Un quinquennat Macron-MEDEF

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 26 Avr 2018, 17:37

Macron à Washington : Donald, me voilà !

Non content de céder à Washington au souhait de Donald Trump de piétiner l’accord sur le nucléaire iranien au risque d’allumer de nouvelles tensions guerrières, le président Macron s’est voulu complice du «nouvel ordre mondial» désiré par le Président nationaliste des États-Unis, analyse Bruno Odent, journaliste de l’Humanité.

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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 26 Avr 2018, 21:03

Bernard Arnault à la maison blanche avec Emmanuel Macron

Emmanuel Macron s’était défendu d’être l’ami de Bernard Arnault, P-DG du groupe LVMH, lors de l’interview présidentielle sur BFMTV et Mediapart. Pourtant, le milliardaire était l’un des deux seuls patrons français à participer mardi soir au dîner présidentiel à la Maison Blanche avec Donald Trump.

... https://www.capital.fr/economie-politiq ... mi-1284817
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 30 Avr 2018, 16:12

Medef. Pour Gattaz, le million d’emplois est proche

En pleine mobilisation sociale, le patron des patrons salue les réformes économiques du gouvernement et l’encourage à continuer dans cette voie.

Pierre Gattaz vole à la rescousse du gouvernement. Voyant bien que la colère sociale ne s’éteint pas et que les mauvais sondages s’accumulent depuis un moment, le président du Medef soutient ouvertement l’action du président de la République. Les mesures efficaces à ses yeux « sont en train de se faire » et les Français doivent faire preuve de « patience » pour voir des résultats concrets. Il n’empêche que l’ancien banquier d’affaires les mène avec « pragmatisme », pour assurer le développement économique des entreprises. « Bravo », a-t-il lancé hier à l’adresse d’Emmanuel Macron sur l’antenne de France Inter.

«Aujourd’hui nous sommes à 680 000 emplois créés ; à ce rythme, nous serons à la fin de l’année proches du million d’emplois promis en 2013… Objectivés, pardon, pas promis », s’est repris in extremis le patron des patrons, qui se gargarise de la hausse de la croissance et de la création de « 300 000 emplois » sur l’année 2017. L’augmentation exacte est plutôt de 270 000 emplois, selon un document de l’Insee publié le 18 avril. Il se garde bien de préciser que cette hausse est en écrasante majorité constituée d’emplois très précaires. Entre 2016 et 2017, les trois quarts des créations d’emplois ont été le fait de contrats courts (CDD, intérim, et emplois aidés) ou d’apprentissage : 200 000 sur le total de 270 000. Quant aux emplois à temps partiel, leur nombre a progressé de 50 000…

Le démantèlement du Code du travail ? On « peut mieux faire »

Toutefois, pour Pierre Gattaz, le président de la République tient le bon bout et doit poursuivre sur cette voie : « Ça va dans le bon sens et il faut continuer ainsi pour que l’économie et l’entreprise aillent mieux. » Pour lui, pas de doute, le pays « doit se réformer beaucoup plus rapidement, parce que le monde bouge, parce que le numérique arrive, parce que les autres pays vont vite », estime-t-il, en reprenant à son compte les éléments de langage d’Emmanuel Macron.

... https://www.humanite.fr/medef-pour-gatt ... che-654459



Vers de nouveaux cadeaux aux patrons

Selon la presse, un groupe d'experts a été chargé par le gouvernement de réfléchir à de nouvelles suppressions de taxes sur les entreprises. Cette année, elles ont déjà bénéficié de 20 milliards d'euros de réductions d'impôts.

Cette mesure va contribuer encore à l'accroissement des profits des grandes entreprises. Et du même coup les finances publiques vont servir à les engraisser plus encore.

Les travailleurs y contribuent de deux façons. Tout d'abord par le travail qu'ils fournissent. Mais aussi par les impôts qu'ils payent, et en particulier les taxes : la TVA, les taxes sur les carburants, la CSG, etc....

