentielle, l’heure n’est plus a l’offensive, mais a la préparation des nouvelles campagnes. Alors après le fameux « travailler plus pour gagner plus » va-t-on avoir droit au « travailler plus pour toucher le RSA » ?

A priori, c’est moins vendeur. Il s’agit ni plus ni moins de convaincre les smicards, que c’est en faisant bosser gratuitement les personnes aux RSA qu’on leur rend justice… Laurent Wauquiez est allé jusqu’à qualifier « l’assistanat » de « cancer de la société française » ! C’est bien trouvé. Et puis ça justifie les radiations… Cette petite musique, sur les « assistés » les « étrangers » etc, on a pas fini de l’entendre. Partout dans le monde les mêmes réformes, justifiées par les mêmes arguments bidons, se mettent en place. Pour ne citer que quelques exemples :

- Depuis 1998 en Australie, le programme « work for the dole », qui consiste a faire travailler les chômeurs 16h/semaine 6 mois par an en échange des allocations .

- Depuis 2005 plus prés d’ici en Allemagne les « Jobs a 1 euros » ( obligation de travailler pour 1 euro symbolique de l’heure en échange du chômage)

- Fin 2010 au Royaume Uni , ou c’est carrément 30 heures de travail hebdomadaire gratuites pendant au moins un mois qui sont réclamées, sous peine de se faire retirer les minimas sociaux !

Cette politique , baptisée « workfare », est non seulement une humiliation de plus pour bénéficier de droits élémentaires, mais est surtout une mine d’or pour le patronat, ou l’Etat : pourquoi embaucher quelqu’un et le payer au SMIC, là où on peut forcer un chômeur à travailler gratuitement ?

Les vrais assistés, les vrais parasites, ce n’est pas dans les rangs des bénéficiaires du RSA qu’il faut les chercher, mais chez les actionnaires, qui sans travailler ramassent non pas quelques centaines, mais quelques centaines de milliers d’euros par mois. De manière générale, ce sont des milliards qui sont volés par les capitalistes aux travailleurs et aux travailleuses. Et, depuis 30 ans, la situation n’a cessé d’évoluer en faveur du capital, qui alors qu’il recevait 30% de la valeur ajoutée en 1982, en rafle maintenant 40%. Pourtant, au moment où Wauquiez stigmatise les plus précaires des précaires en France, le gouvernement se lance dans une réforme de la fiscalité, qui avec notamment une baisse de l’ISF, bénéficie à ceux et celles qui vivent sur notre dos.

A nous de leur montrer, que la redistribution des richesses, ça s’impose !

Alternative Libertaire, le 12 mai 2011.


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Re: Du RSA au TIG

Messagede Pïérô » 08 Juin 2011, 00:15

Copé en remet une couche

Le secrétaire général de l’UMP propose d’imposer aux bénéficiaires "entre cinq et dix heures" de travail par semaine.

L’offensive anti-RSA de l’UMP entre dans sa seconde phase. Après Laurent Wauquiez le mois dernier, c’est au tour de Jean-François Copé de rouvrir la polémique en proposant mardi 7 juin que certains des bénéficiaires du RSA travaillent "entre cinq et dix heures par semaine" au service d’une collectivité, sans quoi ils pourraient le voir progressivement diminuer.
...

...http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit ... e-rsa.html


Fin de la récré, les revoilà. Qui ? Les punisseurs, et leurs gesticulations. Cette semaine, pour leur grand retour, on punit les assistés. Le feuilleton Wauquiez - RSA était en immersion depuis deux mois ? Le revoilà. L'UMP va donc proposer, Mesdames Messieurs, sous vos regards émerveillés, de faire bosser les feignants, de demander aux bénéficiaires du RSA de travailler "entre cinq et dix heures par semaine (...) à des projets environnementaux et civiques", pour favoriser leur réinsertion. C'est donc donner raison, avec un mois de retard, à Wauquiez, ...

