Santé, vaccinations, médicaments, industrie pharma...

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Messagede etre humain » 12 Nov 2008, 11:38

Sarkosy veut lutter contre la maladie d'alzeimer

Avec 225000 personnes touchées dont 10000 nouveaux cas chaque année, la maladie d'Alzheimer progresse de manière inquiétante, une incidence qui justifie le plan Alzheimer mis en place par la France.

La maladie survient vers l'âge de 55 ans en moyenne et se traduit par une dégénérescence cérébrale qui évolue irréversiblement vers une altération des capacités cognitives et de la conscience conduisant à terme à une perte totale d'autonomie. La cause de cette maladie, redoutable parce qu'incurable, reste à ce jour inconnue. Parmi les nombreux facteurs de risques suspectés (prédisposition génétique, dépression, pathologies cardiaques, anémie, traumatismes crâniens, apnée du sommeil, etc.), figurent les facteurs environnementaux tels que l'exposition aux métaux et à divers agents physiques et chimiques.

Les nombreux métaux employés en dentisterie, plombages au mercure ou amalgames dentaires en tête, qui constituent une source d'exposition permanente et pour nombre de personnes quasiment à vie, ne sont pas pris en compte par les instances officielles. Ils représentent pourtant un facteur de risque de la maladie d'Alzheimer à ne pas négliger.


Plombages au mercure

Les métaux employés en dentisterie, mercure des plombages ou amalgames dentaires en tête, qui constituent pourtant une source d'exposition permanente et, pour beaucoup de personnes quasiment à vie, ne font pas partie des pistes explorées jusqu'ici. "L'intérêt récent pour le mercure, dont les sources sont la consommation de poisson, les amalgames dentaires et les vaccins, ne peuvent être correctement documentés avec les données actuelles" conclue sobrement un rapport du CNRS qui s'appuie sur deux études de 2003 et 2004.
C'est sans doute défausser un peu vite le mercure mis en cause dans une étude de 2001*, menée à l'université de Calgary, qui démontre sa neurotoxicité même à faible concentrations (voir absolument la vidéo!). Une étude de septembre 2007* confirme que le mercure, en tant que neurotoxine, est un facteur accélérateur de la maladie d'Alzheimer.
Or la principale source d'exposition au mercure dans les pays développés est représentée par les amalgames dentaires ou plombages, pour moitié composés de mercure. Le mercure s'en échappe par vaporisation sous l'effet de la mastication et par l'ionisation due à la corrosion de l'amalgame au contact de la salive. Les vapeurs de mercure inhalées remontent directement au cerveau par le nerf olfactif. Une perte d'odorat, provoquée chez les porteurs de plombages par l'accumulation de mercure dans le bulbe olfactif, est également observée chez les personnes atteintes d'Alzheimer (la perte d'olfaction est considérée comme un signe prédictif de la maladie).
Il est à noter que l'étain et le zinc, deux autres composants de l'amalgame dentaire, sont également reconnus comme des neurotoxines. Diffusant par ionisation, ils viendraient renforcer l'effet destructeur du mercure sur la cellule nerveuse.
Des scientifiques ont noté que l'incidence de la maladie d'Alzheimer est plus élevée dans les pays qui utilisent l'amalgame au mercure depuis longtemps, tandis qu'au Japon, pays où on l'emploie peu, le taux de la maladie est resté beaucoup plus bas. Des études montrent qu'à l'inverse, les japonais émigrés aux États-Unis et au Brésil développent la maladie avec une fréquence plus élevée.


Autres métaux employés en dentisterie

Les autres alliages présents en bouche (couronnes, bridges, implants et autres prothèses) contribuent au phénomène de neuro-dégénérescence à travers les courants galvaniques générés par leur coexistence. Pour autant, toutes les personnes exposées aux métaux ne souffriront pas de la maladie. Seules celles prédisposées génétiquement à peu excréter le mercure et les métaux toxiques ont un risque élevé de développer la maladie.


Prévention efficace

Trouver et éradiquer les véritables causes de la maladie est le minimum qu'on puisse attendre d'un plan Alzheimer. Cependant, si la piste du mercure et des métaux dentaires n'a pas été explorée jusqu'ici, il semble que ce soit essentiellement pour des raisons économiques. Obturation bon marché et facile à poser, l'amalgame dentaire, seul matériau remboursé intégralement à ce jour, permet à la Sécurité Sociale de faire de substantielles économies. Reconnaître l'implication du plombage au mercure dans la maladie d'Alzheimer ne manquerait pas de déclencher une vague de panique et inciterait un grand nombre de porteurs d'amalgames à faire déposer leurs obturations métalliques. La Sécurité Sociale n'est pas prête à financer une telle opération. Quant au titane, qui oserait remettre en question sa neutralité aujourd'hui établie comme un fait incontestable grâce à une action de communication bien ciblée, alors que l'implantologie en plein essor représente des enjeux financiers colossaux ? Mais est-il raisonnable de continuer à engloutir des sommes pas moins colossales, et néanmoins insuffisantes, dans un plan Alzheimer destiné à prendre en charge les personnes dépendantes dont le nombre ne cesse de croître parce qu'en amont on a pas supprimé les causes véritables de la maladie ?
Bannir le mercure, comme la Norvège l'a fait depuis le premier janvier 2008, limiter au maximum le recours au métal en dentisterie, en développant les solutions alternatives qui existent, et gérer l'acidité buccale sont des mesures préventives à mettre en place de toute urgence.

