Un quinquennat Macron-MEDEF

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Messagede bipbip » 01 Sep 2018, 20:28

Que se lèvent les « Gaulois réfractaires » contre le président des très riches !

Dans un pays ou la consommation représente 55% du produit intérieur brut, le quasi blocage des pensions de retraite, des allocations familiales et de l’APL en 2019 et 2020 va appauvrir des millions de gens et produire un effet récessif qui fera augmenter le chômage. Tous ces Français ont de bonnes raisons de se conduire en « Gaulois réfractaires » fustigés hier par Emmanuel Macron au Danemark pour justifier sa politique au service des nantis.

Dans l’entretien accordé par le Premier ministre au Journal du Dimanche daté du 26 août, deux extraits ont souvent été relevés mais peu analysés par les commentateurs. Ils méritent pourtant d’être vus comme porteurs de contradictions au delà de la volonté d’enfumage de ce gouvernement. Edouard Philippe nous informe que « dès le 1er septembre 2019, les cotisations salariales sur les heures supplémentaires seront supprimées pour tous les salariés dans le privé comme dans le public. Pour une personne payée au SMIC, cette mesure représentera en moyenne plus de 200€ supplémentaires par an», dit-il.

Le Premier ministre ne précise pas combien d’heures supplémentaires seront nécessaires chaque semaine pour que la suppression des cotisations salariales du smicard sur ces heures-là lui donne un peu plus de 16 € par mois en moyenne. Mais on sait que cela ne coûtera pas un centime à son employeur qui empochera la plus-value produite par ces heures supplémentaires. Car le gouvernement paiera la différence via nos impôts. Dans le même entretien, Edouard Philippe précise aussi que certaines prestations « augmenteront de 0,3% par an en 2019 et en 2920 : l’aide personnalisée au logement, les allocations familiales, les pensions de retraite».

... https://www.humanite.fr/que-se-levent-l ... hes-660022
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Messagede bipbip » 02 Sep 2018, 16:18

Quand le candidat Macron promettait de "préserver le niveau de vie des retraités"

Avec la désindexation des pensions de retraite sur l'inflation, le président Macron revient sur une promesse de campagne.

C'était l'un des engagements phares d'Emmanuel Macron pendant la campagne de 2017. Mais la promesse, martelée par candidat d'En Marche! à la présidentielle, de "maintenir" le pouvoir d'achat des retraités ne sera finalement pas tenue en 2019, ni en 2020. L'annonce faite dimanche 26 août de la désindexation pendant deux années consécutives des pensions de retraite par rapport à l'inflation vient d'atomiser le leitmotiv présidentiel, le fameux "je fais ce que j'ai dit".

Après la hausse de la CSG ponctionnant depuis janvier les pensions supérieures à 1200 euros, ce sont désormais tous les retraités (à l'exception des bénéficiaires du "minimum vieillesse") qui subiront une perte de pouvoir d'achat face à l'inflation, comme l'a calculé le HuffPost dans le détail. Mais contrairement à l'augmentation de la CSG clairement annoncée pendant la présidentielle, le candidat Macron n'avait jamais dit que la revalorisation des pensions ne suivrait pas la hausse des prix. Tout au contraire, l'ancien ministre de l'Économie affirmait en mars 2017 sur France 2 au sujet des retraités qu'"il n'y aura pas de perte de pouvoir d'achat" s'il était élu. "Le niveau de vie des retraités, on doit le préserver" annonçait-il même dans un clip de campagne vantant les mérites de son projet de réforme des retraites, comme le montre notre vidéo en tête d'article.

... https://www.huffingtonpost.fr/2018/08/2 ... _23510537/
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 05 Sep 2018, 07:51

François de Rugy, l’écolo Macron-compatible

François de Rugy remplace Nicolas Hulot au ministère de l’Ecologie. Bio express d’un écologiste venu d’EELV mais devenu soutien sans faille d’Emmanuel Macron.

... https://reporterre.net/Francois-de-Rugy ... compatible
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Messagede bipbip » 06 Sep 2018, 16:11

Rencontre à Matignon : « C’est un pseudo-dialogue », estime Eric Beynel (Solidaires)

Le Premier ministre Édouard Philippe a entamé mercredi 29 août une série de rencontres avec les organisations de salariés et d’employeurs pour évoquer les réformes sociales de la rentrée. Ces réunions font suite à l’assurance donnée par le chef de l’État le 17 juillet de les associer davantage aux réformes. Reçu vendredi dernier à 18 h 30, le représentant de l’Union syndicale Solidaires Eric Beynel nous livre son appréciation.

