Monde des "affaires", paradis fiscaux et magouilles

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Messagede fabou » 06 Juil 2010, 16:32

AFFAIRE WOERTH : APPEL À TEMOINS ANONYMES ET RÉMUNÉRÉS

L’affaire Woerth est une affaire difficile d’autant plus que Nicolas Sarkozy semble désormais mis en cause. Afin d’aider à la résolution de cette affaire et en respectant la présomption d’innocence, vous pouvez apporter votre concours.

La justice française s’est récemment « honorée » en faisant appel à des témoins anonymes et rémunérés favorisant ainsi la condamnation à des peines de 3 à 15 ans de réclusion criminelle dans l’affaire de Villiers-le-Bel.

Ne pouvant croire que notre pays accepterait une justice à « deux vitesses », nous pensons que, dans l’affaire de prise d’intérêt concernant nos représentants du peuple, une même procédure pourrait s’avérer fructueuse. Aussi, dans un souci citoyen, nous proposons cet appel à témoignage.

Nous sollicitons donc tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, seraient susceptibles d’apporter leur concours en émettant leur témoignage anonymement et contre forte rémunération d’adresser directement leurs informations par téléphone au 01.49.27.49. 27.

N’oubliez pas de demander la rétribution qu’accorde désormais la police française dans les affaires difficiles.

Soyez nombreux à faire votre devoir républicain.

(Évidemment, ceux qui considéreraient qu’un tel principe de délation anonyme et rémunéré puisse constituer un odieux scandale dans un pays se prétendant démocratique n’ont pas tort, et peuvent même se mettre en colère. Nous ne nous laisserons pas toujours faire.)

Th Lodé & F Bon
-> http://fabienbon.canalblog.com/archives ... 17474.html
-> http://bellaciao.org/fr/spip.php?article104433
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Messagede Pïérô » 24 Juil 2010, 13:46

Bettencourt : la cour d'appel donne raison à Mediapart.
"Les informations de Mediapart qui ont lancé l'affaire Bettencourt relèvent de « la légitime information du public »" a estimé la cour d'appel, vendredi 23 juillet annonce Mediapart.

"Non seulement notre journal n'a commis aucun délit avec la révélation des enregistrements réalisés par l'ex-majordome de Liliane Bettencourt, mais il n'a fait que son devoir : informer sur des faits d'intérêt général." La cour d'appel de Paris "confirme intégralement le jugement de première instance qui, le 1er juillet, avait jugé « d'intérêt public » notre travail"

"L'origine illicite des enregistrements, dont nous avions évidemment vérifié l'authenticité, ne saurait entraver la révélation de faits d'intérêt public concernant le respect de la loi fiscale, les financements de partis ou de personnalités politiques, le fonctionnement et l'indépendance de la justice ou l'avenir de l'actionnariat d'une grande entreprise." explique le fondateur du site, Edwy Plenel.



et un dossier intéressant sur "arrêt sur images" :

Bettencourt : la milliardaire, le fisc et le pouvoir
Les enregistrements pirates d'un maître d'hôtel indélicat révèlent les liens qui unissent Liliane Bettencourt (ou son entourage), Nicolas Sarkozy et le couple Woerth. Problème : l'héritière L'Oréal dispose aussi de comptes en Suisse...

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3210
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Re: Monde des "affaires", paradis fiscaux et magouilles

Messagede sebiseb » 24 Juil 2010, 18:38

AL, la FA, la CNT, ... pourrait peut-être aller lui raconter aussi tous les potins sur le milieu libertaire, ça nous permettrait de renflouer les caisses :fume:
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Messagede Pïérô » 27 Oct 2010, 23:15

deux mots me viennent : mafieux et barbouzes
et deux verbes : empocher et baillonner
pour qualifier le pouvoir actuel

Avant «Le Point» et «Le Monde», un cambriolage a Mediapart
Mediapart - 27 Octobre 2010

Jamais deux sans trois. Deux semaines avant le vol des ordinateurs des journalistes du Monde et du Point en charge du suivi de l'affaire Bettencourt, Mediapart a egalement ete victime d'un cambriolage suspect. La encore, des ordinateurs portables ont ete voles.

Dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 octobre, un ou plusieurs inconnus se sont introduits, sans laisser de traces d'effraction, dans les locaux de Mediapart, situes passage Brulon dans le XIIe arrondissement de Paris. Le dernier employe, qui a quitte nos locaux a 22 heures le jeudi soir, avait referme a clef derriere lui. Les vols ont ete constates le lendemain a 8 heures: l'ordinateur portable de la responsable de la communication du site, Yolande Laloum-Davidas, a ete derobe, de meme que celui d'un stagiaire affecte au service communication. Les deux appareils etaient poses sur la meme table.