Faire payer les travailleurs par tous les bouts, pour augmenter les profits du patronat, c'est le principal objectif de ce gouvernement. Et dans ce domaine, il ne chôme pas !

https://www.lutte-ouvriere.org/breves/v ... 07286.html
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 30 Avr 2018, 23:01

À force de frôler le ridicule, on finit par tomber dedans.
1er degré : circulaires Blanquer
C’est officiel Jean-Michel Blanquer sera bien ce nouveau ministre moderne qui fait du neuf avec du vieux : le retour aux « bonnes vieilles méthodes » d’une école rétrograde avec en exergue le retour à la méthode syllabique pure ! Effet politique garanti, résultats pédagogiques anéantis...
Les représentations passéistes de l’enseignement de M. Blanquer ne feront qu’accroître les inégalités d’accès à la culture scolaire. Concernant le lire/écrire, l’exemple de la méthode syllabique privilégie la question du déchiffrage et de la lecture à voix haute au détriment de l’activité intellectuelle de lire. Quelle représentation de la lecture et de l’écriture nos apprenant-e-s vont-ils-elles se forger ? « Lire, c’est déchiffrer » sans y chercher de sens ?
Dans le journal Le Parisien, M. Blanquer a annoncé la publication de 4 notes de services au B.O, l’une portant sur l’enseignement de la grammaire et du vocabulaire, l’autre sur la lecture, une troisième concernerait l’enseignement du calcul tandis que la dernière circulaire traite elle de la résolution de problèmes.
Les intentions de M. Blanquer sont claires : mettre fin à la liberté pédagogique. Entre l’imposition de la méthode syllabique concernant l’apprentissage de la lecture, et le retour à la « leçon de grammaire », ce sont autant d’injonctions qui vont à l’encontre de la liberté pédagogique des enseignant-e-s.
... http://www.sudeducation.org/A-force-de- ... le-on.html

Parcoursup : plus qu’un problème technique, une soumission de l’école à la loi du marché
Parcoursup : plus qu’un problème technique, une soumission de l’école à la loi du marché
Entretien réalisé le 7 avril 2018 avec Erwin Mangione et Stéphane Chameron (1)
Questions de classe(s)
Le gouvernement a voulu faire du fiasco de l’inscription dans le supérieur l’année dernière un problème purement technique, mais les étudiants et les enseignants ont tout de suite compris que le problème est lié avant tout à un manque d’investissements et de places.
... https://www.questionsdeclasses.org/?Par ... -la-loi-du

Blanquer : l’enseignement passé... au Kärcher !
Monsieur Blanquer peut féliciter ses spécialistes en communication : ses déclarations, en particulier au Parisien du 25 avril, veille de la publication au Bulletin officiel des circulaires correspondantes, sont un modèle de rhétorique, tout à fait propre à rassurer l’électorat le plus conservateur.
... https://www.questionsdeclasses.org/?Bla ... au-Karcher
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 02 Mai 2018, 17:36

Révision de la constitution : Macron vers la monarchie absolue

Pour conforter la Ve République, l'hyper président Emmanuel Macron renforce ses pouvoirs au détriment d'un Parlement avec moins de députés, mais aussi des citoyens toujours écartés.

Emmanuel Macron avait déjà dit que la France manquait d’un roi. C’était en 2015. Depuis son élection, il s’évertue à renforcer la monarchie républicaine de la Ve République: réunion du Congrès pour un discours présidentiel la veille de la déclaration de politique générale du Premier ministre, recours régulier au faste du château de Versailles pour des événements présidentiels, etc. Même Nicolas Sarkozy n’en faisait pas autant !

La révision constitutionnelle annoncée pousse la logique encore plus loin. Le but d’Emmanuel Macron est de conforter la Ve République. Son Premier ministre Edouard Philippe l’a dit clairement: «La philosophie d’ensemble [du régime] sera bien entendu préservée. Car il ne s’agit ni de revenir à la IVe République, ni de passer à la VIe République.» L’hyper-président sortira renforcé, le Parlement encore abaissé, les citoyens toujours écartés.