Cette rencontre à Matignon marque-t-elle un changement de méthode du gouvernement ?

L’entretien a duré une heure, mais il n’en ressort pas grand-chose. C’est un pseudo-dialogue. Pour le gouvernement, il s’agit de donner l’impression de discuter avec les organisations syndicales, mais c’est uniquement un affichage. C’est un gouvernement gestionnaire qui remplit des cases. Il a rencontré pendant une heure 13 organisations syndicales et les a écoutées. Pour lui, la case dialogue social : c’est fait ! C’était un peu la même chose l’été dernier pendant les ordonnances. Sur le fond, il n’y a absolument rien de modifié à la politique de Macron. Si nous n’avons pas un vrai débat sur les décisions à prendre, et les moyens à mettre derrière, cela ne sert strictement à rien

... https://rapportsdeforce.fr/pouvoir-et-c ... s-09022151
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 06 Sep 2018, 20:06

Vanessa Jérome : « François de Rugy ne nuira pas aux lobbies »
La nomination de François de Rugy au poste de ministre de la Transition écologique et solidaire est « cohérente » avec la politique d’Emmanuel Macron, explique à Reporterre la sociologue Vanessa Jérome. Elle nous dresse son portrait : libéral, sécuritaire, professionnel de la politique…
... https://reporterre.net/Vanessa-Jerome-F ... ux-lobbies

M. Macron, président de la Négation écologique
La nomination de M. de Rugy comme ministre et l’absence de réaction du pouvoir à l’appel de Nicolas Hulot sont un révélateur : il n’y a pas de compromis possible entre le néolibéralisme et une politique écologique. Et il n’y a rien à attendre du pouvoir qui ne serait pas gagné par la lutte.
... https://reporterre.net/M-Macron-preside ... ecologique

Edouard Philippe repousse à 2035 le cap des 50 % de nucléaire
Pour le Premier Ministre, l’objectif des 50 % de nucléaire dans le mix énergétique sera atteint « à l’horizon 2035 ». Alors que la loi de Transition énergétique, adoptée sous la présidence de François Hollande, fixait la date de 2025, déjà en novembre 2017 Nicolas Hulot, alors encore ministre, avait annoncé que le calendrier ne pourrait pas être tenu.
... https://reporterre.net/Edouard-Philippe ... -nucleaire
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede Pïérô » 07 Sep 2018, 12:16

Le Rugy et la fureur : la nomination qui indigne

Le successeur de Nicolas Hulot sera-t-il à la hauteur ? Le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire est déjà la cible de nombreuses attaques, passif politique gratiné oblige.

... http://www.regards.fr/environnement/art ... ui-indigne
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede Pïérô » 07 Sep 2018, 22:55

Chronique d’une année scolaire : petits soucis annoncés

Le 2 août, dans le quotidien régional Ouest France, E. Phillippe et J-M. Blanquer ont présenté leur réforme de l’éducation. La casse du service public continue, et le management fait des ravages. Entre le dédain affiché face aux professionnels et la limitation des dépenses, les années scolaires prochaines s’annoncent mal.

Le rapport Cap 22 est parsemé de pistes diverses et variées sur l’éducation. Certaines des idées ont été mises de côté par le ministère, d’autres sont conservées et seront appliquées dès la rentrée. En prenant la parole dans un journal de la presse quotidienne régionale, le ministre annonce les orientations prises pour les trois années à venir. Que les réformes engagées ne fassent pas l’objet d’une communication aux professionnels devient une habitude de ce ministère qui use des médias pour sa communication personnelle et qui apprécie l’été pour faire passer en douce sa réforme et les nouveaux programmes.

Travailler plus pour gagner plus, enfin si on peut

La première annonce concerne le salaire des enseignants. La perspective de hausse des salaires est mise en avant. Les enseignants du second degré pourront effectuer des heures supplémentaires, ce qui limitera d’autant l’embauche pourtant nécessaire de remplaçants. Pour les enseignants du premier degré, il leur faudra aller enseigner en zone d’éducation prioritaire (REP+), et la prime allouée sera calculée par rapport aux résultats de leurs élèves. Cette mesure vise ainsi à faire remonter artificiellement le niveau des élèves aux évaluations nationales qui seront effectuées en CP et CE1. Une prime au mérite donc, à l’obéissance et à la concurrence entre collègues et écoles.