Le bureau sur lequel se trouvaient les ordinateurs est mitoyen des bureaux de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme – qui n'avaient pas laisse leurs ordinateurs a la redaction ce soir-la –, les deux journalistes qui suivent l'affaire Bettencourt sur notre site depuis le depart.

Mediapart a depose plainte des le vendredi 8 octobre pour vol au commissariat du XIIe arrondissement. Mediapart n'avait pas juge necessaire de mediatiser ce cambriolage, qui peut tres bien etre le fait d'un simple maraudeur, jusqu'a ce que l'on apprenne que les journalistes du Monde et du Point avaient ete victimes de vols similaires, dans la soiree du jeudi 21 octobre.

Du coup, d'autres verifications menees ces dernieres heures nous ont permis de decouvrir que d'autres elements avaient disparu. D'abord, un disque dur externe appartenant a Yolande Laloum-Davidas, qu'elle avait laisse dans un tiroir de son bureau, contenant certaines donnees confidentielles (sur les actionnaires, la capitalisation de la societe...) et toutes les archives de Mediapart depuis sa creation.

Ce n'est pas tout : ont egalement disparu les deux cederoms contenant l'integralite des enregistrements effectues clandestinement au domicile de Liliane Bettencourt par son ancien majordome et dont la diffusion a lance l'affaire, le 16 juin. Les cederoms etaient ranges dans l'un des tiroirs ou Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme rangent leurs documents, sous le bureau du premier nomme. Sur la base de ces nouveaux elements, Mediapart precisera aujourd'hui au commissariat du XIIe les termes de sa plainte du 8 octobre.

Le 21 octobre donc, les locaux de l'hebdomadaire Le Point, dans le XIVe arrondissement de Paris, ont, eux aussi, ete «visites» en pleine nuit. Deux ordinateurs ont ete derobes, dont celui du redacteur en chef Herve Gattegno, journaliste qui suit l'affaire Bettencourt. La meme soiree, le domicile (situe dans le XIe arrondissement de Paris) de Gerard Davet, charge au Monde du suivi du dossier Bettencourt, etait egalement cambriole. Seuls l'ordinateur portable et le GPS de l'enqueteur ont ete emportes.

La veille, le 20 octobre, Me Georges Kiejman, avocat de Mme Bettencourt, avait publiquement reproche a la juge Isabelle Prevost-Desprez d'organiser des fuites aupres de trois journalistes, citant Gerard Davet et Jacques Follorou du Monde, Herve Gattegno du Point et les journalistes de Mediapart suivant l'affaire. Point commun de tous ces journalistes: leurs articles ont fortement deplu au pouvoir.

La concomitance de ces trois cambriolages ne peut qu'interroger. Ils s'inscrivent dans un climat tres particulier, de l'affaire Bettencourt. Le Monde a notamment revele ces dernieres semaines qu'a deux reprises, des enquetes – l'une du contre-espionnage, l'autre du parquet de Nanterre – ont ete diligentees afin de decouvrir les sources des journalistes du quotidien du soir en les placant sous surveillance telephonique, dans un cadre qui pourrait etre illegal. Le journal a porte plainte.

Pourtant, le gouvernement ne voit toujours rien de scandaleux dans cette atteinte flagrante au secret des sources des journalistes, garanti par la loi du 4 janvier 2010 qui stipule qu' «il ne peut etre porte atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un imperatif preponderant d’interet public le justifie et si les mesures envisagees sont strictement necessaires et proportionnees au but legitime poursuivi».

Invitee de France Inter jeudi 27 octobre au matin, Michele Alliot-Marie, manifestement tres embarrassee, a soutenu a propos de cette loi de janvier 2010 que «certains (n'en faisaient) pas la meme lecture», allant jusqu'a affirmer qu'il s'agissait d'une «loi sur laquelle vous n'avez aucune jurisprudence et il y a donc des interpretations divergentes».

Cette accumulation d'evenements, entre cambriolages et espionnage telephonique, pourrait avoir une explication : la volonte de dissuader tout informateur potentiel de parler a la presse dans les affaires sensibles. Dans Liberation mercredi, Me Christophe Bigot, avocat specialiste du droit des medias, explique: «Il faut comprendre une chose : sans secret des sources, pas de source. Et sans source, pas d'informations.»