Attention : la dépose des plombages qui libère du mercure sous forme de vapeurs et de particules impose au dentiste de prendre certaines précautions pour éviter une intoxication accrue.
etre humain
 

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Messagede worldpeace » 10 Sep 2009, 19:11

Pas de vaccination massive, SVP

La grippe porcine n'est pas en soi plus dangeureuse que la grippe saisonnière, probablement du fait qu'elle ne contient pas la protéine PB1-F2. Comme en témoigne le résultat de la vaccination massive effectuée aux Etats-Unis en 1976 contre une grippe porcine, les effets secondaires de la vaccination sont nombreux, y compris mortels dans des cas relativement rares. Ceci alors que la population n'avait pas été contaminée.

La grippe espagnole H1N1 de 1918 avait fait beaucoup plus de dégâts. Malgré les millions de morts, le virus a été recréé en 2003 en laboratoire. Cependant, le virus en question ne provoquerait pas autant de mort aujourd'hui étant donné que des résistances ont pu être gardées dans la population et que depuis les antibiotiques permettent d'empêcher les complications liées aux pneumonies qui ont représenté 95% des cas mortels.

Le plus grand risque réside dans les erreurs de manipulations pouvant conduire à la production d'un vaccin ou d'un autre produit contenant un mélange d'une grippe saisonnière ou porcine avec la grippe aviaire H5N1 ou la grippe de 1918 qui contiennent la protéine PB1-F2. Un tel mélange de virus a été produit récemment "par erreur" chez Baxter International en février 2009, heureusement détecté. Ce mélange peut provoquer un réassortiment d'un virus qui pourraient être à la fois pandémique et mortel. En effet, la grippe aviaire n'était pas contagieuse, mais le virus réassorti pourrait l'être.

L'utilisation massive d'antiviraux et de vaccins peut entrainer des résistances, les virus pouvant être alors plus difficile à soigner. Cependant, il semble que l'appât du gain des laboratoires pharmaceutiques soit un facteur plus déterminant. Les fabricants de vaccins auraient obtenu l'immunité juridique aux Etats-Unis.

http://www.lepost.fr/article/2009/09/10/1690737_pas-de-vaccination-massive-svp.html
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Re: Pas de vaccination massive, SVP

Messagede ChoueTTe » 12 Sep 2009, 09:27

A diffuser !
ChoueTTe
 

Re: Pas de vaccination massive, SVP

Messagede berneri » 12 Sep 2009, 11:38

Il est à craindre à mon avis pour nos libertés, les droits du travail sont déjà menaçés mais lorsqu'on parle d'épidémie, de quarantaine etc... la question de la liberté de circulation n'existe plus et on est pas loin sur certains poins de la loi martiale. J'enverrai bientôt des documents à ce sujet.
Nous avons aussi là une probable manoeuvre de diversion politique, quand on parle de ça on ne parle pas d'autre chose, et une possible manoeuvre economique avec des labos puissants qui cherchent à refourguer medocs et vaccins, Perso je refuserai d'être vacciné.
berneri
 

Re: Pas de vaccination massive, SVP

Messagede ChoueTTe » 12 Sep 2009, 12:51

Nous avons aussi là une probable manoeuvre de diversion politique, quand on parle de ça on ne parle pas d'autre chose, et une possible manoeuvre economique avec des labos puissants qui cherchent à refourguer medocs et vaccins, Perso je refuserai d'être vacciné.


Mais carrément mais c'est une certitude, à chaque période son nuage de fumée, les avions qui se crashent, les chiens qui se liguent contre les humains, les "islamistes" des cités, les anarchistes qui posent des bombes, la grippe aviaire, les jeunes qui vous agressent dans la rue, la crise, mickael jackson etc... à chaque période sa connerie d'écran.

Je refuserai aussi le vaccin, c'est décidé depuis un moment déjà de mon côté.
ChoueTTe
 

Re: Pas de vaccination massive, SVP

Messagede worldpeace » 13 Sep 2009, 18:16

ChoueTTe a écrit:A diffuser !

