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Messagede bipbip » 14 Mar 2018, 17:48

Encore un sale coup fait aux lycéen-ne-s

Après le vote du CNESER, le gouvernement maintient le texte original

Le vote sur Parcoursup’ au CSE avait été un camouflet pour le ministère, qui n’avait trouvé aucune organisation syndicale ou de jeunesse pour défendre son texte.
Isolé, le ministre a fait semblant de concéder au CNESER une amélioration du texte afin d’obtenir les voix de certaines organisations. Il a ainsi prétendu renoncer à la suppression de tous les vœux d’un-e candidate qui n’aurait pas répondu à une proposition dans les temps.

Deux organisations ont alors voté le texte et communiqué sur la victoire d’un « dialogue social sans concession ».

Pourtant, le décret paru le 10 mars au Journal Officiel maintient la proposition initiale du ministère.

Le nouvel article D 612-1-13 du code de l’éducation prévoit ainsi :

À défaut de réponse dans ce délai, le candidat perd le bénéfice de la proposition d’admission qui lui a été faite. Si, à l’issue d’un nouveau délai précisé par le même calendrier, le candidat n’a pas confirmé, via la plateforme, le maintien des autres vœux d’inscription qu’il a formulés dans le cadre de la procédure nationale de préinscription et des placements sur liste d’attente dont il bénéficie en application du II, il est réputé y avoir renoncé.

L’arrêté qui prévoit le calendrier de parcoursup’ est très serré : hors la période du 17 au 25 juin, un-e candidat-e a cinq jours pour se connecter à la plate-forme et maintenir ses vœux, en pleine période de révision du bac ou de rattrapage, sans quoi il ou elle perd l’intégralité de ses vœux.

Pour faire passer le tri social à l’université, le gouvernement est prêt à mentir sans vergogne devant les organisations syndicales au CNESER ; il n’y a rien à en attendre ! Les 15 et 22 mars, c’est dans la rue qu’il faut nous faire entendre !


http://www.sudeducation.org/Encore-un-s ... t-aux.html
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Messagede Pïérô » 15 Mar 2018, 15:09

Parcoursup : le Conseil supérieur de l’éducation vote contre, le gouvernement persiste

Le 5 mars, le ministère de l’éducation a proposé au vote du CSE la version définitive de la réforme de l’orientation. La consultation s’est soldée par un rejet total.

36 voix contre, 0 voix pour, 21 abstentions, 3 n’ayant pas pris part au vote. C’est le résultat du vote au sein du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) concernant la réforme de l’orientation mise en œuvre par le gouvernement. Une absence totale de soutien qui n’a pas empêché la publication de la « loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants » au Journal officiel quelques jours plus tard.

Le CSE est une instance consultative placée sous la présidence du ministre chargé de l’Éducation nationale. Il est composé de représentant des personnels, des usagers et des partenaires de l’État dans l’action éducative. Parmi tous ces représentants, aucun n’a jugé bon de voter en faveur de ce texte. Depuis sa présentation, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer l’instauration d’une sélection à l’entrée des universités, et un risque de renforcement des inégalités sociales dans le supérieur.

... https://larotative.info/parcoursup-le-c ... -2684.html
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Messagede bipbip » 16 Mar 2018, 23:56

Jean-Michel BLANQUER bien peinard !

Certains s’étonnent du peu de réactions aux annonces de pseudo-réformes par le ministre de l’Education nationale Jean Michel Blanquer. Ce n’est pas si étonnant que cela :

- Pas plus lui que tous ses prédécesseurs ne touche à l’architecture et la logique du système éducatif. D’ailleurs ce sont les réformes ou mini-réformes incompatibles avec cette architecture en chaine industrielle tayloriste qui, elles, ont provoqué des levées de boucliers, depuis le tiers-temps pédagogiques, en passant par la réforme des cycles jusqu’aux dernières tentatives concernant le collège. C’est presque normal, chacun sait que vouloir mettre un peu d’essence dans un moteur diésel ou l’inverse, ça ne marche pas.

- Il se garde bien de mettre en débat la finalité de l’école, l’immense majorité du personnel de l’EN non plus, pas plus que l’immense majorité des familles. Voilà une énorme machine qui emprisonne toute la population enfantine d’un pays sans qu’on sache finalement pourquoi en dehors du fait que si elle n’existait pas on ne saurait pas quoi faire des enfants.

