Un quinquennat Macron-MEDEF

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Messagede bipbip » 02 Déc 2017, 19:00

Le gouvernement donne des « kits de licenciement » aux patrons pour leur éviter les vices de forme

L’expression « gouvernement du MEDEF » n’aura jamais été autant d’actualité : la ministre du travail a envoyé vendredi 1er décembre 6 modèles types de lettres de licenciements, pour permettre aux patrons de licencier en toute impunité.

L’ancienne DRH de Danone, aujourd’hui ministre du travail, n’a pas oublié d’où elle venait : le ministère du travail a adressé aux partenaires sociaux un projet de décret pour les ordonnances XXL, concernant les modes de licenciements. C’est donc six lettres-types que les syndicats ont reçus vendredi matin, qui étaient déjà prévues dans les ordonnances et qui révèlent une fois de plus le but de cette loi : faciliter les licenciements à tout prix.

Fabrice Angéi, de la CGT, dénonce « un kit clé en main pour licencier en toute impunité. […] Grosso modo, tout est pré-rédigé et il n’y a plus qu’à mettre le nom de la personne dont on souhaite se séparer ». Si le ministère assure qu’il s’agit avant tout de permettre de dynamiser l’emploi, il s’agit en réalité d’un moyen pour éviter que tout salarié conteste son licenciement.

En effet, le ministère a prévu 6 lettres types, qui seront des formulaires Cerfa, en fonction des motifs de licenciement : disciplinaire (c’est à dire pour faute) ; inaptitude ; non-disciplinaire ; économique individuel ; économique pour des petits licenciements collectifs (entreprises jusqu’à 50 salariés) et pour de grands licenciements (plus de 10 licenciements sur une même période de 30 jours dans une entreprise de plus de 50 salariés). Six modèles que les patrons utiliseront sûrement dès demain avec des effets qui seront immédiats. Car après cette première lettre, l’employé n’aura que quinze jours pour demander une lettre complémentaire pour préciser le motifs du licenciement (qui ne sera plus forcément indiqué sur la première), d’autant plus que le patron aura un « droit à l’erreur » si sa lettre est mal rédigée.

Un mois avant Noël, l’enfant gâté qu’est le patronat français est une nouvelle fois brossé dans le sens du poil. Un cadeau presque trop gros pour être vrai, qui devrait assurer un certain amour des petits patrons envers le président de la République.


http://www.revolutionpermanente.fr/Le-g ... s-de-forme
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Messagede Lila » 03 Déc 2017, 22:04

Violences faites aux femmes : les mesures de Macron « irréalisables » sans moyens regrettent les associations féministes

L’arsenal de mesures annoncé par Emmanuel Macron pour lutter contre les violences faites aux femmes n’a pas pleinement convaincu les organisations féministes, qui ont notamment pointé « un catalogue de mesures irréalisables sans budget ». Si les associations féministes ont salué « l’engagement du président », elles réclament davantage de moyens.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... RWimfj4.99



Égalité filles-garçons: j’ai corrigé la copie de Jean-Michel Blanquer

J’ai cherché d’autres façons d’écrire cela de manière plus élégante et nuancée. Mais je n’ai pas trouvé: le ministre de l'Éducation nationale n’en a rien a foutre de l’égalité entre les sexes.

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, était l’invité de la matinale de France Inter le 27 novembre; il a d’emblée et longuement été interrogé sur l’un des grandes causes d’Emmanuel Macron: «la lutte contre les inégalités filles-garçons à l'école». Plusieurs heures après, j’entends encore l’écho provoqué par chacune de ses réponses, chutant avec fracas dans la vacuité sidérante de sa pensée sur le sujet.

à lire : http://www.slate.fr/story/154409/educat ... mes-hommes
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Messagede bipbip » 05 Déc 2017, 23:40

Blanquer et l’apprentissage de la lecture : comment instrumentaliser l’échec scolaire

La publication du dernier rapport PIRLS sur « la compréhension de l’écrit des élèves de CM1 » vaut moins par les informations fournies que par l’ahurissant spectacle donné dans sa conférence de presse par Blanquer, qui aura réussi, comme à son habitude, à détourner l’attention de l’opinion publique pour tenter de faire passer en en force les conceptions réactionnaires qui lui sont chères.

