Un quinquennat Macron-MEDEF

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 14 Nov 2017, 12:34

Déchets radioactifs : Nicolas Hulot confirme sa soumission au lobby nucléaire

- M. Hulot reprend le terme de "solutions" alors que n’existent que des options
- Il affirme sans preuve que l’enfouissement serait "la moins mauvaise solution"

Jeudi 9 novembre, au Sénat, le ministre Nicolas Hulot a définitivement prouvé, si le doute était encore permis, qu’il est totalement soumis à l’industrie nucléaire dont il reprend mot pour mot les "éléments de langage".
.
En effet, M. Hulot a déclaré que l’enfouissement des déchets les plus radioactifs (à Bure, dans la Meuse), était "la moins mauvaise solution".
.
Or, toute personne qui a étudié la question sait qu’il n’existe aucune solution à la question des déchets radioactifs : tout au plus peut-on parler d’options. Utiliser le terme de "solution" revient à se soumettre à la communication de l’industrie nucléaire qui tente de faire croire qu’elle peut régler les graves problèmes qu’elle cause.
.
D’autre part, c’est avec la plus grande légèreté que Nicolas Hulot a prétendu que l’enfouissement serait "la moins mauvaise" de ces "solutions".
.
Sur quelles bases M. Hulot, qui ne s’est jamais préoccupé de la question du nucléaire, a-t-il fait cette affirmation ? A-t-il étudié en détail l’ensemble des hypothèses ? Non : il s’est contenté de répéter les mots attendus par l’industrie nucléaire mais aussi par les entreprises comme Bouygues et Vinci qui attendent de gagner beaucoup d’argent avec le projet Cigeo d’enfouissement des déchets radioactifs.
.
Quelques jours après avoir reporté aux calendes grecques l’hypothèse d’une réduction de la part du nucléaire dans la production française d’électricité, Nicolas Hulot prouve définitivement - pour ceux qui nourrissaient encore quelques illusions - qu’il n’est qu’un jouet aux mains de l’industrie nucléaire, à commencer par le Premier ministre (directement issu d’Areva) et le Président de la république, pronucléaire forcené.


http://www.observatoire-du-nucleaire.or ... article345
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 33136
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 14 Nov 2017, 21:44

Quelques changements importants à savoir au 1er novembre

7 changements importants ont eu lieu le 1er novembre : trêve hivernale, carte grise, état d’urgence, convention chômage, tarifs du gaz et des médecins,Pacs et quelques autres. Décryptage et démarches.

... https://www.humanite.fr/quelques-change ... bre-644908
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 33136
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 16 Nov 2017, 20:38

Ordonnances, sécurisation de l'emploi, dialogue social... est-ce bien vrai tout ça?

Qu'y a-t-il derrière la sécurisation de l'emploi, le dialogue social, le renforcement des négociations collectives et la valorisation des responsabilités syndicales annoncés par les ordonnances Macron ? Analyse et commentaires du Syndicat des avocats de France.

Comme à chaque manifestation contre les ordonnances, le Syndicat des avocats de France SAF est présent ce jeudi 16 novembre, pour apporter un autre son de cloche aux salariés. Qu'est-ce que cachent ces ordonnances intitulées "sécurisation des relations de travail", "renforcement de la négociation collective", "nouvelle organisation du dialogue social... et valorisation des responsabilités syndicales" etc.

Le 15 septembre, une semaine avant la publication des CINQ ORDONNANCES le SAF procédait à leur analyse et à des commentaires Téléchargeables toujours d'actualité deux mois après. Aperçu sous frome de questions-réponses.

... https://www.humanite.fr/ordonnances-sec ... -ca-645692
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 33136
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 18 Nov 2017, 20:22

Des substances cancérigènes exclues du nouveau compte pénibilité

Dans la version allégée du compte pénibilité mise en place par les ordonnances Macron, les agents chimiques dangereux ne sont plus considérés comme des facteurs à risques.