Et Me Bigot de conclure: «Aujourd'hui, toute personne s'adressant a un journaliste qui traite de l'affaire Bettencourt se dit que son numero peut se retrouver dans une fadette (facturation telephonique detaillee, NDLR) qui atterrira sur le bureau d'un juge... On coupe le robinet a informations.»
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Messagede mike3353 » 06 Jan 2011, 12:20

je suis malade quant je voie que woerth s en sort il faut réagir tous ces putain de politicard il faut les virer et passer a une société libertaire vive la révolution sociale ! :v:
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Messagede Pïérô » 11 Fév 2011, 14:23

"Toutes les demandes de Clearstream à mon encontre sont définitivement rejetées."
"Mon enquête [contre Clearstream] était, est, restera fondée."

sur Acrimed :
Le jeudi 3 février 2011, Denis Robert a été blanchi par la Cour de cassation de sa condamnation pour deux de ses livres (Révélation$ et La Boîte noire) et un documentaire (Les Dissimulateurs), diffusé sur Canal +. Une victoire, gagnée contre Claerstream, mais aussi contre ceux qui, à l’instar de Philippe Val et d’Edwy Plenel, avaient tenté de discréditer son travail ou multiplié les soupçons, à l’instar de la presse bien pensante. Nous y reviendrons.

Sans dissimuler notre plaisir, nous publions, avec l’autorisation de l’auteur, le texte que Denis Robert a adressé à ses amis. (Acrimed)


« Dix ans et toutes mes dents »

Note pour mes amis et les amis de mes amis qui ont la mémoire embrouillée et me demandent des détails sur les jugements de la Cour de cassation qui viennent de tomber. D’abord vous dire qu’ils mettent un terme une longue bataille judiciaire et qu’ils m’enchantent.

Depuis dix années que Révélation$ est sorti (28 février 2001), de nombreuses plaintes ont été déposées contre mon éditeur, les chaînes qui ont diffusé mes films, de nombreux journaux et contre moi. Une soixantaine en tout, dans plusieurs pays, en comptant les procédures pénales et les constitutions de partie civile.

Parmi ces plaintes, une dizaine émanait de la Banque générale de Luxembourg et une vingtaine a été lancée par la Menatep, une banque russe liée à la mafia. Je peux dire que globalement j’ai gagné tous ces procès.

La chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream a diligenté une grande partie des autres procédures. Leur stratégie a été essentiellement basée sur la calomnie, une extrême mauvaise foi, le harcèlement, l’acharnement et l’intimidation.

Cette stratégie, loin du droit, échoue lamentablement aujourd’hui, pour laisser place à la justice et au journalisme. Une victoire sans tambours ni trompettes. Une victoire gravée dans le marbre. Un souvenir de victoire bientôt. Peu importe. Cette décision ouvre d’intéressantes perspectives. Clearstream ne pourra plus faire comme avant…

Une vingtaine de plaintes ont été déposées par la multinationale en France, en Belgique, au Luxembourg, occasionnant des centaines de visites d’huissiers à mes domiciles. Passé les limites, je ne compte plus.

J’ai perdu quelques procès (en particulier pour des interviews à des journaux, je pense à Sud-Ouest ou VSD). J’en ai gagné (Le Nouvel Obs, Le Point, « Tout le monde en parle » sur France 2). J’aurais pu et j’aurais dû, si j’avais eu les moyens financiers, aller systématiquement pour toutes ces procédures jusqu’à la Cour de cassation. Je ne l’ai fait que pour trois d’entre elles. Les plus importantes à mes yeux, puisque ces procédures concernaient les deux livres originels Révélation$, La Boîte noire et Les Dissimulateurs, mon premier documentaire sur l’affaire.

Passons sur Clearstream l’enquête, qui a occasionné une condamnation symbolique (mais onéreuse en frais de procédure) à Luxembourg, pour nous intéresser au reste…

Pour Révélation$ et Les Dissimulateurs (mon premier documentaire, diffusé en février 2001), j’ai été condamné en diffamation à hauteur d’un euro symbolique de dommages et intérêts en mars 2004, puis (en appel) à 1 500 € en octobre 2008, sans compter les frais de procédure.

Pour La Boîte noire (sorti en octobre 2002), Clearstream a été déboutée et condamnée à me verser 3 500 € de dommages et intérêts en première instance. Devant la cour d’appel (Paris, octobre 2008), j’ai été condamné à 1 500 €, sans compter les frais de procédures et de publication des décisions.

Je me suis pourvu en cassation. J’ai pris cette décision contre l’avis de nombreuses personnes, dont mon éditeur, Les Arènes, et la chaîne Canal +, qui ont refusé de poursuivre les procédures. Je ne les accable pas. De leur place, il leur était sans doute difficile d’aller au bout de la bataille à mes côtés. Certains auraient lâché avant.

