Un quinquennat Macron-MEDEF

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 18 Jan 2019, 18:15

Macron et le «rubik’s cube» ou le «grand débat»
Un rubik’s cube: c’est bien à ce casse-tête que fait penser la missive d’Emmanuel Macron.
Quelle que soit la face par laquelle on envisage la situation, elle semble ne jamais devoir se simplifier.
Ainsi, le président de la République précise qu’«aucune question» n’est «interdite» dans ce débat. Mais quelques lignes plus bas, il exclut tout rétablissement de l’impôt sur la fortune. Comme sur le rubik’s cube, quand vous avez mis de l’ordre sur l’une des faces, vous avez aggravé la physionomie de toutes les autres.
En l’occurrence, sur la première face du casse-tête, il y a la promesse d’un débat ouvert, dont les conclusions ne sont pas téléguidées. Mais sur une autre face, il y a la fidélité aux engagements de campagne. Pas évident. D’autant que sur la troisième face, on trouve la nécessité d’apaiser la colère brute. Quatrième face : ne pas mécontenter l’électorat qui soutient encore l’action de l’exécutif. Bref, chaque mouvement expose à la migraine.
... https://alencontre.org/europe/france/fr ... debat.html

Emmanuelle Wargon qui va piloter le Grand Débat a gagné 470 000 euros en 2018
Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et solidaire a été choisie pour succéder à Chantal Jouanno et diriger le grand débat avec la société civile. Le cynisme du gouvernement ne semble pas voir de limites. Cette Énarque de la même promotion qu’Édouard Philippe, haute fonctionnaire de l’État, est devenue par la suite lobbyiste pour Danone. Avant d’intégrer le gouvernement celle-ci touchait 470 000 euros par an, de quoi faire pâlir la fiche de paie à 14 000 euros de Chantal Jouanno.
... http://www.revolutionpermanente.fr/Emma ... os-en-2018

« Grand débat » : De la répression des Gilets jaunes à l’enfumage des maires
Quoiqu’on puisse en penser de ce « Grand débat », il est une première pour un président en exercice. Près de 600 maires questionnant tour à tour Jupiter qu’ils n’avaient que peu eu l’occasion de côtoyer. Si certains maires ont pu retrouver voix, la plupart des questions sont restées largement éloignées des préoccupations des Gilets jaunes, tout en restant politiquement correcte, comme en témoignent les commentaires sur les réseaux sociaux. Déjà très sceptiques, le peu d'illusions se sont dissipées. Pour exemple, seulement quelques minutes après son début, certains Gilets jaunes se donnaient déjà rendez-vous pour la prochaine séance : « Le Grand débat, ce sera samedi » dans la rue pour l’acte X !
... http://www.revolutionpermanente.fr/Gran ... des-maires

Le « grand débat » lancé dans un département qui interdit les manifestations de Gilets jaunes
Depuis un mois, des arrêtés préfectoraux interdisent tout rassemblement des Gilets jaunes dans de nombreuses communes de l’Eure. C’est pourtant ce département que le président de la République a choisi pour lancer le « grand débat national ». Grand-Bourgtheroulde, la commune où il se rend cet après-midi, est frappée d’un arrêté semblable depuis… hier.
... https://reporterre.net/Le-grand-debat-l ... ets-jaunes

Dans l’Eure, le "Grand débat" en état de siège avant la venue de Macron
La commune de Grand-Bourgtheroulde dans l’Eure est en état de siège depuis hier soir avec la venue à 15h d’Emmanuel Macron pour lancer le début du grand débat national. Le choix de commencer ce grand débat dans cette région n’est pas anodin. Des arrêtés préfectoraux interdisent tout rassemblement des Gilets jaunes dans de nombreuses communes de l’Eure soumettant les Gilets Jaunes à de lourdes sanctions. Si l’on ajoute à cela le fait que la plupart des hôtels de la régions sont occupés actuellement par les forces de l’ordre et que la commune est fermée à toute personne n’ayant pas de justificatif, on ne voit pas bien qui il restera sur place pour « débattre ». On est bien loin de la volonté affichée par le gouvernement de renouer le dialogue.
... http://www.revolutionpermanente.fr/Dans ... -de-Macron