Alors que le cancer est la première cause de mortalité en France et que les polémiques autour des substances nocives s’enchaînent, la mesure a de quoi étonner. L’ordonnance Macron relative à la pénibilité au travail réduit le nombre de facteurs considérés comme « à risque », dans le nouveau compte professionnel de prévention (C3P), qui succède au compte pénibilité.
Le gouvernement a décidé de retirer certains critères sous la pression du patronat

... http://www.lemonde.fr/emploi/article/20 ... yDWS6qY.99
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 33136
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 18 Nov 2017, 22:39

"Bienvenue en Macronie" (Solidaires Gard)

Décryptage par le témoignage de différents syndicalistes de Solidaires Gard des conséquences de la politique du gouvernement Macron.

Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 33136
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 18 Nov 2017, 23:24

CP À 12 : le renoncement

Macron contredit Blanquer

Le 2 octobre 2017, la fédération SUD éducation était reçue par le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. À cette occasion, le Ministre s’est gargarisé de la mesure visant à instaurer les CP à 12 en REP+. Il est allé jusqu’à évoquer une “mesure sociale extrême”.
Il a ensuite assuré aux représentant-e-s de SUD éducation qu’il était déterminé à étendre la mesure aux CP en REP et aux CE1 REP+ à la rentrée 2019, et aux CE1 en REP dès la rentrée 2020.
Mais depuis, le 14/11, le Président de la République indique que les dédoublements seront effectifs “dans le quinquennat”.
Le discours est clair : les coupes budgétaires maintenant, le budget pour une école reproduisant un peu moins les inégalités sociales attendra.

http://www.sudeducation.org/CP-A-12-le-renoncement.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 33136
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 21 Nov 2017, 10:02

À Bonn, Emmanuel Macron se fait le porte-parole du lobby nucléaire

À Bonn, Emmanuel Macron a opposé réduction de la part du nucléaire et protection du climat, reprenant les discours éculés de l’industrie nucléaire et justifiant ainsi le recul du gouvernement sur l’échéance de 2025.

Cette instrumentalisation de la cause climatique est d’autant plus inacceptable que le gouvernement ne tient pas ses promesses en matière de mesures concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Si des milliards sont accordés à Areva et EDF sans discussion,les moyens ne sont pas au rendez-vous pour la rénovation énergétique, ni pour le financement des territoires à énergies positives. Le climat n’est donc pour Emmanuel Macron qu’un prétexte à des coups de com’ et à la défense des lobbies ?

Loin d’être un atout dans la lutte contre l’effet de serre, le nucléaire est un verrou au développement des vraies solutions que sont les économies d’énergie, la sobriété et les énergies renouvelables. Le gouvernement semble ignorer les scénarios qui démontrent que sortie du nucléaire et respect des engagements climatiques vont de pair. À l’inverse, repousser la fermeture de réacteurs signifie engloutir des centaines de milliards d’euros dans le sauvetage d’une industrie à bout de souffle et le rafistolage hasardeux de centrales en fin de vie… au détriment d’une politique climatique ambitieuse et au risque d’un accident !

Entre les coûts exorbitants du "nucléaire du futur" (EPR, ITER, Astrid...), du rafistolage du parc et de la gabegie d’EDF et Areva, le fiasco technique et financier a assez duré ! Pour commencer à sortir enfin de l’impasse nucléaire, faudra-t-il attendre un accident majeur - qu’aucune assurance ne couvrira ?


http://www.sortirdunucleaire.org/A-Bonn ... -parole-du
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 33136
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 23 Nov 2017, 19:03

Lunettes remboursées à 100% : "On n'est pas là pour offrir des montures Chanel à tout le monde",
selon Agnès Buzyn

La ministre de la Santé est revenue sur la promesse d'Emmanuel Macron de prendre en charge à 100% les lunettes, ainsi que les prothèses dentaires et auditives.

