réforme des retraites

Re: réforme des retraites

Messagede bipbip » 16 Oct 2018, 20:24

Retraites : Aie confiance...

Retraites : Aie confiance...

tel est le credo du gouvernement

Pourtant Delevoye, haut commissaire chargé de cette réforme le dit : il y aura une « règle d’or* ». Ce terme est volontairement choisi, il indique la volonté du gouvernement de ne pas dépasser l’enveloppe actuelle (14 % du Produit Intérieur Brut, c’est-à-dire la richesse nationale créée) quel que soit le nombre de personnes concernées, leur durée de vie, leurs conditions d’emploi ou de chômage en fin de carrière...

Si l’aspiration légitime de toutes et de tous est que :
- les retraité-es actuel-les gardent les droits qu’ils et elles ont acquis par leur travail.
- ceux et celles qui seront retraité-es demain soient rémunéré-es à hauteur des engagements pris quand ils et elles ont commencé à payer des cotisations de retraite en travaillant... Alors, le respect de cette fameuse « règle d’or » est tout simplement impossible !

A entendre le gouvernement, tout le monde aurait à gagner au nouveau système :
- les fonctionnaires avec leurs primes,
- les personnes qui ont travaillé dans des emplois peu ou mal rémunérés ou en temps partiel souvent contraint, pour beaucoup ce sont des femmes,
- les hauts salaires parce qu’il est normal que « de belles carrières* » fassent « de belles retraîtes* »,
- les retraiteé-es actuel-les qui ne perdraient rien, ni leur pension, ni les droits à la réversion... - les femmes qui garderaient les droits familiaux et dès le premier enfant puisqu’elles ont des enfants « dans l’intérêt de la nation* ».

Tout ceci n’est qu’une illusion, du marketing dans le contexte de la fameuse « règle d’or » ! Forcément certain.es vont perdre encore un peu plus, si ce n’est tout le monde, puisque la valeur du point ne sera pas fixe !
:
Si nous ne voulons pas perdre notre vie à la gagner, ne pas travailler jusqu’à n’en plus pouvoir, nous ne pouvons pas laisser les patrons, le CAC 40, les marchés financiers, les plus riches, gagner encore plus d’argent sur notre dos quand nous travaillons et sur le dos de nos ainé-es quand ils ont enfin arrêté. Il faut répartir autrement les richesses, augmenter la part patronale des cotisations de retraite, augmenter les salaires pour qu’il y ait plus de cotisations.

Est-ce irréaliste ? Non ! Les profits s’envolent sans que l’emploi se crée, sans que le niveau de vie augmente...

Alors organisons-nous et luttons pour :
☛ Augmenter nos salaires, nos cotisations sociales
☛ Une retraite au moins équivalente à 75% du dernier salaire ou des meilleures années de travail
☛ Un minimum retraite égal au SMIC pour tous et toutes
☛ Un départ possible à 60 ans ou plus tôt pour les métiers pénibles
Leur retraite à points, ni aujourd’hui, ni demain !

* Propos tenus par Jean-Paul Delevoye, chargé du dossier retraite, lors d’une interview sur France Inter le 11 octobre


https://solidaires.org/Retraites-Aie-confiance
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Re: réforme des retraites

Messagede bipbip » 18 Oct 2018, 21:18

Les retraités demandent des comptes à Macron

Pouvoir d’achat. Entre la hausse de la CSG et le gel des pensions, l’« effort » réclamé aux aînés par le chef de l’État pèse très lourd dans leur budget. Ils manifestent ce jeudi à l’appel de neuf organisations.