Pourtant ces finalités qui n’émanent pas d’une nation mais d’un État étaient bien clairement annoncées depuis Guizot ou Jules Ferry, ont été décortiquées par de nombreux analystes et leurs liaisons avec la société de marché parfaitement démontrées comme par exemple par Nico Hirt ou sur le site Q2C.

Oui, mais ! Mettre sur la table d’une nation, et pas seulement sur la table des experts et militants, les finalités de l’école, ce serait se les faire approprier par ceux directement concernés. On proclame bien que l’école doit être émancipatrice, enfin au moins quelques-uns, mais pas question d’émanciper ceux qui sont directement responsables du présent et du devenir de leurs enfants. On suppose une foire d’empoigne, on craint l’incompétence de la réflexion, bref on craint la démocratie.

Si l’État n’y tient évidemment pas, l’ensemble de la machine Education nationale n’y tient pas forcément plus. Dans cette machine dite éducative qui a été conçue pour les objectifs de l’État, chacun y occupe ou même y a conquis une position, des pouvoirs, même si ce n’est plus toujours un confort. Evidemment, je ne dis pas qu’aucun membre de l’EN n’essaie pas d’être humaniste dans le maillon où il est, mais ceux-ci ne peuvent que palier un peu à l’inhumanité d’un système. Imaginer que l’école soit simplement un lieu qui contribue (qui seulement contribue) à la construction des enfants en adultes autonomes, pas seulement en adultes s’intégrant dans une société existante et aux places à gagner, mais en adultes libres de faire entre eux la société qui leur conviendra, c’est remettre en cause non seulement l’ensemble du système mais aussi ce que chacun y fait, les positions qu’il y occupe.


Et puis la finalité de l’école et de sa nécessité ne serait-elle pas bêtement qu’il faut bien que les enfants apprennent ce que d’autres, experts eux, ont décidé qu’ils devaient apprendre, comment et quand ils devaient apprendre ? C’est apparemment rationnel, donc ça ne se discute qu’entre experts patentés ou désignés, le peuple n’a pas à troubler cela (déjà que quelques parents se permettent de ficher la pagaille, ne se contentent pas d’être complices dans les quelques instances où on les a laissés entrer !)

Finalement on ne peut reprocher à Blanquer ce qu’aucun des partis politiques qui pensent pour la population, même ceux qui se disent insoumis, n’a vraiment abordé, c’est à dire la question de la finalité de l’école avec toutes les conséquences que cela impliquerait dans la conception globale du système.

- Alors Blanquer fait simplement comme ses prédécesseurs et comme finalement l’ensemble du monde éducatif le lui demande : la machine éducative brinqueballe, est de moins en moins performante, n’a pas les résultats apparents escomptés dans des classements ? Qu’est-ce qu’on peut bricoler dans la même logique, dans la même machine, sans poser la question embarrassante de la finalité, pour que ce qui ne sont que des statistiques qui ne prouvent pas grand-chose deviennent plus satisfaisantes ? Et bien sûr pour mieux alimenter l’autre machine économique qui broie autant que la machine scolaire mais qu’on continue à croire tout aussi intangible (l’hétéronomie).

Et il sort du chapeau les neurosciences, enfin celles qui lui conviennent et celles compatibles avec ce que les enfants doivent faire dans le système. Les OGM, produits de la science, sont parfaitement compatibles avec l’agriculture industrielle. Le système deviendra-t-il plus acceptable ? Peut-être plus performant, comme pour les OGM. Ah ! Si tous les enfants apprennent à lire à 3 ans, si chacun des OS du système éducatif sait ce qu’il doit faire pour cela grâce aux neurosciences, pourquoi aller embêter le ministre ?

La cause de cette absence de réactions ? Mais c’est l’école elle-même dans laquelle chacun s’est construit (s’est formaté ?), pense que c’est grâce à elle qu’il est devenu ce qu’il est (position sociale) ou que c’est parce qu’il n’y a pas été bon élève qu’il n’a pas pu devenir ce qu’il aurait voulu. Dans ce sens l’école, telle elle est, atteint bien des objectifs.