"S'agissant des lunettes, des prothèses dentaires et de l'audition, je fixe l'objectif de 100% de prise en charge d'ici à 2022." Invitée mardi 21 novembre par l'association des journalistes de l'information sociale (Ajis), la ministre de la Santé a détaillé la mise en œuvre de la promesse de campagne d'Emmanuel Macron.

"On n'est pas là pour offrir des montures Chanel à tout le monde ou des verres antireflet qui filtrent la lumière bleue, a précisé la ministre, le but est de se mettre d'accord sur un panier de soins nécessaires, et que tout le monde puisse y avoir accès."

"Une déclaration méprisante"

L'objectif principal est donc de définir un panier de soins de base indispensables pour les Français, puis d'y ajuster le financement nécessaire, détaille Le Figaro. "Mon premier point, c'est la définition du panier de soins. Ensuite on travaillera sur les coûts. Je n'ai pas une enveloppe financière prédéfinie dans laquelle j'essaie de faire entrer les soins au chausse-pied", a repris Agnès Buzyn.

Cette déclaration n'a pas manqué de faire réagir les internautes. Beaucoup ont dénoncé un mépris envers les personnes les plus modestes.

... https://www.francetvinfo.fr/sante/rembo ... 79601.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 33136
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 23 Nov 2017, 20:08

Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 33136
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 23 Nov 2017, 21:04

CP À 12 : le renoncement

Macron contredit Blanquer

Le 2 octobre 2017, la fédération SUD éducation était reçue par le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. À cette occasion, le Ministre s’est gargarisé de la mesure visant à instaurer les CP à 12 en REP+. Il est allé jusqu’à évoquer une “mesure sociale extrême”.

Il a ensuite assuré aux représentant-e-s de SUD éducation qu’il était déterminé à étendre la mesure aux CP en REP et aux CE1 REP+ à la rentrée 2019, et aux CE1 en REP dès la rentrée 2020.
Mais depuis, le 14/11, le Président de la République indique que les dédoublements seront effectifs “dans le quinquennat”.

Le discours est clair : les coupes budgétaires maintenant, le budget pour une école reproduisant un peu moins les inégalités sociales attendra.


http://www.sudeducation.org/CP-A-12-le-renoncement.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 33136
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 27 Nov 2017, 15:55

Logement social - Devant le Sénat l’intersyndicale exige la suppression de l’article 52

Image

https://www.solidaires.org/Logement-soc ... ssion-de-l


Le gouvernement taxe les personnes retraitées les plus démunies

Image

https://www.solidaires.org/Le-gouvernem ... s-demunies
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 33136
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 27 Nov 2017, 19:14

Mesdames et Messieurs les ministres, arrêtez de piétiner les libertés syndicales !

Image

https://www.solidaires.org/Messieurs-le ... syndicales


Au croisement des répressions
Tribune unitaire en soutien à SUD Éducation 93


« Nous en avons assez des tergiversations et des atermoiements de tous ces “responsables’’ élus par nous qui nous déclarent “irresponsables’’ (...). Nous en avons assez du racisme d’État qu’ils autorisent. »
Pierre Bourdieu, Contre-feux, 1998

Reprenant les inepties propagées par la fachosphère, c’est un ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qui a attaqué publiquement et devant la représentation nationale le syndicat SUD Éducation 93 pour son stage de formation syndicale « Au croisement des oppressions : où en est-on de l’antiracisme à l’école ? »

Nous sommes pour tout dire supéfait.es de cette atteinte grave aux libertés syndicales comme de la tournure que prend le débat public, virant à la stigmatisation avec beaucoup d’amalgames, d’approximations, voire de mensonges. Cette médiatisation a des conséquences pour les militant.es de ce syndicat qui subissent depuis plusieurs jours menaces, injures, calomnies émanant de l’extrême droite. Et il est inacceptable qu’un ministre légitime cette entreprise.

Avant toute chose il faut rappeler l’évidence : oui ce stage de formation syndicale est bien un stage antiraciste, visant à combattre les discriminations raciales.