Merci. Il faut aussi remercier tous les gens qui ont diffusés des informations sur la question, et en l'occurence Sylvie Simon dont j'ai recopié l'article (ce que j'ai mis ici est un résumé avec quelques compléments).
worldpeace
 
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Re: Pas de vaccination massive, SVP

Messagede Nico37 » 28 Nov 2009, 12:19

Image

PRODROMES
"Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la Terre.
La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom)
Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés."
Jean de La Fontaine, Les animaux malades de la peste

Grippe porcine ? Grippe mexicaine ? Grippe A ? H1N1 ? Depuis plusieurs mois, les variations sur le thème de la grippe nous sont devenues familières. Nous sommes assaillis par cette maladie épidémique que nous pensions « saisonnière » et « banale » et que nous découvrons potentiellement catastrophique. Elle est désormais omniprésente dans nos journaux, sur les ondes et sur nos écrans, notamment par son traitement politique et médiatique.
Parce qu’il y a des questions qui sont aujourd’hui sans réponses, nous ne pouvons nous satisfaire de la communication gouvernementale comme source d’information. Celle-ci ne permet pas de se forger une opinion et de prendre en charge collectivement et en toute connaissance de cause les mesures de défense et de protection. Nous avons donc voulu avec cet opuscule écrit « à chaud », alors que nous nous préparons à la bataille, fournir des éléments de compréhension des « grandes manœuvres » – celles du virus et de la pandémie, celles du gouvernement et des firmes pharmaceutiques – qui se déroulent sous nos yeux depuis le printemps 2009.
Disons-le tout net, pour écarter toute ambiguïté : il faut prendre au sérieux la menace pandémique et les dangers que nous fait courir H1N1. Il va sans doute frapper à une échelle insoupçonnée la population de la planète. Il tue déjà et pourrait tuer massivement.
Il va évidemment mettre au grand jour les failles béantes de notre système de santé. C’est le gouvernement lui-même qui, dans son Plan national de prévention et de lutte « Pandémie grippale », évoque une possible « désorganisation du système de santé en raison de la saturation rapide des services de soins ».
La pandémie aura des conséquences, économiques bien entendu, mais aussi sociales et sociétales. Nous savons d’expérience que les situations inédites et les « crises », de quelque nature qu’elles soient, sont l’occasion pour les pouvoirs dominants de changer la donne et d’avancer un peu plus leur vision et leur organisation du monde.
Il va de soi que face à une possible crise sanitaire d’ampleur il faut prendre des dispositions de crise pour assurer le bon fonctionnement des services de santé et assurer la protection collective et individuelle. Néanmoins, la circulaire de la Direction générale du travail du 3 juillet 2009 à destination des employeurs laisse entrevoir clairement la manière dont le gouvernement entend agir au cours de cette crise. Avec ce document, on comprend que pandémie aidant, il va continuer à ouvrir des brèches nouvelles dans les droits acquis en permettant des dérogations au droit du travail : assouplissement du temps de travail, modifications ou aménagement de l’exécution de la durée du travail, modification des contrats de travail, télétravail, etc.
Il nous paraît évident que la nouvelle pandémie n’est pas une « grippette » comme l’a déclaré Bernard Debré, chef du service d’urologie de l’hôpital Cochin à Paris… D’abord, parce qu’à l’échelle mondiale, et non en regardant le monde par le petit bout d’une lorgnette dont le champ de vision ne dépasse pas les beaux quartiers et l’hôpital Cochin, quand bien même elle ne tuerait – « bénignité actuelle » – qu’un pour mille de la population touchée, si elle doit atteindre deux à quatre milliards d’individus, le nombre de morts serait déjà impressionnant… Ensuite, compte tenu de ce qui s’est passé et ce qui se passe sous nos yeux en Grande-Bretagne, à la Réunion, en Nouvelle-Calédonie, en Amérique latine, en Australie et aux États-Unis, il serait tout à fait irresponsable de prendre H1N1 à la légère.
Si la maladie est actuellement « chez nous » bénigne, rien ne dit qu’elle le restera. Il est donc tout à fait indispensable que chacun comprenne les divers scénarios possibles, après une première phase pandémique, le virus pouvant toujours muter ou même se recombiner ultérieurement. Scénarios évolutifs, à tiroir : « pandémie douce », « aggravation », catastrophe par mutation/recombinaison, tout est ouvert à l’heure actuelle.
La Banque mondiale évalue à 3 000 milliards de dollars l’impact d’une pandémie qui aurait l’ampleur de celle de 1919 et pense que la baisse du produit intérieur brut mondial pourrait être de 0,7 % à 4,8 % selon la gravité. Le Monde du 24 juillet 2009 avance l’hypothèse de 20 millions de personnes touchées en France d’ici la fin de l’année. La modélisation produite par l’Institut de veille sanitaire propose une fourchette allant de 9 à 21 millions de malades avec un cortège de 91 000 à 212 000 décès. Le Medef et la Direction générale du travail évoquent un taux d’absentéisme dans les entreprises qui se situerait à 25 % pendant huit à douze semaines et à 40 % pendant les deux semaines du pic épidémique. Anecdote, mais pleine de sens en ces temps de crise financière et économique, les banques et les traders ont d’ores et déjà pris leurs dispositions pour assurer la continuité de leurs opérations. Cela étant dit, le branle-bas de combat qui a agité les services de l’État, les entreprises (il a été demandé aux chefs d’entreprises, comme c’est le cas dans les administrations, d’élaborer des « plans de continuité de l’activité ») et les organismes internationaux est la traduction de la menace réelle que fait peser H1N1 sur la société tout entière.