... http://www.questionsdeclasses.org/?Blan ... er-l-echec
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 06 Déc 2017, 02:37

Macron instaure la fraude en toute légalité au profit des seuls patrons)
« Droit à l’erreur ». Cherchez l’erreur
En vertu des sourires photogéniques de Gérard Darmanin, ce lundi, l’Etat et son administration sont devenus les amis de tout le monde. Désormais, on aura le droit de se tromper sans être sanctionnés. Mais derrière le projet de loi sur la simplification administrative présentée ce lundi en Conseil des ministres, cette seconde batterie de mesure phare de rentrée, après la Loi Travail XXL, se cache, comme dans les décrets Macron de réforme du Code du Travail, un beau paquet de cadeaux aux entreprises : Noël avant-l ’heure, en quelque sorte.
... http://www.revolutionpermanente.fr/Droi ... z-l-erreur


Une nouvelle ordonnance dynamite les délégués syndicaux
Le gouvernent vient de signer en catimini une sixième ordonnance, annoncée "corrective" à 80%. Cependant dans ce texte que Macron essaie de passer sans bruit se trouve une mesure cruciale qui marque un recul historique pour le droit syndical : la fin du monopole de négociation avec l'entreprise pour les délégués syndicaux.
Le patronat corrige la « coquille » que sont les syndicats
L’ordonnance en question est ce qu’on appelle une ordonnance balai, censée seulement corriger les "coquilles" des cinq précédentes que vient de signer le gouvernement. Annoncée depuis quelques temps, on se doutait bien qu’elle occasionnerait quelques rajouts au passage. Celui-ci est de taille. Désormais en effet les nouvelles instances de représentation du personnel, fusionnant CHST, CE, délégués du personnel et délégués syndicaux, fusionnées en un conseil d’entreprise auront le pouvoir de négocier tout type d’accords collectifs. Cette mesure avait été envisagée pour les entreprises n’ayant pas de délégués syndicaux, elle sera appliquée à toutes les entreprises, mettant de fait fin au monopole de négociation accordé aux délégués syndicaux.
... http://www.revolutionpermanente.fr/Une- ... -syndicaux
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Messagede bipbip » 10 Déc 2017, 18:46

Smic : un rapport préconise la fin de la revalorisation automatique
Un groupe d’experts recommande « de modifier la formule de revalorisation du smic », une préconisation propre à soulever l’hostilité d’une partie de la gauche et de plusieurs centrales syndicales.
Il faut revoir en profondeur les règles de revalorisation du smic, dont le caractère automatique tend à pénaliser l’emploi des personnes les plus fragiles. C’est la proposition choc contenue dans le rapport qu’un groupe d’experts indépendants vient de transmettre, comme tous les ans, aux partenaires sociaux membres de la commission nationale de la négociation collective (CNNC).
Ce document, dont Le Monde a pris connaissance, vise à éclairer les organisations de salariés et d’employeurs appelées à donner leur avis au gouvernement qui fixera ensuite le niveau du salaire minimum. Le groupe d’experts, dont la composition a été profondément renouvelée durant l’été et qui est désormais présidé par l’économiste Gilbert Cette, relance ainsi un débat récurrent depuis des années. Toute la question, maintenant, est de savoir si le pouvoir exécutif va reprendre à son compte cette préconisation, propre à soulever l’hostilité d’une partie de la gauche et de plusieurs centrales syndicales.
... http://www.lemonde.fr/politique/article ... OvEY2rs.99


Un rapport explosif pour dynamiter le SMIC !

La situation sociale et économique du pays montre l’urgence à augmenter les salaires, les minima sociaux et les pensions de retraite. La CGT propose la revalorisation immédiate du SMIC à 1 800 euros brut ainsi qu’une véritable dynamique salariale reconnaissant les qualifications et l’expérience professionnelle.