Alors, on peut avoir des réserves sur la pertinence des méthodes employées par SUD Éducation 93 dans ce stage, dont celle qui fait couler beaucoup d’encre, les ateliers en non-mixité. Nous pouvons même, après tout, être en désaccord et en débattre. Mais il y a des impostures agitées par les détracteurs de SUD Éducation 93 que nous ne pouvons accepter.

Les deux ateliers non-mixtes (sur neuf) constituent une partie seulement du programme du stage, dont une grande part se déroule en plénière, mixte. Il ne s’agit donc absolument pas d’un stage « interdit aux blancs » comme plusieurs médias ont cru pouvoir l’affirmer.

Ces ateliers restent organisés dans un but : déconstruire des mécanismes d’oppressions avec pour finalité de mieux comprendre le racisme pour mieux le combattre aujourd’hui.

Comme l’a expérimenté le mouvement féministe avec intérêt, l’intention de la méthode de non-mixité est bien de chercher à faire avancer l’égalité… celle-là même qui s’inscrit aux frontons de nos mairies sans se traduire dans les faits pour des millions de nos concitoyen.nes. Et c’est cela qui devrait être la préoccupation des pouvoirs publics.

Mais, c’est à l’opposé de cette préoccupation que Jean-Michel Blanquer a annoncé vouloir attaquer en diffamation le syndicat SUD Éducation 93 pour l’usage des mots « racisme d’État ».

Nous demandons au ministre : faudra-t-il demain mettre au pilon l’abondante littérature scientifique qui utilise cette expression et en analyse les déclinaisons, malheureusement bien concrètes ? Faudra-t-il demain bannir des écrits et travaux de Michel Foucault, Pierre Bourdieu ou d’autres les pages qui l’évoquent ?

Nous ne pouvons pas non plus accepter la répression antisyndicale et sa judiciarisation croissante, impulsée par le sommet de l’État. Au moment où Jean-Michel Blanquer attaque le syndicat SUD Éducation, Muriel Pénicaud met à pied une inspectrice du travail également membre de SUD et sanctionne deux militants de la CGT.

Le cas présent nous amène bien « au croisement des répressions » : surfant sur les paniques identitaires, le ministre de l’Éducation nationale s’aligne sur le calendrier dicté par l’extrême droite pour chercher à disqualifier le mouvement social et faire diversion face aux contestations.

Nous exigeons que toutes les poursuites à l’égard de SUD Éducation 93 soient immédiatement abandonnées.
• Bally Bagayoko, maire-adjoint de Saint-Denis ;
• Ludivine Bantigny, historienne, maîtresse de conférences à l’université de Rouen ;
• Olivier Besancenot, porte-parole du NPA ;
• Eric Beynel, porte-parole national de l’Union syndicale Solidaires ;
• Antoine Boulangé, formateur Espé de Paris, syndicaliste FERC Sup CGT ;
• Grégory Chambat, collectif Questions de classe(s) ;
• Anne Clerval, géographe, universitaire ;
• Annick Coupé, membre du Bureau d’Attac ;
• Amel Dahmani, secrétaire de SUD Collectivités territoriales 93 ;
• Christine Delphy, sociologue et féministe ;
• Adèle Dorada, militante d’Alternative libertaire ;
• Véronique Dubarry, conseillère municipale de l’Île-Saint-Denis ;
• Simon Duteil, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires ;
• Mireille Fanon-Mendès-France, pour la Fondation Frantz-Fanon ;
• Ahmed Faouzi, militant syndical, CGT action sociale 67 ;
• Isabelle Garo, philosophe ;
• Jean-Jacques Gandini, avocat honoraire, ancien président du Syndicat des avocats de France ;
• Amandine Gay, réalisatrice, universitaire ;
• Raphael Giromini, enseignant à Aubervilliers, syndicaliste Snes-FSU 93 ;
• Sybille Gollac, sociologue, chercheuse au CNRS ;
• Fabrice Guilbaud, maître de Conférences en sociologie, secrétaire de section Snesup-FSU ;
• Samuel Hayat, historien, chercheur au CNRS ;
• Florence Johsua, sociologue ;
• Rose-Marie Lagrave, sociologue, directrice d’études EHESS ;
• Mathilde Larrère, historienne ;
• Liêm-Khê Luguern, historienne ;
• Gilles Manceron, historien ;
• Audrey Mariette, enseignante-chercheuse à l’université Paris 8 ;
• Sarah Mazouz, sociologue, chargée de recherche au CNRS ;
• Jean-Michel Nathanson, Solidaires Finances publiques ;
• Jean François Pélissier, porte-parole national d’Ensemble ;
• Willy Pelletier, sociologue ;
• Irène Pereira, sociologue ;
• Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération Paysanne ;
• Véronique Ponvert, syndicaliste FSU, École Émancipée ;
• Sandra Regol, porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts ;
• Théo Roumier, Cahiers de réflexions Les Utopiques ;
• Eric Santinelli, secrétaire fédéral SUD Rail ;
• Yasmine Siblot, sociologue, professeure à Paris 8 ;
• Pierre Stambul, Union juive française pour la Paix ;
• Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la Magistrature ;
• Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac ;
• Eddy Talbot, secrétaire fédéral SUD PTT ;
• Boris Vigneault, secrétaire général de la CGT Caisse des Dépôts ;
• Olivier Vinay, élu Émancipation au Bureau national de la FSU

