SNCF service public en abandon

Re: SNCF service public en abandon

Messagede bipbip » 01 Juil 2018, 14:52

Lettre ouverte d’une cheminote : « C’est notre arrêt de mort qu’on planifie »

Une cheminote gréviste expose les multiples raisons de se révolter contre la réforme ferroviaire. Un appel à ses collègues, aux usagers, et aux cadres de la SNCF à rejoindre le combat.

Aujourd’hui, j’entame ma 5ᵉ année au sein de cette grande famille cheminote. Quand j’ai signé ce contrat j’étais tellement fière de suivre les pas de mon père au sein de la SNCF. De rentrer à mon tour dans cette grande boîte du service public qui offrait des possibilités d’évolution certaines, dont les agents avaient surmontés déjà de nombreux conflits et qui leur avaient permis de garder des conditions de travail décentes et normales.

Aujourd’hui, c’est avec beaucoup plus d’amertume que je revois mes propos…
Depuis le 22 mars, nous nous battons mais avez-vous tous réellement compris l’intérêt de se battre aujourd’hui ? Avez-vous réellement lu les différents amendements proposés ? Les avez-vous compris ? Quand je vois tous ces « collègues » qui vont travailler encore aujourd’hui je me dis que c’est pas possible. Vous ne devez pas avoir saisi les enjeux de cette bataille. C’est notre arrêt de mort qu’on planifie là, c’est la guillotine qui est au-dessus de nos têtes qui va tomber…

J’ai pas signé chez Transdev, VFLI, ECR ou toute autre boîte privée, j’ai pas signé pour avoir des conditions de travail lamentables, une évolution de carrière inexistante. Pas non plus pour dégrader le service public, le mode de déplacement de centaines de familles, de travailleurs tous les jours.

J’ai pas signé pour que ces mêmes personnes se retrouvent avec des billets à des tarifs exorbitants car oui, on vous a menti encore une fois dans les médias, regardez un peu autour de vous, ouvrez les yeux arrêtez de vous bourrer le crâne de ces mensonges médiatiques, allez voir les tarifs d’un billet de train en Angleterre, en Allemagne voir si c’est si économique qu’on peut vous le dire. De plus après avoir payé votre billet une petite fortune il faudra vous rendre dans la grande ville la plus proche, car le train que vous preniez en râlant à 5mn de votre domicile ne passera plus. La ligne sera supprimée.

Et par-dessus tout j’ai encore moins signé pour que ces personnes voyagent en insécurité de par une circulation assurée par des gens à peine formés ou encore du matériel déficient, car oui les Opérateurs Privés voudront forcément faire du bénéfice contrairement à une entreprise publique, ce qui signifie des entretiens à moindre coûts du matériel, des infrastructures des formations à moindre coûts… RENTABILITÉ oblige.
Abordons le sujet du Fret maintenant, combien de camions faut-il pour contenir ce que peut transporter un train ? Ne sommes-nous pas dans une génération qui doit faire attention à la planète, à l’écologie ? Alors pourquoi engorger les routes avec 55 camions de 32 tonnes quand nous pouvons former un train de 35 wagons ?

Allez pour la fin, parlons de vous, nos cadres, vous qui venez nous remplacer en poste, vous en mettre plein les poches pendant que nous essayons de lutter envers vents et marées. Avez-vous déjà vu une entreprise privée qui avait autant de cadres ? Vous serez les premiers à sauter soyez en sûr alors qu’attendez-vous pour nous rejoindre ? Vous êtes carriériste vous allez me dire, être gréviste c’est réduire ses possibilités d’évolutions, mais quand vous serez au chômage elles seront bien réduites vos petites carrières.

J’en arrête là, mais je pourrais encore vous parler de nos CE, nos EPHAD, notre patrimoine mobilier ICF…

C’est un appel au réveil général… Ouvrez les yeux, éteignez vos télés, fermez vos journaux, réfléchissez par vous-même à ce qui est en train de se passer et rejoignez-nous, il n’est pas trop tard pour se joindre à la lutte.


https://www.facebook.com/SloannMrgt/pos ... 8379882089
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Re: SNCF service public en abandon

Messagede bipbip » 11 Juil 2018, 20:35

Fret ferroviaire : Grenoble porte plainte pour « détournement de fonds publics »

La ville de Grenoble dénonce l'utilisation d'un fonds public créé pour développer le fret ferroviaire : il sert en réalité à renflouer le tunnel routier du Fréjus.