Dans les jours qui ont suivi les décisions de la cour d’appel, Clearstream a acheté une page dans Le Monde pour proposer une transaction qui consistait à accepter ces condamnations contre la non-exécution des arrêts. En gros, le non paiement des sommes auxquelles j’étais condamné.

Il était impensable d’accepter un tel compromis, de renier mon travail, mon enquête. Il était indispensable sur les principes qui fondent ce que doit être le journalisme, de me battre jusqu’au bout pour obtenir une décision reconnaissant le droit. J’étais prêt à aller jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme s’il le fallait.

Je savais ce que j’avais vu et fait. J’avais intégré les enjeux de cette bataille. Un système financier sain au départ a été dévoyé, ouvrant d’incroyables possibilités de dissimulation. Mon enquête était, est, restera fondée. Mes écrits reposent sur des documents, des courriers, des listings, des microfiches, des témoignages filmés. Des éléments suffisamment probants qui ont permis de mettre à jour des comptes non publiés produisant de l’opacité, un système d’effacement de traces de transactions, la probabilité très forte d’une double comptabilité, des liens présumés entre Clearstream et l’Église de scientologie, l’hébergement de banques mafieuses, l’utilisation de Clearstream pour la mise en œuvre d’opérations occultes, l’absence totale de transparence et de contrôle, la complicité des auditeurs, le licenciement du personnel qui refusait de procéder à des manipulations comptables et de publier des bilans de fait maquillés… Mon enquête et la simple lecture de mes documents montraient, montrent que cette firme abritait plus de 6 000 comptes ouverts dans des paradis fiscaux. Parmi ces comptes, des sociétés off shore, mais aussi des filiales de banques respectables. J’ai révélé que des multinationales pétrolières, agroalimentaires ou industrielles avaient également ouvert des comptes discrets à Clearstream. J’en passe et des dizaines.

Au-delà du coup de projecteur sur cette firme, l’ensemble de ce travail explicitait les dérives inquiétantes du système financier international et révélait les contours d’une finance véritablement parallèle.

J’en savais beaucoup et je ne voulais pas me taire. Je restais persuadé que les juges de la cour d’appel ne m’avaient pas jugé comme il le fallait au vu des éléments du dossier.

L’appui de mes amis du comité et des mille huit cent quatre-vingt-six personnes ayant soutenu ce qui devenait un combat de longue haleine ont été déterminants.

Canal + et mon éditeur ont été condamnés à mes côtés, mais Clearstream s’est retournée systématiquement vers moi. Le but n’était pas tant l’argent que la volonté de m’étouffer financièrement, de m’empêcher de poursuivre mes recherches et de me défendre.

Le moment de bascule a été l’affaire pénale dite « Clearteam 2 ». Celle mettant en cause Dominique de Villepin.

Clearstream s’est constituée partie civile dans cette procédure concernant les listings truqués. J’ai été mis en examen pour vol et recel en fin d’année 2006. Dès lors, sans que je m’en rende compte, la suspicion a changé de camp. Les communicants de la firme et leurs avocats ont habilement utilisé cette seconde procédure pour influencer les juridictions dans les procès qui m’étaient faits.

Clearstream me présentait comme le pivot de cette nouvelle affaire qui n’avait aucun lien avec les litiges nous concernant. Tenter de ridiculiser mon travail ne suffisait plus, il fallait pratiquer l’amalgame et la confusion.

Combien de fois ai-je entendu les avocats de la firme ou des journalistes malveillants se moquer de « mes erreurs », m’appeler le « falsificateur » ou le « conspirationniste ». Tout cela a joué. Comme ont dû jouer les articles fielleux écrits par des procureurs à moustache, des éditorialistes à deux balles, des concierges du Net. Je sais, je ne devrais pas. Mais bon. Je pense aussi à certains politiques qui m’avaient épaulé et qui soudainement ont baissé les yeux.

J’ai arrêté mon blog. J’ai arrêté le contact frontal. Je suis resté zen. J’ai attendu que ça passe. J’ai été relaxé en janvier 2010. Cette décision pénale est définitive.

Pour le reste, j’ai attendu que des magistrats jugent, tranquillement. Loin du tumulte. C’est ce qui vient de se passer.

La Cour de cassation est la plus haute instance judiciaire française. Le dernier recours avant la Cour européenne des droits de l’homme. Je l’avais envisagé.