...http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11359
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Re: Du RSA au TIG

Messagede Pol@ck » 08 Juin 2011, 10:37

tant que ça passe ils auraient tort de se priver ! m'est avis que ce sera encore plus facile que pour les retraites !
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Re: Du RSA au TIG

Messagede kuhing » 08 Juin 2011, 11:16

une déclaration pas inintéressante de Martin Hirsch ex ministre Sarkozy et qui a participé à la mise en place du RSA :


Le président de l'Agence du service civique a répondu ce mercredi à la polémique autour du Revenu de solidarité active qu'il a créé. Il s'oppose à ce que ce revenu minimum soit assorti d'un obligation de travailler 5 heures par mois pour une collectivité locale. Martin Hirsch souligne que le RSA dégage des excédents.Il se demande si cet argent ne va pas servir à alléger l'impôt de solidarité sur la fortune.
Le créateur du RSA, Martin Hirsch s'oppose farouchement à ceux qui, à l'UMP, proposent de faire travailler les bénéficiaires du RSA pendant 5 heures par mois. L'ancien Haut commissaire aux Solidarité actives redoute que l'idée lancée par Laurent Wauquiez, ministre des Affaires européennes et Jean-François Copé, patron du parti, ne revienne à "travailler moins pour coûter plus à l'Etat et au département" comme il l'a précisé au micro de France Info ce mercredi. Laurent Wauquiez et Jean-François Copé notamment estiment qu'obliger les bénéficiaires du RSA à travailler, même pour un petit nombre d'heures, contribuerait à limiter "l'assistanat", selon eux généré par cette aide.

"Une sacré entourloupe"

Martin Hirsch craint que ces 5 heures de travail auprès des collectivités locales ne nuisent aux contrats aidés de 25h par exemple. Surtout, il fustige une "polémique indigne" relevant que l'argent "consacré au RSA ne va pas au RSA". "On a financé le RSA, il y a des excédent : 999 millions en 2010, où vont-ils?" observe l'ex-président d'Emmaüs. "Je ne veux pas que cet argent soit utilisé pour alléger l'impôt de solidarité sur la fortune, ça serait quand même une sacré entourloupe" a-t-il ajouté critiquant ceux qui voudraient "faire de l'argent sur le dos des pauvres". Le président de l’Agence du service civique a aussi rappelé que la lutte contre la pauvreté figurait parmi les promesses de Nicolas Sarkozy lors de sa campagne pour les présidentielles en 2007.

Augmenter les aides

Martin Hirsch doit y participer à la convention sur la "justice sociale" de l'UMP qui doit avoir lieu cet après-midi. Il devrait proposer d'autres solutions pour aider au retour à l'emploi comme l'augmentation du RSA pour certaines personnes travaillant à temps partiel, une augmentation des contrats aidés ou un financemet renforcé de l'accompagnement dont peuvent bénéficier ceux qui reçoivent le RSA pour la recherche d'un emploi.
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Re: Du RSA au TIG

Messagede sebiseb » 11 Juin 2011, 20:48

Et pendant ce temps, L. Ferry ex-ministre de l'EN a touché 4500€ pour ne pas assurer 192H annuel à l'Université Paris Diderot - Paris VII. Il est vrai que le philo-polémiste est très occupé à faire des rapports (dont personne n'a réellement connaissance) pour Matignon. Comme suite aux révélations du Canard Enchaîné, Matignon (c'est à dire nous les contribuables) nous allons régler la facture à l'université - Conclusion, nous allons payer deux fois un bobo-umpiste pour un service publique jamais réalisé.

Pendant ce temps, le type en question doit pondre des rapports incitants à supprimer toujours plus de postes de prof's (payés 1500/2000€ mensuel pour ~630H/an devant élève), et s'épancher sur le poil dans la main que sont censés avoir les fonctionnaires de l'EN - comme on le dit si bien au café du commerce (c'est sa spécialité) - mais rien avoir avec la philosophie à l'université populaire de Onfray.

Et le bougre de ne même pas comprendre ce que le populo' lui reproche, et de se justifier que le CAS (Conseil d'Analyse de la Société) est un truc sérieux dans lequel il travaille beaucoup - Pauvre vieux, il devrait peut-être chercher du boulot dans la sidérurgie alors ? Sans compter, je crois qu'il touche une indemnité de 1800€ pour ce bidule qui permet de recaser tout les anciens des gouvernements précédents - histoire qu'ils ne critiquent pas trop leur licencieur.
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Re: Du RSA au TIG

Messagede Pïérô » 13 Juin 2011, 00:14

çà fait de plus en plus désordre en effet, comme le fait de s'attaquer à l'impot sur la fortune et refiler un chèque à Betencourt, alors que dans le même temps la "crise" doit amener à tout les sacrifices.
Dans la même veine Raffarin est pour une seconde journée de solidarité, et de travail en plus, et l'annonce samedi matin sur Europe 1. C'est beau la solidarité...
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Re: Du RSA au TIG