Son acronyme – FDPITMA – est peu digeste et son fonctionnement pour le moins paradoxal. Le « Fonds pour le développement d’une politique intermodale des transports dans le massif alpin » a été créé par l’Etat en 2002, à la suite du drame du tunnel du Mont-Blanc et de l’impact environnemental désastreux engendré par le report du trafic routier en Maurienne. La mission de cet établissement public ? Financer le report des camions sur le rail pour délester les routes des vallées alpines.

Problème : comme le révélait Médiacités en mai dernier, il ne sert en réalité, depuis 2012, qu’à renflouer les caisses de la Société française du tunnel routier du Fréjus (SFTRF). En vertu d’une convention tripartite, les dividendes de la Société du tunnel et de l’autoroute du Mont-Blanc (ATMB) transitent par le FDPITMA et sont reversés à hauteur de 20 millions d’euros par an au tunnel routier du Fréjus. Une situation ubuesque, écrivions-nous, au regard de la vocation initiale du fonds, et sur laquelle va se pencher la justice. La ville de Grenoble vient de porter plainte contre X pour détournement et recel de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d’intérêts.

... https://www.mediacites.fr/lyon/compleme ... s-publics/
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Re: SNCF service public en abandon

Messagede bipbip » 14 Juil 2018, 18:24

Sncf. Gare du Nord : un avant-goût de privatisation

La gare parisienne va se parer d’un « terminal » commercial mastodonte dont la gestion sera confiée à une société d’économie mixte avec Auchan en actionnaire majoritaire.

La présentation du projet avait pourtant été léchée. Avec force visuels futuristes, la direction de la SNCF était fière, lundi, de présenter son programme de mue de la gare du Nord en maxi-centre commercial et zone d’activité en tout genre d’ici à la Coupe du monde de rugby de 2023, promesses d’espace et de bien-être aux voyageurs à la clé. Mais, passé la fascination pour ces images sur papier glacé, l’examen de la tambouille financière élaborée pour permettre la construction de ce nouveau « terminal » de 600 millions d’euros a rapidement rebuté. Car, si le décret d’application de la loi « pour un nouveau pacte ferroviaire », censée ouvrir la gestion future des gares à d’autres opérateurs que la SNCF, est toujours en cours de rédaction, ce projet de transformation maousse de la gare parisienne offre un avant-goût de ce que devrait donner la privatisation de ces équipements, où les fonctions ferroviaires deviennent un appâte-chaland pour zone commerciale.

Pour accueillir les 900 000 voyageurs quotidiens escomptés à l’horizon 2030, la SNCF a imaginé tripler la superficie de la déjà plus grande gare d’Europe, en bâtissant sur son flan un terminal départ affublé d’une grande galerie type passage parisien, de trois cents mètres de long. Cette nouvelle taille XXL ne proposera pourtant pas plus de voies pour fluidifier le surcroît de trafic de trains prévu.
Un espace de coworking et une crèche

La première justification avancée par les promoteurs a trait aux espaces de circulation plus vastes offerts aux voyageurs et qui seraient multipliés par deux et demi. Mais la principale annonce tient dans les chiffres avancés pour les surfaces commerciales, celles-ci seront multipliées par cinq. D’autres restaurants et boutiques ouvriront donc, incluant un espace de coworking et une crèche, tous deux privés, et même une piste réservée à la course à pied sur le toit.« Ce qui interpelle aussi est le montage juridique choisi pour assurer le financement, relevait hier la CGT cheminots. Habituellement, l’entreprise passait des conventions d’exploitation, des autorisations d’occupation temporaire avec des “partenaires” pour assurer tant le financement des travaux que l’exploitation des surfaces commerciales. » Ce fut ainsi le cas pour l’agrandissement en 2012 de la gare Saint-Lazare avec le groupe Spie Batignolles.