Le nombre de bons élèves devenant chômeurs s’accroissant, les mal-être sociétaux s’accroissant, l’aspiration à l’épanouissement et à d’autres modes de vie s’accroissant, la fragilisation des situations privilégiées s’accroissant, on peut penser que l’opinion publique portera un autre regard sur ce qui dans toute les civilisations occidentales est leur matrice : l’école. Au-delà de tous les beaux discours entre militants, c’est l’opinion publique qu’il faut aider à devenir simplement lucide. Encore faut-il pouvoir lui proposer et lui faire connaître d’autres perspectives, d’autres possibles, plutôt que d’autres bricolages dans la même chaine industrielle dite éducative qui ne peut même pas absorber d’autres pédagogies sans les vider de leur essence.


https://www.questionsdeclasses.org/?Jea ... en-peinard
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Messagede bipbip » 07 Avr 2018, 16:40

Réforme du bac, du lycée : le ministère s’entête

Le ministère vient de communiquer les projets de textes concernant la réforme des enseignements du lycée. Après le rejet en CSE du 21 mars du décret sur la mise en œuvre du nouveau baccalauréat, le gouvernement persiste et dévoile des projets de textes toujours aussi flous sur les horaires, leurs répartitions et les disciplines qui constitueront les enseignements au lycée et en particulier ceux de spécialités qui sont la nouveauté et l’inconnu de cette réforme.

Un ministère inconséquent

La fédération Sud éducation n’a pas siégé le 4 avril aux commissions spécialisées d’examen de ces textes. Nous avons demandé le report de la séance sans succès, en raison d’une mobilisation interprofessionnelle d’ampleur les 3 et 4 avril dans le secteur des transports nous empêchant de nous y rendre.

Des informations floues

Dans ces textes, le ministère arrête la répartition des horaires des enseignements au lycée mais sans préciser ce que contiendront ces enseignements et notamment ceux de spécialités dont les intitulés révèlent des disciplines qui pour l’heure n’existent pas, ou des associations disciplinaires dont l’organisation et les répartitions horaires demeurent inconnues.

Le ministère maintient le flou et à dessein, car ces nouvelles spécialités et disciplines impacteront les postes, les horaires et conditions de travail des enseignant⋅e⋅s.

... http://www.sudeducation.org/Reforme-du- ... ee-le.html
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Messagede bipbip » 30 Avr 2018, 23:01

À force de frôler le ridicule, on finit par tomber dedans.
1er degré : circulaires Blanquer
C’est officiel Jean-Michel Blanquer sera bien ce nouveau ministre moderne qui fait du neuf avec du vieux : le retour aux « bonnes vieilles méthodes » d’une école rétrograde avec en exergue le retour à la méthode syllabique pure ! Effet politique garanti, résultats pédagogiques anéantis...
Les représentations passéistes de l’enseignement de M. Blanquer ne feront qu’accroître les inégalités d’accès à la culture scolaire. Concernant le lire/écrire, l’exemple de la méthode syllabique privilégie la question du déchiffrage et de la lecture à voix haute au détriment de l’activité intellectuelle de lire. Quelle représentation de la lecture et de l’écriture nos apprenant-e-s vont-ils-elles se forger ? « Lire, c’est déchiffrer » sans y chercher de sens ?
Dans le journal Le Parisien, M. Blanquer a annoncé la publication de 4 notes de services au B.O, l’une portant sur l’enseignement de la grammaire et du vocabulaire, l’autre sur la lecture, une troisième concernerait l’enseignement du calcul tandis que la dernière circulaire traite elle de la résolution de problèmes.
Les intentions de M. Blanquer sont claires : mettre fin à la liberté pédagogique. Entre l’imposition de la méthode syllabique concernant l’apprentissage de la lecture, et le retour à la « leçon de grammaire », ce sont autant d’injonctions qui vont à l’encontre de la liberté pédagogique des enseignant-e-s.
... http://www.sudeducation.org/A-force-de- ... le-on.html

Parcoursup : plus qu’un problème technique, une soumission de l’école à la loi du marché
Parcoursup : plus qu’un problème technique, une soumission de l’école à la loi du marché
Entretien réalisé le 7 avril 2018 avec Erwin Mangione et Stéphane Chameron (1)
Questions de classe(s)
Le gouvernement a voulu faire du fiasco de l’inscription dans le supérieur l’année dernière un problème purement technique, mais les étudiants et les enseignants ont tout de suite compris que le problème est lié avant tout à un manque d’investissements et de places.
... https://www.questionsdeclasses.org/?Par ... -la-loi-du

Blanquer : l’enseignement passé... au Kärcher !
Monsieur Blanquer peut féliciter ses spécialistes en communication : ses déclarations, en particulier au Parisien du 25 avril, veille de la publication au Bulletin officiel des circulaires correspondantes, sont un modèle de rhétorique, tout à fait propre à rassurer l’électorat le plus conservateur.
... https://www.questionsdeclasses.org/?Bla ... au-Karcher
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Messagede bipbip » 13 Mai 2018, 00:16