... http://www.liberation.fr/debats/2018/04 ... ue_1644284
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede Pïérô » 02 Mai 2018, 22:49

Suppression de l’« exit tax » : la gauche dénonce un « cadeau de plus aux plus riches »

Emmanuel Macron veut supprimer l’« exit tax », un dispositif décidé par Nicolas Sarkozy pour lutter contre l’évasion fiscale. Le Président y voit « un message négatif aux entrepreneurs ». Pour le sénateur PCF Eric Bocquet, cela confirme le « positionnement ultralibéral » du chef de l’Etat.

Si Emmanuel Macron voulait alimenter la petite musique de « Président des riches », il ne s’y prendrait pas autrement. Lui assure qu’il est avant tout un Président pro-business. Mais son annonce de supprimer « l’exit tax » suscite déjà, à gauche, mais aussi à droite, de nombreuses réactions d’indignation.

... https://www.publicsenat.fr/article/poli ... FA.twitter
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 03 Mai 2018, 15:39

Emmanuel Macron fait encore une fleur aux grandes fortunes

Le chef de l’Etat annonce dans un magazine américain vouloir supprimer une taxe instaurée pour limiter la domiciliation à l’étranger des grandes fortunes, taxe instaurée par Sarkozy et ayant rapporté 800 million d’euros en 2016.

Est-ce parce qu’il s’y exprime en anglais qu’Emmanuel Macron s’est fait « cash » ? En accordant un entretien au magazine des affaires Forbes, le président de la République y a fait l’annonce de la prochaine suppression d’une taxe qui concerne les grandes fortunes, " l'exit tax". Cette imposition, qui s'applique depuis que Nicolas Sarkozy l’a instaurée en mars 2011, vise à dissuader le transfert de domicile fiscal à l'étranger en imposant les plus-values sur des participations détenues par un contribuable quittant la France. Taxe qui disparaît même, si un chef d’entreprise qui devient résident en Belgique pour échapper à l’impôt en France, attend huit ans avant de revendre son entreprise.

... https://www.humanite.fr/emmanuel-macron ... nes-654762
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 06 Mai 2018, 17:31

Macron, un an d’« imposture » agricole et environnementale, selon Attac

Dans « L’imposture Macron », Attac et la Fondation Copernic dressent un bilan catastrophique de la première année d’Emmanuel Macron à l’Élysée. Ceta, reculs sur la loi hydrocarbures et le glyphosate, nouvelles autoroutes… Ses mesures agricoles et environnementales ne valent guère mieux, observent Aurélie Trouvé et Maxime Combes, qui ont contribué à cet ouvrage.

... https://reporterre.net/Macron-un-an-d-i ... elon-Attac
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 06 Mai 2018, 23:37

Paris. En marche ! pour vendre les HLM

Des élus macronistes parisiens défendent ce vendredi un vœu visant à se séparer, chaque année, de 1 % du parc social. Une initiative dénoncée par la majorité municipale.

... https://www.humanite.fr/paris-en-marche ... hlm-654847
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede Pïérô » 07 Mai 2018, 12:28

En Marche arrière - La Réforme Pénicaud

La réforme de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’assurance chômage est une nouvelle attaque du capital contre le salariat. En Marche pour la régression sociale.

La ministre du travail Muriel Pénicaud a dévoilé son nouveau projet de loi : la réforme de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’assurance-chômage. Selon la ministre, cette réforme est une aubaine pour permettre l’émancipation sociale des travailleurs et des travailleuses, une marxiste dans l’âme Madame la ministre.

Cette nouvelle attaque coordonnée avec la classe dominante repose d’une part dans une « privatisation » de la formation professionnelle, en annulant la compétence aux régions pour la transférer aux entreprises en mettant le marché au cœur du dispositif. D’autre part, la loi va fragiliser des cadres de régulation que nous verrons ci-dessous. Cette réforme s’inscrit parfaitement dans le processus de transformation du « modèle social français », une expression qu’Emmanuel Macron répugne. Depuis son entrée à l’Elysée, sa « transformation en profondeur » du système social de solidarité bat à plein régime, avec dans un premier temps les ordonnances avec la loi travail XXL qui ne sont que la continuité de la loi travail El Khomri, puis cette nouvelle réforme proposée par Pénicaud, et enfin la réforme des retraites pour terminer en beauté la déconstruction promis par En Marche de notre système social.