Messagede Barra Mine » 12 Aoû 2011, 11:44

Faudrait surtout expliquer que
1) le RSA est un truc de SOLIDARITE et aux dernières nouvelles la solidarité ça ne demande aucune contrepartie ou alors j'ai loupé un épisode.
2) 40 heures par mois pour 400 euros ça fait en gros du 40 euros la semaine soit du 4 euro de l'heure (4,5 si on veut être précis).... vu comme ça c'est même plus des miettes qui sont données...
3) les chiffres balancés sont tous bidons... le rsa à 460 euros c'est si on a pas de domicile (en gros si on est sdf). Du moment ou on a une adresse (même si on est hébergé chez un pote et qu'on paye pas de loyer) le rsa passe d'office à 410 euros.
4) Les APL ça ne prend pas en compte l'assurance habitation ni les factures EDF.
Et surtout le plus important c'est qu'en balançant des gens au rsa dans des structures associatives, c'est mettre un sérieux coup aux assos, c'est dire "voilà les assos si on forçait pas les pauvres à vous aider vous y arriveriez pas" donc en gros c'est aussi vomir sur le volontariat.
RSA= STO..... NON MERCI
En matière d'infinie, il n'y a que l'univers et la bétise humaine. Et en ce qui concerne l'univers j'ai des doutes. (Einstein)
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Re: Du RSA au TIG

Messagede Kzimir » 15 Nov 2011, 18:40

l'Humanité a écrit:Nicolas Sarkozy instaure le travail forcé pour les bénéficiaires du RSA

Instaurer le travail obligatoire pour les bénéficiaires du RSA afin de leur "redonner de la dignité. Nicolas Sarkozy est allé fort dans la provocation en affirmant ce mardi midi que les sept heures de travail imposées aux allocataires du Revenu de solidarité active sera bientôt testée dans une dizaine de départements. "Nous irons plus loin dans la logique des droits et des devoirs", a dit le chef de l'Etat lors d'un déplacement à Bordeaux sur le thème de la fraude sociale. "Qu'on me comprenne bien, a t-il poursuivi, ce n'est pas pour punir, c'est au contraire pour respecter, pour redonner de la dignité. On n'a pas de dignité quand on ne peut survivre qu'en tendant la main".

Une annonce savamment préparée
Cette annonce intervient dans un paquet de mesures dévoilées par Nicolas Sarkozy ce mardi censées lutter contre la fraude sociale. Elle arrive six mois après la polémique déclenchée par Laurent Wauquiez, alors ministre des Affaires européennes, qui avait affirmé vouloir "lutter contre l'assistanat, ce cancer de la société", avec notamment l'instauration de cinq heures de travail obligatoire pour tout allocataire du RSA. A l'époque, le Premier ministre François Fillon avait désavoué son ministre. Mais au vu de l'annonce du jour de Sarkozy, il ne s'agissait donc pas d'un dérapage mais bien d'un ballon d'essai.

130 euros de plus
en droite ligne d'un nouveau dispositif évoqué en septembre dernier par la ministre des Solidarités. Roselyne Bachelot avait alors indiqué que le gouvernement planchait sur la création de nouveaux "contrats uniques d'insertion", aidés à 95% par l'Etat et les Départements. Ces contrats de six mois renouvelables une fois pourraient être proposés aux personnes rencontrant des difficultés spécifiques pour accéder à un emploi de droit commun.
En tenant compte de la baisse du RSA induite par la reprise d'un travail, l'allocataire y gagnerait environ 130 euros par mois, selon les calculs de l'ancien ministre des Solidarités, Marc-Philippe Daubresse, à l'initiative de ce projet. Actuellement, les CUI sont de vingt heures par semaine. Comme pour ces CUI longs, les allocataires auxquels on proposera les nouveaux contrats de sept heures devront les accepter, au risque de se voir infliger des sanctions par le conseil général (réduction voire suppression du RSA).


http://www.humanite.fr/politique/nicola ... rsa-483683
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Re: Du RSA au TIG

Messagede Pïérô » 11 Mar 2012, 00:23

çà se met en place, nouveau décret élargissant les sanctions financières aux allocataires du RSA...

Nouveau décret élargissant les sanctions financières aux allocataires du RSA qui refusent des contrats pourris.

Les déclarations anti-immigrés et anti-chômeurs se succèdent dans la bouche de Sarkozy, et de ses larbins du gouvernement et de l’UMP. Mais M. Sarkozy ne fait pas que parler. Il agit aussi.
Ainsi Fillon vient-il de signer un décret, applicable au 1er avril 2012, qui sanctionne plus durement qu’avant les allocataires RSA qui refuseraient de se plier au dictat des services "sociaux". Cliquer ici pour accéder au texte officiel : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTex ... rieLien=id

Qu’est-ce que ça va changer pour les allocataires RSA ?