Blanquer an 1 : gesticuler, surveiller, restaurer

Dresser le bilan d’une année Blanquer impose de se livrer à un tri préalable dans la communication frénétique qui semble être devenue l’activité première de l’EN et peut-être sa raison d’être. Nombre de mesures annoncées – qu’il est difficile de qualifier de « réformes » - tiennent davantage du gadget, de la volonté de saturer le terrain médiatique, domaine où Blanquer est effectivement un maître incontesté. Dans cette catégorie, on rangera, en vrac, la rentrée en musique, les Fables de La Fontaine distribuées aux écoliers comme lecture de vacances, l’interdiction des portables en collège (que le ministre n’a pas concrètement les moyens de mettre en œuvre) ou encore les petites phrases distillées sur l’uniforme scolaire, un domaine qui n’est pas de son ressort mais qui fait toujours son effet dans les médias. Effet garanti également pour les « internats ruraux », qui, s’ils ouvrent un jour, devraient répondre aux mêmes critères que les internats dits « d’excellence » de l’époque Sarkozy : un maximum de reportages publicitaires pour un minimum d’élèves, le tout destiné à assurer la promotion du commanditaire bien davantage que de répondre à un réel besoin.

Les annonces ne font pas des réformes

Un cran au-dessus, des dispositions dont Blanquer est très fier – le dédoublement des CP en zone prioritaire ou l’opération triomphalement baptisée « devoirs faits » - mais dont il faut relativiser l’impact : la première, parce que mise en place à partir de financements préexistants, votés par la majorité précédente ; la seconde, « devoirs faits », parce qu’elle reprend des dispositifs qui n’ont rien d’original, traditionnellement connus dans de nombreux établissements sous la dénomination d’études surveillées, d’études dirigées etc et dont l’efficacité n’a d’ailleurs jamais été démontrée ni même évaluée. Dans cette même catégorie – rien de nouveau mais on fait semblant d’y croire – l’école pour tous à 3 ans restera comme un modèle de communication à grand spectacle : en premier lieu parce que l’école n’est pas obligatoire – mais l’instruction – et surtout parce que les enfants de cet âge sont déjà quasiment tous scolarisés (à quelque 20 000 près, le plus souvent des enfants dont les parents, pour des raisons diverses ne souhaitent pas scolariser aussi jeunes). Là encore, rien qui ressemble, de près ou de loin, à une véritable réforme de l’école, malgré les commentaires dithyrambiques et l’outrance des compliments adressés au ministre, le plus grand ministre que la France ait connu depuis Jules Ferry. Pour le moins…

Pourtant, il est indéniable que toutes ces annonces – dont l’effet sur la marche du système éducatif sera nul – ont occupé dans l’espace public bien davantage de place que d’autres mesures, souvent plus techniques, moins médiatisées mais qui, mises bout à bout, commencent à faire sens. Le retour en arrière, la réaction au sens littéral du terme, a commencé dès la nomination de Blanquer, avec le rétablissement de la semaine de 4 jours en primaire, un déni éducatif mais un cadeau fait aux parents (à une majorité d’entre eux), aux enseignants (une majorité d’entre eux), aux autorités locales (une majorité d’entre elles), bref un signal fort adressé aux électeurs. Dans la foulée, histoire de se démarquer du précédent gouvernement, le ministre élargissait les possibilités de redoublement, revenait sur plusieurs points de la réforme du collège (qui n’était pourtant pas une révolution), s’autorisait ouvertement un certain nombre de critiques sur les programmes officiels et sur le travail du CSP, mais aussi remettait en question la politique des cycles mise en place par la loi d’orientation de 2013.

Derrière les gadgets, l’école mise au pas

Mais c’est incontestablement l’école élémentaire qui devait faire l’objet de la croisade purificatrice de Blanquer avec le recentrage annoncé à grand fracas sur le « retour aux fondamentaux ». Il n’a pas fallu longtemps pour se rendre compte que cette annonce – en plus de sa formulation trompeuse (lecture, écriture et calcul ont toujours été les priorités de l’école) – était en réalité porteuse d’autres priorités, d’un véritable projet politique. En relançant comme il l’a fait les polémiques stériles et éculées - sur les méthodes de lecture ou encore sur la pédagogie - en bombardant les établissements de notes et de circulaires comminatoires (pudiquement appelées « recommandations »), en mobilisant toute son administration derrière ses mots d’ordre, le ministre impose sa ligne : un enseignement qui privilégie non pas les fondamentaux mais les rudiments et, par la multiplication prévue des évaluations, un renforcement de l’autorité centrale, de l’administration, au détriment de l’autonomie, de la liberté des acteurs de terrain. Car si, comme le savent les enseignants, l’évaluation peut avoir ses vertus (notamment lorsqu’elle s’affiche comme formative), elle peut également s’avérer être un redoutable instrument de contrôle, lorsqu’elle vise à imposer des normes, des pratiques, des classements.