Ce texte a été signé par près de 300 personnes, dont de très nombreuses et nombreux universitaires.

La liste complète des signataires est consultable sur ce site :
https://soutiensudeduc93.wordpress.com


https://www.solidaires.org/Au-croisemen ... epressions
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 33136
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 29 Nov 2017, 09:19

Dossier sur "l’affaire du stage de Sud éduc 93" et le Ministre Blanquer

Pour permettre d’éclairer "l’affaire" du stage anti-raciste organisé par Sud éducation 93 et condamné par le ministre à l’Assemblée nationale devant des députés debouts, voici quelques éléments et positionnements que nous complèterons au fur et à mesure...

http://www.questionsdeclasses.org/?Doss ... e-Blanquer
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 33136
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 30 Nov 2017, 20:18

JM Blanquer, Ministre de l’Éducation nationale, invité sur France inter ce lundi 27 novembre, a montré une nouvelle fois, s’il le fallait, la grande fumisterie de la « grande cause nationale pour l’égalité femmes-hommes » version Macron.

La « grande cause nationale » de JM Blanquer - Égalité femmes-hommes ou sauvetage de la Manif pour Tous ?

JM Blanquer, Ministre de l’Éducation nationale, invité sur France inter ce lundi 27 novembre, a montré une nouvelle fois, s’il le fallait, la grande fumisterie de la « grande cause nationale pour l’égalité femmes-hommes » version Macron.

Lutter contre le sexisme, démonter les stéréotypes qui en sont à la racine et l’alimentent tous les jours, combattre les mécanismes de domination qui se jouent dès la cour d’école… Tout cela demande des moyens, des outils concrets, du temps, une volonté politique forte. Face à cette nécessité, quel est le message de JM Blanquer ?
Discréditer les ABCD de l’égalité, dispositif expérimenté dans certaines écoles primaires qui permettait de traiter spécifiquement, et avec des outils adéquats, la question des stéréotypes de genre. Selon le ministre, ce dispositif aurait été un « échec »…

Parce qu’il n’a pas renversé la tendance d’une société profondément marquée par les stéréotypes sexistes ? Quel dispositif le pourrait, en seulement quelques mois d’une courte existence, dans seulement quelques écoles ?

Parce qu’il a entraîné la levée de boucliers de parents réactionnaires sympathisant-es de la Manif pour Tous ? Quelle complaisance à l’égard de celles et ceux qui souscrivent au sexisme et aux LGBTphobies en défendant les pires stéréotypes (souvenons-nous du slogan « Touche pas à mes stéréotypes de genre ! ») et en menant des campagnes de communication abjectes (souvenons-nous de la campagne où les enfants né-es de PMA sont comparés à des légumes) ! On voit bien où vont ses sympathies idéologiques ! On les invite à l’école !