Ce décret est une arme de plus dans l’arsenal des services "sociaux" qui s’occupent du "suivi" et de "l’accompagnement" des allocataires RSA : Le conseil général, Pôle emploi, voire des associations habilitées.

CES SERVICES DITS "SOCIAUX" VONT POUVOIR PLUS FACILEMENT METTRE LA PRESSION SUR LES ALLOCATAIRES POUR LES OBLIGER A PRENDRE DES CONTRATS POURRIS.

Yamina, qui est actuellement soutenu par la CGT chômeurs rebelles, peut très bien en parler (Nouveau décret élargissant les sanctions financières aux allocataires du RSA qui refusent des contrats pourris
) : Elle a osé refuser d’aller à un chantier d’insertion 28 heures par semaines, éloigné de son domicile alors qu’elle n’a pas de moyen de transport. Elle a osé refuser un emploi indécent, à salaire indécent, au regard de ses qualifications. Et le conseil général n’a pas hésité à lui supprimé un mois de RSA. Cette procédure, illégale aujourd’hui, le sera... le 1er avril. En effet, à ce jour seule une suppression de 100€ était possible comme première sanction (article R262-68 du code de l’action sociale et des familles). Mais à compter du premier avril, le conseil général pourra supprimer... 80% du RSA, et ceci dès la première sanction du conseil général, de Pôle emploi ou de tout autre structure habilitée !

Ce décret signé Fillon est avant tout politique, et même politicien.

On entend fréquemment, si l’on fréquente les services "sociaux", des phrases du type : "Celui-là, je vais lui suspendre son RSA, comme ça il arrêtera de se foutre de moi". Sous-entendu : Il arrêtera de refuser toutes les propositions que les services sociaux lui font pour "s’en sortir". ALORS QUE TOUT LE MONDE SAIT QUE LES CONTRATS AIDÉS, LES CHANTIERS D’INSERTION, LES TEMPS PARTIELS NE SONT PAS DES SOLUTIONS. Ce sont bien souvent des cul-de-sac, qui ne permettent en aucun cas de sortir de la misère. Pourquoi faudrait-il accépter un temps partiel ou un CDD alors que l’on peut tous, si l’on se mobilise, accéder à un emploi décent, un salaire décent, UNE VRAIE VIE ?

LE DEBAT EST BIEN POLITIQUE : On entend bien souvent dans ces services "sociaux" que les allocataires RSA sont redevables de la collectivité, et donc doivent accepter les contrats de misère que les services "sociaux" leur proposent.

Ce qui permet de d’exonérer les banquiers et les actionnaires (les réels dirigeants de notre pays aujourd’hui) de toute responsabilité sur le marché du travail.

OR IL EST BIEN POSSIBLE, AUJOURD’HUI, DE PROPOSER UN EMPLOI DÉCENT À SALAIRE DÉCENT À CHAQUE TRAVAILLEUR DANS CE PAYS.

Mais ceci passe par une juste redistribution des richesses, donc du travail...

NE NOUS FAISONS PAS D’ILLUSIONS. SEULE LA MOBILISATION, SEUL LE RAPPORT DE FORCE PAIERA, FACE AUX PRÉDATEURS EN COSTARDS-CRAVATE

CGT chômeurs rebelles du Morbihan

http://cgtchomeursrebelles56.blogspot.c ... t-les.html
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Re: RSA, Revenu de Survie Affamant

Messagede bipbip » 31 Mar 2016, 07:01

En Isère, les allocataires du RSA incités à faire du bénévolat

Le conditionnement du versement du Revenu de solidarité active (RSA) à des heures de bénévolat avait été voté le 6 février par le conseil départemental du Haut-Rhin.

«Impossible», avait rétorqué la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine, deux jours plus tard. «Le droit est défini nationalement et il n’est pas possible de conditionner le versement du RSA à l’exercice du bénévolat ou de telle activité.»

A son tour, le conseil départemental de l’Isère s’est prononcé ce vendredi en faveur d’un plan pour «la réciprocité des aides sociales», qui doit encourager les allocataires du RSA à faire du bénévolat. «C’est un plan qui vise à faire participer les bénéficiaires à la vie sociale et à les faire sortir de leur isolement», a expliqué Frédérique Puissat, première vice-présidente (LR) chargée de la famille, de l’enfance et de la santé, devant l’hémicycle départemental.