Chacun des trois arrêts qui me libère aujourd’hui et accable Clearstream est rédigé dans des termes clairs, précis et sans ambiguïté. La Cour de cassation « autorise » les propos et les imputations contenues dans mes deux livres et mon documentaire.

La première chambre civile de la Cour de cassation, se fondant sur l’article 10 de la Cour européenne des droits de l’homme, a rendu trois arrêts qui sonnent le glas à mes ennuis et ouvrent des brèches importantes chez ceux qui m’attaquaient.

C’est fondamental. Ça fera jurisprudence.

Les arguments retenus par la Cour de cassation sont intégralement ceux développés par mes défenseurs, Michel Zaoui, Bénédicte Litzler, au cours des dix années de procédure. Ces arguments ont été plaidés par Denis Carbonnier à la Cour de cassation. Il s’agit d’une reconnaissance de la qualité de leur travail et du mien.

La Cour de cassation a annulé mes trois condamnations du 16 octobre 2008 pour diffamation. Elle a explicitement reconnu « l’intérêt général du sujet » et le « sérieux de mon enquête ».

Tout le monde peut maintenant citer partout ce que j’avais écrit.

Dix ans pour mesurer l’aveuglement du dirigeant de Clearstream qui a porté plainte à l’origine contre moi. Ses successeurs n’ont pas démontré plus de clairvoyance puisqu’ils ont régulièrement relayé et encouragé ces plaintes.

Je ne sais pas ce que deviendront les informations contenus dans mes livres et mes films. Je ne sais pas ce que les Allemands qui ont racheté Clearstream en 2002 (suite à mon enquête) et qui ont forcément constaté ces dérives ont fait. La justice luxembourgeoise étant peu équipée pour traiter ces sujets, et la justice européenne encore défaillante, je crains que le combat pour mettre un peu de rationalité et de contrôle dans cette banque des banques soit encore long. Pourtant, ici plus qu’ailleurs, la question de la régulation du capitalisme se pose. Je rappellerai ce chiffre : Clearstream a annoncé en 2010 plus de dix trillions d’euros de valeurs enregistrées dans ses comptes. Dix mille milliards d’euros.

Pour revenir aux arrêts de la Cour de cassation, toutes les demandes de Clearstream à mon encontre sont définitivement rejetées. Ils sont condamnés à me verser la somme de 9 000 € au titre des frais de procédure et à me rembourser le montant de mes précédentes condamnations aujourd’hui annulées.

En ce qui concerne le préjudice financier et moral subi par moi pendant ces années, les trois affaires sont renvoyées devant la cour d’appel de Lyon. Je vais demander réparation aux dirigeants de la firme.

Par leur harcèlement, leur entêtement, leurs mensonges, leur acharnement judiciaire, Clearstream et ses communicants sont responsables de dix années à bien des égards perdues.

La crise financière étant passée par là, on voit bien les raisons politiques et financières qui les ont amenés – par tous les moyens – à me faire taire. Ils n’y sont pas parvenus. Au final, toute mon enquête est entièrement validée. Les arrêts sont définitifs et sans recours pour Clearstream.

Merci du fond du cœur à tous ceux qui m’ont soutenu. Et vous êtes nombreux. Je ne me suis jamais senti seul ou angoissé pendant ces années. Et ça je vous le dois.

Denis Robert, Chatel, le 7 février 2011

http://www.acrimed.org/article3533.html
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Re: Monde des "affaires", paradis fiscaux et magouilles

Messagede Béatrice » 25 Mar 2012, 18:02

Evasion fiscale : les banques sont complices .

Pendant qu'on fait la chasse aux pauvres, 600 milliards d'euros d'avoirs français sont dissimulés dans les paradis fiscaux en toute impunité.

C’est un livre explosif que publie aujourd’hui Antoine Peillon, grand reporter au journal La Croix. Bénéficiant d’informations de toute première main, il montre comment la banque suisse UBS organise depuis la France un système massif d’évasion et de fraude fiscale vers les paradis fiscaux.

Afin de mettre en contexte les informations incroyables auxquelles il a eu accès, le journaliste a croisé différentes sources bien informées pour estimer à 590 milliards d’euros l’ensemble des avoirs français dissimulés dans les paradis fiscaux, dont 220 milliards appartenant aux Français les plus riches (le reste étant le fait des entreprises). Environ la moitié de ce total (108 milliards) seraient dissimulés en Suisse, la dernière décennie voyant fuir environ 2,5 milliards d’avoirs par an. Depuis 2000, UBS France aurait soustrait en moyenne 85 millions d’euros au fisc français chaque année, ce qui montre son importance, mais souligne également combien d’autres établissements bancaires, y compris français, participent à ce genre d’activités.