Pour la ministre du travail, cette loi sera créatrice d’espoir pour l’avenir.Pleine de fierté et de démagogie, elle nomme sa loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » avec l’expression bateau « mettre l’usager au centre du dispositif ». Cet argument fallacieux est devenu en l’espace de 15 ans dominant quel que soit le sujet. Très moderne, il prétend que l’individu sera porteur du projet, des décisions et que ses désirs seront pris en considération. Or ce que va faire la réforme, c’est évidemment mettre le marché au centre du dispositif et non l'humain.

Que prévoit la réforme ?

1. La région dépossédée de sa compétence


Dans un premier temps, le financement des Centres de formation d’apprentis (CFA) va considérablement changer. Ils seront désormais financés « au contrat », donc au nombre d’apprentis qui seront accueillis par l’institution. Les régions se verront donc retirer une partie de leur compétence dans la formation professionnelle qu’elles avaient depuis 1983. L’ouverture des CFA passera sous le contrôle des entreprises. En effet, ce sont les branches professionnelles qui vont récupérer le contrôle des ouvertures de structures pour apprentis. Les formations seront façonnées selon le diktat du marché du travail, ce qui aura pour conséquence de mettre en danger environ 700 CFA. En conséquence, les formations à faibles effectifs et celles qui ne seront pas assez rentables pour les exigences du marché sont menacées. L’association des Régions de France (ARF) a critiqué la réforme Pénicaud comme une « privatisation de la formation ». Retirer la compétence aux régions va à l’encontre de la recherche de l’intérêt commun et de la lutte contre les inégalités notamment les inégalités de territoire. Toujours selon l’ARF, cette « privatisation du service public de l’apprentissage décidée par le gouvernement va faire disparaître des formations sur des pans entiers de leurs territoires ». En d’autres termes, les CFA seront mis en concurrence sous le modèle de l’entreprise. La mise en compétition des structures est symptomatique du modèle néolibéral, comme on peut le voir avec la réforme de la SNCF, la tarification des hôpitaux, les institutions du médico-social avec la futur loi Sérafin et le rêve OCDE-UE de privatiser l’éducation nationale.

2. La flexibilité à la Française

Pour ce qui est de l’apprentissage, le gouvernement veut abattre certains cadres de régulation, celui des horaires par exemple. La réforme veut autoriser les apprentis mineurs à travailler jusqu'à 40 heures par semaine au lieu de 35 heures actuellement. En première année, un apprenti mineur est payé 25% du SMIC soit 375 euros. Déjà que la rémunération est faible, augmenter le travail des mineurs est une agression contre le monde du travail et la jeunesse. La toute puissance de l’employeur est encore une fois au premier plan devant le droit des employés. Mais le gouvernement va plus loin en retirant la passage obligatoire aux prud’hommes pour le droit de licencier un apprenti pour faute grave ou inaptitude. La conséquence attendue est que des employeurs pourront mettre un maximum de pression sur leurs apprentis et se détacher d’eux en prenant pour cause une inaptitude quelconque qui sera plus difficile à vérifier.

L’embauche pour les apprentis pourra également se faire tout au long de l’année pour que les entreprises aient plus de « souplesse » dans le calendrier. En d’autres termes, pour que les entreprises ne soient plus dans l’obligation de s’ajuster au rythme scolaire. Encore une fois, derrière cette nouveauté pour aider l’employeur se cache une autre difficulté, mais pour l’apprenti. Imaginons qu’un employeur embauche un jeune en apprentissage en plein milieu de l'année scolaire, comment l’apprenti va pouvoir rattraper 5 mois de retard ? Quels dispositifs ont été réfléchis afin de remédier à ce problème ? Tout le monde sait que s’inscrire dans une formation en court d’année est quelque chose de complexe. A quel moment prenons-nous en compte les difficultés non pas du marché mais de l'humain ?
De plus, la tranche d’âge va s’élargir jusqu'à 30 ans contre 26 ans actuellement. L’allongement de l’âge ne serait-ce pas une tentative de plus pour faire travailler des personnes à faible cout ?! En effet, un apprenti en première année de plus de 21 ans est payé 53% du smic. Pour un employeur, payer la moitié d’un smic un homme de 30 ans pour le faire travailler 40 heures par semaine est une aubaine !