... http://www.anti-k.org/2016/03/26/en-ise ... benevolat/
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Re: RSA, Revenu de Survie Affamant

Messagede bipbip » 14 Juil 2016, 15:08

Haut-Rhin : du bénévolat pour continuer à toucher le RSA dès janvier

Le Conseil départemental du Haut-Rhin commencera dès le 1er janvier 2017 à conditionner le versement du RSA à 7 heures de bénévolat hebdomadaire. Il le fera sans attendre que la justice administrative se soit prononcée sur cette mesure polémique, a confirmé lundi son président Eric Straumann (LR). En février, dans un entretien au Parisien, Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, a opposé une fin de non-recevoir à l’initiative du Haut-Rhin.

Lors d’une conférence de presse à Colmar, l’élu a expliqué que le recours du préfet devant le tribunal administratif de Strasbourg n’est, en effet, pas suspensif. Dans leur délibération du 5 février dernier, qui a provoqué une vive polémique au niveau national, les élus du Haut-Rhin avaient décidé que les bénéficiaires du Revenu de solidarité active devraient réaliser des heures de bénévolat, sous peine d’être privés de leur allocation.

... http://www.anti-k.org/2016/07/12/haut-r ... 4ecNYfr21t
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Re: RSA, Revenu de Survie Affamant

Messagede bipbip » 17 Juil 2016, 12:17

Les Nuit Debout protestent contre une campagne de pub de la Drôme

Le mouvement Nuit Debout a recouvert de banderoles de protestation des panneaux publicitaires vantant les mérites du bénévolat pour les bénéficiaires du RSA par le Conseil départemental de la Drôme.

L'action a été menée cette nuit par Nuit Debout Valence. Plusieurs panneaux publicitaires ont été recouverts par des banderoles. Les militants fustigent une campagne de publicité initiée par la Conseil départemental de la Drôme qui recommande aux bénéficiaires du RSA de faire du bénévolat.

... http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 44597.html
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Re: RSA, Revenu de Survie Affamant

Messagede Pïérô » 09 Oct 2016, 14:23

Imposer du bénévolat en échange du RSA est illégal
Le conseil départemental du Haut-Rhin avait voté une mesure conditionnant le versement du RSA à 7 heures hebdomadaires de travail pour la collectivité.
Le conseil départemental du Haut-Rhin n'a pas le droit de conditionner le versement du revenu de solidarité active (RSA) à la réalisation de sept heures de bénévolat hebdomadaire, a jugé mercredi 5 octobre le tribunal administratif de Strasbourg, saisi par la préfecture.
La justice a donc annulé la délibération du conseil départemental, présidé par Eric Straumann (LR), qui imposait aux allocataires du RSA de travailler bénévolement sept heures par semaine.
... http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/ ... legal.html


AU RSA ON A AUSSI DES DROITS !

Monsieur Lecerf, nouveau Président du Conseil Départemental du Nord a annoncé dès son élection en mars 2015 qu’il « souhaitait l’inscription à Pôle-Emploi des bénéficiaires du RSA ». Par cette mesure, il « affichait » qu’un meilleur « contrôle de la recherche d’emploi » serait réalisé par son organisme. Il y déjà là « mélange des genres » car c’est Pôle Emploi qui est en charge de ce contrôle…. Si les Cds sont bien chargés des orientations initiales et du suivi des allocataires, c’est par l’intermédiaire de Commissions Pluri-disciplinaires définies dans le décret 2009-404. Cette Commission oriente les demandeurs et allocataires en fonction de leur aptitude à s’intégrer dans le monde du travail, En cas de difficultés à ce niveau, une orientation vers les services sociaux est opérée, … qui n’exige pas d’inscription à Pôle Emploi ! Première question qui se pose : les modalités de fonctionnement de ces commissions (gérées par les circonscriptions d’action sociale des Départements) sont elles conformes aux textes en vigueur ? Deuxième question : Qui représente les allocataires au sein de ces commissions (les organisations de chômeurs et précaires du Nord ne sont pas représentées dans ces instances : MNCP, APEIS, CGT, AC ! ) Troisième question (et non la moindre !) : l’application de ce décret est-elle uniforme dans tout le territoire national ? Pour cette dernière question, il est évident que non !!!