Une réforme à moyens constants

Comme la plupart des réformes mises en place dans l’éducation, celle-ci se fera également à moyen constant. Ce qui signifie que la priorité étant mise sur le premier degré, le second degré verra des postes disparaitre. Les postes supprimés émaneront principalement de la réforme du lycée, qui va permettre de diminuer le nombre de postes en abaissant le volume horaire d’enseignement. Or, les prévisions du ministère de l’Éducation nationale annoncent près de 30 000 élèves en plus en 2018 et près de 40 000 en 2019 pour le second degré. C’est donc une certitude qu’à la rentrée, notamment dans les collèges, les classes seront surchargées. J-M. Blanquer va ainsi devenir le premier ministre de l’Éducation à manœuvrer le navire avec un budget en baisse par rapport aux années précédentes.

13 académies au lieu de 26

La réforme s’attaque aussi aux académies. L’idée du ministère est de faire coïncider le nombre d’académies avec le nombres actuels de régions. L’idée est d’éviter « la métropolisation excessive ». L’étalement de certains territoires risquent surtout d’éloigner encore plus les enseignants des instances administratives de direction. La principale justification de la réforme est bien dans les économies réalisées dans la gestion des personnels. Cette mesure nécessite une totale régionalisation des personnels. Mais les enseignants pourraient ainsi également être nommés à l’échelle des régions académiques.

Il semblerait que Blanquer ait décidé de faire table rase de l’Éducation nationale, en mettant en avant la concurrence, l’externalisation de compétences et la gestion des ressources humaines comme leviers à la destruction de l’école publique.

Déca


https://larotative.info/chronique-d-une ... -2880.html
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 08 Sep 2018, 20:23

Arrêts maladies de moins de 8 jours, l'indemnisation ça craint !

"Encore des économies sur le dos des malades !" s'indigne France-assos-santé suite à la décision du Gouvernement de faire porter par l’employeur la totalité de la prise en charge des indemnités journalières pour les arrets de travail-maladie de moins de 8 jours. Cette union des associations des usagers de la santé s'en explique dans le communiqué ci-après.

"Le gouvernement doit agir vite pour assurer l’équilibre budgétaire auquel il s’est engagé auprès notamment de ses partenaires européens. Résultat : l’annonce en urgence d’une série de mesures visant à réduire la dépense publique, mesures qui concernent le sanitaire et le social et qui risquent d’ébranler fortement les principes mêmes de notre système de sécurité sociale.

Une porte ouverte vers la fin des indemnités journalières pour les arrêts de travail de moins de 8 jours

Faire porter par l’employeur la totalité de la prise en charge des indemnités journalières pour les arrêts de travail de moins de 8 jours, constitue une faille potentiellement lourde de conséquences dans les missions de l’assurance maladie obligatoire. C’est la porte ouverte à la réduction du droit des salariés aux indemnités journalières parce qu’elles feront l’objet de négociations au sein de chaque entreprise.

On voudrait détricoter le système de mutualisation solidaire des financements de la sécurité sociale, en le remplaçant par une mise à contribution plus individualisée au niveau de chaque entreprise, qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Des mesures sanctionnant d’abord les 20 millions de malades chroniques

Le gouvernement essaie de calmer le jeu en expliquant que cette mesure modificative de prise en charge des indemnités journalières ne concernera pas les affections de longue durée puisqu’elle ne porterait que sur les arrêts de moins de 8 jours ! Quelle vision purement technocratique de la vie quotidienne de la plupart de nos concitoyens en ALD : la vie au long cours avec la maladie, ce n’est pas forcément être en arrêt de travail long. C’est souvent avoir une activité professionnelle conciliable avec la maladie, ce qui implique de pouvoir recourir à des arrêts de travail de courte durée lorsque nécessaire. C’est précisément ce qui permet de faciliter la compatibilité entre les exigences d’une vie professionnelle et les contraintes de la vie avec la maladie. Si le régime de l’ALD est en principe protecteur puisqu’il prévoit que soient exclus les jours de carence en cas d’arrêt de travail quelle qu’en soit la durée, la pratique démontre hélas une méconnaissance fréquente de cette règle, volontaire ou pas… soit que le médecin prescripteur de l’arrêt de travail ne vise pas le régime de l’ALD, soit que la CPAM n’ouvre pas le droit à l’ALD.