VIDEO. "Grand débat" : les gendarmes gazent et expulsent les Gilets jaunes, une interpellation
Voilà comment le gouvernement entend "débattre."
Un grand débat pour mettre fin à la crise des Gilets Jaunes ? C’est le pari fait par Macron, qui, face à un mouvement qui reste massif et largement soutenu, a déployé un arsenal répressif inédit pour tenter de mettre fin au mouvement. Mais on voit aujourd’hui ce que le gouvernement entend par débat. Une répression qui se poursuit pour les Gilets Jaunes mobilisés, qui font actuellement face à des gazages et une interpellation par les forces de police, comme le rapporte le journaliste Clément Lanot sur twitter.
... http://www.revolutionpermanente.fr/VIDE ... rpellation
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede Pïérô » 19 Jan 2019, 14:40

Un intermittent répond à la lettre d'Emmanuel Macron

Tribune. Comédien et membre de la Coordination des intermittents et précaires, Samuel Churin répond à la lettre aux Français d'Emmanuel Macron.

Monsieur,

Vous m’avez écrit le 13 janvier dernier, il était donc tout à fait normal que je vous réponde. Pour commencer et avant de développer plus amplement, je tenais à préciser que je ne me sens pas faisant partie de « votre peuple ». En effet, et il me semble que cela est peu relevé, vous employez souvent l’expression « mon peuple » pour parler des habitants de France. Si je ne conteste pas mon appartenance au peuple, je revendique le fait de ne pas faire partie du vôtre. D’ailleurs faudrait-il se poser la question : qu’entendez-vous par « mon peuple » ?

Cette précision faite, je voudrais essentiellement vous répondre sur un sujet qui devrait à mon avis être au cœur du débat : celui de l’emploi à tout prix et de la valeur travail dont vous parlez tant. Votre phrase « tous les Français n’ont pas le sens de l’effort » en est une parfaite illustration. S’il est vrai que le mépris dont vous faites preuve régulièrement envers celles et ceux qui sont au chômage n’est pas partagé par tous, l’hypothèse jamais remise en cause de « l’emploi à tout prix et sa valeur travail » fait l’unanimité dans la classe politique. L’emploi à tout prix est même une obsession chez vous puisqu’il est au cœur de toutes les phrases pleines de morgue, devenues célèbres, prononcées du haut de votre grandeur sur un piédestal devenu bien fragile. Pour rappel, car les mots ont un sens et la parole est performative :

« Le meilleur moyen de se payer un costard, c’est de travailler » (École numérique de Lunel dans l’Hérault, 27 mai 2016)

« Une gare, c’est un lieu où l’on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien » (Halle Freyssinet Paris, 29 juin 2017)

« Je ne cèderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes » (École française d’Athènes, 8 septembre 2017)

« Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas » (Corrèze, 4 octobre 2017)

« Je traverse la rue et je vous en trouve » (à propos du travail, adressé à un chômeur, jardin de l’Élysée, 16 septembre 2018)

Et ajoutons sur les « migrants » :

« Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien » (Ethel, Morbihan, 1er juin 2017)

Personne n’a relevé que derrière la violence inouïe de ces propos se cachait une idéologie hélas partagée par une grande majorité. Cette idéologie est posée comme hypothèse jamais remise en cause, elle est le fondement de toutes les politiques et l’obsession des commentateurs : rétablir le plein emploi afin que chaque citoyen s’épanouisse.
Bon nombre de personnes travaillent sans être employées

Tout d’abord monsieur, le plein emploi n’existe pas et n’a jamais existé. J’ose espérer que pendant vos nombreuses années d’études, vous n’avez pas séché ce chapitre. En effet, vous n’êtes pas sans savoir que le plein emploi que la France a connu était un plein emploi fictif : une époque (années 1950 et début années 1960) où presque la moitié de la population n’était pas employée, à savoir les femmes. Et c’est d’abord une mise au point à faire : si nous voulons comprendre l’enjeu de ce débat, il faut impérativement différencier l’emploi et le travail. Ces deux termes ne se recouvrent pas.