Si les réponses – ou les non-réponses – aux problèmes soulevés trahissent autant des points de vue de classe que des points de vue d’« experts », il serait pour le moins irresponsable que la « société civile » s’en remette « aveuglément » aux mesures que préconise le gouvernement.
Nous le verrons tout au long de cet opuscule, les choix qui ont été faits n’ont pas uniquement été guidés par l’intérêt général et la santé publique. Loin s’en faut ! Et si H1N1 déferle, les mesures préconisées, comme celles de la circulaire ministérielle du 3 juillet 2009 qui donne quelques coups de canif supplémentaires aux droits des salariés, ne seront pas sans lendemain ni conséquences sur le moyen et long terme. N’ayons aucun doute à ce sujet !
L’épidémie ne sera pas sans conséquence non plus pour le fonctionnement d’un service de santé publique sous-financé et volontairement asphyxié.
Il en va de même pour l’assurance-maladie, soumise depuis longtemps déjà au feu roulant des contre-réformes néolibérales. Nul doute qu’une fois le gros de l’épidémie passé, il faudra encore, « au nom de la solidarité », serrer la vis aux assurés sociaux en diminuant encore un peu les prestations pour « compenser » les pertes dues à l’excès de dépense liée à la grippe A/H1N1.
Quant à l’Éducation nationale, autre cible récurrente des attaques gouvernementales, le virus pourrait bien la frapper une première fois avant qu’un deuxième coup ne vienne parachever le travail. Il suffit de voir les mesures préconisées par le ministre, Luc Chatel, pour mesurer à la fois l’ineptie en matière de santé publique et la gravité en matières de démantèlement du service public d’éducation. La grippe aura pour conséquence, nous dit l’ancien recteur Alain Bouvier dans Le Monde (12 août 2009), la mise en place d’un système « totalement individualisé » et « non régulé », qui accentuera encore les inégalités entre élèves.
Parce que nous ne sommes pas égaux devant la maladie, la pandémie et son traitement contribueront à creuser encore les inégalités. Bien évidemment, le virus frappe aveuglément, cependant il affecte déjà différemment le Nord et le Sud, et, sous nos latitudes, les quartiers nantis et les quartiers déshérités. Les contre-réformes néolibérales successives et la médecine à deux vitesses qui s’est installée insidieusement ont exacerbé les disparités en matière d’équipement de santé (médecine de ville de premier recours, structures hospitalières) et d’accès aux soins. Les urgences hospitalières sont d’ores et déjà en surchauffe et seront alors au bord de l’implosion, comme elles le sont déjà à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie où le recours aux astreintes des personnels est quotidien. Scénario catastrophe ? Rappelons-nous simplement ce qu’a révélé la canicule de 2003. Or, on ne peut pas dire que la situation se soit depuis améliorée…
Alors que nous nous apprêtons à faire face à la première pandémie du 21e siècle, nous ne pouvons pas manquer de nous interroger précisément sur l’origine de l’émergence de ce H1N1 autant que sur les conditions de sa rapide dissémination planétaire à partir du premier cas officiellement enregistré comme tel à La Gloria au Mexique, après des prélèvements faits à la fin mars 2009 devant des pneumonies virales. Quant à la responsabilité majeure d’une certaine forme de l’industrie agroalimentaire dans la genèse de la pandémie, elle mérite que nous nous y arrêtions pour exiger et faire que soient entendues les mises en gardes des experts scientifiques et des populations locales sur les usines à viande et à virus. La catastrophe était annoncée, mais pas inévitable.
Il est aussi nécessaire que soit posée la question de ce que l’on sait vraiment sur ce qui est fait pour la pandémie à venir dans notre pays, et que nous nous interrogions tant sur les traitements que sur la prévention. Tout le monde attend fébrilement (sic) l’arrivée des vaccins anti-H1N1. Mais plusieurs problèmes se posent déjà. Quand seront-ils vraiment disponibles ? Seront-ils efficaces au moment où ils seront administrés ? Quels seront les risques vaccinaux ? Qui faudra-t-il vacciner en priorité ? Pourquoi, si la vaccination constitue la barrière majeure – tant individuelle que collective – contre le virus, ne sera-t-elle pas systématique, voire obligatoire ? Quels seront leurs coûts de fabrication et leur prix de vente ? Pourquoi n’y aura-t-il pas de prix unique du vaccin ? Seront-ils remboursés à 100 % ? Quelle est la justification sociale des dividendes – parfois tout simplement énormes – versés aux actionnaires des firmes privées qui produisent vaccins et antiviraux et qui répondent à une commande sociale ? D’autres questions se posent encore, concernant les traitements antiviraux, l’utilisation des masques, les mesures de quarantaine et de confinement…
