Education

Re: Education

Messagede bipbip » 30 Oct 2018, 23:02

Éducation. Violences : l’impasse du tout-sécuritaire

Pour combattre la violence dans les établissements scolaires, le gouvernement n’envisage qu’une option : la répression.

On va finir par croire que c’est le fantasme de certains. À la faveur de l’émotion suscitée, de manière bien légitime, par l’agression – filmée puis diffusée sur les réseaux sociaux – d’une enseignante d’un lycée de Créteil (Val-de-Marne) par un de ses élèves muni d’un revolver factice, l’idée de mettre des policiers en uniforme à l’intérieur des établissements scolaires fait un retour en force. Notamment après que, dans les jours qui ont suivi l’agression, des centaines d’enseignants se sont mis à raconter sur Twitter, sous le mot-dièse #pasdevague, non seulement les agressions dont ils ont été victimes ou témoins, mais surtout l’absence de réaction et de soutien de leur hiérarchie.

Réunis en « comité stratégique » vendredi 26 octobre, les ministres concernés ont décidé de rendre public, lors du Conseil des ministres prévu demain mardi, un « plan d’action » pour lutter contre les violences scolaires. Ils en ont déjà largement dévoilé le contenu : il est exclusivement sécuritaire. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a donc proposé une « présence physique des forces de l’ordre » dans les établissements. Soit ponctuellement, « à des moments de tension particulière dans la journée » et « avec l’accord du chef d’établissement » ; soit sous forme de « permanences de policiers ou de gendarmes », notamment « dans les quartiers les plus difficiles ». La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a de son côté mis en avant la création de 20 nouveaux centres éducatifs fermés (il en existe déjà 52).
Moyens éducatifs en berne

La chose rappelle l’expérimentation menée au milieu des années 2000 dans 53 établissements des Hauts-de-Seine, à l’initiative d’un président de conseil général nommé… Nicolas Sarkozy. Elle avait tourné court : grosse mobilisation de policiers en période de sous-effectifs et absence de résultats probants, les violences se produisant… quand les policiers avaient le dos tourné. L’idée engendre donc un scepticisme général, à commencer par celui des syndicats de policiers, comme le SCSI-CFDT qui l’a jugée « irréalisable à la lecture des effectifs en présence ». Par ailleurs, il est permis de s’interroger sur les réactions qu’une telle présence pourrait entraîner de la part des élèves, surtout dans des quartiers où les rapports entre la population, notamment les jeunes, et la police sont déjà fortement dégradés.

Jean-Michel Blanquer, lui, a évoqué une « simplification des procédures » pour les conseils de discipline, mis en avant « le renforcement des équipes mobiles de sécurité » de l’éducation nationale. Un dispositif qu’il avait lui-même créé en 2009, alors qu’il était recteur de l’académie de Créteil – où, a-t-il souligné, agit « l’équipe la plus importante », avec 70 personnes. Gage d’efficacité, puisque c’est précisément dans la préfecture du Val-de-Marne que s’est produite l’agression filmée…

Le Snuipp (premier syndicat du primaire) de Seine-Saint-Denis a réagi à ces annonces, faisant le lien entre cette violence et la dégradation générale des conditions d’enseignement depuis des années : suppressions de postes, notamment dans les réseaux d’aide et de soutien aux élèves en difficulté (Rased), décidées par… Jean-Michel Blanquer, quand il était directeur de l’enseignement scolaire du ministre Luc Chatel, manque de places en établissements spécialisés et dans les structures de soins, services d’aide sociale à l’enfance et de protection juridique de la jeunesse « exsangues »… Une « fabrique de la violence » qui conduit, conclut le syndicat, « à exclure. Et exclure encore. Notamment ceux qui auraient le plus besoin d’éducation ».

Olivier Chartrain


https://www.humanite.fr/education-viole ... ire-662836
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 34477
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Education

Messagede bipbip » 01 Nov 2018, 16:36

Le sécuritaire ne sera jamais la solution

par CNT éducation

Depuis quelques jours, l’émotion est vive dans la sphère médiatique suite à la diffusion d’une vidéo montrant un élève du lycée Edouard-Branly à Créteil (Val-de-Marne) pointer une arme factice sur sa professeure afin qu’elle le note « présent ». Suite à cela, de nombreux et légitimes messages de soutien à notre collègue ont été publiés ainsi que plusieurs témoignages d’autres situations de violence ayant eu lieu dans des établissements scolaires où insultes, bousculades, dégradations, incidents se multiplient, entre élèves mais aussi contre les adultes.

Pour la Fédération des Travailleuses et Travailleurs de l’Education de la Confédération Nationale du Travail, la réponse ne pourra jamais être sécuritaire. Ces actes sont à relier à la dégradation des conditions de vie de millions de travailleuses et travailleurs dont les enfants ont pour seul horizon le chômage ou de nouvelles formes d’exploitation comme l’auto-entreprenariat, les Uber et autres emplois mal rémunérés et avilissants.