Dans le Nord, un « soupçon » de fraude viserait 45.000 allocataires ? Cela paraît invraisemblable !!! Après un premier bilan fin août 2016, 2053 allocataires ont été sanctionnés pour refus d’inscription au Pôle Emploi ou de stage de formation (sur les 5000 premiers allocataires contactés par les services sociaux). Ces sanctions sont lourdes de conséquences sur le budget de personnes souvent depuis longtemps en situation de grande précarité (certains sont issus de l’ancien système RMI qui a été abandonné en … 2009 !) : dans un premier temps baisse de 100 euros par mois, suivie éventuellement au bout de quatre mois d’une suspension pendant 4 mois (avec une réduction de 200 € sur les allocations) puis – après 6 mois de plus - une radiation définitive. M. Le Cerf évalue les « fraudes » à 20 à 30 millions dans le Nord pour 150.000 foyers allocataires (?!)

M. Xavier Bertrand nouveau président du Conseil régional des Hauts de France, après avoir tenté de concurrencer Pôle Emploi sur la recherche de postes (dispositif « Proche Emploi » :velléité vite abandonnée !), a également souhaité en janvier 2016 appliquer le dispositif "Zéro chômeur de longue durée", voté par les députés fin 2015. Faut-il rappeler que ce dispositif (principalement développé par ATD Quart-Monde) ne concerne que quelques milliers d’emplois (sur le secteur non-marchand de surcroît !) sur seulement quelques bassins d’emploi sinistrés du territoire national….

Depuis plusieurs années (et notamment en 2016 avec la réduction de 10 Mds de la dotation globale aux collectivités locales), la part de financement (compensation intégrale lors du transfert de compétences en 2009) de l’Etat vers les CGs s’est réduite (plus que 60 % des allocations RSA dans certains cas !) et conduit les départements à prélever des impôts supplémentaires, accentuant leurs difficultés financières et contraignants les élus à revenir sur certaines promesses.

Bien que des départements subissent un accroissement du nombre des allocataires, nos associations sont convaincues que beaucoup de personnes concernées refusent la mise en place stricte de ce dispositif, d’abord parce qu’il n’y a pas d’emploi digne de ce nom en quantité suffisante pour « oser » stigmatiser les allocataires, découragés de « chercher plus pour chercher plus ! », et également parce que le questionnaire de demande d’allocation est trop intrusif. Cerise sur le gâteau : est-ce en vertu du principe d’égalité devant la loi que seulement 2053 allocataires sur les 5000 contrôlés sont sanctionnés, alors même qu’il en reste 40000 - seulement dans le Nord - à vérifier si l’on en croit les chiffres de M. Lecerf !!! Si l’on ajoute que les chômeurs de moins de 25 ans sont soumis à des conditions impossibles (exigence de 2 ans d’emploi minimum avant que la demande soit recevable !), on sent bien que la finalité originelle de cette allocation (lutter contre la grande précarité) a totalement été perdue de vue.

Regardons la réalité en face : si ces obstacles de conditionnalité étaient levés, le résultat serait (au moins) un million de rsastes supplémentaires...

Des mesures de contrôles des bénéficiaires ont été mises en place dans plusieurs départements (mais le sont-elles dans tous ? : égalité devant la loi !). Par exemple, l’Essonne vient de conclure :" qu’un faible nombre sont de vrais fraudeurs". Le Président du conseil départemental du Haut Rhin souhaite une obligation de travail « gratuit » de 7 heures par semaine, mais son projet rencontre des oppositions. Dans la Drôme, les allocataires sont incités à faire du bénévolat associatif... Ceci tourne au « n’importe quoi ! » et nous demandons à l’État de prendre ses responsabilités sur ce dossier qui exige l’application stricte du Code de l’action sociale et du Code du travail. Il faut imposer aux collectivités gestionnaires (les Départements en général) une application juste et uniforme de ce dispositif sur tout le territoire : Égalité devant la loi !!!

Nous protestons contre ces mesures stigmatisantes : les précaires, demandeurs d’emplois ou non, ne sont pas des fainéants. Les élections approchent. Pour les uns, il faut que le chômage continue à augmenter pour valider leur analyse sur l’action gouvernementale. Pour les autres (ceux au pouvoir !), il y a nécessité que la courbe du chômage baisse vite !!!

Même édulcorée, la loi d’orientation de 1998 sur la lutte contre l’exclusion reste – hélas ! - d’actualité : elle doit être appliquée !

Nous refusons que les chômeurs et précaires soient pris en otage pour ces motifs bassement électoralistes.

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