On le voit, cette pandémie pose bien des questions auxquelles nous allons tenter d’apporter, sinon des réponses définitives – certaines par nature ne peuvent pas l’être ou seront datées –, du moins des éclairages.
Nous ne sommes ni l’un ni l’autre virologistes et bien que nous soyons l’un et l’autre médecins, nous ne prétendons pas à l’autorité scientifique. Non spécialistes certes, mais concernés à plus d’un titre. D’abord parce que médecins, nous allons devoir faire face, chacun à sa façon, à la maladie. Ensuite, parce que citoyens, nous nous posons les mêmes questions que tout un chacun, tant le traitement de cette épidémie apparaît contradictoire, confus, et soulevant – comme tant d’autres sujets médicaux ou scientifiques – des questions politiques qui ne peuvent être abandonnées aux technocrates qui « savent » et qui donc décident, souvent en toute opacité et sans concertation, au nom de la collectivité.
Politique, la santé publique ? Qui pourrait dire le contraire ? On le voit bien quand les ministres qui s’apprêtent à faire face à la pandémie grippale sont ceux-là mêmes qui, depuis des lustres, s’emploient à défaire l’accès aux soins égal pour tous en étranglant à la fois le service public de la santé et la protection sociale, pour mieux les démanteler et les privatiser.
Médecins, nous serons évidemment aux avant-postes quand l’épidémie touchera les quartiers populaires où nous vivons et exerçons. Engagés dans la vie de la cité, nous clamons qu’il faut que soient mises en place des politiques publiques de santé.
De telles politiques ne peuvent que s’attaquer aux « chaînes de production » mondiale des maladies émergentes qui surgissent à intervalles réguliers (maladie de la « vache folle », grippe aviaire, H1N1, etc.), et qui sont intimement liées à un certain type d’activités humaines échappant très largement à tout contrôle.
Une chaîne aux multiples maillons – dont un grand nombre est accessible aux choix politiques – et qui court du premier cas répertorié de grippe A/H1N1 dans une petite ville de l’État de Vera Cruz au Mexique à la pandémie planétaire aussi attendue qu’inéluctable, et qui peut très bien évoluer de « bénigne » à grave, voire gravissime. Un des premiers maillons – et non des moindres – est à exhumer dans le lisier des méga-élevages industriels aux mains de l’internationale irresponsable des multinationales de la viande. D’autres maillons doivent être soumis à la critique démocratique et à la formulation d’alternatives : les systèmes d’alerte, les mesures prophylactiques, les contrôles sanitaires, les moyens qui seront mis en œuvre en cas de déferlement épidémique, les choix stratégiques des firmes pharmaceutiques en matière de production de vaccins et de médicaments…
Les questions soulevées par une telle pandémie ne sont évidemment pas simples, il n’y a donc ni réponse univoque, ni remède miracle. C’est pourquoi, nous revendiquons l’information complète des populations pour que les mesures éventuellement drastiques, contraignantes et coûteuses qui pourraient être prises, à un moment ou à un autre, soient comprises, librement acceptées et mises en œuvre collectivement et démocratiquement.
Le Plan national de prévention et de lutte élaboré par le gouvernement évoque la nécessité du « maintien d’un lien de confiance fort entre les autorités gouvernementales et la population  ». Cette préoccupation traduirait-elle une appréhension des autorités sur la « confiance » qui lui est accordée ? Ou encore est-ce la manifestation de sa volonté de profiter de la crise sanitaire à venir pour rétablir une « confiance » pour le moins écornée, tout en préparant ses mauvais coups au nom de la « solidarité » ? Sans doute les deux.
Nous n’accorderons pas la moindre confiance à ce pouvoir qui porte la destruction des protections sociales et de la solidarité comme la nuée porte l’orage, et dont le masque de protection dissimule (mal) le mufle des prédateurs qui mettent la planète en coupe réglée et en danger. Nous ne devons lui accorder aucun blanc-seing.
Combattre la grippe, pour nous, c’est bien entendu utiliser tous les moyens que la science et la technique devraient mettre à la disposition de la population. C’est aussi s’efforcer d’éclairer les zones d’ombre – car nous sommes encore souvent en terra incognita – qui obscurcissent encore notre compréhension des mécanismes de la pandémie et des mesures à prendre pour la combattre et la contenir, tant du point de vue individuel que collectif.
La communication distillée au jour le jour au gré des besoins politiques du pouvoir en place et des firmes pharmaceutiques tient lieu d’information. Elle suscite plus l’inquiétude, les faux espoirs et la suspicion que la conscience et la mobilisation. Pourtant, si crise sanitaire il doit y avoir – et, répétons-le, c’est une hypothèse forte –, pour que les mesures préconisées et mises en place atteignent leur efficacité maximum – et non « totale », car il n’est pas de sauveur suprême, ni vaccin ni Tamiflu –, elles doivent être comprises, acceptées et relayée au plus près des « cibles ». Lesquels « cibles » doivent être les acteurs de la santé publique !
Avec ce petit manuel à l’usage de ceux et celles qui vont attraper la grippe – et des autres aussi, bien entendu –, nous avons voulu donner quelques outils pour tordre le cou, sinon au virus, du moins aux idées reçues et à la communication dominante.