Par parenthèse, il apparaît bien que ce principe de surveillance renforcée vaille également pour le lycée avec la réforme annoncée du bac qui prévoit la mise en place d’un prétendu « contrôle continu » imposant en réalité un sévère bachotage de deux années sur des évaluations émanant de l’administration. Si contrôle il y a, il porte alors sur la conformité des résultats des élèves et donc du travail des enseignants avec les consignes venues du ministère.

… un projet d’essence autoritaire

Plus que les annonces à grand spectacle (voir plus haut) destinées à amuser la galerie ou à détourner l’attention des véritables enjeux, c’est bien dans cette volonté de contrôle sur la marche du système, avec, en arrière-plan, même si la chose n’est pas pour l’instant explicitement formulée, une sélection renforcée des élèves, en germe dans l’extension sans fin des évaluations, qu’il faut chercher la ligne de conduite, la philosophie du ministre et plus généralement, du gouvernement : libéralisme en économie mais autoritarisme en matière sociale. Révélateur, d’ailleurs, le mode opératoire de Blanquer qui fonctionne au rythme de l’injonction permanente, de décisions jamais concertées, de pratiques qui sont le signe d’un réel mépris pour les personnels, pour l’expertise du terrain, symbole également de l’emprise croissante d’instances officielles qui s’affichent scientifiques alors qu’elles sont d’abord technocratiques.

De fait, c’est bien un projet politique décomplexé, dépassant celui qu’il avait mis en œuvre comme DGESCO (directeur général de l’enseignement scolaire) dans le gouvernement Fillon (2009-2012), que Blanquer semble vouloir mener à bien ; un projet dont, par exemple, Marine Le Pen, a bien saisi le fondement idéologique : « Jean-Michel Blanquer reprend à son compte nos idées sur l’école. Je ne peux que m’en féliciter. C’est une victoire idéologique pour nous, et une défaite des pédagogistes, qui ont fait tant de mal au pays ! » (08/12/2017). Nulle récupération dans cette déclaration ; il suffit de se reporter au programme éducatif de Le Pen pour les dernières présidentielles pour voir tout ce qui rattache Blanquer aux conceptions éducatives brutalement réactionnaires de l’extrême-droite : l’accent mis sur les rudiments (lire, écrire, compter) enseignés de façon traditionnelle (syllabique, méthodes répétitives etc) au détriment de l’ouverture au monde, priorité donnée aux grands textes du patrimoine littéraire et aux exercices de grammaire, enseignement de l’histoire réduit au roman national, place accrue accordée aux langues anciennes, rétablissement du redoublement, multiplication des évaluations et des examens visant à une orientation précoce des élèves, surveillance accrue des élèves (recours à l’internat pour les élèves à problèmes, port d’un uniforme scolaire, durcissement d’une laïcité punitive), à tous les niveaux renforcement de la hiérarchie et des pouvoirs de l’administration.

Entre le projet FN résolument tourné vers la restauration du passé et la politique menée par un ministre qui affiche à tout propos la modernité de son action, le rapprochement n’est ni factice ni arbitraire : il confirme simplement la porosité des frontières politiques en matière éducative. Et qu’il suffit d’un haut fonctionnaire sans scrupules, dogmatique jusqu’à l’arrogance, bien soutenu par la fabrique de l’opinion publique, conforté par les vieux réflexes d’obéissance d’une partie de ses fonctionnaires et la relative apathie du terrain, pour donner aux théories politiques les plus dangereuses une légitimité inattendue.


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Messagede bipbip » 18 Mai 2018, 20:14

Après la sélection à l’Université, le gouvernement s’attaque à l’orientation au lycée

Pour accompagner la réforme du lycée et du baccalauréat, mais cette fois porté par le ministère du travail, un projet de loi envisage de confier les délégations des CIO aux régions : une manière de plus d’accentuer les inégalités d’accès aux informations et aux formations sur l’ensemble du territoire.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Apre ... n-au-lycee
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Re: Education

Messagede Pïérô » 03 Juin 2018, 11:30

Attaque contre l’École : au tour de l’enseignement professionnel de morfler !