Elle est partie le plus tard possible, à 67 ans, pour toucher un peu plus de pension « dans l’idée de pouvoir payer un ­Ehpad pour ne pas peser sur (son) fils » quand elle sera dépendante, explique à l’Humanité Josette, comptable à la retraite dans le Rhône avec son mari Christian, ancien urbaniste. Mais cela, c’était avant les décisions d’Emmanuel Macron de demander un « petit effort » aux retraités pour « aider les jeunes ­actifs » à payer… les pensions de leurs aînés. C’est peu dire que l’explication n’a guère convaincu les seniors, appelés à manifester aujourd’hui pour la troisième fois depuis le début du mois.
« Le gouvernement a fait un choix inique »

Entre la hausse de la CSG de 1,7 point et le quasi-gel des pensions en 2019 et 2020 (+ 0,3 % chaque année), le « petit effort » demandé par Macron finit par peser très lourd. 95 % des retraités devraient perdre de l’argent du fait des mesures budgétaires pour 2019, selon une étude de l’Institut des politiques publiques. Les rares gagnants se comptent chez certains retraités parmi les 20 % les plus modestes – mais pas tous, loin s’en faut, puisque les 4/5 de ces faibles pensions y perdront – et le 1 % le plus riche.En 2016, le montant mensuel moyen de la pension de droit direct des retraités, y compris l’éventuelle majoration pour enfants, s’élevait en France à 1 389 euros, selon la direction des études et des statistiques du ministère de la Santé (Drees). Pas de quoi faire des folies. Et même en prenant en compte l’intégralité des ­revenus et prestations auxquelles ils ont droit, leur niveau de vie médian (une moitié a un niveau de vie égal ou supérieur, l’autre moitié égal ou inférieur) ne dépassait pas 1 760 euros par mois pour une personne après impôts (2 640 euros pour un couple). En prenant, pour simplifier, une pension de ce montant, le retraité qui la touche verra son pouvoir d’achat amputé de 2 000 euros en trois ans du fait du gel des pensions et de la CSG. Le gouvernement met en avant le dégrèvement en trois étapes de la taxe d’habitation (TH) pour 80 % des contribuables, mais, même dans ce cas, le solde sera rarement positif : ainsi, avec 400 euros de TH, notre retraité type en sera encore pour plus de 1 200 euros de sa poche.

... https://www.humanite.fr/les-retraites-d ... ron-662370
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Re: réforme des retraites

Messagede bipbip » 19 Oct 2018, 19:34

Projet de réforme du régime de retraite : halte à la casse sociale

Depuis son arrivée au pouvoir il y a maintenant plus d’un an et demi, celui qui se rêve en Jupiter, avec derrière lui sa majorité parlementaire, n’en finit pas de multiplier les projets de réforme « Big Bang ». Pas de demi-mesure pour le nouveau locataire de l’Elysée ; son égo démesuré doit trouver à s’incarner dans des réformes profondes et ultra-libérales qui viennent balayer des acquis sociaux majeurs et des droits fondamentaux, nous livrant ainsi toujours davantage à la violence de l’État et du système capitaliste ainsi qu’à l’avidité des patrons. Après la loi travail Travail XXL opérant une révolution certaine en matière de droit du travail notamment par le principe d’inversion des normes, ou encore l’inscription dans le droit commun de l’Etat d’urgence, la nouvelle cible annoncée du gouvernement sera le régime des retraites, institution majeure de notre société garantissant une certaine solidarité (bien mise à mal au gré des dernières réformes) entre les générations.

Là où d’autres réformes portées par des gouvernements antérieurs visaient à reculer l’âge de départ à la retraite, la classe politique au pouvoir annonce une refonte de notre modèle de cotisation modifiant les principes même de son fonctionnement. Le gouvernement entend en effet enterrer les régimes de retraite spéciaux tout en remplaçant le système de cotisation par trimestre par un système à points.

Les experts en communication du gouvernement se sont bien activés et le même leitmotiv n’a pas tardé à être repris par tous les politiciens d’En Marche : « un euro cotisé va ouvrir les mêmes droits pour tous ». De son côté, la ministre Agnès Buzyn martèle à qui veut l’entendre que le projet en cours d’élaboration institue une « universalité des droits » inédite. Mais sous le vernis progressiste que nous vendent communicants et politiciens, le nouveau système de retraite qui se profile n’en reste pas moins bien plus inégalitaire et injuste que celui qui prévaut actuellement.