Stigmatiser les arrêts courts, c’est donc stigmatiser avant tout les personnes confrontées à la maladie : NON les arrêts de travail de courte durée ne sont pas que des congés déguisés, des arrêts de confort. Ils permettent le maintien au travail de millions de personnes vivant avec la maladie, pour lesquelles la suspicion induite par une telle communication est difficilement supportable."


https://www.humanite.fr/arrets-maladies ... int-660024
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 08 Sep 2018, 20:54

Démissions, licenciements, ruptures conventionnelles, le point et les droits des salariés

Les ruptures conventionnelles individuelles ou collectives sont-elles en train de se substituer aux démissions et aux licenciements ? Et quels droits pour les salariés ?

C’est ce qu’il ressort de la dernière étude de la DARES CDD, CDI : les embauches et les ruptures

En résumé chiffré, les motifs de rupture du contrat de travail ont été en 2017 :

- les démissions dans 40% des cas,

- les fins de périodes d'essai dans 20% des cas,

- les licenciements pour motif personnel dans 20% des cas,

- les licenciements pour motif économique et les départs en retraites dans 10% des cas de rupture,

- les ruptures conventionnelles individuelles - RCI et les ruptures conventionnelles collectives (RCC) dans 10% des cas. Cependant ces dernières qui ne sont effectives que depuis septembre 2017 (2008 pour les ruptures collectives individuelles) augmentent considérablement et tendent à se substituer aux licenciements ou aux PSE (plans sociaux économiques). C’est le cas chez PSA (Peugeot), Pimkie, IBM, Les Inrocks, la Société générale, Téléperformance, Dunlop etc. pour lesquels un accord RCC a été signé entre la direction et certains syndicats.

La différence est que les ruptures conventionnelles individuelles ne nécessitent que l’accord du salarié intéressé alors que les collectives nécessitent un accord collectif dans l’entreprise.

... https://www.humanite.fr/demissions-lice ... ies-657241
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 09 Sep 2018, 13:07

EDF veut prolonger les réacteurs nucléaires au-delà de 40 ans

Une consultation publique a été lancée, jeudi 6 septembre, sur les améliorations à apporter aux réacteurs nucléaires de 900 MW pour prolonger leur exploitation au-delà de quarante ans. Alors que la programmation pluriannuelle de l’énergie doit être dévoilée le mois prochain et que le Premier ministre vient de revoir à la baisse les ambitions de réduction de la part de l’atome dans le mix énergétique, la perspective d’une sortie progressive du nucléaire s’éloigne.

... https://reporterre.net/EDF-veut-prolong ... -de-40-ans
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 09 Sep 2018, 19:55

Pour soit disant lutter contre l'augmentation du nombre d'arrêts maladie, le gouvernement voulait passer de 3 à 7 jours de carence en faisant plus ou moins payer les 4 jours supplémentaires au patronat. Le patronat a refusé. Le gouvernement cherche une autre solution pour augmenter le nombre de jours de carence.
Mais pas du tout à s'attaquer à l'augmentation des charges de travail ou des heures de travail ou encore l'allongement de la vie au travail et les nombreuses maladies qui en découlent. Au contraire, il supprime les CHSCT, pulvérise le code du travail, la médecine du travail, l'inspection du travail, défiscalise les heures sups, repousse l'âge de départ en retraite...
https://www.facebook.com/luttesinvisibles/

Arrêts maladie : la nouvelle bataille du gouvernement
Édouard Philippe a demandé une évaluation des causes de la hausse de 4 % des arrêts de travail. Objectif, réduire les dépenses de la Sécu et enrayer l’absentéisme qui a encore progressé en 2017.
« Cette fois, ça suffit ! », s’agace Jacques Battistoni, le président de MG-France, premier syndicat de médecins généralistes. Et il l’a dit jeudi à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn qui le recevait. « Les médecins ne sont pas responsables de la hausse continue des arrêts maladie. Regardez plutôt ce qui se passe dans les entreprises, explique-t-il, les conditions de travail qui se dégradent, la pénibilité, et des salariés que l’on récupère avec des troubles musculo-squelettiques, des dépressions, des syndromes d’épuisement… ».
... http://www.leparisien.fr/economie/arret ... 1481423551
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 12 Sep 2018, 20:04