Le ministre de l’Éducation Nationale, J.M Blanquer a présenté, lundi 28/05, un projet de réforme des lycées professionnels, dans la droite ligne des réformes précédentes (baccalauréat, accès à l’enseignement supérieur) qui pour nous sera loin de l’objectif officiellement affiché de revalorisation de la voie pro, bien au contraire !

Derrière les habituels coups de com, les annonces de Blanquer sur le lycée professionnel cachent encore une fois l’austérité : la mixité des parcours et des publics, la spécialisation à un métier réduite à 2 ans en Bac Pro, les CAP « en 1, 2 ou 3 ans », la « co-intervention de professeurs »... nous font tout simplement craindre la baisse des horaires disciplinaires et donc des savoirs et des savoir-faire pour les élèves.
Concernant les conditions de travail des PLP, nous ne pouvons que nous inquiéter du développement de l’apprentissage, de la mixité des parcours et de l’annualisation du temps de travail (quid du recrutement à effectif réduit en CAP ? Surcharge de travail à prévoir avec la rénovation des programmes).

On nous parle d’ « Harvard » du professionnel. Jolie formule (quoique...), mais n’oublions pas que les élèves de bac pro sont les premières victimes de Parcoursup et que les lycées sortent du dispositif d’éducation prioritaire. C’est encore une fois une vision élitiste et inégalitaire de l’École qui est mise en avant. Blanquer souhaite retarder la spécialisation professionnelle avec des secondes de détermination, pour selon lui, améliorer l’orientation des élèves. Dans l’intérêt des élèves ou dans celui du patronat ? Il souhaite aussi le « développement des formations tournées vers les métiers d’avenir ». Encore une fois, dans l’intérêt des élèves ou dans celui du patronat ?

Pour la CNT-Solidarité Ouvrière, ces annonces, après les mesures de com autour des CP à 12, sont clairement dans la lignée de la réforme du Bac et de Parcoursup : c’est vers un lycée pro aux ordres de l’entreprise que l’on s’oriente. Novlangue ultralibérale, renforcement des inégalités, apprentissage à tout va, manque de moyens, dégradation des conditions de travail des personnels : voilà l’École de Blanquer !
Pour nous le Lycée Professionnel est un héritage des combats de la classe ouvrière : il avait pour rôle de former intellectuellement les enfants des prolétaires ! Il est indéniable qu’aujourd’hui, s’il accueille de plus en plus d’élèves, ce sont la plupart du temps les plus pauvres. Oui, le Lycée Pro doit être réformé, voire même révolutionné. Nous ne sommes pas là pour former de simples exécutant-e-s, nous sommes là pour former à l’esprit critique, à l’expression d’une sensibilité, le LP, comme l’école en général doit être un lieu d’émancipation.

Pour nous l’École, de la maternelle à l’université, doit absolument former les adultes de demain aux univers professionnels, tout comme elle doit donner à tous-tes les « humanités » dont ils et elles ont besoins ! Nous sommes tous-tes des travailleurs-euses, mais nous voulons aussi philosopher, composer, admirer, cuisiner, aimer ce que le monde nous offre !

CNT-SO Éducation & Recherche


http://www.cnt-so.org/Attaque-contre-l-Ecole-au-tour-de
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Re: Education

Messagede bipbip » 25 Juin 2018, 00:00

Comment les dispositifs pédagogiques préconisés au CP vont dans le sens de la sélection et des économies de moyens

Commentaires sur le guide pour enseigner la lecture ou l’écriture

Le guide concernant l’enseignement du français et des maths au CP a été publié. Il s’adresse aux contremaîtres que sont les inspecteurs de l’enseignement à tous les niveaux pour orienter et sanctionner le travail des enseignants. Il n’a pas valeur de loi mais il compile des orientations dont recteurs et inspecteurs vont se saisir pour les transformer en injonctions, en tablant sur l’ignorance des concernés. Il nous semble donc utile de nous interroger et de voir au travers de quelles idées et de quels dispositifs définis dans ce guide du CP, l’école voulue par ce gouvernement se met en place afin de mieux combattre l’opération de destruction de la Fonction publique et de notre statut par le gouvernement.Le guide concernant l’enseignement du français et des maths au CP a été publié. Il s’adresse aux contremaîtres que sont les inspecteurs de l’enseignement à tous les niveaux pour orienter et sanctionner le travail des enseignants. Il n’a pas valeur de loi mais il compile des orientations dont recteurs et inspecteurs vont se saisir pour les transformer en injonctions, en tablant sur l’ignorance des concernés. Il nous semble donc utile de nous interroger et de voir au travers de quelles idées et de quels dispositifs définis dans ce guide du CP, l’école voulue par ce gouvernement se met en place afin de mieux combattre l’opération de destruction de la Fonction publique et de notre statut par le gouvernement.