Ces violences sont le produit d’un système violent, le capitalisme, dont l’Etat est l’un des instruments de mise en œuvre. Chaque jour, des personnes sont licenciées de leur travail ou contraintes à exercer plusieurs emplois précaires pour survivre ; chaque jour, des travailleuses et travailleurs subissent des conditions de travail dégradées entraînant blessures, dépressions et, parfois, la mort ; chaque jour, des personnes sont obligées de renoncer à des soins essentiels faute de couverture médicale suffisante ; chaque jour, des personnes sont l’objet de l’acharnement de la police, des services sociaux, désignées comme des délinquantes potentielles.

Surtout, chaque jour, des jeunes des quartiers populaires et des régions rurales délaissées, sont soumis·e·s à un système scolaire dont les classements internationaux et les évaluations permanentes qui en découlent sont l’unique boussole. Les appels à « rétablir l’autorité », à renforcer les sanctions sont une impasse. Nos élèves subissent déjà la présence de la police, des contrôleuses et contrôleurs et des militaires dans leurs quartiers pour ne pas avoir à les subir de nouveau dans leurs établissements scolaires, même lorsqu’elle est estampillée « Éducation Nationale » comme les EMS.

Dans ce contexte, l’école ne peut pas tout car l’école n’est pas tout. Certain·e·s agissent pour favoriser l’émancipation autant que possible. Pourtant, les moyens alloués sont dramatiquement insuffisants : classes surchargées, personnel de vie scolaire en sous-effectif et peu formé, manque d’assistants sociaux, d’assistantes sociales et de personnel médical, dispositifs inadaptés pour les nombreuses et nombreux élèves en difficulté, non-francophones, en situation de handicap…

Si nous réclamons plus d’adultes dans nos établissements, conscient·e·s que nos élèves ont besoin de présence humaine avant tout, nous voulons plus d’enseignant·e·s, d’assistant·e·s d’éducation, de CPE, d’infirmier·e·s, d’assistantes sociales et assistants sociaux.

Le ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé un « plan d’actions ambitieux » pour que les violences ne se reproduisent pas, quelques semaines après l’annonce de la suppression de 2600 postes à la prochaine rentrée. La CNT-FTE a, elle aussi, des propositions claires pour faire des écoles des lieux où l’émancipation culturelle, sociale, intellectuelle a sa place, dans le respect de chacune et chacun, adulte comme élève :

la diminution du nombre d’élèves par classe ;
la mise en place de réels temps de concertation afin de mettre en place des dispositifs et projets permettant aux élèves de trouver un sens à leur scolarité mais aussi de temps « d’analyses des pratiques » pour se former entre pairs ;
le recrutement massif d’assistant·e·s d’éducation formé·e·s et bénéficiant d’une réelle titularisation ;
un plan de recrutement conséquent pour doter tous les établissements d’assistants sociaux et assistantes sociales, d’infirmier·e·s et d’assistant·e·s pour les élèves en situation de handicap.

Il n’y a pas de recette miracle mais le sécuritaire ne sera jamais la solution. Nous, enseignant·e·s, animateurs et animatrices, personnels administratif, de vie scolaire, médico-social, technique continuerons de lutter, là où nous sommes présent·e·s pour construire, avec nos élèves et étudiant·e·s, un autre futur.


https://www.questionsdeclasses.org/?Le- ... a-solution


Pas de vague !

par CGT Éduc’action

L’émotion a été vive dans le monde enseignant à la vue de la vidéo montrant une professeure menacée par un élève armé. Que l’arme soit factice ou non, il n’en demeure pas moins que l’acte est d’une violence inouïe pour notre collègue.

La CGT Éduc’action condamne cet acte et a accompagné la collègue dans ses premières démarches. Elle apporte son soutien à l’ensemble du personnel de ce lycée.

L’École n’est pas en dehors de la société et la violence s’est développée, ces dernières semaines, dans et autour des établissements, notamment en Ile de France où deux jeunes mineurs sont décédés dans des affrontements inter quartiers. Le gouvernement a laissé des quartiers entiers à l’abandon. La violence dans les établissements n’est, hélas, pas un fait nouveau. Elle reflète un véritable malaise social et place les enseignant·es en première ligne.

Christophe Castener, ministre de l’Intérieur et Jean Michel Blanquer, en dehors de l’annonce de l’interdiction des portables, ont joué la carte du « tout sécuritaire ». Pour la CGT Éduc’action, la violence dans les établissements n’est pas une fatalité. Une présence humaine et adulte en nombre suffisant est indispensable : enseignant·es, non enseignant·es, personnels de santé et sociaux, personnels de vie scolaire….

Pourtant, le ministre de l’Éducation vient d’annoncer un plan de 3000 suppressions de postes dans les collèges, les lycées et les services administratifs.

L’Institution a la responsabilité de protéger ses agent.es. Elle doit mettre les moyens humains pour appliquer au mieux cette protection aux personnels et aux élèves.

L’autonomie accrue des établissements a largement contribué à laisser leur direction gérer seule ces faits de violence. La réponse est souvent en deçà des attentes des collègues puisque l’évaluation des chef·fes d’établissement par les rectorats les pousse à minimiser les faits, à ne pas faire de vagues. Se sentant ainsi lâché·es par leur hiérarchie et l’Institution, l’impact sur les collègues et leur santé psychique est désastreux.