L’emploi est obligatoirement sanctionné par une fiche de paye. Après avoir dit cela, on comprend parfaitement que bon nombre de personnes travaillent sans être employées.

À commencer par l’immense majorité des femmes après-guerre qui ont énormément travaillé (élever les enfants, tâches ménagères, etc.) sans être employées. En vous écrivant, je travaille sans être employé. La liste de celles et ceux qui travaillent sans être employés est immense, à commencer par tous les étudiants.

Pour comprendre l’aberration du plein emploi tant souhaité par beaucoup, il suffit de poser les chiffres : il y a 6 millions de chômeurs dans ce pays (source Les Échos : chiffre au plus bas si l’on considère uniquement les inscrits à Pôle emploi). Même si l’on arrivait à créer 1 million d’emplois (ce qui serait énorme), il resterait encore au minimum 5 millions de personnes précarisées. On en fait quoi ? On en parle ou elles sont quantités négligeables ?

En ce domaine, force est de reconnaître que vous n’avez pas l’exclusivité des recettes à coups de baguette magique. Certains sur votre gauche préconisent l’interdiction des licenciements et le partage du temps de travail. Je n’ai rien contre ces propositions, mais elles sont mensongères quand elles prétendent résoudre le « problème de l’emploi ». D’autres sur votre droite avancent la funeste préférence nationale sur le thème « les émigrés dehors, les Français d’abord ». Inutile de dire à quel point les défenseurs de cette thèse sont aussi dangereux que menteurs. Tous ces programmes sont souvent résumés en une phrase : « Avec moi, le retour au plein emploi. »
Pourquoi la valeur travail serait-elle prioritaire ?

Ces promesses sont et seront toujours un mensonge. Mensonge aussi énorme que de supprimer le remboursement des médicaments sous prétexte que personne ne sera plus malade.

Ainsi pour vous et la plupart de vos collègues, le salarié proche du licenciement est un « client », un sujet digne d’intérêt. Vous allez à grands renforts de déclarations dénoncer la fermeture de certaines usines, même si en tant que libéral votre religion vous interdit d’être trop véhément. Mais quand ce même salarié se trouve au chômage, il passe à vos yeux de victime à coupable ! Non seulement vous le négligez mais pire : vous le méprisez, le contrôlez, le harcelez et le forcez à accepter n’importe quel petit boulot à n’importe quel prix. Et cela au nom de la sacro-sainte valeur « travail » qu’il faudrait d’ailleurs appeler « emploi ». Car voyez-vous la méprise est dans ce mot. La valeur travail dont vous parlez, l’immense majorité des chômeurs la partage. Mais ils n’en ont pas la même définition que vous. Lorsqu’ils sont autour des ronds-points à parler politique, lorsqu’ils font des propositions sur une fiscalité juste assortie de services publics renforcés et non dégradés, lorsqu’ils élèvent leurs enfants, lorsqu’ils font partie d’une des milliers d’associations sans lesquelles la France n’existerait pas, lorsqu’ils aident leurs amis, lorsqu’ils participent au grand débat national que vous organisez… ILS TRAVAILLENT.

Mais au fait, pourquoi la valeur travail ou plutôt la valeur emploi serait-elle prioritaire ? Pourquoi serait-elle supérieure aux autres valeurs ?

Voyez-vous, je revendique tout autant salutaires et indispensables les valeurs repos, partager du temps avec ses amis, ses enfants, aller au spectacle, au cinéma, lire un livre, écouter une chanson, regarder la télé, manger un bon plat, aller en vacances, aller au musée, échanger, aimer… La liste n’est évidemment pas exhaustive. Ce que vous appelez « valeur travail » est souvent synonyme d’emploi pénible très mal payé, d’emploi à temps partiel loin de chez soi, d’emploi subi et non choisi. En quoi la valeur de ces boulots asservissants serait-elle supérieure à une seule des valeurs citées ci-dessus ?