Cette complaisance est bien la feuille de route du gouvernement sous la présidence Macron (après la supposée « humiliation » de la Manif pour Tous évoquée par le candidat Macron, après les déclarations de Marlène Schiappa prête à discuter avec cette organisation). Que signifie l’insistance de JM Blanquer sur l’inclusion des parents si ce n’est un appel du pied à ce mouvement réactionnaire ?

Hormis cette « mallette parents » brandie comme un talisman et ces rencontres enseignant-es/parents en début d’année, que propose le ministre de concret ? Rien (la réunion explicative en direction des parents sera vite menée). Le « module d’enseignement » annoncé dans les écoles reste une incantation floue, et on peut supposer qu’il subira le même sort que les heures d’éducation à la sexualité prévus par les textes officiels : ne pas être appliqué faute de moyens et de volonté politique. Encore une fois, les personnels sont laissés sans moyens horaires, sans outils pédagogiques, avec leur seule détermination pour traiter ces sujets essentiels.
Ultime gage aux mouvements réactionnaires, JM Blanquer fustige également l’écriture inclusive et défend la perpétuation d’une langue où le masculin serait une forme neutre ! Pourtant, comme le dit Alain Rey « l’accord au masculin est anti-féministe » et le masculin est tout sauf « neutre » : il modèle les représentations des élèves en invisibilisant le féminin.

Il est clair qu’en matière de lutte contre le sexisme et les LGBTphobies, nous n’avons rien à attendre de ce gouvernement. Tout ce que nous gagnerons dans ce domaine, ce sera par une mobilisation forte, à l’image du mouvement contre les violences initié par #MeToo. SUD éducation sera en première ligne pour défendre le développement de pédagogies antisexistes déconstruisant les stéréotypes, pour exiger de vrais moyens alloués aux établissements et aux collègues, pour combattre sans relâche celles et ceux qui voudraient, par leur lobbying réactionnaire nocif, nuire à l’égalité et l’émancipation de toutes et tous.


http://www.sudeducation.org/La-grande-c ... de-JM.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 33136
Enregistré le: 10 Fév 2011, 10:05

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede Pïérô » 01 Déc 2017, 08:32

Le Ministre de l’Éducation s’attaque acutellement à l’écriture inclusive et menace de porter plainte contre un syndicat SUD qui parle de racisme d’État. Réflexions et témoignage d’une professeure des écoles sur les discours actuels de Jean-Michel Blanquer.

Chronique d’une année scolaire : quand le Ministre parle

Depuis quelques jours, M. Blanquer parle. Blanquer, ou comment malmener le savoir et la liberté. Nous sommes à la fin du premier trimestre de l’année scolaire. Je suis inquiète pour la suite de la scolarité de mon ministre de tutelle. Sur le livret scolaire, je coche « compétence partiellement atteinte ».

Oser l’affrontement

Sur la page d’accueil du site de Solidaires [1], on peut lire ces mots :

« Oser l’affrontement ! Il faut faire feu de tout bois, faire front, passer à l’attaque (…)

Il semble que le Ministre de l’Éducation Nationale, M. Blanquer ait décidé de faire de ce message (du moins la partie que je vous donne à lire) son principe d’action. Je ne pensais pas qu’il ferait de ses discours des attaques contre la liberté, même si je savais qu’il défendait une vision utilitariste de l’école. [2] Depuis quelques jours, j’assiste, effarée et consternée, à un feu d’artifice de petites phrases mesquines et fausses de la part de mon ministre de tutelle.