La CGT Éduc’action revendique :- des moyens humains supplémentaires afin de permettre aux élèves et aux personnels de travailler dans un climat serein ;
- l’’intégration des lycées et lycées pro dans l’Éducation prioritaire ;
- un accompagnement juridique et psychologique par l’Institution des collègues ayant subi des agressions verbales ou physiques ;
- un renforcement de la médecine préventive pour prévenir les risques psycho-sociaux ;
- une meilleure prise en compte des CHSCT académiques et départementaux.


https://www.questionsdeclasses.org/?Pas-de-vague
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 34477
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Education

Messagede bipbip » 02 Nov 2018, 01:28

École Blanquer, pas de vagues, de l’air !

Par la CNT-SO

La fédération de l’éducation de la CNT-SO tient à souligner sa vive émotion suite à l’incident survenu la semaine dernière dans le lycée Edouard-Branly de Branly. Elle tient également à soutenir la collègue ayant subit ces menaces et souhaite également soutenir l’ensemble des enseignant-e-s qui souffrent au quotidien.
Pour une organisation syndicale il nous paraît fondamental de montrer notre solidarité à l’ensemble des personnels de l’éducation, cette solidarité doit permettre à tous-tes de sortir de l’isolement. Car l’école va mal.
Oui, l’école va mal depuis des années. L’école va mal depuis qu’on l’oblige à se serrer la ceinture de cure d’austérité en cure d’austérité (nous continuons à payer la crise de capitalisme de 2008). L’école va mal lorsqu’on lui soustrait les moyens qui lui permettent de fonctionner correctement, en particulier pour les populations les plus fragiles et les plus pauvres. L’école va mal car elle ne permet pas de corriger les inégalités sociales, elle les aggrave parfois, et les responsables se contentent de verser des lrames de crocodiles une fois par an au moment de la publication des résultats PISA.
L’école va mal parce que la société va mal. Non Monsieur le Ministre, vos coups de menton ne permettront pas à l’école d’aller mieux. Récupérer ce fait divers odieux pour nous resservir votre arsenal répressif dont les personnels ne veulent pas, nous rappelle quelque chose. C’est du Sarkozy réchauffé et cela ne nous surprend pas. A l’époque où il était président et qu’il proposait, comme vous le faites de placer des flics dans les établissements scolaires, vous supprimiez déjà des poste par milliers.

Les solutions pour changer l’école existent, c’est celles que nous proposons depuis des années. Nous n’avons que faire de vos pseudos sanctuarisations, judiciarisations, pénalisations cela ne sert à rien d’autre qu’ajouter de la tension. Nous continuerons à faire entendre nos idées pour une école égalitaire, démocratique et inclusive. Nous continuerons à nous faire entendre par nos luttes, et nos grèves qui sont nos outils habituels, plus utiles qu’un hashtag ambigu et qui peut donner à penser que le cœur du problème serait l’élève !

Ensemble luttons donc pour
- une vraie politique de recrutements et de formation des personnels d’éducation
- une véritable reconstruction de l’éducation prioritaire et la réintégration immédiates des lycée qui en faisaient partie il y a deux ans
- une école égalitaire et démocratique qui permet à tous-tes de trouver son chemin dans la société.

CNT-SO Éducation & Recherche


https://www.questionsdeclasses.org/?Eco ... s-de-l-air



#PasDeVague... bleu marine... Refusons la récupération conservatrice et réactionnaire

L’émotion a été particulièrement vive dans le monde de l’éducation suite à la publication d’une vidéo, montrant une professeure d’un lycée de la région parisienne menacée par l’un de ses élèves muni d’une arme factice, et a laquelle nous apportons tout notre soutien. Face à la réaction du ministre, qui appelait les personnels à « faire remonter » tous types d’incidents survenus dans le cadre scolaire, nombre de nos collègues ont spontanément témoigné de leurs propres souffrances. Autour du #PasDeVague, beaucoup d’entre eux/elles ont voulu pointer du doigt le manque de soutien de la hiérarchie. Mais rapidement, le traitement médiatique de ce phénomène inédit s’est en grande partie focalisé sur les réponses répressives à y apporter qui à traiter de manière superficiel, une question de fond. Les premières mesures annoncées par le gouvernement ont tout de l’arsenal populiste et font la part belle aux revendications de l’extrême-droite.

Le gyrophare était à portée de main et le projet certainement déjà bien ficelé. Il ne fallait plus que le déclencheur pour pouvoir voler au secours de la communauté éducative en surfant sur la vague. Depuis la révélation de cette vidéo, Jean-Michel Blanquer ne cesse de tonner : « Nous allons rétablir l’ordre ! ». A l’assemblée nationale on assiste à une véritable déferlante de propositions plus réactionnaires les unes que les autres. ChacunE y va de son couplet et du PS au RN on s’étrangle dans la surenchère. Il faut dire que tout ce monde sait bien à quel point Jean-Michel Blanquer est capable de mettre la barre très haut en matière de populisme éducatif. Celui-ci, tout à son avantage, vante alors son bilan et son projet : mettre fin à « la tendance de décennies qui parfois se caractérisaient par le laxisme ». Blanquer à pourtant été recteur dans deux académies et directeur de la DGESCO sous la présidence Sarkozy. C’est d’ailleurs probablement auprès de ce dernier qu’il a appris la bonne vielle recette consistant à instrumentaliser un fait divers ou un événement, aussi choquant soit-il, à des fins politiques. Alors même qu’il est crucial de savoir faire la différence entre un « fait divers » et un « phénomène de société » afin d’y apporter les réponses les plus adaptées.