Et pourtant, au nom de cette sacro-sainte valeur, votre collègue et ami Nicolas Sarkozy pouvait tranquillement humilier le « chômeur qui se lève tard » et l’opposer au « smicard qui se lève tôt », Manuel Valls tout comme Laurent Wauquiez pouvaient surfer sur la rhétorique des « droits et des devoirs », et vous pouvez maintenant fustiger le manque d’efforts de certains Français, autrement dit en langage courant des fainéants de chômeurs.
L’emploi à tout prix

C’est encore au nom de cette « valeur travail » que la France dépense plus de 100 millions d’euros par an pour l’emploi à tout prix, allant même jusqu’à financer Alstom pour des TGV qui ne serviront à rien puisque promis à des lignes régionales non équipées. Cette folie de l’emploi a notamment conduit au CICE, ce fameux plan d’aides aux entreprises qui devait créer 1 million d’emplois et qui n’a de fait eu pour conséquences que l’augmentation obscène des marges des plus riches !

Voyez-vous, monsieur Macron, je peux pardonner toutes celles et ceux qui croient en ces âneries comme on croit en la théorie du complot ou en d’autres sectes largement répandues, mais en ce qui vous concerne, je sais que vous savez.

Je sais que vous savez que vous êtes en train de détruire toutes les fondations mises en place par le Front populaire et le Conseil national de la Résistance, que votre but est notamment de participer au transfert de fonds de la Sécurité sociale vers les mutuelles, une sorte de privatisation bien masquée, de piétiner le principe de retraite par répartition, de continuer de détruire un à un les services publics en les privatisant (et les gilets jaunes ont bien raison de pointer le scandale de la privatisation des autoroutes, car vos prédécesseurs ont évidemment commencé le travail).
La guerre contre les chômeurs

Je sais que vous savez que le fameux « modèle social français » ne sera bientôt plus qu’une ligne dans les livres d’histoire.

Je sais que vous savez que les petits boulots sont pénibles, non attrayants, très mal payés, mais qu’ils sont nécessaires à votre politique.

Je sais que vous savez que lorsqu’on s’attaque au droit des chômeurs, des plus précaires, on s’attaque aussi au droit des salariés à l’emploi stable. En effet moins les chômeurs ont de droits, moins les salariés en CDI ont le choix de dire « non ». Auquel cas on leur répond : « y en a 200 qui attendent ta place ». L’attaque contre les chômeurs a des conséquences directes sur les salaires et conditions de travail des autres travailleurs : ils sont forcés d’accepter n’importe quel boulot à n’importe quel prix pour ne pas vivre l’horreur du chômeur stigmatisé, méprisé et sans argent.

Je sais que vous savez qu’en organisant la guerre contre les chômeurs, vous favorisez le dumping social et les employeurs peu scrupuleux qui, soutenus par vos réformes, n’hésitent pas à pratiquer l’esclavage moderne.

Je sais enfin que vous savez qu’en pratiquant cette politique injuste, vous contribuez à creuser le fossé entre les inclus et les exclus, entre vos amis et les laissés pour compte de plus en plus nombreux, entre ceux qui ont « amis bien placés » et ceux qui n’en ont pas, entre ceux qui auront toujours des emplois attrayants et les autres, entre les centre villes et les campagnes, entre les « bien nés » et les autres, je sais en effet que vous savez que le ruissellement n’existe pas, que l’eau est croupie depuis déjà longtemps et que vous n’avez aucune volonté de la renouveler.
Des droits inconditionnels attachés à la personne

Pour toutes ces raisons, je vous trouve immonde (vous comme dirigeant politique pas comme homme) de vous attaquer encore aux plus faibles, d’oser demander 4 milliards d’euros d’économies en trois ans sur le dos des chômeurs à temps partiel, et comble de tout de qualifier vos réformes de « justice sociale ». Car, voyez-vous, il n’est pas de plus grande injustice que de massacrer ceux dont vous pensez qu’ils seront incapables de se défendre.

Je terminerai cette lettre en répondant à votre appel. Vous me demandez de participer au grand débat national, je ne ferai qu’une seule proposition :

Sur le principe du régime général de la Sécurité sociale chère au Conseil national de la Résistance donnant des droits inconditionnels attachés à la personne, je propose une assurance chômage inconditionnelle. Cette réforme permettrait à des millions de personnes de vivre dignement (au-dessus du seuil de pauvreté) et entrainerait la revalorisation des emplois pénibles. Cette réforme est tout aussi possible que la mise en place de la Sécu. Ce n’est pas une question de financement, vous vous évertuez à dilapider les fonds publics pour des gens qui n’en ont pas besoin. C’est une question de priorité absolue.