Sous certaines hypothèses, ces donnés l’incitent à estimer à 30 milliards d’euros le manque à gagner de recettes fiscales du à la fraude internationale, soit un peu plus de 10% du total des recettes. De son côté, la Commission européenne estime l’importance de la fraude fiscale de l’ordre de 2 à 2,5% du PIB des pays européens, soit pour la France de l’ordre de 40 à 50 milliards d’euros au total, dont 15 à 20 milliards de fraude internationale.

Comment fait la banque UBS pour mener ses opérations sur notre territoire ? Environ 120 chargés d’affaires suisses seraient présents clandestinement en France pour démarcher les grosses fortunes françaises, ce qui est rigoureusement interdit par la loi mais réalisé, d’après Antoine Peillon, en toute connaissance de cause par la maison-mère en Suisse. Chaque commercial est muni d’un document, le manuel du Private Banking, «véritable guide en évasion fiscale». Afin d’être rémunéré en proportion du chiffre d’affaires qu’ils rapportent, les commerciaux sont bien obligés d’enregistrer à un moment ou un autre leurs transactions. Ils le font dans une comptabilité cachée baptisée «carnets du lait» que l’on peut trouver dissimilés dans des fichiers Excel intitulés «fichier vache». On aura compris l’analogie : la France est une vache fiscale dont il faut traire le lait...

Les commerciaux présents en France utilisent les mêmes techniques que celles mises en évidence par la justice américaine : UBS organise des évènements mondains auxquels ils invitent clients et prospects. Dans les documents récupérés par Antoine Peillon, on trouve parmi les clients les noms de footballeurs connus, et même d’un haut responsable du football international pour lequel une commerciale note après un rendez-vous à Monaco en 2002 que l’entretien fut «long et difficile, mais fructueux», ou encore un navigateur, un auteur réalisateur de cinéma et… Liliane Bettencourt. Celle-ci est tout bonnement accusée d’avoir enfoui 20 millions d’euros, entre 2005 et 2008, à l’occasion de transferts entre la France, la Suisse et l’Italie par l’intermédiaire de comptes UBS et BNP Paribas avant de finir, affirme l’auteur, dans des enveloppes remises à des personnalités de droite.

Antoine Peillon lance de nombreuses et graves accusations dans ce livre. Mais il est sûr de ses sources : des cadres écœurés d’UBS en France, en Suisse et des services secrets français. Les preuves dont ils disposent ont visiblement été transmises à plusieurs autorités de régulation, dont l’Autorité de contrôle prudentiel en charge de la surveillance du comportement des banques.

Le parquet a été saisi mais ne bouge pas, assurant une forme de protection aux gros fraudeurs. C’est pour lever cette impunité que le journaliste a décidé d’écrire ce livre. Il faut le lire et le faire connaître, pour la démocratie.

Ces 600 milliards qui manquent à la France. Enquête au coeur de l’évasion fiscale par Antoine PEILLON - Seuil - 192 pages - 15 €.

(Source : Alternatives Economiques)


http://www.actuchomage.org/201203252004 ... ices.html#
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Re: Monde des "affaires", paradis fiscaux et magouilles

Messagede bipbip » 19 Juil 2013, 13:37

Un appel : « Nous avons le droit de savoir ! »
(juste pour info)

Affaires politico-financières : nous avons le droit de savoir

Plus de quarante titres de presse, associations de défense des libertés et syndicats ont lancé ce jeudi matin au siège de RSF un appel « Nous avons le droit de savoir ». Ils protestent ainsi contre l’arrêt de la cour d’appel de Versailles ordonnant à Mediapart et au Point de supprimer toute citation des enregistrements Bettencourt.

Il n’est pas question d’accepter l’arrêt de la cour d’appel de Versailles, rendu le 4 juillet et ordonnant à deux titres de presse, Mediapart et Le Point, de supprimer toute citation des fameux « enregistrements Bettencourt ». Vous êtes très nombreux, depuis maintenant une semaine, à nous faire connaître votre solidarité, à nous proposer d’héberger sons et articles relatifs à l’affaire Bettencourt. Et nous vous en remercions vivement.

Au-delà de nos lecteurs et abonnés, une large partie de la profession, des associations de défense des libertés, des syndicats professionnels s’inquiètent des lourdes conséquences de cette décision versaillaise sur la liberté d’informer. Ils s’inquiètent tout autant du flou des « considérants » – des explications – des magistrats de la cour d’appel, qui semblent tout ignorer des dynamiques propres à Internet, de la dimension participative de notre site, des enjeux de la révolution numérique.

