Un quinquennat Macron-MEDEF

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 11 Juil 2018, 20:55

Fiscalité Le « verrou de Bercy » n’est pas près de sauter

Le Sénat a adopté en première lecture, dans la nuit de mardi à mercredi, le projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale, avec une disposition qui desserrerait le fameux « verrou de Bercy ». Ce dispositif très critiqué octroie le monopole des poursuites pénales en cas de fraude à l’administration fiscale. Une exception française qui favorise une justice à deux vitesses, opaque, protégeant les délinquants en col blanc. Selon le rapporteur général de la commission des Finances, Albéric de Montgolfier (LR), soutenu par le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, l’amendement permettrait de « supprimer le verrou de Bercy et de le remplacer par un mécanisme qui réserve le cumul des sanctions administrative et pénale aux cas de fraudes les plus graves ». Ces « fautes graves » doivent remplir trois critères cumulatifs : l’application de pénalités d’au moins 80 %, un montant supérieur à un seuil fixé par décret du Conseil d’État et une réitération des faits ou des comportements aggravants. Une disposition qui ne concernera donc qu’une minorité de fraudes. Pour Éric Bocquet (CRCE), « ce texte reste modeste, se contentant de mesures cosmétiques, et souhaitant rendre acceptable le maintien du verrou de Bercy ». L’Assemblée examinera le projet de loi fin juillet.


https://www.humanite.fr/fiscalite-le-ve ... ter-657793
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 13 Juil 2018, 11:41

Congrès de Versailles : « ça coûte un pognon de dingue » pour rien...

Une heure et demi de parlotte pour 285 000 euros, c’est la valeur du discours du président des très riches à Versailles. Mais cela ne le rend pas plus important, car, derrière les phrases ronflantes et les adjectifs par triplettes distillés par le Versaillais du jour, rien de bien neuf sous le soleil.

Ainsi, Macron a assené l’autojustification de l’action de son gouvernement et de sa majorité. En terme de projet, il a décliné pour la énième fois la « philosophie » de ses réformes passées et à venir : personne n’a de droits (à la protection sociale, à l’éducation, au logement, etc.), chacunE n’a que des devoirs. On s’en doutait déjà, il faudra donc mériter sa retraite ou son indemnisation en cas de perte d’emploi, courir après des services de plus en plus exsangues, et même valider des lois républicaines pour pouvoir pratiquer l’islam en France… « Des choix forts et courageux » d'après le premier de cordée...

Derrière des mots qui ne servent qu’à dominer l’auditoire, ce sont toujours les resucées des vieilles recettes : prendre l’argent public pour le donner aux plus riches, imposer le silence et la soumission au monde du travail, à la jeunesse, aux retraitéEs... Et tout cela "non pas pour favoriser les riches, mais pour favoriser les entreprises". Circulez y a rien à voir !

Au NPA, c'est justement pour tout l'inverse que nous nous battons : prendre aux riches pour satisfaire les besoins du plus grand nombre. Et pour cela libérer la parole, multiplier les solidarités pour faire respecter la dignité des migrantEs, des travailleurEs acculés par de plus en plus de précarité, des jeunes aux aspirations bafouées par la généralisation de la sélection dans l’éducation, des retraitéEs appauvris.

Ce sont toutes ces mobilisations, ces résistances, que nous voulons faire entendre et converger sans attendre pour les faire reculer. Ce sera notre meilleure réponse au président des riches


https://npa2009.org/communique/congres- ... -pour-rien
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 14 Juil 2018, 22:10

PAS TOUCHE AUX PENSIONS DE RÉVERSION !

Macron a en tête la suppression des pensions de réversion et tâte le terrain avec un jour oui, un jour non, pour savoir jusqu'où il peut aller. Alors faisons entendre dés aujourd'hui notre refus.
4,4 millions de Français touchent une pension de réversion, soit un quart des retraités. Une très large majorité (89%) sont des femmes. Et pour plus d’un million d’entre elles, c’est leur seul revenu.
Leur suppression serait une catastrophe

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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 15 Juil 2018, 21:52

Dépenses publiques : ce rapport que le gouvernement tente de garder secret

Emmanuel Macron ne veut plus rendre public le rapport du comité CAP 22. Un symbole des tergiversations de l’exécutif.