À bon entendeur,

Samuel Churin


https://www.politis.fr/articles/2019/01 ... wHzuUusUFA
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 21 Jan 2019, 18:24

Un maire nous parlent de la Grande mascarade de Souillac. La lutte doit se poursuivre !

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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 21 Jan 2019, 21:49

Grand débat : la rencontre entre Macron et les maires soigneusement préparée
Des "maires coordinateurs" ont notamment été désignés pour "préparer en amont deux questions et les attribuer à deux de leurs collègues dont les noms seraient donnés à l’avance aux préfets", selon "Le Point".
... https://www.rtl.fr/actu/politique/grand ... WUxa5KnbWU

"Grand débat national" : la fiche pédagogique très politique du gouvernement sur la fiscalité
Les pages consacrées à la fiscalité sur le site gouvernemental du "grand débat national" mettent d'abord l'accent sur le rôle de l'impôt dans le financement de la protection sociale. Et par conséquent sur la difficulté de baisser les prélèvements.
ON DÉCRYPTE
Le gouvernement a mis en ligne mardi soir le site dédié au "grand débat national" voulu par Emmanuel Macron. Les Français pourront y apporter leurs contributions à partir de lundi. Mais on peut d'ores et déjà y trouver les documents établis par le gouvernement pour aider à la réflexion sur les quatre thématiques définies. Parmi elles, figure la question sensible de la fiscalité et des dépenses publiques. Une fiche pédagogique sur le sujet est disponible, mais à y regarder de plus près, elle est surtout très politique.
... https://www.europe1.fr/economie/grand-d ... te-3840086

Violences policières : « On est dans le mensonge d’Etat »
Pour David Dufresne, spécialiste de la question du maintien de l’ordre, la répression menée contre les « gilets jaunes » « laissera des traces dans toute une génération ».
Hémorragie cérébrale d’un homme de 47 ans à Bordeaux, traumatisme facial d’un manifestant à Toulouse, fracture au front d’un lycéen à Orléans… L’écrivain et documentariste David Dufresne, auteur de l’enquête Maintien de l’ordre (Fayard, 2013), recense et signale les bavures policières observées lors des manifestations des « gilets jaunes ». Il dénonce le « déni politique et médiatique » de ces violences, selon lui profondément « antirépublicain ».
... https://www.lemonde.fr/societe/article/ ... _3224.html


GILETS JAUNES : "CE GOUVERNEMENT N'A PLUS AUCUNE LÉGITIMITÉ"

Pour l'acte 9 du mouvement des gilets jaunes, Aude Lancelin était à Bourges samedi 12 janvier 2019. Elle y a recueilli, avec Antoine Birot, la parole des manifestants.

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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 22 Jan 2019, 20:56

Lancement du grand débat national : notre reportage à Bourgtheroulde
Ou comment deux reporters de lundimatin se sont fait interpeller par le PSIG et crever les pneus de leur voiture
C’est à Bourgtheroulde, commune de l’Eure de 3700 habitants qu’Emmanuel Macron avait décidé, mardi 15 janvier, de lancer son grand débat national. L’enjeu était de taille : mettre en scène devant 600 maires et tous les médias que compte le pays, une tentative de « renouer le dialogue » avec les Français. Grand classique de la contre-insurrection : d’un côté, réprimer par la violence les éléments les plus vigoureux de la contestation, de l’autre, mimer le dialogue et la réconciliation. C’est en tous cas de cette manœuvre dont Bourgtheroulde a été le théâtre mardi. Il s’agissait, tant pour les services de communication que de police, que le débat ait lieu tout en empêchant des foules de gilets jaunes de venir le perturber. Pour assurer de tels enjeux d’image et de sécurité, la ville a été « bunkerisée ». Deux de nos reporters se sont rendus sur place pour enquêter sur cette bataille des images qui leur a tout de même coûté deux pneus.
... https://lundi.am/Lancement-du-grand-deb ... gtheroulde