Marine Le Pen n’est pas en reste. Elle fut même l’une des premières à réagir au #PasDeVague parlant « d’ensauvagement en milieu scolaire » et dénonçant le déclin inexorable de l’éducation nationale, discours traditionnel de l’extrême-droite. Dans son sillon, tout y est passé, de « l’esprit de 68 », à « l’islamisation de la société » en passant par les « pédagogistes » responsables de tous les maux de l’école et de « la culture de l’excuse ». Pêle-mêle certainEs en ont profité pour régler leurs comptes en attaquant la moindre forme de pédagogie progressiste, émancipatrice et respectueuse des enfants.

Il faut dire que celle qui vantait les qualités du ministre il y à tout juste un an en déclarant que « le phénomène Blanquer » constituait « une victoire idéologique notable pour le FN et une défaite cuisante des sociologues et des pédagogistes qui avait (…) pris possession de l’institution scolaire », doit être quelque peu amère de voir ce dernier siphonner son discours et une bonne partie de son programme élaboré par le collectif Racine [1]. Parmi les mesures annoncées conjointement par les ministères de l’Education nationale, de l’intérieur et de la justice, ce vendredi 26 octobre, aucune n’est de nature éducative.

Après l’interdiction du téléphone portable, au lycée cette fois ci, c’est l’ouverture de 20 nouveaux Centres Educatifs Fermés CEF, déjà programmée par le ministère de la justice, qui est mise en avant [2]. Quelque soit l’utilité de ces centres qui représentent une alternative à l’incarcération des mineurEs, ceux-ci ne constituent pas une solution pour réduire et prévenir les actes de violences à l’école. Par ailleurs, l’ouverture de ces 20 centres, qui pourront accueillir chacun une douzaine de jeunes, coûterait près de 40 millions d’euros, soit 1150 emplois d’enseignantEs et le double d’AssistantEs d’Education [3]. C’est pourtant le manque de personnels et d’encadrement qui cause le plus de difficultés dans les établissements scolaires.

La simplification des conseils de discipline pose quant à elle de nombreuses questions. Cette instance représentative est encadrée par des principes juridiques et éthiques précis qui sont autant de garde-fous. Une telle annonce fait craindre la mise en place de procédures expéditives, au mépris du droit, qui ne règleront rien au problème. Bien au contraire une telle décision risque de banaliser l’exclusion et d’augmenter le nombre d’élèves poly-exclus qui sont bien plus difficiles à accompagner.

Nous en saurons plus mardi 30 octobre, mais la suppression des allocations familiales pour les familles des élèves sanctionnéEs pourrait faire son retour [4] . Outre le fait qu’elle soit parfaitement abjecte et cible les populations les plus modestes ce type de mesures a montré toute son inutilité comme l’illustre l’exemple du Royaume-Uni [5]. On a du mal à comprendre comment celle-ci pourrait venir à bout des maux qu’elle prétend combattre puisqu’elle renforce les difficultés sociales des familles ainsi mises au ban.

De toute évidence, les mesures annoncées par les trois ministères n’ont pas pour objectif de répondre aux besoins des personnels de l’éducation mais plutôt aux peurs instrumentalisées de l’opinion publique. En témoigne, par exemple, l’éventualité de la présence de forces de police dans les établissements scolaires jugés les plus sensibles, quitte à stigmatiser encore un peu plus certains quartiers et leurs habitants, ou encore, la possibilité de l’encadrement des élèves aux comportements les plus difficiles par des militaires dans ce qui s’apparenterait à des centres de redressement. Aucun personnel de l’éducation ne peut accepter de telles décisions, ni même penser qu’il s’agit là de solutions. Mais cela le ministère le sait très bien.

Car si ce plan interministériel se moque parfaitement des personnels qui ont exprimé leur souffrance et ne résoudra rien sur le terrain, il est en tout cas une belle réussite sur le plan médiatique pour le ministère. Un sondage Odoxa [6], réalisé à chaud, annonce que 91 % des FrançaisEs estiment qu’il existe un climat de violence généralisée dans les établissements scolaires, alors même que les collègues de ce lycée de Créteil qualifient, dans une magnifique tribune, cet événement « d’acte isolé et insensé ». Dans la foulée une très grande majorité des interrogéEs juge le ministre de l’Education compétent et efficace et se disent prêt à défendre des mesures radicales en matière de sécurité. Quelle sera la prochaine étape ? Qui franchira un nouveau cap dans l’escalade sécuritaire ? Cet arsenal répressif et démagogique est un pas supplémentaire dans la banalisation des idées et des fantasmes de l’extrême-droite !