Aujourd’hui, le régime de base de la sécurité sociale fonctionne sur la base des annuités de cotisation : c’est le nombre de trimestres cotisés qui ouvre le droit à une retraite à taux plein. Le montant de ce taux plein est calculé à l’aune des meilleures années du travailleur. Avec le système à point, on cotise désormais tout au long de sa vie pour obtenir les dits points, mais impossible de connaître leur valeur. Impossible donc de savoir à l’avance le montant de sa retraite. Le gouvernement pourra ainsi mécaniquement faire baisser le montant des pensions de l’ensemble des retraités en réduisant simplement la valeur dudit point. Et pour cela, pas besoin de consultation des organisations syndicales. De même, et sans que cela soit vraiment assumé par le gouvernement, le projet annoncé poserait implicitement un âge de départ à la retraite pivot (valant pour tous quelle que soit la durée de cotisation) fixé à 63 ans, soit un an de plus qu’aujourd’hui.

La réforme s’attaque également aux plus précaires en calculant les pensions sur l’ensemble de la vie active. Avec la fin du système de calcul de la retraite sur la base des meilleures années, ce sont les carrières les plus hachées, les plus entrecoupées de périodes de chômage ou d’arrêt qui se voient particulièrement impactées par la réforme : les femmes, les intérimaires, les précaires, etc. Ici, c’est l’ensemble de la vie active qui pèse dans le calcul ce qui tend à tirer les pensions vers le bas. Un tel système est d’autant plus inquiétant qu’il prend place dans un contexte socio-économique où le modèle du CDI reflue toujours davantage pour laisser la place à des formes de contrats de travail plus précaires et volatiles et qui condamnent nombre d’entre nous à des périodes d’inactivité forcées. Rappelons aussi que ce projet, par l’insécurité qu’il instaure en matière de pension, fait la part belle aux fonds de pension privés qui déjà se frottent les mains à la perspective de l’afflux que va provoquer chez eux cette réforme.

En bon héros de l’ultra-libéralisme et de la casse sociale, le gouvernement Macron/Phillipe s’attaque donc une nouvelle fois, à travers le régime des retraites, à un mécanisme de solidarité central de notre société qui, bien qu’imparfait et inégalitaire à certains des égards, vaut bien mieux que celui que politiciens et éditorialistes tentent de nous vendre. Bien sûr, à l’heure où les possédants ne cessent de s’attaquer aux droits, aux allocations, aux institutions du service public, il est plus que jamais nécessaire de préparer l’organisation d’un mouvement social d’ampleur capable de faire plier un gouvernement certes fragilisé, mais qui n’en reste pas moins déterminé. Mais il nous faut aussi remettre en avant l’exigence première de la gestion des caisses de retraite par les organisations syndicales. C’est un vaste programme dans un contexte de désaffection du fait syndical parmi les travailleurs. Cette revendication de gestion des caisses par les organisations syndicales engage à remettre en avant le contrôle de la richesse et de sa répartition par les producteurs eux-mêmes. Elle remet au cœur de la vie syndicale, le réel exercice du contrôle des mandats dans la gestion des caisses sociales. De même, cette revendication doit être une porte ouverte sur des horizons nouveaux en nous invitant à penser un projet de société organisée par les travailleurs eux-mêmes, débarrassée du cynisme et des valeurs liberticides, délétères, concurrentielles que prônent patrons et politiques, possédants et exploitants.

Groupe Salvador-Seguí
Paris, le 18 octobre 2018


https://salvador-segui.org/2018/10/18/r ... e-sociale/
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Re: réforme des retraites

Messagede bipbip » 21 Oct 2018, 16:27

Retraites, l’offensive à venir ?

Les premiers éléments du projet de réforme des retraites sont connus, et ne plaisent pas beaucoup aux retraité.es descendus à nouveau dans la rue, jeudi 18 octobre 2018, pour défendre leurs pensions. Parmi les sujets d’inquiétude, l’universalisation du système. Le premier euro cotisé ouvrira les mêmes droits aux retraités. Un système qui réclame de lisser les cotisations, jusqu’ici calculées sur la base de l’impôt. Rien n’est encore acté, et les syndicats ont jusqu’à la fin de l’année pour discuter d’une solution avec le gouvernement. Radio Parleur a choisi de vous rediffuser pour l’occasion notre émission tournée cet été à Grenoble sur les raisons de la colère des retraité.es.