Cette fois, la SNCF a profité de la loi de 2017 relative au statut de Paris et à l’aménagement métropolitain pour se saisir de la possibilité de créer une société d’économie mixte à opération unique, dans laquelle l’entreprise ne détient qu’un tiers des parts. Les deux tiers sont propriété de la foncière du groupe Auchan, Ceetrus, retenue par appel d’offres. À la Semop la conduite des travaux, en échange de la concession commerciale pour 46 ans de la gare dopée en commerces. « La CGT, par l’intermédiaire des administrateurs salariés CGT au conseil d’administration de SNCF Mobilités, s’est opposée à la mise en œuvre de cette disposition opaque et complexe. D’autant plus que la SNCF s’est positionnée sur le seuil minimal de participation dans la SEM, alors que la loi l’autorise à détenir jusqu’à 85 % des parts », note le syndicat.

« La réforme ferroviaire à peine signée, la SNCF ne se contente plus de brader son patrimoine immobilier dans des zones où elle ne souhaite plus investir. Non, là, elle s’attaque à un patrimoine où des milliers de personnes passent quotidiennement, avec un trafic dense et une offre multimodale importante », a fustigé le PCF.


https://www.humanite.fr/sncf-gare-du-no ... ion-657945
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Re: SNCF service public en abandon

Messagede bipbip » 14 Juil 2018, 20:25

Une gare vendue à Auchan !

Gare du Nord. « Ils vendent nos gares avant de vendre les cheminots »

Alors même que la réforme ferroviaire vient d’être signée, la SNCF a décidé de passer à l’offensive en annonçant la privatisation de Gare du Nord ce lundi 9 juillet. Anasse Kazib, gréviste à Paris Nord et délégué Sud Rail, réagit

La SNCF a lancé le coup d’envoi de ce qu’elle appelle une « transformation colossale » de la Gare du Nord pour 2024. Lors d’un conseil d’administration extraordinaire de SNCF mobilités, il a été acté, pour la fin 2018, de la constitution d’une société commune détenue à 34 % par SNCF Gares et connexions et à 66 % par CEETRUS, une entreprise privée. Ainsi, Gare du Nord sera la première gare de France dont l’actionnaire majoritaire sera une entreprise privée pour une durée de 46 ans.

Le projet de rénovation, dont le coût approximatif des travaux s’élève à 600 millions d’euros, a pour but de transformer Gare du Nord en un immense complexe où les arrivées et les départs de train seront un « service » parmi d’autres activités commerciales. Ce projet, promettant de faire passer la superficie de Gare du Nord de 36 000 à 100 000 m², sans pour autant que de nouvelles voies soient construites, s’inscrit dans le projet de suppression du service public du rail.

Une annonce qui tombe seulement quelques semaines après la signature de la réforme ferroviaire. Une réforme contestée massivement par les cheminots, dont les taux de grévistes rappellent ceux de 1995, qui sont mobilisés depuis trois mois. La nouvelle parue dans les grands médias a été reçue comme une provocation par nombre de cheminots grévistes. Notamment celles et ceux de la Gare du Nord, qui a été l’un des centres névralgiques de la bataille du rail. Nous avons interviewé Anasse Kazib, gréviste de Paris Nord et délégué Sud Rail.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Gare ... -cheminots
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Messagede bipbip » 16 Juil 2018, 15:21

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Messagede bipbip » 17 Juil 2018, 16:49

Trains low-cost ou casse du service public ?
Pourquoi Ouigo, les nouveaux trains « low-cost » de la SNCF, est une arnaque en perspective ?

Pour le grand départ en vacances et après plus de trois mois de conflit sur la réforme ferroviaire, la direction de la SNCF lance un nouveau produit, Ouigo, qui est censé offrir aux usagers des trains « low-cost ». Quelle est la vérité au sujet de cette nouvelle offre proposée par la SNCF ?

... http://www.revolutionpermanente.fr/Pour ... erspective
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Re: SNCF service public en abandon

Messagede bipbip » 29 Juil 2018, 20:38

Vers la privatisation, des cadeaux publics au privé futur...


SNCF. Après avoir cassé le statut, Pépy investit 3 milliards dans des TGV

« La plus grosse commande de TGV jamais passée »

SNCF. Après avoir cassé le statut, Pépy investit 3 milliards dans des TGV

À peine passée la réforme ferroviaire qu'on nous présentait comme absolument nécessaire aux vues des difficultés économiques de l'entreprise, la SNCF a trouvé 3 milliards d'euros pour commander une centaine de « TGV du futur ».