Comme toujours, le néolibéralisme et sa sainte flexibilité doit se justifier et lâcher un peu de lest "social". C’est pourquoi la réforme prévoit de revaloriser la rémunération des apprentis de 30 euros par mois ainsi qu’une aide de 500 euros pour le permis de conduire, indispensable à toute mobilité, un point qui n’est pas négligeable devant le prix exorbitant du permis de conduire.

Le système de formation ne sera également plus contrôlé par les « partenaires-sociaux » donc les syndicats et le patronat mais par une agence régionale : « France Compétences » composé de l’Etat, des syndicats et du patronat. L’instance contrôlera les prix et la qualité des formations. Tout comme l’assurance chômage, l’Etat veut reprendre la main sur certaines questions liées à la formation et au chômage. De plus, les Petites et Moyennes Entreprises (PME) toucheront chacune une nouvelle aide de 6000 euros par an et par apprenti en CAP ou Bac Professionnel. Pour terminer, la ministre du travail planifie dans sa réforme des actions afin de faciliter l’emploi des personnes en situation de handicap, un sacré paradoxe quand on sait que c’est Emmanuel Macron qui a détruit l’intégration professionnelle des personnes en situation invalidante en 2015.

3. Un contrôle massif sur les chômeurs

Pour les néolibéraux, le problème du chômage de masse n’est pas l’incapacité du champ de production de fournir un travail, mais la responsabilité devient inhérente à l’individu et à lui-seul. Le contrôle sur les chômeurs sera donc renforcé en obligeant les demandeurs à fournir des renseignements mensuels sur leurs prospections d’emploi. Le contrôle s’intensifie donc en complémentarité avec la fameuse « offre raisonnable d’emploi » qui ne pourra être réfutée qu’une seule fois par le demandeur au risque d’avoir une suspension d’allocation. Or nous savons depuis plus de 10 ans que ce type de dispositif ne fonctionne pas. Par exemple la dégressivité des allocations, une étude de l’Insee de 2001 avait évalué son impact entre 1992 et 2001 et conclusion : « Avec ce système, les allocations-chômage étaient devenues trop peu généreuses. Du coup, cela incitait les demandeurs d’emploi les plus qualifiés à reprendre vite un travail. Mais ils acceptaient souvent des postes sous qualifiés pour leur profil, entraînant des réactions en cascade. Puisque les moins qualifiés avaient encore plus de mal à se recaser ». Pour terminer, il y aura également de nouvelles sanctions : si le demandeur ne se rend pas à un entretien avec son conseiller, il sera puni par un mois de radiation avec bien entendu suspension des allocations.

Le politique d'En Marche : Trouvons des coupables et non des solutions durables

4. Le marché au centre de dispositif

Selon Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT : « C’est une réforme qui à un goût de retour au contrat première embauche » afin de « généraliser les contrats précaires ». Nous sommes dans cette dynamique construite depuis les années 90, soit une logique d’employabilité. C'est-à-dire que l’individu doit se vendre comme une marchandise aux exigences du marché du travail. C’est pourquoi cette réforme va permettre au champ de production de faire intérioriser un bloc de compétences pour que les jeunes soient employables sur le marché, pour qu’ils puissent s’adapter à ses aléas et à son instabilité.

Le Medef s’est évidemment aussitôt réjouie de cette réforme : « Ainsi, les branches et les entreprises sont placées au cœur du système, le cadre juridique de l’apprentissage est simplifié, les démarches d’apprentissage sont assouplies, l’organisation est libérée de nombreuses contraintes et la réactivité est encouragée pour tenir compte de l’évolution des besoins en compétences des entreprises et des jeunes ».