Gérard Chaouat et Patrick Silberstein

* Gérard Chaouat est docteur en médecine. Directeur de recherche émérite au CNRS, immunologiste spécialiste de l’immunologie de l’implantation, il a aussi travaillé sur la transmission mère-enfant du VIH. Il est membre du bureau national du Syndicat national des chercheurs scientifiques et a été membre du conseil scientifique du CNRS.

* Patrick Silberstein exerce la médecine générale dans un quartier de l’est parisien.
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Servier : les vautours pharmaceutiques

Messagede barcelone 36 » 30 Jan 2011, 22:08

http://www.cnt-f.org/spip.php?article1471
Servier : quand les vautours pharmaceutiques décident de la politique de santé

Depuis plusieurs semaines, apparaissent au grand jour, à travers l’affaire du Mediator les conflits d’intérêts qui président malheureusement une bonne partie de la politique de santé de la France.

C’est ainsi que l’on découvre pêle-mêle qu’un médicament soupçonné de dangerosité depuis 1999 a pu encore être commercialisé pendant 11 ans, qu’une partie des conseillers de l’Afssaps qui délivre les autorisations de mise sur le marché travaillent en même temps pour les grands laboratoires, que ces mêmes laboratoires se livrent aux pires méthodes de merchandising ou de lobbying auprès des médecins afin de favoriser les prescriptions de leurs molécules ou que le cynisme du fondateur de Servier lui permet même d’ironiser sur le nombre de victimes faites par son médicament.

Mais cette offrande au marché du secteur de la santé a aussi de nombreuses autres conséquences comme par exemple la médicalisation de tous les petits troubles que la population peut rencontrer ou la lutte des grands laboratoires contre les médicaments génériques. Autant de moyens pour ces vautours pharmaceutiques d’organiser le siphonage des caisses de la Sécurité Sociale.

Toutes ces révélations ne sont pas surprenantes quand on se rappelle, il y a seulement un an, à quel point la campagne de vaccination contre le virus H1N1 avait déjà été entachée de prises d’intérêts de la part des gros labos.

Face à cette situation, la CNT appelle à la sortie du capitalisme du système de santé et à sa gestion par les travailleurs eux-mêmes. La politique pharmaceutique doit être organisée seulement dans l’intérêt de la population. Il est aberrant que les profits puissent prendre le pas sur la santé de tous et les décès dus à ces médicaments nuisibles sont à ajouter à la longue liste des victimes du capitalisme.

C’est nous qui finançons la Sécu par nos cotisations sociales, c’est à nous de décider de son fonctionnement !

CNT - secrétariat média & Fédération des travaileurs-euses de la Santé et du Social
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Pénurie de médicaments : risque majeur !

Messagede Béatrice » 25 Aoû 2011, 17:06

Dans la logique mortifère de la mondialisation de l'économie capitaliste , et dans un certain silence entretenu par " ses "
laquais de service , des millions d'individus vivent en sursis en raison de pathologies qui nécessitent le recours quotidien
à des substances médicamenteuses et qui sont absentes de certaines officines pharmaceutiques par rupture de stocks !
Cette rupture de stocks de certains médicaments est consécutive à la cessation de leur fabrication pour cause de rentabilité :
pour les uns , c'est la modicité de leur prix ( donc pas rentables ) , pour les autres , c'est leur prix trop onéreux ( ex : pour le VIH )

Et un exemple qui rejoint la récente actualité sur la catastrophe de FUKUSHIMA et ses conséquences inéluctables ( cancers de la
thyroïde ), un seul et unique laboratoire fabrique ces hormones thyroïdiennes ( MERCK ) pour l'ensemble de la population mondiale ,
les substituts " génériqués " n'étant plus fabriqués , toujours pour cause de rentabilité et non remplaçables . Les employés des
pharmacies conseillent aux malades de faire leur propre stock de " Lévothyrox " au cas où ! ( sachant que cette molécule n'est
donnée que sous ordonnance , médicament sous haute surveillance , d'après les pharmaciens ). En l'absence de cette molécule ,
le malade meurt à brève échéance . mais ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres , en relation étroite avec les conséquences
de la catastrophe nucléaire récente de FUKUSHIMA , ainsi que toutes les maladies associées aux différentes pathologies de la thyroïde .

Par ailleurs , les anesthésistes ont alerté les instances supérieures de la santé sur l'arrêt de la commercialisation du
" Penthotal " en France , indispensable pour les interventions chirurgicales d'urgence pour les patients qui ne sont pas à jeun .


http://www.lequotidiendumedecin.fr/info ... animateurs
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
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Re: Pénurie de médicaments : risque majeur !

Messagede Béatrice » 30 Aoû 2011, 20:57

Suivant une logique de profit et de rentabilité effrénée dans un marché mondialisé , les pénuries de médicaments s'intensifient :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
Béatrice
 
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L'aspartame cause-t-il des naissances prématurées ?