Mercredi 25 juillet, la SNCF validait l’attribution à l’entreprise Alstom d’un contrat de près de 3 milliards d’euros : une commande d’une centaine de TGV. Guillaume Pepy, le président de la SNCF, précise qu’il s’agit de « la plus grosse commande de TGV jamais passée en France » et la qualifie d’ « historique ».

Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF, les présente comme les « TGV du futur ». Plusieurs améliorations technologiques rendront les nouveaux TGV plus rentables : entre autres, le coût d’une rame est réduit de 20% et les trains permettront d’accueillir d’avantage de passagers.

C’est une façon pour la SNCF de se préparer à l’ouverture à la concurrence en investissant dans les TGV. Guillaume Pepy se régale : « On en a beaucoup plus pour moins cher », a-t-il déclaré. Surtout que les cheminots de ces futurs TGV ne seront plus au statut, grâce à la réforme de la SNCF de Macron : encore un moyen de faire des économies ! Sans parler de la suppression des petites lignes, qui n’ont apparemment pas réussi le test de la « rentabilité ».

Alors que Macron, son gouvernement et les dirigeants de la SNCF justifiaient la réforme ferroviaire par les difficultés économiques de l’entreprise, la SNCF a subitement trouvé 3 milliards pour financer la plus grosse commande jamais passée ! Augmenter la compétitivité en vue de l’ouverture à la concurrence, voilà les priorités de la SNCF et de l’État, quand cela signe la détérioration du service public et des conditions de travail des cheminots. Pas très reluisante la « SNCF du futur ».


http://www.revolutionpermanente.fr/A-pe ... V-du-futur
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Re: SNCF service public en abandon

Messagede bipbip » 31 Juil 2018, 16:36

Que se passe-t-il sur notre réseau ?

NOS GARES DU SUD NORMANDIE. FERMETURE ANNONCEE DU GUICHET DE LA GARE DE PONTORSON AU 1er SEPTEMBRE

Alertés par les cheminots et des adhérents, de la fermeture du guichet de la gare de Pontorson programmée pour le 1er septembre, nous nous sommes rendus à Pontorson le 25 juillet où nous avons rencontré des acteurs de la vie économique et sociale.

... http://collectifdefenseaxesferroviaires ... embre.html
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Re: SNCF service public en abandon

Messagede bipbip » 02 Aoû 2018, 14:52

TER : LA SNCF RÉDUIT SON OFFRE EN AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

Manque d'usagers, manque de rentabilité... La compagnie ferroviaire diminue le nombre de trains desservant les petites lignes régionales.

Dans le Rhône, par exemple, la circulation des TER entre Givors et Lyon-Perrache sera fortement réduite à la rentrée. Jusqu'à présent, le matin, les usagers pouvaient compter sur un train toutes les dix minutes environ. A la rentrée, il n'y en aura plus qu'un ou deux toutes les 30 minutes.

Cette décision a été prise il y a quelques semaines par la Région Auvergne Rhône-Alpes, sur proposition de la SNCF, sans avertir les élus des villes concernées par cette mesure, ce que déplore Christiane Charnay, le maire de Givors. "C'est une réduction de 10% du nombre de trains qui vont circuler entre Givors et Lyon. Je pense que c'est inacceptable".

"On supprime toutes les petites lignes qui ne sont pas rentables"

En colère contre cette politique, l'élue n'a pas l'intention de baisser les bras. "Quand j'ai eu la rumeur évidemment tout de suite j'ai alerté la vice-présidente de la Région qui ne m'a pas répondu. Et puis je crois que je vais alerter notre député qui parle beaucoup de mobilité alternative, d'écologie... A l'heure où l'on préconise des alternatives au tout-autoroutier, on supprime toutes ces petites lignes qui ne sont pas rentables pour la SNCF".

... https://www.radioscoop.com/infos/ter-la ... pes_159484
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Re: SNCF service public en abandon

Messagede bipbip » 03 Aoû 2018, 18:21

SNCF : un bel été à Montparnasse !