"Un mauvais signal pour la moralisation de la vie politique" : l'association Anticor dénonce la candidature de Richard Ferrand à la tête de l'Assemblée

Alors que Richard Ferrand est pressenti pour prendre la présidence de l'Assemblée nationale, l'association Anticor, qui lutte contre la corruption dans la vie publique, rappelle le devoir d'exemplarité du quatrième personnage de l'Etat.

Il brigue le poste depuis longtemps. Alors que la nomination de François de Rugy au ministère de la Transition écologique laisse vide le perchoir de l'Assemblée, le chef de file des députés LREM, Richard Ferrand, a déjà déposé sa candidature, assure Le Figaro. Mais ses détracteurs lui reprochent son implication dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne, pour laquelle il a été visé par une information judiciaire menée par le parquet national financier (PNF) pour "prise illégale d’intérêts" à la suite d'une plainte de l'association Anticor. Son président, Jean-Christophe Picard, estime en effet que cette candidature "n'est pas le meilleur choix", alors que l'enquête vient tout juste d'être dépaysée à Lille.

... https://mobile.francetvinfo.fr/politiqu ... ebook.com/
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 13 Sep 2018, 00:48

BUDGET 2019 : Un budget de sacrifices !

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https://solidaires.org/BUDGET-2019-Un-b ... sacrifices
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 13 Sep 2018, 20:21

Les premiers chiffres accablants des ordonnances Macron

UNE MINISTRE DU TRAVAIL "HORS SOL"

Les premiers chiffres accablants des ordonnances Macron

Le gouvernement annonce et se félicite de la baisse drastique du nombre de représentants du personnel et des contentieux aux prud’hommes, suite aux différentes réformes du droit du travail (Lois Macron 2015 et 2017 notamment).

De manière parfaitement hypocrite, le gouvernement prétend que ces réductions de droits vont permettre de « fluidifier le dialogue social ». Son objectif à peine voilé de s’attaquer aux moyens dont disposent les salariés pour se défendre face à un patronat tout puissant est atteint : la voie juridique se referme pour les salariés empêchés de saisir les prud’hommes et la voie de la représentation se referme par la diminution du nombre d’élus. Ne manque que l’attaque des syndicats qui se matérialise par l’instauration d’un conseil d’entreprise interdisant aux syndicats de négocier ou par le référendum à la main de l’employeur qui lui permet de contourner les syndicats et de faire voter les salariés selon des modalités fort peu démocratiques.
« Les élus sont moins nombreux mais seront tellement mieux formés ! », ose prétendre le gouvernement dans un accès de cynisme. Bien évidemment, la réalité est tout autre puisque la diminution du nombre d’élus ne s’accompagne en rien d’une augmentation proportionnelle des moyens, que ce soit en nombre d’heures de délégation, de jours de formation, de facilitation des moyens de communication en direction des salariés etc.

Le gouvernement ne cherche pas à fluidifier mais bien à étouffer toute forme de résistance au pouvoir patronal et d’expression dans l’entreprise.

L’élu devient un « couteau suisse » censé gérer les questions individuelles et collectives, les questions économiques et de santé, les activités sociales et culturelles, en bref, un élu omnipotent mais avec des moyens ridicules ! « 9000 CSE contre 23000 CHSCT auparavant », annonce encore le gouvernement ; qui peut croire que cela va améliorer la prise en charge des problématiques de santé, de sécurité et de qualité de vie des salariés ?

Quant au nombre de saisines des tribunaux du travail, il passe de 176 000 à 127 000 en à peine deux ans. Et, ces chiffres ne prennent pas en compte les effets de la diminution drastique de l’indemnisation pour licenciement illégal ! Faut-il rappeler à un gouvernement qui se prétend républicain que le fondement d’un État de droit passe par une justice accessible et effective : le code du travail n’est qu’une coquille vide si les tribunaux permettant de le faire respecter sont inaccessibles. Ruptures conventionnelles, complexification de la procédure, indemnisation dérisoire… tout est fait pour écarter les salariés de la Justice.
Et, l’on finira par la baisse du nombre de plans de sauvegarde de l’emploi, remplacés par des ruptures conventionnelles collectives qui n’offrent absolument pas les mêmes garanties de reclassement et qui permettent de licencier massivement et en toute légalité, alors que l’entreprise ne connaît aucune difficulté économique !