Ne laissons pas l’extrême droite récupérer et polariser les discours sur l’école, ni les solutions sécuritaires et réactionnaires confisquer les débats. Nous n’avons pas besoin de plus de sanctions, de plus de prisons, de plus de violence, de plus de répression, nous avons besoin de plus de justice et surtout de plus de moyens. Un encadrement à la hauteur des besoins, des établissements à taille humaine, des personnels formés et reconnus, une pédagogie toujours plus émancipatrice et respectueuse des enfants, voilà de quoi mettre fin à la violence produite sous toutes ses formes par l’institution scolaire. Tout un projet qu’il nous faudra porter toutes et tous ensembles face au programme libéral et conservateur d’un ministère qui cherche à détourner les colères.

[1] Voir à ce sujet le travail intersyndical que nous avions mené dans les Bouches-du-Rhône en 2017 http://www.sudeduc13.ouvaton.org/spip.php?article1340. Le collectif Racine avait quitté le Rassemblement Bleu Marine pour rejoindre les Patriotes de Philippot. Il semblerait désormais qu’il retourne dans le giron du Rassemblement National

[2] Ces 20 CEF avaient déjà été prévus dans la loi de financement 2018 http://www.justice.gouv.fr/justice-des- ... mes-12917/

[3] Le projet de loi de financement 2018 évalue le coût de ces CEF

[4] Xavier Pons a mené un très important travail sur cette question dans la revue administration & éducation. Selon lui la suppression des allocations familiales est la mesure typique du populisme éducatif. Un très bon compte rendu est disponible sur le site du Café Pédagogique http://www.cafepedagogique.net/lexpress ... 72845.aspx

[5] Au Royaume-Uni, cette mesure existe depuis 1988 https://www.lemonde.fr/idees/article/20 ... _3232.html. Son évaluation a montré qu’elle n’avait aucun effet positif en la matière. La règlementation est encore plus strict puisque certains parents peuvent écoper de peines de prison. Les Etats-Unis, y ont également eu recours avec le même résultat.

[6] Voir le sondage Odoxa http://www.odoxa.fr/sondage/violences-a ... dautorite/


http://www.sudeduc13.ouvaton.org/spip.p ... le1580#nh1
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 34477
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Education

Messagede bipbip » 02 Nov 2018, 19:07

Mesures de lutte contre la violence à l’école : SUD éducation s’oppose catégoriquement aux annonces ministérielles

Ce mercredi 30 octobre, le ministre Blanquer a annoncé une série de mesures pour lutter contre la violence à l’école suite à l’agression d’une enseignante à Créteil et à la vague d’indignation suivie sur twitter. SUD éducation a dénoncé immédiatement la récupération par la droite et l’extrême-droite du mouvement #pasdevague. Aujourd’hui, c’est le ministère qui donne dans la surenchère sécuritaire et réactionnaire. Ces annonces démagogiques s’adressent à la frange la plus réactionnaire de l’opinion publique, plus qu’aux collègues qui ne se reconnaîtront pas dans les annonces ministérielles, qui oscillent entre le plus inquiétant et le plus ridicule.

Pour commencer par le ridicule, le ministre annonce la mise en place de mécanismes qui existent déjà. Le ministre prétend offrir la possibilité aux enseignant-e-s de notifier les incidents dans un registre. Ce registre existe déjà : il s’agit du registre santé et sécurité au travail (RSST), et force est de constater qu’en réalité, l’administration, lorsqu’elle daigne le rendre visible et accessible, ne prend que trop rarement la peine de répondre à ce qui est consigné dedans*. De même, le ministre insiste sur la protection fonctionnelle : celle-ci existe également déjà, mais en obtenir le bénéfice relève pour les personnels d’un véritable parcours du combattant. Il est scandaleux de voir le ministère brandir des possibilités qui relèvent de la santé et des conditions de travail des personnels alors que dans le même temps le gouvernement supprime les CHSCT.

Les autres annonces, plus inquiétantes, versent dans la surenchère sécuritaire. La présence de policiers dans les écoles et établissements est sérieusement envisagée. SUD éducation s’oppose catégoriquement à cette possibilité : nous combattrons cette vision punitive et carcérale de l’école, à l’opposé de la nôtre. Le ministre envisage aussi la simplification du conseil de discipline : SUD éducation dénonce la perspective d’une justice expéditive dans les établissements scolaires, dans laquelle notamment le nombre de sièges en Conseil de discipline serait divisé par deux. Enfin, le ministère envisage de créer un nouveau type d’établissement pour prendre en charge les élèves exclus à plusieurs reprise de leur établissement : l’expérience désastreuse des ERS (établissements de réinsertion scolaire), mis en place durant le mandat Sarkozy, est en passe d’être renouvelée.

SUD éducation dénonce fermement et sans ambiguïté ces mesures rétrogrades. Le ministère exploite la souffrance au travail des enseignant-e-s pour donner des gages aux franges les plus réactionnaires de la société. La solution ne viendra certainement pas d’une approche sécuritaire et répressive mais de réels moyens pour l’éducation : création massive de postes, baisse généralisée du nombre d’élèves par classe et la fin de la précarité.
À l’heure de #pasdevague, SUD éducation porte haut et fort ses revendications pour l’amélioration des conditions de travail des enseignant-e-s et d’études des élèves et pour une école égalitaire et émancipatrice.