Il y a quelques jours, le monsieur SNCF, Pépy, a parlé à la presse pour lui présenter le TGV du futur… superlatifs, réussite industrielle à tous les étages ! Depuis vendredi dernier, en conséquence d'un incendie la gare de Montparnasse a été paralysée tout le week-end, pendant le chassé croisé des vacanciers. Retour à la normale prévu pour lundi 6 août! Un bel été avec la SNCF…

Le réseau vieillissant est à nouveau pointé du doigt. Les incidents à répétition en Île-de-France illustrent la vétusté du réseau et le désintérêt des pouvoirs publics.” Ce constat est fait par tout le monde, même la direction parfois le reconnaît,mais ce sont les cheminots et les usagers qui en pâtissent...

... https://blogs.mediapart.fr/arthur-porto ... ntparnasse
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Re: SNCF service public en abandon

Messagede bipbip » 08 Aoû 2018, 20:26

SNCF Un projet d’entreprise qui enfonce le clou d’une mauvaise réforme

Remis il y a quelques jours aux administrateurs de l’opérateur ferroviaire, un document de travail censé tracer les grandes lignes du projet d’entreprise sur lequel planche la direction de la SNCF dans le contexte de la réforme ferroviaire votée avant l’été valide les craintes des syndicats.

... https://www.humanite.fr/sncf-un-projet- ... rme-658909
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Re: SNCF service public en abandon

Messagede bipbip » 10 Aoû 2018, 11:43

Une stratégie de casse. Fret SNCF : comment faire maigrir le malade avant de le tuer

Collectif
Signataires : Didier Le Reste (président), Aurélien Djament (vice-président), Laurent Russeil (secrétaire), Francis Portes (secrétaire adjoint), Vincent Jouillé (trésorier), membres du bureau de la Convergence nationale rail (CNR).

En 2003, pour les trafics internationaux et en 2006 pour les trafics intérieurs, les intégristes de l’ouverture à la concurrence expliquaient la main sur le cœur que celle-ci allait se traduire par une amélioration de la qualité de service, une augmentation des trafics et une baisse des coûts d’exploitation. Force est de constater qu’ils refusent toujours de faire un bilan objectif, et pour cause. En 2000, la part modale du fret ferroviaire dans le marché des transports en France était de 20,6 %. En 2016, le rail transporte moins de 10 % de marchandises (3 % en Île-de-France). Depuis 2009, 8 000 emplois de cheminots ont été supprimés, plus de 400 gares de fret ont été fermées, sur 21 grands triages, il n’en reste plus que 3 en activité, qui triaient avant 2 000 wagons par jour, aujourd’hui entre 500 et 1 000 par semaine !

Cette stratégie de casse planifiée, délibérée de l’appareil de production a conduit à mettre plus de 1 million de camions chaque année sur les routes alors qu’on annonce un doublement des camions sur ces mêmes routes d’ici à 2050. Le transport routier est hyperdominant, responsable de 27 % des émissions de gaz à effet de serre, qui tuent prématurément 48 000 personnes chaque année en France ! Rappelons que les accidents corporels liés à la route représentent pour la collectivité 37 milliards d’euros par an et la congestion des routes occasionne un coût de 20 milliards d’euros chaque année. 35,9 milliards d’euros, c’est le coût annuel de l’entretien, de la régénération et des travaux sur les routes à la charge des contribuables. Le coût de la route est énorme pour la collectivité !

De reniements en abandons : où sont passés les objectifs du Grenelle de l’environnement de 2009 et de 2010 (25 % de marchandises transportées par rail et voie fluviale d’ici à 2022 !) ? Quid de nos engagements internationaux (COP) de lutter contre le réchauffement climatique en réduisant l’impact des émetteurs de pollutions (transport routier…) ! ? Le rail public, son activité de transport de marchandises pâtissent de l’abandon de l’État de son rôle de stratège, de la mainmise de la technostructure et des lobbys routiers et pétroliers !

Face à l’enjeu de société que cela représente, dans aucun pays, le chemin de fer, ses activités voyageurs et fret ne fonctionnent ni ne se développent sans financements publics. Ainsi, la France est le seul pays européen où le transport de marchandises par rail a considérablement baissé ces dernières années au moment où, en Suisse, le train capte 40 % du transport de marchandises !