Souillac inside
Maire d'une commune du Tarn, je me suis rendu vendredi à Souillac, pour assister et (je croyais) participer à la réunion proposée par le président de la République. J'en fais un C.R. à mon conseil. J'ai analysé la manière dont le tout était organisé, et la communication mise en place. Et comment, il n'y a pas eu une seule seconde de débat, puisque personne n'a pu répondre au président.
... https://blogs.mediapart.fr/gerard-pouja ... r=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190121&M_BT=1181239064418
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 23 Jan 2019, 00:13

Du «grand débat national» à la grande manipulation nationale
Ce « grand débat national » n’est, en définitive, qu’une « grande manipulation nationale » dont on n’est pas même certain qu’elle n’échappera pas à ses initiateurs, au profit de l’extrême droite. Pourquoi, dès lors, s’en saisir ? Justement parce nous devons faire obstacle à cette tentation d’extrême droite que le gouvernement et le président de la République utilisent...
Il paraît que le « grand débat national » sera respectueux de toutes les opinions et que tous les sujets pourront y être abordés. Cinq personnalités chargées de « garantir » l’indépendance et l’impartialité du débat ont été désignées. Disons-le tout de suite, ce « grand débat national » ne peut être ni loyal ni crédible.
... https://blogs.mediapart.fr/michel-tubia ... r=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20190121&M_BT=1181239064418

Grand débat : Matignon fait appel à l’homme qui a privatisé La Poste
Encore un erreur de casting ? Le gouvernement a annoncé jeudi 17 janvier les noms des cinq personnalités nommées pour veiller à l’indépendance du « Grand débat ». Deux ont été choisis par l’exécutif, les autres par les présidents de l’Assemblée, du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Dans le casting de Matignon figure Jean-Paul Bailly, l’ex-président de La Poste entre 2002 et 2013. Sélectionné pour ses supposées qualités en matière de dialogue social, son parcours a peu de chance de réconcilier les gilets jaunes avec le « Grand débat », pas plus que de les inciter à y participer.
... https://rapportsdeforce.fr/breves/grand ... e-01182922
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 27 Fév 2019, 21:23

Un traitement de choc pour enrayer l'envolée des arrêts maladie?

Dans un rapport rendu au Premier ministre, la mission Bérard-Oustric-Seiller avance une vingtaine de pistes pour réformer le système d'indemnisations journalières. La plus explosive: instaurer un jour de carence sans aucune indemnité possible pour tous les salariés, comme c'est déjà le cas pour les fonctionnaires.

Le gouvernement souhaite revoir le système d'indemnisation des arrêts de travail, dont le coût a bondi de 24,1% entre 2009 et 2017, pour atteindre 7,4 milliards d'euros. La mission Bérard-Oustric-Seiller (1), chargée en septembre dernier par Edouard Philippe de faire des propositions pour agir sur les causes des arrêts, a rendu son rapport mercredi. Une vingtaine de propositions y sont formulées.

L'une d'entre elle semble particulièrement sensible: la mission propose d'instaurer un jour de carence "d’ordre public", au sens où il ne pourrait pas être compensé financièrement par les employeurs. Aujourd'hui de nombreux accords de branche ou d’entreprise prévoient une prise en charge des trois jours de carence imposés par la Sécurité sociale, précisent les auteurs. Une situation qui mettrait ainsi les salariés du privé à égalité avec les fonctionnaires qui, eux, ne sont pas payés le premier jour de leur arrêt.

Le télétravail comme alternative aux arrêts

... https://www.bfmtv.com/economie/un-trait ... bXWepG2zRc

T'es malade, mais tu continues à être productif et pressé comme un citron, en bossant de la maison
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 27 Fév 2019, 23:26

Supprimer un jour férié ? "C'est un sujet de réflexion auquel je suis ouvert", affirme Jean-Michel Blanquer

Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer s'est dit "ouvert" à la possibilité de supprimer un jour férié, dans une interview accordée au Parisien dimanche.

