Il avait posté une photo sur Facebook le montrant avec fumigènes et
pétards. L'établissement vendéen n'a pas apprécié.
Il n'imaginait pas les conséquences. Hervé (prénom d'emprunt) a 19 ans. Il
est en classe de terminale dans un lycée de Vendée. Le 31 mai dernier, il
publie une photo sur son profil Facebook, le site internet de réseau
social. Photo sur laquelle on voit une batterie de pétards, de fumigènes,
de fusées, destinée à un feu d'artifice. Un ensemble acheté dans un
magasin de farces et attrapes.
Les commentaires de ses amis lycéens fusent aussitôt sous l'image. Une
vingtaine au total, pas toujours finauds. « Il ne s'agissait que de
blagues anodines », estime le parent d'un de ces élèves.
Le 2 juin, Hervé est convoqué par la direction du lycée. Et aussitôt exclu
des cours. Mais aussi de l'internat. Dans sa valise, l'équipe pédagogique
retrouve ce même jour les objets incriminés. Lui prétend qu'il ne voulait
pas les tirer depuis l'enceinte de l'établissement. Trop tard. Depuis, il
loge dans un hôtel afin de pouvoir passer les épreuves du baccalauréat.
L'affaire met en exergue la somme d'informations laissées sur internet,
sans que leurs auteurs n'y prêtent attention, au risque de les voir se
retourner contre eux. Plusieurs licenciements liés à Facebook ont déjà
défrayé la chronique.
Un magistrat de La Roche-sur-Yon, interrogé, rappelle que sur ce site
accessible au public, « des propos diffamatoires peuvent être dénoncés.
Tout comme la fabrication d'une bombe ou le projet d'un crime. » Était-ce
vraiment le cas ici ? La direction de l'établissement, jointe à plusieurs
reprises par téléphone, n'a pas souhaité répondre à nos questions.
Christian MEAS.
Ouest-France
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