Les politiques libérales mises en œuvre, depuis plusieurs décennies, conduisent aujourd’hui inévitablement à une augmentation de la pauvreté, une aggravation des inégalités sociales et une dévalorisation du travail.

Elles font la part belle au Medef et aux politiques salariales dans les entreprises, alors que le pays regorge de richesses créées par le travail. Ces richesses n’ont d’ailleurs jamais été aussi mal réparties. Les résultats faramineux des grands groupes par exemple et les dividendes versés aux actionnaires en attestent chaque année. 2017 sera encore un très bon cru pour les actionnaires !

Le groupe d’experts sur le SMIC, encore une fois, préconise de ne pas accorder de « coup de pouce » au SMIC et, cette année, de stopper sa revalorisation automatique. Concrètement, ces experts « hors-sol » demandent de geler le niveau du SMIC sur plusieurs années mais, aussi, les salaires, les minima sociaux.

Dynamiter le SMIC est une atteinte grave et dangereuse contre des millions de travailleurs dans le pays, qu’ils soient payés au SMIC ou pas, du privé ou du public, quel que soit leur type de contrat. De plus, le groupe d’experts ouvre la piste d’un SMIC différent par territoire voire même « suggère » de réintroduire le SMIC jeune en lien avec la réforme de l’apprentissage.

La CGT ne laissera pas faire et n’acceptera nullement que ces préconisations soient traduites dans le futur projet de loi « croissance des entreprises », par exemple.

La CGT exhorte le gouvernement Philippe à ne surtout pas suivre les préconisations réactionnaires du groupe d’experts et à revaloriser le SMIC à hauteur de 1 800 euros brut par mois. Dans les entreprises et administrations, doivent s’ouvrir immédiatement les négociations avec les organisations syndicales, pour l’augmentation des salaires effectifs afin de revaloriser le travail, partager les gains de productivité et les richesses.

http://www.cgt.fr/Un-rapport-explosif-p ... -SMIC.html
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 12 Déc 2017, 12:40

Le Sénat augmente de 40% le salaire des maires des grandes villes et des présidents de collectivités

Les sénateurs ont voté une augmentation de 40% de la rémunération des maires des grandes villes et des présidents de région et de département, durant l’examen du budget 2018.

40%, c’est le montant de l’augmentation que le Sénat a votée, lundi lors de l’examen du budget 2018, pour les maires des villes de plus de 500 000 habitants, les présidents de région et de département.

... https://www.publicsenat.fr/article/poli ... presidents
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 13 Déc 2017, 09:39

Arrêt maladie : le Sénat instaure 3 jours de carence pour les fonctionnaires

Toujours plus loin, toujours plus fort. En fin d’examen du budget 2018, le Sénat a voté pour instaurer 3 jours de carence pour les fonctionnaires durant lesquels leurs arrêts maladie ne sont pas rémunérés. Pour clôturer le bouquet final, il a également enlevé aux agents de la fonction publique une partie de la compensation de la hausse de la CSG. Quand la politique de Macron donne des ailes à la droite.

Ce lundi, lors de l’examen du budget 2018, les sénateurs ont voté une nouvelle attaque des plus brutales contre les salariés de la fonction publique. Alors que le gouvernement avait déjà rétabli le jour de carence, les sénateurs ont alourdi la mesure en instaurant 3 jours de carence pour les fonctionnaires. Le jour de carence avait été mis en place en janvier 2012 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et supprimé par François Hollande en janvier 2014. Macron l’a rétabli, le Sénat l’a aggravé. Reste à l’Assemblée de le confirmer.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Arre ... tionnaires
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 14 Déc 2017, 21:39

Les femmes dans le viseur des ordonnnances Macron

Loi travail XXL : Les femmes dans le viseur des ordonnnances Macron

Précarisation des conditions de travail accrue, accès réduit à la médecine du travail et aux instances de prévention, invisibilisation des inégalités genrées : l’impact des ordonnances Macron sera insidieusement amplifié pour les travailleuses.