La langue : une et indivisible, surtout celle de bois

Tout commence lors d’un débat sur la grammaire inclusive. Haro sur les manuels qui osent proposer une écriture genrée de termes mixtes. Sus aux professeur-e-s, aux acteur-rice-s, aux homm-e-s politiqu-e-s (c’est vrai, ce n’est pas simple, cette règle d’accord, c’est quoi le générique non genré de l’homme politique, ce n’est quand même pas la femme politique… ?). Pour cesser tout de suite cet épandage de féminisme grammatical, le Ministre déclare :

« Il y a une seule langue française, une seule grammaire, une seule République. »

J’en tombe des nues. Comment peut-on, en étant responsable du discours de l’État, oser asséner une telle contre-vérité, alors même que notre République s’est construite sur la pénalisation et la répression de tous les patois, sur la négation des langues d’origine ? Alors même que la langue française a été figée dans sa grammaire et son orthographe par des notables lettrés, qui ont insisté pour conserver les difficultés résiduelles (des lettres muettes issues de latinisme, des traces des étymologies variées et diverses, des exceptions qui confirment les règles...), car il ne fallait pas que la plèbe puisse (faute d’études, hein, pas faute de génie) la maîtriser trop (car l’on sait que la langue rend libre, les mots et la maîtrise de la lecture sont les bases de l’assise du pouvoir).

Ce même ministre ose quelques heures plus tard déclarer que « le seul arbitre, c’est l’usage », contredisant de facto l’idée même d’une norme qui serait unique et inviolable. Se contredisant totalement. D’un point de vue didactique, j’avoue être surprise. Même si la contradiction est un des leviers nécessaires au débat et à l’argumentation.

La pédagogie simplifiée ou comment nier l’émancipation par le savoir

Il est avéré qu’il existe deux modèles de pédagogie, deux conceptualisations différentes. Le premier, dit modèle ascendant, fait évoluer l’élève du bas vers le haut. Le pédagogue part donc de la base, des mécanismes primaires, pour emmener l’élève vers la compréhension de processus supérieurs. C’est une conduite linéaire et hiérarchisée. Chaque chose en son temps, et petit à petit. L’autre modèle, dit descendant, part de l’ensemble du savoir et le décompose en éléments toujours plus détaillés. L’idée est de partir de la réalité complexe du monde alentour et le décrire, l’expliciter en amenant l’élève à décortiquer son fonctionnement.

« On doit revenir à des élèves qui sachent lire, écrire, compter, respecter autrui. On a besoin d’une pédagogie explicite, progressive, structurée. Il y a des principes pédagogiques de base qu’on ne doit pas oublier qui sont qu’on doit aller du plus simple au plus complexe. »,

Quand le ministre déclare cela, il met en avant, clairement et sans ambiguïté, sa modélisation. Blanquer se réclame du modèle ascendant. Faut-il voir dans cette déclaration la négation du second modèle ? Faut-il comprendre que la liberté pédagogique s’arrête à la porte de son ministère ? Faut-il comprendre qu’il juge obsolète, voire pernicieuse le modèle descendant, qui est pourtant celui dont je me réclame ? Dois-je considérer que la parole de mon ministre est un ordre ?

La liberté de penser et de dire s’arrête à la sienne : Blanquer ou la négation de l’autre

Alors quand en cette semaine, ce même ministre déclare porter plainte contre un syndicat pour l’usage fait de mots, mots par ailleurs qui relèvent de concepts sociologiques, philosophiques, didactiques, et qui demeurent des termes clairs pour évoquer un monde injuste et inégalitaire, je me pose la question de son aptitude à être à la tête d’un ministère du savoir.

En accusant Sud Éducation 93 d’abuser du terme « racisme d’État », en laissant penser que le stage proposé par ce syndicat [3] serait l’occasion de mettre en avant des valeurs racistes, en soulignant qu’il ne peut laisser faire une chose si scandaleuse, M. Blanquer outrepasse ses droits. La liberté syndicale commence par le choix fait des formations proposées. Le texte de présentation du syndicat est le suivant :