Quarante-quatre titres de presse, associations et syndicats, ont ainsi décidé de lancer un appel intitulé « Nous avons le droit de savoir ». Cet appel, rendu public jeudi 11 juillet, lors d’une conférence de presse au siège de l’association Reporters sans frontières, à Paris, le voici :

Nous avons le droit de savoir

La liberté de l’information n’est pas un privilège des journalistes mais un droit des citoyens. Dans une démocratie vivante, le pouvoir du peuple souverain suppose le savoir d’un public informé. Être libre dans ses choix et autonome dans ses décisions nécessite de connaître ce qui est d’intérêt public, c’est-à-dire tout ce qui détermine et conditionne nos vies en société.

S’agissant des affaires publiques, la publicité doit donc être la règle et le secret l’exception. Rendre public ce qui est d’intérêt public est toujours légitime, notamment quand le secret protège indûment des injustices et des délits, des atteintes au bien collectif ou aux droits humains. Ainsi la sécurité des Etats ne saurait empêcher la révélation de violations des libertés individuelles, pas plus que la sauvegarde de l’intimité de la la vie privée, impératif par ailleurs légitime, ne saurait être l’alibi d’infractions aux lois communes.

C’est pourquoi il importe de défendre les journalistes professionnels, les sources d’information et les lanceurs d’alerte ayant permis la révélation de faits d’intérêt général qui, sans leur travail et leur audace, seraient restés inconnus du public. Les soutenir, c’est protéger et étendre un droit de savoir universel, garantie d’un renforcement de la démocratie mondiale à l’heure de la révolution numérique.

Pour toutes ces raisons, nous nous disons solidaires de Mediapart après la récente condamnation lui imposant de censurer, trois ans après leur révélation, ses informations sur le scandale Bettencourt. En signe de protestation, nous faisons désormais nôtres toutes ces informations. Et nous encourageons les médias, les associations, les élus, les citoyens à les reprendre immédiatement et à les diffuser par tous les moyens démocratiques en leur possession ».

Voici également la liste complète des médias signataires (ils sont déjà 32) et celle des associations ou syndicats (une douzaine à cette heure). Contacté par nos soins, Le Point, qui s’était gardé de réagir à cet arrêt, nous a précisé qu’il ne souhaitait pas s’associer à cette démarche, ce que nous regrettons.

Les premiers signataires :

Hebdomadaires. Charlie Hebdo, L’Express, Les Inrockuptibles, Marianne, Le Nouvel Observateur, Politis.

Quotidiens. Le Courrier (Suisse), L’Humanité, Libération, Le Soir (Belgique).

Sites d’information. Aqui ! Presse, Aqui.fr, Arrêt sur images, ArteRadio, Basta !, Le Courrier des Balkans, Edito+Klartext (Suisse), Electron Libre, Factuel.info, Infolibre (Espagne), lexpress.fr, Marsactu, Mediapart, Reflets, Rue89, Le Téléscope d’Amiens.

Radio. Radio Nova.

Mensuels et trimestriels. Causette, Lyon Capitale, Mensuel Le Ravi, Polka Magazine, Regards, Terra Eco.

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http://www.bastamag.net/article3187.html
http://blogs.mediapart.fr/blog/la-redac ... -de-savoir
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Re: Monde des "affaies", paradis fiscaux et magouilles

Messagede bipbip » 04 Avr 2016, 10:56

Chefs d’Etat, sportifs, milliardaires : premières révélations des « Panama papers » sur le système offshore mondial

C’est la fuite de données la plus importante de l’histoire du journalisme. C’est aussi la percée la plus spectaculaire jamais effectuée dans le monde obscur de la finance offshore.

Le Monde, associé au Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) de Washington et au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, destinataire de la fuite, a eu accès aux 11,5 millions de documents qui révèlent les avoirs cachés, dans des paradis fiscaux opaques, de leaders politiques mondiaux, de réseaux criminels, de stars du football ou de milliardaires.

... http://www.lemonde.fr/panama-papers/art ... FMQo2Kz.99
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Re: Monde des "affaires", paradis fiscaux et magouilles

Messagede Pïérô » 09 Avr 2016, 10:06

Cash investigation : Paradis fiscaux : le casse du siècle - Affaire "Panama Papers" / intégrale

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Re: Monde des "affaires", paradis fiscaux et magouilles

Messagede bipbip » 10 Avr 2016, 12:26

Licenciés il y a 4 ans, ils découvrent que leur patron est cité dans les "Panama Papers"

Un industriel français aurait dissimulé 22 millions d'euros dans des paradis fiscaux, alors qu'il fermait une entreprise pour raisons économiques en 2012.