Alors que le gouvernement déclare que l’égalité femmes-hommes sera «  la grande cause du quinquennat  », ces effets d’annonce sont loin d’être en prise avec la réalité. Les mesures se suivent, avec un impact toujours plus important sur les conditions de travail des femmes. Pourtant, début septembre, la tribune parue sur le site Médiapart à l’initiative de militantes féministes et de différents soutiens, pointe les conséquences spécifiques des ordonnances à l’encontre d’une population féminine déjà précarisée.

Certains chiffres parlent d’eux-mêmes. Parmi les salarié.es, les femmes travaillent plus souvent à temps partiel que les hommes (30,4 % contre 7,9 %). De même, elles sont davantage soumises aux contrats courts  : 16 % d’entre elles sont embauchées en CDD contre 13,4 % des hommes [1].

Ces statistiques ne sont pas une surprise  : tous les ans, les mêmes inégalités sont mises en évidence. Au regard de ces réalités, comment peut-on envisager que la loi travail XXL ait des conséquences positives pour les salariées  ?

Négocier dans l’entreprise au détriment des femmes

Alors même que l’inversion de la hiérarchie des normes a un impact dévastateur sur l’ensemble des salarié.es, elle a évidemment une dimension bien particulière pour les femmes. En effet, avec la remise en cause des accords de branche et des conventions collectives au profit de négociations à l’intérieur des entreprises, les droits gagnés collectivement risquent purement et simplement de passer à la trappe... Le gouvernement a beau rassurer sur les négociations d’entreprise, rien ne peut garantir le maintien des droits actuels et encore moins l’acquisition de nouveaux. En effet, dans la plupart des TPE et PME, il est rare qu’un syndicat soit en mesure d’exercer le rapport de force nécessaire au maintien des acquis sociaux. Ce constat est particulièrement évident dans le secteur tertiaire où la force de travail est fortement féminisée (vente, commerce, services à la personne...). Par conséquent, l’ensemble des salarié.es est fragilisé mais tout particulièrement les femmes.

Concrètement, même si des droits sont inscrits dans la loi, comme la durée légale minimum du congé maternité, de nombreuses dispositions plus favorables sont inscrites dans les conventions collectives. Ainsi, une augmentation de cette durée de congé minimale, ou encore l’aménagement du temps de travail pour les femmes enceintes, peuvent être supprimées par accord d’entreprise en toute légalité.

De même, l’extension du travail le dimanche impacte le quotidien des femmes  : elles subiront de plein fouet cette mesure car elles sont surreprésentées dans les secteurs concernés. Dans le commerce ou la vente, elles pourront être contraintes à des jours de travail supplémentaires. Dans le cas des familles monoparentales, le travail dominical signifie l’organisation de la garde des enfants un jour non ouvré, avec une absence de solution financièrement acceptable pour les personnes ne disposant pas d’un réseau amical ou familial.

Prévention et soutien  : débrouillez-vous seules !

Dans les services à la personne, elles pourront perdre des droits actuellement fixés par les conventions collectives, notamment sur le montant des rémunérations le dimanche. Ce secteur est d’autant plus vulnérable qu’il emploie quasi-exclusivement des femmes sur des contrats à temps partiel, souvent imposés, avec des horaires coupés et une amplitude horaire importante. Ces salariées ne disposant que de peu voire d’aucun espace d’élaboration collective, comment envisager une dynamique de lutte ou de rassemblement contre les destructions en cours et à venir  ?

Les ordonnances ne s’arrêtent pas là : différentes instances ayant un rôle de veille concernant les problématiques spécifiques aux femmes se verront amputées d’une partie de leurs missions, voire supprimées.

Les ordonnances Macron modifient en profondeur l’accès à la médecine du travail  : initialement, une visite était obligatoire à l’embauche. Désormais, cette visite ne se fera que si les salarié.es le demandent. Or, on observe déjà que sur le pourcentage de personnes ne s’étant jamais rendues à la médecine du travail, les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes (2013). De même, parmi les personnes ayant eu une visite dans l’année écoulée, dont la tendance générale est en baisse, l’écart est de plus de 10 % [2]. Ces chiffres montrent bien que l’accès à une médecine de prévention liée au travail est moins développée pour les femmes alors qu’elles sont nombreuses à être concernées par les contrats précaires sur des postes à forte pénibilité (grande distribution, agro-alimentaire, services à la personne...).