La scène est un brin surréaliste. Le 27 juin, dans l’hémicycle du Palais du Luxembourg, Christine Lavarde, membre du comité CAP 22, qui a planché sur la réforme de l’Etat, interpelle le gouvernement sur le devenir de son rapport. « Sera-t-il porté à la connaissance des parlementaires, voire des citoyens ? » Devant la réponse embarrassée de la secrétaire d’Etat Delphine Gény-Stephann, la sénatrice LR précise : « En tant que membre du comité, je n’ai même pas eu connaissance de ce rapport. » Pas de chance, elle n’a pu assister à la dernière réunion durant laquelle les membres de CAP 22, soumis à une clause de confidentialité, ont juste eu le droit de consulter le document sur place. Ce rapport fantôme illustre les tergiversations d’Emmanuel Macron sur les dépenses publiques, alors que le budget 2019 est présenté fin septembre. Pourtant, le président s’est fixé des objectifs très ambitieux. Il compte diviser par deux le rythme de progression des dépenses par rapport au précédent quinquennat. Les dépenses dites « maîtrisables » par le gouvernement ne doivent augmenter que de 0,2 % par an entre 2018 et 2022, contre 1,2 % sur 2012-2017 (voir graphique), selon la Cour des comptes, qui s’inquiète des efforts à fournir : « Comme lors des précédentes lois de programmation, les principales économies sont repoussées sur les dernières années de la programmation », après 2020.

Le programme « Action publique 2022 » est censé contribuer massivement à cette recherche d’économies. Lors de son lancement en octobre dernier, le Premier ministre Edouard Philippe promettait monts et merveilles. « Nous aurions pu faire comme avant : présenter un plan d’économies. Nous avons voulu faire quelque chose de radicalement différent, à la fois de plus intelligent, de plus respectueux et de plus durable : transformer en profondeur l’action publique. »

50 000 postes à supprimer

Réunissant économistes et politiques, fonctionnaires et cadres du privé, le comité CAP 22 avait « carte blanche » pour cogiter en parallèle des ministres afin de les « challenger ». Il devait rendre un rapport en mars. Mais la publication a été repoussée de semaine en semaine avant d’être purement et simplement annulée. « Le ton du rapport était assez dur sur les fonctionnaires, c’est sans doute pour cela qu’ils n’ont pas voulu le sortir », confie un membre du comité. « Le gouvernement a juste changé de tactique en décidant de ne pas publier notre rapport avant d’arbitrer les mesures qu’il va mettre en œuvre, démine Ross McInnes, patron de Safran et coprésident de CAP 22. Mais je n’ai aucun doute sur sa détermination. Ce qui compte, ce sont les résultats. »

De fait, Emmanuel Macron, dans son discours devant le Congrès, a invité le Premier ministre à présenter des mesures concrètes d’ici à la fin de l’année. Outre les coupes initiées dans les emplois aidés et le secteur HLM, l’exécutif a prévu de réduire les aides aux entreprises de cinq milliards d’euros dont un milliard dès 2019. Il s’est aussi engagé à supprimer 50 000 postes de fonctionnaires de l’Etat, malgré les emplois déjà promis à l’armée, la justice et la police-gendarmerie. Le ministre Gérald Darmanin devait notamment présenter aux cadres de Bercy, le 11 juillet, une restructuration des douanes et du fisc.

Pour atteindre ces objectifs, le non-remplacement des départs à la retraite risque toutefois de s’avérer insuffisant. D’où le souhait du gouvernement de négocier avec les syndicats des plans de départ volontaires, dont les contours restent encore très flous. Tout comme la stratégie du président en matière de maîtrise des dépenses.