Les chiffres et les annonces du gouvernement parlent d’eux-mêmes : les salariés voient leurs droits s’éloigner et la précarité s’installer, notamment avec une diffusion du CDI de chantier.
Pour un véritable droit du travail et à la négociation dans votre entreprise, la CGT, FO, Solidaire, UNEF et UNL appellent à se mobiliser le 9 octobre prochain.

CGT, Montreuil, le 11 septembre 2018


http://www.cgt.fr/Les-premiers-chiffres ... acron.html
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 13 Sep 2018, 23:50

Justice. Macron fait les poches des gens sous tutelle

Afin de compenser des coupes budgétaires, un décret vient d’augmenter la participation financière des personnes sous protection juridique. Les associations s'insurgent.

epuis l’épisode de la baisse des APL, on savait que le gouvernement n’avait aucun scrupule à piocher dans la poche des plus vulnérables pour leur faire payer l’addition de ses choix politiques. Il vient de récidiver, cette fois en s’attaquant aux ressources, souvent bien maigres, des personnes sous tutelle ou curatelle.

Un décret du 31 août 2018, en vigueur depuis le 1er septembre, revisite, en effet, les modalités de financement des mandataires chargés de la protection juridique. Avec, pour principale mesure, de demander aux personnes accompagnées, dont la moitié vit en dessous du seuil de pauvreté, de participer davantage au coût de leur protection ! Les derniers de cordée ont intérêt à se cramponner…

Les adultes placés sous protection juridique paient une partie des montants versés aux associations ou à leurs proches chargés de leur suivi. Un reste à charge déterminé par un barème précis. C’est ce barème que le gouvernement a décidé de tripatouiller afin de compenser de funestes coupes budgétaires. Dans la loi de finances 2018, le Parlement, sur proposition de l’exécutif, a voté une baisse des dotations destinées aux associations et services tutélaires. « Il a décidé, par un calcul purement arithmétique, d’augmenter la participation des adultes protégés afin de permettre aux associations tutélaires de fonctionner avec un budget égal à celui des années précédentes », déplore la direction de l’Unapei, fédération qui défend les personnes handicapées mentales et leur famille.
Avec Macron, la franchise disparaît

Concrètement, l’ensemble des taux de prélèvement appliqués aux personnes sous tutelle ou curatelle ont été relevés. Et, surtout, la « franchise » qui s’appliquait en dessous d’un seuil minimal a été supprimée. L’affaire est technique mais vaut explication. Pour les personnes sous protection dont les revenus sont inférieurs ou égaux à l’allocation adulte handicapé (AAH), soit 819 euros par mois, pas de changement. Elles continuent d’être exemptées de participation. Pour les autres, l’addition va se corser. Jusqu’ici, leur participation était calculée sur leur revenu annuel déduit d’une « franchise » égale au montant de l’AAH sur un an (9 828 euros). Par exemple, si vous gagnez 10 000 euros, on enlève 9 828 et on calcule la participation sur les 172 euros restants. Avec Macron, c’est fini. La franchise disparaît. À partir de 820 euros par mois, vous êtes ponctionné sur l’intégralité de vos revenus. Selon certains calculs, une personne percevant 850 euros par mois va voir sa contribution passer d’environ 2,20 euros à 7,50 euros. Soit 340 % d’augmentation. Merci qui ?

Cela « aura des conséquences dramatiques sur les personnes ayant de très faibles ressources », a mis en garde l’Union nationale des associations familiales (Unaf), vendredi dernier. Qui rappelle que la moitié des personnes protégées vit en dessous du seuil de pauvreté, soit 1 015 euros par mois en 2015, selon l’Insee. L’Unaf redoute des « effets néfastes sur le niveau de vie de ces personnes, qui vivent déjà dans une très grande précarité ». De leur côté, l’Unapei et les Petits Frères des pauvres ont dénoncé, dans un communiqué commun, une « réforme injuste ».

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