La médecine du travail, qui, en lien avec le CHSCT, permettait d’alerter sur certaines situations comme le harcèlement au travail ou encore la pénibilité, n’aura d’une part plus les outils pour mener à bien ses missions, d’autre part plus d’interlocuteur pertinent. En effet, l’une des orientations prévues par les ordonnances est de fusionner l’ensemble des instances représentatives du personnel (IRP). Or, en regroupant ces dernières, le gouvernement supprime la spécificité de chacune, et crée une instance unique, regroupant moins de personnes, avec un temps et des moyens alloués toujours plus limités. Dans ces conditions, on imagine bien que la priorité ne sera pas donnée aux dimensions d’alerte et de prévention pour les femmes et aux situations de harcèlement. La probabilité étant que le futur comité social et économique (CSE) se cantonne, faute de moyens, à des questions strictement économiques. Par ailleurs, une disposition de la loi Rebsamen de 2015, avait vocation à instituer la parité aux élections professionnelles. Même si aucune loi ne résoudra les problèmes structurels du patriarcat, il est révélateur que cette disposition n’ait même pas encore été évoquée dans le nouveau texte de loi.

Ce phénomène d’invisibilisation des inégalités au travail s’exprime dans une autre mesure  : depuis 1983, les employeurs peuvent être sanctionnés s’ils ne fournissent pas les statistiques genrées liées à leur entreprise. Avec la réforme, ces données comparées ne sont plus obligatoires.

Invisibilisation des inégalités au travail

Au delà de ces ordonnances, il est impératif de garder à l’esprit que chaque nouvelle attaque au code du travail entraîne des conséquences spécifiques sur les salariées. Dans ce contexte, il est d’autant plus nécessaire d’investir les espaces de lutte existants et d’en créer de nouveaux. Ainsi, lors des différentes mobilisations contre la loi travail, nous ne pouvons que regretter le manque d’échos qu’ont eus les alertes des femmes sur ces questions.

AL Lorient


[1] Chiffres 2016 de l’Insee.

[2] Enquete de la Dares «  Conditions de travail  »  ; n°10, 2015.


http://www.alternativelibertaire.org/?L ... ces-Macron
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede Pïérô » 15 Déc 2017, 13:24

Chronique d’une année scolaire : le calendrier de l’avent de Jean-Michel Blanquer

Le retour de l’uniforme, de la dictée quotidienne, la privation de la liberté pédagogique, la menace juridique, la caution scientifique à tout crin... Tout est bon pour Blanquer qui ne cesse de s’exprimer ces derniers temps. Il ose même remettre le port du voile à l’ordre du jour.

... https://larotative.info/chronique-d-une ... -2546.html
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 16 Déc 2017, 17:13

Et un cadeau à l’enseignement privé, un !
10 millions d’euros. C’est le montant que le gouvernement vient de subtiliser à l’enseignement public dans un petit arrêté publié en catimini au journal officiel le 6 décembre dernier [1]. Ces 10 millions d’euros sont offerts dans un même mouvement sur un plateau d’argent à l’enseignement privé, largement confessionnel. Dans ces écoles gavées de subventions, se perpétue l’entre-soi des classes dominantes.
Cet argent manquera dans nos écoles, nos collèges, nos lycées, nos universités. Bâtiments vétustes, sureffectifs en classe, personnels à bout… mais le gouvernement estime manifestement que ce n’est pas encore assez puisqu’il supprime des postes et réduit les budgets.
... http://www.sudeducation.org/Et-un-cadea ... ement.html