... https://www.msn.com/fr-fr/finance/econo ... NQ?ocid=sf
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 16 Juil 2018, 16:32

Guerre sociale : le jeu dangereux

Macron se flatte d’aligner les « réformes » et rêve d’écraser les syndicats, au mépris de la démocratie sociale et quitte à fragiliser la démocratie politique. L’abus d’autorité du chef de l’état vire à l’inconscience.

Macron se flatte d’aligner les « réformes » et rêve d’écraser les syndicats, au mépris de la démocratie sociale et quitte à fragiliser la démocratie politique. L’abus d’autorité du chef de l’état vire à l’inconscience.

Flanqué de la ministre des Transports, Élisabeth Borne, et du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, le président de la République a apposé sa signature sur la loi « sur le nouveau pacte ferroviaire » devant les caméras de télévision convoquées pour l’occasion le 27 juin dernier à l’Élysée. Importé des États-Unis, ce cérémonial accompagne désormais chaque promulgation de texte. En se mettant en scène, Emmanuel Macron ne veut pas seulement montrer qu’il agit. Il prétend avoir le dernier mot. Après être parvenu à imposer ses ordonnances sur le Code du travail en 2017, il espère tourner la page du conflit à la SNCF et poursuivre son entreprise de détricotage des droits des salariés. La loi « avenir professionnel », qui place l’apprentissage sous la tutelle du patronat, individualise l’accès à la formation professionnelle et les règles d’indemnisation des demandeurs d’emploi, est en cours d’examen au Sénat. La remise en cause du statut des fonctionnaires est dans les tuyaux. Le projet de loi Pacte et ses privatisations a été présenté en Conseil des ministres et l’automne verra le coup d’envoi de la casse des retraites. Alors Macron vainqueur ? Pas si simple…

L’objectif d’Emmanuel Macron n’est pas seulement de remettre en cause les droits sociaux et les garanties collectives, il est aussi de rallier la population à sa politique. Seule une conversion de la société dans son ensemble au libéralisme peut assurer la pérennité des mesures prises. Or, un an après son élection, l’échec est patent. La publication, le 4 mai dernier, d’un sondage Odoxa révélait que 72 % des Français considèrent qu’il est « le président des riches » (+ 7 points par rapport à celui du 16 avril). Quant à sa popularité, le chef de l’État n’en finit pas de chuter. Selon l’enquête d’Ipsos du 27 juin, seuls 36 % des Français ont une opinion favorable de son action. Les sympathisants LREM (78,9 %), Modem (43,8 %), UDI (43,5 %) et LR (42,9 %) étant les plus favorables contre seulement 25 % en moyenne des sympathisants de gauche. Bien que minoritaire, le soutien important à la grève des cheminots qui, selon l’enquête hebdomadaire Ifop/le « JDD », a varié entre 37 % et 46 % a démontré à sa façon que l’adhésion à sa politique est loin d’être unanime.
Pilotes, retraités, gaziers et fonctionnaires

En sortant « victorieux » du conflit à la SNCF, où les salariés sont plus syndiqués qu’en moyenne et où la CGT est la principale organisation syndicale, le chef de l’État espérait mettre K.-O. le mouvement avant de s’attaquer aux retraites. Pari perdu. À la SNCF, le conflit va se poursuivre durant l’été à l’appel de la CGT et de SUD rail. La décision de l’Unsa ferroviaire de « ne pas appeler à la grève en juillet » et celle de la CFDT cheminots de « suspendre » n’ont pas mis fin à l’intersyndicale, qui devrait à nouveau se manifester dans le cadre de la négociation de la convention collective.

Emmanuel Macron doit compter aussi avec les conflits sociaux dans d’autres secteurs. Dans l’énergie, le mouvement des salariés d’Enedis et de GRDF gagne en ampleur. Chez Air France, le conflit salarial devrait reprendre dès le nouveau PDG nommé. Dans la fonction publique, la journée d’action du 22 mai dernier devrait connaître des suites à la rentrée. Dans l’immédiat, les conflits y sont nombreux, en particulier à l’hôpital. Air Liquide, SNF, Satys… les grèves se multiplient aussi dans le cadre des négociations obligatoires sur les salaires.