Difficile de s’y retrouver dans cette réforme des retraites. Mercredi 10 octobre 2018, lors d’une rencontre avec les partenaires sociaux, le gouvernement présentait les grandes lignes de cette réforme. La « retraite à points » verra donc le jour, sans faire tomber le modèle par répartition financés par les travailleurs. Derrière ces annonces, le flou persiste néanmoins sur l’alignement des 42 régimes spéciaux, les compensassions en cas « d’interruptions d’activité », le calcul de la valeur du point cotisé tout au long de la carrière, sans même parler de l’assiette de calcul pour les indépendant.es. Les sujets explosifs ne manquent pas au cœur de ce projet de loi qui évoluera au cours des six prochains mois de concertation.

Pour y voir plus clair, réécoutez l’instant choisi de l’émission « Tout le monde déteste la rentrée », enregistrée cet été à Grenoble, sur la question des retraites. Avec l’économiste Jean-Marie Harribey, le syndicaliste Gilles Oberrieder membre de le CGT et le sociologue Christophe Aguiton.
Une émission présentée par Tristan Goldbronn avec Zoé Perron, Charlotte Mongibeau, Romane Salahun, Violette Voldoire, Clémentine Méténier, Emile Wadelle, Antoine Atthalin et Martin Bodrero.

à écouter : https://radioparleur.net/2018/10/19/ret ... e-a-venir/
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Re: réforme des retraites

Messagede bipbip » 21 Oct 2018, 21:45

RETRAITE PAR POINTS ? PAS DE RETRAITE, POINT FINAL !

Il ne s’agit pas d’une réforme mais d’un hold up : voler la retraite solidaire et l’offrir à la finance qui, elle, déterminera la valeur du point et encaissera les milliards de cotisations devenues privées.

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Re: réforme des retraites

Messagede bipbip » 23 Oct 2018, 15:51

La pénibilité, question potentiellement explosive de la réforme des retraites

Dans le public comme dans le privé, il existe des dispositifs dérogatoires permettant de partir plus tôt en retraite, en cas de travail pénible. Mais si Emmanuel Macron veut harmoniser ces différents dispositifs dans le cadre de la réforme, il risque de subir quelques levées de bouclier… En attendant d’en connaître plus sur ses intentions, retour sur les règles en vigueur.

... https://www.capital.fr/votre-retraite/l ... es-1311906
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Re: réforme des retraites

Messagede bipbip » 27 Oct 2018, 17:27

"On ne peut plus suivre" : ils sont retraités mais travaillent encore par nécessité économique

Sur les 16 millions de retraités en France, plus de 460 000 continuent d'exercer une activité professionnelle.

Comme Jean-Marie, Martine ou Denis, tous interrogés par franceinfo, de nombreux retraités poursuivent une activité professionnelle au-delà de 62 ans, l'âge légal de départ à la retraite. En 2016, selon une étude de la Drees (PDF), ils étaient 463 000 Français à percevoir une pension tout en travaillant. Et parmi eux, 253 000 ont plus de 65 ans. Alors que le gouvernement réfléchit à repousser à 63 ans l'âge de départ à la retraite permettant de toucher une pension complète, franceinfo a demandé à ces sexagénaires – voire septuagénaires – ce qui les poussait (encore) à travailler. Certains n'ont pas le choix, d'autres y trouvent un moyen de garder le même niveau de vie. Témoignages.

... https://www.francetvinfo.fr/economie/em ... 98449.html
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Re: réforme des retraites

Messagede bipbip » 02 Nov 2018, 22:27

Retraites complémentaires, coup de pouce le 1er novembre, effets indésirables le 1er janvier

L’augmentation (que) de 0,6% des points AGIRC-ARRCO de retraites complémentaires, le 1er novembre, cache de nombreux effets indésirables prévus dès le 1er janvier 2019 pour les retraité(e)s et surtout les futur(e)s retraité(e)s. Les points clés de la réforme en cours.