Bac/lycée, lecture, postes... Blanquer attaque l’école
A la Une : Suppression de 2580 postes aux concours du second degré ¤ Réforme du bac et du lycée ¤ Lecture : offensive réactionnaire de Blanquer /// A lire également : Orientation post BAC > Le tri social dans la précipitation ¤ Libertés syndicales > Une inspectrice du travail sanctionnée pour avoir pris la parole. Le ministère du travail baffoue la liberté d'expression et le droit syndical. ¤ Égalité femmes-hommes > La « grande cause nationale » de JM Blanquer. Égalité femmes-hommes ou sauvetage de la Manif pour Tous ? ¤ Solidarité internationale > Solidarité avec les universitaires injustement accusé.e.s en Turquie. Contre la répression des universitaires qui ont signé une pétition pour la paix ! ¤ Précarité > Les services civiques, pour SUD éducation, c'est non ! Des super-bénévoles pour faire tourner les établissements scolaires ?
... http://www.sudeducation.org/lettre/fede ... 22017.html
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 16 Déc 2017, 20:31

Plus d’élèves et, en même temps, moins de profs…

Éducation. Le projet de budget prévoit une lourde baisse du nombre d’enseignants recrutés l’an prochain dans les collèges et lycées, sur fond d’effectifs d’élèves en hausse. Cherchez l’erreur.

Reconnaissons à Jean-Michel Blanquer un art consommé de la diversion. Depuis quelques semaines, le ministre de l’Éducation nationale enchaîne avec une régularité presque suspecte les vraies fausses annonces – dictée, chorale, « confinement » des portables dans les cartables…

... https://humanite.fr/plus-deleves-et-en- ... ofs-647312
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 16 Déc 2017, 21:11

Les députés LREM proposent de ne plus débattre des lois en séances plénières

Après la loi de « moralisation » de la vie publique, le gouvernement avait lancé des groupes de travail pour « moderniser » le travail législatif, avec sept groupes de travail. L’un d’entre eux a rendu ses propositions mercredi, dans le sens de donner toujours plus de pouvoir au gouvernement.

Permettre à l’Assemblée de ne pas débattre dans l’hémicycle

Fin septembre, la loi de « moralisation » de la vie publique devait prendre des « mesures d’exemplarité » pour que les députés soient vus comme plus proches du peuple… trois mois plus tard, le pari de Macron est bel et bien raté : entre les députés qui se plaignent de manger des pâtes et la nouvelle réforme qui attribue 1200€ par mois aux députés pour louer un pied à terre à Paris, rien ne semble rapprocher le député de ceux qu’il est dit représenter.

Pire encore, les groupes de travail lancés après l’adoption de la loi pour plancher sur les « rendez-vous 2017-2022 pour une nouvelle Assemblée » semblent accumuler les propositions qui feront de l’Assemblée une simple chambre d’enregistrement des volontés de l’exécutif, là où aujourd’hui son action est plus proche de celui qui changerait un accord sur la partition d’une symphonie de Mozart. Le groupe, présidé par le député Agir (LR Constructifs) Jean-Luc Warsmann, un des députés qui votent le plus les textes du gouvernement, préconise un certain nombre de mesures. Première proposition : que certains textes puissent être votés sans aucun débat dans l’hémicycle, avec une procédure d’examen en commission. Une belle façon d’éviter le cortège d’amendements apportés souvent par l’opposition. Qui déciderait des textes adoptés de cette manière ? La commission, répond la conférence des présidents de l’Assemblée Nationale, à la majorité qualifiée. Or, cette conférence des présidents, qui rassemble le président de l’Assemblée, les vices-présidents, ainsi que les présidents des commissions permanentes, est pensée de telle manière que la majorité présidentielle a forcément cette majorité qualifiée…

... http://www.revolutionpermanente.fr/Les- ... -plenieres
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 21 Déc 2017, 14:53

Smic sans coup de pouce : la CGT dénonce un « acte de mépris » du gouvernement

La CGT n’accepte pas l’absence de coup de pouce du gouvernement. Dans un communiqué publié lundi 18 décembre, le syndicat a fustigé la décision du ministère du Travail de ne pas gonfler le Smic pour 2018. Au 1er janvier, le salaire minimum passera de 9,76 à 9,88 euros brut de l’heure, soit une augmentation de 1,24%, ce qui correspond à la revalorisation automatique du Smic. Par mois, le Smic s’établira désormais à 1.498,50 euros brut (+18 euros).