« Programmes d’Histoire servant le roman national, sur-orientation dans les filières professionnelles des élèves descendant-e-s des immigrations en particulier postcoloniales, islamophobie et instrumentalisation de la laïcité, politiques migratoires durcies qui concernent de nombreux élèves et leurs familles, violences policières qui touchent les élèves à l’extérieur et dans l’école… L’analyse du racisme d’État dans la société et en particulier dans l’Éducation nationale s’impose. Comment déconstruire chez et avec les enseignant-e-s les discriminations raciales ? Comment travailler avec les élèves pour leur donner des outils de lutte en vue d’une transformation sociale ? »

Le choix des mots est réfléchi et posé, de surcroit éclairé par les propos de chercheurs. Quand le ministre évoque l’aberration que représente la mise en place, lors de ce stage, d’ateliers en « non mixité raciale », il refuse de voir que la liberté de parole passe aussi par des lieux neutres, dans un cadre bienveillant. Stigmatiser la tenue de deux moments de rencontres entre enseignants « racisés » c’est nier le fait qu’ils puissent se vivre comme tels et qu’il puisse être nécessaire de pouvoir l’évoquer [4]. Dans les réseaux féministes, des moments d’échanges non-mixtes existent depuis longtemps, afin de libérer la parole. En ces temps où les discours sur les violences faites aux femmes prennent une réalité concrète, où les médias reconnaissent enfin que dire n’est pas si simple, où il est reconnu et avéré que la décision de dévoiler des faits n’est pas légère à prendre, il est sidérant de constater que ce droit à la parole est déniée aux individus pouvant se sentir stigmatisé du fait de la couleur de leur peau ou de leur nom de famille.

Ma réalité, leurs mots

Car, quoiqu’en pense le ministre, la réalité de terrain de l’école n’est pas laïque, non racisée et égalitaire. La réalité de la vie de tous les jours dans les établissements, c’est une série d’actes et de phrases qui rappellent qu’en France il vaut mieux être blanc pour réussir, ou au moins pour être regardé avec impartialité.

Quand dans un conseil de maîtres, en maternelle, lors de la répartition des élèves pour les classes de l’année suivante, des enseignants proposent de faire attention aux « couleurs » des élèves, pour faire des groupes hétérogènes, que doit-on comprendre ? Si ce n’est que la couleur porte en ses germes l’idée même d’une déficience scolaire.

Quand dans les établissements, on entend cette phrase si fréquemment : « Il a un problème de bilinguisme », parce que sa deuxième langue est l’arabe, ou le turc, ou le tchétchène, ou j’en passe. Alors même que jamais cette phrase n’est prononcée pour les enfants d’ambassadeurs élevés hors de France.

Quand dans les établissements, on entend des parents préférer ne pas avoir cette enseignante d’origine maghrébine, parce que le niveau de langue, la culture, les convictions…

Quand à la cantine, on s’étonne toujours que Youssef mange du porc, parce que quand même avec ce prénom...

Alors, je ne suis qu’une professeure des écoles, de base comme diraient certain-e-s, je n’ai pas vraiment mon mot à dire, encore moins à être entendu. Cependant, je ne laisserai pas mon ministre croire que la langue est un outil dont il pourrait se servir comme d’un joug, je ne lui laisserai pas croire que je vais renoncer à ma liberté pédagogique et à ma liberté de penser sous prétexte que ceux qui ont le droit à la parole auraient raison.

K.D.


Notes

[1] Union syndicale à laquelle appartient Sud Éducation, dont la section de Seine Saint Denis est accusé de diffamation par Blanquer.

[2] Lire ici https://larotative.info/jean-michel-bla ... -2251.html son portrait.

[3] Stage intitulé : « Au croisement des oppressions - Où en est-on de l’antiracisme à l’école ? »

[4] A propos des concepts tels que « racisme d’Etat », « blanchité » ou « racisé », lire cette tribune parue dans Libération http://www.liberation.fr/debats/2017/11 ... ic_1612004 .


https://larotative.info/chronique-d-une ... -2524.html
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 21867
Enregistré le: 12 Juil 2008, 22:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

PrécédenteSuivante

Retourner vers France

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 1 invité