* sur le RSST : https://www.sudeducation.org/Registre-d ... tions.html


https://www.sudeducation.org/Mesures-de ... ppose.html



Ecole sécuritaire

Blanquer : des mesures inspirées de l’armée et des prisons pour les écoles

Le #Pasdevague qui a animé toutes les vacances scolaires et la réponse par le tout-sécuritaire de la part du gouvernement ont forcé Blanquer à prendre des mesures pour répondre à la frustration d'une partie des enseignants. En attendant un plan d'action complet d'ici la mi-décembre, le ministre de l'éducation nationale a détaillé mercredi les premières mesures qu'il compte prendre dès la rentrée lundi prochain. Un constat s'impose : Blanquer compte mettre au pas l'école en s'inspirant du modèle de l'armée et de la prison.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Blan ... les-ecoles
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 34477
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Education

Messagede bipbip » 02 Nov 2018, 23:32

A l’École-caserne, Blanquer, premier de la classe Macron
Jean-Michel Blanquer est un ministre qui aime l’ordre. C’est un hussard brun de la République. Son école, il la remodèle comme Jules ferry : des murs bien hauts, des rangs et des classes d’âge, comme à l’armée !
Jean-Michel Blanquer est un ministre qui aime l’ordre. C’est un hussard brun de la République. Son école, il la remodèle comme Jules ferry : des murs bien hauts, des rangs et des classes d’âge, comme à l’armée ! Faudrait pas le solliciter encore une fois avec un incident comme celui ayant eu lieu au lycée Edouard-Branly de Créteil* pour qu’il renvoie tous les profs à Pôle emploi afin de recruter flics et militaires pour les remplacer. Ce n’est pas encore fait, mais il en meurt d’envie. C’est « l’école de la confiance »…
... https://paris-luttes.info/a-l-ecole-cas ... mier-10960

Éleves et profs au garde-à-vous !
Les programmes du nouveau lycée Blanquer : 100 % réactionnaires
Blanquer est sans doute le ministre qui illustre mieux le « moment macronien » que nous sommes en train de vivre : profondément réactionnaire sur le fond comme sur la forme avec sa dernière idée délirante en date de mobiliser l'armée et la police dans les établissements scolaires, expert pré-moulé à la verticalité du pouvoir comme en témoigne la manière dont il a introduit à marche forcée Parcoursup et la réforme du lycée, il associe à lui seul les aspects contradictoires portés par Macron à travers son célèbre « en même temps », à savoir un autoritarisme franc et l'invention d'individus nouveaux voués à la Start Up nation. « Former les esprits » pour le nouveau monde est donc un enjeu d'importance. A voir les nouveaux programmes, on ne voit pas très bien ce qu'il va rester en matière d'esprit mais en revanche, on voit très bien le nouveau monde.
... http://www.revolutionpermanente.fr/Les- ... tionnaires
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 34477
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Education

Messagede bipbip » 04 Nov 2018, 18:24

Les recteurs reçoivent leur feuille de route pour la sécurité

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a donné mercredi aux recteurs d'académie leur feuille de route en matière de sécurisation des établissements scolaires et précisé la place qu'occuperont les policiers dans le dispositif.

Ces instructions s'inscrivent dans le cadre d'un plan d'action qui sera dévoilé à la mi-décembre par le gouvernement, en réaction à des agressions de professeurs, notamment à Créteil (Val-de-Marne) et au Havre (Seine-Maritime).

Comme annoncé mardi par Jean-Michel Blanquer, les établissements devront mettre en place un registre dans lequel les professeurs signaleront tout acte d'incivilité ou dangereux. Les établissements devront y apporter une réponse.

"Ce cahier permettra de faire un bilan annuel des incidents et des sanctions, qui sera présenté par le chef d'établissement en conseil d'administration chaque année", a dit le ministre de l'Education nationale à la presse.

Des formations à l'exercice de l'autorité seront développées et proposées aux professeurs et personnels d'encadrement.

Une enquête sera effectuée dans les prochains mois pour disposer d'un état des lieux précis des atteintes à la personne.

Les élèves de retour dans leur établissement après une exclusion feront par ailleurs l'objet d'une période probatoire d'un mois maximum durant laquelle ils devront chaque jour faire le point avec la direction sur leur journée.

Les conseils de discipline seront simplifiés pour permettre une réponse plus rapide. Aujourd'hui composés de 14 membres, il est proposé qu'ils n'en aient plus que six et le délai de convocation sera raccourci.

Les sanctions seront également "mieux ajustées en fonction des faits", peut-on lire dans un communiqué.

PERMANENCE POLICIÈRE

Un membre de la direction dédié aux enjeux de sécurité sera nommé dans les établissements qui le nécessitent.

Jean-Michel Blanquer a aussi évoqué "la possibilité d'une permanence d'un policier ou d'un gendarme à la demande du chef d'établissement, lorsque le contexte le nécessite".

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, avait expliqué vendredi que cette mesure concernerait surtout les quartiers sensibles, comme les "quartiers de reconquête républicaine" qui requièrent une présence policière renforcée.

... https://www.challenges.fr/top-news/les- ... ite_623212
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 34477
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Education

Messagede bipbip » 04 Nov 2018, 23:58

Nous ne traverserons toujours pas la rue

La nomination pour trois ans, par détachement, à compter du 5 novembre, d’un officier de gendarmerie comme proviseur adjoint d’un lycée de Seine-Saint-Denis a légitimement suscité l’émotion des personnels pour son aspect sécuritaire.