Messagede spleenlancien » 17 Nov 2011, 10:44

Le reseau environement santé alerte le ministère de la Santé sur les risques de naissances prématurées liés à la consommation d'aspartam.
http://www.francetv.fr/info/l-aspartame ... 27897.html

EDIT :
Les mauvaises nouvelles s'accumulent. L'IGAS a été chargée d'enquêter sur les biberons et tétines, stérilisés avec un gaz cancérogène, utilisés dans les hôpitaux.
http://www.francetv.fr/info/enquete-lan ... 28113.html
spleenlancien
 
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santé

Messagede ivo » 30 Mai 2012, 13:18

Les remèdes du Conseil de l'Ordre des médecins pour faciliter l'accès aux soins
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Le Conseil national de l'Ordre des médecins veut faciliter l'accès aux soins. Pour la première fois, il n'exclut pas d'avoir recours à des mesures contraignantes pour obliger les nouveaux médecins à s'installer dans la région où ils ont été formés. Le Conseil souhaite aussi mieux encadrer leurs pratiques tarifaires.

Habituellement, le Conseil national de l'Ordre des médecins est plutôt discret. Mais aujourd'hui, il décide de passer à l'offensive pour mieux répartir les médecins sur le territoire. Jusqu'à présent, la liberté d'installation des médecins a toujours primé sur la contrainte pour lutter contre les déserts médicaux, situés principalement en zone rurale et en banlieue, à l'exception des tentatives avortées de la loi Bachelot en 2009.
Désormais, le Conseil de l'Ordre préconise que tout jeune médecin soit tenu de s'installer cinq ans dans la région où il a effectué ses études de 3e cycle. "Ca peut être au minimum trois ans", a précisé le président du Cnom, Michel Legmann.
Les lieux d'exercice seraient déterminés à l'intérieur de chaque région sous la conduite des ARS (Agences régionales de santé) et avec le Conseil régional de l'Ordre. "Des mesures d'accompagnement, d'incitation et de promotion de carrière" devraient nécessairement être mises en place pour les médecins contraints de s'installer en zone déficitaire, selon le Cnom.


"Propositions irréalistes"

Mais il n'y a pas que l'accès aux soins dans les campagnes qui intéresse le Conseil de l'Ordre. Il veut aussi revenir sur une pratique très polémique, les dépassements d'honoraires.
Jusqu'à présent, le code de déontologie imposait aux médecins pratiquant des dépassements de le faire avec "tact et mesure", une notion peu précise mais que le Cnom a souhaité mieux définir.
Environ 40% des spécialistes (85% des chirurgiens libéraux) et 11% des généralistes pratiquent des dépassements d'honoraires qu'ils appellent "compléments d'honoraires".
L'année dernière, 250 médecins libéraux se sont fait réprimander par l'assurance maladie parce qu'ils avaient pratiqué des dépassements d'honoraires.
"Les honoraires demandés à un patient (...) ne sauraient dépasser 3 à 4 fois le montant opposable (tarif sécu) de l'acte concerné", estime Michel Legmann.
Il recommande aussi au médecin de "moduler" les honoraires pour chaque patient et de respecter "certaines règles" tenant à sa notoriété, la difficulté de l'acte, les exigences éventuelles du patient et ses capacités financières.

La pilule ne passe pas chez les médecins. Trois syndicats CSMF, SML et MG-France, estiment que les positions du Conseil de l'Ordre sont des "propositions irréalistes" pénalisant les jeunes médecins. Le rôle du Cnom n'est pas de "fixer des tarifs" selon Christian Jeambrun (SML) tandis que pour Michel Chassang (CSMF) "cela ne règlera pas le problème des dépassements".
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Re: santé

Messagede ivo » 02 Juin 2012, 09:54

Les cas de cancers dans le monde devraient augmenter de 75 % d'ici à 2030
http://www.lemonde.fr/sante/article/201 ... 51302.html
Les cas de cancer dans le monde devraient s'accroître à un rythme bien plus soutenu que l'accroissement naturel de la population, avec une augmentation évaluée à 75 % d'ici à 2030, selon une étude publiée vendredi dans la revue médicale The Lancet Oncology. La population de la planète devrait passer de sept milliards d'habitants en 2012 à 8,3 milliards en 2030.

Mais le nombre des personnes atteintes d'un cancer devrait, lui, grimper de manière plus rapide pour passer de 12,7 millions en 2008 (dernier chiffre disponible) à 20,3 millions en 2030, avec notamment un bond de 93 % des cas de cancer dans les pays les plus pauvres. En outre, le nombre des morts par cancer devrait passer de 7,6 millions en 2008 à 13,2 millions en 2030.

"Nous prévoyons, au niveau mondial, des hausses annuelles dans les taux des cancers colorectaux, des cancers du sein et de la prostate et pour les pays les plus riches des cancers du poumon pour les femmes", selon l'étude dirigée par le Dr Freddie Bray, du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), organisme dépendant de l'OMS et dont le siège est à Lyon.

BAISSE DES CANCERS D'ORIGINE INFECTIEUSE

Parallèlement, le nombre des cancers de l'estomac et du col de l'utérus devrait globalement diminuer et, dans les pays riches, il devrait en être de même avec les cancers du poumon chez les hommes. Cette étude qui a utilisé les données de Globocan, une base de données du CIRC sur les cas de cancer dans les 184 pays, note la baisse attendue des cancers d'origine infectieuse comme ceux du col de l'utérus et du foie.