... https://www.humanite.fr/retraites-compl ... xtor=RSS-1
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Re: réforme des retraites

Messagede bipbip » 11 Nov 2018, 22:32

Pourquoi la retraite à points de Macron va nous appauvrir !
La retraite à points est un des dossiers prioritaires dans l’agenda du gouvernement en 2019.
Mais selon Christian Saint-Etienne, économiste et professeur au CNAM, cette réforme est une calamité qui risque d’amputer les pensions des futurs retraités ! Ecorama du 9 novembre 2018, présenté par David Jacquot sur boursorama.com
... https://www.anti-k.org/2018/11/09/pourq ... appauvrir/

CSG: Mme,M. les retraitéEs, prenez vos calculettes !…….
Un point de pourcentage est une unité utilisée pour désigner la différence arithmétique entre deux pourcentages. Par exemple, passer de 5 % à 10 % est une augmentation de 5 points depourcentage, et non une augmentation de 5 % mais une augmentation de 100 %.
Enfumage = fait de donner de fausses informations ou indications.
Non, en fait la CSG n’a pas augmenté de 1,7 % comprenez bien 1,7 POUR CENT.
Ce n’est pas une augmentation de 1,7%, mais un ajout de 1,7 point !
... https://www.anti-k.org/2018/11/09/csg-m ... lculettes/
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Re: réforme des retraites

Messagede bipbip » 18 Nov 2018, 16:39

Le Sénat repousse l’âge légal de départ à la retraite à 63 ans

Les sénateurs ont repoussé d’un an l’âge légal de départ à la retraite, dans le cadre de l’examen du budget de la Sécu. Une mesure prise contre l’avis du gouvernement, qui pourra revenir dessus à l’Assemblée nationale.

... https://www.publicsenat.fr/article/parl ... sRPLA_OBQE
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Re: réforme des retraites

Messagede bipbip » 25 Nov 2018, 17:51

Retraites. Le gouvernement va baisser les pensions de réversion à leur minimum.

Ce 14 novembre, Jean-Paul Delevoye (haut commissaire de la Réforme des Retraites) a été auditionné à l'Assemblée nationale. Il expose alors les « futurs calculs » prévus pour la pension de réversion. Il confirme par là que les retraités n'ont pas fini d'être victimes du gouvernement, qui ne cesse de grappiller du pouvoir d'achat aux plus modestes.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Retr ... ur-minimum
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Re: réforme des retraites

Messagede bipbip » 30 Nov 2018, 20:10

Retraites : Massacre de la pension de réversion

Après plusieurs déclarations disant que, bien sûr, on ne touchera pas aux pensions de réversions, le haut-commissaire aux retraites Jean Paul Delevoye s’est permis, devant le Sénat, de lancer quelques pistes qui ne nous satisfont pas.
A Solidaires, il n’est pas question d’accepter une diminution.

Périodiquement, sous prétexte que maintenant les femmes travaillent et acquièrent une retraite, le droit à réversion est remis en cause pour réaliser une économie attendue de 36 milliards d’euros.

Pour Solidaires, la réversion doit être maintenue par principe, car alors que les femmes partent en retraite un an plus tard que les hommes, elles ne touchent que 60 % de la retraite d’un homme et elles sont 45 % à survivre avec un minimum de pension.

Et quand bien même l’égalité entre les femmes et les hommes serait une réalité, la réversion se justifie par le maintien du niveau de vie lors du décès d’un membre du couple, pour continuer à pouvoir payer les charges incompressibles qui restent les mêmes que l’on vive à un ou deux. L’âge moyen auquel les personnes touchent une pension de réversion est de 75 ans, âge pour lequel on imagine mal comment remettre en cause cette continuité.

La réversion, fortement revendiquée par les organisations syndicales auprès de Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites, devrait se maintenir, mais avec des changements. Auditionné au Sénat, M. Delevoye a cité quelques « pistes sur lesquelles il y a débat » :

• Lors de l’établissement du contrat conjugal, il pourrait par exemple être inscrit que la personne qui travaille donne 30 % de ses points à celle qui ne travaille pas. Pour Solidaires, c’est un moyen de répartir les droits acquis, sans en accorder de nouveau. De fait, il s’agit de supprimer la réversion en tant que complément de pension au survivant. Et cela concerne des couples dont une personne ne travaille pas, ce qui est loin d’être la règle générale.