Pour Macron, le gouvernement et Pepy, l’avenir du rail, c’est la route ! Pour la Convergence nationale rail (CNR), cette stratégie de casse doit être stoppée ainsi que la logique comptable car, en poursuivant le démantèlement de l’appareil industriel de production, on ne pourra pas engager le report modal du transport de marchandises de la route vers le rail. Pis, si on n’arrête pas cette spirale de déclin, dans quelques années la SNCF ne sera plus en capacité de transporter des marchandises par train. C’est peut-être d’ailleurs l’objectif que se fixent Macron et son gouvernement.

La CNR considère que la production peut et doit être améliorée, fiabilisée dans des organisations adaptées aux besoins des chargeurs (embranchements particuliers…), en lien avec les attentes du tissu économique et industriel des territoires. D’où la relance de la technique dite du « wagon isolé » (trafic diffus) permettant à des chargeurs (entreprises) de confier leurs marchandises à la SNCF. Cela passe par des investissements dans l’appareil de production (infrastructures, chantiers fret, triages, wagons, locomotives…) et la mise en place de moyens humains en qualité et en quantité.

Le ferroutage (camions sur les trains) doit être relancé ainsi que l’interaction entre les ports maritimes et le rail. Tous les grands ports en Europe s’appuient sur le rail pour se développer. La France possède une façade maritime exceptionnelle qui doit permettre de nouer des coopérations entre entreprises publiques des grands ports maritimes et la SNCF.

Le transport de marchandises par train constitue un ensemble logistique complexe de l’expéditeur au destinataire final.

Il faut donc raisonner en système de transport et considérer le ferroviaire comme un segment d’une chaîne multimodale. Pour la CNR, l’irrigation du territoire par le rail constitue un enjeu majeur dans les politiques publiques d’aménagement et de cohérence territoriale. C’est pourquoi le transport de marchandises par train, qui relève de l’intérêt général, doit être géré par les principes du service public et doit bénéficier d’un plan d’investissement public, d’un rééquilibrage vis-à-vis de la politique de concurrence « libre et complètement faussée » en faveur de la route.

La CNR appelle ses collectifs, ses comités, ses adhérent-e-s à créer sur les territoires, en lien avec d’autres forces progressistes, les conditions d’un rapport de forces apte à mettre en échec les politiques de dépeçage du bien public impulsées par Macron, son gouvernement et la direction de la SNCF et à imposer d’autres orientations tournées vers l’intérêt général.

Signataires : Didier Le Reste (président), Aurélien Djament (vice-président), Laurent Russeil (secrétaire), Francis Portes (secrétaire adjoint), Vincent Jouillé (trésorier), membres du bureau de la Convergence nationale rail (CNR).

Dans le prolongement de l’annonce, le 16 avril, du gouvernement de filialiser à terme (antichambre de la privatisation ou de l’abandon pur et simple) le transport de marchandises de la SNCF (fret), et au moment où les cheminots luttent pour défendre l’intérêt général, la direction a dernièrement informé qu’elle allait de nouveau supprimer des emplois dans cette activité à hauteur de 700 unités d’ici à 2020. Guillaume Pepy et le gouvernement sonnent ainsi l’hallali ou comment faire maigrir le malade avant de le tuer !


https://www.humanite.fr/une-strategie-d ... uer-658943
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Re: SNCF service public en abandon

Messagede bipbip » 13 Aoû 2018, 12:48

Nancy - Transports SNCF : les Ouigo font polémique

Depuis juillet, un train low cost de la SNCF baptisé Ouigo effectue un aller-retour quotidien Paris-Nancy. Les tarifs sont imbattables, mais les modalités posent question et soulèvent la polémique.

L’avertissement, écrit en rouge sur le billet SNCF acheté sur internet, incite les voyageurs à respecter l’horaire : « Embarquement, je me présente au plus tard 30 minutes avant le départ ».

Mais à 7 h 45, sur le quai de la gare de l’Est, ce vendredi matin, les nombreux voyageurs les yeux rivés sur l’écran d’affichage des voies, se disent que la SNCF ne fait pas preuve de la même ponctualité qu’eux. Le TGV de 8 h 13 pour Nancy sera finalement signalé voie 25 quelques minutes plus tard. Soit 25 minutes avant le départ du train.