Mais ce recul sera plus que compensé par la poussée du nombre des cancers du côlon et du rectum, de ceux du sein et de la prostate qui semblent associés au développement économique ou bien au mode de vie dans les pays occidentaux. "Certains cancers semblent nettement associés au niveau de développement socio-économique", souligne l'étude. Le cancer colorectal constitue en cela un bon exemple : 40 % des cas répertoriés à l'échelle de la planète sont concentrés dans les pays développés alors que ceux-ci ne totalisent que 15 % de la population mondiale. "Les raisons de cette association ne sont pas claires" même si des facteurs alimentaires liés au mode de vie occidental peuvent être évoqués, selon l'étude.

Le cancer de la prostate est également associé aux pays les plus riches, toutefois l'utilisation répandue dans ces pays des tests de dépistage (PSA) explique en partie l'incidence accrue de ce cancer. A l'inverse, les cancers du col de l'utérus sont "associés" aux pays en voie de développement au point de constituer la principale cause de mort par cancer dans de nombreux pays pauvres et d'y constituer globalement la forme la plus répandue de cette maladie. Le nombre des cancers du col devrait diminuer de 2 % par an au niveau niveau mondial d'ici à 2030 alors qu'au contraire celui des cancers du sein s'accroîtra de 2 %, selon ces projections.
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Re: santé

Messagede ivo » 11 Sep 2012, 09:05

Santé : la part prise en charge par la Sécurité sociale recule
http://www.lesechos.fr/entreprises-sect ... 360660.php
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Re: santé

Messagede ivo » 13 Sep 2012, 09:11

Un médicament sur deux est inutile, selon le livre-choc de deux médecins
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50% de médicaments inutiles, 20% de mal tolérés, 5% potentiellement très dangereux... mais 75% de remboursés ! C'est ce que proclament deux éminents médecins, le député Bernard Debré et Philippe Even, directeur de l'Institut Necker, dans un livre-choc qui paraît aujourd'hui.

Ce sont pas moins de 4.000 médicaments qui ont été passés au crible. Et le bilan est édifiant : la moitié ne sert à rien, 20% sont mal tolérés par l'organisme, 5% peuvent même être très dangereux. L'industrie pharmaceutique est "la plus lucrative, la plus cynique, la moins éthique de toutes les industries", ajoutent les auteurs de ce Guide des 4.000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux, les professeurs Bernard Debré (député UMP de Paris) et Philippe Even (directeur de l'Institut Necker).

Pour régler la déficit de l'assurance-maladie, la solution est simple, selon eux : retirer du marché tous ces médicaments inutiles ou dangereux. Ainsi des tatines, les médicaments anti-cholestérol. Avalés par 3 à 5 millions de Français, ils coûtent à la France 2 milliards par an, disent-ils. Alors qu'ils sont "complètement inutiles".

Le Nouvel Observateur publie ce jeudi les bonnes pages du livre. Et dresse la liste exhaustive des 58 médicaments dangereux, qui comprend des médicaments cardiovasculaires, des anti-inflammatoires, des pilules.

Le Guide des 4.000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux se veut, selon ses auteurs, "un livre d'information, pas d'opinion".
Ce qui n'est évidemment pas l'avis de l'industrie pharmaceutique qui dénonce "amalgames et approximations" dans cet "énième réquisitoire de Bernard Debre et Philippe Even". Car les deux éminents médecins avaient écrit, en mars 2011, un rapport au vitriol sur la réforme du système du médicament, à la suite de l'affaire du Mediator.

un livre qui fait la Une, un livre-choc signé par deux grands noms de la médecine...

Et si on en croit les professeurs Philippe Even et Bernard Debré, la moitié, oui la moitié des médicaments vendus en pharmacie ne servirait à rien. Non seulement ceux-là sont inefficaces, mais en plus 5 pour cent des médicaments seraient dangereux, comme dans le cas du Mediator. Ce livre, c'est le "guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux", et pour ses auteurs, il est temps de faire un grand ménage.

Et la charge est sévère : les deux médecins mettent en cause à la fois l'inertie des autorités sanitaires, la légèreté des médecins incapables de faire des ordonnances courtes mais aussi la pression des laboratoires sur les médecins comme sur les pouvoirs publics.


. Le professeur Even parle même dans le Parisien de "supercherie". Il accuse les labos de chantage à l'emploi sur les gouvernements successifs, des labos qui menacent dit-il de fermer des sites si les autorisations de mise sur le marché de leurs médicaments inutiles sont retirées. Et c'est comme ça que pour lui la "supercherie" continue.

Non seulement les deux auteurs du livre estiment qu'il est urgent de faire le tri, mais ils ajoutent un argument de poids en temps de crise : en déremboursant les médicaments inutiles, la Sécurité sociale pourrait faire jusqu'à 10 milliards d'euros d'économie.

C'est à lire dans le Parisien et Aujourd'hui en France, c'est aussi la une du nouvel Observateur.
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