"Un sujet de réflexion". Le président Macron avait évoqué la possibilité de supprimer un jour férié - un jour travaillé non-payé - pour financer la dépendance des personnes âgées, dès 2018. Une option à laquelle Jean-Michel Blanquer n'est pas opposé. "Je ne pense pas que ce soit le remède à tous nos problèmes, mais c’est un sujet de réflexion auquel je suis ouvert", a-t-il déclaré au Parisien, reconnaissant que "nous avons beaucoup de jours fériés."

... https://www.europe1.fr/societe/supprime ... 7G_u-9t0Qk
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 28 Fév 2019, 11:33

Pour l’hébergement d’urgence, un budget en baisse de 57 millions d’euros

Il y a d’un côté cette photographie d’Emmanuel Macron penché devant la tente d’un sans-abri et de l’autre ce chiffre.

Il y a d’un côté cette photographie d’Emmanuel Macron penché devant la tente d’un sans-abri et de l’autre ce chiffre de 57 millions d’euros qui indigne les associations.

Le budget des centres d’hébergement va-t-il baisser ?

Ce sont bien 57 millions d’euros d’économies étalées sur quatre ans (dont 20 millions ont déjà été réalisées en 2018) qui viennent en moins dans les crédits des quelque 780 centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), des structures accueillant des personnes en difficulté pour des périodes allant jusqu’à plusieurs années dans une perspective de réinsertion.

... https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/ar ... Okq9cl3XyI
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 10 Mar 2019, 16:28

Gilets jaunes: Griveaux "étonné" de voir la France "sur une liste entre le Venezuela et Haïti"

Michelle Bachelet, haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'Onu, demande une "enquête approfondie" sur l'usage excessif de la force par la police.

"Est-ce bien raisonnable?" Par la voix de Benjamin Griveaux puis de Christophe Castaner, le gouvernement a réagi à la demande de l'ONU de mener une "enquête approfondie sur tous les cas de rapportés d'usage excessif de la force" pendant les manifestations des gilets jaunes. Et l'un comme l'autre n'ont pas caché leur agacement de voir la France mise au même niveau démocratique que le Venezuela ou Haïti.

... https://www.huffingtonpost.fr/2019/03/0 ... YXa9Zp0P8c
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede Pïérô » 28 Mar 2019, 16:14

CHASSE AUX PAUVRES

Une proposition de loi est tombée à l'Assemblée le 20 mars dernier visant à supprimer le RSA pour qui quiconque se rend coupable "d’exactions lors des manifestations". On la retrouve sur le site officiel de l'Assemblée Nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/15/pr ... on1780.asp

Depuis le 17 novembre, des centaines de milliers de gilets jaunes battent le pavé dans toute la France. Ce mouvement concerne majoritairement les personnes les plus démunies socialement, qui se battent pour une vie digne. La répression à laquelle ils font face est sans précédent dans l'histoire des mouvements sociaux du XXIème siècle. Le délire sécuritaire franchit un nouveau pas encore avec cette proposition de loi.

Plus les Gilets Jaunes se battent pour la dignité, plus on les contraint à la pauvreté. Bientôt, nous n'aurons plus rien à perdre !

https://www.facebook.com/rouendanslarue ... =3&theater
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede Pïérô » 07 Avr 2019, 13:36

La loi anti-casseur censurée ?

La loi anti-casseur censurée ? Vraiment ?

Nous connaissons une période tumultueuse : une séquence politique qui marquera à jamais la France. Les nouvelles vont vite et les rebondissements du feuilleton médiatique sont quotidiens. Pour autant les informations ne peuvent pas être placées sur la même échelle d’obsolescence et certaines d’entre elles marquent bien des tendances dans le durcissement politique actuel. C’est le cas de la loi dite « anti-casseur ».

Rappelons-nous : mi-janvier Edouard Philippe faisait les premières annonces à son sujet. Tous les fantasmes policiers pour mettre à mal ce qu’il restait de pratiques offensives dans les manifestations voyaient enfin le jour. Cette proposition de loi bafouait du même coup une bonne part du fameux « droit de manifester ». Interdictions de manifester pour les individus « à risque », délit de dissimulation du visage, principe du casseur-payeur faisaient parti du package proposé par le gouvernement.