... https://www.humanite.fr/guerre-sociale- ... eux-657696
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 17 Juil 2018, 18:01

Des économies sur le dos des invalides

Ils n'ont pas honte! Le gouvernement supprime la prime d’activité pour les travailleurs invalides, les fragilisant encore un peu plus.

Si Emmanuel Macron se défend d’être le président des riches, il n’est certainement pas celui des défavorisés, y compris lorsqu’ils sont en situation de handicap. Depuis le 1er juillet, la « modification du mode de calcul » de la prime d’activité est entrée en vigueur. Modification qui entraîne la suppression de ladite prime pour plus de 10 000 travailleurs bénéficiant d’une pension d’invalidité (650 euros en moyenne) ou de la rente accident du travail et maladie professionnelle (AT-MP). Une perte de 158 euros par mois en moyenne !

Véronique Bustreel, conseillère nationale d’APF France handicap, dénonce ce manque à gagner. Elle avait déjà alerté lors du vote de cette mesure dans le cadre du budget 2018. « Cela va pénaliser gravement des personnes déjà fragilisées, souligne-t-elle. 80 % des réclamations observées proviennent de femmes seules avec enfants, à qui on enlève de 140 à 300 euros par mois ! Tout cela sur des ressources déjà faibles, ces personnes gagnant pour la plupart le Smic. » Sur le million de pensionnés d’invalidité en France, 260 000 travaillent, mais seulement 6 600 personnes percevaient la prime d’activité. Notamment en raison d’un manque d’informations sur leurs droits. Un non-recours exploité aussitôt par Sophie Cluzel, la secrétaire d’État aux personnes handicapées, pour justifier sa mesure qui ne concernerait que « peu de personnes »… Véronique Bustreel fustige cette « sanction du non-recours ».

Autre argument de Sophie Cluzel : le cumul des aides ne serait « pas cohérent avec l’esprit de la prime d’activité ». Un argument balayé également par l’APF : « La prime d’activité vise à consolider le travail de personnes qui ont des revenus modestes. En plus de leur situation de santé, elles sont à temps partiel et exercent un métier difficile. C’est un prétexte incohérent. » Une incohérence qui enfonce davantage sous l’eau la tête des plus modestes.

Axel Nodinot


https://www.humanite.fr/des-economies-s ... des-658014
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 18 Juil 2018, 15:19

Les propositions du CAP 22 pour baisser les dépenses publiques

Selon « Le Figaro », les experts ont identifié une trentaine de milliards d’économies possibles.

Voilà qui ne devrait pas arranger le gouvernement, désireux que le débat ne se focalise pas sur des chiffres non retenus. Le rapport du comité action publique 2022 (CAP 22) chargé de tracer des pistes de réforme de l’Etat et de baisse de la dépense publique, a identifié, « à moyen terme, une trentaine de milliards d’euros » d’économies possibles, selon Le Figaro du 17 juillet, qui s’est procuré une copie du rapport.

Composé d’une quarantaine d’experts des secteurs public et privé, français et étrangers, CAP 22 a formulé une vingtaine de propositions, indique Le Figaro, comme la suppression des aides « particulièrement inefficaces » (aides à la transition énergétique), ainsi que des « niches fiscales » tels les taux réduits de TVA, qui concernent le bâtiment et la restauration. Au total, ils estiment que ces suppressions feraient gagner plus de 5 milliards d’euros.

Le comité juge possible d’économiser 5 autres milliards en réformant le système de soins, avec le développement d’une offre locale et un renforcement de l’innovation. Le rapport propose également d’assouplir le statut de fonctionnaire. Parmi les autres mesures : des transferts de compétences vers les collectivités locales, une simplification des organismes chargés de recouvrer les impôts, une réforme de Pôle emploi et des économies pouvant aller jusqu’à 400 millions d’euros dans l’audiovisuel public.

... https://www.lemonde.fr/politique/articl ... 23448.html
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