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Re: Education

Messagede bipbip » 05 Juil 2018, 23:17

Un an de Blanquer et après ?
L’éducation nationale à l’épreuve du macronisme

La première année du mandat Macron n’a pas été de tout repos. Encore moins du côté de l’Education Nationale, où le « super-ministre » Jean-Michel Blanquer a fait virevolté les réformes et s’est construit une solide image sur les plateaux. Et le plus étonnant dans l’histoire, c’est que l’homme, très à droite, a été relativement épargné par la houle des enseignants, traditionnellement à gauche, du primaire et du secondaire, et est parvenu à contenir la contestation à Parcoursup sur les bancs de l’Université. Mais comment expliquer cette relative atonie du monde enseignant ? Alors que Blanquer, à l’image du gouvernement, entre dans sa « crise d’autorité », les acrobaties médiatiques du ministre suffiront-elles à contenir l’effritement de sa popularité et à maintenir la digue enseignante qui pourrait bien, face au recentrage à droite voire à l’extrême-droite, céder tôt ou tard ?

... http://www.revolutionpermanente.fr/L-ed ... macronisme
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Messagede Pïérô » 07 Sep 2018, 22:55

Chronique d’une année scolaire : petits soucis annoncés

Le 2 août, dans le quotidien régional Ouest France, E. Phillippe et J-M. Blanquer ont présenté leur réforme de l’éducation. La casse du service public continue, et le management fait des ravages. Entre le dédain affiché face aux professionnels et la limitation des dépenses, les années scolaires prochaines s’annoncent mal.

Le rapport Cap 22 est parsemé de pistes diverses et variées sur l’éducation. Certaines des idées ont été mises de côté par le ministère, d’autres sont conservées et seront appliquées dès la rentrée. En prenant la parole dans un journal de la presse quotidienne régionale, le ministre annonce les orientations prises pour les trois années à venir. Que les réformes engagées ne fassent pas l’objet d’une communication aux professionnels devient une habitude de ce ministère qui use des médias pour sa communication personnelle et qui apprécie l’été pour faire passer en douce sa réforme et les nouveaux programmes.

Travailler plus pour gagner plus, enfin si on peut

La première annonce concerne le salaire des enseignants. La perspective de hausse des salaires est mise en avant. Les enseignants du second degré pourront effectuer des heures supplémentaires, ce qui limitera d’autant l’embauche pourtant nécessaire de remplaçants. Pour les enseignants du premier degré, il leur faudra aller enseigner en zone d’éducation prioritaire (REP+), et la prime allouée sera calculée par rapport aux résultats de leurs élèves. Cette mesure vise ainsi à faire remonter artificiellement le niveau des élèves aux évaluations nationales qui seront effectuées en CP et CE1. Une prime au mérite donc, à l’obéissance et à la concurrence entre collègues et écoles.

Une réforme à moyens constants

Comme la plupart des réformes mises en place dans l’éducation, celle-ci se fera également à moyen constant. Ce qui signifie que la priorité étant mise sur le premier degré, le second degré verra des postes disparaitre. Les postes supprimés émaneront principalement de la réforme du lycée, qui va permettre de diminuer le nombre de postes en abaissant le volume horaire d’enseignement. Or, les prévisions du ministère de l’Éducation nationale annoncent près de 30 000 élèves en plus en 2018 et près de 40 000 en 2019 pour le second degré. C’est donc une certitude qu’à la rentrée, notamment dans les collèges, les classes seront surchargées. J-M. Blanquer va ainsi devenir le premier ministre de l’Éducation à manœuvrer le navire avec un budget en baisse par rapport aux années précédentes.

13 académies au lieu de 26

La réforme s’attaque aussi aux académies. L’idée du ministère est de faire coïncider le nombre d’académies avec le nombres actuels de régions. L’idée est d’éviter « la métropolisation excessive ». L’étalement de certains territoires risquent surtout d’éloigner encore plus les enseignants des instances administratives de direction. La principale justification de la réforme est bien dans les économies réalisées dans la gestion des personnels. Cette mesure nécessite une totale régionalisation des personnels. Mais les enseignants pourraient ainsi également être nommés à l’échelle des régions académiques.