Il n’y a pas que les grands de ce monde qui auraient caché des choses au fisc. Le patron d’une petite entreprise de la Drôme est lui aussi éclaboussé par le scandale "Panama Papers". L’émission de France 2 Cash Investigation a révélé mardi soir que Richard Autajon aurait dissimulé 22 millions d’euros via des sociétés offshore dans des paradis fiscaux.

Fermeture économique d'une entreprise en 2012. C'est donc avec stupéfaction que les 37 anciens salariés d’une entreprise du groupe Autajon dans la Sarthe, licenciés lors de sa fermeture pour raison économique en 2012, ont découvert que leur ex-patron figurait sur la liste de "Panama Papers". "Je suis vraiment écœuré. Il a fallu que je déménage cinq fois en deux ans pour trouver du travail (…) Je ne suis pas sûr que (le patron) pense à ses salariés, il pense surtout à son compte bancaire", a témoigné un ancien imprimeur au micro d’Europe 1.

... http://www.europe1.fr/economie/licencie ... rs-2714173
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Re: Monde des "affaires", paradis fiscaux et magouilles

Messagede Pïérô » 13 Avr 2016, 00:13

Privatisation des aéroports de Toulouse, Nice et Lyon : de bien étranges candidats

Après l’aéroport de Toulouse l’année dernière, dont l’État a cédé 50% à un investisseur chinois dans des conditions controversées, c’est maintenant ceux de Nice et de Lyon qui doivent être privatisés. Avec les mêmes interrogations sur les conditions de l’opération et les repreneurs potentiels. La Tribune révèle en effet que l’un des candidats à la reprise de l’aéroport de Nice n’est autre que le groupe italien Atlantia (partie prenante du désastreux contrat Ecomouv), dont l’un des actionnaires n’est autre que Mediobanca, banque-conseil de l’État français sur cette privatisation ! Un beau cas de conflit d’intérêts qui cache beaucoup d’autres questions.

... http://multinationales.org/Privatisatio ... -candidats
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Re: Monde des "affaires", paradis fiscaux et magouilles

Messagede bipbip » 05 Mai 2016, 14:56

Denis Robert : « On nous prend vraiment pour des cons »

Alors que le procès d’Antoine Deltour, qui a révélé l’évasion fiscale au Luxembourg, se poursuit, et que la directive sur le secret des affaires est en voie d’être adoptée, Denis Robert juge que les banques continuent à avoir la main sur tout, et que les politiques sont complices. Observateur de Nuit debout, il espère un renouveau politique.

... http://reporterre.net/Denis-Robert-On-n ... r-des-cons
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Re: Monde des "affaires", paradis fiscaux et magouilles

Messagede bipbip » 08 Mai 2016, 14:30

Le lanceur d’alerte des Panama Papers dénonce le capitalisme comme « esclavage économique »

Le lanceur d’alerte anonyme des « Panama papers », qui utilise le pseudonyme « John Doe », a transmis au journal allemand Süddeutsche Zeitung un manifeste écrit en anglais pour expliquer pourquoi il a remis à la presse les 11,5 millions de fichiers des archives de Mossack Fonseca. Le Monde reproduit une traduction intégrale de ce texte.

... http://www.anti-k.org/2016/05/07/le-lan ... y8_H4df21u
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Re: Monde des "affaires", paradis fiscaux et magouilles

Messagede bipbip » 12 Mai 2016, 00:38

Qui est le groupe familial Mulliez, propriétaire d’Auchan, Décathlon et Kiabi, visée par des perquisitions ?

La famille Mulliez, détentrice de Décathlon, Auchan, Kiabi ou encore Leroy-Merlin, est visée par une enquête pour des soupçons de fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale, a révélé mardi La Voix du Nord. Des perquisitions ont eu lieu mardi, d’après des sources judiciaires et proche du dossier.

Arnaud Mulliez, PDG d’Auchan, fait partie des 650 cousins, actionnaires de l’empire familial. ( AFP / PHILIPPE HUGUEN )

L’Office central pour la répression de la grande délinquance financière et la brigade financière de la PJ de Lille ont procédé mardi à une série de perquisitions dans plusieurs propriétés de la famille Mulliez en France, Belgique et au Luxembourg, ainsi que dans une société du groupe à Roubaix, a révélé la Voix du Nord sur son site internet.

... http://www.anti-k.org/2016/05/12/qui-es ... zPCB4df21s
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