• Le splitting : c’est le maintien au survivant de la moitié des deux pensions perçues avant le décès. Solidaires a exprimé au Haut-commissariat son refus d’une telle baisse de la réversion, en prenant l’exemple du couple touchant la pension moyenne, 1 070 pour la femme et 1 740 pour l’homme. Actuellement la veuve (cas le plus fréquent) touche en plus la moitié de la pension du défunt (870 €) soit 1 940 en tout, avec le splitting, elle toucherait la moitié de la somme des deux pensions, soit 1 405 en tout, elle « perdrait » 535 €. Si la femme décède, l’homme continue de toucher ses 1 740 € et rien de plus. Le splitting diminue la réversion.

Solidaires est pour la prise en compte des différentes formes de couples : PACS, concubinage. S’agissant des droits lors de remariages, ces droits doivent être maintenus tout en prenant en compte les situations d’unions multiples.

Macron veut réaliser des économies avec sa réforme des retraites. Pour Solidaires, la réversion est une partie intégrante de nos droits.


https://solidaires.org/Retraites-Massac ... idHQJysxkE
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Re: réforme des retraites

Messagede bipbip » 05 Déc 2018, 23:12

Retraites : Seront-elles réduites d’un tiers ?

Lors de la campagne présidentielle, Macron avait claironné le principe selon lequel il voulait refaçonner le système de retraites  : «  Un euro cotisé donnera les mêmes droits pour tous.  » La formule peut paraître juste… vue de loin. Elle renvoie en réalité à un système tout ce qu’il y a de plus inégalitaire  : la retraite par points.

Ce sera un des coups de tonnerre sociaux de l’année 2019. D’après les calculs de la CGT, l’application du calcul «  par points  » à l’actuel système de retraites ferait passer une pension actuellement de 1 600 euros à… 1 000 euros. [1] D’où sort ce pronostic  ? De l’extrapolation d’une réalité connue  : en effet, le calcul par points existe déjà pour les retraites complémentaires.

Rappelons que le système de retraites français est aujourd’hui composé de trois étages. Le 1er étage, c’est le régime de base, assuré par l’assurance vieillesse selon le principe de la répartition, et qui a subi toutes les attaques gouvernementales depuis vingt-cinq ans. Le 2e étage, c’est celui des retraites complémentaires (Agirc-Arrco) cogérées par les syndicats et le patronat. Le 3e étage, c’est celui des retraites dites «  supplémentaires  », facultatives, sous le contrôle d’assurances privées, par capitalisation, encouragées par les divers gouvernement néolibéraux PS-UMP-LRM.

Arrêtons-nous donc sur le 2e étage. Pour sa retraite complémentaire, une ou un salarié accumule des points en fonction de son salaire. Le nœud du problème, c’est que la valeur du point fluctue chaque année en fonction de l’espérance de vie, du nombre d’actifs, voire du taux de croissance. Ce n’est qu’au moment du départ en retraite qu’on connaît le montant de sa pension complémentaire. Par ailleurs, celle-ci est calculée sur l’ensemble de la carrière, contrairement à la pension de base, calculée sur les 25 meilleures années (dans le privé) ou les six derniers mois (dans le public). Les salarié.es ayant eu des périodes de chômage, des temps partiels, des congés longue maladie, des congés parentaux, etc. sont donc pénalisé.es. Et bien sûr les femmes, elles, sont surpénalisées.

Aujourd’hui, le régime de base compense partiellement les périodes non travaillées. Avec un calcul par points, c’en serait fini. Il n’y aurait plus qu’un nombre de points accumulés. C’est bête, méchant, comptable.

Comme d’habitude, la communication gouvernementale raconte que l’essentiel est préservé  : l’âge de départ à 62 ans et le système par répartition, en vertu duquel les pensions des retraité.es sont financées par les actifs. Mais cet âge va devenir de plus en plus théorique  : on pourra partir à 62 ans oui, mais avec une pension minable  ! Les salarié.es qui en ont les moyens paieront pour des retraites supplémentaires, et le secteur des assurances privées sera le grand gagnant de cette politique.