Il semblerait que Blanquer ait décidé de faire table rase de l’Éducation nationale, en mettant en avant la concurrence, l’externalisation de compétences et la gestion des ressources humaines comme leviers à la destruction de l’école publique.

Déca


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Re: Education

Messagede bipbip » 13 Sep 2018, 20:09

Éducation. Comment Blanquer met l’école en ordre de... marché

Parcoursup, réforme du bac, « culture de l’évaluation » à tous les étages : discrètement, le ministre de l’Éducation nationale poursuit en cette rentrée une reconfiguration très idéologique de l’école française.

Jean-Michel Blanquer, c’est un ministre de l’Éducation qui aime parler d’amour. « Un pays qui va bien, c’est un pays qui aime ses profs », a-t-il ainsi déclaré à plusieurs reprises la semaine dernière, au cours de la traditionnelle conférence de presse de rentrée. À leur manière, les syndicats d’enseignants ont eu vite fait de lui répondre qu’il n’y a pas d’amour, seulement des preuves d’amour, et que celles-ci se font attendre.

Il ne s’agit pas là seulement de pointer les fameuses « revendications catégorielles » qu’on ne nomme ainsi que pour souligner l’égoïsme supposé de ceux qui les portent. Baisse des salaires réels, perte d’attractivité d’un métier qui peine de plus en plus à recruter, recul de la liberté pédagogique et poids de la hiérarchie… En vérité, les motifs de mécontentement sont nombreux, au point que le Snes-FSU, premier syndicat du second degré, a déposé un préavis de grève courant sur les quinze premiers jours de classe, afin de couvrir les actions revendicatives que cette rentrée sous tension pourrait susciter.

Mais, au-delà de ces préoccupations, ce qui s’exprime, c’est l’inquiétude qu’à « bas bruit », pour reprendre la terminologie en vogue, la deuxième rentrée Blanquer, s’inscrive dans une reconfiguration profonde du modèle scolaire français, une stratégie que la secrétaire générale du Snuipp-FSU (primaire), Francette Popineau, qualifie de « rouleau compresseur »....

... https://www.humanite.fr/education-comme ... che-660086
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Re: Education

Messagede bipbip » 14 Sep 2018, 00:20

Tribune

La présidente du Conseil Supérieur des Programmes fait sa rentrée à l’extrême-droite

C’est à Causeur que Souad Ayada a choisi de confier sa philosophie sur la réforme du lycée et plus généralement sur l’état de l’école en France, son « rêve », dit-elle. Face aux questions décomplexées de Causeur, les réponses de la présidente du CSP sont tout autant décomplexées et le rêve tourne au cauchemar.

... https://blogs.mediapart.fr/b-girard/blo ... eme-droite
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Re: Education

Messagede bipbip » 15 Sep 2018, 21:08

Réforme du lycée : que faire du « test de positionnement » en seconde ?

C’est une nouveauté de la rentrée 2018 : la frénésie évaluative de Jean-Michel Blanquer arrive au lycée. A partir du 17 septembre, le ministère prévoit de faire passer aux élèves de seconde arrivant au lycée, un « test de positionnement », national et informatisé. Le maitre mot serait de « mieux accompagner et orienter » les élèves dans ce nouveau lycée, devenu l’antichambre de Parcoursup et que ce nouveau dispositif viendrait, in fine, renforcer.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Refo ... en-seconde
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Re: Education

Messagede bipbip » 18 Sep 2018, 03:37

Blanquer annonce la suppression de 1 800 postes dans l’éducation nationale en 2019

Le ministre de l’éducation précise que « seuls le second degré et les services administratifs » seront concernés.

Il se dit dans la communauté éducative que Jean-Michel Blanquer a mis un coup de volant à gauche avec les mesures sociales de la rentrée – montée en puissance des classes dédoublées, mise en chantier d’une réforme de l’éducation prioritaire… Mais en matière d’emploi, c’est plutôt à droite que le ministre de l’éducation se classe, affirmaient lundi 17 septembre, d’une même voix, les syndicats d’enseignants, réagissant à l’annonce de 1 800 suppressions d’emploi pour l’année scolaire 2019-2020 faite, la veille. Un virage, après les 60 000 postes créés sous la gauche – dont 54 000 dans l’éducation nationale.

... https://www.lemonde.fr/education/articl ... 73685.html
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