Mais un autre aspect apparait aussi : si la moitié de son temps sera dédiée à la sécurité, l’autre moitié sera, d’après le rectorat, « consacrée à des missions classiques de proviseur adjoint ». Et revoilà, mais cette fois-ci dans l’Éducation nationale, la traversée de la rue chère au président Macron.

Celui-ci nous a appris récemment qu’un horticulteur pouvait, rien qu’en traversant la rue, devenir employé de restauration. Aujourd’hui il semble qu’un officier de gendarmerie puisse, du jour au lendemain, conduire la politique pédagogique et éducative d’un établissement. On n’arrête pas le progrès *.

L’avenir s’annonce même radieux : quand un-e enseignant-e voudra changer d’air, il lui suffira de traverser la rue pour devenir commandant de gendarmerie pendant trois ans …

* : soyons honnêtes : si le recrutement des personnels de direction se fait essentiellement par concours et est assorti d’une formation professionnelle statutaire obligatoire et préalable à la titularisation, le détachement dans ce corps existait avant Macron, et l’arrêté du 1er avril 2011 prévoit pour les personnels détachés « un accompagnement spécifique » et un « parcours personnalisé de formation ». N’empêche …


https://www.questionsdeclasses.org/?Nou ... pas-la-rue
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 34477
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Education

Messagede bipbip » 09 Nov 2018, 21:18

Stains : un ex-gendarme nommé proviseur adjoint, les profs en colère

Les enseignants du lycée Maurice-Utrillo de Stains (Seine-Saint-Denis) s'opposent à l'entrée en fonction ce lundi 5 novembre d'un nouveau proviseur adjoint qui a la particularité d'être gendarme.

"Pas de gendarme au lycée." Tel est le cri de colère porté par les enseignants d'un établissement de Stains, en Seine-Saint-Denis, secoué par la violence. Le nouveau proviseur adjoint, issu des rangs de la gendarmerie, prend ses fonctions ce lundi 5 novembre. Il est accueilli par une grève.

(...)

Mais à l'heure où le ministre de l'Intérieur a évoqué la possibilité de faire entrer la police en milieu scolaire, pas question, disent les enseignants, de faire de l'école publique l'antichambre du commissariat. "Il nous manque surtout des profs et des éducateurs", dénonce l'une des conseillères principales d'éducation. L'association de parents d'élèves FCPE de Seine-Saint-Denis se joint à la mobilisation.

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/ ... 7795440979
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 34477
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Education

Messagede bipbip » 10 Nov 2018, 18:55

Au lycée Utrillo de Stains, la nomination d’un gendarme comme proviseur adjoint inquiète aussi les parents d’élèves
Au lycée Utrillo de Stains, la nomination d'un ancien gendarme au poste de proviseur adjoint en charge de la sécurité a provoqué la colère des enseignants. Dans le flou face à ce recrutement, les parents d'élèves ont été conviés par les professeurs pour répondre à leurs questions. La plupart dénonce un recrutement au détriment des moyens manquants pour l'éducation de leurs enfants. Reportage.
... https://www.bondyblog.fr/reportages/au- ... s-deleves/


Surenchère sécuritaire : et maintenant, vers la militarisation des établissements

Les annonces du ministère du 30 octobre, qui faisaient suite à l’agression d’une enseignante à Créteil et à une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, allaient déjà loin dans la surenchère sécuritaire en mettant en avant la présence de policier-e-s dans les écoles.

Aujourd’hui, un nouveau cap est franchi avec la militarisation des établissements. La fédération SUD éducation a en effet pris connaissance de deux faits graves et inacceptables, dans deux académies différentes :

au lycée Utrillo de Stains (Seine-Saint-Denis), un gendarme a été nommé comme troisième proviseur adjoint, dans le cadre d’une mission de sécurité qui s’étend sur une large portion du département de Seine-Saint-Denis. Les personnels se sont mobilisés dès sa prise de fonction, lundi 5 novembre, pour protester contre cette nomination et pour réclamer des moyens. La fédération SUD éducation soutient la mobilisation et dénonce cette nomination scandaleuse.

dans l’académie de Versailles, une quarantaine de chef-fe-s d’établissement ont participé ce mardi 6 novembre à un stage de “gestion de crise” dans un camp militaire, sous le pilotage d’une conseillère de la rectrice. Les chef-fe-s d’établissement y effectuent des exercices en treillis, dans le cadre de mises en situation diverses.