En définitif, c’est une nouvelle offensive du gouvernement contre le monde du travail pour faire frémir l’appétit du capital. La loi n’est que la continuité de la réforme du travail mais également des attaques contre tous les champs possibles : la santé, le rail, les étudiants, la fonction publique et bientôt la réforme des retraites. En l’espace d’une seule année, les dégâts sont déjà considérables, le gouvernement se croit invincible dans tout ce qu’il entreprend. Une chose est sûre, si toutes ces attaques simultanées vont à leurs termes d’ici la fin de l’année, ce sera l’une des plus grandes défaites du 21ème siècle pour le salariat et les classes dominées.


https://blogs.mediapart.fr/edition/decr ... e-penicaud
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 08 Mai 2018, 21:53

Emmanuel Macron, un an de présidence impérieuse

Depuis son accession à l’Elysée, il y a un an, le président a installé une pratique verticale du pouvoir qui emprunte souvent à la symbolique monarchique.

Toutes éclairées, les fenêtres de l’Elysée étincellent dans la nuit d’hiver. Ce 1er mars, Emmanuel et Brigitte Macron reçoivent au palais. Dans le cadre des « jeudis de l’Elysée », le couple présidentiel attend quelque 200 personnes pour une « soirée russe » : Casse-Noisette et Sérénade pour cordes, de Tchaïkovski, d’abord, puis le conte musical de Prokofiev Pierre et le Loup, interprété par l’orchestre de la garde républicaine et dans lequel le président de la République joue le récitant.

Une première sous la Ve République. Si les prédécesseurs d’Emmanuel Macron avaient tous organisé des événements culturels à l’Elysée, aucun ne s’était ainsi mis en scène. Louis XIV, en revanche, jeune roi féru de danse, avait pour habitude d’interpréter des personnages dans les ballets donnés à la cour. « Pour qu’il y ait cour, il faut qu’il y ait courtisans », relativisait dans la foulée de la représentation un conseiller élyséen, soucieux de couper court à la comparaison. Le même précisait que le public invité était composé de personnels du palais, de pupilles de la nation ou d’enfants des hôpitaux. « Ni people ni VIP, mais la lingère de l’Elysée et son fils », résumait le conseiller, en parlant d’une soirée « très simple ».

... http://www.lemonde.fr/emmanuel-macron/a ... sEG3PD3.99
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 10 Mai 2018, 15:05

Élysée. Avec Macron, l’ancien monde supplante le nouveau

Un an après son élection, le président Macron offre en bilan des riches courtisés, un chômage en baisse insuffisante pour être perçue, et une brutalité de l’exercice du pouvoir. Sous l’apparence de rupture, un ancien monde persiste.

Assuré d’être élu face à Marine Le Pen, le candidat avait tout loisir pour mettre en scène son accession au pouvoir, et il ne s’en était pas privé. Le cadre du Louvre, la longue marche solitaire jusqu’au pupitre, toute cette pompe bien peu républicaine avait pour but d’effacer le soir même de l’élection les conditions hors normes de la campagne. Le symbole, vu alors comme simplement grandiloquent, apparaît différemment un an plus tard, et passe désormais pour ce qu’il est : la marque, au fond, qu’un ancien monde a réussi en fait à supplanter le « nouveau » qu’était censé incarner Emmanuel Macron. Car c’est un ancien monde fait de solutions libérales, de conquêtes sociales en matière de travail mises à bas, de zadistes empêchés d’alternative, d’un contrôle des chômeurs en même temps qu’une attention extrême aux soucis des plus fortunés, qu’incarne depuis le 7 mai l’hôte de l’Élysée. Tolérance zéro pour les premiers, absolue pour les seconds. Il est loin le candidat de la bienveillance. Le président a pris goût à l’autoritarisme permis par le recours aux ordonnances. Selon un sondage Ifop, 73 % des personnes interrogées le jugent ainsi « autoritaire », et seulement 30 % « proche des Français ».