Un « strict minimum », selon la CGT, alors que « les marges des entreprises atteignent des sommets et que 2017 battra le record de dividendes servis aux actionnaires », déplore le syndicat dans son communiqué. « À ce rythme, (…) le Smic sera bientôt à un niveau identique au seuil de pauvreté », anticipe le syndicat. En France, le seuil de pauvreté s’établissait à 1.015 euros net par mois en 2015.

... http://www.anti-k.org/2017/12/19/smic-c ... vernement/


Augmentation du SMIC : moins que des clopinettes !

Image

https://www.solidaires.org/Augmentation ... lopinettes
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 21 Déc 2017, 16:18

Lettre de licenciement: le "droit à l'erreur" sur les motifs entre en vigueur
C'est officiel. Après notification de la lettre de licenciement, les motifs énoncés dans celle-ci peuvent être précisés par l'employeur ou à la demande du salarié.
C'est une nouveauté issue des ordonnances Travail: les motifs énoncés dans la lettre de licenciement peuvent désormais être précisés a posteriori. Les modalités de cette procédure viennent d'être apportées par le décret du 15 décembre 2017. Elles sont applicables aux licenciements prononcés à compter du 18 décembre 2017, lendemain de la parution au Journal officiel.
... https://lentreprise.lexpress.fr/rh-mana ... 69989.html


Une nouvelle ordonnance signée en conseil des ministres
Code du travail : une sixième ordonnance ratifiée… et ce n’est pas fini
Une sixième ordonnance vient d’être adoptée en conseil des ministres ce mercredi 20 décembre. Selon certaines sources, une septième et même une huitième ne serait pas exclue. Surtout, les décrets d’application des ordonnances ratifiées en septembre sont encore à venir. Explications.
Après les cinq adoptées en septembre, il y a une donc une sixième ordonnance modifiant le code du travail. Selon le gouvernement, il s’agirait de « réécrire certaines dispositions afin d’en clarifier ou d’en préciser la portée, dans un souci de sécurité juridique et d’intelligibilité ». Pourtant, à bien y regarder, celle-ci constitue bien une nouvelle offensive contre le code du travail, ratifiée à l’abri des regards lors du conseil des ministres ce mercredi.
... http://www.revolutionpermanente.fr/Code ... t-pas-fini
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 23 Déc 2017, 18:06

Pouvoir d’achat : l’intox des choix fiscaux de Macron

Contrairement aux promesses de l’exécutif, la facture des prélèvements s’alourdira sensiblement en 2018 pour les ménages qui ne bénéficieront pas des cadeaux réservés aux plus riches.

L’intox d’un budget pour « redonner du pouvoir d’achat aux Français » aura fait long feu. Dans sa note de conjoncture publiée mardi soir, l’Insee se penche sur les effets attendus des mesures fiscales d’Emmanuel Macron l’an prochain. Et là, surprise. Même si l’institut a pris d’infinies précautions en précisant après coup qu’il livrait un « simple éclairage sur l’incidence de ces différentes mesures sur l’évolution du pouvoir d’achat des ménages » et en aucun cas une « prévision d’évolution des prélèvements », il n’en relève pas moins qu’« en moyenne sur l’année 2018, les prélèvements obligatoires sur les ménages augmenteraient légèrement, notamment sous l’effet de la fiscalité indirecte ». Conséquence pour le porte-monnaie des familles, celui-ci serait pénalisé de 4,5 milliards d’euros, à « structure de consommation » identique à l’année précédente, précise l’Insee. L’explication tient dans le calendrier subtilement décalé des baisses et des hausses de prélèvements qui « interviendront à des période différentes de l’année ». Au total, « la combinaison de ces hausses et de ces baisses augmenterait les prélèvements obligatoires de 4,5 milliards d’euros » l’an prochain.

... https://humanite.fr/pouvoir-dachat-lint ... ron-647799
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