La fédération SUD éducation dénonce la militarisation du système éducatif qui est à l’oeuvre. Nous refusons de toutes nos forces cette évolution nauséabonde, et appelons les personnels à débattre et à se mobiliser contre cette évolution inacceptable.


https://www.sudeducation.org/Surenchere ... ments.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 34477
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Education

Messagede bipbip » 11 Nov 2018, 20:56

« Plans de retours à l'équilibre »

Université : les plans d’austérité se multiplient

Depuis la loi sur l'autonomisation des universités de 2007, qui marque un désengagement financier de l’État de plus en plus accru, de nombreuses universités se retrouvent dans une situation de déficit budgétaire. Face à cette situation, les présidences d'universités et leurs conseils d'administrations, dans la droite lignée de la politique de destruction de l'université publique orchestrée par l’État, multiplient les plans d'austérité.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Univ ... ultiplient
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 34477
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Education

Messagede bipbip » 11 Nov 2018, 22:42

Réformes de l’éducation : « C’est un projet élitiste, autoritaire, réactionnaire et libéral »

Parcoursup, réforme du baccalauréat, de l’enseignement professionnel, dédoublement de classes en CP, nouveaux programmes, recadrages pédagogiques, suppressions de postes, Théo Roumier revient sur la politique du gouvernement en matière d’éducation. Syndicaliste à Sud-éducation, animateur des cahiers « Les Utopiques », militant libertaire, il fait le point sur la mobilisation à venir du 12 novembre dans l’Éducation nationale.

... https://rapportsdeforce.fr/classes-en-l ... l-11102530
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 34477
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Education

Messagede bipbip » 18 Nov 2018, 18:12

Au lycée Utrillo comme ailleurs, refusons la politique répressive de Blanquer !

Le jeudi 15 novembre, les personnels du lycée Utrillo de Stains ont occupé leur lycée pour protester contre la création d’un poste de proviseur-adjoint chargé de la sécurité, et attribué à un chef d’escadron de la gendarmerie en détachement. L’institution refuse d’entendre les revendications des personnels comme des élèves : hier l’institution a envoyé les équipes mobiles de sécurité pour empêcher l’entrée de certains personnels et de syndicalistes dans l’établissement.

Cette nomination est symptomatique de la politique éducative de Blanquer : asphyxier les établissements en supprimant des postes (2650 suppressions de postes à la rentrée dans le second degré), casser les vecteurs d’égalité par des réformes libérales (réforme du bac et des lycées). Au contraire les personnels du lycée Utrillo se sont fortement mobilisés pour l’entrée des lycées dans la carte de l’éducation prioritaire et continuent de se mobiliser pour des moyens et des postes.

SUD éducation dénonce cette stratégie du gouvernement : la casse des services publics fragilise particulièrement les populations des quartiers populaires et sert de justification pour asseoir une politique répressive, dont la nomination d’un gendarme à Utrillo est un exemple.

La Fédération SUD éducation soutient les personnels du lycée Utrillo et revendique le départ du gendarme de l’établissement.


https://www.sudeducation.org/Au-lycee-U ... nquer.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 34477
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Education

Messagede bipbip » 25 Nov 2018, 17:44

Supérieur. Étudiant, paye ta fac !

La Cour des comptes préconise de laisser les établissements déterminer les droits d’inscription.

Si la Cour des comptes n’existait pas, la Macronie aurait besoin de l’inventer. Les soi-disant « sages » de la rue Cambon n’ont en effet pas leur pareil pour nimber de prestige institutionnel leur zèle d’idiots utiles du gouvernement.

... https://www.humanite.fr/superieur-etudi ... fac-664035
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 34477
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Education

Messagede bipbip » 26 Nov 2018, 16:42

Pas de vagues : l’instrumentalisation continue

Communiqué de la fédération SUD éducation
SUD éducation a appris par voie de presse que le premier ministre a confié une mission à un députée, une maire et une rectrice au sujet de la violence, dont les conclusions sont déjà écrites : “la responsabilisation des familles et l’accompagnement à la parentalité pour prévenir les violences, l’ensemble des comportements inadaptés ou encore l’absentéisme scolaire”.

En filigrane : la suppression des allocations familiales pour les parents d’élèves décrocheurs et décrocheuses, sujet sur lequel Blanquer a déjà multiplié les annonces ces dernières semaines, reprenant un vieux projet de Sarkozy massivement rejeté à l’époque.

Appuyer sur la tête des personnes qui se noient ne les a jamais aidées à s’en sortir.

SUD éducation refuse catégoriquement et combattra ce projet de mesures rétrogrades. Le gouvernement donne des gages aux franges les plus réactionnaires de la société. La solution ne viendra certainement pas d’une approche sécuritaire et répressive mais de réels moyens pour l’éducation, en particulier dans l’éducation prioritaire que le Ministre s’apprête à torpiller.


https://www.sudeducation.org/Pas-de-vag ... tinue.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 34477
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: Education

Messagede bipbip » 27 Nov 2018, 00:03

Une militaire à la DGESCO

Communiqué de la fédération SUD éducation
Par un arrêté du 21 novembre 2018, Blanquer nomme une colonnelle cheffe
de service de l’instruction publique et de l’action pédagogique à la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO).

C’est donc une militaire qui sera chargée de définir et mettre en œuvre la politique pédagogique du ministère. Le message est clair : après la nomination d’un gendarme comme proviseur adjoint d’un lycée, des stages à l’armée pour les chef-fe-s d’établissement et pour les élèves. Le ministre vise, pour plaire aux franges les plus réactionnaires de la société, à militariser l’école.

SUD éducation dénonce cette nomination lourde de conséquences et appelle les personnels à refuser de devenir autant de sergentes et sergents recruteurs pour une armée en mal de vocations guerrières.


https://www.sudeducation.org/Une-milita ... GESCO.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 34477
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

PrécédenteSuivante

Retourner vers France

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 1 invité