Partir à 62 ans, avec une pension minable

La gestion de ce système est idéale pour les libéraux, puisqu’elle passe en pilotage automatique  : le montant des pensions est indexé sur le cumul des cotisations  ; les choix politiques s’effacent derrière la technocratie.

Mais l’objectif du gouvernement est double. Suite aux réformes de 2003 et de 2010, le régime de base s’est retrouvé bénéficiaire en 2017 et 2018. En effet, les pensions ont tellement baissé qu’il y a désormais trop de cotisations dans les caisses… Qu’à cela ne tienne, c’est l’occasion de supprimer des cotisations  ! On attendra que l’assurance vieillesse soit de nouveau déficitaire pour, de nouveau, pleurer sur «  le trou de la Sécu  » et baisser les pensions… C’est ce qu’on nomme un cercle vicieux.

Le cercle vicieux

En 2018, Macron a ainsi supprimé les cotisations salariales pour l’assurance maladie et l’assurance chômage, les remplaçant par une augmentation fiscale, celle de la contribution sociale généralisée (CSG). En 2019, de nouvelles exonérations sont prévues  : il n’y aura par exemple plus du tout de cotisations patronales sur les salaires au niveau du Smic.

En d’autres termes, on nous rabâche qu’il n’y a plus d’argent pour financer les retraites, mais en réalité on donne toujours plus d’avantages au patronat, qui ne finance presque plus la protection sociale. Le 10 octobre, le gouvernement a rencontré les syndicats et a mis deux projets sur la table  : le recul de l’âge de départ à taux plein à 63 ans  ; le calcul par points. Un brin fébrile, il a cependant préféré présenter sa réforme après les élections européennes de mai 2019. D’ici là, il appliquera la même méthode de négociation que sous Hollande  : les «  partenaires sociaux  » – syndicats et patronat – doivent se mettre d’accord… dans le cadre de ce que leur prescrit le gouvernement.

Le scénario est donc à peu près joué. Les ambitions du gouvernement sont en effet analogues à celles de la CFDT. En 2017, celle-ci a entériné, avec la CGC, la CFTC et le patronat, le recul de l’âge de départ à taux plein de 62 à 63 ans pour les pensions complémentaires, sous prétexte que c’était la seule solution pour les «  sauver  »  !

Un principe simple  : c’est notre travail qui crée la richesse, c’est le patronat qui l’accapare. Il faut revenir à un système de solidarité financé exclusivement par des cotisations sociales, annuler toutes les exonérations patronales, augmenter les salaires et les pensions, et atteindre le plein emploi par la réduction et la répartition du temps de travail.

Que revendiquer ?

Enfin, il faut revenir à la «  gestion ouvrière  » du système de retraites, comme en 1945. C’est aux travailleuses et aux travailleurs de décider de ses orientations, par l’intermédiaire de leurs organisations syndicales  : l’État et le patronat n’ont pas à faire main basse sur nos cotisations  ! Nous les produisons par notre travail, battons-nous pour en garder le contrôle !

Grégoire (AL Orléans)


Ce qu’ils nous coûtent déjà

le crédit impôt compétitivité emploi et le pacte de responsabilité, créés par Hollande = 35 milliards d’euros par an

les exonérations de cotisations patronales = 25 milliards d’euros

le travail dissimulé (donc sans cotisations) = 6 milliards d’euros

Ce qu’ils comptent économiser sur notre dos

une application stricte du calcul par points = une retraite moyenne à 900 euros au lieu de 1 400 euros à la louche = 100 milliards d’euros économisés par le patronat

recul de l’âge de départ de 62 à 63 ans = 10 milliards d’euros environ

Des revendications pour de meilleures retraites

le plein emploi = 73 milliards d’euros en plus pour les caisses de retraites

l’égalité salariale femmes-hommes = 10 milliards d’euros en plus pour les caisses de retraites

300 euros d’augmentation de salaire pour toutes et tous = 2 milliards d’euros en plus pour les caisses de retraites


[1] Union régionale CGT Île-de-France, «  Retraites  : Des solutions de progrès existent  », 13 novembre 2018.


http://www.alternativelibertaire.org/?R ... d-un-tiers
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