« Je me suis levée 45 minutes plus tôt pour être sûre d’être à l’heure, parce que j’ai entendu dire qu’ils refoulaient les gens qui arrivaient au-delà des 30 minutes imparties… » confie une voyageuse.

« J’habite Paris, je travaille deux jours par semaine à Nancy, j’ai l’habitude de prendre le train de 8 h 13. J’ai un abonnement fréquence. Mais avec les Ouigo, je ne peux pas utiliser mon abonnement ! Je ne peux pas non plus changer le billet Ouigo si j’ai une modification de mon planning de travail », proteste-t-elle.

Un agent SNCF, au guichet, confirme que les trains low cost Ouigo ne sont pas accessibles aux détenteurs d’abonnements ou de cartes de réduction. Ils sont vendus uniquement sur internet à des tarifs allant de 14 € à 30 € le voyage entre Paris et Nancy.

Pour les bagages, il faut payer

Objectif de la SNCF : « Conquérir 10 millions de nouveaux voyageurs en représentant 25 % du trafic grande vitesse avec Ouigo, d’ici 2020 », indique le communiqué de presse diffusé le 26 juin 2018, à l’occasion du lancement de la formule low cost gare Montparnasse.

La ligne TGV Est est la deuxième ligne TGV de France à voir rouler des Ouigo. Rames à deux niveaux aux couleurs bleu pâle et fuchsia un peu criardes. Sièges non inclinables peu confortables. Trois sièges d’un côté, sans accoudoirs de séparation. Un siège isolé de l’autre côté. Un seul bagage cabine autorisé. Pour les valises, il faut payer des suppléments. 5 € sur internet, 20 € en gare.

Le billet acheté sur internet n’est imprimable que 4 jours avant le départ. Les Ouigo roulent à la même vitesse qu’un TGV classique. Arrivée en gare de Nancy à 9 h 44. Sur le quai, les passagers du trajet retour patientent derrière des cordons depuis une demi-heure. Les portes du train s’ouvrent, les voyageurs descendent, avec consigne de sortir hall République. Les passagers qui patientaient vont prendre leur place. Départ 10 h 15.

Philippe MERCIER


https://www.estrepublicain.fr/edition-d ... -polemique
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Re: SNCF service public en abandon

Messagede Pïérô » 26 Aoû 2018, 12:32

Réforme SNCF : Un train de retard

a réforme de la SNCF est un emblème du programme néolibéral. Après les télécoms, La Poste et l’énergie, c’est au tour du transport ferroviaire d’être menacé par la libéralisation. Le sociologue Jean Finez*, spécialiste du rail, analyse le champ de bataille où se risque l’extension du domaine du marché.

... http://labrique.net/index.php/thematiqu ... -de-retard
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Re: SNCF service public en abandon

Messagede Pïérô » 27 Aoû 2018, 11:26

Les petites lignes ferroviaires en sursis

Si le gouvernement n’a pas repris, au printemps, les conclusions du rapport Spinetta, l’éventuelle fermeture d’une partie du réseau secondaire est toujours d’actualité.

Le train Béziers-Neussargues relie sur 277 kilomètres le Languedoc à l’Auvergne, empruntant le somptueux viaduc Eiffel de Garabit, qui déploie son arche rouge à 122 mètres au-dessus des gorges de la Truyère. Depuis des années, cette mythique et pittoresque ligne des Causses, mise en service en 1858 pour désenclaver les bassins miniers de l’Hérault, est en sursis. Un comité de défense a même vu le jour en 1995, après que la SNCF a pour la première fois menacé la ligne de fermeture. Mais le manque criant de voyageurs relance régulièrement ce scénario noir.

Alors que les Français semblent viscéralement attachés à leurs « tortillards », associés dans l’imaginaire collectif au romantisme ferroviaire du XIXe siècle et à l’épopée des congés payés, ils sont de moins en moins nombreux à les fréquenter, ravivant invariablement les plans de fermeture des « petites lignes ».

... https://www.lemonde.fr/economie/article ... _3234.html
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