Après différents allers-retours expéditifs entre l’assemblée et le sénat (afin de répondre au plus vite aux nécessités de la situation), Emmanuel Macron renvoyait le texte devant le conseil constitutionnel tel un bon élève attaché aux principes républicains. Ce conseil, sans grande surprise, a retiré l’article le plus controversé. C’est ainsi que la chronique se jette sur cette soi-disante censure pour occulter le scandale réel de l’événement : la loi anti-casseur a bel et bien été approuvée et la quasi-intégralité de ce qu’elle prévoyait est effectivement adopté. Notons que le considérant 24 valide sur le principe l’idée d’interdiction de manifester pour toutes personnes « à risque », et cela prépare amplement le terrain pour l’adoption d’un tel texte dans un futur proche (source : https://www.vududroit.com/…/loi-anticasseurs-censuree-com…/…)

Cette nouvelle étape dans l’arsenal répressif dont bénéficie le gouvernement sera effectif dans les semaines qui viennent pour tenter d’asphyxier non seulement le mouvement des gilets jaunes mais aussi tous les mouvements sociaux à venir. L’adoption de la loi anti-casseur vient confirmer que tous les fantasmes policiers et répressifs d’hier sont les nouvelles lois d’aujourd’hui. Elle confirme également que les seules réponses gouvernementales sont sécuritaires et non sociales.


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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede Pïérô » 20 Avr 2019, 12:54

Communiqué AL

Notre-Dame de Paris : Un toit c’est donc un droit ?

Un chef-d’œuvre du patrimoine mondial qui subit un incendie, c’est triste. Mais tout de même, n’y a-t-il pas un deux poids deux mesures qui devrait indigner un peu plus ?

La destruction partielle de monuments faisant partie du patrimoine architectural est déplorable. Cette charpente constituée d’un millier de chênes centenaires, partie en fumée. L’anéantissement du travail et de la souffrance de milliers d’ouvrières et d’ouvriers...

Mais tout de même, la « mobilisation nationale » autour de cet événement en dit long sur les priorités des capitalistes...

Des milliers de mort-es au fond de la méditerranée ? Rien... Déjà des dizaines de femmes tuées par leur compagnon en 2019 ? Rien... Des femmes accouchent dans leurs voitures ? Rien… Monsanto continue à empoisonner le monde agricole ? Rien... Pas d’argent pour les hôpitaux, l’enseignement, les minimas sociaux, les transports collectifs….

Un monument historique perd son toit ? Union nationale, machinthon… Les riches débloquent un milliard en deux jours et appellent les pauvres à donner aussi.

Les suites de l’incendie de lundi dernier montre que de l’argent il y en a. A nous d’aller le chercher !

Alternative libertaire, 18 avril 2019


http://www.alternativelibertaire.org/?N ... ebMHge8MGo
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede Pïérô » 01 Juin 2019, 21:52

Tarifs de l’électricité : non, Monsieur de Rugy, l’augmentation n’est pas due aux salariés d’EDF
Alors que les tarifs réglementés de l’électricité augmentent de 5,9 % ce 1er juin 2019, le ministre de la Transition Écologique rejette toute responsabilité du gouvernement et renvoie la faute sur les coûts de production d’EDF, le principal producteur d’électricité en France. Les salaires et les avantages des agents de l’ancienne entreprise publique sont pointés du doigt par François de Rugy.
... https://rapportsdeforce.fr/classes-en-l ... u1yrIcMDqs

Les mensonges de Monsieur De Rugy sur les raisons de la hausse des tarifs de l’électricité
La vraie raison de la hausse des tarifs de l’électricité est liée à l’augmentation des prix de marché de l’électricité, elle-même expliquée principalement par la hausse des prix des matières premières (gaz en particulier), comme la délibération de la CRE le décrit : « L’évolution des tarifs réglementés de vente proposée par la CRE s’explique principalement par la conjoncture internationale, avec une hausse des prix des énergies depuis janvier 20181.
... https://solidaires.org/Les-mensonges-de ... mmIRuDuB3Q
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