« tout est dédié à la croissance du capital. De ceux qui en ont »

... https://www.humanite.fr/elysee-avec-mac ... eau-654920
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 10 Mai 2018, 18:01

Universités. Les fausses promesses de Parcoursup
Une place pour chacun et des moyens supplémentaires pour tous : telles sont les promesses de la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur. Mais l’analyse du financement de ces mesures démontre l’ampleur de la supercherie.
... https://www.humanite.fr/universites-les ... sup-654579

Parcoursup. La loterie remplace le tirage au sort
Parcoursup, le système d’admission à l’université, rendra ses premières réponses le 22 mai. Une sélection arbitraire et injuste que continuent de dénoncer les étudiants en lutte.
... https://www.humanite.fr/parcoursup-la-l ... ort-655091
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 11 Mai 2018, 01:08

Flagrant déni de démocratie

AirFrance : malgré la claque du référendum, Bruno Le Maire invoque la « réalité des efforts à faire »

Coup de braqué dans la communication de la direction d’AirFrance et de l’Etat, principal actionnaire de la compagnie. Avant le référendum, c’était la « minorité de grévistes » qui était montré du doigt. Après l’expression majoritaire des salariés en faveur de la grève et des hausses de salaires, on entend persifler que les salariés d’AirFrance auraient perdu la « raison ». « La seule voie de la raison » assure le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, « c’est qu’il y a des efforts à faire ». Il n’y a pas d’alternative, assurent-ils. Et la démocratie n’est bonne à prendre que lorsqu’elle se confine dans ce non-choix.

... http://www.revolutionpermanente.fr/AirF ... ts-a-faire
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 12 Mai 2018, 14:06

Élysée. Emmanuel Macron, du déni au mépris

Muet sur les mouvements sociaux en cours, le chef de l’État défend une vision du pays mythifiée, déniant, au cours d’un entretien télévisé, toute légitimité à ceux qui luttent.

Drôle de télescopage dans la communication gouvernementale. Tandis que les responsables LREM, effectuant le bilan d’un an d’Emmanuel Macron à l’Élysée, admettent désormais que la baisse des APL était une « mauvaise décision », pour le secrétaire d’État à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, « une connerie inévitable » même, selon le patron des députés macronistes, Richard Ferrand, le président dit en somme tout le contraire. Dans un nouveau documentaire qui lui est consacré, diffusé lundi soir, Emmanuel Macron, face caméra à l’Élysée, assène son mépris pour « ceux qui pensent que le summum de la lutte c’est les 50 euros d’APL », qu’il met en regard des « valeurs » pour lesquelles le colonel Beltrame est mort lors des attentats de Trèbes. D’un côté, « le colonel Beltrame est mort parce que la France, ce sont des idées, des valeurs, quelque chose d’une guerre qui le dépasse ». De l’autre, « les gens qui pensent que la France, c’est une espèce de syndic de copropriété où il faudrait défendre un modèle social qui ne sale plus (sic), une République dont on ne connaît plus l’odeur ».

La sortie du président, qui ne relève pas du dérapage et dont il est illusoire d’attendre un quelconque regret, participe de la construction d’Emmanuel Macron comme président décomplexé. La réponse laconique à Mediapart du secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, quand est pointé un conflit d’intérêts entre une fortune familiale et ses fonctions passées (lire ci-dessous) dit beaucoup aussi du sentiment d’impunité qui prévaut. Rendre des comptes, mais pourquoi diable ? Là où le langage dépourvu de mesure rencontre l’inconscient, Emmanuel Macron incarne, à l’heure d’entamer sa seconde année à l’Élysée, un président hors-sol, qui n’a de mots pour les mouvements sociaux en cours. Le président qui veut faire peuple en allant à sa rencontre, devant les infirmières ou les cheminots, est le même qui se plaint que « l’on invoque la tragédie dès qu’il faut réformer ceci ou cela (…) Ces gens-là ne savent pas ce que c’est que l’histoire de notre pays ».

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